Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 21 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesTransports

L'invitée d'Apolline Matin : Budget 2027, carburants, pouvoir d’achat... les Français à bout ? - 21/09

Au micro : Apolline Matin Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30RelanceÉludée

    Vous voulez stopper les débats parlementaires ? Vous ne voulez pas que le texte arrive au Sénat, soit débattu et voté par le Sénat ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Mathilde Panot parle de cow-boys autorisés à faire tout et n'importe quoi. Pourquoi c'est dangereux ?

  • 4:18OuverteRéponse partielle

    Vous soutenez les violences urbaines qu'on a pu voir ensuite dans le week-end ?

  • 5:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous appelez de vos vœux ce climat insurrectionnel ?

  • 6:53OuverteRéponse directe

    La solution, elle est dans la rue ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « Et la Macronie a repris, il faut le dire, une proposition de Jean-Marie Le Pen dans le texte. »
  • 1:00Invité politiqueChiffre
    « sur plus de 120 policiers qui ont été mis en examen sur les 30 dernières années pour un meurtre, seuls, je crois, 5 ont été condamnés. »
  • 4:45Invité politiqueFait
    « On est le pays d'Europe où la police est le plus violente et de très très loin. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas eu un mort d'intervention policière depuis 2018, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, des pays qui ont l'équivalent de notre population et qui ont aussi des problèmes de sécurité. »
  • 7:03Invité politiqueFait
    « On a prévenu le gouvernement, on leur a dit si vous ne bloquez pas les prix ou si vous ne baissez pas les taxes, on va finir en récession parce que les gens, ils n'ont plus d'argent. »

Temps de parole

  • Invité politique64 %
  • Présentateur19 %
  • Invité8 %
  • ?5 %
  • Auditeur3 %

≈ 17,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Invité politique

écoutez

0:01
Présentateur

RMC. Maintenant, vous voulez stopper les débats parlementaires

0:32
Locuteur

?

0:33
Invité politique

Stopper les débats parlementaires ?

0:34
Présentateur

Vous

0:34
Locuteur

ne

0:34
Présentateur

voulez pas que le texte arrive au Sénat, soit débattu

0:36
Locuteur

et voté par le Sénat ? On

0:37
Invité politique

pense que c'est une des lois les plus dangereuses qui n

0:39
Locuteur

'aient

0:39
Invité politique

jamais été produites en France. Et la Macronie a repris, il faut le dire, une proposition de Jean-Marie Le Pen dans le texte. Pourquoi c'est dangereux ? Parce que quand on dit présomption de légitime défense, on n'a pas l'impression que ce soit si grave. En réalité, aujourd'hui, on a un vrai problème d'impunité lorsque un policier commet un meurtre ou des bavures et des violences. C'est-à-dire que sur plus de 120 policiers qui ont été mis en examen sur les 30 dernières années pour un meurtre, seuls, je crois, 5 ont été condamnés. Vous voyez ce que je veux dire ? On a un problème aussi de la chaîne judiciaire. On a un problème de l'administration de la preuve.

Et je vous le dis clairement, j'ai accompagné beaucoup de familles de victimes de violences policières. Et on a un vrai problème de disparition des preuves. On a un

1:19
Locuteur

vrai

1:19
Invité politique

problème de caméras qui ne filment jamais quand il y a effectivement, par exemple, quelqu'un qui est tué par balle pour refuser d'un ptempéré. Donc ce que je veux dire, c'est que la présomption de légitime défense va rendre encore plus difficile la manifestation de la vérité.

1:33
Locuteur

Et

1:33
Invité politique

on le voit... Vous vous dites très simplement

1:36
Présentateur

un problème d'impunité.

1:37
Locuteur

Bien

1:38
Invité politique

sûr.

1:38
Locuteur

Et

1:38
Présentateur

je

1:38
Locuteur

vais vous dire, la loi refus d'un ptempéré. Mathilde

1:40
Présentateur

Panot parle de cow-boys autorisés à faire tout et n'importe quoi.

1:43
Invité politique

Mais alors, je vous donne un exemple. En fait, ce régime existe déjà pour les refus d'un ptempéré. C'est-à-dire quand quelqu'un refuse de s'arrêter et qu'il est en voiture. Le nombre de morts par balle liés à des refus d'un ptempéré a augmenté d'un facteur 5.

