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interviewSud Radio (sur YouTube)· 28 novembre 2025 18 min

Annie Genevard : "Le vin n'est pas un alcool comme un autre"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Maxime Liedo, il est 8h17 sur Sud Radio et mon invité politique aujourd'hui Annie Jeunevar. Bonjour. Bonjour.

Ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Énormément de sujets à voir avec vous ce matin. Il sera question bien sûr de souveraineté alimentaire.

Des viticulteurs également qui sont en difficulté plus largement de l'agriculture avec des manifestations partout sur le territoire. Mais pour commencer, l'Assemblée nationale a adopté hier soir à l'unanimité une résolution invitant le gouvernement à s'opposer à l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosour avant des votes décisifs qui vont intervenir au niveau européen dans quelques semaines. Qu'est-ce que ça change ?

Et qu'est-ce que ce vote change pour vous, ministre de l'agriculture ? B ça confirme surtout l'opposition des Français à ce projet d'accord. Euh je considère que cet accord tel qu'il a été conclu il y a un an n'est absolument pas satisfaisant.

D'abord parce que il expose notre agriculture à une concurrence qui est déloyale et ça ça n'est pas acceptable. H donc ce vote et cette résolution c'est quoi ? Est-ce que ce n'est pas un encouragement supplémentaire à refuser définitivement cet accord ?

En tout cas le Parlement dans son unanimité a dit ce projet d'accord tel qu'il existe aujourd'hui nous n'en voulons pas. Nous ne voulons pas de produits qui concurrencent nos propres agriculteurs, qui utilisent des substances ou des médicaments que nous avons interdit depuis très longtemps. Nous voulons protéger notre agriculture de cette de cette concurrence qui n'est pas qui n'est pas loyale.

Donc il faut écouter le parlement. Ah bah il faut toujours écouter le Parlement mais surtout sur cette résolution. Bah nous on a on a la France a fixé les conditions auxquelles elle pourrait euh regarder plus positivement cet accord.

Euh il faut effectivement une clause de sauvegarde qui empêche la déstabilisation de nos marchés. Il faut des mesures miroires qui imposent une réciprocité des normes. Il faut des contrôles surtout de ce qui arrive des pays du Mercosur et et toutes ces conditions à à date ne sont absolument pas remplies.

Donc quelle est la position, on va dire officielle de la France ce matin après ce vote qui engage quand même le Parlement français ? Si je vous pose la question, c'est qu'on a bien senti, quoi qu'on en dise et j'imagine votre position d'équilibrée ce matin, mais que le président de la République avait connu, on va dire, des hésitations entre son voyage au Brésil et ses derniers mots où il avait d'abord affirmé qu'il y aurait un nom ferme de la France juste avant avoir dit que en réalité l'accord pouvait être acceptable. Est-ce que c'est un nom toujours aussi ferme ou est-ce que c'est un oui mai ?

Bah, nous avons fixé les conditions. La France d'une seule voie, qu'il s'agisse du président de la République, du premier ministre et des ministres en charge de ces questions. Benjamin Hadad et Barreau et moi, nous avons toujours dit euh voilà les conditions d'exigence de la France.

Donc et ça ça n'a pas varié. Euh la clause de sauvegarde qu'on pensait pouvoir être adoptée rapidement ne l'est pas. Les mesures miroires, elles ne le seront pas non plus avant le 20 décembre.

Donc il y a beaucoup de conditions qui à date ne sont pas remplies et qui sans doute euh vont inspirer une réponse qui n'est pas à date encore connue. Mais aujourd'hui en l'état ce projet d'accord n'est pas acceptable. Hm.

Quand vous dites une réponse qui n'est pas encore connue, c'est que si jamais cet accord il y a une date, c'est le 20 décembre en tout cas euh et et est signé, la France forcément réagira de manière forte. Ben la France s'exprimera naturellement. La France est le plus grand pays euh euh agricole de l'Union européenne.

