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Discours / meetingUnccas. Les élus locaux au service des solidarités· 27 mars 2025 26 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleSantéTravail & emploiOutre-mer

94e congrès @unccas_officiel: Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:39Chiffre
    « 650 milliards d'euros pour cette année voté par les parlementaires au mois de février avec un déficit de 22 milliards. C'est même plus de 22, c'est 2200. »
  • 8:50Chiffre
    « Cette année, c'est le taux de l'inflation est à 17. Ça sera donc revalorisé à un 7. Pour mémoire, l'année dernière, c'était 4,6 %. »
  • 9:35Fait
    « Nous sommes aujourd'hui à 1,1 actifs pour un retraité, à une époque où on a connu quatre actifs pour un retraité. »
  • 11:45Chiffre
    « 80 millions qui ont été mis sur le sujet, 70 millions pour la tarification sociale des cantines, 168 millions d'euros maintenus pour les contrats d'insertion avec les départements. »
  • 14:42Chiffre
    « 49 départements volontaires, nous avons 70000 bénéficiaires accompagnés, 54 % ont retrouvé un emploi en 1 an, 42 % sont sortis du RSA et 90 % se disent satisfaits de l'accompagnement. »
  • 21:57Promesse
    « La pension alimentaire minimale augmentée de 50 %. C'est dès septembre 25 le complément mode de garde qui va être étendu jusqu'au 12 ans de l'enfant. »

Temps de parole

  • ?100 %

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Non speech

[Applaudissements]

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Locuteur

Monsieur le président, cher Luc Carounas, mon cher Luc, un tout petit mot déjà de remerciement, de remerciement parce que comme chacune et chacun d'entre vous ou d'entre vous, je suis une élu locale. Je sais bien que nous sommes en année 5 de notre mandat des locales, ce qui veut dire que nous sommes à la fin d'une période. Et donc bien évidemment, mes premiers mots en te remerciant pour ton invitation sont également des mots de remerciement pour l'ensemble de l'équipe, pour tout le travail que vous avez effectué pendant ce mandat tellement particulier, personne n'a oublié les conditions dans lesquelles nous avons les uns et les autres pris nos mandats en 2020.

C'était une entrée en matière pour beaucoup très compliqué avec cette pandémie et vous avez fait face et je sais combien dans nos villes chacun était engagé, chacun avec ses moyens et au côté de l'État a été en capacité d'apporter des réponses du quotidien, des réponses du cœur parce que il n'y avait pas de manuel, il n'y avait que la débrouille et les uns et les autres nous en sommes sortis et ça mérite un immense remerciement pour l'ensemble des agents, l'ensemble des équipes de Luncas qui était au côté de nos concitoyens. Donc déjà mes premiers mots sont des mots de remerciement. Je voudrais bien sûr saluer monsieur le maire de Chambéri. Cher Thierry, quel plaisir de de te retrouver.

Monsieur le ministre, cher Hervé, c'est avec beaucoup de joie que je viens dans ce département de Savoie dont tu nous parles si souvent, monsieur le président du conseil économique social environnemental. Cher Thierry, merci d'être à nos côtés ce matin. Monsieur le préfet, merci pour votre accueil. Je voudrais évidemment saluer les parlementaires et particulièrement la sénatrice Martine Berté, bien sûr tous les maires adjoint aux maires élus qui sont là ce matin avec un clin d'œil particulier, un salut tout particulier aux élus d'outre mer et à travers vous tous mesdames et messieurs l'ensemble des représentants associatifs agents territoriaux partenaires de l'Union nationale DCCAS et DCIAS.

Je sais le travail que chacun fait sur le terrain. Alors, c'est vrai que lors de la cérémonie de vœux du 21 janvier, j'avais dit à l'ône de la stabilité gouvernementale le 31 le c'est pas le 31 d'ailleurs, on doit être le 26 ou 27, enfin fin mars, c'est loin mais nous y sommes quand même et comme je suis une femme de parole, je suis parmi vous et je vous prie de bien vouloir m'excuser parce que je vais faire quelque chose que je déteste. Je vais vous faire ce que j'appelle un discours TGV parce que malheureusement je suis obligée de repartir.

