Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Premier ministre d’Israël Yaïr Lapid
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel MacronFait
« La souveraineté et l'intégrité de l'Ukraine doivent être respectées, de même que ses choix démocratiques. »
- 4:00Emmanuel MacronFait
« Nous devons ensemble être à ses côtés. »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« Vous savez que vous pouvez compter sur l'attachement indéfectible de la France à la sécurité d'Israël. »
- 6:00Emmanuel MacronFait
« Un Iran qui serait au seuil nucléaire pourrait mener ses activités de manière encore plus dangereuse. »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« Il faut donc défendre cet accord, prendre en compte les intérêts de sécurité de nos amis dans la région, Israël au premier chef. »
- 8:00Emmanuel MacronFait
« Il n'y a pas d'alternative à une reprise du dialogue politique entre les Israéliens et les Palestiniens. »
- 10:00Yaïr LapidFait
« La France a enseigné au monde que la liberté et l'égalité allaient de pair avec la fraternité. »
- 11:00Yaïr LapidFait
« L'Iran dissimule des informations au monde. Il enrichit de l'uranium au-delà du niveau qui lui est autorisé. »
- 12:00Yaïr LapidChiffre
« Le Hezbollah possède plus 100 000 roquettes au Liban dirigées vers Israël. »
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Bonjour Mesdames, Messieurs, je suis très heureux et honoré d'accueillir à Paris le Premier ministre de l'État d'Israël, mon ami Yaïr Lapid. Et je le suis d'autant plus, cher Yaïr, comme tu l'as dit en arrivant, cela fait quelques années que nous attendons et je suis très heureux que vous ayez choisi la France pour votre premier déplacement officiel à l'étranger dans ces nouvelles fonctions. Cela me touche beaucoup, cela me touche beaucoup.
Cher Yaïr, cette visite illustre, s'il en était besoin, la relation singulière et exceptionnelle entre nos deux pays et l'ampleur des liens humains qui nous unissent. Votre visite intervient à un moment crucial à plus d'un titre. D'abord, celui où la guerre est revenue sur le continent européen.
Une guerre délibérément choisie par la Russie, dont les conséquences impactent la sécurité de tous. La souveraineté et l'intégrité de l'Ukraine doivent être respectées, de même que ses choix démocratiques, et c'est cela que défend l'Ukraine face à la Russie. C'est pour cela que nous devons ensemble être à ses côtés.
Votre visite intervient également à un moment crucial pour le Moyen-Orient, avec des crises qui perdurent et d'autres qui couvent. Vous savez que vous pouvez compter sur l'attachement indéfectible de la France à la sécurité d'Israël et sur notre détermination à rester engagés pour garantir la stabilité et la sécurité de toute la région. Vous savez aussi que vous pouvez compter sur ma détermination à poursuivre le combat contre notre ennemi commun, le terrorisme, qui a encore frappé durement Israël au cours des derniers mois.
Parmi les nombreuses crises qui affectent l'environnement d'Israël et qui mettent aussi en jeu les intérêts de sécurité français et européens, je veux évoquer le programme nucléaire iranien ainsi que les activités régionales de l'Iran. Je souhaite rappeler une nouvelle fois notre volonté de faire aboutir dans les plus brefs délais les négociations sur un retour au respect du JCPOA. Nous sommes d'accord avec Israël sur le fait que cet accord ne suffira pas à contenir les activités déstabilisatrices de l'Iran.
Mais je reste plus que jamais convaincu qu'un Iran qui serait au seuil nucléaire pourrait mener ses activités de manière encore plus dangereuse. Il faut donc défendre cet accord, prendre en compte les intérêts de sécurité de nos amis dans la région, Israël au premier chef, et le compléter par des négociations encore plus fortes sur les activités balistiques et régionales. Je ne peux que constater, pour le regretter, que l'Iran refuse toujours de saisir l'opportunité qui lui est offerte de conclure un bon accord, comme l'ont montré les derniers pourparlers avec les Américains à Doha.
Mais sur ce sujet comme sur d'autres, nous allons poursuivre, en étroite coordination avec nos partenaires, tous les efforts pour tenter de ramener l'Iran à la raison. Il y a heureusement aussi des dynamiques positives. Parmi elles, la normalisation des relations entre Israël et plusieurs États arabes qui apporte une contribution importante à la stabilité et la sécurité régionale.
J'apporte tout mon soutien à ce processus. Israël est un partenaire proche de la France. Ces pays arabes le sont aussi.
Et quoi de mieux qu'un partenariat entre eux de notre point de vue ? Il est nécessaire de poursuivre, d'approfondir, d'élargir cette dynamique. Nous en parlerons ensemble et je souhaite que la France puisse au maximum accompagner celle-ci.
Cette dynamique doit aussi s'accompagner de progrès tangibles vers une solution de la question palestinienne qui réponde à la fois aux intérêts de sécurité d'Israël et aux aspirations légitimes du peuple palestinien. Monsieur le Premier ministre, cher Yaïr Lapid, là aussi votre visite intervient à un moment crucial. Il n'y a pas d'alternative à une reprise du dialogue politique entre les Israéliens et les Palestiniens.
Je sais combien vous pouvez marquer l'histoire en relançant un processus en panne depuis trop longtemps. Je sais les difficultés, je n'ignore pas les obstacles. Je sais aussi tous les raccourcis qui sont parfois faits.
Mais je sais, d'expérience, et je peux en témoigner, que vous avez l'étoffe de celui qui peut relever ce défi. Je veux vous dire ici, dans un calendrier avec le respect des échéances qui sont les vôtres et une nécessité aussi de retrouver toute la stabilité pour la vie politique d'Israël, mais vous dire ma disponibilité à contribuer à la reprise de ce processus, de ce dialogue et à mobiliser la communauté internationale en sa faveur. Je conclurai en évoquant le Liban.
