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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 9 octobre 2025 39 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Crise politique : vers la fin de la Vème République ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Ce que vous inspire ce nouvel épisode d'une crise politique ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Est-ce une crise institutionnelle menant à la fin de la 5e République ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    La France peut-elle avoir un budget à Noël ?

  • 6:10RelanceRéponse partielle

    Quels sont les risques économiques d'une suspension de la réforme des retraites ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Comment articuler démocratie participative et démocratie représentative ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:30Chiffre
    « 70 milliards d'euros de déficit cette année. »
  • 6:40Fait
    « Le taux d'emprunt le plus élevé de l'Union européenne. »
  • 6:50Chiffre
    « 3345 milliards d'euros de dette, plus 150 milliards depuis le début de l'année. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est l'heure tout de suite du second débat de ce sens public. On s'intéresse évidemment à cette crise politique interminable. On va se poser la question d'une fin ou non d'ailleurs de la 5e République, mais d'abord les toutes dernières tractations, les dernières informations à découvrir tout de suite.

À chaque chute du gouvernement, toujours les mêmes noms qui reviennent pour Matignon. l'expremier ministre socialiste Bernard Casneuve, l'actuel président de la Cour des comptes Pierre Moscovici, l'ancien secrétaire général de la CFDT Laurent Berger ou encore l'excissaire européen Thierry Breton. Mais aujourd'hui, c'est un autre nom qui a agité la classe politique.

Jean-Louis Borlot, ex ministre de l'écologie qui ferait son grand retour à 74 ans. Une perspective qui séduit au centre et à droite jusqu'à Bruno Rotaillot. Oui, Jean-Louis n'est pas ni de gauche ni macroniste.

Dernièrement, il n'était pas en tout cas. Et il est disruptif mais c'est pas moi qui nomme. Vous dites pourquoi pas.

Une chose est certaine pour Sébastien Lecnu, le prochain locataire de Matignon ne devra pas être dans la course pour 2027. l'équipe qui devra prendre les responsabilités dans les temps à venir, quel qu'elle soit quel que soit le choix du président de la République do être une équipe qui est complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027. Il faut que on ait au fond une équipe qui décide de se retrousser les manches et de régler les problèmes du pays jusqu'à l'élection présidentielle et c'est bien légitime des équipes pour un beau débat démocratique qui se prépare à l'élection présidentielle 202.

Un portrait robot qui pourrait aussi ressembler à Sébastien Lecornu lui-même. Alors, pourrait-il rester premier ministre ? Le président du groupe socialiste au Sénat ne ferme pas totalement la porte.

Nous réclamons une cohabitation, donc le fait d'être à Matignon, nous ne réclons pas d'être dans un soutien sans participation et encore moins d'être dans une coalition. Et vous pourriez ne pas censurer un gouvernement le corn ? Ah mais on a toujours dit que l'ascension n'était pas pour nous euh compulsive, ni encore et encore moins la dissolution et encore moins la destitution du président de la République.

Mais même au sein de la Macronie, certains redoutent les conséquences de l'immobilisme. Je pense que le gouvernement doit être complètement différent. Encore une fois, on doit tirer les conclusions de ce qui s'est passé et je pense que aujourd'hui dans l'intérêt du dialogue qu'on doit avoir avec les différentes représentations politiques, il faut qu'on soit en capacité de tout changer.

La décision du chef de l'État devrait être connue d'ici vendredi soir. Et on se demande si cette crise politique nous mène vers la fin de la 5e République avec Michel Viviorka. Bonsoir.

Bonsoir. Bienvenue. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Vous êtes sociologue, vous publiez Où va la France en édition de de poche. Il vient de sortir en édition de poche. C'est aux éditions de l'Aube.

Doretternier, bonsoir. Bienvenue à à vous aussi. Vous êtes maître de conférence en droit public à à Sciencepo Lille.

On attend Sophie Coignard. Pour l'instant sa chaise est vide qui est journaliste au point. Alors je vous dis tout, on est transparent.

Elle sort du métro à Odéon donc ça va mettre un petit peu de temps ces soirs de commémoration au Panthéon pour Robert Banater. Et donc c'est un peu logique que ce soit un peu plus compliqué. Donc on l'attend tranquillement.

Évidemment, Tamrad, éditorialiste pour sciences publique est resté à à mes côtés. Je vais vous poser une question très générale Michel Vivorka pour commencer. Ce ce que vous inspire ce nouvel épisode d'une crise politique ?

Alors, on pourrait la faire remonter plus loin, mais qui dure au moins depuis juin 2024 et la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre dissoudre l'Assemblée nationale ? Ben, on peut la regarder soit dans le très court terme et je dirais même dans le moyen terme, je dirais depuis la première élection des d'Emmanuel Matron pour remonter aussi loin que soit Ah oui, mais soit aller beaucoup plus loin et ça serait plutôt ma mon sentiment. Moi, je pense qu'on est rentré dans un changement radical d'époque, pas seulement en matière politique, mais aussi en matière politique.

Et donc la crise politique, c'est euh un système qui est inadapté au temps présent. Voilà, c'est ça que je pense. Et donc ça c'est la première chose.

