Meeting à Villeurbanne #BHVilleurbanne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 73 %Attaque 22 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56Invité politiqueChiffre
« Nous venons de rendre public un nouvel appel de plus de 250 élus de gauche qui se sont manifestés pour soutenir la candidature de Benoît Amont. »
- 3:59Invité politiqueFait
« baisser l'impô, baisser l'ISF des plus riches en retirant les actifs financiers de la base de l'ISF. Ça n'est pas à la gauche, ça n'est pas notre projet. »
- 4:40Invité politiqueChiffre
« Se fixer comme objectif politique d'économiser 10 milliards d'euros sur l'indemnisation des chômeurs, ça n'est pas la gauche, ça n'est pas notre projet. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Se fixer comme objectif de négocier la durée du temps de travail dans chaque entreprise par des accords d'entreprise. Ça n'est pas la gauche, ça n'est pas notre projet. »
- 6:12Invité politiqueFait
« un monde dans lequel les richesses sont réparties de manière de plus en plus inéquitable dans laquelle quelques milliardaires possèdent autant que la moitié de la population mondiale »
- 6:53Invité politiqueFait
« Si nous voulons continuer à générer de la richesse, il faut produire autrement, il faut se déplacer autrement, il faut partager la richesse autrement. »
- 32:15Invité politiqueFait
« il a fallu une question qu'elle n'avait sans doute pas préparé, madame Le Pen, cette fois-ci au grand jury HTEL où on lui a demandé est-ce que le président Chirak et honorons le choix qu'il a fait ce jour-là, est-ce que le président Chirak avait eu raison de reconnaître la responsabilité qui était dans la rafle du Veldive »
- 34:59Invité politiquePromesse
« Si vous installez Marine Le Pen au pouvoir, sachez que vous prenez le risque de ne jamais retrouver un jour le pouvoir. »
- 1:08:03Invité politiqueChiffre
« dans toutes les villes où le dernier bureau de poste a fermé, le score du Front National à l'élection suivante a augmenté de 10 %. »
- 1:12:53Invité politiqueChiffre
« On est 14 % de pauvres. On ne peut pas accepter dans notre pays qu'il subsiste 10 % de chômeurs. »
- 1:15:25Invité politiqueFait
« Il y a qu'en France qu'on fait ça. Quand même incroyable. Il y a ceux qui vous disent il y a ceux qui vous disent parce que nous sommes un vieux pays chrétien, c'est la rédemption par l'effort. »
- 1:16:49Invité politiqueChiffre
« Cette année est une année record, 55,7 milliards d'euros de dividendes distribuées par les entreprises du CAC 40. »
- 1:18:08Invité politiquePromesse
« Si vous n'avez rien, c'est 600 €. Si vous avez un peu de revenu brut, votre revenu universel qui vous sera versé diminue. »
- 1:35:48Invité politiqueFait
« Il n'y aura pas de transition écologique solide, crédible sans qu'elle se fasse au niveau européen. »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Effectivement, le commentaire nous donne déjà battu. On nous demande même parfois pourquoi nous faisons campagne. Parce que nous savons nous que les seuls combats perdus sont ceux qui ne sont pas menés jusqu'au bout. Parce que nous savons nous que rien n'est jamais joué d'avance, que rien n'est jamais gagné d'avance et que tout reste à gagner. Et nous savons nombre de combat que nous avons gagné en les menant jusqu'au bout. Alors oui, Benoît, nous sommes avec toi parce que ce combat, nous allons le mener ensemble et nous allons le gagner avec toi. Pourquoi sommes-nous là ? Nous sommes là, chers amis, parce que nous sommes la gauche. Nous sommes la gauche. Celle qui agit.
Celle qui agit pour transformer le réel. Celle qui incarne le réel. celle qui également depuis des décennies dans notre pays incarne l'espoir, incarne l'espérance, l'espérance concrète et les utopies concrètes. Celle qui a su s'unir pour les victoires de 1936, celle qui a su s'unir en 1981, celle qui a su s'unir autour de le Jospin et de la gauche pluriel en 1997 et celle qui a porté François Hollande en 2012, celle des socialistes, celle des radicaux de gauche, celle des démocrates et celle des écologistes. Voilà la gauche que nous représentons. Voilà pourquoi nous sommes là. Nous sommes là parce que nous c'est la gauche.
Chers amis, nous venons il y a quelques instants avec Najat et avec de nombreux élus présents qui ont été salués tout à l'heure et que je veux remercier. Nous venons de rendre public un nouvel appel de plus de 250 élus de gauche qui se sont manifestés pour soutenir la candidature de Benoît Amont. Si l'on ajoute les 130 élus de la métropole de Lyon et du Rône qui se sont rendus public la semaine dernière, ce sont plus de 400 élus qui ont manifesté clairement leur engagement de socialistes, d'hommes et de femmes de gauche derrière la candidature de Benoît Amont. [Applaudissements] Nous l'avons fait et nous le faisons pour plusieurs raisons.
D'abord parce que pour nous, parce que la politique est d'abord une affaire collective et que les aventures individuelles, ça n'est pas notre truc parce que nous avons au cœur la volonté d'avancer ensemble. Parce que finalement la famille de la gauche, la famille des socialistes, c'est notre famille politique et que Benoît, tu incarnes depuis le 29 janvier la candidature de notre famille politique et que pour nous, hommes et femmes de gauche, la loyauté est une valeur dans la vie de tous les jours, d'hommes et de femmes. Et en politique, la loyauté, c'est une valeur qui doit compter.
[Applaudissements] Cet engagement, il est aussi celui d'un constat, mais il faut le dire, non pas à nous, non pas à vous, mais en dehors de nous. Nous voulons dire à nos électeurs, nous voulons dire à ces électeurs de gauche parfois déboussolés, perplexe, décontenancé par cette campagne particulière, par tous les événements qui se sont succédés depuis quelques mois. Nous voulons leur dire que le chemin, c'est celui de la gauche et des socialistes. Nous voulons leur dire qu'ailleurs, ça n'est pas notre projet. baisser l'impô, baisser l'ISF des plus riches en retirant les actifs financiers de la base de l'ISF. Ça n'est pas à la gauche, ça n'est pas notre projet.
Se fixer comme objectif politique d'économiser 10 milliards d'euros sur l'indemnisation des chômeurs, ça n'est pas la gauche, ça n'est pas notre projet. [Applaudissements] Allez et plaidé pour l'individualisation des retraites avec la retraite par point qui pénalisera les carrières courtes, c'est-à-dire d'abord les femmes et ceux qui ont connu le chômage au cours de leur carrière. Ça n'est pas la gauche, ça n'est pas notre projet. Se fixer comme objectif de négocier la durée du temps de travail dans chaque entreprise par des accords d'entreprise. Ça n'est pas la gauche, ça n'est pas notre projet.
Mais Benoît, notre engagement, il est d'abord un engagement positif, un engagement derrière ta candidature parce que oui, tu incarnes, tu portes le seul véritable projet de transformation sociale, de transformation écologique de la de l'économie et de la société. Le seul véritable projet qui peut générer une espérance dans cette France déboussolée. Oui, on nous appelle les libéraux et la droite très souvent, vous l'avez remarqué, nous appelle à voir le monde tel qu'il est. Comme élu, combien de fois l'ai-je entendu ? Mais regardez le monde tel qu'il est. Regardez le monde tel qu'il est. Et pour eux, cela signifie accompagner le le libéralisme mondialisé.
Adaptez-vous et adaptez-vous en permanence aux contraintes de cette économie. Et bien oui, avec toi, nous voyons le monde tel qu'il est. D'abord un monde dans lequel les richesses sont réparties de manière de plus en plus inéquitable dans laquelle quelques milliardaires possèdent autant que la moitié de la population mondiale et cela c'est notre combat. Cela n'est pas juste. Mais le monde tel qu'il est aussi, c'est simplement faire un constat.
Nous ne pouvons pas continuer à pressurer ainsi les richesses de la planète parce que notre mode de croissance les consomme trop rapidement et que si nous voulons continuer à générer de la richesse, il faut produire autrement, il faut se déplacer autrement, il faut partager la richesse autrement. C'est là la rénovation et la refondation de notre économie et de notre société. C'est le projet que tu portes. C'est un projet d'avenir et je suis heureux de voir que vous le [Applaudissements] partagez. Enfin, pour conclure, chers amis, il y a cette phrase de Jores, extrêmement connue, souvent commenté, souvent dévié et parfois exploité.
qui disait qu'il faut avoir le courage d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. Et bien dans cette campagne, il y a une partie de la gauche qui nie le réel et qui finalement pour satisfaire son projet nie par exemple le cadre européen dans lequel nous la France se situe. Seul, il faut le dire, la France n'est à rien. Alors, il y a dans cette campagne des appels venants de la droite, mais il y a aussi des chemins proposés par des candidats de gauche. Comme pour convaincre de ce modèle d'économie sociale et écologique, il faudra convaincre l'Europe, la tentation est forte pour certains de la zapper et de dire "Mais l'Europe on fera à 100".
Et bien chers amis, chers camarades, ça n'est pas possible. Alors, disons-le, les projets qui nieent la réalité de l'Europe, les projets qui nient la la réalité du monde dans lequel nous sommes, les projets qui nie ce projet fondateur qui nous permet de vivre en paix depuis 70 ans et qui constituent notre cadre pour exister ne sont pas réalistes et ce sont donc des lubis. Et puis il y a ceux et puis il y a ceux qui à forcent d'accompagner le réel d'accompagner le réel et bien veulent tordre la société au réel pour lesquels s'il n'y a plus assez de travail salarié et ben il suffit d'aller chez Uber pour créer un sous-prolétariat qui gagne à peine le SMIC pour 50 heures par semaine.
Ça ça n'est pas ça n'est pas travailler avec le réel. Ça c'est euh c'est s'accommoder du réel. et finalement tordre la réalité et l'espérance. Notre projet le tien, c'est de lutter contre l'extrême droite qui transforme l'inquiétude en haine. C'est de lutter contre cette droite et les fausses solutions d'une autre droite revanchardent. Et notre projet c'est de faire en sorte de de c'est de faire gagner tes idées, de faire gagner nos idées. Celle de la refondation écologique de la société, celle de la refondation de l'Europe, celle d'une France plus juste, celle du partage des richesses, c'est celle qui est portée par ta candidature Benoît.
Alors mes chers amis, il nous reste 12 jours 12 jours pour sortir de cette salle aller convaincre ceux qui hésitent aller convaincre ceux qui sont perplexe aller convaincre ceux qui se posent des questions de venir le le 23 avril dès le premier tour faire le choix du vote utile. C'est le vote de conviction. Le vote utile, le vote de conviction, c'est de voter Benoît Amont. Chers amis, vous pouvez applaudir encore plus fort Jean-François de Baras et je vous propose maintenant d'accueillir à cette tribune la trèante de cette soirée. Nous sommes dans cette salle fort de notre diversité. Jean-François de Ba est il est revenu socialiste, radicaux mais également écologiste.
Et je crois que quels que soient nos horizons, c'est un plaisir pour nous socialistes ou écologistes de mener cette campagne ensemble. Je vous demande donc de faire un tonner d'applaudissement à l'urodéputé Europe écologie les verts Michel [Applaudissements] Rivaji. Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Voyez, on arrive avec Sylvie Guillaume et d'autres de Bruxelles et je suis vraiment très heureuse d'être parmi vous parce que qui aurait dit il y a quelques mois que les écologistes s'unraient aux socialistes ? Qui l'aurait dit ? D'autant plus que depuis 74, il y a toujours eu un candidat écologiste à la présidentielle. Et pourquoi ça ?
