L'invitée d'Apolline Matin : Budget 2027, carburants, pouvoir d’achat... les Français à bout ? - 21/09
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30RelanceÉludée
Vous voulez stopper les débats parlementaires ? Vous ne voulez pas que le texte arrive au Sénat, soit débattu et voté par le Sénat ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Mathilde Panot parle de cow-boys autorisés à faire tout et n'importe quoi. Pourquoi c'est dangereux ?
- 4:18OuverteRéponse partielle
Vous soutenez les violences urbaines qu'on a pu voir ensuite dans le week-end ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Est-ce que vous appelez de vos vœux ce climat insurrectionnel ?
- 6:53OuverteRéponse directe
La solution, elle est dans la rue ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Et la Macronie a repris, il faut le dire, une proposition de Jean-Marie Le Pen dans le texte. »
- 1:00Invité politiqueChiffre
« sur plus de 120 policiers qui ont été mis en examen sur les 30 dernières années pour un meurtre, seuls, je crois, 5 ont été condamnés. »
- 4:45Invité politiqueFait
« On est le pays d'Europe où la police est le plus violente et de très très loin. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Il n'y a pas eu un mort d'intervention policière depuis 2018, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, des pays qui ont l'équivalent de notre population et qui ont aussi des problèmes de sécurité. »
- 7:03Invité politiqueFait
« On a prévenu le gouvernement, on leur a dit si vous ne bloquez pas les prix ou si vous ne baissez pas les taxes, on va finir en récession parce que les gens, ils n'ont plus d'argent. »
Temps de parole
- Invité politique64 %
- Présentateur19 %
- Invité8 %
- ?5 %
- Auditeur3 %
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Vous
écoutez
RMC. Maintenant, vous voulez stopper les débats parlementaires
?
Stopper les débats parlementaires ?
Vous
ne
voulez pas que le texte arrive au Sénat, soit débattu
et voté par le Sénat ? On
pense que c'est une des lois les plus dangereuses qui n
'aient
jamais été produites en France. Et la Macronie a repris, il faut le dire, une proposition de Jean-Marie Le Pen dans le texte. Pourquoi c'est dangereux ? Parce que quand on dit présomption de légitime défense, on n'a pas l'impression que ce soit si grave. En réalité, aujourd'hui, on a un vrai problème d'impunité lorsque un policier commet un meurtre ou des bavures et des violences. C'est-à-dire que sur plus de 120 policiers qui ont été mis en examen sur les 30 dernières années pour un meurtre, seuls, je crois, 5 ont été condamnés. Vous voyez ce que je veux dire ? On a un problème aussi de la chaîne judiciaire. On a un problème de l'administration de la preuve.
Et je vous le dis clairement, j'ai accompagné beaucoup de familles de victimes de violences policières. Et on a un vrai problème de disparition des preuves. On a un
vrai
problème de caméras qui ne filment jamais quand il y a effectivement, par exemple, quelqu'un qui est tué par balle pour refuser d'un ptempéré. Donc ce que je veux dire, c'est que la présomption de légitime défense va rendre encore plus difficile la manifestation de la vérité.
Et
on le voit... Vous vous dites très simplement
un problème d'impunité.
Bien
sûr.
Et
je
vais vous dire, la loi refus d'un ptempéré. Mathilde
Panot parle de cow-boys autorisés à faire tout et n'importe quoi.
Mais alors, je vous donne un exemple. En fait, ce régime existe déjà pour les refus d'un ptempéré. C'est-à-dire quand quelqu'un refuse de s'arrêter et qu'il est en voiture. Le nombre de morts par balle liés à des refus d'un ptempéré a augmenté d'un facteur 5.
Ce
qui veut dire, c'est qu'on a dans les faits, vraiment concrètement, l'impact que ce genre de loi provoque.
C
'est-à-dire qu'il y a vraiment l'organisation d'une forme d'impunité judiciaire. Et c'est ce qu'on craint. Puisque ce qui veut dire, ça veut dire qu'en France, un policier qui tue quelqu'un, il aura beaucoup plus de chances encore de s'en sortir en
gestion.
Je suis assez d'accord avec vous sur la présomption,
la version de la présomption.