Je suis attendu à 15h à l'Assemblée nationale ce qui ne me permettra pas d'échanger avec vous après ces propos introductifs et j'en suis désolé parce que la richesse évidemment de ces rencontres, ce sont les échanges que nous pouvons avoir les uns avec les autres. Alors pour autant évidemment, je suis ravie d'être en sa voix au cœur de ces montagnes qui finalement nous appellent tous à l'humilité et nous appelle aussi ou nous rappelle une vérité. Finalement, c'est comme l'engagement social. Les plus beaux sommets se gravissent pas à pas avec persévérance, courage et solidarité. Et je crois qu'il y a là un très beau symbole que ce qui se fait au sein évidemment des CCAS.

Évidemment, je suis d'autant plus ravie que je suis entourée d'élus qui agissent là où les besoins s'expriment avec le plus de force, c'est-à-dire au plus proche du quotidien de nos concitoyens. Et ce vécu, je l'ai évidemment en partage avec vous, élu de la 12e ville de France mais qui compte sept quartiers politiques de la ville dont un qui est le 6e quartier le plus pauvre de France. Donc vous le voyez à Reince, il n'y a pas que le champagne, il y a aussi les difficultés du quotidien. Et je sais combien sur tous les territoires l'uncasse incarne mieux quiconque.

La force vive du maillage territorial, 51 millions de vies finalement concerné parce que vous agissez quasi auprès de 75 % de le de la population tous les jours partout sur le territoire. J'ai lu, évidemment, j'ai eu la chance de l'avoir un peu en primeur, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt le baromètre que vous allez présenter et qui confirme avec force que 2 tiers des Français reconnaissent l'action des CCAS. Je crois que c'est important, on ne cherche pas de reconnaissance mais montrer que le travail qui est fait correspond à une attente, ça c'est évidemment extrêmement important.

Et bien évidemment, dans cette démarche vers une justice sociale, l'État et les collectivités forment une véritable cordée parce qu'il y a une complémentarité. J'ai entendu, monsieur le président, j'ai entendu monsieur le maire, j'ai entendu monsieur le président du département qu'évidemment il faut continuer, qu'évidemment on peut faire mieux mais en tout cas déjà reconnaissons ce que nous faisons. Je voudrais également dire combien j'ai entendu le constat posé par Luc Carbournas. J'ai entendu l'appel urgence sociale tenir jusqu'à quand ? Bien sûr, cette question peut paraître brutale, mais nous devons à la vérité de comprendre que notre pays traverse de profondes mutations.

On ne peut pas ne pas être interpellé par ces mutations, celles finalement de millions de nos concitoyens face à l'incertitude que nous connaissons. Et je voudrais m'arrêter un instant sur un élément majeur. Nous sommes dans cette salle, je pense tous nés avec le modèle social. Il date de 1945. Il aura donc 80 ans à l'automne, pensé en 1945 par celles et ceux qui composaient ce Conseil national de la résistance, le modèle est un modèle qui a réussi à passer ces 80 années. Ce modèle, c'est un modèle basé sur la solidarité intergénérationnelle et portée par les seuls actif et on ne peut pas faire comme si ce modèle n'était pas aujourd'hui dans une situation compliquée.

Le dire, ça n'est surtout pas y renoncé. C'est au contraire vouler aller vouloir aller plus loin quant à sa pérennité. La question que nous devons nous poser, c'est un modèle qui est finalement celui qui est porté chaque année en loi de finance de la sécurité sociale, ce qui veut dire 650 milliards d'euros pour cette année voté par les parlementaires au mois de février avec un déficit de 22 milliards. C'est même plus de 22, c'est 2200. En espérant que évidemment les recettes prévues seront au rendez-vous faute de quoi évidemment le déficit pourrait être plus important. Et donc quelque part nous partageons cette vision et quelque part être les héritiers de cette vision nous obligent.

La question qu'on doit se poser ensemble aujourd'hui c'est comment garantir sa pérennité ? Et ça c'est un sujet et je le dis avec force ce matin, c'est un sujet qui évidemment n'est pas celui du contexte international. Le contexte international est un autre sujet et j'ose dire que si vous regardez les sujets de notre modèle social sur les 10 dernières années, vous voyez que ces questions existaient déjà avant le renchérissement qui est posé par la guerre qui sévit à nos portes. Donc pour être très clair, il n'est pas question de commencer à ambiancer des économies de guerre qui viendraient taper le modèle social.