La deuxième chose, c'est que c'est euh une crise institutionnelle, mais là on a des compétences pour en parler mais c'est une crise institutionnelle. On a vraiment le sentiment qu'il y a dans ce qui se passe en ce moment quelque chose qui qui nous fait penser à la 4e République, qui nous fait penser à une sorte d'agonie de de de du modèle actuel. Et puis enfin, c'est une crise alors d'un d'un mode de raisonnement qui est le mode de raisonnement d'Emmanuel Macron qui est en même temps ça l'idée que la gauche et la droite ça n'existe plus euh ou en tout cas qu'on peut faire affaire avec elle deux sans difficulté.

Ça, je crois que c'est un mode de raisonnement qui ne tient pas la route et évidemment on peut en appeler à l'unité du corps social ce genre de choses. Mais il arrive un moment, je dis pas que c'est la même gauche et la même droite aujourd'hui qu'hi, mais il arrive un moment où on sent bien que la démocratie exige euh comment dirais-je des des que les différences sociales, culturelles et autres soient traité politiquement et donc dessine une gauche et une droite. Alors, on va évidemment prendre le temps de de se poser cette question d'une crise institutionnelle ou ou pas.

Mais alors et on va aussi essayer de sortir du petit jeu auquel on joue contre un et forcé parfois avec un peu d'amusement quand même, on va le reconnaître Tam, au jeu de savoir qui sera le prochain Premier ministre hein. Ça fait quand même 1 an 13 mois que on se pose la question régulièrement. Euh on peut déjà quand même rappeler constitutionnellement de RER que rien n'empêche Emmanuel Macron de renommer Sébastien Lecornu à Matignon.

On peut poser les bases déjà. Oui. Oui.

Ouii. Effectivement c'est l'article 8 de la Constitution qui nous dit tout simplement "Le président de la République nomme le premier ministre et il y a un point après ce se nomme le premier ministre. Donc on voit qu'il a la compétence pour le nommer et pour choisir lui ou un autre." Et si on se souvient de 1962 où George Pompidou démissionne à la suite de l'adoption d'une motion de censure, et bien euh il sera renommé premier ministre à l'issue des élections qui font suite à la dissolution.

Donc il y a vraiment aucune limite si ce n'est que le gouvernement et donc le premier ministre sont responsables devant le parlement et donc on pourrait avoir très rapidement une censure qui serait adoptée ou une confiance qui serait refusée si elle est sollicitée. Et évidemment alors ça fait partie ça a fait partie TAM des hypothèses de la journée. Ah oui effectivement on a évoqué malgré les dénégations hier de Sébastien Lecornu mais finalement on les a écouté au journal de France 2.

Cétait peut-être pas si clair que ça parce qu'il dit quand même je suis un bon soldat donc quelque part si ça se fait même à l'insul mon plein gré j'irai et ben en tout cas tout le monde a pensé que on a évoqué les la possibilité d'un premier ministre de gauche on a peu à peu dans la journée on sent que cette hypothèse s'éteint et donc beaucoup de personnes nous disent maintenant ça sera plutôt à nouveau quelqu'un qui va émaner du socle commun donc bon on se demande un petit peu qui ça peut être on nous évoque des des possibilités bah jeanouis Borla qui est évoqué. Certains parlent de Thierry Breton et puis certains nous redisent "Bah écoutez, ça pourrait être Sébastien Lecnu le retour. Effectivement, ce n'est pas ce n'est pas impossible.

La Constitution le dit, est-ce que c'est pas ça aussi un petit peu le problème ? C'est que la Constitution dit le président de la République nomme le premier ministre. point sans dire si il doit tenir réellement compte du résultat des élections sans de l'équilibre politique et que donc on est tout à fait il a tout à fait cette possibilité de faire ce qu'il fait depuis 1 an et demi, c'est-à-dire nommer des personnalités de droite du socle commun du socle commun de droite et pas du tout d'aller essayer de voir de l'autre côté alors je bien entendre de de retéral su et je reviens vers vous juste après. qu'on a en fait l'esprit du régime parlementaire qui lui impose quand même de choisir quelqu'un qui va correspondre à la majorité qui s'est représenté à l'Assemblée.

Le problème c'est qu'on a pas de majorité. Euh on peut essayer de regarder les exemples étrangers et à ce moment-là, on se rend compte que le chef de l'État, surtout dans un régime classique parlementaire classique euh dans lequel il est pas impliqué dans la gestion quotidienne va déléguer à quelqu'un d'autre le soin de sonder la composition du parlement pour essayer de voir quel parti pourrait créer une majorité et ensuite une autre personne assez souvent intervient pour essayer de former un gouvernement, de se mettre d'accord sur un programme et sur ici jusqu'à c'était Emmanuel Macron qui un qui jouit ce rôle de formateur et d'un formateur et à la fois juger parti on a Sébastien qui est désigné pour sou un peu la vie politique la position de le seul problème qu'on donne 2 jours et là effectivement déjà très difficile à trouver en un an de danger en édition très Daniel c'est pas exactement le thème de j'ai de lire parce que me passionne. Je laisse le temps de vous poser.