Ça, d'accord. Mais une fois qu'on a dit ça, si vous voulez, on ne
peut
pas non plus avoir l'air de vivre dans un monde parallèle. La vérité, c'est qu'il n'y a pas un seul sondage, il n
'y a
pas une étude d'opinion qui ne montre pas qu'il y a au moins 55, 60% des Français qui vivent dans un sentiment d'insécurité. Ils veulent tous des renforcements sécuritaires. Donc, à un moment donné, on ne peut pas juste dire qu'on n'a pas de solution et que les choses vont très bien comme ça. Vous voyez ce que je veux dire ? Je crois qu'on n'a pas dit ça. Non,
mais
ce que je
veux
dire, c'est que vous devez aussi avoir un discours sécuritaire. Parce que c'est une demande des Français.
Mais
d'ailleurs, je
ne
sais
pas
si
je l'appellerais sécuritaire. Mais dans notre programme,
il
est très clair qu'on veut augmenter le nombre de policiers, qu'on veut renforcer les moyens d'enquête. Parce que là aussi, c'est quelque chose dont on ne parle jamais. Reprenons l'affaire Liana, par exemple. C'est une affaire absolument tragique. Il y a eu plus de 10 manquements dans la chaîne policière et judiciaire. Des signalements pas suivis. Le tueur qui n'avait pas été encore auditionné en garde à vue alors qu'il était déjà mis en examen. Ce que je veux dire, c'est qu'on est pour renforcer les moyens.
C'est une question de police.
Police et justice.
De gendarmerie, pardonnez-moi. Voilà, merci.
Alors, ce n
'est
pas la police. Non, mais d'accord. Mais là, vous jouez sur les mots. Ce que je veux dire,
c
'est qu'avant la justice, il
y
a ceux qui mènent les enquêtes. En territoire rural, c'est la gendarmerie. Et donc, du coup, il y a un problème de moyens. Et ça, j'en veux énormément. Et je finirai là-dessus au président Emmanuel Macron, qui a lancé les débats sur la perpétuité pour les pédocriminels, etc. sans jamais admettre qu'il y avait un problème de moyens. Nous, on est du côté de la sécurité des gens, très concrètement, quand on leur
dit
qu'on veut renforcer les moyens de la police et de la justice. Par contre, ça n'a rien à voir avec l'impunité quand, effectivement, il y
a
un meurtre commis par un policier. Et là, effectivement, les jeunes dans ce pays se sentent en danger. Et c'est pour ça qu
'il
y avait autant de
monde
dans la rue hier.
Alma
Dufour, simplement. Et pour
passer quand même
à la question des carburants et du pouvoir d'asset de nos auditeurs à Saint-Pierre-des-Corses,
ce
week-end,
il
y
a
eu des affrontements. La nuit de samedi à dimanche, un refus d'obtempérer, c'est un jeune homme à moto, blessé. La mairie et la famille du jeune blessé ont appelé au calme. Les élus et les filles de Saint-Pierre-des-Corses ont refusé de se joindre à cet appel au calme. J'ai du mal à comprendre ce refus. Vous soutenez les violences urbaines qu'on a pu voir ensuite dans le week-end ?
Non, non, ce n
'est
pas ça.
C
'est que le problème, c'est qu'on est en train de voir le détail de l'affaire. A priori, il y
a
des forts soupçons, encore une fois, de violences policières volontaires.
C
'est-à
-dire
qu'a priori, il y
a
des forts soupçons que le jeune a été percuté volontairement par le policier.
Mais du coup, ça
justifie de ne
pas faire au calme ? Bien sûr que
non, ça ne justifie rien. Mais le problème, c'est qu'on a un pouvoir qui est absolument sourd à cette réalité des violences policières. Je vais vous donner un chiffre qui va vous parler. On est le pays d'Europe où la police est le plus violente et de très très loin. Il n'y a pas eu un mort d'intervention policière depuis
2018,
en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, des pays qui ont l'équivalent de notre population et qui ont aussi des problèmes de sécurité. Vous n
'allez
pas me dire, par exemple, en
Italie, il y a la mafia, enfin voilà.
Parce qu'en réalité,
on
parle souvent, il
y
a un terme un peu générique sur LFI, on parle de bordélisation.
Vous
croyez que c'est des élus
LFI qui sont en train de casser des voitures ?
Moi, je pense simplement aussi, par exemple, aux appels à la révolte qu'on a pu entendre chez vos camarades peut-être du Parti communiste qui appellent à la révolution sur la question des carburants. Est-ce que vous appelez de vos voeux ce climat insurrectionnel ?