Parce que il y a eu un petit miracle, une métamorphose au sein du Parti socialiste par le projet porté par Benoît Amon. et c'est un projet qui est complètement écolo, compatible. Et c'est pour ça et c'est pour ça que je suis avec vous que nous les écologistes qui sont présents ici, manifestez-vous les écologistes, on est présent avec vous parce que il faut qu'on gagne cette élection présidentielle. Il faut qu'on la gagne parce que le projet de Benoît Amont, c'est un projet du futur. C'est un projet désirable comme il comme il le dit. C'est un projet de postcroissance. C'est un projet qui résout à la fois la crise écologique, qui résout la crise sociale, qui résout la crise sanitaire.
C'est c'est ça le projet. Tous les autres candidats et sur 11 candidats, il y en a que trois qui sont européens. Tout le reste, ils sont complètement asbines. Ce sont des gens ce sont des gens qui sont pour le repli sur soi, qui sont une France étriquée, une France qui ne porte pas la jeunesse. Et puis ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est lorsqu'on parle de la transition, comme l'a fait mon prédécesseur, la transition écologique de l'économie, la transition énergétique, ça suffit les renoncements. Pourquoi on a été déçu par François Hollande ? Pourquoi on est derrière Benoît Amont ? Parce que regardez, on n' pas été capable de fermer Fim.
[Applaudissements] On avait une loi sur la transition énergétique qui disait "En 2025, on aura 50 % d'électricité du haut nucléaire et non pas 75 %." Et bien, on n' pas fermé un réacteur nucléaire du Quinquena. [Applaudissements] Et pour être dans la transition énergétique, bien sûr qu'il va falloir fermer des centrales nucléaires parce que le risque d'accident nucléaire est terrible. Mais il va falloir développer les énergies renouvelables. Il va falloir développer l'efficacité énergétique car c'est ça qui va résoudre l'emploi.
C'est pas les petites industries, c'est pas les grosses industries qui sont là que pour faire la fusion, qui sont là que pour faire le profit et le profit pour une élite et non pas pour la population. Et en même temps, ce qui a été incroyable, c'est tout le problème de la crise sanitaire. Et il l'a fait même mieux que nous, Benoît, lorsqu'il a parlé des perturbateurs endocriniens. Ça fait des années qu'on se bagarre sur le plan européen, sur les perturbateurs endocriniens parce que c'est des saloperies ces molécules. Elles sont en train de vous tuer à petit feu.
Lorsqu'on regardez autour de vous les épidémies de cancer, l'obésité, le diabète, même la perte du qucient intellectuel, et ben ce sont les perturbateurs endocriniens qui en sont responsables. Et sur le plan social, l'idée du revenu de base universelle, mais c'est ça le bouclier fiscal, c'est ça le bouclier social. C'est ça qui permettra à la jeunesse, que ça soit des étudiants, des apprentis, d'avoir un revenu qui va leur permettre de continuer à faire leurs études, de faire des projets parce que ils pourront le faire. Et puis vous voyez, Benoît a choisi un slogan extraordinaire. Faire battre le cœur de la France. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire redonner de l'espérance, ça veut dire redonner un projet du futur. Et ça c'est important. Alors que notre François Hollande et ben le projet je sais toujours pas où il est. Et en même temps, quand on dit faire battre le cœur de la France, il faut faire battre le cœur de l'Europe parce qu'il faut [Applaudissements] redonner, il faut redonner une dimension à l'Europe. Alors cette Europe des multinationales, on n'en veut pas. Cette Europe où il y a le dumping fiscal et le dumping social, on n'en veut pas. Cette Europe où il y a les paradis fiscaux, on n'en veut pas. Mais par contre, d'être contre l'Europe, mais c'est des gens qui sont complètement archaïques.
Qu'est-ce qu'on va faire tout seul au niveau de la France ? On a besoin des pays européens. Mais on a [Applaudissements] besoin, on a besoin de reconstituer les valeurs de de l'Europe. On a besoin de projets européens où il faut massivement investir à la fois dans les infrastructures, à la fois dans la transition énergétique.
Il faut que on ait des projets européens qui vont regrouper toutes ces personnesl et on a besoin s'il y avait un mot qu'on retrouve au niveau de faire battre le cœur de la France comme de faire battre le cœur de l'Europe, c'est la solidarité Et un des éléments avant de finir, pourquoi on se bat tous les députés européens, les députés socialistes compatibles et tous les gens qui sont ici, c'est qu'il faut qu'on se bagarre contre les lobbyes, contre les conflits [Applaudissements] d'intérêt quand vous voyez que Macron avait avait pris comme responsable de sa de son programme sur la santé un ancien expert et notamment un médecin qui a travaillé avec Servier. servier, c'est le médiator.
Donc c'est fini ça. Il faut reprendre le pouvoir. Il faut moraliser la vie politique. Il faut oxygéner tout ce monde politique et ça on pourra le faire que si on est uni, que si on est ensemble, que [Applaudissements] si que si la jeunesse ici, que si nous [Applaudissements] On est capable de polliniser ces idées car s'il y en a un quand s'il y a une équipe qui est capable de gagner et il faut qu'elle gagne pour ça c'est notre responsabilité à tous et ben c'est Benoît Amont. Donc allons-y ensemble. Michel Rivadi pour Europe écologie les vers. Voilà, on va accueillir Benoît dans quelques instants mais deux petites choses avant.
On va regarder un film d'abord mais je voulais vous donner une information. Ce soir à Villeurbane, à l'Astrobal autour de Benoît Amont. Nous somes 4500. Nous sommes des milliers ici et ailleurs en France et nous allons convaincre d'autres milliers. Depuis le début de cette campagne, Benoît Amont a entendu la souffrance des Français, mais il a aussi entendu leur espoir. Et c'est cet espoir que nous allons porter avec lui dans ces 12 derniers jours. Je vous propose de voir cette souffrance mais surtout cet espoir en image avec un film et juste après l'arrivée parmi nous de Benoît Amont.
[Applaudissements] Quand je vois comment galère mes enfants et encore plus mes petits-enfants et puis maintenant quel sera l'avenir de mon arrière petite fille ? Là, je me pose des questions et c'est là qu'il y a un manque. Je fais partie d'une génération où vraiment on sent qu'il y a une urgence environnementale en fait et euh et voilà et ce qu'on fait c'est largement suffisant et je pense qu'en fait il faut arrêter de faire semblant. On est beaucoup d'élèves mais il faut avoir plus de profs je dire plus d'activités plus de ateliers. Moi je suis quelqu'un du terrain tu vois donc je suis pas content. Je suis pas content mais c'est pas pour ça que je quitte la gauche.
La principale qualité de la France pour moi c'est la solidarité. Je crois en l'avenir de la France et j'ai encore beaucoup d'espoir. Je pense franchement que les prochaines élections, il faut qu'il ait un changement total de la politique qui est appliqué. Voilà ce que je veux être. Voilà ce que je suis. candidat pour pour plus de justice, pour plus d'écologie, pour plus de fraternité, pour un futur désirable, pour une nouvelle espérance. [Musique] En même temps, la France, elle est forte, très forte. Ce qui me rend heureux, bah c'est de d'aller étudier tous les jours pour pour être acteur de ma vie. Je reste fier d'être français. Je suis fier de le dire.
J'ai oublié même de leur dire que je suis marocain que soit au Canada ou en Allemagne. Il dit vous êtes dou je suis français. Ce pays n'est pas un pays quelconque. Dans socialiste, il y a social. Ça faut pas qu'on l'oublie. Dans un parti, il faut avoir une prise au sol. Pas avoir que des dirigeants. Il faut aussi avoir le regard du citoyen, du Lambda. Qui est militant ou pas, qui est sympathisant ou pas. C'est le collectif qui gagne. Vous êtes des milliers. Allez convaincre d'autres milliers, des dizaines de milliers. Et au bout à Portez de Mar, il y a la victoire pas pour moi, pas pour vous, pour le peuple français. Vive la France. Prime la [Applaudissements] République.
De plus en plus fort à la fin du film. C'est notre cœur, le cœur de la gauche, le cœur de la France. [Applaudissements] À la fin, c'est le collectif qui gagne. Nous sommes des milliers aujourd'hui à Ville Urbane. Nous étions des milliers ailleurs, partout en France. Nous serons des milliers à Rennes vendredi, des milliers à Toulouse la semaine prochaine, des milliers partout en France avec notre candidat. Il va faire son entrée dans quelques instants ici à l'Astroval. Chers amis, vous pouvez taper dans les mains, agite les pancartes, agite les drapeaux pour Benoît Amon. Oh. [Musique] À 12 jours du premier tour, nous sommes plus que jamais mobilisés.
Plus que jamais mobilisés pour un futur désirable pour faire battre le cœur de la France. C'est le candidat de la justice, le candidat de l'égalité. C'est notre candidat, le candidat des socialistes, des écologistes, des radicaux, de tous les citoyens engagés dans cette campagne pour une gauche résolue et optimiste avec lui, derrière lui, tous ensemble avec Benoît Amour. [Applaudissements] [Musique] Est-ce que ce soir à VilleOrbane, à l'Anstrobal, à Lyon, dans tout le rô la région Ronalpe est mobilisé avec Benoît Amont. [Applaudissements] Est-ce que la région Verne Ronalpe est mobilisé avec Benoît ?
[Applaudissements] Vous savez, tout seul, on va peut-être un peu plus vite, mais il nous le répète. Ensemble, tous ensemble avec lui. On ira beaucoup plus loin avec notre candidat qui sera avec nous dans quelques instants et vous pouvez faire encore plus de bruit pour lui. Bravo [Musique] ! Elle est là la réalité. Elle est dans ses sacs surchauffé en ébullition. Elle est ici à Villan, elle sera à Ren vendredi. Elle était il y a quelques semaines. La gauche dont le on veut faire battre avec lui le cœur de la France qui salue les élus de la région Ronalpe. Il est avec nous aujourd'hui, il sera à la tribune dans quelques instants.
Vous pouvez faire encore plus de bruit pour [Applaudissements] Benoît avec Hervest Solignac, avec Hélè Joy, avec Olivier Bianychy, avec Michel Rivi, avec Jean-Paul [Musique] Bret et vous pouvez faire du bruit parce qu'il va embrasser Najobel 4 avec Jean-François Deb. Vous avez vu, on a remis la musique parce qu'il faut de plus en plus de temps pour traverser les salles. C'est la preuve de cette ferveur qui l'accompagne partout en France à 12 jours du premier tour de l'élection présidentielle jusqu'au bout mobilisé avec Beno [Musique] [Applaudissements] Amont. Allez, une dernière vérification du micro. Est-ce que vous êtes prêts ? Benoît !
you send me no think I could for you see our word slowly I'm not wasting no more time don't think I could believe you yeah our hands will get more wrinkled and our hair will be great don't think I could you and see the children are starving and their houses droy don't think they could forgive Président président président président président président [Applaudissements] Merci merci [Applaudissements] merci c'est je veux vous dire je veux vous dire c'est incroyable à chaque fois c'est incroyable C'est incroyable comme vous êtes jeune. Incroyable. Incroyable. Vous pouvez pas savoir. Vous pouvez pas savoir à quel point à chaque fois ça me dit que nous avons raison. À chaque fois. À chaque fois.
Et je me dis que si toutes celles et ceux qui euh aujourd'hui ont déjà fait le résultat du 23 avril venait et non attendez non mais non non mais le 23 avril on va gagner donc et et qu'il venait et qu'il venait et qu'il venait au moins prendre quelques gouttes de l'énergie que vous me donnez à chaque fois. Je veux vous dire vraiment que vous êtes la bonne et grande révélation de cette campagne. La belle révélation de cette campagne. Vous avez décidé d'être là. Pas que les plus jeunes, mais notamment les plus jeunes. Et c'est la belle révélation de cette campagne. On vous disait désabusé. Cette génération avait tous les noms.
