BACKSEAT #25 avec Clararunaway et Yannick Jadot
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pétitions dans le public, ils veulent être plus chauds que ceux de la semaine d'avant à chaque fois et tout, c'est très bien, continuez comme ça, merci le public, bonsoir à vous, bonsoir le chat, bienvenue dans Backseat cette semaine encore, chers amis, on va parler de politique pendant deux heures et demie, merci d'être avec nous, et puis je ne suis pas tout seul puisque je suis avec mes chroniqueurs et chroniqueuses, salut tous les trois, bonsoir Adèle, comment tu vas ?
Salut Adèle ! Ça me fait hyper plaisir d'être de retour, ça fait longtemps ! Oui, ça fait longtemps, tu sais c'était dans le monde d'avant, le monde n'était pas en guerre, on parlait d'Ukraine mais on ne savait pas de quoi on parlait vraiment,
C'est vrai, c'est vrai, et t'as chopé le Covid, le truc à la mode, en vrai ça va ?
Ça va très très bien, oui, mais c'était juste que j'étais empêchée de fréquenter
des gens pendant une semaine, voilà, on est très content que tu sois de retour avec Adèle, bienvenue à toi avec nous aussi, Léa, salut Léa ! Bonsoir, bonsoir ! Est-ce que ça va ?
Bah écoute, nickel, ouais !
Tout roule, passe une bonne semaine ?
Ah bah une excellente semaine, ouais, la journée de la femme, les roses, les cupcakes, tout ça, trop cool, non vraiment, le clip du gouvernement, enfin non franchement, merci ! Je suis heureuse d'être une femme dans ce pays, et voilà, je ne cesse de le répéter tous les jours, donc...
Bah nous, ça nous fait plaisir de t'avoir avec nous ce soir encore, Usul, salut ! Salut ! Est-ce que tu vas bien ? Ah non, semaine bof, hein, semaine bof, t'as fait un meeting ? C'était pas mon meeting ? Ah ? Une démonstration de force ? Il faisait froid, en plus ! Ouais, t'étais un meeting de Mélenchon à Lyon, du coup tu t'es gelé les miches, Ouais, je me suis gelé les miches.
C'était sur les pentes de la Croix-Rousse ?
C'était, oui, c'était...
Ah, il y a du vent là-bas !
C'était au gros caillou, et même que Jean-Luc, il s'est planté, il a dit, c'est le gros rocher ici ! Et les gens, ils ont fait, ah, le caillou, le caillou ! Et lui, il a fait, oui, non, ça va, c'est bon, oui, le caillou, oui ! Donc les Lyonnais se sont vexés. Ah bah ouais, là, c'est peut-être que t'as fait un Lyonnais, un peu plus minéral. Je sais plus, mais c'est vrai que Jean-Luc, je fais les meetings... Parce qu'on avait fait les marioles la semaine d'avant en parlant des meetings et tout, mais moi, je suis allé à aucun meeting de cette présidentielle, enfin, même celle d'avant, en fait, je suis jamais allé en meeting de présidentielle.
Ah si, moi, j'en ai fait pas mal. Ah ouais ? J'en ai fait le meeting de la Porte de Versailles, là, de Macron.
Ah, je suis là, tu étais, d'accord.
J'en ai fait pas mal de meetings d'amont, naturellement, des meetings de Rousseau aussi, non ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Des meetings de droite, je crois pas. Vous avez déjà fait des meetings de droite ?
J'ai couvert en tant que journaliste, ouais.
Ah bah oui, inévitablement, de fait, ça m'est arrivé. Moi, c'était en 2007.
Ah, c'était à notre époque, il y avait des jeunes à l'époque.
Ah purée ! Il y avait des jeunes à droite, ouais. Ouais, puis on avait, tu vois, on avait des stars, on avait Johnny, on avait Gilbert Montagné, enfin, c'était chouette. Je suis un peu triste, d'ailleurs, pour ceux qui sont dans les équipes, là, de campagne de Macron. Pourquoi t'es triste ? Parce qu'en fait, il va pas y avoir vraiment de meeting, tu peux faire un... Il y en a deux, à côté Macron. Ouais !
Attends, attends, spoil pas, on va en parler. Bonsoir à vous d'abord, bienvenue dans Backseat. Ce soir au programme, on va parler d'actualité politique avec mes chroniqueurs et chroniqueuses. On se retrouve ensuite avec notre invité de la semaine, c'est la vidéaste Clara Renouet, vidéaste spécialisée dans le cinéma, qui va venir et qui a accepté notre invitation. J'en suis super content. Et dans la deuxième partie de l'émission, à partir de 21h, on recevra Yannick Jadot, le candidat d'Europe Écologie Les Verts à l'élection présidentielle. Voilà le programme de ce soir. Mais avant ça, on va parler des sujets de la semaine. C'est parti pour les sujets de la semaine.
Alors, les sujets de la semaine, on a décidé qu'on allait parler, parce que mine de rien, on ne s'est pas vu depuis 15 jours, il s'en est passé des trucs, notamment New Player Hunter The Game, on a un nouveau candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron.
Sur le coup, j'étais là, c'est qui ?
Coutou, coutou, coutou. Du coup, cette introduction, tu m'as fait super part, je suis là, merde, c'est pas un truc qu'on avait prévu.
On n'avait préparé ça, on avait préparé Macron. Voilà, Macron est candidat, je vous l'apprends, je ne sais pas si vous le saviez. Emmanuel Macron est candidat à l'élection présidentielle de la République française. C'est officiel, depuis la semaine dernière, il a décidé de déclencher sa campagne par une lettre aux Français publiée dans des journaux de la presse quotidienne régionale. Et il a aussi sorti cette petite vidéo dont on va parler. Candidat. De candidat, voilà, Emmanuel Macron le candidat. Bon, Emmanuel Macron candidat à la présidence de la République. No shit Sherlock, on l'avait tous anticipé. Est-ce que ça change quelque chose qui le soit vraiment cette fois-ci ?
Ou est-ce qu'en vrai, business as usual ? Ça soulage ses équipes, j'imagine, qui voulaient partir depuis plus longtemps que ça, dans un premier temps. Mais oui, non, c'est vrai que pour nous, en tant que commentateurs, ça ne change pas grand-chose. Si, ce que ça change, c'est que maintenant, il est obligé d'annoncer des trucs. Ah, c'est peut-être ça la différence. Et de dire ce qu'il va faire, quoi. Et pour le coup, il a commencé à distiller ces quatre grands axes. Est-ce qu'il s'était empêché de le faire jusqu'à présent ? Parce qu'en décembre dernier, il nous a fait un grand plan d'investissement avec des milliards d'euros, le nucléaire, tout ça.
Pendant l'été, quand il avait fait son espèce de discours avec sa ligne directrice, le fait qu'il allait effectivement... Ben ouais, vas-y, mon Dieu, si on t'emmerde ! Mener la réforme du chômage, qui repoussait la réforme des retraites en raison du contexte sanitaire, mais qu'il envisageait quand même de la faire. Enfin, il y avait eu quand même des... Il n'y a pas de surprise particulière.
Non, non, non, il n'y a pas de surprise.
L'autre différence, c'est quand même qu'il y a le président et le candidat, et il y a des comptes de campagne. Et donc, en fait, quand on s'exprime en tant que candidat, ce n'est pas tout à fait la même règle. Je pense que c'est intéressant et on sent qu'il y a une petite émiction.
On verra dans les tribunaux dans cinq ans. Justement, pour ceux qui nous écoutent, tu peux expliquer un peu, Adèle, ça veut dire quand tu dis compte, tu parles de compte financier, de compte de dépenses, etc.
Les dépenses, c'est-à-dire que quand il s'exprime ou quand il voyage en tant que candidat, normalement, c'est sur ses comptes de campagne, de candidat, avec un budget alloué. Il ne doit pas utiliser les moyens de l'État, et comme il est président de la République, il a quelques moyens de l'État, normalement, pour faire campagne. Et c'est pareil pour ses équipes.
La facture de téléphone, l'a appelé Poutine tous les matins, pareil, qui c'est qui paye ? Je crois qu'il passe par WhatsApp. C'est le candidat ou c'est le président ?
Non, mais c'est vrai que ça pose des petites questions, et ça pose des vraies questions vis-à-vis des équipes. Alors là, pour le coup, justement, mon expérience de 2007, les collaborateurs parlementaires qui voulaient faire la campagne, devaient se mettre en vacances, ne pouvaient pas être payés par le Sénat ou l'Assemblée nationale pour faire campagne.
Je me souviens aussi, j'avais été collaborateur en campagne, et on avait des règles très strictes auxquelles on se tenait nous-mêmes pour faire attention. C'était, tout ce qui concerne la campagne, c'est sur les adresses e-mails perso et jamais sur les pros, c'est sur nos téléphones persos et jamais avec le téléphone du bureau, et c'est toujours en dehors des horaires de bureau, donc à partir de 20h, 22h, etc.
À un moment donné, ça s'imbrique quand même, comment tu fais pour...
Tu ne peux pas faire autrement... Enfin, il y a des trucs sur lesquels tu ne peux pas faire autrement, par exemple l'agenda. L'agenda du président de la République, il est géré par son cabinet de président de la République, et ça, tu ne peux pas faire autrement. Donc, quand il écrit dans l'agenda meeting, ce n'est pas du temps de travail, donc forcément, il y a des implications, mais normalement, c'est ce que disait Adèle, dans la séparation, dans les comptes de campagne, ça doit apparaître extrêmement clairement, les dépenses, y compris pour les collaborateurs.
C'est ça qu'on peut appeler un emploi fictif si on apprend qu'un fonctionnaire de l'Elysée a utilisé depuis son bureau à l'Elysée, son matériel de l'Elysée, sur son temps de travail de l'Elysée, pour faire la campagne d'En Marche, un juge, il passe dessus, c'est un emploi fictif. Donc, ils ont l'obligation de bien séparer, et parfois, dans ton cerveau, c'est compliqué.
Et c'est censé être pareil pour les ministres. Non, je dis ça parce que ce matin, Gabriel Attal annonçait des mesures du candidat, la retraite à 65 ans, et non pas des informations du président. Par ailleurs, il est porte-parole du gouvernement, donc il n'est pas non plus censé parler au nom du président, et je m'interroge.
Mais tu as raison de t'interroger.
Est-ce qu'il était en congé ce matin, quand il parlait en tant que porte-parole ? On va l'appeler.
Voilà. Petite question. Du coup, Emmanuel Macron a décidé de lancer sa campagne avec le slogan « Avec vous », dans une logique de... C'est bien aimable, je trouve.
Oui, c'est vrai. Pour une fois, on nous inclut.
Je trouve ça cool.
Merci. Vraiment ?
Moi, je ne sais pas. À chaque fois, les commentaires de slogans de campagne, je ne sais jamais quoi en faire, parce que les slogans, c'est toujours un peu pareil.
Les slogans sont pourris, les commentaires sont encore plus pourris.
Voilà. Donc, on passe là-dessus. Il a lancé trois chantiers dans sa campagne, qu'il a annoncé. L'école, la santé et les institutions, avec aussi un focus sur la participation citoyenne. Alors ça, je trouve ça intéressant. Libération a révélé qu'il a annoncé devant les députés qu'il a réunis de La République en Marche, il leur a annoncé sa volonté de faire un nouveau quinquennat dans une ambiance de grand débat permanent. Sous-entendu, le grand débat national qui avait été organisé après les Gilets jaunes en 2019. Richard Ferrand, le président de la Sommée nationale, intime du président, avait eu l'occasion déjà de teaser ça dans le journal Le Monde il y a quelques semaines.
Visiblement, Emmanuel Macron a l'intention de faire un deuxième quinquennat s'il est réélu président. Avec une tonalité différente de la première, il le dit dans sa vidéo. Il y a des choses que je ferais différemment, le pouvoir m'a appris. Alors, ils nous ont tous fait le coup, tous. Tous les politiques disent, vous savez, à l'usage, je me suis rendu compte que quand même, il y a des choses que j'aurais fait différemment. Et là, typiquement, Emmanuel Macron semble vouloir se diriger vers une méthode plus participative, implicative. Il avait dit aussi, j'ai conscience qu'il y a des petites phrases qui ont blessé. Et une semaine après, il disait, je veux emmerder les Français.
Pour vacciner, ça n'engage que ceux qui y croient. Mais parce que les grandes consultations, ou à la fin, c'est quand même toi qui décides.
Et en plus, le sujet de la retraite, il a bien consulté, en tout cas.
C'est le bon exemple, parce que tu parles du sujet de la retraite. C'est un truc qui a été beaucoup critiqué pour Emmanuel Macron. L'absence de dialogue social, comme on dit, c'est-à-dire de coordination avec les leaders syndicaux, notamment par exemple ceux de la CFDT, avec lesquels il aurait pu trouver des compromis. On se souvient de Berger qui, pendant la réforme des retraites, avait dit qu'il n'avait aucun échange avec le président de la République depuis plusieurs mois. Voilà, donc là, Emmanuel Macron qui nous annonce un deuxième quinguinat, dans lequel il souhaite aller plus loin dans le dialogue.
Alors si c'est en mode grand débat national, moi je suis plutôt fan de la participation citoyenne, mais ça pose la question de la place des corps intermédiaires. C'est clair.
C'est quand même l'enjeu principal de ce gouvernement.
Mais je crois qu'il a déjà démarré des consultations pour le truc des retraites, pour repartir sur les retraites. Il est super chaud. Avec je ne sais plus qui, mais sans doute...
Avec le président du CESE. Je crois que c'est l'heure de la pilule.
Il faut le prendre cet appel maintenant.
C'est l'alarme. Ben oui, c'est ça, c'est ton... C'est ta pilule. C'est l'heure de la pilule, oui.
Du coup, sur le fond, à quoi est-ce qu'on peut s'attendre pour cette campagne présidentielle ? J'ai déjà parlé un petit peu de la méthode, parce qu'il semble vouloir faire un débat permanent. Retraite à 65 ans. On sait qu'il y avait un débat en interne au moment de la constitution de son grand groupe, avec la Nouvelle République En Marche, Ensemble Citoyens. La maison commune, dans laquelle, semble-t-il, Edouard Philippe a beaucoup de poids, puisque la retraite à 65 ans, c'est un pilier voulu et souhaité par Edouard Philippe. L'aile gauche de la Macronie ne semble pas réussir à imprimer dans ce début de campagne. Peut-être que je me trompe. Et Asli ? Dussopt ?
Olivier Dussopt, Abara Pompili, Richard Ferrand, tout un tas de gens...
Il ne récupère pas Repsamen ? Si, Repsamen. Ah ouais, ça sert. François Repsamen, maire de Dijon. Ça, ça va être fondamental. Ça, ça va changer la donne, c'est sûr.
Il a réussi à débaucher, encore une fois, non, parce qu'on rigole. Non, il y a Véran aussi, oui. On rigole, mais depuis le début de la guerre en Ukraine, il a gagné des points dans les sondages, il est à plus de 30% en premier tour. Donc, voilà, Emmanuel Macron se positionne, et il continue, et ça on l'avait déjà analysé sur ce plateau, il continue à réussir le côté aspirateur, avec des gens de droite, issus de la droite et issus de la gauche qui viennent à lui.
C'est ni broyeur, ça dépend comment tu te...
Et donc, Eric Wörth d'un côté, François Repsamen de l'autre, pour ce que ça vaut en termes de masse de gens qui les suivent, pas énormément, mais en termes de symboles, Emmanuel Macron semble réussir.
Touraine aussi, qui l'a rejoint.
Marisol Touraine, absolument, tu as raison.
Il y a d'autres... Comment elle s'appelle ? L'ancienne ministre de la... Guigou. Guigou, merci. Guigou. Merci, de la justice. Oui, sinon, il y a du monde, effectivement, il est... Mais après, c'est une... Je ne sais pas comment dire...
De toute façon, ce n'est pas des gens qui avaient un important poids dans l'opinion publique.
Non, plus, en fait, je pense. En ces cinq ans, on les a peu entendus, voire pas entendus du tout. Je ne suis pas sûre que ça change véritablement la donne et que ça permette de gauchiser, en quelque sorte, l'image d'Emmanuel Macron. Mais après, ce qui est intéressant, c'est de voir qu'il y va sur... En fait, il fait ce qu'il avait prévu de faire. Il s'inscrit dans une espèce de continuité en disant, bon, ben voilà, sur la question des droits des femmes et d'égalité femmes-hommes, ce sera encore la grande cause du quinguénat, on va continuer. Il s'inscrit vraiment comme si, bon, ben là, c'était joué. Mais en même temps... Et ce... Pardon.
Et il se met en retrait d'un véritable débat démocratique et ça, c'est un peu pénible.
Est-ce qu'il a vraiment tort de faire ça compte tenu du fait que, semble-t-il, dans les sondages, ça a l'air de fonctionner ? Ah non, c'est clair. C'est aussi ça, le truc, c'est que promettre la rupture, j'ai changé. C'était ce que disait Nicolas Sarkozy en 2012. Voté pour moi, j'ai changé.
Non, là, il dit pas du tout ça, ouais.
Alors, il dit un peu j'ai changé, rapport à ce que je disais tout à l'heure, en disant, il y a des choses que je ferais différemment. L'humilité, l'humilité, l'humilité est un mot qui le martèle. Trois fois.
Trois fois dans le candidat. Ben oui, parce qu'on n'arrête pas de lui dire qu'il est méprisant et qu'on peut pas dire que c'est pas vrai. Pour certaines sorties récentes encore, comme tu le disais tout à l'heure, il était là, non, mais j'ai changé, j'ai changé. J'ai compris que ça pouvait blesser. Et puis une semaine après, il dit qu'il emmerde les autres.
C'est toujours un peu le cas quand tu insistes beaucoup sur quelque chose, ça veut souvent dire que c'est pas vraiment ce que je fais. Non, n'ai pas peur, souvent, il vaut mieux avoir peur.
Par exemple, il dit beaucoup à ses équipes de ne pas considérer que c'est gagné, etc. Alors, s'il le dit tant que ça, c'est que ses équipes sont plutôt parties là-dessus. La poussée dans les sondages d'Emmanuel Macron de ces derniers jours dans un contexte de guerre en Ukraine, moi, je pense que ça lui ouvre la porte à un risque qui est un peu le risque de Jospin 2002.
Ce que je veux dire par là, c'est que tout le monde voyait tellement Lionel Jospin au second tour en 2002 que beaucoup d'électeurs qui auraient pu être tentés de voter pour lui au premier tour ont préféré dire, tu sais quoi, au premier tour, de toute façon, vu que Jospin va être au second, au premier tour, tiens, je vais faire un vote un peu plus de cœur, c'est-à-dire je vais voter pour le communiste, pour Chevènement, pour Taubira, etc. Et ah bah merde, il n'est pas au second tour.
Emmanuel Macron, il risque peut-être d'être un peu trop haut dans les sondages, sous-entendu, il y a peut-être des électeurs qui vont se dire, je voterai pour lui au second face à Le Pen, moi je ne sais pas qui, et au premier tour.
C'est ce qui est arrivé à Giscard aussi.
En 81 ?
Oui, c'est possible. Dans un contexte en plus de réélection, de potentielles réélections, où il briguait un second mandat. En plus, ça sera pendant les vacances scolaires, donc ça ne simplifie pas.
C'est l'inverse, Giscard, il ne voulait pas croire à la défaite. Il ne voulait pas y croire lui-même.
Oui, non, non, bien sûr, mais c'est parce qu'il était, enfin après tout le monde était, parce qu'il était trop confiant. Donc je pense qu'Emmanuel Macron se souvient aussi de cet exemple, d'un candidat sortant, enfin d'un président sortant candidat, qui était très confiant, et qui finalement s'est fait bananer.