Elle a une voix forte et qui est toujours regardée avec écoutée avec beaucoup d'attention. La signature finale devrait avoir lieu le 20 décembre du côté du Brésil. Qu'est-ce qui vous reste pour qu'on comprenne et pour que ceux qui nous écoutent saisissent bien le jeu ?

Qu'est-ce qui reste concrètement comme moyen à la France pour s'opposer à la signature de cet accord ou si ce n'est s'opposé en tout cas garantir les quelques points que vous soulevez là ? Bien, vous savez dans l'Union européenne nous sommes 27. Cette affaire ne dépend pas que de la France même si la France est un grand pays agricole.

Donc il faut que nous convainquions les pays européens de ne pas accepter ce projet d'accord en l'État. Mais euh il n'est il n'est pas garanti aujourd'hui euh euh qu'une majorité s'oppose à ce projet d'accord. C'est la raison pour laquelle la France a essayé d'en corriger les effets négatifs.

Mais bon, nous verrons comment tout cela tourne. Cela dit le 20 décembre, l'affaire ne sera pas finie. Euh l'histoire n'est pas achevée puisque le Parlement européen aura à se prononcer au printemps.

Donc vous voyez, c'est quand même un projet d'accord qui a 25 ans d'existence. S'il avait été aussi bon que ça, il serait déjà signé. H donc on va dire excessive vigilance donc jusqu'au jusqu'au 20 décembre.

Au fond, si Mercure aussi inquiète autant, c'est que derrière il y a cette question de la souveraineté alimentaire qui est le cœur du métier des agriculteurs. Et vous vous dites souvent Annie Jeunev, ministre aussi de l'agriculture et des agriculteurs, le 8 décembre vous lancez un grand plan qui est le grand réveil alimentaire. Quelle est cette ambition à travers ce qui peut paraître uniquement comme un slogan ?

Il faut éveiller euh nos nos compatriotes, nos concitoyens à euh au constat que euh nous ne sommes plus autonome euh dans euh notre capacité à nourrir la population. Nous importons de plus en plus, nous produisons de moins en moins. C'est la raison pour laquelle nous devenons dépendant d'autrui.

Et vous savez, il y a une dimension régalienne dans l'alimentation quand et nous parlons beaucoup aujourd'hui de la résurgence de conflit de possibles conflits armés. Voilà, pouvoir nourrir sa population dans une période très instable où la géopolitique est est instable, c'est extrêmement important. Donc moi, je pense que ce ce réveil alimentaire, c'est d'une part il faut que euh évidemment les gouvernants prennent la mesure de l'enjeu.

Il faut que notre pays puisse nourrir sa population et il faut aussi que les Français mesurent que l'acte d'achat est un acte citoyen. Hm. Qu'ils regardent d'où viennent les produits qu'ils achètent.

Il faut lire les étiquettes, il faut regarder. Alors ça veut pas dire se se s'enfermer dans nos frontières, mais c'est c'est le c'est le citoyen, c'est le consommateur qui a qui a une grande partie de la réponse au problème au problème que nous que nous mettons sur la table. Pas que le pas que le consommateur, il faut aussi que nous assurions une simplification des normes.

Il faut aussi que nous soutenions notre tissu agricole et agroalimentaire. Mais le consommateur est une clé essentielle. Dans ce grand plan, on va dire réveil alimentaire que que vous lancez.

Quelles sont les ambitions ? Qu'est-ce que vous allez annoncer ? Ce sera le 8 décembre.

Mais pour qu'on comprenne bien, qu'est-ce que vous allez essayer de mettre en place pour que justement les les citoyens soient un peu plus sensibilisés pour qu'on s'empare de ce sujet-là totalement ? Mais déjà, il faut une prise de conscience. A-t-on bien conscience de ce qui se joue quand un poulet consommé en France sur deux n'y est pas produit ? quand 50 % des fruits et légumes que nous consommons ne sont pas produits en France lorsque nous perdons de l' de la l'autonomie alimentaire dans le bœuf, dans l'agneau et et bientôt aussi dans le porc et même dans le lait alors que nous sommes incroyable.