Elle avait la réalité la réalité c'est qu'elle a décidé de prendre son destin en main. Elle a décidé de peser dans cette élection présidentielle. Elle a décidé de prendre le bulletin de vote qui lui était offert pour prendre le pouvoir. Et moi, j'ai confiance dans le choix que vous ferez le 23 avril. Alors, je voudrais vous dire, on est effectivement dans les 13 ou 12 derniers jours. Merci Jean-François en a parlé tout à l'heure dans les 12 ou 13 derniers jours. Et c'est vrai que c'est maintenant que les choses vont se cristalliser.
Et je vais vous parler de l'essentiel, ce dont j'ai déjà parlé avant mais dont je veux vous reparler aujourd'hui, c'est-à-dire des raisons qu'il y a de voter pour un tel ou pour une telle. Parce que je crois fondamentalement que c'est pas tant pour moi ou pour un autre que vous voterez. Vous allez prendre la décision de voter pour vous-même et pour vos enfants ou pas. Et selon que vous choisirez de voter pour vous ou de ne pas voter pour vous, de voloter selon l'idée que vous vous faites du monde qui vient, l'idée que vous vous faites de l'intérêt de vos enfants, du monde que vous voulez laisser à vos enfants et aux enfants de vos enfants.
choix politique que vous ferez souverain peuple français départagera le futur sinistre qui est celui de Marine Le Pen et [Musique] [Applaudissements] de vous avez vu d'ailleurs au passage, je veux faire une petite parenthèse quand même. Vous avez vu que faut pas gratter longtemps quand même pour que l'extrême droite revienne aux fondamentaux.
Il a fallu une question qu'elle n'avait sans doute pas préparé, madame Le Pen, cette fois-ci au grand jury HTEL où on lui a demandé est-ce que le président Chirak et honorons le choix qu'il a fait ce jour-là, est-ce que le président Chirak avait eu raison de reconnaître la responsabilité qui était dans la rafle du Veldive, rafle à laquelle n'avait participé aucun soldat allemand ? Mais le président de la République avait à l'époque Jacques Chirac décidé de reconnaître la responsabilité de la France, suivie en cela par François Hollande quelques années plus tard. Et il a fallu une question une question pour que Marine Le Pen tout aura de ses nouveaux habits de femmes politiques ordinaire.
Il fallait il faut voir il a fallu cette question pour qu'en fait effectivement chasser le naturel. Il revienne au galot. Merci. Et qu'elle disent quoi ? Que non ce n'était pas la France qui était responsable de la rafle du Veldive. Effectivement ça n'était pas la France de De Gaulle, celle qui résistait. C'était plus sûrement la France des héritiers de Madame Le Pen plus sérieusement de pardon pas des héritiers des prédécesseurs de madame Le Pen. Elle dont la formation politique et l'héritière pour partie de la collaboration. Il y avait quelques grands anciens des mouvements d'extrême droite qui ont justifié ou participé à ces rafles là.
Et la réalité de madame Le Pen est apparue à nouveau au grand jour. Il y a derrière ce mouvement politique et je veux le redire ici simplement. Souvent, on me dit sur le terrain comment convaincre un électeur du Front National de ne plus voter Front National. Et ce n'est plus en leur faisant peur, en leur disant "Attention avec Marine Le Pen, ce sera pire pour vous que ce ne l'était aujourd'hui." Je pense qu'on aura du mal effectivement à convaincre les électeurs de Marine Le Pen de ne plus voter pour elle juste avec ces arguments là. Il faut leur dire une chose simple, une chose simple. La responsabilité qu'ils prennent, c'est une responsabilité pour une fois.
Le bulletin de vote qu'ils utiliseront, ce bulletin de vote qu'ils mettront dans l'urne le 23 avril et peut-être le 8 mai si par malheur elle était au second tour face à moi. Ce bulletin de vote, ce bulletin de vote quand ils le mettent et s'il décidit peuple français souverain de porter Marine Le Pen au pouvoir, la question qu'ils doivent se poser au moment où ils le mettent dans l'urne, c'est Marine Le Penra-elle ce bulletin de vote une fois que vous lui aurez donné votre voix ? Marine Le Pen fera-t-elle le choix de confier l'avenir du pays à nouveau à la démocratie et possiblement à l'alternance là où dans le monde entier.
Dans le monde entier, chaque fois que les peuples ont porté par les unes l'extrême droite au pouvoir, chaque fois que les peuples ont confié par leur vote le soin à l'extrême droite de conduire la destinée de la nation ou de leur nation et le leur et bien rarement l'extrême droite n'a rendu le pouvoir au peuple. Et au contraire, il a fallu passer par d'autres moyens, par d'autres moyens que la démocratie, le soin d'extirper l'extrême droite du pouvoir. En clair, les anglais diraient one shot. Oui, l'extrême droite, c'est one shot. Vous pouvez jouer votre destin à la roulette russe, mais sachez que vous le faites. Moi, je ne le dis pas aux électeurs du Front National pour leur faire peur.
Je pense que celles et ceux Celles et ceux qui votent Front Narsal aiment autant leurs enfants que moi. aiment autant leurs enfants que moi. Je leur dis simplement à vous, mes chers compatriotes, qui faites ce choix-là, vous qui aimez vos enfants autant que je les aime, moi les miens, réfléchissez au monde que vous allez laisser à vos enfants. Est-ce bien le monde dans lequel vous voulez qu'il grandisse ? Est-ce bien le monde dans lequel vous voulez qu'il grandisse et où ils n'auront peut-être pas eux le bulletin de vote dans les mains que vous aviez vous ? Si vous installez Marine Le Pen au pouvoir, sachez que vous prenez le risque de ne jamais retrouver un jour le pouvoir. C'est tout.
Ce sera moi le seul argument que j'utiliserai. Après, dans le débat politique, nous verrons effectivement qu'elle est bien incapable, elle d'apporter la moindre solution aujourd'hui au problème concrets qui justifie qu'on soit mécontent, désespéré, inquiet de la disparition, des commerces de proximité, de l'emploi, des services publics. Toutes ces motivations qui conduisent à un moment à vouloir se débarrasser de ceux qui étaient là pour mettre à la place Marine Le Pen. La réalité aujourd'hui, c'est que nous nous savons qu'elle ne promet rien de meilleur et qu'il n'y a derrière qu'un futur sinistre. Et bien, disons-le seulement à celles et ceux qui s'apprêtent quand même à faire ce choix-là.
Si vous aimez vos enfants, vous ne pouvez pas voter Marine Le [Applaudissements] Pen. Président président commencé par par évoquer ce qui dans ces 12 ou 13 jours doit nous conduire à nous mobiliser et à construire le chemin qui mène vers la qualification d'abord au second tour puis ensuite vers la victoire. Et puis je me suis arrêté sur Madame Le Pen. Je reviendrai tout à l'heure sur mes autres adversaires et le projet politique qu'il propose.
Car au fond ce qui me frappe et qui a conduit à ce que je me fâche hier dans une conférence de presse qui évoquait ce que je ferais sur les 6 premiers mois, ce qui me fâche, c'est que on ne retient de cette campagne présidentielle que des récits, des profils, des tempéraments, mais que on oublie parfois que le 8 mai au matin, il y aura un nouveau président de la République. Il y aura un nouveau président de la République qui succédera un président socialiste, François Hollande, mais qu'il y aura un nouveau président de la République et ce président de la République, il aura un agenda, un programme. Et ce programme, il est écrit souvent noir sur blanc.
Il y a parfois dans certains projets quelques zones d'ombre, mais il existe et il existe et ce sera la vérité des prix, celle qui s'appliquera. L'agenda qu'il commenceront à mettre en œuvre, qu'il chant dans le champ du droit du travail, des droits sociaux, de l'avenir de notre sécurité sociale, des politiques de santé, des politiques environnementales, des politiques économiques, de l'avenir de nos services publics en général, locaux ou nationaux, du nombre qui qui resteront et cetera et cetera.
Ces questionsl arriveront immédiatement à l'ordre du jour avec des programmes d'ors et déjà ficelés qui annoncent ce que seront les premières réforme, les premiers grands actes posés par les uns et par les autres. Retour à la réalité. Retour à la réalité une fois la campagne passée. Et c'est cette vérité là qu'il faut interroger, mes chers amis. Savoir ce que nous voulons exactement. Je me suis et on me l'a reproché tout le temps consacré dans cette campagne à vous dire ce que je voulais faire, ce que nous ferions ce que nous, peuple français désirions comme avenir et qui allait être mis en œuvre dès le lendemain de mon élection.
Et je me suis attaché à dire cela parce que je veux d'abord parler à l'intelligence qui est la vôtre avant de de parler seulement aux émotions, aux pulsions comme si finalement le rapport d'un candidat à l'élection présidentielle devait se nouer dans le rapport qu'il a aux foules abstraites, aux masses et pas à chacun des individus qui composent la nation française. Moi, je revendique de m'adresser à la complexité de chacun d'entre vous, à la complexité de chacun d'entre vous qui suppose parfois de parler à son émotion.
Je viens de le faire en évoquant la crainte du Front National que nous pouvions avoir légitimement, mais pas qu'à son émotion, pas qu'à son cœur, même si je veux faire battre celui de la France, aussi à son intelligence, à la capacité qu'il a dans sa complexité, dans sa singularité et bien d'exprimer un choix, un vœu, un avis parfois différent du mien, mais de choisir ensemble une direction que nous pouvons prendre, une direction différente de celle proposée par François Fillon, différente de celle proposé Emu radicalement différente de celle proposé par Marine Le Pen mais aussi différente de celle proposé par Jean-Luc Mélenchon et j'en dirai un mot tout à [Applaudissements] l'heure.
Là on siffle pas, on siffle pas. Moi je je vous le dis, je n'ai aucun adversaire à gauche. J'ai des rivaux aujourd'hui dans la présidentiel, mais pas d'adversaires comme on en a à droite. Ça ne veut pas dire que je me Ça ne veut pas dire que je considère que nos projets soient interchangeables. Je pense que quand on appartient à une famille politique, on a des adversaires dans le camp d'en face que les autres sont des rivaux avec des projets politiques différents qui correspondent à des cultures politiques différentes.
Et je dirais combien aujourd'hui combien aujourd'hui je pense que le choix politique que propose Jean-Luc sur la question européenne ne correspond pas là non plus à l'idée que je me fais du monde dans lequel je veux que mes enfants grandissent. Alors je veux remercier Hélène. Hélène et Najette pour commencer elles sont toutes deux ministres d'un gouvernement auquel j'ai appartenu. Non d'ailleurs pas celui-là. C'est celui-là, c'est celui de monsieur Casneu. Donc je n'y ai pas appartenu celui-là mais du précédent parce qu'on a fait on a consacré cette journée à pour moi non pas l'essentiel aussi un peu l'essentiel.
Nous avons été pas à raison des endroits où nous avons été à raison de lien qui s'est construit spontanément naturellement avec des habitants à Ville Urbane dans le quartier Saint-Jean. Puis ensuite à Vau Envelin dans le quartier de la Tibode où nous avons rencontré des habitants, des habitants de quartiers dit populaires. C'est vrai qu'ils sont populaires mais je dis dit populaires parce que ces quartiers ont tous les noms. Les quartiers défavorisés, les banlieux, les quartiers populaires, bref des territoires, les cités. Bon bre ou même les quartiers puisque maintenant on appelle les quartiers. Bon, je connais ça moi-même qui suis élu de trappe.
Je sais comment sont caractérisés souvent les lieux dans lesquels je croise des individus dont on se demande à écouter toujours les mêmes commentateurs s'ils sont tout à fait comme les autres dans la manière dont ils sont caractérisés régulièrement ou par les médias ou par d'autres responsables politiques. Et je vais en dire quelques mots de ces habitants et de ces Français.