Je viens de faire sur Michel je me suis attention c'est pas voilà mais coup je sur les doigts est-ce que vous avez fait la liste des voilà de ce qui est structurel c'est le changement radical de notre société de ce presque psychologique c'estàdire la personnalité ou les macron qu'est-ce qui fait nommerait aujourd'hui qui l'a pas en en dans l'équilibre politique qu'est-ce qu'il fait pourrait prendre cette décision écoutez personne dans l'esprit cerveau deuel mais il était tellement mauvais politiquement que tout est possible prenait c'était quand même quelque chose de suriste donc je vais compliquer ce tableau je sais pas cette de trballer Moi j'ai parfois le sentiment qu'on est dans la salle de balle du Titan chacun avec et le en train de sombrer. Le problème c'est pas tellement son choix initial euh c'est sonation. C'està-dire ça marche pas une fois on recommence marche pas deux fois on recommence.

Bon, ça commence qui s'appelle tragic de il y a déjà un petit moment. parce que ça je veux dire ça n'am plus personne et euh et le le le le l'obstination chau allumer un peu fortement euh son bienfaiteur mais il y a une chose qui est dite que je trouve que je trouve tellement vraie c'est l'obstination à défendre un bilan et et cette obstination va être la cause de l'effetement de ce qui reste du bilan. Je sais pas si c'est très clair.

C'està-dire que plus Emmanuel veut défendre son bilan, plus il détéore son bilan. Je parle de son bilan politique, je parle de son bilan économique, de son bilan social. Et ça c'est irréel, c'est incompréhensible.

Et euh effectivement le le l'idée l'idée de de par exemple euh faire un maratoire sur euh sur le la réforme des retrait euh dit on pourrait geler cette la présentation euh comme je généromie en Belgé disent que ça coûterait quand même cher qu'un blocage et cetera. moment où le principe de réalité doit l'emporter sur je ne sais pas l'orgueil sacrifie la réforme des retraite à condition que ça nous dans la stabilité politique c'est ce que je def je ne suis pas sûr que ce soit une solution mais mais en tout cas le et visiblement c'est un peu le cas ou même beaucoup le cas que ce soit à l'Élysée que ça coince par rapport à ça une fois de plus et un problème pour pour le pays et pardonnez-moi pour Emmanuel Macron parce qu'il y a un moment où effectivement ce ce nom puisque finalement Sébastien le cornu avec beaucoup de talent ce qui nous a annoncé hier c'est qu'il avait échoué alors il l'a dit il l'a dit merveilleusement non mais sincèrement c'était Ah vous avez été apprécié l'exercice moi j'ai apprécié l'exercice parce qu'il était pas facile franchement chapeau l'artiste. Mais néanmoins ce qu'il a dit c'est qu'il avait fait chou blanc.

Donc euh bah on attend on attend tous euh on est à H- 25, c'est ça ? Euh du verdict, on attend cela et pour ma part euh et selon mes informations euh on n'a pas d'état d'avancement. Ouais.

Euh alors vous parliez de la de la suspension ou du gel de cette réforme des retraites des risques éventuels risques économiques notamment. C'est là-dessus que évidemment le patronat et Patrick Martin le président du MEDDF alert ce matin sur France Inter. Écoutons, je vais essayer d'apporter de la clarté.

Je vous cite quelques chiffres. Je rappelle 70 milliards d'euros de déficit cette année. Le taux d'emprunt le plus élevé de l'Union européenne, le niveau de prélèvement obligatoire le plus élevé au monde, 3345 milliards d'euros de dette, plus 150 milliards depuis le début de l'année.

Une dette détenue majoritairement par des étrangers. Ne perdons pas cette vue. C'est au moins ce que monsieur Berou avait dit de bien.

Nous sommes très réticents à ce que cette réforme soit suspendu à forceuré abrogé parce que les chiffres parlent de même. Et puis il y a autre chose qu'on pourrait rajouter Michel Vivorka, c'est la parole publique. Et je pense que ça doit vous intéresser de savoir comment les euh dans ce lien entre les Français et leur et leurs élus euh c'estàd comment expliquer le renoncement d'une réforme qui était censée être la pierre angulaire de l'action euh d'Emmanuel Macron depuis euh depuis des années.

Ben écoutez, le résultat, il est clair. Il il est rare qu'un président de de la République soit aussi bas dans les sondages. Je crois qu'il atteint le plus bas niveau depuis Hollande.

Oui, il va bientôt arriver à le rejoindre. Pas tout à fait. Et donc moi je pense alors faut éviter faire de la psychologie parce qu'on on en sait pas assez mais enfin qui est un homme qui est dans le déni, il ne veut pas avir la réité et deuxièmement c'est un homme qui nous dit "Ah ça y est, j'ai compris à plusieurs reprises.

Il nous fait comprendre qu'il a compris et il continue comme avant." Et donc je pense qu'il a une structure psychologique assez finalement assez rigide. Mais un problème plus intéressant, je pense, c'est tous ces responsables économiques comme le responsable du patronat ou politique, tous donnent l'impression d'être pris dans des contradictions qu'il n'arrivent pas à régler, sauf peut-être le Rassemblement national, je dis sauf peut-être.

Mais ce monsieur Martin qu'on vient d'entendre, il a quand même été l'homme qui a fait capoter le fameux conclave de François Verou, plus que d'autres. Plus que d'autres. Donc bon, mais en même temps euh il se présente comme celui qui incarne la comment dire la raison économique.

Donc euh et ils sont tous comme ça. On on ne sait pas les socialistes, je vais prendre un autre endroit. Les socialistes d'un côté d'un côté euh ils laissent entendre que oui, il faut dissoudre à certains moments et puis à d'autres moments il ils pensent à leurs électeurs, ils se disent-ce qu'est-ce qui va se passer ? qui pensent au municipal et puis ils sont dans une relation très compliquée avec la France insoumis.