Vous savez ce qu'on vous répond quand on vous dit ça ? Le français on les a souvent en standard disent non mais moi j'adore les produits français mais ils sont un peu plus chers que les autres. partout et à la fin quand on voit on va dire un billet moyen pour les achats du quotidien qui baissent et ben acheter français c'est de plus en plus compliqué.

Est-ce que par exemple le plan le grand réveil alimentaire va justement peut-être aider ces filières ou aider justement les consommateurs ? Vous savez, je suis sur le terrain une à deux fois par semaine. Je visite énormément d'exploitations d'entreprises agroalimentaires.

Je vois euh beaucoup euh d'initiatives de de vente de proximité, de vente à la ferme. Euh les produits ne sont pas nécessairement plus chers et je pense que c'est une image dont il faut effectivement se débarrasser. Nos agriculteurs français ont du talent.

Ils peuvent couvrir toute la gamme de prix et de produits. Il y a pas que le haut de gamme, il y a pas que le premium, il y a aussi la consommation quotidienne de tous les jours des Français qui qui qui peut être satisfaite par des productions françaises. Et et vous vous rappelez de cette idée du président de la République pendant un temps de de faire des chèqus alimentaires.

Est-ce qu'on pourrait par exemple penser à des chèqus alimentaires spécifiques pour les Français qui acheté directement, on va dire, des produits français ou des produits locaux ? Non, je pense pas que ce soit enfin je je ne retiens pas pour l'heure cette idée qui d'ailleurs n'a pas prospéré. Euh en revanche euh dans les cantines, dans la restauration collective euh nous a la loi égalime a posé le principe de 50 % de produits de qualité dont 20 % de bio.

Euh là, il y a beaucoup d'approvisionnement local aussi. Ça c'est une façon d'aider directement les producteurs français souvent en proximité mais pas que. et et c'est une c'est une prescription importante qui peut soutenir la la notre agriculture parce que c'est ça qui est en jeu aujourd'hui.

Annie Jeunevar, il y a bien sûr les problèmes des agriculteurs, il y a aussi les problèmes des viticulteurs avec un secteur en difficulté, plus de 600000 emplois, c'est un chiffre d'affaires de près de 32 milliards. Et pourtant, la France, si on fait les calculs et si on regarde les derniers chiffres, a perdu près de 10 % de son vignoble en 3 ans. Face à cela, une solution qui peut paraître désastreuse, c'est l'arrachage des vignes et un plan que vous avez annoncé de 130 millions d'euros pour arracher les vignes et pour moderniser la filière dans le contexte quand on les entend souvent quand ils manifestent, ils disent c'est la manifest c'est la manifestation de la dernière chance.

Est-ce que ce plan est suffisant ? Nous verrons bien la viticulture française, pas toute la viticulture mais certains vignobles souffrent beaucoup. Il souffrent à la fois de surproduction, on produit trop de vin et de déconsommation.

Les Français boivent moins de vin et en particulier de vin rouge. Donc forcément, il y a un moment où les cuves sont pleines et les bourses sont vides. Mais est-ce que pardon dans dans dans ce cas-là, est-ce qu'il y a une logique à aller aider une filière quand en réalité la consommation diminue ?

C'est-à-dire est-ce que c'est à l'état d'aller, on va dire, distribuer un peu d'argent si derrière on sait que la consommation ne va pas suivre ? Non, je pense qu'on peut pas présenter les choses ainsi. D'abord, la viticulture française, c'est un fleuron de l'agriculture.

La viticulture française est connue dans le monde entier. Nous avons des vignobles d'exception. Nous avons des savoir-faires remarquables.