Il y a quelqu'un dans le chat qui dit, il sera qualifié de toute façon. Oui, peut-être, mais ce n'est pas la même chose d'être qualifié avec 29-30% des voix au premier tour, et d'être qualifié avec 19,4% étant étalonné derrière à 17-18% par quelqu'un. Enfin, ce n'est pas du tout le même signal que tu en vas pour le second tour, ce n'est pas du tout la même structuration politique pour ton deuxième éventuel quinquennat s'il est réélu. Donc ça dit quand même quelque chose, le score du premier tour est important. On a l'impression qu'en fait, ce qui compte, c'est de se qualifier au second.
Ce n'est pas que ça, c'est aussi le poids politique que tu vas représenter si tu es élu dans un contexte politique, ou alors dans ton corps, dans ta propre coalition que tu vas créer. À gauche, par exemple, beaucoup de gens à gauche ont l'impression de se dire que c'est peut-être un peu plié, mais il y en a aussi beaucoup qui veulent faire le meilleur score possible pour peser dans une éventuelle recomposition. Donc attention, le score du premier tour a son importance. Et puis il y a les législatives derrière. Et il y a les élections législatives derrière, absolument. Oui, il y en a plein qui le disent en chat et vous avez raison.
Tu disais un truc assez intéressant tout à l'heure quand tu parlais... Que des choses intéressantes. Mais particulièrement tout à l'heure, quand tu parlais justement du choix de cœur de certains électeurs électrices, il y a un sondage récent de ce presse Théria qui est sorti qui dit que les électeurs d'Emmanuel Macron ne votent pas tant pour son programme, pour vraiment le positionnement idéologique. Il n'y en a que 30% qui disent non, je vote pour le positionnement idéologique du candidat.
51% votent pour la personne et c'est fondamentalement différent pour Jean-Luc Mélenchon par exemple, où 83% des électrices électeurs de Jean-Luc Mélenchon disent voter par idéologie en fait, pour le programme.
Pour les hydroliennes.
Oui, entre autres. Donc je trouve que c'est intéressant. Et j'adore aussi. Et j'adore aussi. Et j'adore aussi. Exactement, c'est très fort, je crois. 78%.
C'est aussi une question de culture politique, c'est-à-dire que la gauche s'est beaucoup construite sur des cultures politiques autour de programmatiques, de ruptures, de changements, etc. Alors que la droite a toujours été très légitimiste, où on se choisit un chef. Donc tu m'arrêtes, c'est une connerie, mais le programme à gauche joue un rôle important pour les gens de gauche. Le programme, c'est le programme, c'est important. De toute façon, il l'avait dit les marcheurs lors de la maison commune, le grand meeting d'ensemble citoyens et tout, c'était clairement on soutient notre chef, c'est un chef.
Et alors là, on le soutient d'ailleurs parce que c'est un chef et qu'on ne peut pas se priver d'avoir un chef de cette envergure. Regardez, il a de la stature, il a de l'autorité. Et là, le contexte fait que c'est d'autant plus vrai pour les électeurs qui sont sensibles à ça, que le contexte fait qu'on n'a pas envie de, éventuellement, céder la barre à quelqu'un qui serait un chef débutant. Ce n'est pas le moment. Là, on a un chef expérimenté, on le garde. C'est littéralement ce qu'avait dit Richard Ferrand lors de ce meeting. Bayrou était même allé plus loin en disant, le programme, je ne doute pas qu'il sera très bien. Oui, on verra. Mais je vous invite à soutenir Emmanuel Macron lui-même.
Les gens applaudissaient, c'était content. Oui, c'est vraiment ce légitimisme-là, la culture du chef qui est importante pour une bonne partie de cet électorat. Ça peut être aussi un jeu dangereux parce que moi, j'ai le souvenir de 2012 où une partie du camp Sarkozy avait commencé dans la fin de la campagne, au moment où c'est le plus tendu et tout, a commencé à en mettre plein la gueule à François Hollande sur le thème. Mais attendez, François Hollande, il n'est pas à la hauteur ce monsieur. Il a été quoi ? Il a été président de conseillerie départementale, c'est tout ? Attendez, vous avez vu en ce moment la stature internationale qu'il faut avoir, il faut voter Nicolas Sarkozy.
Il y a beaucoup d'électeurs à qui ça ne plaît pas beaucoup ce discours. Le côté, les autres candidats, ils ne sont pas à la hauteur, la hauteur, la hauteur. Il y a aussi des électeurs qui ne sont pas vraiment séduits par ce truc-là et pas que à gauche. Après, je dis ça, je n'en sais rien. Moi, j'ai hâte de pouvoir analyser le vote des électeurs macronistes, la sociologie, mais aussi le positionnement politique des électeurs macronistes. Il y a des enquêtes d'opinion qui ont montré qu'à peu près un électeur sur trois qui votent pour Emmanuel Macron, se dit avoir le cœur à gauche.
C'est intéressant de les interroger sur ce qui ne vous a pas séduit chez les candidats à gauche, pourquoi vous n'avez pas rejoint, je ne sais pas, une Anne Hidalgo, un Yannick Jadot, ou la Première Populaire, je ne sais pas. Moi, ça m'intéressera de voir ça de près. Alors là, d'autant plus qu'on va pouvoir parler du programme de Macron. Je vais vous donner les quatre grands axes. Je vous ai dit, les quatre grands axes. Alors, des pactes. C'est des pactes. Un pacte européen qui vise notamment à bâtir une Europe de la défense. Bon, ça, c'est les circonstances qu'ont poussé à ça.
Un pacte entre générations, avec vraisemblablement une réforme des retraites et une autre sur la dépendance qui n'a pas été faite. Et puis, il y a eu le scandale, l'ORPA, etc. Donc, pour les vieux. Et un pacte productif afin d'aller vers le plein emploi. Alors, aller vers le plein emploi, je vous traduis, foutre les chômeurs au travail sous n'importe quelles conditions. C'est ça, un pacte vers le plein emploi. Ça dépend de qui. Il y a des gens à gauche aussi qui proposent le plein emploi. Oui, d'accord. Enfin, bon, bref, plein emploi, ça ne veut dire pas de chômage. Quatrième pacte, un pacte républicain. Alors, ça veut dire quoi, républicain ?
Lutter contre... Non, lutter contre quoi ? Pour la laïcité.
Ah bah, c'est encore plus clair. Il y a marqué avec des mesures en matière de laïcité et d'immigration. Un pacte républicain, ça veut dire un pacte avec Darmanin dedans. Voilà, un truc carré. Mais c'est les pactes avec qui ? Oui, c'est ça, c'est la cohésion. Avec les citoyens, un pacte avec les citoyens. On va se mettre d'accord, c'est le contrat avec les Français. Oui, d'accord, j'ai l'idée, d'accord, je ne comprenais pas.
Si tu votes, tu fais partie du pacte.
Voilà. De toute façon, une fois qu'on aura voté et qu'il aura gagné, on aura signé tout ce pacte.
Oui, et on pourra enfin réformer les retraites.
Et les immigrés, etc. Oui, ça revient quand même à ce que je disais sur l'importance entre premier et second tour, parce que le front républicain du second tour montre aussi qu'il y a des acteurs qui sont prêts à mettre un bulletin dans l'air avec écrit Emmanuel Macron dessus, mais à ne pas le soutenir sur ces réformes. Enfin, tu vois, c'est aussi le risque. Je ne suis pas persuadé qu'Emmanuel Macron meurt d'envie d'un second tour face à Marine Le Pen ou à Éric Zemmour. De refaire l'arnaque de 2017, pardon pour utiliser le mot arnaque, mais vous voyez ce que je veux dire. Je pense qu'il préférait gagner à la régulière contre une Valérie Pécresse. Ou contre un Jean-Luc Mélenchon.
Tu crois que ça a l'air assez bien gagé cette affaire ? Il va être très déçu.
Non, non, mais je suis d'accord, mais au fond de lui, il constate, et évidemment ça va dans son sens, ce n'est pas pour rien que Bayrou a donné sa signature à Marine Le Pen. Évidemment, il y a un intérêt à ce que Marine Le Pen arrive au second tour, comme ça il la bat. Mais j'y crois pas trop de mes trucs. Politiquement, je ne sais pas. J'ai l'impression que ce qu'il nous avait dit en 2018, qui était, vous savez, il y a soit le progressisme, soit le populisme. C'est les nouveaux blocs, la droite et la gauche, tout ça, c'est un truc du XXe siècle. Maintenant, on pense à un autre. J'ai l'impression que ça n'a pas bien pris.
Peut-être grâce à la dynamique Jean-Luc Mélenchon qui réaffirme une gauche fière d'elle. Peut-être à cause de la dynamique Éric Zemmour qui réaffirme une droite nationaliste, etc. J'ai l'impression que les clivages gauche-droite restent importants pour les Français. Mine de rien, quand il disait aujourd'hui ça n'a plus de sens, il n'y a plus de droite, il n'y a plus de gauche, il avait à moitié raison, puisque maintenant, en effet, il n'y a plus de gauche.
Je ne suis pas d'accord avec toi.
Non, non, non, les Français continuent à identifier quand même des choses de gauche.
Mais ce n'est pas tant ça, des clivages gauche-droite, c'est extrême-gauche-extrême-droite, en vrai, le clivage dont il parle.
Oui, parce que lui, il les met dans le même panier.
Oui, parce que lui, il a récupéré tout le reste.
Il essaye de récupérer tout le reste. Oui, mais en même temps, pour l'instant, il y arrive plutôt pas mal.
C'est quasiment fait.
Malheureusement, oui, c'est quasiment fait. Quand tu disais, c'est vrai, il est à 30%, mais il les récupère où les points ? Sur qui ? Sur Pécresse ?
De quoi ? Sur les 30% des lecteurs qui se disent de gauche, il les récupère nulle part ?
Non, non, non, pas les 30% qui se disent de gauche, mais il est à 30% dans les sondages pour le premier tour. Ah, dans le premier tour ? Sur tout le monde, oui.
Tout le monde en perd pas mal, sauf Mélenchon. Marine Le Pen, elle reste assez solide. C'est Éric Zemmour qui a un peu baissé, probablement à cause de ses propositions ouvertement pro-Poutine. Et Valérie Pécresse, elle a dévissé aussi en partie. Oui, il y a une partie des lecteurs de droite. C'est la stature internationale. On en revient à Sarkozy 2012. Il y a des électeurs de Pécresse, de droite, qui se disent « Non, mais bon, il y a un moment où j'ai plein de choses à reprocher à Macron, mais c'est un bon chef quand même. » Enfin, je veux dire, face à Poutine, ça a de la gueule. Il faut qu'on soit représenté. Plus que Pécresse, quoi. Plus que Pécresse.
Elle parle plus couramment, pourtant, c'est dommage. Elle avait un argument un peu.
C'est vrai, elle était dans les camps de jeunesse en URSS. On s'en souvient. Les jeunes communistes, tout ça. Deuxième sujet de la semaine, les amis, que je voulais aborder avec vous. C'est les suites de la primaire populaire. J'ai fait une vidéo sur ma chaîne YouTube, suite à l'annonce par la primaire populaire du soutien surprise à Jean-Luc Mélenchon. Christiane Taubira, je le rappelle, s'est retirée de l'élection présidentielle puisqu'elle n'a pas obtenu ses 500 signatures. Le processus de la primaire populaire s'est donc retrouvé orphelin de sa candidate qui avait été désignée par son processus.
Et dans une décision du conseil d'administration de l'organisation de la primaire populaire, la primaire populaire a décidé de soutenir officiellement la candidature de Jean-Luc Mélenchon, alors même que celui-ci était arrivé en troisième position et non pas en deuxième position. Ils ont donc enjambé Yannick Jadot pour soutenir Jean-Luc Mélenchon. Ce qui a provoqué beaucoup de critiques de la part, y compris de gens qui avaient participé à la primaire populaire qui n'ont pas compris ce choix-là.
Et du départ d'ailleurs de Mathilde Himer, qui était une des co-fondatrices de la primaire populaire, une des co-dirigeantes aussi, qui était venue sur ce plateau nous présenter ce processus à l'automne dernier et qui a claqué la porte. Donc voilà, j'ai lu beaucoup, plein sur internet qui disent la primaire populaire MDR c'est rien, etc. Moi je ne suis pas du tout d'accord avec ça, je pense que ça te dit quelque chose et que ça restera un moment important de cette élection présidentielle de 2022. Mais est-ce que vous trouvez, je viens de te voir lever les sourcils, tu trouves que c'était une vaste blague et qu'en fait on passe à autre chose et c'est oublié ?
Bah oui, mais moi je l'ai déjà dit que je trouvais que ce n'était pas ouf comme initiative et que je n'étais pas sûr que ça allait très loin. Et bon, le fait est que ce n'est pas allé très loin, mais c'est sans doute dommage pour ce genre d'initiative à venir qu'aurait pu construire sur ce qui n'a pas marché en améliorant ou je ne sais pas quoi et qui là vont avoir même du mal à démarrer, à gagner, à avoir de la crédibilité vu le fiasco que ça a été cette fois. C'est-à-dire des gens entre eux dans un esprit un peu start-up qui se chauffent sur un processus, un candidat qui lève des fonds. Ça a coûté du pognon cette histoire.
Ça a coûté du pognon et ça a coûté de l'énergie dans un camp, la gauche, qui n'était déjà pas très en forme, où des gens se sont investis là-dedans et au final, quoi ? Taubira, pas les signatures et puis hop, bon, Jean-Luc. La critique sur laquelle ils se sont fondés reste valable. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que ça n'a pas fonctionné comme ils auraient voulu que ça fonctionne que le pourquoi du comment ils l'ont créé est effacé d'un revers de main. C'est-à-dire que de toute évidence, si tu regardes la gauche aujourd'hui, la primaire des Verts, on en parlera avec notre invité tout à l'heure, Yannick Jadot, ça a été compliqué la cohabitation avec Sardin Rousseau.
Donc, en fait, le processus même de la primaire complique un peu les choses. La première populaire, ça n'a pas fonctionné. La France insoumise, avec son côté, avec le candidat, c'est le candidat, il n'y a pas vraiment de démocratie interne. Ça n'a pas l'air de fonctionner non plus des masses. Donc, en fait, la vraie question, c'est c'est quoi la solution ? Comment est-ce que la gauche peut se recomposer ? Si ce n'est pas par la base avec des trucs participatifs comme la première populaire, si ce n'est pas par une primaire avec les écologistes, parce que la dynamique Jadot, il n'en bénéficie pas, et si ce n'est pas avec la France insoumise, comment ?
C'est ma question, en fait, pour les 50 ans. Allez, on a un mois, là. Plutôt pour les 50 ans. Pour les législatives.
Peut-être 5-10 ans.
Pour les législatives, on va voir aussi quels accords sont passés, entre qui, quoi, une fois que la présidentielle est passée. Peut-être même que Mélenchon va commencer à lâcher un peu la main sur son parti. Quoique, je pensais, entre la présidentielle et législative, LFI, en tout cas, même si Mélenchon ne veut pas lâcher le truc, je sens qu'à l'intérieur de LFI, ça va commencer à bouger pour se préparer pour la suite. Tu penses ?
Il y en a quelques-uns et quelques-unes qui commencent à en avoir un peu marre.
Il pourrait localement y avoir des alliances un peu bizarres, des expérimentations, des trucs comme le printemps marseillais. Voilà, ça est là. Ou comme on a bien vu au régional, qu'il n'y a pas eu du tout la même dynamique et dans le Nord, et à Paris, et au municipal à Marseille, etc. Ou à Grenoble, un peu plus tôt.
Après, il y a aussi un enjeu de personnalité. Peut-être qu'il est temps de changer un peu les têtes d'affiches.
Ça, de fait, oui. C'est les insoumis qui ne vont pas apprécier.
Les insoumis, ils le savent, je leur dis tout le temps. Je leur redis s'il faut changer de mec. Non, non, mais blague à part. Ce qui est un peu un échec, à mon sens, peut-être, de la primaire populaire, même si je pense que ça en dit long, et je suis assez d'accord avec toi, Jean, sur le fait qu'il était important de prendre au sérieux, quand même, ce processus qui est un cri du cœur de quand même pas mal de personnes qui ont participé, qui se sont investies et qui se sont investies, avec, à mon avis, beaucoup de sincérité, qui avaient envie que ça fonctionne et qui se disaient « Bon, OK, là, on n'en peut plus.
On se retrouve encore dans une situation où on ne va se taper aucune alternance avec la gauche. Ça devient compliqué. Il faut au moins un sursaut. » Donc, il y a eu des prises de position de la part de tous les candidats, qu'ils soient d'accord ou contre. Il n'en demeure pas moins qu'ils n'ont pas été insensibles à cette initiative et que je trouve que c'est quand même intéressant et que ça en dit long aussi sur comment on choisit nos candidats à l'élection présidentielle et nos candidates. Après, moi, ce que je trouve dommage, c'est que je pense que ce processus aurait pu, dans une certaine mesure, peut-être faire émerger une nouvelle figure.
Une nouvelle figure pour rassembler la gauche et que, finalement, on s'est retrouvé avec quelqu'un qui était déjà là, des personnes qui sont là depuis un bail et que je pense que c'est aussi ça. Je pense que les Françaises et les Français en ont un peu marre de voir toujours les mêmes gueules et qu'il nous faut un renouveau démocratique, un renouveau politique et qu'il faut peut-être avoir de nouvelles personnalités qui s'affirment avec peut-être des messages différents.
Est-ce que tu essaies de nous dire que, finalement, la seule personnalité qui a émergé à gauche pendant toute cette campagne électorale,
c'est Sandrine Rousseau ? Non, c'est Emmanuel Macron.
À gauche ?
Non, parce que Sandrine Rousseau n'était pas dans la primaire populaire. Celle l'avait été peut-être après. Non, je te parle de la primaire populaire plus particulièrement.
Ah oui, il y a Roussel aussi. C'est vrai que Roussel a émergé à gauche. Roussel a émergé à gauche. Il va falloir faire avec Roussel. On est parti pour 30 ans de diesel, boom, boom, beef tech.
Et de barbecue. Il a trouvé son créneau, ça va être parfait avec ça.
Mais je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il ne faut pas tout jeter de cette primaire populaire qui est effectivement un peu étonnante, notamment sur la façon de faire ces derniers jours. Mais il y a un petit sujet de transparence. Moi, je trouve que ce n'était pas très clair. Ce n'est pas très clair qui, comment ils sont financés. Tu disais tout à l'heure, Roussel, que ça coûtait du pognon. On entend des chiffres. C'est des dents. C'est des dents. C'est des dents, des dents. Oui, mais qui, quoi ? Enfin, tu vois, ça, on ne sait pas vraiment. Des dents. Oui, mais pareil. Donc, je pense qu'en fait, ça, ça, enfin, déjà, je pense qu'il faudrait clarifier ça.
Clarifier aussi qui a choisi Mélenchon parce qu'on dit que c'était un truc interne. Quand c'était quoi ? C'était 4 500 personnes. Mais je suis d'accord, je ne connais pas la composition de leur truc. Non, parce que fondamentalement, quand tu as fait voter 370 000 personnes, c'est quand même, enfin, 90 000, c'est vraiment pas rien. Enfin, tu vois, par rapport aux 150 000 de la primaire d'Europe Écologie, les Verts. Mais du coup, les décisions sont prises. Ce n'est pas clair. Donc, je trouve ça dommage. Ils se sont un peu auto-sabordés. Tout ça, je ne les connais pas.
C'est pour ça que Mathilde Dimer est partie, d'ailleurs.
Oui, c'est ce qu'elle dénonçait.