Nous avons été dans ces deux quartiers à la rencontre de citoyens de citoyens qui nous ont exprimé bah ce mélange de sentiments parfois d'abandon, d'inquiétude, de colère et en même temps d'optimisme, de désir de se projeter vers l'avenir, de confiance dans leur pays et dans ces institutions, pas toujours dans ces institutions, mais dans la capacité qu'on pouvait avoir de se projeter vers l'avant.
Il y a toujours les deux et surtout ce qui était très frappant dans la journée qu'on a vécu et je vous remercie de de cette belle journée pour cela et j'espère que je leur dis médias qui m'accompagnent, c'est aussi pour ça que je j'attache de l'importance à ce qu'ils soient à mes côtés auront saisi ces moments où ces citoyens ne se sont jamais posés en victime. Jamais. Jamais.
Ils n'ont jamais cherché ni la compassion, ni la caresse dans le dos, ni vous savez cette attitude qui consiste à regarder un peu paternaliste ces personnes qui seraient pas tout à fait adultes, qui seraient encore de grands enfants et qu'il faudrait prendre sous le bras et accompagner si possible jusque l'isoloir qui pour qu'il pose le bon brutin dans l'urne.
Nous avons là des citoyens qui sont des citoyens qui ont exprimé voilà dans leur complexité ce mélange entre le désir qu'ils ont de pouvoir améliorer leur vie et la vie de leurs enfants et la volonté qu'ils ont aussi de dire nous nous sentons parfois mis à l'écart comme abandonnés parfois stigmatisés sans jamais sans jamais je le redis nous considérer aujourd'hui comme des victimes et avec le désir de prendre toute notre place dans la vie de la cité, dans la vie de la nation, ce qu'ils ont fait, je crois, avec beaucoup de talent aujourd'hui.
Alors, c'était un moment un moment riche, intense et je veux redire que ce sont dans ces moments-là, c'est pas moi je prends beaucoup de plaisir à être dans des meetings et parmi vous, mais je veux dire que on ne peut pas faire une campagne que dans des meetings. On ne peut pas faire parce que on ne peut pas faire des campagnes que dans un rapport abstrait au peuple qui passe par la relation césariste en quelque sorte du tribin avec la foule qui la regarde et qui finalement espère ou aspire à ce que par son seul charisme il entraîne le mouvement populaire vers les urnes. Moi, j'aspire à continuer à nouer cette relation avec nos concitoyens.
Je l'ai dit dans sa complexité comme nous l'avons croisé aujourd'hui avec des mots qui étaient des mots parfois durs. Dur à l'égard de la police pour certains, dur à l'égard des politiques pour d'autres, dur à l'égard d'eux-mêmes pour encore d'autres. Mais c'était véritablement un moment passionnant dans ces quartiers populaires. Quartier populaire d'où je n'oublie pas d'où je n'oublie pas que sont partis les premières grandes revendications citoyennes des années 80. Et je veux commencer par cela.
C'était c'était il y a un peu plus de 34 ans, la première marche pour l'égalité contre le racisme démarrait démarrait à partir de jeunes des minguettes des minguettes partis finalement de Marseille pour remonter à une vingtaine jusqu'à Paris et se retrouver à presque 100000 si mes sauveurs sont bon à Paris au moment d'arriver à la Bastie, place de la République et d'être reçu, si je me souviens bien aussi, par le président de la République. C'est marrant parce que déjà un certain nombre des défauts de notre époque s'exprimait. Cette marche, elle avait un mot d'ordre pour l'égalité contre le racisme. Elle démarre là-dessus. Elle arrive à Paris.
Elle avait été rebaptisée par des communiquants marche des beurs. Finalement, le joli petit concept marketing qui ramenait des femmes et des hommes qui vivaient dans des quartiers et qui voulaient parler au nom du fait que leur père et leur mère avaient dû se taire un peu trop, qui voulaient parler et exprimer leur désir d'être citoyen. Ils étaient déjà ramenés à quoi ? À quoi ? À quoi ? à leur origine. À leur origine et alors comme pour faire tendance, il fallait transformer arabe en Verlan, c'était beurre. Ils étaient ramenés à une identité qu'il n'avait pas revendiquée. Ils avaient dit "Nous voulons l'égalité, citoyens français comme tout le monde, nous refusons le racisme.
Qui peut accepter cela en France ?" Il demandait cela. Mais déjà déjà les artistes les artistes de la publicité, les artistes du marketing, ceux qui vous disent qu'une élection présidentielle ça se joue justement sur le bon marketing, faire propre, faire jeune, avoir l'air perdre du peuple et cetera et cetera. Ce qui racontent des histoires que plutôt que de parler du réel. Merci Jean-François d'avoir rappelé Jorès là-dessus. Rappel Jorè. Se souvenir que nous voulons aller à l'idéal mais partir de ce que nous vivons de situation réelles. Eux partaient du réel et on ne les a pas amené à l'idéal. On les a amené à quoi ? Au marketing.
Au marketing à la transformation d'un message politique qui finalement les réduisait à une identité qu'il n'avaiit pas revendiqué. Il ne marchaient pas parce qu'ils étaient jeunes d'origine maghrébine, il marchaient parce qu'ils étaient des citoyens français désireux d'égalité. Alors, je me souviens [Applaudissements] d'eux et je me souviens d'eux et je veux leur dire à eux, salut à vous. Salut à vous parce qu'aujourd'hui, je me sens votre héritier que vous m'avez appris à moi aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle.
Vous vous m'avez appris un certain nombre de ces choses trappes qu'il faut éviter de ces pièges et que nous essons tous ensemble d'être digne de vous et que ma volonté à moi candidat à l'élection présidentielle c'est d'être digne de votre combat digne de vous représentant de nos concitoyens quel que soit leur origine que je ne leur demande pas mais qu'est-ce que aujourd'hui en France d'aller vouloir chercher la généalogie des gens avant de leur demander leur avis. Mais moi, je m'en moque. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de vouloir qu'on montre patte blanche ? Pas blanche avant de pouvoir être éligible à la discussion. Mais quel recul !
Mais quelle débandade que d'imaginer aujourd'hui où nous en sommes arrivés parce que c'est de ça dont je veux vous parler aujourd'hui. C'est de cela. Ce qui me frappe, c'est qu'en 34 ans, beaucoup de ceux qui ont été des compagnons de route de ces marcheurs ou leurs enfants, peut-être même pour certains d'entre eux, leurs petits enfants, peut-être même certains d'entre eux et bien nous disent qu'est-ce qui a changé ? Et pourtant, moi je sais ce qui a changé. On était ensemble à vous. J'étais chez toi Jean-Paul à Ville Urbane. On voit ce qui a changé Olivier chez toi a clairement pareil. Tout ce qui a changé, on a fait de la rénovation urbaine, l'habitat n'est plus le même.
On a fait de la résidentialisation, on a travaillé à ce qui est des services publics. Et pour autant, au fond, qu'est-ce qui justifie qu'un citoyen se dise encore aujourd'hui, vous m'avez abandonné. Je ne trouve pas ma place dans la société. Je ne me sens pas reconnu comme les autres. J'ai le sentiment que la réussite est réservée toujours au même. Qu'à moi, il faut faire 10 fois plus d'efforts pour arriver au même endroit que celui qui me dit quand on veut on peut, hein. Et pourquoi pourquoi ce sentiment-là est-il si fort ?
Pourquoi avons-nous parfois le sentiment d'avoir travaillé dur, fait des conseils de quartier, des conseils citoyens, travailler avec le tissu des associations et trouver que finalement au bout du compte, les grandes inégalités qui structurent notre société, ce sont celles-là au fond que nous n'avons pas réussi à réduire. celles qui font qu'aujourd'hui hélas dans une école pour laquelle nous avons consacré une priorité pas que budgétaire politique politique où nous avons travaillé sur la pédagogie les moyens sur l'organisation des cycles.
un travail objectivement considérable, celle qui fait que malgré tout aujourd'hui parce que les graines que nous avons semé pendant ce quinquena ne feront des fleurs aussi que dans quelques années et ne peuvent pas avoir de résultats immédiats, celle qui fait qu'une famille se dit "J'ai l'impression qu'alors que je mets tout sur l'école, que je veux que mon gamin ait la place dans l'échelle sociale un peu plus haute que celle que j'occupe, ce sentiment que malgré tout La réussite même scolaire dans l'école de la République, finalement elle sourit toujours un peu au même et fait la tronche un peu, toujours au même. Qu'est-ce qui explique cela ?
Je me souviens moi dans dans le bref passage que j'avais fait à l'éducation nationale au moment où je passais le témoin à Najette, je me disais on a là quand même un des visages les plus incroyables de la réussite qui est celle de la République qui n'est pas un visage solitaire. Je je vais pas fini les [Applaudissements] compliments mais qui n'est pas un visage solitaire. Il y en a plein d'autres qui réussissent. Fortusement de jeunes issus de milieux sociaux qui sont des milieux sociaux plus difficiles et qui réussissent. Je vais même vous dire, je crois que j'en suis aussi. Donc, mais on est nombreux à avoir réussi cela.
Mais nombreux finalement quand on se regarde là, pas seul mais quand même pas si nombreux que ça mais quand même finalement quand on regarde la manière, moi je le vois dans cette élection présidentielle non certains vous toisent en vérifiant si vous avez toujours les bons codes ou pas les bons codes. Bon, les bons costumes, je reconnais que je suis pas au taqué. Mais mais les bons quadés présidentés [Applaudissements] qu'est-ce qui fait donc que nous soyons finalement si peu nombreux ?
Nous n'avons pas réussi encore à tordre ce principe selon lequel finalement le destin scolaire d'un enfant et ce qui sera son destin social reste encore farouchement et férocement lié à l'origine sociale de ses parents. On y parvient, on y parvient. On arrive à à tordre le coup à un certain nombre de mécanismes de reproduction sociale qui nous assignent les uns et les autres à résidence.
Objectivement, je vais vous dire si j'avais dû faire ce à quoi on m'assignait, ce cétait un une immense euh plaisir, non pas peut-être pas plaisir mais honneur aussi pour moi parce qu'à l'époque je ne le voulais pas mais j'aurais fait comme mon père, j'aurais été ouvrier à l'arrsenal de Brest, j'aurais sans doute été heureux, un homme différent mais l'école mais l'école le travail m'a permis de faire autre chose. ce qui est le cas pour pour beaucoup d'autres. Mais combien Mais combien ? Mais combien ? Trop nombreux. Toujours trop peu nombreux. Et je reviens à cette marche pour l'égalité et contre le racisme. Moi, elle m'inspire et je voulais vous le dire. Pourquoi ?
Parce que sur les symboles aussi, on a le sentiment qu'on a un peu reculé. Finalement, l'islam à l'époque, on nen parlait pas comme on en parle aujourd'hui. Et surtout, on avait pas l'impression qu'au moment d'une élection présidentielle, il fallait aller à la conquête du vote musulman. Alors, vous allez me dire c'est quoi le vote musulman ? Parce que moi, je voudrais bien savoir si tous les musulmans votent la même chose. À ma connaissance, non.
Et je veux dire simplement les choses, c'est que désormais finalement être passé de la réduction d'un combat politique à celle d'une origine fils d'ouvriers venus de l'autre côté de la Méditerranée travailler dans nos usines, ils étaient ramenés à ça, à une origine. Le pays d'où venaient leur père et leur mère, l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, le Mali, la Côte d'Ivoire, le Cameroun. On était réduit à cela. Mais maintenant un passe supplémentaire a été franchi. Maintenant ils ne sont même plus les beurs, ils sont les musulmans. Musulmans. Non mais sifflez pas les musulmans non plus. Euh faut pas siffler les musulmans. Non, je vous le dis, c'est quand même Mais on ramène à cela.