Enfin oui, avec la France insoumise. Enfin, on est sans arrêt dans des jeux où on a le sentiment qu'aucun acteur n'est pleinement cohérent et et pleinement capable d'avancer. Attends, il faut il faut quand même remarquer, pardon, que Patrick Martin, moi ça m'a beaucoup surprise ce matin, euh n'a pas dit le Médef est est totalement opposé à cette idée folle de suspendre. est très réticent et pour moi le très réticent m'a semblé surprenant parce que j'ai pris ça alors au point où on en est dans dans le grand n'importe quoi.

J'ai presque pris ça pour une ouverture. C'est c'est surtout la dissolution qu'Emmanuel Macron mais aussi tout presque tous ceux qui se sont qui qui sont venus dans le bureau de de Sébastien Lecornu à à Matignon veulent éviter de régner. On on c'est c'est une sorte de majorité antidissolution qui est en train de se fabriquer là.

Ah oui, je pense que c'est aussi ce qu'a dit hier Sébastien Lecornu. Il y a une majorité pour qu'on ait un accord sur le budget et donc qu'on évite la dissolution parce que les deux sont liés. c'est si on arrive pas à avoir un accord sur le budget, ben il faut qu'on provoque la dissolution et qu'on le fasse de manière à ce que les élections aient lieu avant le 31 décembre pour qu'on ait encore un peu de mou pour alors pas voter un budget parce qu'il est ce sera trop tard mais avoir un parlement qui vote les crédits nécessaires pour pouvoir continuer au 1er janvier.

Mais une dissolution sans changement de mode de de scrutin, on on peut imaginer qu'on aurait une tripartition peut-être pas exactement la même. Il y a des partis qui perdraient, d'autres qui gagneraient, mais une tripartition qui resterait problématique a priori, oui, les Français, je ne sais pas s'il changeraient d'idée vraiment euh à ce point entre un an et demi depuis juin juin 2024, il y a quand même une défiance à l'égard de des des représentants politiques qui s'exprimeraient encore, je pense. Ça sert à quoi une dissolution ?

Alors la dissolution, on met fin en fait au mandat des députés de manière anticipée. Euh il peut y avoir plusieurs utilisations de la de la dissolution. Euh ça peut être une réponse à un gouvernement qui a été renversé.

Euh on l'a vu en 62. Ça peut être un moment de un moyen de redonner la parole au peuple dans une période de crise ou de doute ce qui s'est passé en 68. Et puis ça peut être une discussion pourrait considérer qu'on est dans ce cas dans ce cas de figure quand même.

Euh oui, éventuellement il y a pas vraiment de manifestation. Là, ce serait peut-être plutôt la dissolution parlementariste, celle qui vise à créer une majorité ou à renforcer la majorité d'un gouvernement existant. Donc, c'est celle qu'aurait utilisé l'U1 à son époque.

Et celle la dernière là de de juin 2024, c'est un peu la dissolution à l'anglaise en fait, une dissolution d'opportunité. C'est-à-dire que il y a aucune raison objective à part une un intérêt politique qui pourrait être de restructurer la majorité autour d'un centre macronien euh LFI PS euh s'étant séparé. Enfin voilà, ça aurait été a priori ça euh qui pourrait le le justifier.

Donc là ici en fait on a la condamnation de cette utilisation tactique de la dissolution et je ne sais pas comment les Français prendraient en compte une dissolution qui serait prononcée maintenant. Est-ce que ce serait une parlementariste avec la difficulté de l'expliquer parce que c'est pas forcément le plus logique qui nous vient à l'esprit ou une opportunité pour dans laquelle Emmanuel Macron espérerait ressortir un peu grandi et un peu relégitimé par euh par le peuple. Alors, on va commencer à répondre à cette question à ce débat.

Est-ce que c'est une crise politique grave ou est-ce que c'est vraiment une crise institutionnelle qui nous emmène vers la fin de la la 5e République ? On a commencé à à l'évoquer mais alors je vous propose de voir que malheureusement on est en train de de battre un certain nombre de records. C'est Clémentine Louise qui va nous raconter ça tout de suite.

Rebonsoir Clémentine. Puisque depuis cette dissolution de de juin 2024, on a on peut dire que notre 5e République a été mise à à rue d'épreuves des premiers ministres successifs, des gouvernements express. On a battu un certain nombre de records.

Racontez-nous. Oui, la France a été gérée en moyenne un jour sur qu par un gouvernement démissionnaire. Plus de 110 jours avec des ministres chargés des affaires courantes depuis juin 2024 avec le plus long interègne de la 5e République 67 jours avec un gouvernement chargé des affaires courantes.

C'était entre la démission du gouvernement de Gabriel Atal pardon en juillet 2024 et la nomination du gouvernement de Michel Barnier à la fin du mois de septembre. Souvenez-vous, c'était la fameuse trêve olympique décrétée par le président pendant les Jeux de Paris. Et Emmanuel Macron pourrait nommer avant demain soir son 8e premier ministre.

Oui, le temps d'Edouard Philippe et de Jean Castex nous paraît bien lointain. Ces figures du premier quinquena d'Emmanuel Macron. Mais c'est après sa réélection que le rythme s'est vraiment accéléré.