Elle est partie en disant le vote. Ils étaient 30 à voter, apparemment, qu'on votait pour eux. Alors, j'ai lu aussi. Je n'ai pas eu le détail. Dans le canard, donc, 30 personnes qui ont voté en bureau restreint, des bénévoles, des machins. Dans le canard, ils disent que c'est peut-être aussi dû à une supposition du canard enchaîné. Mais au moins, je dis d'où ça vient. Peut-être qu'ils ont été un peu infiltrés par des mélenchonistes.
Tu crois que les gens de la croissance sommiste font ça ? Ben voyons.
Moi, j'ai rencontré au meeting de Mélenchon.
Tu veux dire que les gens de LFI sont des forceurs ?
Peut-être. C'est des militants. En tout cas, au meeting de Mélenchon, j'ai rencontré quelqu'un qui est venu avec un badge primaire populaire. Peut-être qu'il nous écoute. Il m'a dit, moi, j'étais plutôt Mélenchon. Évidemment, il y a des gens de gauche qui se sont foutus dedans. Donc, les gens de gauche ont été marqués aussi par la campagne de 2017. Ils savent très bien que Mélenchon, en effet, il y a aussi un pouvoir de séduction à gauche. Ce n'est pas qu'un repoussoir. Non, non, non. Ce n'est pas sûr que des militants investissent et essayent de peser en interne pour que ça... Avant d'en venir à Mélenchon, repérons aussi quelque chose d'important.
C'est que Christiane Taubira, qui a été désignée par ce processus de la primaire populaire avec plus de 400 000 votants, n'a pas obtenu ses 500 parrainages. Ça dit aussi quelque chose de la difficulté de faire émerger, y compris de nouvelles méthodes de désigner des candidats. Admettons, ça n'aurait pas été Taubira, parce que je suis d'accord avec ta critique, Taubira. Elle fait partie du paysage, comme d'autres à gauche. Ça commence à bien faire, j'entends. Mais, putain, un nouveau parti... Il n'y a que Macron qui a réussi à faire ça en 2017. En fait, c'est impossible de faire émerger un nouveau parti dans ce pays. Une nouvelle manière de faire, etc.
Le truc est tellement sclérosé qu'on se demande, c'est quoi l'avenir, en fait ? C'est quoi le renouveau démocratique ? C'est clair.
Parce qu'en plus, le renouveau qu'a promis Macron, et dans une certaine mesure la France insoumise en 2017, c'était un peu une blague au final, tu vois. De quoi, de quoi ? Le renouveau qu'a promis Macron, enfin la République en marche, et dans une certaine mesure la France insoumise en 2017, on se rend compte que finalement, les vieux travers des partis traditionnels reviennent assez vite, même si on est là avec un nouveau parti qui n'est pas un parti, mais qui est plutôt un mouvement, etc.
Mais après, tu te rends compte que finalement, les choses se structurent, comme la vie politique l'impose aujourd'hui en France, c'est-à-dire les partis font ce que les partis font, et finalement, il n'y a pas grand-chose qui change. Donc je pense qu'au-delà de faire émerger des nouveaux partis, etc., il faut aller encore plus loin et changer en profondeur notre système institutionnel.
Quelqu'un qui dit dans le chat, c'est tellement superficiel comme discussion, ben oui, je ne sais pas. Inonde-nous de tes lumières, je t'en supplie. Participe à la discussion dans le chat. Si tu as des civils, je t'en prie.
Oui, parce que la République, c'est nous.
Partage tes lumières, ça nous fera plaisir. Non, je rigole, mais il y a quelqu'un d'autre dans le chat, il y en a qui me faisait remarquer, vous avez raison, Zemmour. Oui, c'est vrai, Zemmour, lui a réussi ça. Ah non, c'est vrai. Non, mais c'est vrai, en termes d'innovation, de nouveauté dans le paysage politique, il y a effectivement la comète, Zemmour.
Et puis il a fait mieux que Macron, qui lui a quand même été ministre, je veux dire, a été soutenu, avait un réseau qui n'était pas le même. Il a un réseau de ouf, bien sûr, mais il n'a pas été à des fonctions. Tu vois, je veux dire, il n'a aucune idée de...
Oui, mais tu vois bien qu'il y a l'émergence de figures politiques aujourd'hui, le poids qu'ont pris les médias. On le voit aujourd'hui, on peut regarder les médias, par exemple.
Je suis d'accord avec toi.
Avoir les médias et venir des médias, ça peut être une force aussi pour se lancer en politique. Voilà, il a traduit un capital, converti un capital médiatique en capital politique, avec le soutien d'une bonne partie de la bourgeoisie, des crypto-bros, des bilos à Bolloré. Donc bon, on voit très bien qui. Et en effet, ça, la gauche, on ne peut pas compter sur ces manes financières considérables, cette force de frappe médiatique de mecs qui possèdent des empires médiatiques, qui les mettent à ton service. Donc nous, on est là, évidemment, on a des parties un peu nulles, on redemande des dons, machin, c'est la gauche, quoi.
Mais oui, il y en a qui m'ont fait remarquer, effectivement, le soutien médiatique à Éric Zemmour, ça participe et ça joue. Il y a quand même aussi un truc dans cette dynamique-là, au point où on en est, c'est l'augmentation aussi de Jean-Luc Mélenchon, qui, dans les sondages, commence à grappiller. Est-ce qu'il n'y a pas une bonne partie des lecteurs de gauche qui commencent à y voir un vote utile ? C'est un paradoxe, d'ailleurs, pour Jean-Luc Mélenchon, de l'imaginer en vote utile. Lui, il dit « vote efficace ». Oui, parce que le vote utile, lui, ce n'est pas dans son jargon, il déteste ça et tout.
Moi, je pense que c'est grâce à Ségolène Royal, tout ça.
Oui, il y a eu un petit effet Ségolène Royal.
C'est Ségolène Royal qui avait dit sur BFMTV que, finalement, Jean-Luc Mélenchon, c'était le vote utile à gauche. C'est depuis ça, tu le crois vraiment.
Oui, non, remarque, c'est vrai.
Hasard ? Je ne sais pas.
Remarque, c'est vrai. On en avait parlé de ça ? Non, je veux dire, ici, là. Non, je ne sais plus si on en avait peut-être parlé.
Mais ce n'est pas faux. L'analyse qu'elle avait était plutôt juste.
Elle disait quelque chose, d'où la question que je pose. Est-ce qu'elle n'a pas dit, effectivement, de fait, à haute voix, quelque chose que beaucoup d'électeurs de gauche se disent en fait, il faut quand même faire fond derrière Jean-Luc, même si on ne l'aime pas beaucoup sur plein de trucs et même si ses militants nous insultent toutes les journées sur Internet. Il y a eu tout un flottement.
Mais ce n'est pas un truc qui s'était déjà dit il y a cinq ans ? Je veux dire, vu le score qu'il a fait, visiblement, on n'a pas besoin de Ségolène Royal pour que les électeurs se disent ça d'eux-mêmes.
Il y a eu toute une période de flottement entre la primaire populaire, la primaire des Verts, le machin. Est-ce que la campagne de Jadot prend ou pas ? Les gens se demandaient comment ça se décanter à gauche. Et puis tu avais Jean-Luc qui était toujours au-dessus des 10% de manière constante. Là où les autres, ça allait, bon, Roussel ne dépassera pas les quatre. Voilà, Hidalgo s'est ramassé. En fait, c'est le droit du tas de cendres. Clairement, le GRC est un champ de ruines. Et lui, bon, il est encore debout. Il y en a qui me font remarquer que c'était l'argumentaire de la primaire populaire. C'est vrai. Oui, c'est vrai.
C'est la justification de la primaire populaire pour Jean de Mélenchon. C'est le vote utile, en fait, de dire on ne peut pas attendre cinq ans de plus. C'est l'urgence. Ça, c'est le mouvement climat qu'on retrouve. On a deux mois pour changer de planète. Oui, c'est les arguments. C'est l'argument de l'urgence. Donc, Jean-Luc a défaut. Même s'il nous en a mis plein la gueule.
Vous pensez qu'il pourrait vraiment créer la surprise ?
Non, mais moi, je ne crois pas. En fait, ce n'est pas que j'y crois ou que je n'y crois pas. C'est qu'arithmétiquement, ça peut arriver. Mais qu'il n'est pas porté par un mouvement d'ampleur et d'enthousiasme comme celui qu'il avait en 2017. L'ambiance à gauche n'est pas du tout la même. En 2017, la France insoumise a créé un souffle, un truc intéressant. Oui, un renouveau politique. Un renouveau, mais un renouveau enthousiasmant pour ses propres électeurs. Et ça a donné envie, peut-être même à des jeunes, de voter pour la première fois, etc. Là, j'ai vraiment l'impression que l'ambiance, y compris du côté de la France insoumise, mais par ailleurs aussi ailleurs à gauche, elle est morose.
C'est ce que tu dis, Will, le tas de cendre, en fait. Tout le monde est saoulé. Beaucoup d'électeurs de gauche vont probablement s'abstenir parce que les gens sont saoulés, sont fatigués, sont usés. Et Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas, même s'il fait un effort considérable sur lui-même pour assagir énormément de sa position. Lui, il a compris qu'une élection, ça se gagne sur les indécis, pas sur les partisans. Donc en fait, il faut aller élargir, élargir, élargir. Parler aux électeurs socialistes, écologistes, etc. Pas les insulter, leur dire venez. Et ça, lui, il le fait. Mais bon, est-ce que ça fonctionnera ? Honnêtement, je ne sais pas.
Après, Macron, il a profité quand même d'un tas de cendres aussi en 2017.
Oui, bien sûr.
À gauche et à droite. Donc, qui sait ? Enfin, peut-être que...
Oui, mais il faudrait qu'il y ait beaucoup de monde qui explose en vol. C'est-à-dire, Pécresse a explosé en vol. Mais sur la route de la deuxième place, il reste encore Marine Le Pen. Et Marine Le Pen, mine de rien, elle est solide. Elle est solide dans les intentions de vote. Elle ne dit pas grand-chose. Elle est constante. Son parti est en lambeau. Elle ne dit rien. Ils sont partis. C'est une catastrophe. Ils sont endettés. Les élus se barrent. Tout le monde est parti chez Zemmour. Zemmour, il construit le coup d'après avec Marion Maréchal, machin, tout ça.
Mais mine de rien, Marine Le Pen, ça imprime toujours dans la tête des gens comme le vote stable pour, en tout cas, toujours cet électorat qui vote Le Pen depuis longtemps ou juste depuis 2012. Oui, il y a quelqu'un dans le chat qui dit que Le Pen est solide même si Zemmour l'affaiblit considérablement. Il ne l'affaiblit pas si considérablement que ça. Ce que dit Usul, et je suis d'accord avec toi, c'est qu'il y a quand même un vote Le Pen qui reste Le Pen. Même malgré la comète Zemmour qui passe à côté et qui crée de l'envie chez beaucoup d'électeurs d'extrême droite, il y a peut-être qu'elle bénéficiait, pour le coup, là, de la construction politique du long terme.
Où le RN a construit petit à petit, à force de campagne, un soutien et que Zemmour, peut-être que c'est Zemmour l'effet de mode.
C'est surtout pour Pécresse que Zemmour fout la merde, en fait. C'est vrai, je suis d'accord avec toi. J'en parlais avec, il y a deux semaines, un mois, trois semaines, pardon, on a enregistré un épisode du podcast Popol, là, avec une journaliste de l'Obs, Charlotte Salensky, qui nous disait qu'elle, elle suit la campagne de Valérie Pécresse. Elle était allée justement, elle était en PACA pendant qu'on a enregistré le podcast. Elle nous disait, mais c'est incroyable de voir le nombre de personnes qui se battent chez Zemmour en PACA. Genre, hallucinant, quoi. Elle a fait le tour avec son petit micro dans les boulangeries et tout ça. Alors, vous avez voté pour qui ? Vous avez voté pour qui ?
Elle suivait Pécresse qui était là, les gens qui étaient là, c'est qui ?
Est-ce qu'il est possible qu'une partie de l'électorat de Marine Le Pen ne soit pas dans une logique de vote utile ? C'est-à-dire qu'ils n'aient pas peur qu'elle n'arrive pas au second tour ? Je n'ai pas compris la question. Ils ont fait, double négation, là. Ils n'aient pas peur qu'elle n'arrive pas au second tour. Donc, ils n'aient pas peur qu'elle n'arrive pas au second tour. Quoi ? C'est la fatigance. Ils ont deux candidats qui sont sur ces terres-là. C'est Éric Zemmour et Marine Le Pen.
À la différence de la discussion qu'on vient d'avoir sur Jean-Luc Mélenchon, il y a peut-être des électeurs d'extrême droite qui sont prêts à voter Zemmour en se disant que ce n'est pas grave si Marine Le Pen n'arrive pas au second tour, ni Zemmour non plus. Oui, dans le sens où ils se disent que de toute façon, on ne va pas gagner cette fois-ci. Ah oui, tu crois ? Quitte à ne pas gagner, autant que ce soit... Et autant reconstruire la droite avec la ligne Zemmour qui, en fait, est la ligne maigrettiste des années MNR, c'est-à-dire la ligne union des deux droites, donc grande union de la bourgeoisie, sur les bases, en acceptant les bases réactionnaires, réconciliant De Gaulle et Pétain, etc.
Le grand rêve, quoi.
Le grand rêve de la droite. Et du coup, ce n'est pas absurde, en effet, qu'il y ait plein qui se barre de chez LR. Bah tiens, il y a dans les jours, je voulais en parler après, mais ce n'est pas grave. Vas-y, vas-y. Il y a quelqu'un qui a infiltré, encore une fois, il y a un deuxième mort, chez Reconquête.
Qui a été très choqué ?
Non, lui, lui, il savait où il allait. Lui, il savait où il allait. Et donc, il n'a pas fait, oh, je suis choqué, ils sont racistes. Non, c'est bon, lui, il savait. Par contre, il a dit, là où il était choqué, c'est de voir le nombre de gens qui venaient de LR, quoi. Tout simplement, c'était, oui, des bourgeois bontins, des enfants de la bourgeoisie de droite normale qui se sont enjaillés à montrer leur vrai côté d'arc chez Zemmour et qui s'éclate maintenant. On en revient à ce qu'on avait déjà analysé plusieurs fois, c'est une époque de radicalité. Il y a une prime à la radicalité, il y a une volonté de radicalisation de la part de beaucoup d'électorats.
Pas seulement à gauche, pas seulement à l'extrême droite. Il y a une partie aussi de radicalisation macroniste, aussi. Il y a des électeurs macronistes que moi, je trouve beaucoup plus radicaux. Ils vont être radicalement au centre. Ceux en 2017 qui étaient séduits par le discours de dépassement de rassemblement de la droite et de la gauche, il y en a certains que j'entends aujourd'hui être en mode, non, mais pas les couilles. Il y en a ras-le-bol maintenant, il faut Macron président. Limite, il ne faut plus qu'il y a le Parlement. Enfin, tu es en mode, ah oui, d'accord, c'est la radicalité macroniste. Ok, d'accord. Et puis chez Zemmour, c'est le coup d'après.
Il y a un article de Mediapart qui raconte à quel point, chez les cadres, là-bas, c'est très présent. L'idée que, bon, Zemmour va se planter, c'est lui qui aura servi à construire ce truc-là. Mais le coup d'après, c'est Marion Maréchal qui va reprendre le mouvement et faire cette fameuse union de la droite qui est attendue depuis longtemps chez ces gens-là. Cette radicalisation de beaucoup de camps politiques, on la lit aussi dans l'effondrement dans les intentions de vote, dans un certain nombre de partis historiques installés dans les territoires, notamment le Parti Socialiste, en partie les Républicains qui n'arrivent pas à recréer la grande dynamique de l'époque Sarkozy.
Ça dit aussi ça, parce que pourtant, c'est des gens qui ont gagné les élections locales. Il ne faut pas l'oublier. Aux élections locales, les gens sont beaucoup moins radicaux. Il y a un côté, quand je vote pour mon maire, quand je vote pour mon conseil régional ou départemental... Le petit nœud tape du coin, ça ira très bien. Ça ira, oui. On reconduit l'équipe qui est en place. Personne ne sait qui c'est son président de conseil départemental. Donc tu arrives le jour J dans le bureau de vote, tu regardes les affiches, il y a plein de gens, plein de visages, je ne suis qu'il n'y a pas de... Non mais t'inquiète pas, je vais mettre le logo du parti que je connais. Exactement.
Et ça ira pour cette fois. C'est bon, je suis moins radical. Par contre, à la présidentielle, je vais m'énerver. Et donc on le voit là aussi, mais du coup, on arrive dans un monde politique, on arrive un peu en terrain connu sous la cinquième, à un moment où les partis solides et puissants dans les territoires et au Parlement ne sont pas les partis solides et puissants dans les intentions de vote au niveau national. Et ça, c'est bizarre. Là, vraiment, on rentre dans un terrain extrêmement bizarre. Et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles la cinquième République va commencer à tousser sérieusement, c'est en grande partie à cause de ça. Parce que le Parlement représente plus.
Ce n'est pas les mêmes profils d'électeurs. Ce n'est pas le même corps électoral en réalité. Parce que quand tu vois les gens qui se mobilisent pour la présidentielle ou qui se mobilisent pour les législatives ou encore qui se mobilisent pour les élections municipales, ce n'est pas du tout le même type d'électorat. On est vraiment sur une sociologie électorale totalement différente en fonction des élections aussi.
Oui, je suis d'accord avec toi, c'est vrai. L'abstention est beaucoup plus puissante chez des gens. Oui, mais non, je vois ce que tu veux dire.
Et la présidentielle mobilise le plus.
Il y a plus de jeunes, plus de pauvres qui ne votent pas d'habitude.
Oui, qui s'abstiennent le reste.
Bon, en tout cas, ça me fait plaisir de le retrouver après 15 jours. Il n'y a pas eu Backseat la semaine dernière. J'avais plein de trucs dont je voulais parler avec vous. Chers amis, on va enchaîner avec la partie suivante de l'émission. C'est parti pour les cartes blanches. Let's go ! Alors, les cartes blanches, chers amis, comme chaque semaine dans Backseat, je propose à mes chroniqueurs et chroniqueuses de nous dire quelque chose, de nous faire passer un message, de nous recommander une lecture, un truc à regarder ou de dire quelque chose sur l'actualité, ce que vous voulez. Par qui on commence ? Léa, ça te va si on commence par toi ? Oh, je n'étais pas prête. Tu n'étais pas prête ?
Oui, je voyais Adèle se préparer avec son petit ordinateur. Je me suis dit, c'est trop facile, c'est trop facile. Je n'étais pas prête.
Ah oui, tu as encore fait un truc de bon élève.
Ok, génial. Merci beaucoup pour cet honneur. Moi, je voulais vous parler d'un podcast, une fois n'est pas coutume. Je n'écoute pas de podcast ou alors assez peu. J'en produis. Ils ne sont pas ouf, mais en tout cas, il y en a qui en font des ouf. Et j'ai découvert, et c'est un peu tard, j'avoue, je suis un peu en retard, un podcast produit par Arte Radio, un podcast de Charlotte Bien-Aimée, qui s'appelle Un podcast à soi. Et j'ai écouté les derniers épisodes. Donc, vous voyez, le 34, le 29, reprendre sa liberté, les femmes contre-attaquent, que faire des hommes violents ? C'est juste absolument fascinant. Et toute cette série, en fait, parle déjà de femmes qui sont en prison.