Vous connaissez mon attachement à ce pays. Sa stabilité est indispensable à celle de la région. Nous allons poursuivre les efforts entrepris en faveur de son relèvement et je souhaite, à l'occasion de votre visite, évoquer les négociations sur la frontière maritime avec Israël.
Il faut éviter toute action, de quelque nature que ce soit, qui mettrait en danger le processus en cours. Les deux pays ont intérêt à aboutir à un accord qui permettra une exploitation des ressources énergétiques au bénéfice des deux peuples. La France contribue déjà et est prête à y contribuer davantage.
Voilà les quelques mots que je souhaitais avoir. Mais face à tous ces défis, et je n'ai pas été ici exhaustif, pour beaucoup d'autres, vous les connaissez comme moi, et nous aurons l'occasion d'en parler. Je veux ici vous dire que le gouvernement d'Israël et le pays, le peuple tout entier ont beaucoup de chance de vous avoir à leur tête.
N'oubliez jamais que vous avez ici à Paris, un ami fidèle, attaché à la sécurité d'Israël et surtout à sa réussite dans toute la région, et cette réussite, vous et moi, nous le savons, passe par un chemin de paix. Il est exigeant, difficultueux, mais j'ai la conviction intime et profonde que vous aurez en vous toutes les ressources pour y conduire votre pays et au-delà. Merci encore, Monsieur le Premier ministre, cher Yaïr, d'être à Paris aujourd'hui pour cette première visite à l'extérieur et vous êtes le bienvenu.
Merci Monsieur le Président, cher Emmanuel, c'est un véritable plaisir pour moi de me rendre en ma capacité de Premier ministre d'Israël pour la première fois à l'étranger dans un pays qui est un ami proche et avec un président qui est un ami proche. Je vous remercie pour votre chaleureux accueil et pour votre appui et votre amitié toutes ces années, je vous remercie également pour votre fermeté contre l'antisémitisme en France et dans le monde. La France a enseigné au monde que la liberté et l'égalité allaient de pair avec la fraternité.
Notre amitié est fondée sur ces valeurs et sur la conviction partagée que ces valeurs doivent être défendues. Cette année, dans le contexte de la guerre en Ukraine et du terrorisme d'Iran, tout nous rappelle que non seulement la démocratie nous protège, mais qu'il nous incombe de la protéger. Parfois nous n'avons d'autre choix que de recourir à la force de la guerre pour protéger la paix.
Israël et la France sont plus que des amis. Nous sommes des partenaires stratégiques. Nombreuses sont les coopérations économiques et de défense.
Ensemble, nous sommes déterminés à les développer, en particulier dans les sphères technologiques. La France est non seulement un pays au premier plan de l'Europe, mais c'est également l'un des trois pays qui mènent les négociations avec l'Iran sur l'accord sur le nucléaire. Nous avons peut-être nos désaccords sur la teneur de cet accord, mais nous ne sommes pas en désaccord sur les faits.
Or, le fait est que l'Iran viole l'accord et qu'il continue à développer son programme nucléaire. L'Iran dissimule des informations au monde. Il enrichit de l'uranium au-delà du niveau qui lui est autorisé et il a retiré des caméras des sites nucléaires.
Compte tenu de cette situation, le monde n'a d'autre choix que de répondre. Monsieur le Président, en 2018, vous avez été le premier dirigeant mondial à parler de la nécessité d'un nouvel accord avec l'Iran. Un accord plus efficient, mieux défini, un accord qui ne serait pas assorti d'une date d'expiration, un accord avec la pression internationale coordonnée qui empêcherait l'Iran de devenir un État seuil nucléaire.
Vous aviez raison à l'époque, et c'est encore le cas aujourd'hui. La situation actuelle ne peut se perpétuer. Cette situation mènera à une course à l'armement au Moyen-Orient qui menacera la paix mondiale.
Nous devons travailler ensemble pour empêcher que ça se produise. Partout où le terrorisme se trouve, l'Iran n'est jamais loin. Récemment le gouvernement turc a mis à jour un projet d'une cellule iranienne qui se préparait à assassiner des touristes israéliens innocents à Istanbul.
Et il y a quelques jours, des drones iraniens ont essayé d'attaquer une plateforme gazière israélienne près de la côte libanaise. Ces drones ont été envoyés par le Hezbollah, une organisation terroriste qui menace la stabilité du Liban, qui viole sa souveraineté et qui entraîne, sur la voie d'une escalade, Israël, et qui menace les intérêts nationaux du Liban, un pays, on le sait, qui est cher à votre cœur. Le Hezbollah possède plus 100 000 roquettes au Liban dirigées vers Israël.
Il essaye d'attaquer avec des roquettes iraniennes, avec des drones. Israël ne restera pas en retrait, placide, compte tenu de ces attaques répétées. Mon ami, je ne veux pas que notre dialogue ne tourne qu'autour de ces risques et de ces menaces.
Israël et la France sont confrontés à une situation similaire. Nous renforçons l'entrepreneuriat, l'innovation, la technologie et nous aidons les jeunes à dépasser les frontières. Je vous remercie, mon ami, pour votre gentillesse, pour votre amitié et je me réjouis à l'avance de continuer nos travaux dans l'intérêt de nos deux pays.
Merci beaucoup. Merci, Monsieur le Premier ministre, et faites part à votre peuple, à Israël, de notre amitié. Merci, s'il vous plaît, merci.
Je ne vais pas répondre à des questions. [INAUDIBLE] [INAUDIBLE] Messieurs sur les marches, s'il vous plaît, merci Messieurs. Merci beaucoup. [INAUDIBLE] [INAUDIBLE] [INAUDIBLE] [INAUDIBLE] [INAUDIBLE]