Ellisabeth Borne, Gabriel Atal, Michel Barnier, François Baou et enfin Sébastien Lecornu. Le record du nombre de Premier ministres était jusqu'à présent détenu par François Mitteran avec la nomination de sep premier ministres et notamment avec la première cohabitation de l'histoire de la 5e République quand perdant l'élection législative en 1986, François Mitteran avait été obligé de nommer un premier ministre de droite, Jacques Chirac. Mais rappelons qu'à l'époque le président socialiste avait enchaîné deux Septena et non pas de quinquena comme c'est actuellement le cas.

Ce qui rend euh la succession de premier ministre sous Emmanuel Macron encore plus inédite. Puis alors si on regarde les différents ministères, là aussi on a un palmarès si j'ose dire assez impressionnant. Oui, là aussi les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Depuis son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron a vu défiler sep ministres de l'éducation nationale de Jean-Michel Blanquer à Ellisabeth Borne, renommé dimanche soir dans le gouvernement des missionnaires de Sébastien Lecornu. Mais le record est battu par le ministère de la santé avec h ministres successifs. Première arrivée en 2017, Agnè Busin.

Dernière en date, actuellement démissionnaire, Catherine Vrin. Ouais. Et puis un dernier record peut-être le plus remarqué, celui du gouvernement le plus bref.

Oui. 14h pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, le plus éphémère de la 5e République, mais pas seulement, de la 4e et de la 3e République aussi. Et pourtant, les statistiques étaient difficiles à battre.

Le gouvernement d'Henry Keuil en 1950 avait tenu 2 jours, trois pour le gouvernement d'Alexandre Riba en 1914. Merci beaucoup Clémentin. Évidemment, on a envie d'en rire.

Euh Sophie Winer si si on parle de l'absence de continuité ministérielle ou même l'absence de ministre, il y a quand même des conséquences qui sont concrètes pour certaines pour certains secteurs d'activité. Je pense par exemple ça me vient la la PP la programmation la loi de programmation pluriannuelle de l'énergie. Ça fait des années que le secteur l'attend.

Enfin plus multiplier les exemples. Les agriculteurs qui sont mobilisés qui attendaient que les mesures annoncées soient finalement votées et cetera et cetera. Tout à fait.

Non, il y a c'est un enfin je veux dire c'est un réquisitoire effrayant le ce que vous ce que vous ce que vous venez de montrer bien sûr. Non non mais ça parle mieux que que 1000 discours. Alors euh les administrations en France ont cet avantage euh voir cette vertu d'arriver très bien à fonctionner toute seule.

C'est c'est-à-dire le ministre est là pour à la limite prendre les orientations dictées par leur administration plutôt que l'inverse, hein. Donc euh sur le sur la bonne marche des des administrations, ça pose pas tellement de problèmes l'expédition des affaires courantes. Ce qui pose plus de problème, c'est que effectivement c'est c'est le fait de ne pas avoir de budget.

Là, c'est vraiment grave parce que euh comment dirais-je, ça descend en pluie fine sur toutes les agences de l'État, tous les euh toutes les tous les services déconcentrés où au mieux les les les on ne peut puisque c'est les affaires courantes, on ne pas on ne peut pas mettre de nouveaux projets en marche. Donc, on se contente de gérer l'existant. Et donc, ça s'appelle, enfin, il y a un mot très simple pour parler de cela ça s'appelle l'immobilisme à tous les étages.

On y reviendra un peu plus tard sur le budget. Ce sera l'objet d'un chapitre. Non mais c'est pas grave, la parole est libre.

Tam voul intervenir. Non bah pour dire aussi que quand même il y a énormément de réformes qui du coup sont en attente, sont bloqué des textes extrêmement importants. La Nouvelle-Calédonie, rappelez-vous quand même l'immense euh la situation de blocage énorme en Nouvelle-Calédonie qu'il y a eu.

On voit bah un texte comme le statut de l'élu alors qu'on va avoir les élections municipales. C'est extrêmement attendu par tous les élus locaux. La fin de vie, enfin c'est quand même un débat. sociétal absolument majeur, fondamental pour les gens.

Tout ça est quand même suspendu aujourd'hui à ce qui est vu de plus en plus par les français. Je pense comme une forme de cirque de personnes qui sont un peu tout. Mais d'un point de vue législatif, vous avez raison.

Ce que je voulais dire, c'est que d'un point de vue administratif, c'est pas si grave que ça parce que l'administration française, c'est ce qu'elle est. Mais sur le plan législatif, évidemment, c'est c'est un naufrage. Oui.

Michel. Oui. Non, mais j'aurais durcir un peu ce qu'on est en train de dire, mais je suis absolument d'accord.

Je on a souvent dit la 4e République euh le les politiques valsaient mais l'administration assurait la continuité et c'est ça qui a tenu le pays. Je ne suis pas sûr que l'administration d'aujourd'hui ait les mêmes qualités que l'administration toute chose égale par ailleurs mais il y a les mêmes qualités qu'à l'époque prem et puis surtout ce que vous dites moi je j'en suis convaincu. La continuité ça veut dire on ne prend pas d'initiative nouvell on ne fait pas les réformes.

Or il y a des chantiers qui attendent des réformes. Bon, sans parler du fait que pour beaucoup de monde, la première réforme, c'est justement celle de de l'État, c'est-à-dire en grande partie celle de l'administration. Donc donc on est vraiment dans une situation de que qui est très très préoccupante.