On parle aussi de qu'est-ce qu'on fait avec des hommes violents face à un système finalement pénal et pénitentiaire profondément inéquitable, voire parfois raciste, il faut bien l'admettre. Qu'est-ce qu'on fait en fait des hommes violents ? Est-ce qu'on renforce le système répressif ? C'est-à-dire, est-ce qu'on envoie encore des gens en prison ? Alors qu'on sait quand même, les gens qu'on envoie en prison sont essentiellement des gens pauvres, essentiellement des gens racisés. Et que par ailleurs, la majeure partie des femmes qui sont victimes d'agressions sexuelles sont victimes d'agressions sexuelles dans leur cadre intime. C'est-à-dire que ce sont leurs proches.
Neuf quand même victimes sur dix, c'est énorme. Donc voilà, la question se pose de comment on traite en fait la suite d'une agression sexuelle, d'une violence conjugale. Et c'est assez fascinant. Et il y a aussi cet épisode des femmes contre-attaque où elle explique que c'est des meufs qui s'organisent en gros en gang et qui disent, moi je ne veux pas de réponse pénale. Je ne veux pas de réponse judiciaire. Je vais y aller et en fait je vais le pourrir. Oui c'est ça. Je vais le pourrir autant qu'il m'a pourri. Et il y a cet exemple de quatre meufs qui s'organisent pour aller pourrir un mec, le faire déménager de la ville où il a violé la femme qui a été victime de ce viol.
C'est juste assez fascinant de voir comment, là où la justice finalement n'arrive pas à apporter de véritables réponses, je rappelle qu'il n'y a quand même que 10% des auteurs de viol qui sont aujourd'hui condamnés. Donc ce n'est pas lourd. Voir comment les femmes s'organisent en fait pour essayer d'apporter une réponse alternative. Je ne dis pas si c'est des bonnes ou des mauvaises réponses, mais voilà, c'est intéressant de les explorer et je vous le conseille vraiment.
Tu peux redonner le nom s'il te plaît, il y en a qui demande ?
Bien sûr, un podcast à soi.
Un podcast à soi, retrouvé sur toutes les plateformes de podcast, je suppose.
Oui, tout à fait, mais donc c'est Arte Radio.
Eh bien merci beaucoup, oui c'est Arte Radio qui produit. Merci beaucoup Léa pour cette carte blanche. Merci beaucoup. Merci. Oui, effectivement, il y avait un téton à un moment sur une des images qu'on a montrées. Calmez-vous les gars, solide sur les appuis, on respire, ça va bien se passer. C'était un dessin. Vous nous montrez ton téton ? Justement, ouais. Tranquille les gars, tranquille, on continue Baxi, tout va bien se passer. Usul, à ton jour. Oui, moi comme d'hab, je vais parler d'un documentaire d'Arte. Décidément. Tout le temps. D'autant plus que là, en fait, c'est un que j'avais déjà vu il y a longtemps, mais qui ressorte maintenant parce qu'il y a eu l'attaque de l'Ukraine.
Et c'est un documentaire d'une heure et demie assez particulier sur Vladimir Poutine. Ils l'ont appelé Poutine, l'irrésistible ascension. Et c'est une heure et demie sur la première année de Poutine. Au moment où il succède à Eltsin. Et il y a des images vraiment saisissantes. C'est un documentaire un peu à la première personne d'un journaliste qui raconte ça. Il y a y compris des images de lui qui parle avec sa femme de comment il le sent en regardant des images de Poutine à la télévision. Et on voit beaucoup Poutine à la télévision filmé avec des gens dans la pièce. Y compris il y a une scène avec Boris Eltsin dans la pièce qui commente un petit peu ce qui se passe avec Poutine.
Boris Eltsin qui est déjà fatigué à ce moment-là. Et voilà, c'est comment en un an, Poutine s'installe et les choses changent assez vite. Et ce qui est en train de se passer maintenant, ce qu'on voit tous sur la scène internationale, il y a des Russes qui ont vécu ça dès le début comme quelque chose de très violent. Surtout quand, vous imaginez, on est journaliste, documentariste, etc. Donc là, ça dure une heure et demie et c'est vraiment... Ils l'ont ressorti pour l'occasion. Il n'y a pas besoin d'aller sur le site d'Arte. Ils l'ont mis sur leur chaîne YouTube carrément. Donc, gros docule. Comment ils l'ont appelé ? Poutine, l'irrésistible ascension.
Merci beaucoup à regarder les amis sur la première année de Poutine et comment l'ambiance a changé direct. Très cool. Merci beaucoup pour cette recommandation. Effectivement, parfaitement dans l'actu. Regardez ça, c'est une super bonne idée. Adèle, c'est à toi.
Oui, alors moi, je ne suis pas sponsorisée par Arte, mais est-ce qu'on n'aurait pas tous un peu besoin de se changer les idées en ce moment ? Et je pense que j'ai ce qu'il vous faut. Alors, c'est sur Amazon Prime, ce n'est pas la même ambiance. C'est une série d'espionnage haletante en huit épisodes qui s'appelle Totem et qui est sur la conquête de l'espace pendant la guerre froide, tournée entre Paris, Berlin et Moscou, avec des Américains et des Russes qui se tirent la bourre et des Français au milieu qui appellent ça la désescalade. Bon, voilà, je vous propose vraiment une évasion loin de l'actualité. J'essaye de vous divertir.
Non, en vrai, elle est très bien, cette série, surtout si on compare à celle sortie dernièrement sur YouTube dont on a parlé tout à l'heure, Le Candida. Déjà, c'est un thriller, donc niveau intrigue, c'est un petit peu plus fort que Le Président souhaitera-t-il être appelé Monsieur Le Candida ? Quand même à peu près ce niveau-là. Ensuite, l'esthétique est vachement léchée. Les décors, c'est des hôtels de Berlin de l'époque. On voit la Place Rouge, ça donne du relief. Ce n'est pas un labrador dans les escaliers de l'Elysée en colimaçon. Et puis surtout, les acteurs savent jouer dans cette série. Je pense que c'est le point crucial. Non, là, pour Totem, on est sur un casting de qualité.
Nils Schneider, Vera Kolisnikova, qui a notamment joué dans le Bureau des Légendes, Anna Girardot, José Garcia. Et puis, last but not least, en impénétrable patron du renseignement français des années 60, il le joue extrêmement bien, c'est Lambert Wilson. Et alors, pourquoi j'avais envie de vous parler particulièrement de Lambert Wilson ? Fun fact que j'ai appris. Fun fact, Lambert Wilson a soutenu Yannick Jadot en 2017. C'était sur sa page Wikipédia. Donc, je suppose que c'est important pour lui, si ça figure là. Et c'est là qu'on sent que Lambert, comme son personnage d'espion, il a du flair. Tu vois, il a le flair d'avoir choisi d'être acteur et pas politologue. Et ça, c'est pas mal.
En parlant de flair, la série est sortie fin février. Donc, on peut quand même saluer l'excellent timing des équipes de producteurs. Fallait le sentir quand même que les Kakdila Kharachou Donyets allaient redevenir un petit peu la tendance du printemps 2022. Quoi ? Oui, c'était du russe. Il me semblait bien. Kakdila Kharachou.
Je connais pas, moi.
C'est comme Comment vas-tu ?
Ah, d'accord. Tu connais pas la base de... Non, on parle pas russe. Pourtant, t'es communiste.
C'est bizarre, tu connais au moins Tovarich quand même.
Elle est pro-russe aujourd'hui, surtout les gens de droite. Les groupes d'amitié franco-russe, machin. Là, on n'est pas dedans. Bon, Adèle, continue.
Ça n'a rien à voir. Ça peut être juste à la culture générale. Il n'y a gavaryu paruski. Ça veut dire je ne parle pas russe. Voilà. C'est évidemment... Non, mais parce qu'on a un exemple polyglotte. Merci. Mais je ne parle pas russe. Non plus, mais tu savais ce qu'il y a.
Je lis le russe, c'est tout, mais je ne parle pas.
Ok, pécresse.
C'est admirable. Bref, je disais donc que ce n'était pas évident qu'on sache que la Russie allait revenir sur le devant de la scène. Macron lui-même ne l'avait pas vu revenir, parce que quand il revient de son rendez-vous au Kremlin, lui, il est convaincu quand même, il nous dit que ça va désescalader. Et ce n'était pas faux, parce que Poutine, il a clairement arrêté d'escalader à ce moment-là. Il a stoppé l'ascension, il s'est juste fait déposer en hélico au sommet de la montagne de la violence. C'était beaucoup plus simple. Donc cette série tombe à pic, si on veut redécouvrir la France des années 60, une époque qui donne envie de dire c'était mieux avant.
Parce que clairement, c'était mieux avant, quand les bureaux de l'administration française étaient designés par le corbusier et pas des plateaux en mets laminés dégueux de chez France Bureau avec des choum-gommes collés en dessous. Les voitures aussi, elles étaient mieux. Les lignes, elles étaient intemporelles. C'était les DS, les Simca. Elles étaient faites pour durer. Et les collectionneurs d'aujourd'hui, ils le savent encore. Moi, je ne crois pas qu'en 2050, il y aura des rassemblements de collectionneurs, de Clio ou d'espace. Bref, c'était mieux aussi quand c'était la guerre qui consistait juste à qui enverrait sa plus grosse fusée en premier dans l'espace.
Et qu'elle ait une forme phallique ou pas. Parce que, information de cette semaine, je ne sais pas si vous l'avez loupé, mais il y a une entreprise allemande, merci pour les images de la régie, qui a proposé de créer des fusées en forme de sexe de femme, parce que les fusées habituelles ressemblaient trop à des pénis. Voilà, je pense qu'en effet, ce dont l'Allemagne avait besoin cette semaine, ce n'était pas du gaz, mais c'était d'un vaisseau vulve, apparemment. Oh putain ! Un or me fait de fouf ! Je ne sais pas qu'on pouvait aller jusque là, mais merci. Allons-y, allons-y ! Qu'elles se tiennent ! Bref, là on parle de femmes, mais justement, les années 60, ce n'était pas la panacée non plus.
Et c'est d'ailleurs assez bien retranscrit dans la série. Les droits bancaires étaient conditionnés à l'autorisation du mari, l'avortement était interdit, et c'était la mode des collants chair. Donc clairement, ce n'était pas fait pour nous.
Mais plus résistant.
Bien l'épée.
C'est important quand même.
Non, ce que j'essaie de vous dire maladroitement, c'est que je n'ai pas particulièrement envie qu'on retourne en 65, mais j'aimerais qu'on garde la guerre froide. J'aimerais vraiment qu'on fasse en sorte qu'elle ne redevienne pas chaude, ou même tiédasse, tu vois. Moi j'ai envie qu'on coupe l'eau, on pète le mitigeur, mais je voudrais qu'on s'arrête. Donc je m'adresse à Vladimir Poutim, je profite de ce moment qu'il m'est donné, en empruntant les mots de la grande poétesse contemporaine Valérie Pécresse. Vladimir, c'est juste stop. Voilà, Vladimir, maintenant, c'est stop.
Merci beaucoup Adèle, bravo Adèle pour cette carte blanche, merci beaucoup.
Je suis bien d'accord avec toi.
Mais en vrai, on envoie du love à l'Ukraine.
Ouais, aux Ukrainiens et aux jeunes surtout. T'es vache avec Macron parce qu'il joue bien quand même, il a fait du théâtre.
C'est comme ça qu'il a rencontré son épouse, non ?
Ben oui, tout à fait.
Mais est-ce qu'il était vraiment concentré sur ses cours de théâtre ?
Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Je n'en sais rien. Du coup, moi, ma carte blanche à moi, chers amis, c'est dans trois jours qu'aura lieu sur ma chaîne, dimanche à partir de 16h, le Débat du siècle. Une émission sur laquelle on travaille d'arrache-pied depuis plusieurs semaines maintenant avec toutes les équipes de l'affaire du siècle. Une émission que je vais co-animer avec Paloma Moritz. Ce sera une émission de plusieurs heures au cours duquel les candidates et candidats à l'élection présidentielle qu'on a invitées vont se succéder sur le plateau les uns après les autres pour nous présenter leur programme en matière d'écologie, répondre à notre question.
On va leur parler du rapport du GIEC, on va leur parler de la condamnation en justice pour une action climatique de l'État français. Cette émission, j'espère qu'elle vous plaira. C'est pour vous qu'on l'a fait. J'en profite pour envoyer un message très direct à Emmanuel Macron et à Valérie Pécresse qui sont les deux candidats qui n'ont pas encore confirmé leur venue dans cette émission. Les autres candidats l'ont fait, ont pris leur disposition pour venir parce qu'ils estiment que c'est important. Nous, on souhaite vraiment que vous veniez. On a construit cette émission pour que vous puissiez avoir l'opportunité de vous exprimer sur un sujet sur lequel je sais que vous voulez vous exprimer.
Vous avez des propositions dans vos programmes. Nous, on serait heureux de les entendre, de vous permettre de les développer. Donc, voilà, on attend avec toutes les équipes qui préparent cette émission que vous saisissiez l'opportunité qu'on vous tend de venir vous exprimer. Et vous aussi, le public, soyez là dimanche. Cette émission, on l'a fait pour vous, pour que vous puissiez entendre vos candidats à l'élection présidentielle vous expliquer ce qu'ils veulent faire pour remettre la France dans la trajectoire des accords de Paris. Donc voilà.
Tu peux nous dire comment ça va se passer ?
Écoute, ça va durer plusieurs heures. Les candidats vont se succéder par tranche de 30 minutes. Paloma et moi, on va les interviewer. Il y aura d'abord un propos introductif de quelques minutes où ils vont pouvoir présenter dans les grandes lignes. Et ensuite, on va leur poser des questions. Alors, on bosse dessus avec Paloma depuis... Paloma Maurice, donc qui sera la journaliste spécialisée environnement-climat qui bosse chez Blast, qui sera ma co-animatrice, avec qui on bosse depuis plusieurs semaines maintenant pour préparer cette émission.
On a préparé plein de questions, notamment sur leur programme, parce qu'ils ont des propositions intéressantes sur lesquelles on aimerait bien qu'ils développent, qu'ils reviennent et qu'ils nous expliquent en quoi ça répondra aux problèmes, en quoi ça répondra aux demandes de la justice. Parfois, ça peut rentrer en contradiction avec ce que disent les scientifiques du GIEC, donc on a envie de les entendre là-dessus. Donc voilà, on va faire un travail, on a des répliques, des relances et tout. Donc voilà, gros projet, c'est une des plus grosses émissions que j'ai jamais produite en 7 ans de présence sur Internet. Donc voilà, beaucoup de stress, beaucoup de travail de toute l'équipe.
Et c'est aussi pour ça qu'on serait très heureux que cette émission vous plaise et que les candidats acceptent de venir, en tout cas nous confirment leur venue. Voilà. Et c'est à quelle heure ? 16h. 16h dimanche. Voilà ! Et bien chers amis, c'est tout pour les cartes blanches. On va passer à la séquence suivante de l'émission. Comme chaque semaine, on a le plaisir de recevoir une personnalité du web qui nous inspire et qui vient nous parler de son rapport à la politique. Cette semaine, on reçoit Clara Renouet. Salut Clara !
Ça va ?
Ça va et toi ?
Ça va, je me sens un peu comme Peyton Aubard dans The Politician, mais tout va bien.
Tu peux si tu veux. Ça fait plaisir. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Merci de m'avoir invitée. Je suis invitée d'être là.
Clara, tu es vidéaste. Tu parles de cinéma. Ça fait combien de temps que tu fais ça ?
Ça va faire bientôt trois ans du coup.
Bientôt trois ans. Oui. Bientôt trois ans. Tu sors une vidéo tous les combien ?
Tu veux les sujets qui fâchent direct en fait.
Non, j'en sais rien. Je sais que ça fâche des gens. C'est pour ça, mais pour ceux qui ne connaissent pas ta chaîne.
Alors, je sors des vidéos et c'est déjà bien. Mais globalement, je dirais que je sors des vidéos surtout quand elles sont prêtes. Voilà, c'est ça ce qu'il faut dire avant tout.
C'est la langue de bois de YouTube.
C'est très spécifique comme langue de bois, mais c'est vrai.
Quand vraiment, j'estime qu'elles sont prêtes à 100% dans la production. La qualité avant tout. Voilà, c'est ça.
Clara, tu connais le principe de cette émission. Ici, on parle de politique. Et du coup, je vais te poser la même question que je pose toujours à mes invités de première partie. Est-ce que la politique, toi, ça a une place dans ta vie ?
Alors, pas vraiment. Alors que pourtant, j'ai été un peu éduquée là-dedans. J'ai une famille qui est vraiment très invitée. Très invitée. En fait, j'ai lu le mot « invité » derrière. Et directement, j'ai paniqué. C'est bon, il est en jaune, il m'a attrapée. J'ai une famille qui est très investie dans la politique. Je ne dirais pas les partis parce que ça ne me semble pas nécessaire. Pas nécessaire, mais en tout cas impliquée. Oui, qui est très impliquée politiquement.
Tu parlais à table, tu as grandi dans un environnement politisé.
Totalement. Avec des élus, peut-être ? Alors, pas des élus, mais qui travaillaient pour des élus, oui. Ah, ok, ok. Et où à table, j'ai demandé à partir de 16 ans à ce qu'on instaure le silence devant le JT. Parce que ça provoquait trop de débats et que ça m'énervait. Donc, voilà. C'était un peu l'ambiance à la maison. Et j'ai vraiment plein de points de vue politiques différents. J'ai des gens qui ne sont pas du tout impliqués dans la politique. Comme des personnes d'une autre partie de ma famille qui y sont beaucoup plus. Et récemment, en fait, je me suis rendu compte que j'étais beaucoup plus impliquée politiquement, sans être forcément très engagée.
En quelle différence tu fais entre les deux ? Ça veut dire quoi ? Récemment, tu t'es impliquée ? Dans quel sens ? T'as dit des choses sur Internet ? T'as manifesté ? T'as fait quoi ?
J'ai fait une vidéo sur le cinéma et l'écologie, en fait. Donc, je me suis un peu impliquée, plus que d'habitude, en tout cas dans mes vidéos, d'un point de vue politique. Et je me suis rendu compte qu'en fait, c'était un sujet qui me tenait à cœur, qui, moi, pour moi, avait du sens. Mais pour autant, je ne suis pas engagée dans un parti ou dans une ONG, où je ne mène pas des actions. Je ne donne pas une ONG particulière pour défendre le droit des animaux ou des choses comme ça. Mais pour autant, ça m'intéresse et je me sens quand même impliquée dans le sujet, parce que c'est le futur.
Est-ce que tu peux revenir sur le moment où tu dis que tu as grandi dans une famille politisée ? Quel effet ça a eu sur toi, sur le moment où tu as dit que tu as imposé la règle du silence ? Est-ce que ça t'a saoulé, la politique, à cause de l'ambiance que ça mettait à table, par exemple, genre de trucs ?
Oui, complètement. En fait, j'estimais que les politiciens, en tout cas, c'était des gens qui étaient experts en rien et qui parlaient sur tout. Et donc, du coup, je n'avais pas du tout envie d'entendre parler, alors que, paradoxalement, j'étais super impliquée dans, par exemple, la vie de mon collège ou la vie de mon lycée.
Mais tu ne le vivais pas comme politique sur le moment ?
Non, pas du tout. J'étais déléguée, je défendais des élèves, etc., des intérêts, mais je n'estimais pas que c'était politique du tout. Je viens de comprendre qu'on a les chats juste en face et je le cherchais depuis tout à l'heure des yeux. Il est là, le chat, oui. Vous êtes là, en fait. J'étais là comme je suis seule, mais non, vous êtes là, tout va bien. T'inquiète, tout va bien.
Vous avez des questions ? Je ne vais pas tourner vers vous, excusez-moi, Léa.