Donc loin de moi l'idée que il faudrait parce que la viticulture est en crise en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, éteindre cette filière magnifique qui produit, qui exporte, qui est reconnue dans le monde entier. En revanche, adapter le volume de la production aux capacités du marché, c'est l'ambition effectivement de l'arrachage. Ce sont c'est ce que demandent les viticulteurs.

Certaines années, on a beaucoup planté, peut-être un peu trop. Il faut réduire le volume de la production pour pouvoir assurer des revenus parce qu'aujourd'hui, c'est une crise du revenu pour de trop nombreux viticulteurs et en particulier de jeunes viticulteurs qui ont toute mon attention. Donc oui, cette opération d'arrachage, elle va pas éteindre pour autant le vignoble français naturellement, mais elle réduit un peu la masse de euh de production parce que on ne peut pas la elle ne trouve pas euh complètement acheteur.

Et vous avez fait les loges, on va dire, du vin à la française. Est-ce qu'on a eu tort, on va dire, dans les derniers mois, les dernières années, de présenter le vin comme un alcool comme un autre ? Alors, sans doute, si on l'a fait, a-t-on eu tort ? parce que le vin n'est pas un alcool comme un autre.

D'une part parce que c'est un univers d'une richesse incroyable en terme gustatif. C'est un patrimoine, c'est une histoire. Ça accompagne les grands moments de la vie de chacun et évidemment c'est un alcool qu'il faut consommer avec une certaine modération.

Mais ça le vin suppose un apprentissage et c'est vrai que les modes de vie des français ont changé. Le repas prix en famille, la le la bonne bouteille qu'on ouvre le dimanche autour de la table famille avec le la famille ou les amis. C'est une c'est c'est une habitude qui sans doute a perdu un peu et c'était c'était aussi le moment de l'apprentissage du vin car le vin est un univers à apprendre et donc le vin n'est pas n'est pas un alcome comme un autre.

Et autre sujet également puisque Sud Radio est partenaire d'un concert de solidarité qui se tiendra ce lundi à Narbon notamment pour aider pour se souvenir des incendies qui ont ravagé l'audre cet été. Plus de 11000 hectares brûlés 7 millions d'euros d'aide avaient été débloqués. Est-ce que vous depuis votre poste, madame la ministre, vous observez que les agriculteurs et les viticulteurs petit à petit se relèvent enfin ?

Alors, en France, il y a toutes sortes de d'agricultures. Il y a des territoires qui vont bien, il faut le dire parce que il faut encourager nos jeunes à aller vers ces métiers, les métiers du vivant qui qui attirent hein. On a de plus en plus de jeunes dans les établissements agricoles et je pense qu'il est important de donner aussi une image positive de l'agriculture et de l'agroalimentaire.

Il y a de belles carrières à faire, mais c'est aussi euh à certains endroits dans certaines productions des difficulté et il faut en prendre la mesure. Et moi, je le dis souvent, mon travail, mon rôle, mon devoir, c'était auprès des agriculteurs et de répondre à leurs difficultés. Euh vous savez, le ministère de l'agriculture, c'est un ministère des crises et il y en a beaucoup à gérer en ce moment.

Comme on se le disait juste avant cette intervie, haut crise que vous avez d gérer en mettant les mains dans le cambouille, c'est évidemment ce qui se passe d'un point de vue épidémique avec la dermatose notamment nodulaire contagieuse. Il y avait eu 102 foyers en France, six départements touchés. À l'heure où on se parle, madame la ministre, où en est la maîtrise de ce virus ?

Et bien la l'épidémie est en passe d'être maîtrisée. Il y a encore quelques cas dans les pyrénèses orientales, mais nous avons éradiqué la maladie en Savoie, en haut de Savoie, dans le rô où nous avons pu revenir à une vie normale. Les foyers qui ont été les les les cptelles qui ont été dépeuplés ont pu être remplacés.