La question que nous devons nous poser, c'est comment les Français veulent garder ce modèle social et comment nous travaillons pour le garder. Et là-dessus, l'État évidemment a une responsabilité, c'est d'être exemplaire dans la gestion de ses moyens, c'est-à-dire commencer par lui-même. C'est d'ailleurs ce qui est fait dans les textes qui ont été votés au mois de février, chercher tout ce que nous pouvons supprimer pour préserver l'essentiel. Et quelque part cet enjeu-là, on nous l'avons partout et je l'ai dit tout à l'heure au président du département dont je connais l'attachement à ces stratégies d'accompagnement de nos concitoyens.

Je peux vous dire que sur la revalorisation du RSA au 1er avril, c'est l'application de la loi votée par le Parlement et que tous les ans nous mettons en application cette loi. C'est juste une loi, elle est faite pour être appliquée. Et donc ça veut dire que au 1er avril, l'État va revaloriser la prime d'activité, les prestations familiales, la et que nous finançons directement. Cette année, c'est le taux de l'inflation est à 17. Ça sera donc revalorisé à un 7. Pour mémoire, l'année dernière, c'était 4,6 %. Je le dis parce que nous sommes à un moment où il y a des rendez-vous qu'on ne peut pas louper. Ce qui veut dire que nous avons à discuter avec nos partenaires.

Ça a été évoqué par le président du département. Le département sur les AIS est un est un acteur majeur et nous avons à travailler ensemble sur ces sujets. Les sommes sont conséquentes mais nos concitoyens nous attendent au rendez-vous et nous serons à ce rendez-vous. Alors, au-delà de cet enjeu financier, l'autre élément sur lequel je voulais évidemment dire un mot, c'est celui qui est encore plus profond, c'est celui du virage démographique. Au moment où je vous parle, la baisse de la natalité est extrêmement importante. Si je prends l'exercice 24, 670000 naissences pour 6500 décès. Vous voyez que la question du croisement des courbes est une question extrêmement prnante.

Nous sommes aujourd'hui à 1,1 actifs pour un retraité, à une époque où on a connu quatre actifs pour un retraité. C'est ça l'évolution du modèle français, c'est-à-dire des besoins qui augmentent d'un côté et des actifs qui sont moins nombreux de l'autre côté. D'où évidemment l'interpellation sur les équilibres. Alors après bien sûr la question c'est de regarder l'attention de nos concitoyens et leurs attentes. Première d'entre elles, la santé qui reste une priorité absolue. Vous le mettez très bien dans votre baromètre pour 88 % des Français. L'alimentation, le logement suive. Et ce que l'on voit bien évidemment, c'est aussi le rôle fondamental de deux approches qui doivent marcher de pa.

C'est celui des communes qui est vraiment la commune et reconnue comme le premier partenaire de nos concitoyens. Et le deuxième, c'est l'État suivi ses rervé par les départements. Et nous avons là la trilogie gagnante de celles et ceux qui sont au service de nos concitoyens au plus près de chacun d'entre eux. Alors évidemment quand on voit cette confiance et cette attente, cela nous oblige et nous avons besoin d'apporter des réponses très concrètes. Et c'est la raison pour laquelle je le dis, l'État dans son budget 2025 continue à investir pour les solidarités. Je donne quelques exemples.

Je déteste jeter les millions en pâure, mais quelques-uns des axes sur lesquels vous m'aviez interpellé, monsieur le président, lors de vos vœux, sont des axes que nous retrouvons dans la loi de finance. Je pense à l'alimentation, 80 millions qui ont été mis sur le sujet, 70 millions pour la tarification sociale des cantines, 168 millions d'euros maintenus pour les contrats d'insertion avec les départements et le maintien des contrats emploi jeunes dans les mission locales parce que sur ces axes là, il y avait des attentes spécifiques, des besoins particuliers qu'il fallait absolument garder pour accompagner les plus modestes et pour aller dans une logique émancipatrice de la pauvreté.

Ensuite, nous avons partagé plusieurs priorités sur lesquelles je voudrais revenir. D'abord, renforcer les moyens consacrés à la domiciliation parce que c'est la pierre angulaire de l'accès au droit, notamment pour les personnes sans domicile fixe. Nous poursuivons le financement expérimental pour 50 ccas dont l'animation de 39 territoires, zéro non recours. Je crois que c'est le cas, monsieur le préfet, dans ce département et dans cette ville, monsieur le maire, afin de simplifier et de faciliter l'accès au droit alors que 34 % des personnes qui ont accès au RS ont droit au RSA ne le demandent pas, ce qui peut faire basculer des messages. C'est une promesse républicaine.