Oui, oui, carrément. Évidemment. Dans ta démarche, du coup, au quotidien, tu sens que tu as un engagement quand même assez affirmé, puisque ce que tu disais par rapport à l'écologie, le cinéma, etc., comment tu t'es intéressée politiquement. Est-ce que ta communauté a réagi quand tu as pris position, peut-être de manière indirecte dans cette vidéo, précisément ? Est-ce que tu as eu des réactions et c'était quoi comme type de réaction ? Oui, c'était beaucoup plus virulent que d'habitude. Ah, virulent, oui. Oui, j'ai eu même des partis écologistes qui sont venus sous la vidéo pour dire que je ne défendais pas assez la cause écologiste et que je n'allais pas assez loin dans mon propos.
Ah, t'as eu des relous ! Et que c'était pas assez. Et j'étais là comme d'accord, ok, très bien.
Des partis, tu veux dire, des militants. Oui, des militants, oui, totalement. Le comte officiel de l'écologie des Verts qui est venu te cancel. Non, ils ne sont pas venus me voir, malheureusement. Ils n'ont pas de nous en personne pour en parler.
Je suis ouverte à la discussion avec eux, il n'y a pas de souci. Mais oui, totalement.
Non, mais du coup, il y a des militants qui t'ont dit que tu n'étais pas assez militante, que tu n'étais pas assez engagée, que tu n'allais pas assez loin. Oui, c'est ça. D'accord.
Parce qu'en fait, la vidéo, en l'occurrence, était sponsorisée. Et je ne pouvais pas parler de tout non plus, parce qu'avec une marque, c'est encore plus compliqué, vu que c'est quelque chose de très politique. Et par exemple, je voulais parler d'Apocalypse Now, qui est vraiment un exemple, c'est un incontournable. Les bidons d'essence qui ont été jetés dans la forêt et tout, qui a été brûlé d'un coup. Aujourd'hui, on fait ça, mais il se ferait détruire, c'est obligé. Et ça, je n'en ai pas parlé. Et on est venu justement vers moi en disant, mais tu n'en as pas du tout parlé, ça n'a pas du tout. Tu ne vas pas assez loin dans ton sujet.
Alors que pourtant, c'est censé être un reportage, donc les recherches sont censées être assez poussées. Et oui, j'ai eu beaucoup de relou sous cette vidéo, mais pas que. Il y a eu aussi des points de vue qui étaient intéressants à lire, qui justement disaient que pour eux, le cinéma, ça leur avait parlé un peu plus avec les Miyazaki, par exemple. Ça leur avait ouvert l'esprit sur les causes écologiques. Donc ça, c'est super. Mais il y a eu aussi effectivement une petite partie de Benin. T'as retrouvé l'ambiance du JT de 20h avec les gens. C'est mes parents, ils ont 30 ans de moi, mais c'est les mêmes, ils sont casse-couilles. Voilà, c'est ça.
En tout cas, je pouvais fermer la fenêtre et c'était ok. C'était clair. Donc c'est cool.
Je connais ça. Du coup, tu assumerais de dire que le cinéma est politique pour toi ?
Ah, totalement.
Oui, oui.
C'est très bateau de dire cette phrase, mais tous les films sont politiques vu qu'on donne un avis et un point de vue. À partir du moment où on donne un avis ou un point de vue sur quoi que ce soit, techniquement, c'est politique. Le traitement, quoi. C'est ça et c'est un regard sur le monde, en fait, quel qu'il soit, donc forcément, c'est politique. Même les films qui se disent pas politiques sont politiques vu qu'ils se disent pas politiques. Ça fait beaucoup de fois le mot politique. Mais vous savez le concept.
Mais en même temps, c'est intéressant parce qu'on a entendu des réalisateurs et des réalisatrices nous parler de leur film en disant mon film n'est pas politique, mon film n'est pas politique, alors qu'il l'était de toute évidence, de toute analyse, pas tout le monde, etc. J'allais y venir, putain, ma transition, elle était bonne, là. Dans ma tête, c'était fluide. C'était super bien parti. Bac Nord, je voulais arriver à Bac Nord. Voilà, donc typiquement, le genre de film où le réalisateur, quand on lui demande, vous n'avez pas peur de la récupération, il éclate de rire. Tu comprends les réalisateurs qui ont cette posture-là ? Elle est bizarre ?
Je pense qu'il y a plus de la peur qu'autre chose parce que ça te catalogue aussi quand tu dis ça en tant que réalisateur. Ça peut te cataloguer aussi dans ton art. Il y a aussi une question de production aussi derrière. Après, financer d'autres films. Donc si tu dis n'importe quoi, forcément, après, on ne te financera pas nécessairement ton prochain film. Ça peut être un peu gênant. Donc oui, je comprends qu'il y ait des gens qui ne veulent pas s'exprimer dessus, en tout cas.
Et puis dans la grande famille du cinéma, dire oui, oui, c'est vrai, j'ai fait un film un peu facho, j'avoue. Ça la fout mal, mais ce n'est pas trop l'ambiance dans la grande famille du cinéma. Oui, c'est vrai. Non, non, c'est vrai, je comprends. Alors toi, tu t'es politisé du coup malgré ta famille, contre ta famille et comment ?
En opposition totale. Car c'est la base de l'adolescence, non ? De se créer en totale opposition de ses variances, je crois. Pas forcément. Non, mais en fait, je me suis politisé super tard. Je me suis politisé à partir de, je dirais, la fac. Parce que j'ai fait une licence, alors, êtes-vous prêts, pour un intitulé très long et très chiant. Vas-y, vas-y, on va. D'international business en compta finance, parcours international, doublé à une licence de coréen et de civilisation coréenne. Donc à partir de là, j'ai commencé à étudier plus de choses que le lycée, ce qui était cool, mais voilà. Et en fait, en étudiant la société coréenne, on part sur autre chose. Ils se disent, mais où je vais ?
En allant plus étudier cette société coréenne, je me rendais compte que toutes les décisions avaient créé ce pays qui avait à peine 80 ans. Et je me disais, mais c'est fou, en fait, de se dire que c'est des décisions qui, de base, sont individuelles, ensuite collectives, et après qui vont plus loin, tu vois, et qui impactent tous les individus. Et c'est à partir de là où je me suis dit, mais j'ai envie d'approfondir plusieurs causes, tu vois, dont l'écologie et aussi le féminisme, parce qu'à l'époque, j'étais pas du tout sensibilisée là-dessus.
Et aussi les droits LGBT, parce que, à cette époque-là, en fait, vu que moi, je viens de Nice, Nice, désolé s'il y a des niçois dans le chat, on a vrai, Nice, en tout cas, à mon époque, c'était très homophobe. Et du coup, il y avait un peu cette culture de, ah, c'est cool si t'aimes pas les gens qui sont gays, tu vois, il y avait un peu ce délire-là. Donc, du coup, je m'étais jamais renseignée là-dessus, sur leurs droits, etc. Et c'est devenu hyper tard, en fait. Et je pense qu'Internet m'a un peu sauvé la vie, parce que sans Internet, je serais pas si ouverte d'esprit, ou du moins, ça aurait mis beaucoup plus de temps, je pense.
Ouais, à l'inverse, t'aurais pu aussi t'enfermer dans un truc... Aussi, et devenir complotiste, finalement, par exemple.
Non, mais c'est intéressant, c'est que Internet a joué un rôle pour toi d'ouverture d'esprit, de trucs qui t'a permis d'être un échappatoire, ce qui peut aller contrairement à rebours du cliché qu'on peut se faire sur les jeunes qui passent leur vie sur leur smartphone, dis donc, ils s'enferment. Je pense qu'il y a beaucoup de boomers qui peuvent parfois avoir cette vision-là d'Internet, de dire, dis donc, les ados, toute la journée sur leur smartphone, ça dit, mais en fait, pour beaucoup, c'est aussi une putain de porte ouverte. Vers un autre monde, vers d'autres réalités.
On le voit avec la crise, enfin, pardon, avec la guerre en Ukraine, je veux dire, ça reste un des derniers remparts pour la démocratie à certains endroits. Dès qu'il y a un problème et qu'on a envie de faire taire les gens, on coupe Internet. Donc, c'est quand même, bien sûr, c'est une ressource fondamentale. C'est notre moyen d'expression numéro un, quand même. Donc, ouais, ouais. Non, franchement, je ne sais pas qui je serais, en fait, si je n'avais pas eu Internet.
Mais en tout cas, du coup, tu as pu sortir d'une trajectoire, parce qu'en vrai, la majorité des gens votent comme leurs parents. Oui, c'est vrai. 80% des gens votent pour la même famille politique que ce qu'on leur apprend, des valeurs qu'on leur transmet dans leur famille, en fait, tout simplement. Donc, oui, et comment tu t'informes après, une fois que tu t'es informée ?
Alors, très concrètement...
Une fois que tu en as eu marre du JT... Oui, oui. Mais tu disais que c'était par le cinéma, mais que par le cinéma ?
Non, non, non. En vrai, beaucoup, c'était beaucoup par des amis, à l'époque où j'étais étudiante, qui me parlaient de leur cause, qui me parlaient de ce qu'ils voulaient faire, qui me parlaient d'associations comme la FAGE, tu vois, par exemple, qui sont des associations étudiantes qui défendent les droits des étudiants. Et moi-même, en fait, à cette époque-là, j'étais dans une situation de précarité. Donc, j'ai aussi commencé à m'intéresser à mes droits à moi, tu vois. Pourquoi est-ce que je ne pouvais pas avoir un RSE, alors que techniquement, je travaillais, même si c'était genre être intérimaire et que ma fac ne voulait pas me donner mes droits ? Tu vois, ça t'intéresse aussi à toi ?
Qu'est-ce que tu as envie d'avoir pour toi dans ta vie ? Et de ne pas être précaire accessibleement ? Donc, oui, oui, totalement. Donc, c'est plus ça, mes sources, c'était plus mes proches ou les gens de ma classe ou des gens qui me parlaient, quoi, et qui me parlaient d'eux, leur vécu.
Donc, tout simplement ça. Et tu as parlé de la Corée ? Oui. Tu as parlé de la Corée, tu as vécu là-bas ? Oui. Et c'est là où ça a aussi éveillé un peu ta conscience politique ou pas ?
Oui, beaucoup. Et comment ? Alors, parce que je me suis rendu compte qu'en étant française, j'avais de la chance. En fait, en Corée, à un moment donné, anecdote, j'ai une amie qui est tombée très malade. Elle ne tombait jamais malade. Et on a dû aller chez un médecin et on a payé 1000 euros de médecin. Et on s'est rendu compte que les frais de santé, c'était vraiment un truc, quoi. Et qu'on avait vraiment la chance qu'en France, la majorité soit prise en charge. En tout cas, dans notre cas, c'était pris en charge.
Et je me souviens très bien que quand on est rentrés, on était trop contentes de retrouver déjà de l'air pas pollué, des fruits et des légumes à des prix abordables, des services de santé cool où on n'avait pas l'impression de payer avec notre bras. Et là-bas aussi, en parlant avec beaucoup de Coréens, parce que j'ai encore beaucoup d'amis qui sont coréens, je me rendais compte qu'il y avait des luttes qui étaient beaucoup plus en retard que nous. Par exemple, le féminisme, là-bas, ça a commencé, je dirais, il y a une quinzaine d'années, quelque chose comme ça. Et c'est vraiment intéressant de voir comment les mecs peuvent voir les meufs qui luttent et qui sont dans des partis féministes.
À savoir, ils les traitent tous comme des folles. Globalement, ils sont là comme « non, mais je ne sais pas pourquoi ils veulent des droits et tout, ça n'a pas de sens. » Ils continuent aussi, malheureusement. Oui, oui, certes. Oui, mais tu as l'impression vraiment de retourner 30 ans en arrière, quoi. Et c'est encore plus frappant que chez nous, quoi.
Et il n'y a pas de vidéo du gouvernement coréen avec les hommes qui parlent aux hommes ? Il n'y a pas que cette avancée, Léa.
Je crois que j'ai vu passer qu'ils viennent d'élire un nouveau président, tu as vu ça ?
Non, pas du tout.
Aujourd'hui ? Moi, j'ai lu ça. Il y avait des présidentielles en Corée ? Eh bien, on va analyser tout de suite la présidentielle corée. Je suis un peu très traite. Je suis un peu très traite. Je suis un peu très traite. Du coup, pour les droits d'un peu tout le monde, c'est un président conservateur néolibéral.
Bon, néolibéral, ce n'est pas nouveau, franchement. Plutôt d'extrême droite. Ah, ça, c'est plutôt la merde.
Le nationalisme sud-coréen, oui, d'accord. Eh bien, je réserve mon analyse à plus tard. Je vais checker que je n'ai pas d'idée connerie.
Tu m'appelles, ça a besoin de sources coréennes qui sont sur place.
Clara, envoie une note, j'ai besoin.
Donc, oui, ok. Écoute, ma foi, oui, néolibéral, ce n'est pas très nouveau, en vrai. Mais d'extrême droite, c'est un peu plus chiant.
Est-ce que tu suis l'élection présidentielle en France ?
Pas trop, en fait. Non, je suis beaucoup les mails qu'on m'envoie de partis qui veulent que je fasse de la promotion sur des vidéos.
Tu en as reçu beaucoup. Oui, vraiment beaucoup. De partis politiques ou de militants ou d'ONG, des partis qui t'ont demandé ?
Non, des candidats et des partis.
Ok, d'accord.
Oui, et je ne citerai pas de noms, évidemment. Mais qui disent, on adore les, tu savais pour, c'est trop génial. Je commence à remettre tant que question au format.
Moi, je n'ai jamais reçu de demande de partis directement, quoi.
Ah si, je n'en ai reçu. Ah la vache. Des fois, par des agences d'influenceurs aussi. Donc, ils représentent, en fait. Ah oui, ça, c'est mes préférés. Et qui te disent, non, mais ne vous inquiétez pas, vous ne parlez pas de nous, enfin, pas vraiment de nous, vous ne changez pas votre propos, ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer. Tu es là comme, si tu le mets sur ma vidéo, ça n'a pas de sens, en fait. Surtout, quand ils t'écrivent pour interviewer quelqu'un que tu as déjà interviewé, c'est encore plus gênant. On s'est dit, écoutez, je l'ai déjà reçu il y a trois mois. Et en plus, je ne suis pas passée par une agence.
Non, les agences, c'est souvent malaise.
C'est un peu malaisant, ouais.
Du coup, tu nous disais, tu ne suis pas cette campagne présidentielle, tu portes un regard dessus quand même, tu la trouves chiant, pas attirante. Enfin, justement, pourquoi tu es de loin ? C'est parce qu'à titre personnel, tu es un peu loin de la politique ou c'est parce que cette campagne-là en particulier, elle te passe au-dessus ?
Là, à l'heure actuelle, je pense que je m'y intéresserais un chouille plus tard. Parce que pour moi, dans ma tête, ça commence. Donc, du coup, j'attends un peu que les programmes et tout, je puisse voir ça bien à plat, tu vois. Pour nous, on se dit, c'est la fin. Oui, voilà.
Jean-Luc, c'était il y a deux ans et demi que tu nous as dit qu'il était candidat.
C'est la fin du footing, tu vois.
Quand t'es là, moi, je suis là avec la petite bouteille d'eau, je fais,
ah, il se passe un truc.
On rigole, mais Clara, encore une fois, est peut-être une des personnes les plus représentatives des gens dans ce pays, sur ce plateau. C'est-à-dire que la grande majorité, la moitié, je crois, des électeurs, n'a pas encore fait son choix. Il y a plein de gens pour qui, comme tu le dis, ça commence un peu. C'est que ça y est, on va commencer à regarder. Du coup, tu vas commencer à regarder un peu la présidentielle, là, dans le mois qui vient, ou pas ? Tu peux aussi me répondre en vrai. Et comment, d'ailleurs ?
Et comment ? En fait, c'est la grosse question que je me suis posée dernièrement, c'est que je me suis dit, si je le regarde par les réseaux sociaux, j'ai peur que ça soit par un prisme un peu biaisé. Mais d'un autre côté, j'ai un peu la flemme.
Neutre, de toute façon. À la télé, ce ne sera pas mieux, c'est ce que veut dire Usul.
Oui, d'accord, c'est-à-dire. Ce ne sera pas plus neutre. Alors que Mediapart, c'est beaucoup mieux. Non, non, non, non, c'est pour dire... Un instant plus pour Usul, s'il vous plaît.
Il y a un fantasme de, je veux regarder le truc le plus neutre possible, c'est comme je pose les programmes sur la table, et puis je compare, et c'est neutre. Ça n'existe pas. On a des filtres, des points de vue, des machins, la couleur des programmes va taper quelque part émotionnellement. Ça n'existe pas, la neutralité absolue en politique, et encore moins dans les médias.
Oui, oui, mais ce que je veux dire, c'est que si je regardais par exemple par des gens qui en parlent un peu comme des influenceurs ou des choses comme ça, je suis un peu là comme non, ce n'est pas trop une bonne idée, parce que forcément, ils sont un peu achetés.
Tu peux regarder, nous, c'est factuel. Actuel de ouf.
Très neutre. Mais je me suis dit, Hugo Décrypte, du coup, qui fait une série de vidéos...
Oui, d'entretien avec les candidats, c'est le genre de contenu que tu...
Ça, c'est le genre de contenu que je pourrais regarder, parce que ça me parle plus, forcément. C'est un contenu qui est plus dans ma veine, on va dire, qui n'est pas nécessairement plus neutre, mais qui est plus dans ma veine.
Il mérite de présenter les candidats.
Mais autrement, j'avais un peu la flemme de faire comme à l'époque où mon père m'obligeait à m'asseoir le soir et à regarder tous les gens qui font passer leur spot. Tu vois ce que je veux dire ? Ça, je ne le ferai pas, j'ai un peu la flemme. Il va aller diguer un peu dans les programmes ? Oui, ça, oui. Mais ça, je l'avais déjà fait au dernier présidentiel. Typiquement, tu vas regarder quoi ? Qu'est-ce qui t'intéresse le plus dans un programme ? Si tu as un petit sommaire, tu vas aller voir la page 36. Je vais voir les impôts en premier, du coup, par rapport... Non, non, c'est faux. C'est faux, j'aimerais pas. Mais pourquoi pas les droits de succession ? Voilà, uniquement.
Non, j'irais voir plutôt... L'écologie, je crois, c'est plutôt le truc qui te parle. C'est plus écologie et plus les droits en vrai. Plus tout ce qui est droits des femmes. J'aimerais pas, franchement, il y a une lutte contre les discriminations et l'égalité en quelque sorte. Oui, l'égalité, oui, totalement. Typiquement, Zemmour, je ne sais même pas si je vais regarder son programme parce que c'est clair et net que c'est mort. Tu vas essayer d'être un peu déçue, ça va être rapide. Voilà, c'est ça, ça va être un peu une perte de temps. Sur les impôts, il y a peut-être plus de choses, notamment les droits de succession.
Oui, encore que c'est rapide. Oui, c'est rapide aussi. Après, il y a une très bonne émission dimanche sur Twitch pour les programmes écologiques des candidats. Il paraît. Je dis ça, j'en ai entendu parler. Apparemment.
Il paraît, c'est un gros truc.
Il paraît que c'est un truc assez ouf qui va se passer sur Twitch à 16h dimanche et qui va, du coup, pour les gens comme toi, présenter les programmes écolo des candidats.
Tu dis ça, tu dis rien.
Je dis ça, j'ai rien dit, mais ça dit quand même quelque chose de peut-être l'inaccessibilité. Parce que, par exemple, est-ce que dans tes périgrénations sur Internet, est-ce que spontanément, par exemple, tu cliquerais sur le site Internet d'un parti avec lequel tu connais peu ou pas ?
Non, je pense pas.
On va pas sur les sites des partis, je suis d'accord. Est-ce que tu regarderais un meeting d'un candidat ?
Trop long.