La vie reprend ces exploitations et j'en suis profondément heureuse parce que c'est une terrible maladie très contagieuse qui pourrait emporter tout le septel bovin français et nous l'avons stoppé, nous l'avons éradiqué et nous espérons pouvoir le faire très bientôt dans les Pyrénées orientales pour se débarrasser de cette maladie. Vous savez, en savoir et en haute Savoie, on a pu protéger, grâce à la stratégie que j'ai mise en place, euh nous avons pu protéger plus de 99 % du CHPTEL. Donc c'est une réussite que l'on doit à la discipline des éleveurs, à l'engagement des vétérinaires, des services de l'État, des bénévoles.

Il y a eu un élan extraordinaire et on a pu vacciner rapidement, massivement et c'est la meilleure des protections qui soit. Autre autre crise et on en terminera par là madame la ministre, c'est évidemment la crise de la de la grippe avière avec plus déjà de 200 foyers de grippe partout en Europe dont une soixantaine rien qu'en France. Est-ce que les éleveurs touchés seront indemnisés intégralement surtout quand on sait que c'est l'une des crises qui on va dire démarre le plus le plus massivement ?

Et oui, vous voyez ainsi la vie du ministère de l'agriculture à peine a-t-on résolu une épidémie qu'il en surgit une autre et celle-là est redoutable. Euh donc elle touche beaucoup de pays parce que c'est lié aux oiseaux migrateurs qui infectent nos élevages. Donc nous la France vaccine depuis plusieurs années maintenant.

Donc elle est moins touchée que d'autres pays européens mais elle est quand même très touchée cette année. L'attaque est très forte. plus de 70 élevages qui évidemment sont indemnisés lorsqu'il faut abattre euh les volailles contaminé euh et on indemnise naturellement les élevages euh mais aussi les pertes économiques.

Donc un guffichet d'anemnisation a été ouvert pour la campagne 2024-2025 et voilà l'état est au rendez-vous. L'État est au rendez-vous. Madame la ministre, quatre quatre petites questions encore.

Vous répondez simplement par oui ou par. Les questions seront brèves, les réponses doivent l'être généralement tout autant. Est-ce que vous considérez qu'il faut désormais interdire le neurotoxique qu'on appelle l'exane ?

Les députés ont voté une taxe dessus. Est-ce que vous considérez puisque ça concerne l'industrie agroalimentaire qu'il faut l'interdire définitivement ? Moi, je me fie à la science.

Ce que dit la science pour moi est la boussole. Hm. Donc oui ou non ?

Écoutez, je c'est une question qui est à l'étude euh sur l'exame. Donc nous verrons ce qu'and dit la science. Est-ce que vous achèterez si vous passez en librairie après le 10 décembre le nouveau livre de Nicolas Sarkozy ?

J'ai toujours beaucoup lu avec attention Nicolas Sarkozy, donc par curiosité sans doute. Oui. Oui.

Bien sûr. Est-ce que vous considérez que le président du parti duquel vous avez été suspendu, Bruno Rotaillot, a encore un avenir au sein de la vie politique française notamment pour 2027 ? Je pense que le jeu est ouvert donc oui.

Oui. Merci beaucoup Annie Genevard d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio et vous confirmez parce que vous savez ce que vous allez provoquer en affirmant que le vin n'est pas un alcome comme un autre. Vous assumez.

J'assume. J'assume. En tout cas, merci d'être venu ce matin au micro de Sud Radio Annie Genevar.

Je le rappelle, vous êtes la ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Bon courage donc dans ce petit Matignon, le ministère qui enchaîne les crises dans un instant. Un sujet où là aussi c'est fait pour répondre à la crise.

On parle évidemment des annonces du président de la République concernant le service national et annonce faites hier. On vous pose cette question auditeur de Sud Radio. Est-ce que vous par exemple vous encourageriez vos enfants, vos petits-enfants à vous engager pour aller défendre la France ?

Il y a un seul numéro 0826 300300. On en discute notamment avec Arlet Chabot et vous bien sûr au standard. à tout de suite.