Mais bien sûr que non. Moi, ce que j'appelle de mes voeux, c'est que la loi soit retirée avant qu'il soit trop tard, avant que des vies soient prises. Mais j'appelle aussi le gouvernement et toute la courte de députés de droite et d'extrême droite de comprendre aussi que ce n
'est
pas une vue de l'esprit. Si ces jeunes-là font ça, s'il y a autant de gens dans la rue,
c
'est parce qu'il y
a
une vraie crainte. Il y
a
une vraie crainte. Et même Amnesty International le dénonce aujourd'hui. On est dans une dérive...
Al-Maduf, vous vous rendez compte que ça pose quand même un problème que votre réaction la plus spontanée, ce soit de ne
pas
prendre le parti de l'État et de la police,
mais
de prendre le parti de personnes qui ont blessé dix policiers ?
Moi, je prends le parti de l'État quand je dis que la police, pas la police, des policiers, ne respectent plus l'État de droit et que la justice ne fait pas son travail. C'est prendre le parti de l'État que de dire que personne n
'est
au-dessus de la loi et qu'on a un vrai problème d'impunité policière dans ce pays et depuis très longtemps. Je prends le parti des droits de l'homme et j'assume ma position. Ce n'est pas toute la police. Et d'ailleurs, sachez qu'il
y a
aussi des policiers qui sont à la LFI. Ça vous étonnera peut-être, mais c'est vrai. Mais néanmoins, on a un vrai problème aujourd'hui et on s'enfonce, c
'est
une fuite en avant. Voilà,
et je le dis
très calmement aujourd'hui. Et j'adresse aussi mon soutien aux policiers qui, par contre, demandent des hausses de salaire et ils ont raison pour le coup.
Al-Maduf, je rappelle que vous êtes députée normande de Seine-Maritime et qu'on vous a beaucoup vu en 2019-2020 sur les ronds-points aux côtés de la mobilisation des gilets
jaunes. Des gilets
jaunes. Vous serez le 17 octobre
dans la rue,
vous appelez à la mobilisation aux frôles les 2,40 du gasoil. Bien sûr. La solution, elle est dans la rue ?
En fait, ça a fait la crise à dire depuis janvier. Donc ça veut dire qu'ils ont eu quand même des mois pour se rendre compte que le prix de l'essence était complètement incontrôlé. On a prévenu le gouvernement, on leur a dit si vous ne bloquez pas les prix ou si vous ne baissez pas les taxes, on va finir en récession parce que les gens, ils n'ont plus d'argent. Ils s'arrêtent de bosser. Les petites entreprises, elles font faillite. Ça fait déjà 5 ans qu
'on
bat des records historiques de faillite. Le pays va extrêmement mal et ce président fait l'inverse de ce qu'il devrait faire. C'est-à-dire qu'il tape toujours sur le même et dans le budget, ce sera la même chose. Les classes populaires et les classes moyennes. On nous avait vendu le Mozart de la finance. Moi, je vois plutôt un Patrick Sébastien qui n'arrive plus à s'en sortir. Non, mais la réalité, la réalité, c'est qu'il faut aller dans la rue parce que sinon, ils ne nous écoutent pas. Ils n'écoutent pas les gens. Moi, j'aimerais là juste qu'ils prennent une mesure.
Merci beaucoup d'être venu répondre à nos questions en direct ce matin. Il est 7h50. Ça vous fait réagir. Vous composez le 32-16 et vous serez en direct avec nous. Dans un instant, la proposition de droite d'RMC. Chaque jour, une proposition. Le lundi, c'est Consigny. Bonjour, Charles Consigny. Bonjour. Avocat, grande gueule d'RMC.
Et
Charles, face au coup de président Donald
Trump.
Alma Dufour est morte de rire. Vous avez une proposition forte ce matin, Charles.
À chaque fois, je vous vois.
Je propose la dissolution de la France insoumise. Ce qui me paraît...
Ça
rire, quoi.
Il
me paraît la seule chose à faire est l'incarcération de ses membres. Non,
je... Encore
? Ça fait deux fois que vous me souhaitez
la... Oui, mais cette fois, c'est avis. Je vous
laisserai répondre si ce
n
'était pas une
plaisanterie.
Non,
non, je plaisante. Je
propose, une fois n'est pas coutume, de soutenir la proposition de Mme von der Leyen et de rapprocher le Canada de l'Union européenne.