Ouais, trop long. Un passage à la télé ?
Il faudrait déjà que j'aie la télé.
Non, mais je veux dire, qui passe sur Internet ? Un replay d'un Cyril Hanouna, d'un JT ? Non, pas forcément. En fait, ça dépend vraiment du présentateur. Une vidéo de deux minutes sur Twitter, ça. Tu cliques ?
Tu cliques ou pas ? Une série dans laquelle apparaît le président de la République candidat, par exemple.
Ouais, là, c'est des trucs avec conscience à analyser. Sur YouTube, oui. Même si c'était long, en fait, sur YouTube, oui. J'arriverais à regarder bizarrement. Mais si c'était vraiment directement du parti, j'estimerais que c'est un peu pas ouf, quoi. Parce que je partirais du principe, pardon, que je vais me faire un peu chier.
Il y a des candidats qui sont lancés sur TikTok. Il y a des candidats qui sont lancés sur Twitch. Est-ce que c'est... Ouais, je sors dans ton « ouais » déjà que t'es en mode « ouais, ouais ». Ouais, c'est sympa de m'en parler, mais non, je vais pas cliquer dessus non plus.
Si, en vrai, sur Twitch, je pourrais s'il y avait une thématique. Ok. Mais en fait, moi, ce que j'aime bien, c'est les tables rondes aussi. Je suis hyper chiante. J'aime bien les tables rondes où les gens échangent. Genre, ce qu'on fait là, c'est cool. Même si je suis seule à parler.
Mais les écolos ont fait ça, les insoumis font ça. Et les jeunes avec Macron ont lancé leur chaîne Twitch aussi, en mode table ronde à chaque fois. Un peu moins Mélenchon, mais encore que...
Ça dépend des thématiques, en fait. Ouais, ouais. Sans que tu nous donnes une réponse à arrêter, bien sûr, parce que ça reste ton avis personnel. Mais jusqu'à maintenant, par rapport à ce que t'as pu voir passer des différents candidats à tes candidats, est-ce qu'il y a quelqu'un qui a retenu ton attention par rapport à tes exigences à toi, pardon ? Et ce qui te semble important dans un programme, comme tu disais, la lutte contre les discriminations, l'égalité femmes-hommes, etc. Est-ce qu'il y a déjà quelqu'un qui se distingue un peu, à ton avis ? En fait, pas tellement. Est-ce que t'as au moins une shortlist ? Est-ce qu'on peut faire une shortlist maintenant des candidats ?
Non, alors c'est plus l'inverse. J'ai remarqué des candidats pour qui, c'est sûr, je ne voterai pas. Ah oui, tu vas pour l'illumination. C'est bien, c'est un bon début. Voilà, mais parce que je n'ai pas encore assez approfondi le sujet pour avoir... Genre lui no go, elle no go. C'est un peu ça, ouais.
Ouais, mais tu peux rester jusqu'au jour du vote avec une incertitude sur deux ou trois candidats, ou même quatre, en disant bon, on verra bien. Tu sais déjà sur quoi est-ce que ton choix risque de se porter ? Sur quels critères ? Ça peut être la personne, ça peut être un truc dans le programme qui ne te parle plus, ça peut être... C'est dur à poser confiance, parce que moi-même, tu me la poserais chaudière.
Merci de me la poser. Je t'en prie. C'est vraiment super. Non, alors la personne, du coup, je trouve que c'est un peu biaisé. Alors, je ne sais pas si c'est mon côté... Mais je trouve que forcément, je sais que ça joue. Enfin, pour beaucoup de monde, ça joue, je le sais. Le charisme, les trucs comme ça, forcément, l'image que tu renvoies, ça joue forcément. Mais j'avoue que j'aimerais quand même me concentrer plus sur les actions concrètes qui vont être menées. Parce que aussi, c'est un truc dans lequel, quand j'étais plus jeune, je voyais mes parents, des fois, qui se battaient là-dessus. C'est que j'avais l'impression qu'il y avait toujours des promesses et que jamais rien n'était tenu.
Donc, j'aimerais bien que ça change aussi vite fait. Je ne sais pas si c'est trop possible. Je vous pose la question. C'est peut-être un peu large. Je vois des regards de... Ah, ma pauvre chérie !
Ça dépend de ce que tu n'entends pas de promesses, des engagements, des... Ouais, ouais, c'est pour ça que les candidats sont très flous, souvent.
Donc, des choses un peu plus tangibles.
On va passer à la séquence suivante de l'émission. Clara, tu restes avec nous. C'est parti pour le quiz à la con. C'est parti. Alors, le quiz à la con, tu vas jouer avec nous, Clara. C'est le jeu de l'émission. Nous vous avons préparé cinq questions. Pour chacune des questions, il y a quatre propositions de réponses. Vous nous dites si vous pensez que la bonne réponse est A, B, C ou D. Et vous, chez vous, vous jouez en tapant A, B, C ou D. Dans le chat, normalement, on a réparé l'outil. Donc, ça devrait marcher cette semaine. À chaque fois, il y a trop de connexions. Elle marche trop bien, cette émission. Alors, c'est parti. Première question de ce quiz à la con. Léa l'avait réclamée.
Quel est le signe astrologique d'Olivier Besancenot ? Ah, bah, tu fais la maligne, mais c'est toi qui l'a demandé. Réponse A, B, B, C, C, C, C, D, Lyon. Je précise que si vous connaissez une réponse, merci de ne pas la crier tout de suite. Laissez les autres galérer.
Je connais la réponse, donc je ne vais rien dire.
Non, on ne dit rien.
Sachant ce qui est important, surtout, c'est l'ascendant. Surtout à son âge. Il y a des priorités.
A défaut de connaître sa date de naissance, peut-être que vous pouvez essayer sur ces traits de personnalité.
Déjà, moi, je suis très déçue qu'il soit l'un des quatre.
Pourquoi ? Tu voudrais que ce soit quoi ?
Parce que je n'aime pas trop ces signes. Poisson je me méfie, lion je me méfie, cancer je me méfie, bélier je me méfie J'aurais aimé qu'il soit vierge par exemple
Besancenot vierge ? Ouais
C'est gentil
Non mais je vais pas faire semblant de lancer une discussion Parce que moi l'astrologie ça a vraiment jamais été mon truc Donc ok d'accord Non mais vierge d'accord j'entends J'ai pas de relance là
En plus je déconne complètement
Tout ce que je viens de dire c'est bullshit total
Bon de toute façon regardez moi le chat Il est complètement divisé entre les quatre Ah non il y a une petite majorité pour poisson
C'est une bonne question du coup
Allez donnez moi vos réponses Adèle t'en penses quoi ? Bah c'est vrai tout pif Tu t'es dirigé vers moi et t'as fait une encreille
J'en ai aucune idée Mais les poissons il est peut-être né il n'y a pas longtemps
Poisson d'accord
C'est un genre son anniversaire serait en ce moment
Ok Léa t'en penses quoi ? Je ne sais rien je ne sais pas De toute façon j'ai l'astrologie au discours
Toi Usul tu connais sa date de naissance évidemment
C'est pour ça que tu connais son signe astrologique Non je crois que j'ai vu passer l'info il n'y a pas longtemps
Ah merde Ah oui c'est comme ça
Genre en randomly comme ça
Tu regardes quoi ? Il y a une pression qui prévient ses émissions Je loue à quel moment tu lis tiens Je vous dirai après
Besancenou et Lyon Bon donc Adèle toi tu dis poisson Léa tu dis quoi ?
Lyon
Lyon Clara
Moi je dis cancer Toi tu dis cancer Je dis ça comme si j'y connaissais quelque chose
Besancenou il est cancer ok ça c'est Clara qui l'a dit Moi je crois qu'il est poisson Et toi tu crois qu'il est poisson Et bien la bonne réponse c'était Bélier Tu t'es trompée
Non En tout cas t'as bien vu passer l'info
J'avais bien vu passer l'info J'avais bien vu passer l'info et j'avais mal mémorisé Il est bélier Olivier Besancenou Il est bélier comme Léon Blum, Jean-Louis Borloo, Serge Dassault et Xavier Bertrand Sachez-le
C'est pas nécessairement un gage de qualité finalement Mais on sent les traits de personnalité T'avais quoi comme un gros tueur Je vous avais prévenu
C'est Poutou qui est poisson Et bah tu t'es trompée Et pourtant il y en a eu que deux C'était pas compliqué Bah ouais Bah ouais ouais ouais Je me rappelais plus Je me dis ah ouais tu sais les trotskistes je les confonds tous Je sais jamais lequel est lequel Georges Marchais là machin Bon bah voilà
Georges Marchais il est quoi ?
Les trotskistes Oula non Non il est même pas trotskistes
Non mais il est poisson Il est bélier
Un bélier il est un gros front Bon allez deuxième question de ce quiz à la con Spécial cinéma Parce que Clara est avec nous Superbe Quel film a cité Emmanuel Macron Comme l'un de ses préférés Parmi ces quatre Réponse A Fight Club Réponse B Les tontons flingueurs
Il y a le monde de Nemo
Réponse Z Citizen Kane Ou réponse D Le monde de Nemo Mais t'en sais rien si ça se fait Le mec il adore le monde de Nemo C'est quand même drôle Il est tranquillement en train de manger la glace dans son canapé Nemo c'est le nom du chien C'est pour ça c'est marrant
Oui oui c'est son chien il s'appelle Nemo Peut-être qu'il l'a appelé comme ça Le second rôle Le second rôle masculin
J'imagine bien Macron un dimanche soir Qui se sent un peu seul avec sa couette En train de manger une glace En regardant le monde de Nemo Pour se mettre bien
Moi pas du tout ce qu'il leur parle du tout Non ce qu'il aime c'est qu'il le dise
Oui j'aime le monde de Nemo C'est plus ça C'est génial Si c'est sur le magazine qu'il interview Il faut qu'il adapte sa réponse Ah bah oui Il va y avoir l'émission au tableau là L'émission au tableau tu crois qu'il leur parle de Fight Club aux enfants ? Ah bah tu sais pas Du coup c'est quoi son film préféré parmi ceux qui sont cités ? Le chat vous votez Si vous connaissez la réponse vous le dites pas encore Clara est-ce que tu connais la réponse ou pas ?
Ah oui je crois bien ouais
Alors attends je te donne la parole
Même si j'aimerais que ça soit une autre réponse du coup Mais ouais
Adèle t'en penses quoi ?
Je trouvais ça drôle que ce soit Fight Club Je suis sûr que c'est pas ça Mais
C'est rien ça se trouve Lui aussi Go C'est vrai Brad Pitt tout transpirant Peut-être que lui aussi il aime bien Moi j'aime beaucoup Léa
Les tontons flingueurs parce que monsieur est cultivé Ça c'est Citizen Kane Parce que Fight Club c'est le truc d'ado
Le truc d'ado masculin Les tontons flingueurs en effet c'est le truc de vieux Ou alors ça peut faire les tontons flingueurs Parce que ça fait un peu populaire Mais c'est le vieux truc populaire Et Citizen Kane ça fait beaucoup trop Télérama Beaucoup trop intello Oui c'est vrai que c'est très Télérama
Non c'est trop Télérama d'ailleurs
Je pense qu'il dirait les tontons flingueurs
Oui je pense aussi
Ouais Ok donc vous votez pour les tontons flingueurs
J'aurais aimé que ça soit le monde de Nemo Et qu'ils disent Ah ça fait penser à la portée de mon père Mais non Non c'est les tontons flingueurs
Et c'est effectivement la bonne réponse C'était bien les tontons flingueurs Bravo le tchat Vous aviez trouvé aussi la bonne réponse
C'est sûr ça fait bien popu Bah oui c'est ça C'est des magots
Citizen Kane vous savez Le film préféré de qui c'est Parmi les Non mais je vais pas vous faire Sous forme d'énigres C'est Donald Trump C'est son film préféré Citizen Kane Comme quoi Télérama Un télo Bah en fait Trump
Ça downgrade un peu Citizen Kane
Et donc Nemo C'est bien le nom du chien de Macron Effectivement Troisième question de ce quiz à la con Quelle personnalité politique a joué son propre rôle dans un film
Ah
Réponse A Frédéric Dumas Réponse B Philippe Poutou
Moi je crois que c'est la réponse Réponse C Lionel Jospin Ouais moi aussi je prends
Réponse D Clémentine Autain Alors il y a eu un problème au moment où le truc a été mis dans le visiblement La réponse D c'est Clémentine Autain
C'est le Jospin C oui Je pense que c'est ça Il y a quand même moyen que ce soit Dumas aussi non ?
Trop facile la question là Après je dis ça j'ai dit Poutou Poisson Attends mais tu sais pas peut-être que Clara elle sait pas
Moi j'ai envie de dire J'ai envie de dire Poutou depuis le début Désolée mais bon Je crois qu'il y en a pas qui savent pas qui est Frédéric Dumas Parce qu'ils votent pas du tout pour elle
Frédéric Dumas est une députée Députée Qui a quitté La République En Marche Elle fait partie des premiers D'ailleurs c'est elle dont je cherchais le nom Je t'en parlais tout à l'heure Ah ah oui Pardon excusez-moi Frédéric Dumas est une des premières députées A avoir quitté le groupe La République En Marche Très rapidement après le début du quinquennat Elle est ancienne productrice de cinéma
Et elle était VP de la commission des affaires culturelles quand même Elle était vice-présidente
VP dans le jargon de Léa ça veut dire vice-présidente
Jargon très compliqué
Donc ouais ouais Frédéric Dumas qui aujourd'hui est au sein du groupe Liberté et Territoire
Et elle a produit plein de films Elle a produit Jackie au royaume des filles C'est ouf
Vous l'avez vu ce film ? Non
Où c'est les meufs qui prennent le pouvoir ?
Ah maintenant que tu le dis ça me dit
Avec Charlotte Gainsbourg
Et c'est elle qui l'a produit d'accord
Elle a produit No Man's Land aussi Enfin elle a produit pas mal de trucs
Du coup vos réponses pour ce quiz à la con Et bah Lionel Jospin Mais par contre je cherche le nom du film
Moi aussi
Bon bah du coup la bonne réponse c'est bien Lionel Jospin Effectivement mais je crois que tout le monde avait trouvé Y compris le chat
On va pas y passer la soirée j'avoue
Alors je l'ai le nom du film En plus le film du Peach C'est une meuf elle couche avec des mecs Qui sont de droite Ah mais oui le nom des autres Le quoi le nom des gens Le nom des gens Bravo Le nom des gens Le nom des gens Le nom des gens Dans ce film il faut savoir que Lionel Jospin a improvisé ses paroles C'est une bouse Oui oui il a improvisé ses paroles Le film est un peu mal aise Et dans lui tout le temps Et c'est pour ça qu'il y a un moment Jospin Qui joue Jospin dans le rôle Dans le film dit je cite Un jospiniste aujourd'hui c'est aussi rare qu'un canard mandarin dans l'île de Ré On sait en quelle année C'est improvisé C'est pas possible Quel génie
Il date de quelle année ce film ?
Oh je peux de 2005 Pour savoir ça peut-être que les jospinistes sont dans le film
Entre 2005 et 2010 Je vais te donner
Ah je suis sur la page 2012 Ah ouais dans le chat ils disent 2010 Ah non ils disent au pif en fait Non si 2010
2010 certainement ouais
En mai 2010 Et donc du coup Frédéric Dumas dont on parlait elle a aussi produit The Artist, Les Beaux Gosses Ah oui Jackie au Royaume des filles effectivement comme tu le disais
C'est artiste quand même
Quatrième question de Secouze à la con Qu'a déclaré François Hollande à l'avant première du film Les Présidents d'Anne Fontaine Qui est sorti l'année dernière Ah oui où il y a Jean Dujardin qui joue Sarkozy Et je sais plus qui qui joue François Hollande a été à l'avant première Qu'a-t-il déclaré ? Réponse A Aujourd'hui je suis à deux doigts d'être aimé Réponse B Parfois les mous peuvent atteindre la perfection Réponse C J'avais peur que Nicolas Sarkozy soit maltraité Réponse D Emmanuel Macron j'aurais pu le battre mais je n'ai pas voulu Laquelle de ces phrases est-ce que François Hollande a prononcé
Alors avant ou après le film en fait ? A l'avant première
Probablement en sortie de ça là Ça sonne tout comme du Hollande Donc ça doit être d'autres phrases de Hollande qu'il a dit à d'autres moments ça
Parfois les mous peuvent atteindre la perfection Waouh Tellement de poésie finalement
Je suis sûr que tout est du Hollande pour de vrai là
Je voudrais bien dire J'aurais pu le battre Mais je n'ai pas voulu
Je suis nul je ne sais pas faire Hollande C'est pas grave j'essaye quand même Tu penses qu'il a pu dire Parfois les mous peuvent atteindre la perfection ? Bah écoute
Non je pense pas quand même
En vrai non mais moi je l'imagine bien dire ça en réplique Un peu rigolote à une interview de journaliste qui le provoque un peu On disait que vous étiez mous et qui répond Vous savez parfois les mous atteignent la perfection Non je le vois bien avoir ce genre de réplique un peu drôle
Bah oui oui je t'ai dit tout sonne Hollande
Mais si c'est en lien avec le film
Bah d'ailleurs regarde le chat ne sait pas où donner de la tête
Tu peux les prononcer avec ton imitation Celle qui fonctionne le mieux
Non non je ne la fais pas bien
Oh non Sois pas si modeste
Quand on me demande j'aime pas faire Du coup Quand on me demande pas ou quand on me dit que c'est lourd Là je continue
C'est lourd ? C'était super lourd ton l'imitation de Hollande tout à l'heure Genre lourd dingue mais alors puissance 10 quoi
Ouais il y a des gens qui disent bravo l'équipe du quiz Effectivement merci les gens de la communauté Qui écrivent les questions du quiz à la com Parce que là celle-là elle est ardue D'après vous alors Toi tu dis réponse C J'avais peur que Nicolas Sarkozy soit maltraité
Moi aussi je trouve que c'est mignon et c'est bien ironique Léa ? Ouais c'est bien ironique c'est pas mal Je vais dire la A
Réponse A aujourd'hui je suis à deux doigts d'être aimé Ok Ouais Et Clara Moi je vais partir sur la B
Mais juste parce que j'aurais vraiment aimé qu'il dise ça Après l'avant première Genre tu sais les lumières se rallument Parfois les mous peuvent atteindre la perfection J'aurais vraiment aimé Donc on va dire que c'est ça
Et bien la bonne réponse c'est la réponse C J'avais peur que Nicolas Sarkozy soit maltraité La phrase complète c'est
En fait il est sorti donc il commente le film
Et il dit Ce que j'appréhendais c'est comment allait être représenté Nicolas Sarkozy J'avais un peu peur qu'il soit maltraité Voilà c'est la phrase complète Mais c'est le même Hollande qui je vous le rappelle va bouffer chez Pécresse Et lui donne des conseils On a vu ça dans le monde il y a deux semaines Dans le grand portrait sur Pécresse Hollande Parce qu'ils sont de Corrèze Elle a une maison en Corrèze Et donc je vous confirme ce que tu croyais tout à l'heure Usul Effectivement toutes ces phrases sont bien des phrases de François Hollande Mais c'était sûr C'était sûr en fait C'est sûrement doc j'avais oublié de le voir Mais ouais ouais c'est bien écrit Et la bonne réponse donc J'avais peur que Nicolas Sarkozy soit maltraité Elle avait été présélectionnée pour le prix Presse Club Vous savez c'est un prix chaque année des phrases débiles des politiques les plus drôles Voilà Dernière question de ce quiz à la con les amis Qu'a déjà dit Yannick Jadot parmi ses quatre propositions Qu'a déjà dit Yannick Jadot Il y a un début de rap ou de slam un peu badant Mais non j'irai pas plus loin
Ou Jacques a dit tu vois
Alors réponse A Je veux être le Greta Thunberg de la France Réponse B Il vaut mieux une cravate de travers et une pensée droite que le contraire Réponse C Les écolos on est les rois du plaisir Ou réponse D On ne va pas s'interdire les plans à trois
Non Ça c'est une phrase de très cher je crois De finir par ça Pourquoi en fait finalement
Laquelle de ces quatre phrases a effectivement été prononcée par Yannick Jadot C'est ça la question Elle n'est pas facile
Oh moi je dis Oh Ouais j'ai quand même une petite favorite C'est très bizarre
C'est quoi t'as préféré
Moi franchement c'est la B m'a préféré
Vous aimez une cravate de travers qu'une pensée droite que le contraire Oui ça fait un peu travailler Ça marche bien
Ça passe tu vois
Ça lui ressemble mieux Parce qu'il se remet à porter des cravates Et c'est ce que lui reproche
Mais il ne l'aimait pas de travers
On aime Rousseau
Non À la différence de Hollande
Ou de Borloo
Ou de Borloo Pour rester dans l'écologie Merci de nous ramener les grands hommes de la cinquième
Non juste des ministres Des questions de l'écologie
Parfois les mous peuvent atteindre la perfection Je pense qu'il a dit
On est passé à la deuxième question
Si on dit porte J'avais peur que Sarkozy soit maltraité Le monde de Nemo Du coup qu'est-ce que vous en pensez Vos réponses Toi tu nous as dit réponse B Clara Adèle toi t'en penses quoi
Les plans à trois Je me demande si c'était pas Marlène Schiappa Qui avait dit un truc comme ça Ah oui Peut-être Ouh Aurélien Taché Ah oui c'est vrai Ça me dit quelque chose maintenant Les rois du plaisir
Et c'est pas on va pas interdire C'est on va pas interdire Je crois que c'était elle avait dit
Ouais c'était on va pas interdire
Ouais c'est ça ouais Donc les rois du plaisir
Pour toi Je dis ça aussi J'aime bien Et je trouve ça un peu
Les écolos on est les rois du plaisir Je trouve ça un peu cringe C'est quand même vachement malvenu Avec après les affaires
Comme ça dans la conversation Ouais ok Je l'imagine au salon de l'agriculture En train de dire ça Avec un concombre dans la main
Je sais pas
Phrase d'accroche
Du coup vous votez pour la réponse C Je sais pas si je m'édite ça Euh ouais Les rois du plaisir Non je trouve ça bizarre
Non c'est ça
Je vais dire la B Qui est la plus raisonnable Ok
Moi je dis la C Non en fait c'est vrai La C ça doit être Nicolas Hulot
Aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aï Comme Clara, toi tu dis réponse C, elle est le roi du plaisir, et toi tu dis réponse C, Adèle aussi, et bien c'est la bonne réponse, c'est bien la réponse C, il a déclaré ça.