1:56
Locuteur

Ce

1:56
Invité politique

qui veut dire, c'est qu'on a dans les faits, vraiment concrètement, l'impact que ce genre de loi provoque.

2:02
Locuteur

C

2:02
Invité politique

'est-à-dire qu'il y a vraiment l'organisation d'une forme d'impunité judiciaire. Et c'est ce qu'on craint. Puisque ce qui veut dire, ça veut dire qu'en France, un policier qui tue quelqu'un, il aura beaucoup plus de chances encore de s'en sortir en

2:12
Locuteur

gestion.

2:14
Invité

Je suis assez d'accord avec vous sur la présomption,

2:16
Locuteur

la version de la présomption.

2:17
Invité

Ça, d'accord. Mais une fois qu'on a dit ça, si vous voulez, on ne

2:20
Locuteur

peut

2:20
Invité

pas non plus avoir l'air de vivre dans un monde parallèle. La vérité, c'est qu'il n'y a pas un seul sondage, il n

2:24
Locuteur

'y a

2:24
Invité

pas une étude d'opinion qui ne montre pas qu'il y a au moins 55, 60% des Français qui vivent dans un sentiment d'insécurité. Ils veulent tous des renforcements sécuritaires. Donc, à un moment donné, on ne peut pas juste dire qu'on n'a pas de solution et que les choses vont très bien comme ça. Vous voyez ce que je veux dire ? Je crois qu'on n'a pas dit ça. Non,

2:40
Locuteur

mais

2:40
Invité

ce que je

2:41
Locuteur

veux

2:41
Invité

dire, c'est que vous devez aussi avoir un discours sécuritaire. Parce que c'est une demande des Français.

2:44
Locuteur

Mais

2:44
Invité politique

d'ailleurs, je

2:45
Invité

ne

2:45
Locuteur

sais

2:45
Invité

pas

2:45
Locuteur

si

2:47
Invité politique

je l'appellerais sécuritaire. Mais dans notre programme,

2:49
Locuteur

il

2:49
Invité politique

est très clair qu'on veut augmenter le nombre de policiers, qu'on veut renforcer les moyens d'enquête. Parce que là aussi, c'est quelque chose dont on ne parle jamais. Reprenons l'affaire Liana, par exemple. C'est une affaire absolument tragique. Il y a eu plus de 10 manquements dans la chaîne policière et judiciaire. Des signalements pas suivis. Le tueur qui n'avait pas été encore auditionné en garde à vue alors qu'il était déjà mis en examen. Ce que je veux dire, c'est qu'on est pour renforcer les moyens.

3:13
Locuteur

C'est une question de police.

3:15
Invité politique

Police et justice.

3:16
Locuteur

De gendarmerie, pardonnez-moi. Voilà, merci.

3:18
Invité politique

Alors, ce n

3:18
Locuteur

'est

3:18
Invité politique

pas la police. Non, mais d'accord. Mais là, vous jouez sur les mots. Ce que je veux dire,

3:21
Locuteur

c

3:21
Invité politique

'est qu'avant la justice, il

3:22
Locuteur

y

3:22
Invité politique

a ceux qui mènent les enquêtes. En territoire rural, c'est la gendarmerie. Et donc, du coup, il y a un problème de moyens. Et ça, j'en veux énormément. Et je finirai là-dessus au président Emmanuel Macron, qui a lancé les débats sur la perpétuité pour les pédocriminels, etc. sans jamais admettre qu'il y avait un problème de moyens. Nous, on est du côté de la sécurité des gens, très concrètement, quand on leur

3:42
Locuteur

dit

3:42
Invité politique

qu'on veut renforcer les moyens de la police et de la justice. Par contre, ça n'a rien à voir avec l'impunité quand, effectivement, il y

3:49
Locuteur

a

3:49
Invité politique

un meurtre commis par un policier. Et là, effectivement, les jeunes dans ce pays se sentent en danger. Et c'est pour ça qu

3:54
Locuteur

'il

3:54
Invité politique

y avait autant de

3:55
Locuteur

monde

3:55
Invité politique

dans la rue hier.