Mais j'ai bien compris ce que vous siffliez. euh musulman. Et donc quand on on écoute les uns et les autres, il y aurait maintenant un vote musulman. Bah moi je le cherche le vote musulman. Je me dis mais voilà, il y a des réunions dans des endroits où tous les musulmans décident de voter la même chose. Mais évidemment que c'est stupide. Pourquoi ?
Parce que quand on était à la Tibode, comme quand on était à Saint-Jean, il y a des électeurs qui quel que soit leur religion, d'ailleurs, quel que soit leur pratique, quelle que soit la sincérité de leur foi, quel que soit leur attachement à une religion ou à une culture, celle de leur père ou de leur mère dont on est parfois très éloigné, vous amène à voter à droite, à gauche, à l'extrême droite, à l'extrême gauche et à choisir tout le spectre des votes qui sont proposés aujourd'hui. En fonction de quoi ? seulement en fonction de votre religion, pourquoi pas ? Si cela doit être un mobile du vote.
Moi, je respecte tous les choix mais en fonction de votre accès au logement, de votre désir d'étudier, de la manière dont vous concevez l'avenir de l'école, du fait que vous vous trouvez assez ou pas assez payé et cetera et cetera. Qu'est-ce qui se passe dans ces quartiers ? Croit-on que les électeurs vont aux urnes en ayant écouté auparavant le message, je ne sais quel imam qui leur dirait il faut aller voter ceci et pas cela. les prendre pourquoi et les considérer comment ? Comme des enfants ou des grands enfants et [Applaudissements] je considère que c'est une régression, je vous le dis, une régression.
34 ans après, constater cela montre que sur ces questions-là, la société française, notre pays, la France a plutôt dégringolé plutôt qu'elle n'a gravi les marches pour justement proposer un modèle qui soit un modèle plus tolérant où l'on vive davantage et plus simplement ensemble. Alors, il faut essayer de comprendre pourquoi. Et moi, j'ai pour partie une explication, une explication qui sans doute ne résume pas les raisons qui expliquent pourquoi nous en sommes arrivés là. Moi, j'ai vu des ministres des maires se battre comme des vraiment des titans, des lions pour justement éviter le décrochage d'un certain nombre de quartiers.
C'est même assez frappant de voir que dans la réalité, le décrochage de certains quartiers se rapproche tellement du décrochage de certaines zones rurales défavorisées où on vit les mêmes choses. Recule des services publics. Où est mon médecin ? Y aura-t-il encore une école ? Pourquoi n'ai-je plus de bureaux de poste ? Pourquoi il n'y a plus de train qui s'arrête dans la gare de ma ville ? Pourquoi ? Dans le domaine des commerces de proximité, faut-il que j'accepte qu'il n'y ait plus aucun commerce en centre-ville, sinon une compagnie d'assurance et une banque, neut plus aucun commerce de bouche ? Plus de boulangerie, plus de boucherie, plus de charcuterie, plus de poissonnerie ?
Autant de questions simples qui je vous le dis rapproche d'ailleurs de manière frappante le quotidien de ceux qui vivent dans ces quartiers populaires avec le quotidien de ceux qui vivent dans ces villages, dans ces communes qui se sentent abandonnés de tous. Et quel est et quels sont les phénomènes que l'on constate dans ces deux territoires ? que là où la République apparaît défaillante, là où elle n'honore plus sa promesse de permettre à chaque citoyen d'accéder à ses droits les plus fondamentaux, là où la République n'honore plus sa promesse, qu'est-ce qui se niche dans les béances laissées par justement ces défaillances de la République ?
Tous les extrémismes, tous les extrémismes, le fanatisme religieux qui conduit à enrôler un certain nombre de jeunes en leur disant "Vous voyez qu'on ne peut pas vivre ensemble. Vous voyez que ce mythe républicain ne reste pour vous qu'un mythe puisque vous ne faites jamais assez l'expérience de l'égalité, mais trop souvent l'expérience de l'inégalité. Jamais l'expérience de la liberté, mais trop souvent l'expérience de la contrainte. jamais l'expérience de la fraternité, mais tellement souvent l'expérience de la discrimination et du racisme. Alors, puisqu'on ne peut pas vivre ensemble, leur disent-il, vivons entre nous.
Vivant entre nous, choisissons-nous une autre identité que celle de l'identité de la France, de la République qui est celle que nous avons en partage. Et ces identités de consolation amènent certains d'entre eux à basculer pas simplement dans le fait de se mettre à l'écart, mais de choisir à un moment de considérer que la République devient l'adversaire, que ce vivre ensemble qui est celui que nous proposons devient l'adversaire. et on n'est pas simplement entre soi, on fait de l'autre, de l'altérité ce qu'il faut absolument abattre et anéantir. Et ces phénomènes conduisent à la radicalisation que l'on peut connaître aujourd'hui dans un certain nombre de nos quartiers.
Mais je fais un parallèle Mais je fais un parallèle avec l'extrémisme politique qui amène dans d'autres endroits, parfois même au même parce qu'on peut être à la fois victime et bourreau, victime de racisme et soi-même bourreau parce qu'on est raciste en réponse. On peut être victime d'islamophobie et antisémite. On peut être victime d'antisémitisme et islamophobe. On peut être aujourd'hui catholique et raciste et islamophobe et vice-versa. On peut être até et détesté tout ce qui représente une religion. Ces sentiments là, on les trouve partout. Moi, je ne crois pas qu'il y ait que des victimes d'un côté et que des bourreaux de l'autre.
Et je vois là encore que dans la complexité que nous sommes, nous avons toujours d'un combat en nous et un combat entre ce qui nous amène à nous mettre à l'écart des autres, à rejeter la différence et ce qui nous pousse à tendre la main, être généreux et hospitalier. Cette tension, nous l'avons en chacun d'entre nous et elle existe également dans la société et elle doit nous conduire donc vis-à-vis de ce monde là, de ces tensions, à essayer de proposer des solutions. Et ces solutions, elles sont quoi ? Elles sont justement puisque aujourd'hui se niche dans ces défaillances de la République tous les extrémismes.
J'ai dit un mot du fanatisme religieux, je veux dire un mot de l'extrémisme de droite. Que fait Marine Le Pen ? La même chose. Je lui ai dit lors du dernier débat, c'est Daesh qui vous fait prospérer aujourd'hui. Au fond, ça vous arrange. vous arrange parce que Daesh n'a qu' seul objectif nous projeter les uns contre les autres que nous nous combattions. Merci merci merci à Lyon et à son maire pour ce soutien. Oh ! Oh non ! Le succ ! Oh là, je lui fais un petit clin d'œil, un clin d'œil fraternel. Mais moi, je préfère je je Non mais je veux pas vous embarrasser non plus. Donc je si je dis que ce que je préfère, je risque d'en embarrasser quelques-uns aussi.
Je vais quand même dire ce que je préfère, mais je préfère le soutien sincère désintéressé de la jeunesse à celui de celles et ceux qui ont recyclé recyclé recyclé recyclé recyclé et président [Applaudissements] Mais je dit que je voulais embarrasser personne. Donc donc l'extrémisme de droite se nourrit aussi de son vis-à-vis qui est le fanatisme religieux aujourd'hui, surtout quand c'est un fanatisme islamique.
Et nous avons aujourd'hui dans un certain nombre de zones rurales un vote Front national de la part de jeunes également qui ne correspond absolument pas à la réalité d'une d'un territoire qui serait ouvert à tous les vents de la violence, de l'insécurité, de l'immigration comme se plaît a montré Marine Le Pen. Cela veut donc dire que ce sont dans les défaillances de la République, là où nous n'assurons pas l'égalité des citoyens devant leurs droits les plus fondamentaux, que se niche aujourd'hui les idéologies, les discours politiques qui combattent la République.
La réponse, elle est donc dans le projet politique qui est le nôtre pour justement assurer demain que la promesse républicaine soit la promesse de vivre les valeurs de la République et pas simplement de lire les valeurs de la République sur les documents que proposent aujourd'hui toutes nos administrations. S'il fallait trouver un responsable ou un responsable principal à mes yeux, je le disais tout à l'heure, je crois que les politiques libérales en Europe, l'austérité qui a été imposée auront une responsabilité ont une responsabilité considérable aujourd'hui dans la situation qui est celle de ces territoires. Ne nous trompons pas.
Tout ce qui pousse aujourd'hui au démantellement du code du travail, à la réduction de la protection sociale, à la réduction des services public, à la diminution du nombre de fonctionnaires, tout ce qui produit et fabrique cela. Il n'y a pas de raison, je vous le dis, il n'y a pas de raison que cela ne fabrique pas davantage de voix pour le Front National demain. Aucune raison. Si vous faites le choix de continuer demain à diminuer les protections, à vous incliner devant les lobbyes, à faire en sorte qu'il y ait moins de services publics, il y aura davantage de Front National.
Il y a une enquête absolument implacable, impitoyable qui montre que dans toutes les villes où le dernier bureau de poste a fermé, le score du Front National à l'élection suivante a augmenté de 10 %. de 10 % de 10 % Nicolas Sarkozi a gouverné, il fragilisé la France plus 9 points pour le Front National Nous avons gouverné, nous avons essayé nous avons essayé de faire en sorte de mettre en œuvre des politiques qui étaient des politiques qui justement s'attachent à offrir des droits, à offrir des garanties à nos compatriotes.
Toujours il y a eu des vraies discussions entre nous, mais malgré tout les politiques de rigueur budgétaire, celles qui ont consisté finalement à choisir une politique de l'offre qui a transféré 40 milliards des ménages vers les entreprises plus 7 points de Front National, plus 16 en 10 ans, plus 16 points. Après, on peut se dire que les uns et les autres, nous n'avons aucune responsabilité en cela.
Moi, je sais que dans les politiques municipales qui sont faites, je ne vois aujourd'hui aucun élu de terrain de gauche qui peut estimer qu'il est en quoi que ce soit responsable par le travail qu'il fait, qui consiste à subventionner des associations, à maintenir du lien social, à maintenir des politiques de sol et d'arrêté que eux sur le terrain leur responsabilité n'est pas engagée. Les politiques libérales au niveau national, quel que soit le relief qu'elles ont pris, quand elles ont diminué le service public, ont eu un impact direct sur la montée de l'extrême droite. C'était d'ailleurs le sens de la discussion que j'ai eu avec Angela Merkel quand je l'ai rencontré il y a 10 jours.
Nous n'avons parlé pendant une demi-heure sur l'heure d'entretien que j'ai eu avec elle que de cela, l'extrême droite en Europe et comment bloquer sa progression. Et je le lui ai dit, si nous n'en finissons pas avec les politiques d'austérité, vous aurez tôt ou tard chez vous ce que nous avons chez nous et ce que l'on voit partout ailleurs.
vous aurez chez vous et je crois aujourd'hui sincèrement, je veux pas m'avancer mais j'ai je crois que la société allemande évolue que quand Martin Schulz dont je remercie le soutien clair dit à Berlin répété depuis à ma candidature mais quand il dit qu'aujourd'hui les Allemands ne peuvent plus continuer à s'enrichir sur la pauvreté du reste de l'Europe, c'est un tournant considérable. Cela veut dire que en Allemagne, on ne conçoit plus la prospérité de l'économie allemande au détriment au détriment des économies du reste de l'Europe. Donc cela bouge. Cela bouge parce qu'il y a eu le Brexit. Cela bouge parce qu'il y a eu les crises de solidarité au moment de l'accueil des réfugiés.