Oui, les affaires courantes comme on dit l'administration sera les expédier mais la nouvelle Calédonie ce qui s'est passé à Mayotte pour prendre des choses un peu en dehors de nous et jeis ajouter en plus tout ça est également très très angoissant s'il s'agit de la capacité de notre chef d'état à avoir une présence internationale et européenne on en parlait dans la première partie et tout ça ça déglingue aussi complètement le la situation. Je vais je vais quand même retenir, moi je pense que c'est ce parce que j'avais pas vu euh euh le l'année passée sous cet angle, la France a été gérée en moyenne un jour sur qu par un gouvernement des missionnaires. Enfin, je retiens quand même ce ce chiffre qui est assez euh fracassant et je reprends une question d'un de nos téléspectateurs, Pascal euh de Moissi Kramael qui nous dit et on là on est vraiment au cœur de notre débat.

Est-ce que la 5e République qui est date de 58 n'est pas obsolète 67 ans plus tard ? Votre avis de terrainier ? Il y a effectivement des questions qui se posent.

Il faut se rappeler que en 2008, il y a eu un toileétage très important de la Constitution. Donc on peut remonter à 58 pour certaines des dispositions et il faut aussi se souvenir que la Constitution a été créée en 58 pour corriger la 4e République avec tous les les défauts que que vous avez donné tout à l'heure. Donc on est dans la situation où justement toutes les dispositions constitutionnelles peuvent jouer à plein pour essayer d'éviter les situations où on aurait pas de budget pour s'assurer qu'il y a toujours une continuité de l'État même si fatalement c'est un peu un peu dégradé par rapport à une à une pleine exercice où il y aura des décisions politiques qui vont pouvoir pouvoir être prises.

Euh donc il y a Mais vous pensez que nos institutions fonctionnent encore correctement ? Tout dépend de ce qu'on met derrière le correctement. On est peut-être pas dans une dans un fonctionnement optimal, mais je suis pas sûr qu'on ait jamais eu vraiment un fonctionnement optimal euh dès lors que sous le premier Septénat du général de Gaulle, il y a eu toutes ces interprétations de toutes les règles constitutionnelles pour forcer à chaque fois le enfin la réalité du texte.

Euh donc il y a fatalement des dispositions dont on peut se demander aujourd'hui est-ce qu'elles sont encore légitimes ? Est-ce qu'il faudrait pas trouver d'autres manières ? Mais en fait, il faut voir aussi le tout comme un bloc.

C'estàd que chacune tient à une raison d'être qui crée une un espèce d'équilibre. Alors c'est pas l'équilibre parfait mais il y a toujours ces disposition. Michel Borka, vous êtes plus critique, vous dites on on y est finalement dans ces semaines où c'est moi qui précède la fin d'une République.

Bah écoutez, enfin c'est ce que vous ressentez ce que vous analysez, tout est possible parce que les choses peuvent rebondir dans un sens, dans un autre mais rien que les chiffres qu'on nous a donné tout à l'heure, les choses se sont accélérées. Moi, j'ai je suivais ce qui nous était dit. euh Jean-Michel Blanquier pour prendre l'exemple le plus le plus lourd de ce que je suis en train de dire Jean-Michel Blanquier est resté plusieurs années en puis alors après ça aval et donc l'accélération c'est ça qui est très préoccupant.

On sent qu'on est rentré dans une phase où ces problèmes deviennent de de plus en plus difficiles à à gérer et où ça part dans tous les sens. Donc oui, je suis très très préoccupé parce que je suis préoccupé parce que on est dans plusieurs niveaux de problème et je suis pas sûr qu'on arriverait à même à à penser ces différents niveaux. Il y a l'immédiat.

Alors, est-ce que l'immédiat il faut améliorer la démocratie représentative ? Vous parliez des conventions sur la fin de vie, enfin de ces questions de fin de vie. Ça a été un échec politique alors que c'était une initiative magnifique.

Je l'ai suivi au jour le jour. J'y suis allé chaque jour en observatoire. citoyenne, c'était formidable.

On a pris 185 citoyens, on les a tiré au hasard. Bon, j'entendre parler et ces gens-là ont vu s'élever considérablement leur niveau de réflexion tous et ils ont abouti à des choses très raisonnables, très raisonnables. Et à ce moment-là, le chef de l'État a d'abord procrastiné.

Il a promis qu'il allait faire passer une loi dans les 6 mois. Évidemment, au moment où il devait présenter un projet de loi, il y avait le pape qui venait à Marseille. Alors, il allait quand même pas déplaire à sainteté.

Donc euh rien sur le suicide assisté et cetera. Puis il y a comment elle s'appelle euh Line Renault qui lui dire "Non, il faut y aller." Enfin et puis enfin finalement la chose arrive devant le parlement et Crac il dit sous le parlement.

Donc bon et donc euh et c'est une belle idée la démocratie participative, mais comment on l'articule à la démocratie représentative ? On on les gilets jaunes rêvaient d'une chose, un référendum d'initiative citoyenne. Bon, la question du référendum, ça pourrait être aussi un thème de discussion, ça ne l'est pas.