Ah waouh ! Dans quel contexte ? On peut avoir le contexte, extrêmement rapidement ? Ah mince, c'était pas au Salon de la Grille !
Le 17 février, mais c'est parce qu'en réponse à l'écologie, avec vous on va se faire chier, on peut plus rien manger, machin. Nathalie Saint-Cricq.
Il nous faut de la viande, ah bah oui, comme par hasard.
En réponse à Nathalie Saint-Cricq, peut-être en miroir avec Nathalie Saint-Cricq, par opposition, bref. Donc du coup, voilà, c'est la fin de cette première partie de l'émission, merci Clara, d'être venue, merci d'être venue dans cette émission, ça m'a fait super plaisir, merci à toi, on te retrouve sur ta chaîne YouTube, Clara Renouet.
Exactement, et sur mon Instagram aussi.
Et sur ton Instagram, merci à toi, chers amis, on va marquer une petite page de pause, le temps d'aller accueillir notre invité politique, et on se retrouve après la pause pour l'interview de Yannick Jadot, à tout de suite. De retour sur la plateforme de l'émission, très content de vous retrouver, j'espère que vous allez bien. Chers amis, comme cette semaine, comme chaque semaine, pardon, nous recevons une personnalité politique qui vient répondre à nos questions. Cette semaine, nous recevons le candidat à l'élection présidentielle des écologistes, il s'agit de Yannick Jadot. Bonsoir Yannick Jadot, bienvenue, ça va et vous ? Très bien. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Avec grand plaisir. Sur le plateau de Backseat, je le disais, vous êtes le candidat des écologistes, pas que d'Europe Écologie Les Verts. Absolument. Vous avez remporté la primaire des écologistes il y a maintenant plusieurs mois, c'était en octobre dernier. Est-ce que cette primaire vous a donné l'élan dans cette campagne que vous espériez ?
C'était une primaire ? Non, mais c'était... Ça veut dire non, ça Yannick Jadot. Non, mais vous savez, cette campagne, ça fait des mois et des mois qu'on est sur le terrain, ça fait des mois et des mois qu'on sème nos propositions, qu'on discute avec les forces vives de ce pays, qu'on essaye de porter la question du climat, la question de la justice sociale. Et ça marche ? Et on verra le 10 avril, en fait. Vous savez, il y a un truc, comme on dit dans ma Picardie, c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Ok, ça c'est pour les électeurs. Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'on voit bien qu'il y a à la fois des enjeux qui font de la politique aujourd'hui presque toute sa noblesse.
Je veux dire, on est en guerre, il y a eu la pandémie, avant il y avait eu les gilets jaunes, on a les rapports du GIEC, on a l'effondrement de la biodiversité. On a... Donc c'est des sujets qui devraient mettre la politique au cœur vraiment du débat public, mais avec ses grands principes, avec ses valeurs, avec ses solutions. Et c'est vrai qu'en même temps, les gens, ils sont dans une telle fatigue, lassitude, interrogation, colère, qu'il faut arriver à les attraper là où ils sont, en fait. Ils s'interrogent sur beaucoup de choses. Ils sont où ? Ils sont en colère.
Mais pour l'instant, moi j'ai toujours l'impression qu'en fait, les Français, ils sont dans une sorte de double, une sorte de paradoxe. À la fois, ils aimeraient bien appuyer sur pause, que le bordel s'arrête, que les vagues qui nous tombent sur la tête les unes après les autres, la mondialisation, les événements météo extrêmes, la pandémie, les réformes, le terrorisme, la crise financière. Ils aimeraient bien qu'à un moment, ça s'arrête, retrouver un peu de stabilité et de sérénité. Et puis, mon sentiment, c'est qu'ils savent qu'il y a de profondes transformations engagées. Vous savez, vous vous souvenez au début du Covid, on était tous sur le monde d'après.
Dans le premier confinement, on va tirer le son, on va changer de société parce qu'on avait abandonné l'hôpital public, on avait abandonné la santé. On voit bien que le climat, il faut changer l'économie. Et puis là, aujourd'hui, plus personne ne parle du monde d'après à part nous.
Mais d'où la question, justement, est-ce que vous n'avez pas l'impression de ne pas avoir vraiment votre place au sein de cette campagne ou l'écologie ?
Plus que jamais. Plus que jamais. Plus que jamais. Cette guerre, qu'est-ce qu'elle dit ? Cette guerre, elle dit la paix et le climat, c'est le même combat. On a toutes les dépendances vis-à-vis des énergies fossiles. On a un nouvel ordre mondial qui est en train de s'installer avec des dictatures et des non-dictatures dont l'enjeu, c'est l'accaparement des ressources. Quand même, ça devient le sujet, des conflits liés à ces ressources. Et on voit bien qu'il y a le rapport du GIEC qui dit aussi qu'il faut s'affranchir des dépendances aux énergies fossiles qui sont aussi des complaisances ou des complicités politiques. Donc jamais on a eu une telle responsabilité.
Mais justement, vous parlez de responsabilité, c'est intéressant parce que vous avez vu comme moi une montée dans les sondages d'Emmanuel Macron dans un contexte de guerre en Ukraine, à un moment où beaucoup d'électeurs, beaucoup de Français cherchent une stature d'homme d'État, de chef d'État, d'interlocuteur de Vladimir Poutine, etc. Il se trouve que les écolos, vous avez toujours eu ce problème, on le voit dans toutes les enquêtes d'opinion. Beaucoup de Français sont sensibles au thème que vous défendez, le climat, l'environnement, l'écologie, mais jugent les écolos pas crédibles. Vous connaissez cet argument-là, le truc, bon, les écolos, ok, mais ils sont pas crédibles.
Vous avez commencé à mettre des cravates récemment, ça dit aussi quelque chose de votre volonté de crédibiliser l'écologie.
Oui, mais c'est au-delà, enfin, le sujet, c'est pas les vêtements. Le sujet, c'est qui, aujourd'hui, dans un contexte politique aussi dramatique, je veux dire, là, on a tous vu aujourd'hui, je veux dire, un hôpital pédiatrique bombardé par les Russes avec des gamins morts, quoi. Je veux dire, on est dans les crimes de guerre. Donc, qui, dans ce moment-là, a la constance, la cohérence, et, au fond, porte les valeurs que notre pays doit porter. Qu'est-ce que vous racontez ? Ceux qui disent Macron, vous leur dites quoi ? Ok, Macron. La stature, tout ça. Ok, on prend Macron. Il a reçu Poutine à Versailles. Ok, c'était Louis XIV qui recevait Pierre Ier, Pierre Legrand.
Vous ne l'auriez pas fait ?
Non. Pour quelle raison ? Il a reçu Poutine à Bréganche. Pour quelle raison ? Parce que, un, Vladimir Poutine, c'est un criminel. Je suis désolé. Vladimir Poutine, il a rasé Grozny. Il a massacré les Tchétchènes. Vladimir Poutine, il a bombardé les populations civiles à Alep. Vladimir Poutine, il empoisonne ses opposants. Il tue les journalistes. Il a déjà attaqué une fois l'Ukraine. Il a fait la guerre à la Géorgie. Il a mis en place un dictateur, Loukachenko, en Biélorussie, quand la démocratie voulait s'imposer. Donc, c'est un anti-démocrate primaire. Son sujet, ce n'est pas l'OTAN.
C'est-à-dire que vous fermez la porte aux discussions avec les pays qui vous semblent non fréquentables en quelque sorte ? Il faut leur parler. Bien sûr qu'il faut... Non, non, il a raison.
Oui. Alors, un, il faut leur parler. OK. Mais il faut leur parler. Moi, j'aurais souhaité que, plutôt que Macron se mette en scène, quand les tensions ont commencé, il était président de l'Union européenne. Il se met en scène, il va à Moscou. Vous vous souvenez, cette table gigantesque. Et il le tutoie. Enfin, franchement, est-ce qu'on tutoie à Vladimir Poutine ? Quand on sait ce qu'il a fait comme crime de guerre tout au long de sa vie. Moi, je ne suis pas pour le tutoyer. Et il affiche, qu'est-ce qu'il affiche ? Je parle seul et je me mets en scène seul face à Vladimir Poutine. Et après, on a eu le chancelier allemand. Qu'est-ce qu'on a montré à ce moment-là ?
Je ne sais pas ce qu'avait Poutine déjà dans la tête.
Oui, mais c'est dans un contexte de présidence de l'Union européenne aussi qu'il a fait ça.
Mais justement, il aurait dû être avec les chefs d'État européens. Moi, j'avais demandé à ce que Macron organise un sommet européen à Kiev pour montrer l'unité et la fermeté de l'Union européenne. Alors, il le fait ce week-end, certes pas à Kiev. Et alors, quand il fait...
Là, c'est ce week-end, c'est demain, le sommet européen.
Non, mais moi, j'aurais... D'accord, tant mieux. Mais ce que j'aurais aimé, c'est qu'avant le conflit... Parce que qu'est-ce qu'il se dit, Poutine, quand il voit défiler les dirigeants européens ? Poutine, il se dit, c'est comme d'habitude. Ils font le défilé. Chacun se met en scène en train de me parler. Et au fond, ils ne seront pas unis et ils seront mous si j'attaque l'Ukraine. Et donc, j'aurais préféré ça. Et même en ce moment, franchement, qu'il y ait un téléphone rouge entre le président en exercice de l'Union européenne et Vladimir Poutine, je trouve ça bien. Mais on a le communiqué avant. On a... À peine c'est terminé, on a dans la presse les déclarations de Vladimir Poutine.
Et on a la photographe attitrée d'Emmanuel Macron qui fait des photos de Macron en train de se regarder, en train de vivre la gravité du moment. Mais vous ferez pareil si vous devenez président de la République ? Non, c'est de la mise en scène permanente dont on peut franchement s'interroger sur l'utilité.
Peut-être pour revenir un tout petit peu sur le fond, pardon, parce que ça me semblait intéressant d'avoir votre prise de position là-dessus. Donc, à vous entendre, il faut plus d'Europe. Est-ce que vous défendez une idée d'Europe de la défense comme le fait Emmanuel Macron actuellement ?
Je vais poursuivre ta question. Ça peut être assez déstabilisant pour l'électorat d'Europe Écologie Les Verts qui a cette culture pro-européenne depuis très très longtemps. Mais pacifiste. Or, depuis 50 ans, on nous dit l'Europe c'est la paix. Et là, en quelques jours, c'est devenu l'Europe, c'est aussi envoyer des armes. L'Europe c'est la guerre aussi. Donc, c'est très déstabilisant pour l'électorat d'Europe Écologie Les Verts. Votre position a pu aussi être déstabilisante pour des gens à Europe Écologie Les Verts.
Bien sûr que quand j'ai dit dès le matin de l'invasion, j'ai dit qu'il faut aider, y compris militairement, la résistance ukrainienne. Ce n'est pas une décision simple. On est dans le vrai monde. Et on a des femmes et des hommes qui, aujourd'hui, meurent sous les bancs, qui meurent sous les balles. Et toutes celles et tous ceux qui sont sur le chemin de l'exode. Donc, évidemment, c'est difficile. Mais on n'est pas... Ce n'est pas deux pays qui, à force de tensions, provocations réciproques, se construisent une guerre quasiment à égalité. Ce n'est pas ça. On a une démocratie avec un peuple qui a envie de vivre librement dans un État de droit, dans une démocratie.
Et ça, c'est insupportable pour Vladimir Poutine. Et donc, il l'envahit dans des rapports de force. Donc, moi, ce que je... À la fois, il y avait des sanctions. Voilà, il y avait plein de choses. Mais, au fond, c'est ce que j'aurais aimé que le Front populaire fasse avec les Républicains pendant la guerre d'Espagne. Les aider. Les nazis ont aidé Franco. Vous vous souvenez des Légions Condor ? On n'a pas aidé les Républicains.
Et moi, je suis très content, si on doit faire des références historiques, alors comparaison n'est pas raison, on connaît, mais je suis très content que les Britanniques et les Américains aient armé la résistance quand il s'agissait de combattre un oppresseur, un envahisseur. Et c'est la situation. D'accord. Donc, on ne donne pas des armes à l'Ukraine pour faire la guerre à la Russie. On donne des armes à l'armée ukrainienne pour défendre leur maison et leur liberté. C'est comme on ne va pas aller faire la guerre contre la Russie. Il faut assumer de le dire. L'OTAN ne va pas se mettre en guerre contre la Russie.
On ne va pas mettre des pays dotés de l'arme nucléaire qui ont d'autres un pays doté de l'arme nucléaire. C'est une guerre par délégation et c'est assumé, ça aussi ? Ce n'est pas une guerre totale. Il y a une forme de comme ça. Et donc, comme on ne veut pas, évidemment, la guerre mondiale, on ne veut pas la guerre nucléaire et on ne sait pas ce que Vladimir Poutine serait capable de faire, eh bien, on fait tout ce qu'on peut pour les Ukrainiens. Donc, c'est des sanctions massives. C'est traquer les milliardaires russes dans tous les paradis fiscaux pour leur piquer leur pognon. C'est, évidemment, sortir la Russie de la communauté internationale.
Et puis, c'est ce que je pense aujourd'hui, l'embargo sur le gaz et le pétrole russe. Parce que le gaz et le pétrole russe, c'est 700 millions de dollars par jour qui viennent financer Poutine et donc sa capacité à faire la guerre. Et à un moment donné, si, comme vous le disiez, la guerre sur le sol européen, sur le sol européen, après des décennies qu'on n'avait pas vues, avec un Poutine dont on ne sait pas où il veut s'arrêter, mais ce qui est sûr, c'est qu'il veut annihiler le peuple et le pays ukraine, eh bien, il fallait aider. Vous avez parlé du gaz russe.
Et donc, il faut de l'Union européenne. Est-ce que l'embargo sur le gaz russe remet en question la sortie du nucléaire des Allemands ? Les Verts Écolos qui participent à la coalition avec Olaf Scholz se posent la question actuellement. Votre position, c'est quoi ? Non, mais c'est important dans ces moments-là. Faut-il que l'Allemagne continue sa sortie du nucléaire ou pas ?
L'enjeu-là, c'est si on arrête le gaz et le pétrole, pourquoi on arrête le gaz et le pétrole russe ? C'est pour que Poutine arrête la guerre. C'est une sanction, oui, d'accord. C'est pour qu'il y ait un cessez-le-feu et qu'il retire ses chars. C'est ça l'idée. On ne sait pas combien de temps ça peut prendre. Mais ce qui est certain, c'est que ça peut prendre du temps. On a du gaz jusqu'à l'hiver prochain. OK ? À partir du moment où on n'aura pas le gaz russe, effectivement, il faut s'assurer qu'on fournit de l'électricité à tout le monde.
Si, comme moi, je l'ai dit pour la sortie du nucléaire en France, s'il faut prendre en Allemagne un ou deux ans de plus pour garantir l'approvisionnement en électricité, ça me paraît, au regard des enjeux, ça me paraît totalement acceptable. Moi, ce que je refuse aujourd'hui, c'est le projet de Macron qui n'est pas de prolonger nos réacteurs, qui est d'en construire des nouveaux pour 2040-2045.
Les réacteurs actuels sont dans un très, très mauvais état. Ils étaient prévus pour 30 ans, ils ont été poussés à 40. Maintenant, on va jusqu'à 50. Donc, il y avait quand même une décision assez raisonnable que de se dire qu'il faut le changer, le parc éclair, à un moment donné. Je ne suis pas d'accord. On ne peut pas remplacer. Il y a un risque, quand même, face à ces installations.
Un, vous avez raison de dire qu'aujourd'hui, on a 13 réacteurs à l'arrêt. Et pas forcément les plus vieux. Parce qu'on a des problèmes génériques sur un certain nombre de réacteurs, des fissures qui sont très inquiétants. On a un parc, donc, qui est vieillissant. On a deux options. Les deux options, selon tous les spécialistes de l'énergie, les experts, l'ADEME, RTE, tout ça, on peut faire du nucléaire et on peut faire du 100% renouvelable. Techniquement, on peut les deux options. Ce que propose Emmanuel Macron, c'est de dire, « Pour remplacer les vieux réacteurs, je construis des EPR ». L'EPR, on le connaît, il y en a un à Flamanville.
Il devait être en fonctionnement en 2012 pour 3 milliards d'euros. Et on est en 2022, il ne fonctionnera pas avant des années. C'est 20 milliards. Et 20 milliards d'argent public, attention. Donc, proposer 6 EPR, 8 EPR, 14 EPR qui sont autant de fiascos pour 2000-2045, ça ne nous aide pas sur le climat, ça ne nous aide pas sur le pouvoir d'achat, ça ne nous aide pas sur la fourniture d'électricité aujourd'hui. Moi, ce que je propose, c'est d'investir massivement sur le logement, la rénovation thermique. C'est la clé d'entrée pour sortir de la dépendance des vies du gaz en Europe et en France. et de déployer les énergies renouvelables.