Cela bouge parce qu'on voit bien l'extrême droite monté. Et donc les Allemands, notamment de gauche, ont changé leur position vis-à-vis de l'austérité. Mais nous nous devons donc au moment de cette élection présidentielle regarder les programmes et regarder ce qui peut préparer demain davantage de votre Front national ou ce qui peut nous en prémunir. Ça n'est pas neutre. Ça n'est pas neutre. Et alors, je voudrais ici dire le cœur de ce que je voulais vous adresser aujourd'hui. Pourquoi moi je me suis fâché hier lors d'une conférence de presse ?
c'est que moi je suis, je vous le dis, fatigué fatigué que dans cette élection présidentielle, on s'en tienne au récit des candidats, au grand discours, finalement à l'imagerie qu'il convoque, les grands auteurs qu'il convoquent pour finalement qu'on oublie ce qui va se passer demain. Ce qui va se passer demain si chacun d'entre eux est élu. Alors, je veux me livrer avec vous à cet exercice pas trop long. Le président, président, président président président président président président président à cet exercice donc pas trop long qui consiste à regarder ce qui va se passer. Moi, je considère qu'il y a aujourd'hui urgence sociale.
Oui, il y a urgence sociale parce qu'on peut pas quand même accepter que dans notre pays, on est 14 % de pauvres. On ne peut pas accepter dans notre pays qu'il subsiste 10 % de chômeurs. On ne peut pas accepter dans notre pays qu'il y ait autant de jeunes pauvres et que la génération dans laquelle la pauvreté augmente le plus, ce soit justement la génération de ceux qui sont les plus jeunes et rentrent sur le marché du travail. On ne peut pas accepter qu'en moyenne qu'en moyenne un jeune aujourd'hui mettre 5 ans entre le moment où il sort de l'université ou du lycée mettre 5 ans en moyenne pour avoir enfin un CDI.
On ne peut pas accepter que les inégalités soient si fortes et qu'elles se creusent entre ceux qui sont au sommet de l'échelle et ceux qui sont en bas de l'échelle. Voilà ce qu'on ne peut pas accepter quand on est de gauche. Mais une fois qu'on a dit cela, parce qu'il y a urgence sociale, il revient il revient de voir et de dire ce que nous voulons faire. Et moi, je j'assume aujourd'hui j'assume d'avoir mis au cœur des réponses politiques que je propose le revenu universel d'existence. Je l'assume d'autant plus que ce n'est pas une mesure destinée seulement à éradiquer la pauvreté. Elle le fera beaucoup plus sûrement que nous l'avons fait dans le passé.
Parce que donner à 600 € à toutes les personnes pauvres sans ex sans exiger d'elle qu'elle le demande comme c'est le cas avec le RSA mais en permettant que cette allocation soit désormais automatique, c'est déjà on soit un moyen plus sûr d'éradiquer la pauvreté que ce que nous avions fait jusqu'ici. L'élargir L'élargir au 18 25 ans. L'élargir au 18 25 ans. Président président président président président l'élargir au 18 25 ans. L'élargir au 18 25 ans, c'est réparer une injustice.
Parce que on adore se comparer au pays dans le reste de l'Union européenne, mais au nom de quoi fait-on survivre cet archaïsme, cet anachronisme qui veut qu'en France on soit majeur civilement, on a le droit de voter à 18 ans, mais à la différence de tous les pays européens, on n'est pas éligible aux minimas sociaux. Au nom de quoi ? Pourquoi ? C'est quoi la logique ? Il y a qu'en France qu'on fait ça. Quand même incroyable. Il y a ceux qui vous disent il y a ceux qui vous disent parce que nous sommes un vieux pays chrétien, c'est la rédemption par l'effort.
Il faudrait donc que les jeunes les jeunes les jeunes fassent les jeunes fassent sur le marché du travail les efforts qu'il n'auraient sans doute pas fait s'il faut comprendre le raisonnement à l'école si je comprends bien. Mais tout ça est absolument absurde. Qu'est-ce qui justifie qu'on accepte la pauvreté dans la jeunesse ? Parce que c'est cela que nous acceptons, la pauvreté dans la jeunesse. Qu'il y ait autant de pauvres, le simple fait de rendre éligible aux minimas sociaux la jeunesse entre 18 et 25 ans fera tomber le nombre de pauvres et la proportion de pauvres en France.
C'est cela qu'il faut rappeler et je rappelle aussi que le revenu universel d'existence et après je vais dire un mot sur ce que Pierre Gataz en dit et ce qu'il dit de moi. Préservez-vous. d'emplois Ouais, le million d'emplois en fait.
En fait, Pierre Gatez, il avait fait il a sa langue avait fourché parce que quand il a dit à François Hollande et à l'époque à Jean-Marco, il a dit "Donnez-nous 40 milliards et on fera un million d'emplois." En fait, c'était 1 million d'euros par emploi qui voulait dire créer parce que ça a coûté quand même ce qu'il était prêt à faire beaucoup plus cher que ce qu'on avait nous prévu parce que la démarche, elle était sincère, elle visait, elle avait sa cohérence, restaurer les marches des entreprises, restaurer les marges des entreprises pour que demain elles investissent, qu'elles créent de l'emploi.
Et effectivement, elles n'ont pas été à la hauteur de ces investissements, de ces créations d'emplois. Elles n'ont pas davantage été à la hauteur, je le regrette, des augmentations de salaires qui auraient pu compenser le fait qu'on ne crée pas d'emploi. Elles ont distribué beaucoup de dividende. Je rappelle que cette année est une année record, 55,7 milliards d'euros de dividendes distribuées par les entreprises du CAC 40. En soit, ce chiffre parle de lui-même. Donc le revenu universel, il va surtout changer une chose. Aujourd'hui, vous pouvez travailler et objectivement tirer un salaire qui est si petit que ça vous incite à pas travailler. C'est vrai. C'est vrai. C'est une réalité.
On peut être aujourd'hui être soignante dans une maison de retraite et sur un SMIC à mi-temps avec quelques heures supplémentaires et avoir 600 € pour son SMIC à mi-temps avec les heures quelques heures supplémentaires. C'est ça. Et aujourd'hui quand vous voyez le RSA, vous pouvez vous dire mais à quoi bon me lever si finalement le travail me rapporte si peu ? Alors pour quelqu temps, vous pouvez compléter avec un peu de RSA activité si vous le demandez. Mais il n'y a qu'une personne sur trois qui sait qu'elle a le droit au RSA activité et qui le demande. Il y en a donc deux sur trois qui sont éliges et qui ne le demandent pas et ainsi pratique, on fait des économies encore sur les PA.
Bien moi ce que je propose c'est quoi ? Que le revenu universel d'existant du revenu universel que vous percevrez selon vos revenus bruts. Si vous n'avez rien, c'est 600 €. Si vous avez un peu de revenu brut, votre revenu universel qui vous sera versé diminue. Concrètement pour cette aide soignante qui travaille dans une maison de retraite, ce sera donc 600 € de salaire qu'elle garde plus 400 € de revenus universel, un peu moins de 400 39. Cela veut donc dire quoi ? que cette femme voit son travail valorisé parce que sa feuille de paye est valorisée.
C'est donc une incitation à travailler plutôt que cette incitation à loisiveté, à l'apparesse qui était la principale critique qui s'opérait contre le revenu universel. Je monte si je suis à pleintemps dans les abattoirs de chez Gad en Bretagne, travail difficile la pleintemps au SMIC, admettons que j'ai quelques heures supplémentaires, j'auraiis autour de 150 € de revenu universel. Plutôt que de gagner 1200, je gagnerai 1350 €. Cela revalorise là encore mon travail. Et cela me permet quoi ? Si mon métier est pénible, difficile pour ceux qui souffrent au travail parce que je le dis à Emmanuel et à François Fillon. Emmanuel, je l'appelle encore par son prénom.
Des fois, je dis monsieur Macron quand il m'agace beaucoup. Aujourd'hui, je suis de bonne humeur. Donc, je lui dis Emmanuel.
Mais oui, la souffrance au travail, ça existe et ça ça existe et il est qu'à regarder aujourd'hui les administrations, les entreprises privées, les patrons de PME, les petits comme les grands qui tombent parce qu'il y a des burnouts, des pathologies psychiques liées au travail pour constater que oui, la souffrance au travail ça existe et qu'on doit donc en tenir compte et qu'il y a des personnes plus exposées que d'autres et à ceux-là qui sont exposés plus que d'autres à la pénibilité, au travail difficile, il faut permettre de pouvoir négocier avec leur employeur, de baisser leur temps de travail sans baisser leur pouvoir d'achat.
Et à partir du moment où votre revenu universel augmente dès lors que votre salaire diminue, vous avez la possibilité donc de choisir de réduire votre temps de travail quand il est trop pénible, sans perte de pouvoir d'achat. Qui ne voit pas que c'est une mesure de justice sociale, de liberté, d'autonomie pour les travailleurs ? C'est d'abord cela. Et je veux répondre donc à monsieur Gataz. Monsieur Gataz lui vous pouvez le sifflerin. Monsieur Gataz. Monsieur Gataz, Pierre de son prénom, héritier de la dynastie Gatas.
Je rappelle qu'avant d'être entrepreneur, entrepreneur puisque monsieur Gatas parle des entrepreneurs, c'est un joli mot entrepreneur, c'est aussi un joli destin que je souhaite à beaucoup d'entre vous. Mais monsieur Gatas, avant d'être entrepreneur, il a été héritier. Il a hérité de l'entreprise familiale. Donc avant de créer quoi que ce soit, la chance qu'a eu monsieur Gata, c'est d'avoir un papa qui avait beaucoup travaillé, était un bon entrepreneur et qui lui a laissé d'abord une entreprise. Alors monsieur Gataz disait m'interpellait et dans le Parisien comparer mon projet politique à celui de Marine Le Pen. Cela veut donc dire non mais où en sommes-nous arrivés ?
Dans quel état de décrépitude intellectuelle et morale ? Dans quel état de décrépitude sommes-nous arrivés pour comparer le projet de ceux qui sont héritiers des grandes conquêtes démocratiques et sociales de ce siècle qui ont préservé la République comme la prunelle de leurs yeux, les ont préservés justement contre les héritiers de la collaboration. Comment peut-il aujourd'hui m'insulter et nous insulter comme cela ? Je prends cela comme une injure, je vous le dis. Et il pourra toujours m'envoyer ses lobistes pour me proposer un rendez-vous pour essayer d'arranger les bidons. Mais c'est grave cela. C'est grave.
C'est grave parce que dans la même interview, je poursuis monsieur Gatas, j'ai lu jusqu'au bout l'interview, je me suis dit il y a des moments faut se faire des spots comme ça un peu difficile. On prend sa respiration, on se met en apné et on y va. On se lit du gâaz le parisien dimanche toute la d'un coup. Et donc j'ai été jusqu'au bout de la l'interview et j'ai vu que non seulement donc non seulement il comparait Benoît Amont à Marine Le Pen en menaçant la France de ruine, de désolation et de désordre. Bon, donc vous imaginez l'apnée là, j'étais déjà un peu rouge et je poursuis la lecture de monsieur Gataz. Monsieur Gataz continue et met le projet politique qui est le mien.
Bon, j'avais un tout petit peu l'habitude et il évoque les banlieux. Je me suis monsieur Gataz a été en banlieu c'est formidable. et et il dit "Mais moi je vais en banlieu et je vois que les jeunes de banlieu veulent être entrepreneurs et ne veulent pas de cette sautise du revenu universel d'existence." dans le et et je me dis et je me dis quand même Pierre Gatas effectivement effectivement beaucoup de jeunes qui ont un projet de création d'entreprise en banlieu ont un projet pour lequel ils aimeraient avoir le cantiè de la sécurité que vous avez eu quand vous avez hérité du capital de papa pour être entrepreneur vous-même.