Ne laisser personne au bord du chemin. Lutter contre la pauvreté des l'enfance, c'est évidemment les moyens dédiés aux communes avec un accompagnement, un doublement de l'accompagnement pour les communes rurales parce que un repas complet à midi, c'est aussi une politique de prévention. Je voudrais également redire combien le remplissage à la source n'est absolument pas une volonté de stigmatisé, c'est une volonté de simplification parce que là-dessus, je crois qu'il est important de se rendre compte, je viens de l'évoquer, du non recours.

Il est important de parler de la fraude et je le dis devant vous parce que évidemment chaque fois qu'on fraude, c'est de l'argent qui ne va pas vers les bénéficiaires. on ne peut pas le faire. Et enfin, c'est aussi une simplification pour certains de nos concitoyens. Quand je regarde les premiers retours de mars, ce que me disent les équipes, c'est que l'une des premières difficultés, c'est la différence entre le brut et le net. Et quand les déclarations sont fausses, ça donne mieux à des non recours, ça donne mieux à des recouvrements et ça met des familles dans la difficulté. La bonne déclaration, c'est le juste droit et ça évite toutes ces complexités. La réforme de France travail.

Cherc, là nous n'avons pas forcément totalement la même lecture, mais on doit se dire les choses. Elle est proche finalement du principe du hérémite 88. Ne jamais perdre de vue l'objectif d'insertion sociale et professionnelle. C'est ça le sujet. On accompagne et on accompagne par quoi ? par l'autonomie vers l'emploi. Et donc ce que nous devons au bénéficiaires du RSA, ça n'est pas qu'un accompagnement financier, c'est réellement une démarche vers l'emploi. Quand on regarde les 49 départements volontaires, nous avons 70000 bénéficiaires accompagnés, 54 % ont retrouvé un emploi en 1 an, 42 % sont sortis du RSA et 90 % se disent satisfaits de l'accompagnement.

Donc on est bien dans une logique d'autonomie par le travail et je pense qu'il faut qu'on continue sur le sujet. Vous avez à juste titre évoquer nos outremèes à mon tour de dire combien évidemment l'outre est pleinement intégré au pacte des solidarités. Nous renforçons les moyens dédiés en particulier pour la lutte contre l'illéisme, l'accompagnement des enfants pendant les 1000 premiers jours et je mesure évidemment la nécessité de la refondation du territoire à Mayotte. Mon ministère, il prend toute sa part, notamment sur un sujet très attendu par les Maoré, c'est de faire converger les droits sociaux et le service le développement également économique de l'île.

Immédiatement après le cyclone, le gouvernement a déployé des moyens à destination de la Croix-Rouge. Mais nous continuons avec des équipes mobiles, notamment santé précarité. Je voudrais rendre hommage au travail qui est fait de prise en charge d'aller vers les populations les plus vulnérables qui ont été déployés avec la RS. Je rends hommage à la plateforme sur les téléconsultations parce qu'on voit bien qu'il y a là des initiatives extrêmement intéressantes. Mais quand je parle de Mayotte, je ne parle pas de toutes les outresemères. Je n'oublie pas également et j'ai échangé avec Eric Barx au téléphone il y a quelques jours.

Je n'oublie pas Garance à la Réunion qui a également été un sujet. Je n'oublie pas non plus les sujets du vieillissement en Guadeloupe comme à la Martinique. Donc les sujets ultramarins sont évidemment comme dans l'hexagone des sujets pluriels qui nécessitent des réponses tout aussi plurielles. Et vous avez vu d'ailleurs que le Premier ministre a fait le choix de confier à un ancien premier ministre ses sujets. C'est dire et vous avez vu l'ordre protocolaire des outresemes dans le gouvernement. C'est un signe qu'il faut lire et qu'il faut redire. la volonté de du gouvernement d'être présent partout outreem que dans les comme dans l'hexagone.

En matière de logement, je j'aichangé avec Thierry Repentin qui à l'instant me disait combien euh l'évolution de ma prime adapte était un succès. C'est majeur parce que l'évolution de ma prime adapte, c'est le maintien à domicile d'un certain nombre de nos concitoyens. Je voudrais également mettre dire un mot sur le plan voulu par ma collègue Valérie Lettard sur le plan global intitulé 1 an pour construire.