3:56
Locuteur

Alma

3:57
Présentateur

Dufour, simplement. Et pour

3:58
Locuteur

passer quand même

3:58
Présentateur

à la question des carburants et du pouvoir d'asset de nos auditeurs à Saint-Pierre-des-Corses,

4:01
Locuteur

ce

4:01
Présentateur

week-end,

4:02
Locuteur

il

4:02
Présentateur

y

4:02
Locuteur

a

4:02
Présentateur

eu des affrontements. La nuit de samedi à dimanche, un refus d'obtempérer, c'est un jeune homme à moto, blessé. La mairie et la famille du jeune blessé ont appelé au calme. Les élus et les filles de Saint-Pierre-des-Corses ont refusé de se joindre à cet appel au calme. J'ai du mal à comprendre ce refus. Vous soutenez les violences urbaines qu'on a pu voir ensuite dans le week-end ?

4:21
Invité politique

Non, non, ce n

4:22
Locuteur

'est

4:22
Invité politique

pas ça.

4:22
Locuteur

C

4:22
Invité politique

'est que le problème, c'est qu'on est en train de voir le détail de l'affaire. A priori, il y

4:27
Locuteur

a

4:27
Invité politique

des forts soupçons, encore une fois, de violences policières volontaires.

4:30
Locuteur

C

4:30
Invité politique

'est-à

4:30
Locuteur

-dire

4:30
Invité politique

qu'a priori, il y

4:30
Locuteur

a

4:30
Invité politique

des forts soupçons que le jeune a été percuté volontairement par le policier.

4:35
Locuteur

Mais du coup, ça

4:36
Invité politique

justifie de ne

4:36
Locuteur

pas faire au calme ? Bien sûr que

4:37
Invité politique

non, ça ne justifie rien. Mais le problème, c'est qu'on a un pouvoir qui est absolument sourd à cette réalité des violences policières. Je vais vous donner un chiffre qui va vous parler. On est le pays d'Europe où la police est le plus violente et de très très loin. Il n'y a pas eu un mort d'intervention policière depuis

4:52
Locuteur

2018,

4:55
Invité politique

en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, des pays qui ont l'équivalent de notre population et qui ont aussi des problèmes de sécurité. Vous n

5:01
Locuteur

'allez

5:01
Invité politique

pas me dire, par exemple, en

5:02
Locuteur

Italie, il y a la mafia, enfin voilà.

5:04
Présentateur

Parce qu'en réalité,

5:05
Locuteur

on

5:05
Présentateur

parle souvent, il

5:06
Locuteur

y

5:06
Présentateur

a un terme un peu générique sur LFI, on parle de bordélisation.

5:09
Locuteur

Vous

5:09
Invité politique

croyez que c'est des élus

5:10
Locuteur

LFI qui sont en train de casser des voitures ?

5:12
Présentateur

Moi, je pense simplement aussi, par exemple, aux appels à la révolte qu'on a pu entendre chez vos camarades peut-être du Parti communiste qui appellent à la révolution sur la question des carburants. Est-ce que vous appelez de vos voeux ce climat insurrectionnel ?

5:25
Invité politique

Mais bien sûr que non. Moi, ce que j'appelle de mes voeux, c'est que la loi soit retirée avant qu'il soit trop tard, avant que des vies soient prises. Mais j'appelle aussi le gouvernement et toute la courte de députés de droite et d'extrême droite de comprendre aussi que ce n

5:37
Locuteur

'est

5:37
Invité politique

pas une vue de l'esprit. Si ces jeunes-là font ça, s'il y a autant de gens dans la rue,

5:41
Locuteur

c

5:41
Invité politique

'est parce qu'il y

5:41
Locuteur

a

5:41
Invité politique

une vraie crainte. Il y

5:43
Locuteur

a

5:43
Invité politique

une vraie crainte. Et même Amnesty International le dénonce aujourd'hui. On est dans une dérive...

5:47
Invité

Al-Maduf, vous vous rendez compte que ça pose quand même un problème que votre réaction la plus spontanée, ce soit de ne

5:51
Locuteur

pas

5:51
Invité

prendre le parti de l'État et de la police,

5:53
Locuteur

mais

5:54
Invité

de prendre le parti de personnes qui ont blessé dix policiers ?