Les gens en France, on naime pas beaucoup les référendums, on dit que c'est plébiscitaire, enfin et donc on voit pas les changements des gens à ce niveau-là. Alors, si on vous dit il faut des réformes en profondeur parce que notre pays est confronté à des des défis nouveaux en matière énergétique, en matière culturelle, en matière d'égalité des hommes et des femmes en fait et cetera. Bon euh qui va traiter ça ?

Comment on va le traiter ? On a le sentiment que c'est de moins en moins possible. Oui, c'est ça qui est dramatique avec alors on a commencé à l'évoqué euh tout à l'heure la la la personnalité du chef de l'État et puis euh Tam la la solitude, il apparaît de plus en plus comme un homme seul.

Oui, c'est presque la palissade de le dire. Le pouvoir isole. L'image a marqué tout le monde en ce début de semaine capté par hasard par un confrère de BFM TV, le président de la République marchant seul dans la ville sur lesqu de scène.

Elle a vite fait le tour des réseaux comme une allégorie de ce pouvoir qui vous laisse seul. Un président lâché par tous, y compris par le secrétaire général du parti présidentiel, Gabriel Atal, qui ne comprend plus ses choix depuis la dissolution. Là aussi, une image avait marqué celle de ce vertige he cette stupeur qui frappe tout l'aéropage ministériel lors de l'annonce de la dissolution.

Gabriel Atal, le regard noir. Il paraît qu'Emmanuel Macron a offert ce cliché à son ex jeune premier ministre en cadeau de départ. Voilà, comble de la cruauté qui lui revient aujourd'hui en boomerang jusqu'à son premier premier ministre Édouard Philippe qui a réclamé cette semaine la présidentielle anticipé des prises de distance à l'égard du président comme si son impopularité était contagieuse.

Il faut tuer le père pour se tourner vers 2027. Oui mais alors Emmanuel Macron si je me souviens bien il a revendiqué cette solitude au au début de son premier mandat. Ouais, ça a été une stratégie hein.

Tout a commencé avec En marche un mouvement construit uniquement autour d'Emmanuel Macron dont les initiales reprenaient celles du candidat, une personnification voulue. Euh rappelez-vous hein, le soir de son élection, le 7 mai 2017, l'homme face à la pyramide du Louvre après une longue marche en solitaire, hommage à Mitteran sur l'hymne à la joie. Alors, qu'est-ce que ça montre ?

Bien que s'afficher seul, c'était une volonté d'Emmanuel Macron, mais aussi parce que c'était une image qui séduisait les Français. Ils en ont l'habitude. Il y a une présidentialisation du pouvoir souhaitée par deux Gaules qui fait du président de la République un homme providentiel, un sauveur.

Mais quand ça dure, il devient aussi son propre fauxoyeur. Et puis alors, il y a aussi la malédiction du second quinquena. Oui.

Voilà. L'histoire bégay, c'est un mal ancien, bien connu. Euh popularité en berne, majorité perdue.

Le président de la République réduit a inauguré les crises en thème. En l'occurrence cette semaine, il a remis des légions d'honneur. Il a reçu dans sa tour de l'Élysée les princes héritiers.

Il a il va prononcer le discours de panthéonisation de Robert Badinter. Depuis le début de la 5e, de Gaul, Chiraak, Mitteran ont tous terminé leur second mandat dans une ambiance crépusculaire. Démission en 1969 après le référendum perdu sur le Sénat.

Pour de Gaulle, François Mitteran, lui a quitté le pouvoir rattrapé par les secrets d'une vie, maladie, filles cachées, jeunes années vichistes et puis Chiraak, lui, il était enferré dans l'immobilisme. Alors, d'où peut venir le salut pour Emmanuel Macron d'un partage du pouvoir pour cette fin de 2e quinquena ? Faut-il un colocataire au président de la République en politique ?

Ça s'appelle la cohabitation. Effectivement, ça s'appelle la cohabitation, sauf qu'il l'a il la refuse sauf. Tiens, il y a une question de d'Éric qui nous écrit de Rennes.

La stratégie de Mal Macron n'est pas n'est-elle pas de retarder au maximum l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national ? Est-ce qu'il refuse ou est-ce qu'il le souhaite ? Ouais, vous êtes pas forcément d'accord, mais je c'est pour ça que je pose la question.

C'est une excellente question parce que enfin vraiment c'est une question très pertinente et très compliquée si j'ose dire. Euh souvenez-vous euh Emmanuel Macron euh quand il arrive au pouvoir en 2017, il explique que euh le la question de l'extrême droite n'existera plus grâce à lui puisqu'il va résoudre tous les problèmes. Euh il va il va créer le plein d'emploi.

Donc dans une France heureuse plus d'extrême droite. Bon ça s'est pas tout à fait passé comme prévu par lui. que au fur et à mesure, il a été obligé de se repositionner par rapport à cette question de l'extrême droite et d'être un peu moins fanfaron, on va dire ça comme ça.

Euh et puis euh le sujet maintenant, c'est le sujet, j'allais dire historique. Est-ce que je suis le président qui laissera les clés à un successeur ou une successeur du rassemblement national d'extrême droite ? Voilà, ça c'est un vrai sujet qui ne peut que hanter n'importe quel locataire de l'Élysée.