Parce que le seul héritage qu'ils ont, le seul héritage qu'ils ont, c'est celui du sang laissé par leur grand-père sur tous les fronts de France pour libérer la France et le la sueur laissée par leur mère et par leur père dans les usines, dans les chantiers qui ont reconstruit la croissance et la prospérité de la France. Alors, ils ont ça. C'est leur héritage, leur héritage à eux. Et moi, ce que j'ai vu quand j'ai parlé du revenu universel d'existence, c'est combien de ceux qui sont aujourd'hui de jeunes start-upers ont un projet de création d'activité, ont besoin juste d'une toute petite sécurité ?
constitue parfois ce revenu universel d'existence de 600 € par mois pour aller au bout d'une idée souvent une bonne idée qui peut devenir un bon projet un bon projet qui peut devenir une belle graine une belle graine qui peut devenir une belle entreprise et qui fra de l'emploi et que justement que justement le revenu universel pour bon nombre de ceux qui veulent créer, innover, se projeter, c'est la sécurité c'est la sécurité qui leur permettra de le Mais quelle ignorance, quelle ignorance de la réalité de nos territoires que d'avoir dit cela. Quelle ignorance.
Et c'est là encore la démonstration que monsieur Gataz ne connaît pas grand-chose finalement au monde des entreprises et je le lui ai dit dans une lettre que j'ai écrit parce qu'il dit Benoît Amont n'aime pas l'entreprise. Bon il s'avère que dans ce n'est pas le cas de tous les dirigeants politiques. Non seulement j'y ai travaillé moi en entreprise, mais que j'en ai créé une aussi quand les temps étaient un peu plus mauvais sur le plan politique et qu'il fallait bien créer sa société pour pouvoir vivre. Donc je connais ce monde là.
Non seulement je connais, mais j'en tire pas un orgueil particulier, mais je veux lui dire à monsieur Gataz que dire ou exiger de tous ceux qui lui parlent qu'il disent comme ça j'aime l'entreprise, c'est aussi absurde que dire j'aime les poissons parce que dans les poissons, il y a des requins et des sardines et que dans les entreprises, il y a celles qui payent leurs impôts. leurs impôts considère qu'un bon salarié est un salarié bien dans sa peau et donc plus productif. Des entreprises qui se préoccupent de l'impact de leur activité économique sur l'environnement. Des entreprises qui sont inscrites dans leur territoire, qui innovent, qui cherchent.
Ces entreprises là, bien sûr que nous les aimons, elles sont au cœur de notre modèle économique et nous louons leurs ouvriers, leurs chefs d'entreprise, leurs actionnaires, leurs ingénieurs. Mais mais mais oui, cher Pierre Gatas, cher Pierre Gatas, et je vais aller au bout de votre raisonnement. Oui, les entreprises qui jettent les salariés comme on jette les mouchoirs. Les entreprises qui vont chercher par tous les moyens à faire de l'évasion fiscale. Les entreprises qui délocalisent sans jamais rembourser les aides publiques qu'elles ont perçu. Crédit impôt recherche, CICE, aide des régions. Ces entreprises là, non, ces entreprises, nous ne les aimons pas.
Nous les aimons pas parce qu'elles ne sont pas utiles à l'économie et utiles à notre pays. Alors, je le dis d'autant plus que la fin de l'interview de Pierre Gataz se termine par un aveu incroyable. Incroyable. Moi, Gataz, il aurait pas existé. Il aurait fallu l'inventer pour le montrer aux enfants, honnêtement. Mais et je veux lui dire, je lui redis hein, c'est pas la peine de m'envoyer vos lobbyistes maintenant, c'est terminé. Je les connais bien, ils sont très sympathiques. Mais là, vous et moi, c'est terminé. Et je le dis au successeur futur de monsieur Gataz, qu'il choisisse, s'il vous plaît, qu'il choisisse une autre caricature que ce vieux patronat archaïque que nous propose Gataz.
Je vais finir avec lui. Pourquoi ? Parce que dans un dernier mot, Pierre Gatèz nous dit sa préférence. Et sa préférence ? La question qui lui est posée mais quand même François Fillon avec les affaires, les costumes, les montres, les emplois, tout ça, ça fait lourd. Ça y est. On a Non, je l'ai déjà dit, je sais plus où, mais je veux remercier quand même je François Fillon, il m'a mis pour la première fois dans la situation d'un mauvais patron.
Je m'explique parce que quand mes assistants parlementaires ont vu le salaire de Pénélope, ils sont venus, ils ont dit donc je me suis senti je me suis senti mauvais employeur soudain, ils m'ont regardé, ils m'ont dit "Mais quand même si si jamais on m'avait dit qu'un jour je me trouverai dans la situation de apparaître comme un mauvais employeur comparé à François Fillon, bon je finis la parenthèse mais Pierre Gatas Pierre Gatas termine l'interview, il dit, "Si le suffrage universel passe par là, cela donnera une légitimité à François Fillon, une légitimité de passer au-delà de toutes ces affaires et toutes ces dossiers qui le concernent." En fait, en fait, dites-vous bien que ces gens-là n'ont pas besoin de l'humanité que leur confère la République.
Tous ces puissants se confèent de l'immunité entre eux, de l'impunité entre eux. Et en réalité, ils sont durs avec les plus faibles. Ils sont implacables avec les tout petits. Ils sont implacable avec les tout petits. Et ce que nous nous allons dire, ce que nous allons dire, c'est que là où François Fillon, Pierre Gatas sont indulgents à l'égard du patron de la BNP, quand il s'autorise une augmentation de 700000 € de son salaire alors qu'il ferme 200 agences et va supprimer des centaines d'emplois là où il considère qu'elle a une restructuration industrielle normale.
Nous ce que nous disons non seulement c'est que c'est inadmissible mais que celle vers laquelle nous nous tournons et vers laquelle ils n'ont là eux aucune indulgence, aucune compassion, aucune solidarité, c'est la caissière qu'il vire parce qu'elle a juste volé une tablette de chocolat. C'est la caissière qu'on licencie pour quelques euros d'erreur sur une caisse. C'est ça que nous n'acceptons plus. Et c'est ça que des millions de Français n'acceptent plus, que l'on licencie cette femme-là, mère célibataire pour une simple erreur de caisse de quelques euros viré licenciés sans préavis quand on autorise des augmentations de salaires insupportables, inacceptable, indigne à ceux qui lissens.
Voilà ce que nous ne voulons pas. Voilà la vérité de ces femmes et de ces hommes. Voilà ceux qui veulent porter François Fuyot au pouvoir. C'est cette vérité [Applaudissements] là. Président président président [Applaudissements] présidentés président. Moi, c'est cette vérité là que je dénoncerai comme candidat et comme président. Comptez pas sur moi. Je préfère le dire tout de suite. En fait, Pierre, cher Pierre, vous avez raison de pas voter pour moi. Vous n'avez raison. Vous avez vraiment raison.
Et je vous le dis parce que n'attendez de moi dans la négociation sociale que moi je souhaite parce que je souhaite la négociation entre les partenaires sociaux au niveau de l'entreprise en faisant demain de la France le pays de la cogestion comme l'Allemagne. Oui, je souhaite la négociation comme je souhaite renforcer comme je souhaite renforcer et consolider le paritarisme dans la sécurité sociale là où Emmanuel Macron veut étatiser étatiser l'unic et là où il veut procéder. Je le dis et c'est extrêmement dangereux et c'est n'avoir rien retenu de la loi comerie là où il veut procéder par ordonnance pour continuer à légiférer sur le code du travail.
C'est ne rien avoir retenu, ne rien avoir retenu du sentiment qui était solu de bon nombre de ceux qui ne voulaient pas de cette loi et de dire nous voulons la démocratie. Il y avait eu ce 493. Si la leçon que l'on tire du 493, c'est dire ordonnance, c'est n'avoir rien compris à cet épisode qui a pourtant fracturé la gauche. En même temps, Emmanuel Macron ne se revendique pas de gauche et qu'il est assez logique qu'il ne tire guère de leçons de ce qui s'est passé. Mais moi je dis à Pierre Gatas, oui, moi je souhaite la négociation sociale.
Mais je lui dis vous n'aurez rien à attendre de moi comme président de la République si vous posez ces exigences là sur la table et si demain vous vous comportez de la manière dont vous vous comportez dans cette élection, c'est-à-dire en fait indigne des chefs d'entreprises français et des entreprises françaises. Parce que c'est ça au fond que je pense. Vous êtes indigne aujourd'hui de les représenter. Vous êtes indigne de les représenter. Vous les représentez.
mal parce que vous résumez vous résumez le sort des entreprises au fond aux intérêts des actionnaires du CAC 40 là où les entreprise française ça ne se résume ni au chefs d'entreprise encore moins au chefs des grandes entreprises mais que ça n'oublie jamais que dans entreprise il y a des actionnaires parfois pas tout le temps des propriétaires, des chefs d'entreprise des cadres des ouvriers et que c'est cette communauté là qui crée la richesse et pas simplement ceux qui sont propriétaires des entreprises. Alors, je disais la vérité des prix parce que aujourd'hui la vérité des prix, ce sera un immense plan social pour François Fillon, s'il est élu de 500000 fonctionnaires en moins.
Rajoutez-y, rajoutez-y. Le fait que de repousser l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans, c'est d'ors et déjà, selon les S tank 1 million de chômeurs en plus. là où le simple fait de l'avoir porté de 60 à 62 ans nous a déjà coûté 500000 chômeurs de plus. Donc c'est d'ors et déjà un plan social d'000 chômeurs. 1500000 chômeurs et des politiques de réduction de la dépense publique qui seront essentiellement imputées et imputables aux collectivités locales.
Et là, je vous regarde les élus qui êtes ici, faudra dire et je le dis aussi à Emmanuel Macron, faudra dire si c'est des ADS en moins, si ce sont des personnels dans les crèches en moins, si ce sont des policiers municipaux en moins, si on ferme des cantines centrales, qu'est-ce qu'on ferme ? Parce que les fonctionnaires le matin quand ils se lèvent, ils se lèvent pas pour aller fonctionnariser, ils se lèvent pour être jardinier, policier, instituteur, infirmière, être péricultrice. Ce sont des métiers que l'on respecte. Faut dire où on coupe. Faut dire où ? Moi, je veux pas couper.
Je veux pas couper parce qu'aujourd'hui en période de crise avec le Front National qui menace, ces services publics sont absolument indispensable. Mais la vérité sur le plan social, c'est aussi la vérité que l'on doit dire sur le plan écologique. Et là, je commence avec la première nuance que j'ai avec Jean-Luc. Moi, je crois sincèrement que Jean-Luc est un écologiste aussi convaincu que moi. Sincèrement, je n'ai pas de doute là-dessus. Il partage comme nous le désir de réduire le mix énergétique et la part du nucléaire dans le mix énergétique.
Sans doute comme nous, la nécessité de faire en sorte que nos modes de production et nos modes de consommation demain tournent le dos avec une vision productiviste, consumériste qui finalement considère que la planète est une ressource comme une autre dans laquelle nous pourrions puiser indéfiniment. ça n'est plus le cas et ce constat nous le faisons à gauche et même au-delà de la gauche. Mais je veux le dire ici, il n'y aura pas de transition écologique solide, crédible sans qu'elle se fasse au niveau européen. Européen. Il ne peut pas y avoir d'engagement à convertir notre économie sans que cet engagement soit européen.
Et j'en viens au désaccord que nous avons parce que ça n'est pas un petit désaccord, c'est même un gros désaccord et je le dis aussi à nos concitoyens parce que au-delà des postures, au-delà des positions qui sont les nôtres et moi je respecte son combat, vous le savez, on me l'a reproché mais je le respecte et parce que je respecte son combat, je lui dis aujourd'hui qu'il y a un risque considérable dans l'orientation qui qu'il porte sur une question.