5:59
Invité politique

Moi, je prends le parti de l'État quand je dis que la police, pas la police, des policiers, ne respectent plus l'État de droit et que la justice ne fait pas son travail. C'est prendre le parti de l'État que de dire que personne n

6:13
Locuteur

'est

6:13
Invité politique

au-dessus de la loi et qu'on a un vrai problème d'impunité policière dans ce pays et depuis très longtemps. Je prends le parti des droits de l'homme et j'assume ma position. Ce n'est pas toute la police. Et d'ailleurs, sachez qu'il

6:25
Locuteur

y a

6:25
Invité politique

aussi des policiers qui sont à la LFI. Ça vous étonnera peut-être, mais c'est vrai. Mais néanmoins, on a un vrai problème aujourd'hui et on s'enfonce, c

6:32
Locuteur

'est

6:32
Invité politique

une fuite en avant. Voilà,

6:33
Locuteur

et je le dis

6:33
Invité politique

très calmement aujourd'hui. Et j'adresse aussi mon soutien aux policiers qui, par contre, demandent des hausses de salaire et ils ont raison pour le coup.

6:40
Présentateur

Al-Maduf, je rappelle que vous êtes députée normande de Seine-Maritime et qu'on vous a beaucoup vu en 2019-2020 sur les ronds-points aux côtés de la mobilisation des gilets

6:48
Locuteur

jaunes. Des gilets

6:48
Présentateur

jaunes. Vous serez le 17 octobre

6:49
Locuteur

dans la rue,

6:50
Présentateur

vous appelez à la mobilisation aux frôles les 2,40 du gasoil. Bien sûr. La solution, elle est dans la rue ?

6:56
Invité politique

En fait, ça a fait la crise à dire depuis janvier. Donc ça veut dire qu'ils ont eu quand même des mois pour se rendre compte que le prix de l'essence était complètement incontrôlé. On a prévenu le gouvernement, on leur a dit si vous ne bloquez pas les prix ou si vous ne baissez pas les taxes, on va finir en récession parce que les gens, ils n'ont plus d'argent. Ils s'arrêtent de bosser. Les petites entreprises, elles font faillite. Ça fait déjà 5 ans qu

7:13
Locuteur

'on

7:13
Invité politique

bat des records historiques de faillite. Le pays va extrêmement mal et ce président fait l'inverse de ce qu'il devrait faire. C'est-à-dire qu'il tape toujours sur le même et dans le budget, ce sera la même chose. Les classes populaires et les classes moyennes. On nous avait vendu le Mozart de la finance. Moi, je vois plutôt un Patrick Sébastien qui n'arrive plus à s'en sortir. Non, mais la réalité, la réalité, c'est qu'il faut aller dans la rue parce que sinon, ils ne nous écoutent pas. Ils n'écoutent pas les gens. Moi, j'aimerais là juste qu'ils prennent une mesure.

7:41
Présentateur

Merci beaucoup d'être venu répondre à nos questions en direct ce matin. Il est 7h50. Ça vous fait réagir. Vous composez le 32-16 et vous serez en direct avec nous. Dans un instant, la proposition de droite d'RMC. Chaque jour, une proposition. Le lundi, c'est Consigny. Bonjour, Charles Consigny. Bonjour. Avocat, grande gueule d'RMC.

7:58
Locuteur

Et

7:58
Présentateur

Charles, face au coup de président Donald

7:59
Locuteur

Trump.

8:00
Présentateur

Alma Dufour est morte de rire. Vous avez une proposition forte ce matin, Charles.

8:05
Invité politique

À chaque fois, je vous vois.

8:06
Auditeur

Je propose la dissolution de la France insoumise. Ce qui me paraît...

8:09
Locuteur

Ça

8:10
Invité politique

rire, quoi.

8:10
Locuteur

Il

8:11
Auditeur

me paraît la seule chose à faire est l'incarcération de ses membres. Non,

8:14
Locuteur

je... Encore

8:15
Invité politique

? Ça fait deux fois que vous me souhaitez

8:17
Locuteur

la... Oui, mais cette fois, c'est avis. Je vous

8:19
Auditeur

laisserai répondre si ce

8:19
Locuteur

n

8:19
Auditeur

'était pas une

8:20
Présentateur

plaisanterie.

8:20
Auditeur

Non,

8:20
Locuteur

non, je plaisante. Je

8:21
Auditeur

propose, une fois n'est pas coutume, de soutenir la proposition de Mme von der Leyen et de rapprocher le Canada de l'Union européenne.