Macron compris ? Évidemment, on peut se dire qu'il y a une solution, si j'ose dire, qui lui permet d'éviter ça, c'est la tentation de la dissolution et de la majorité absolue ou quasi absolue pour le pour le Rassemblement national. Parce que ce qu'il faut voir aussi, c'est qu'on est dans cette dans cette période terriblement mouvante.

Je je je constate que quand même ça bouge terriblement à droite et que par conséquent si bien enfit Marine Le Pen elle reste droit dans ses bottes si je dis mais Jordane Bardella comme vous l'avez constaté cette semaine a dit mais moi enfin en gros je tends la main euh au auah ouais gens de la gens de LR non macronisé euh bon voilà et puis euh et puis et puis un certain nombre on prêt à la saisir la main pas tous he on peut pas dire on peut pas dire que le cordon sanitaire de Jacques Chirac soit encore bien épais quoi. Donc tout ça veut dire que il y a enfin il y a des il y a forcément des injonctions contradictoires. C'est-à-dire, est-ce que un moment la tentation de la dissolution que vraisemblablement Emmanuel Macron a eu au début de cette semaine, c'est-à-dire de se dire "Ah bah je vais bien punir Bruno Rotaillot, je vais dissoudre et puis comme ça quand ils vont être 15 députés à peine de LR à l'Assemblée nationale et ben ils seront bien punis." Bon alors ça paraît un peu péril mais visiblement ça a été le cas.

Donc ça c'est c'est c'est comment dirais-je ? un peu comme la dissolution de l'an dernier, c'est de l'impulsivité, mais il y a un raisonnement rationnel qui est en gros est-ce que euh le fait que les le pouvoir soit exercé par le RN pendant 1 an, un an et demi est de nature à favoriser l'élection d'un ou d'une présidente d'extrême droite ou au contraire à faire diminuer la probabilité que ça arrive ? Allez, il nous reste un peu plus de 2 minutes.

Je voudrais qu'on quand même qu'on parle du budget et je parce qu'il y a quand même des cette instabilité, ce chaos politique, il a aussi des conséquences euh économique. Euh tout ça est guetté par nos voisins européens, par les euh marchés financiers. Le nouveau ministre de l'économie des missionnaires évidemment Roland l'escur tenait à rassurer.

C'était juste avant une réunion avec ses homologues de la zone euro. Il parle en anglais. Nous allons nous assurer de mettre en place un budget afin que la France dispose d'un budget en 2026.

C'est mon devoir, c'est ma responsabilité. Nous allons avoir un budget qui soit conforme aux engagements pris par la France vis-à-vis de ses partenaire européens à la fois pour la trajectoire et pour l'objectif. Nous allons avoir un déficit budgétaire inférieur à 3 % d'ici 2029.

Cela a été rappelé par mes prédécesseurs. Cela a également été dit régulièrement par le président lors de tous les sommets européens. Bon, ça ressemble un peu à la méthode coué mais mais mais bon peut-être un mot de réin parce que la question c'est la France aurait-elle un budget à Noël si je voulais être un peu un peu moqueur il y a un certain nombre de de règles constitutionnelles à respecter.

On est déjà un peu hors délai quoi. C'est ça. Il faut aller très vite.

Oui. Le le gouvernement est censé déposer son projet de budget le 1er mardi de d'octobre. Donc c'est passé.

Euh la Constitution impose des délais pour permettre la la discussion au sein du Parlement. Euh je suis pas sûr que c'est ça, je suis pas sûr que qu'on réussisse à être dans les cadres, mais chaque fois la Constitution prévoit des possibilités. Si le parlement réussit pas à adopter le budget dans ce délai de 70 jours, le gouvernement peut mettre en œuvre son projet par ordonnance.

Donc il y a pas besoin de vote. Mais ça suppose que effectivement on ait euh permis euh euh au Parlement de discuter 70 jours avant le 31 décembre. Si la faute de l'absence de budget entre guillemets revient au gouvernement, alors il y a le système des crédits votés.

C'est-à-dire qu'on va pouvoir pour une période d'un mois, 2 mois demander au parlement une loi d'urgence qui permettent ce qu'on a eu l'année dernière, voilà, c'est ça, qui permettent de continuer à percevoir les impôts au 1er janvier sur le modèle de la loi de de 2001. Le feuilleton n'est pas fini très vite. Oui.

Non, mais euh vous voyez qu'on ne parle pas du tout du contenu. Euh, je on se on ne parle que de est-ce qu'on va y réussir à en avoir un, mais dès qu'on va commencer à parler, c'est un vrai choix politique le contenu. Alors là, effectivement, merci beaucoup.

Merci à tous. Très vite vos livres. Où va la France ? en en poche aux éditions de l'aube et puis Sophie Coignard, votre nouvel livre Arbes en danger enquête sur un carnage végétal aux éditions.

Très Daniel, je voudrais vous remercier de votre fidélité parce que vous êtes de plus en plus nombreux à regarder notre émission. Ça nous donne la banane évidemment mois de septembre qui bat tous les records. D'abord pour la chaîne, pour public et aussi pour l'émission.

Je voudrais très vite remercier euh les équipes de la rédaction, les équipes techniques, les administratifs et puis la dream team de de sens public, la directrice de l'infoine tarnau, l'arrêt de chef Elsa d'Ariula de Fovel Wrich à la programmation et Alix Beaupré. Merci à toutes et à tous, c'est un bonheur de bosser avec vous. Je vous dis à lundi.

Salut ! [Musique]