Valérie a été extrêmement engagée dans le projet de loi de finance qui était un projet de loi de finance difficile pour apporter des réponses des réponses très concrète et je pense notamment aux extensions de PTZ qui sont alors évidemment on n'est pas sur des populations qui sont sur une logique de pauvreté mais on est sur des populations qui en pouvant accéder permettent de faire fonctionner la chaîne du logement et notre sujet c'est l'embolisation de la chaîne du logement. Donc dès lors qu'on arrive à l'ouvrir, on arrive à permettre à d'autres d'entrer dans le logement. C'est un enjeu absolument majeur. Le logement, Jean-Louis Borlot le disait, c'est le nid.

C'est là où l'on construit sa famille. Et après le logement, le deuxème sujet évidemment c'est l'alimentation. Et nous allons poursuivre le sujet du programme mieux manger pour tous dont bénéficie de nombreux CCAS. et nous allons avec les acteurs de l'aide alimentaire que je salue et dont je remercie le travail continuer à travailler. C'est une transformation en profondeur. Vous avez vu que j'ai effectivement signé le décret le 14h le 14 mars sur le Nutriscore avec une vigilance particulière pour les publics précaires parce que c'est un outil d'information. Ça permet à nos concitoyens de faire des choix mais derrière ça va plus loin.

J'ai évidemment rencontré les industries alimentaires avec lesquelles nous avons signé un accord pour aller plus loin sur une stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat avec évidemment le ministère de l'agriculture. Et j'ai également travaillé avec les distributeurs parce que comme vous, j'ai été sensible à l'étude de Foodwatch sur les produits de marque de distributeur et sur le côté sucre, sel, gras qui quelque part ne sont pas aussi bons pour la santé. Et donc aujourd'hui pour moi le sujet est clair. Les prix bas c'est bien. La qualité pour la santé et les prix bas c'est mieux.

Et ce sont les deux éléments que nous devons articuler et je vais d'ailleurs saisir prochainement le Conseil national de lutte contre les exclusion sur l'enjeu d'une stratégie alimentaire globale. Lors des vœux, j'avais également évoqué que nous aurions rapidement un bilan sur le pacte des solidarités parce que je crois, mesdames et messieurs, qu'une politique publique n'est efficace que si elle est évaluée. Nous devons être en capacité avec humilité de dire ça ça marche, tant mieux, on poursuit. Ça ça ne fonctionne pas. Nous devons chercher pourquoi ça ne fonctionne pas et à ce moment-là y remédier et faire d'autres choix.

Il y a trois axes sur lesquels je veux vraiment que nous puissions regarder. L'état d'avancement des mesures nationales, les cantines à 1 € le passo, les petits-déjeuners gratuits à l'école, le bilan de la première année de la nouvelle contractualisation avec les départements et les métropoles et les premiers engagements des packs locaux de solidarité lancés en mai 2024. Cela va nous permettre de mesurer les premiers retours et de regarder ce que nous devons éventuellement faire évoluer. Alors, je voudrais insister sur deux trois éléments sur lesquels on voit des priorités sur lequels nous n'avons pas encore forcément assez de réponses. Je pense à la pauvreté en milieu rural.

Elle se vit autrement avec des problématiques spécifiques d'accès aux services, des problèmes de mobilité, de logement dispersés et évidemment d'énormes sujets d'insertion. Et quand on parle de l'insertion professionnelle, on parle toujours des jeunes. Mais n'oublions pas non plus l'insertion professionnelle de seiors qui ont énormément de mal à retrouver un emploi. Et ce qu'on observe dans les territoires ruraux, c'est souvent un isolement plus profond, une précarité moins visible et comme elle est moins visible, elle est à la fois plus urgente et plus difficile à traiter. Et donc ça n'est pas qu'une difficulté de précarité financière, c'est aussi une précarité de conditions de vie.

Alors, vous allez me dire l'un découle peut-être de l'autre mais quelque part le sujet c'est de regarder ce qui empêche d'être soigné, de bien manger, d'accéder à une kirèche, d'avoir un emploi digne. C'est tout cela et c'est là que tout commence et c'est pour cela que chaque jour vous êtes vous présent à l'écoute et que vous apportez des réponses. Et quelque part, je voudrais dire que là où finalement les projecteurs ne vont pas toujours, si la République est encore debout, c'est aussi grâce à toutes celles et tous ceux qui interviennent sur ce territoire que je voudrais saluer. Je voudrais également, comme l'a fait votre président, dire un mot.