Il a choisi une stratégie, placer haut la barre des menaces au niveau européen et dire si vous n'acceptez pas la renégociation des traités et oui, il y aura un plan B qui sera donc contraint par vous, allemand, italien, espagnol, sloven, slovaque, peu importe, la sortie de l'euro et de l'Europe. C'est cela le plan B. Mais attention, je vous le dis simplement. Attention à ce que il n'y ait pas en fait de plan A et de plan B et qu'il n'y ait qu'un plan B.
Parce que quand on met très haut la barre des menaces et pas haut la barre des solutions, on peut être à peu près certain que la réponse qui sera celle de nos partenaires, en dépit du fait qu'ici aucun d'entre nous ne veut la poursuite des politiques d'austérité, la réponse de nos partenaires sera de dire "Nous ne voulons pas d'une Europe française, nous voulons d'une Europe européenne qui se pose un compromis. Nous entendons que la France veuille exercer un rapport de force et moi j'entends bien le construire ce rapport de force mais pas un rapport de force qui se termine sur 100 % de la position française sans que chacun ait fait une part du chemin. Ça n'existe pas.
Jamais l'Europe ne s'est faite sur cette ligne là. Sauf sauf à penser qu'on ira punir l'Allemagne. Punir l'Allemagne parce qu'aujourd'hui la politique d'austérité ne servirait que les intérêts allemands. Mais ça ne se passera pas comme cela. Donc cela veut dire cela veut dire et on doit aller au bout de la discussion que l'on envisage sérieusement le plan B. Et si on envisage sérieusement le plan B, faut dire comment on compense la fin de la politique agricole commune, la fin des fonds européens qui viennent développer nos territoires, la la sortie de l'euro qui entraînera inévitablement de l'inflation, la question dans les la manière dont demain nous commercerons avec le reste du monde.
Toutes ces questionsl sont des questions importantes. Et puis aussi, il faudra dire quel est le monde qu'on propose à nos enfants puisque nous aurons enterré l'idéal européen pour quelques années, sinon quelques décennies. Quels seront les moyens que nous aurons de pouvoir résister à la Russie au moment où celle-ci veut réouvrir le dossier des frontière à sa frontière occidentale et à notre frontière orientale au moment où elle veut redessiner ce que sont les limites de son espace vital. Avec quelle force le ferons-nous ? Avec quels alliés vu que nous aurons abandonné l'Europe ? Comment nous défendre ? Comment nous défendre efficacement ? Comment financer demain ?
la bonheurisation de notre appareil de défense dont nous voyons aujourd'hui que s'il ne s'appuie pas sur des coopérations européennes sur le plan militaire et industriel, nous ne parviendrons pas tant pour la dissuasion nucléaire que pour un autre appareil conventionnel à le maintenir au niveau des capacités opérationnelles exigées par le niveau des menaces qui nous concernent. C'est de cela dont il faut parler et je le dis avec franchise. Oui. Aujourd'hui, au moment de voter, au moment de voter, la question que vous vous devez vous poser, c'est pas simplement de savoir contre qui vous voulez voter, pour quel voulez voter, c'est qu'est-ce qui est bon pour vous ?
Qu'est-ce qui est bon pour vous ? Qu'est-ce qui va améliorer votre vie ou va la dégrader ? Une élection, ça sert aussi à se faire du bien. De faire du bien, je m'entends, à améliorer votre vie. Ne nous posons pas comme des êtres résignés qui considèrent finalement qu'une élection, elle agrmente notre vie, notre nos soirées télévisées tous les 5 ans. Elle est là pour changer le cours du destin de la nation et si possible dans la nation le cours de nos vies. Et donc cette vérité des prix, je vous le dis, ce qui m'amène moi à me fâcher, c'est que au bout du compte, on ne parle pas de cela.
On ne parle pas de cette urgence sociale, cette urgence démocratique, écologique et européenne qui justifierait qu'on aille au bout des projets, qu'on se préoccupe des conséquences de ces projets pour la nation, pour nos vies et la vie de nos enfants. Et c'est pour ça aujourd'hui moi que pendant 12 jours, oui, je ne parlerai que de ça. Et oui, je vais me fâcher à l'égard de ceux qui sont ou dans la dissimulation ou dans la diversion parce que le peuple français, il mérite mieux que cela. Il mérite mieux que des grandes phrases, il mérite mieux que des grands des grands récits, il mérite mieux qu'un storytelling.
Je le dis sincèrement, notre élection, la nation française mérite mieux que flat. Il y a urgence sociale, il y a urgence démocratique, il y a urgence écologique. Et tout mon projet aujourd'hui sur la question écologique, sur la question du travail, j'aurais pu dire tout à l'heure là encore à monsieur Gataz, bon vous allez dire que je suis obsédé mais il ressemble pas, c'est pas monsieur Gataz, il est il ressemble tellement à ceux qui regardent notre projet et sont arriés à un monde qui n'existe plus. Il s'est éteint.
Il me disait, il disait comme je l'ai entendu à gauche parfois même d'ailleurs dans les rangs des amis de de Jean-Luc disant "Tu te trompes Benoît sur le travail ?" Je me trompe, je me trompe sur le travail. Oui, on considère aujourd'hui que la révolution numérique, vous pouvez me dire aujourd'hui que vous êtes certain qu'elle ne va pas rarifier le travail. Vous êtes vous pouvez me dire aujourd'hui que vous êtes certain que nous allons continuer à pouvoir financer par le travail nos systèmes de protection social ? Non, moi je dis qu'on a le devoir de penser des alternatives à cela. Et pourquoi je le dis ? Pourquoi je le dis et je le répète ?
Parce que quand la plupart des grandes études Harvard, le MIT, les grands économistes anticipent la raréfaction du travail, le MIT vient de démontrer quoi ? que aux États-Unis l'impact de la robotisation avait conduit à ce qu'on crée moins d'emploi qu'on en avait détruit et qu'aujourd'hui la révolution numérique mais bon là encore c'est pas le Minitel quoi. C'était bien le Minitel, on l'a fait, c'était nous les Français mais ça a un impact un peu plus important que la révolution de l'informatique. Ça va bouleverser toutes sortes de secteurs, toutes sortes de métiers du bas de l'échelle sociale jusqu'au sommet de l'échelle sociale.
Et on m'explique que ce n'aurait pas d'impact et que je n'y connaîtrai rien au travail. Bon ben écoutez, je vais prendre juste ceux qui viennent de dire dans le paysage entrepreneurial qu'il fallait anticiper cette révolution numérique parce qu'elle détruirait de l'emploi et qu'il fallait donc taxer les robots si on voulait continuer à financer la protection sociale. Donc juste hein, le patron de Nesley qui vient de quitter la direction de Nesley vient de dire il faut absolument dans nos métiers pourtant n'imaginez pas que dans le lait, les yaourts, la révolution numérique bouleverserait tout. Et bien, il faut demain taxer les robots si on veut continuer à financer la sécurité sociale.
Un monsieur, un tout petit monsieur qui s'y connaît, c'est vrai, beaucoup moins en robot et en ordinateur que monsieur Gataz Bill Gates. Un un un quelqu'un qui n'a jamais innové, qui n'a jamais créé de richesse, de valeur.
Quelqu'un qui quand même quand il voit monsieur Gataz, je lui dit "Donnez-moi un conseil, monsieur Gataz, j'ai besoin de créer une entreprise." Donc Bill Gates Bill Gates donc un farfelu quoi, un de ces types qui se promène avec un chapeau sur la tête, une plume dit "Il faut absolument aujourd'hui taxer les machines quand elles remplacent les hommes dans des métiers où elle crée de la richesse ces machines pour financer la formation et la reconversion des hommes." Exactement ce que je mets sur la table aujourd'hui. Donc donc avec également Elon Musk. Vous savez qui c'est Elon Musk ? Elon Musk, le patron de Space X. Space X qui va bientôt envoyer des hommes dans l'espace.
Donc petite boîte des gens qui ne qui n'innovent pas du tout. Space X Elon Musk Musk hein, je le fais à la française mais lui aussi il dit en raison de l'accélération aujourd'hui de l'automatisation de la de la révolution numérique, il faudra envisager cela et faire le revenu universel d'existence le dis à monsieur Gataz donc Elon Musk aussi qui cogne tout le temps à la porte ou qui appelle monsieur Gataz qui se dit que c'est quand même dommage qu'il soit toujours sur messagerie parce que j'ai aussi un conseil à lui demander sur de quelle manière aujourd'hui faire voler mes fusées.
Mais voilà, ces gens-là, ils se projettent dans l'avenir, ils innovent et ils nous aident à penser nous aussi l'avenir. Et nos responsabilités sont différentes parce qu'elles ne sont pas celles seulement d'entrepreneur. Il nous revient de défendre l'intérêt général. Et je vous dis et je le redis à celles et ceux qui vont voter, regardez dans les programmes politiques. Ça n'est pas juste un supplément d'âme un programme politique. Ça dira ce qui va se passer dans vos vies et vous y trouverez des raisons de vous réjouir, peut-être aussi des raisons demain de manifester. Mais ne soyez pas à ce moment-là surpris le 9 mai ou le 10 mai. Tout est d'ors et déjà là.
Et quand il y a des silences dans les programmes, demandez-vous pourquoi ces silences existent. Il vous reste 10 jours. 10 jours pour faire la lumière. Et moi, je me fâcherai et je continuerai à me fâcher parce que vous savez, et je termine par cela. J'ai évoqué la marche la marche pour l'égalité et contre le racisme. [Applaudissements] J'ai évoqué cette marche là mais ces hommes-là et ces femmes-là savaient d'où ils venaient. Des logements, des maguettes et de tous les quartiers qui étaient ceux dans lesquels ils avaient grandi. Il savaient d'où ils venaient. Je sais d'où je viens. Je sais dans quelle famille j'ai grandi. Je sais ce que m'ont transmis mes parents.
Ils savaient, ils ont marché pour un combat politique qui ne visait pas à la réussite d'un seul, mais qui visait à reconnaître le rôle de leur père et de leur mère dans la reconstruction du pays et le rôle qu'ils voulaient jouer comme citoyen nation qui était la leure. Je sais, je sais ce que m'ont transmis les miens. Je sais le rôle que je veux jouer en votre nom. En votre nom pour la France. Et je veux vous dire tout simplement les choses comme je les pensee. Aujourd'hui, notre pays, notre nation, notre République, ne laissons surtout pas entre les mains de celles et ceux qui veulent encore en tirer un peu de richesse supplémentaire, un peu de sueur supplémentaire. la vôtre.
Quelques gains, quelques profits supplémentaires. Ne croyez pas à ceux qui vous vendent l'égalité des chances qui n'est rien d'autre que la compétition des uns contre les autres, la guerre de tous contre les tous. Croyez en l'égalité réelle. Battez-vous pour l'égalité réelle et dites-vous qu'il n'y aura pas pour nous, pour la France, d'égalité, de liberté, de fraternité en dehors de cet immense projet qui est celui de l'Europe. Qu'il n'y aura pas de liberté, d'égalité, de fraternité sans service public, sans protection sociale, sans revenu universel parce que nous voulons penser le travail de demain et pas celui d'hier.
Il n'y aura pas de bonheur pour nos enfants sans un monde vivable, respirable, donc sans transition écologique, il n'y aura pas de monde meilleur. Votez pour vous. Arrêtez de voter pour eux. Ne votez pas pour ces imposteurs, ceux qui vous vendent un monde qui ne leur servira qu'à eux et pas à vous. Voutez pour votre intérêt. Votre intérêt ceux qui sont partis des mainguettes qui partiront de bain de Marseille de Trappe de Saint-Denis de Lille du Nord à Strasbourg ne sais où. Vous les classes populaires et les classes moyennes, vous qui vivez votre travail ou vivrez demain de votre travail, votez pour vous et ainsi nous ferons battre le cœur de la France. Vive la République ! Vive la France !
[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]
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[Applaudissements]
Benoît Hamon