Alors moi, je vais pas vous parler de famille monoparentale, je vais vous parler de maman solo parce que notre sujet, j'ai rien contre les hommes, rassurez-vous, mais ni contre les pères. Mais dans l'immense majorité des cas, on parle de maman solo. Et quand on dit maman solo, je peux vous dire qu'elles peuvent se retourner, elles sont vraiment seules. Et la difficulté, c'est évidemment d'avoir une capacité à les accompagner. Alors, on a commencé à apporter quelques réponses. C'est la pension alimentaire minimale augmentée de 50 %. C'est dès septembre 25 le complément mode de garde qui va être étendu jusqu'au 12 ans de l'enfant.

C'était jusqu'à maintenant 6 ans, mais nous savons que il reste d'énormes inégalités à la précarité, au renoncement, à l'accès à l'emploi. J'accorde beaucoup d'importance par exemple au crèche la vocation d'insertion professionnelle qui sont un des premiers moyens de rencontre avec ces mamans. Mais nous voyons combien on a là des réponses extrêmement importantes à trouver et à construire ensemble. Votre président m'a remis tout à l'heure un document que je n'ai pas lu puisqu'il vient de me le donner sur la votre vos propositions sur la santé mentale. Vous le savez, c'est la cause la grande cause nationale de l'année 25. Un français sur 5 est concerné par ces sujets.

Et là encore, la santé mentale des précaires est un sujet et sur lequel nous devons évidemment apporter des réponses. Je ne vous cache pas que pour moi dans ce domaine, une des premières difficultés, c'est d'avoir à mettre en face les soignants. que nous parlions psychologue, que nous parlons psychiatre, nous avons un sujet de formation absolument majeure dans le pays pour faire reconnaître ces professions et pour inciter un certain nombre de gens à se former dans ces secteurs. Vous m'avez interpellé sur le sujet de la situation financière des ÉPADES et sur le vieillissement.

Alors très concrètement, monsieur le président, vous l'avez rappelé effectivement dans le cadre et c'est peut-être l'occasion de le dire en une phrase. Je rappelle que ce cette loi de financement de la sécurité sociale s'est faite dans un contexte différent et dans un contexte plus transpartisant que nous ne l'avions jamais fait puisque j'ai reçu tous les groupes parlementaires de l'Assemblée et du Sénat et que dans les évolutions de ces textes, il y a des propositions qui ont qui sont venues de manière transpartisane. très vrai pour l'augmentation de l'objectif national des dépenses de santé. C'est très vrai pour l'objectif sur le sujet du fond d'urgence des épades.

Je tiens à le dire parce que c'est important de mettre en avant. Je vois monsieur le préfet, j'accélère. Je c'est vraiment très important de mettre en avant cette notion si vous voulez qui est celle de la capacité de se rassembler. Et donc quelque part la réponse concrète, monsieur le président, je vais présenter un projet en trois phases. Première phase, fin avril autour de petite enfance depuis l'infertilité, les 1000 premiers jours, les modes de garde. 2è sujet autour de l'organisation du travail de la santé plutôt pour mai et en juin le vieillissement, les pas de repenser, l'accompagnement de nos seigneors. Voilà la date du rendez-vous.

Je voudrais également vous dire que je suis j'ai bien entendu votre appel sur la situation des aidents et notamment les 4 millions et dei d'aidents salariés. Vous le savez, nous avons dit aux membres de la délégation permanente, vous avez une feuille blanche. Donc, je relais ce que vous dites, mais je respecte leur travail et je ne mim je ne mimise pas dans les travaux qui sont les leurs. Alors, vous l'avez compris, le sujet c'est que nous devons ensemble aller plus loin en repensant d'une part, d'autre part en travaillant avec toutes celles et ceux qui font nation.

Et je voudrais dire à Thierry Baudet, il a ouvert la voix avec un certain nombre de d'avis sur les droits sociaux, sur l'autonomie. et bien nous allons continuer à avancer ensemble parce que plus nous serons nombreux à faire évoluer la société, plus nous serons au rendez-vous qui avait été fixé par le Conseil national de la Résistance, plus nous serons au rendez-vous de notre pays. Vous savez combien le général de Gaulle, et je parle sous le contrôle de du président de la fondation, combien la souveraineté était un mot que le président que le général de Gaulle évoquait régulièrement. La cohésion de notre pays est une autre idée.

Cette cohésion de notre pays, c'est un de ses successeurs qui la mettait en avant régulièrement, c'est Jacques Chirac. Discours de 3. La force d'une nation, c'est sa cohésion. Son moteur, c'est l'égalité des chances. C'est le sens de notre engagement. Merci à chacune et chacun d'entre vous. Merci Catherine Vin.