Et progressivement, on n'en aura plus besoin, on ferme les réacteurs nucléaires devenus inutiles.
Pour aller dans votre sens, il y a plusieurs scientifiques qui définissent les énergies renouvelables comme étant peut-être l'enjeu géostratégique et géopolitique de demain. Comment on peut se retrouver dans une guerre des ressources énergétiques 100% renouvelables ? Comment on anticipe ça et on ne se retrouve pas dans une situation de dépendance par rapport à un État, même sur les énergies renouvelables ?
Vous avez raison. Un, et puis ce que montre quand même l'histoire du nucléaire, on a toujours les inquiétudes autour du site de Tchernobyl. C'était un accident nucléaire majeur. Et donc on n'a toujours pas réglé le problème puisqu'on voit bien qu'il suffit qu'il y ait une invasion et qu'on coupe l'électricité à Tchernobyl pour avoir la trouille de la radioactivité. Il y a l'armée russe qui a bombardé la plus grande centrale nucléaire européenne. Donc le nucléaire, c'est toujours un risque majeur. Et notre uranium, il vient d'abord du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan qui sont sous tutelle russe. Donc on voit bien que notre indépendance énergétique avec le nucléaire, c'est de la blague.
Donc là où vous avez raison, c'est que le débat qui est en train de s'installer en Europe, c'est qu'en fait les énergies renouvelables sont les seules énergies de paix et de sécurité. Parce que moi, je me bats depuis des années, des années, pour qu'on ait des filières européennes, pour produire les panneaux photovoltaïques, les éoliennes. On en fait beaucoup en Europe parce que ça se transporte moins, pour qu'on ait notre indépendance. Mais une fois qu'on a les panneaux, qu'on les fabrique, le soleil, le vent, la géothermie, l'eau, la mer, tout ça, c'est cadeau.
Et est-ce que c'est pour aller encore plus loin dans la réflexion ?
Non, pas tout. Parce que ce que disent tous les experts, pardon, c'est qu'en fait, si vous mettez que de l'éolien, évidemment, c'est intermittent.
C'est un mix de tout.
L'hydraulique, c'est pas intermittent du tout. Le biogaz, c'est pas intermittent. La géothermie, c'est pas intermittent. La biomasse, c'est pas intermittent. Mais c'est vrai que l'éolien, alors l'éolien en short, devient de moins en moins intermittent, parce qu'il est de plus en plus performant. Et le photovoltaïque, sur un réseau. La question, c'est pas de dépendre d'une seule énergie dans un pays. Non, non, c'est un réseau.
Non, bien sûr. Et justement, précisément, pour aller dans ce sens, avec la menace de couper, pardon, de boycotter en quelque sorte le gaz russe, le pétrole russe, etc. Il y a certains pays européens qui sont plus dépendants, l'Allemagne, etc. Il y a un enjeu aussi de mise en commun pour les pays européens. Est-ce que c'est votre perspective, vous, de l'énergie ? C'est une Europe de l'énergie en quelque sorte ?
Bien sûr. Vous savez, c'est marrant parce que l'Europe, elle s'est construite sur l'énergie et le charbon.
Oui, absolument.
Ça a été de dire, après-guerre, au fond, les ressources. Le charbon était quand même l'énergie qui a causé pas mal de guerres pour s'accaparer les ressources, déjà. Et donc, moi, j'ai proposé là encore aujourd'hui, pour le Conseil européen qui se tient en ce moment, qu'on ait un plan d'investissement européen, comme on a eu un plan après, pendant le Covid, sur la sécurité climatique et énergétique. Parce qu'en fait, la réalité, c'est que... Bon, on ne sait pas... Je ne vais pas me vanter parce que ça fait longtemps qu'on se bat pour cette transition énergétique, y compris en disant si la vraie souveraine telle est là. Mais aujourd'hui, très clairement, il faut de la solidarité européenne.
Parce que si on ne le fait pas ensemble, il y a des pays qui pourraient être en difficulté. Vous avez parfaitement raison. Et deuxièmement, il faut... Moi, ce qu'on propose, c'est qu'il y ait un acheteur commun de gaz en Europe, qu'on fasse comme les vaccins, qu'on n'ait pas les pays qui se fassent concurrence pour trouver des fournisseurs, qu'on bloque, qu'on réglemente évidemment les prix du gaz pour éviter l'explosion des factures des ménages, qu'on assure effectivement à la compensation, l'aide aux ménages les plus vulnérables notamment. Et... Mais qu'on... Enfin, franchement, aujourd'hui, on mettrait des panneaux solaires sur tous les toits plats qu'on a dans notre pays.
Les parkings, les supermarchés, les écoles, les machins. On aurait... Au fond, on aurait beaucoup plus d'électricité renouvelable. En plus, c'est aujourd'hui une électricité qui n'est pas chère. Et ça serait une façon aussi de répondre à l'enjeu climatique.
En attendant, le renchérissement des coûts des énergies, là, provoque aussi... Il y avait déjà un problème de hausse des prix avant la crise ukrainienne à cause de la reprise de l'activité dans l'Asie du Sud-Est, etc. Et là, aujourd'hui, on a une hausse des prix sur le blé qui est spectaculaire. Et ça va continuer dans plein d'autres domaines. Et en effet, le fait de baisser les achats... Parce que je ne sais pas ce qu'ils ont décidé aujourd'hui à Versailles. Mais enfin, on va au moins baisser les achats de gaz russe. Et ça, on va le voir, nous, sur le prix de la baguette, sur le prix des denrées alimentaires, etc. Assez vite.
Comment on amortit ce choc-là, qui va être un choc très fort, que les gens vont voir, qu'ils voient déjà à la pompe, et qu'ils vont voir ensuite dans tous leurs cadis de course ? Bien sûr, vous avez raison. Donc comment on l'amortit ?
1. On fait payer qui ? 1. Par exemple, si on prend le blé, comme on a eu sur les fruits et légumes, c'est aussi lié au dérèglement climatique. C'est la hausse des prix du blé, au départ. C'est les moindres moissons dans le monde liés au dérèglement climatique. Ce que je veux dire, c'est que... Oui, nous, on a eu des bonnes moissons, là. J'arrive sur la compensation.
Mais ce que je veux dire, c'est que les chocs que prennent les Français en termes de pouvoir d'achat, parce qu'on n'a pas investi sur la rénovation de leur logement, et donc ils payent beaucoup, qu'on n'a pas développé les énergies renouvelables, donc on est dépendants, qu'on n'a pas agi assez sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ça, c'est sur le constat. Mais qu'est-ce qu'on fait des choses pour répondre à la question du Zul ? Non, mais c'est important de rappeler quand même que la vraie protection à venir, je vais répondre, le confirme, mais la vraie protection à venir, c'est quand même de commencer à agir sérieusement là-dessus.
Mais on pourrait imaginer que le renchérissement des prix ait même un effet sur l'opinion publique, qui pour l'instant soutient massivement les Ukrainiens, mais il pourrait au bout d'un moment aussi se dire on est en train de la payer nous, cette guerre.
Je suis 100% d'accord. Moi, ce que je dis, c'est que 1, 400 euros, de chèque énergie, qui peut être élargi au carburant évidemment, pour les 6 millions de familles qui bénéficient déjà du chèque énergie. 100 euros pour les 15 millions de familles au-dessus. 400 millions, ça coûte le prix de l'augmentation sur un an.
Deuxièmement... Macron aussi a fait des petits chèques ponctuels comme ça, ça calme pas vraiment les gens, ça change pas les équilibres.
Là, on a 400 euros, c'est pas rien non plus. Après, deuxièmement, où on prend l'argent ? Oui, c'est la question. Deuxièmement, moi je mets en place, vous savez, dans la loi, il y a le forfait mobilité durable, c'est-à-dire que vous êtes dans une entreprise, mais c'est optionnel pour les entreprises. C'est la prise en charge par l'entreprise des frais de transport liés à la mobilité durable. Et je veux que ce soit gratuit pour le covoiturage. Ça peut être jusqu'à 1 000 euros de carburant par an économisé. C'est-à-dire que quand vous faites du covoiturage, l'entreprise, à travers le forfait mobilité durable, prend en charge 1 000 euros de carburant.
Donc, c'est pas rien pour le joueur d'argent public de chaque énergie prise en charge du forfait mobilité pour les entreprises. Généralisation, du coup, obligation ? Ah oui, obligation, service public aux entreprises.
Après, le covoiturage, c'est pas mal, mais ça répond pas à des situations de personnes qui sont relativement isolées. On a quand même un territoire ou au chômage.
Non, mais je suis d'accord, mais ça force les entreprises à... On fait du... On essaye. Enfin, je veux dire, après... Là où c'est possible, il y a quand même des cas où... Pour les gens qui sont en plus en difficulté, de toute façon, c'est déjà le chèque énergie, ça c'est sûr. Mais vous aviez commencé sur où est-ce qu'on trouve l'argent aussi ? Où est-ce qu'on trouve l'argent ?
Oui, parce qu'on s'attaque aux oligarques russes, on pourrait aussi s'attaquer au nôtre, saisir des yachts chez nous. C'est là que j'arrive. Attends, ne préchote pas les réponses du candidat.
C'est là que j'y arrive. Typiquement, on a un champion national qui s'appelle Total. M. Macron, quand il était ministre de l'économie, il s'est battu pour que Total puisse s'installer en Russie. Quand il était président de la République, en 2018, avec son ami Vladimir Poutine, il signe à Saint-Pétersbourg deux accords qu'il met en scène. Total et le gaz. Encore plus de projets gaziers. Et hors PA. Donc les maisons de retraite, le scandale. Les maisons de retraite dont tout le monde parle, le scandale. D'ailleurs, il a fait le même coup quand il fait l'accord d'investissement avec la Chine.
Oubliez le génocide ouïgour, on allait vendre des maisons de retraite privées à but lucratif aux Chinois. Donc, on a Total aujourd'hui qui est assez honteux. C'est de la complicité de crimes de guerre. Total ne sort pas de Russie. Moi, j'ai demandé évidemment au président de la République d'imposer à Total de sortir de Russie. Mais Total fait des méga profits. 15 milliards l'année dernière. Sur le dos des consommateurs et sur le dos du climat. Eh bien oui, il faut prendre les bénéfices de Total et les redistribuer aux consommateurs. Adèle.
Oui, je continue, mais je change un peu le sujet. Dans votre programme, vous dites mon projet, c'est de remettre l'État au service de la nation. Et vous rappelez que le rôle de la puissance publique est d'orienter les échanges économiques dans une direction profitable pour l'ensemble de la société. La direction profitable, c'est la décroissance ?
C'est la décroissance de notre dépendance au carbone, c'est la décroissance des pesticides, c'est la décroissance des maladies chroniques, c'est la décroissance de la prédation et de la compétition. Mais c'est la croissance de la bienveillance, de l'entraide, des énergies renouvelables, de l'alimentation bio. Non, mais ce que je veux dire, c'est que vous savez, Latouche et Ariès, quand ils sortent, c'est le concept de décroissance. Qu'est-ce qu'ils disent ? Ils disent, c'est un mot au but, pour s'interroger sur ce que signifie la croissance du PIB. Bien sûr. Et donc, au fond, ce n'était pas un objectif en soi économique, macroéconomique.
C'était l'objectif, c'est de dire, mais est-ce qu'on devient fou à penser que tous les ans, en regardant le taux de croissance du PIB, c'est l'indicateur de notre prospérité collective, de la réduction des inégalités, de l'empreinte carbone, de la santé, de l'éducation, de l'égalité femmes-hommes ?
On en a un peu besoin pour payer la transition énergétique, notamment.
La question, c'est de quoi on a besoin, en fait. C'est de quoi on a besoin. Et donc, y compris pendant le quinquennat à Hollande, il y a eu une loi, Evassas, qui voulait bouger tous les indicateurs de prospérité, justement pour savoir ce qu'est la vraie prospérité, en comptant l'éducation, l'égalité femmes-hommes, l'empreinte carbone, évidemment. Et donc, pour faire en sorte qu'au fond, on intègre, si cet argent-là sert à quelque chose, ou continue à détruire la planète et à mettre tout le monde en guerre contre tout le monde. Donc, c'est ça qu'il faut faire. Il faut changer nos indicateurs dans notre projet. On veut changer les indicateurs de prospérité. Léa, tu voulais ?
Pour rester toujours sur le programme, puisque Adèle a mis un pied dedans, cette semaine, c'est la journée qui est devenue plus ou moins une semaine internationale pour les droits des femmes. Vous avez un projet politique, enfin, votre programme est plutôt très abouti, je dois l'admettre, dans ce sens, par rapport à d'autres candidats et candidates. Néanmoins, vous avez peut-être envoyé un signal un peu contradictoire en faisant, enfin, en évinçant de votre cercle politique proche, donc de la tête de votre conseil politique, une écoféministe. Est-ce que vous pensez que ce n'est pas forcément le meilleur moment ?
Sandrine Rousseau, c'est le nom que tu cherchais. Non, enfin, vous savez...
Ça se passait si mal que ça. L'écoféminisme, c'est dans l'ADN du parti écologiste et du mouvement écologiste au sens large depuis 40 ans. Depuis 40 ans. Et dans les statuts, officiellement, depuis 2019. C'est tout le monde, les deux autres, non, c'est vrai. De bonne, je ne sais plus c'est en quelle année, mais c'est au début des années 70, quand elle a fait son bouquin sur l'écoféminisme. Et ça, c'est évidemment, ça a été au cœur de nos combats, parce que c'est la base. Je veux dire, si on veut une société apaisée, si on veut une société émancipée, on ne maltraite pas la majorité de la population.
L'écoféminisme, c'est, au fond, reconnaître que la domination de la nature, la domination des femmes, relèvent des mêmes logiques de domination auxquelles il faut mettre fin. Donc, on a ce combat-là. Et Sandrine le porte avec force et détermination, avec talent. Simplement, une campagne électorale, à un moment donné, c'est du collectif. C'est une parole cohérente et c'est un message qui doit s'adresser de manière assez homogène à l'extérieur. Sandrine a considéré que, au fond, la liberté de sa parole était plus forte que la règle du collectif. À un moment, ça ne marche plus.
Si vous voulez, vous ne pouvez pas avoir présidente de votre conseil politique, quelqu'un qui, dans le journal, dit tout le mal qu'elle pense de la campagne ou du candidat. Ça ne marche pas. Donc, elle est toujours élevée, elle continue à soutenir, mais vous ne pouvez pas donner des responsabilités à quelqu'un qui ne se sent pas bien avec le collectif et qui préfère garder sa liberté de parole.
Mais est-ce qu'on n'atteint pas les limites, justement, de l'exercice ? Parce que Sandrine Osso, avec ses 49% au second tour de votre primaire, a montré la volonté d'une partie de l'électorat de rompre avec une ligne trop centriste ? Il y a un appel à la radicalité. C'est ça que disait Sandrine Osso.
Est-ce que vous êtes suffisamment radical ? Mais vous avez regardé le projet. Regardez le projet.
Et si on regarde les équipes, on se dit que là, vous allez devoir faire de l'écoféminisme sans les écoféministes. Mais non, attendez, je ne parle pas d'Alma Dufour, de Claire Lejeune, qui sont d'ores et déjà pour ces questions, qui sont d'ores et déjà parties chez les gens-sous.
J'ai Alice Coffin, qui est toujours dans mon conseil politique. J'étais cet après-midi avec Raphaël, Rémi Leleux. Mais d'ailleurs, Sandrine Osso continue à vous soutenir, par ailleurs. Encore une fois, c'est l'histoire de notre projet. Si on veut faire de la politique autrement, entre nous, il n'y a pas une cause qui appartient à personne.
Ah non, bien sûr, mais il y a aussi des personnes qui les incarnent plus ou moins bien.
Il n'y a pas des électrices et des électeurs qui appartiennent à quelqu'un. Franchement, si dans ma famille politique, je suis l'héritier de tous mes prédécesseurs et de toute une famille d'un mouvement qui a construit l'écologie politique, et je ne suis pas le seul et ça sera transmis. Je ne peux pas dire, aujourd'hui, l'écologie qui va à l'élection présidentielle, c'est Jadot. Ça n'a aucun sens. C'est un collectif.
Il y a un article du Monde qui est sorti cette semaine avec un certain nombre de vos collaborateurs qui ont un regard un peu critique sur la campagne en disant, oui, effectivement, ça manque un peu de peps, ça manque de ceci, ça manque de cela. C'est finalement les critiques que Sandrine Rousseau a émises. Et est-ce que vous avez un regard aussi, comment dire, aussi acerbe par rapport à ces critiques-là qui sont dans... Aujourd'hui, est-ce que vous avez l'impression que finalement, il y a des membres de votre équipe sur qui vous ne pouvez pas vraiment compter parce qu'ils critiquent...
Non, franchement, je peux vous dire, on était en réunion toute l'après-midi. Il y a une équipe incroyable qui se mobilise.
Là, il n'y a pas de non-cité, mais il y a quand même des gens qui ont dit...
Vous savez, les journalistes, ils arrivent toujours à trouver quelqu'un qui, anonymement, a le courage de s'exprimer. Régulièrement, les personnes anonymes qui ont tellement le courage de s'exprimer, qui cachent leur nom, sont connues de personne. Donc, moi, je trouve que... Enfin, regardez l'histoire des écolos. On n'a jamais été aussi disciplinés, en vrai. Oui, ça c'est vrai, c'est un bon bel, l'histoire des écolos.
Objectivement, on n'est pas aussi disciplinés que les insoumis, ni de lutte ouvrière. Mais honnêtement, on est même plus disciplinés que le NPA aujourd'hui. Donc, franchement, on s'en sent pas mal à l'ordre des...
Vous êtes disciplinés, vous l'avez joué collectif. Et effectivement, à votre primaire, les résultats du second tour étaient très serrés, même ceux du premier tour. Est-ce que vous avez récupéré, je ne sais pas moi, des éléments du programme qui vous différenciait dans votre programme actuel ?
Celui-là, c'est ce que tu veux dire ?
Entre autres, pour le deuxième tour, mais peut-être même pour le premier tour, je ne sais pas.
Mais, attendez, juste, qu'il n'y ait pas d'ambiguïté. Quand on a signé pour participer à la primaire, on a signé sur un projet commun. Enfin, on n'était pas la compétition des cinq écologies. Et s'il y a une écologie qui gagne, les autres disparaissent.
Non, mais j'imagine qu'il y avait quand même des choses qui vous différenciaient, sinon il n'y avait pas besoin de faire une primaire.
Oui, mais c'est aussi des incarnations, c'est des sensibilités, c'est des approches, c'est quelques propositions particulières. Mais, vous l'avez dit vous-même, notre programme écoféministe, je pense qu'il est, je ne vais pas dire irréprochable, mais je pense que c'est un bon programme écoféministe. Je veux dire, les combats qu'on mène, ce qu'on a dans notre projet, y compris sur l'égalité salariale, en prenant le modèle islandais, la parité de sortie à l'Assemblée nationale, ce qui veut dire qu'il y aura 50% de femmes, 50% d'hommes à l'Assemblée nationale, issue du Chili. Et puis, évidemment, tout le boulot qu'on fait sur les violences sexistes et sexuelles.
Mais même sur l'éducation, il y a des choses très intéressantes sur le programme.
C'est une éducation pour vraiment qu'au fond, il y ait une éducation qui n'est pas simplement une éducation sexuelle, qui est une éducation à la vie affective, qui est une éducation au consentement, qui est une éducation à la tolérance. C'est ça, aujourd'hui, qu'il faut porter, y compris dès l'école primaire.
Mais vous parliez d'incarnation, précisément. Donc, moi, là où je voulais en venir, c'est que finalement, avec Sandrine Rousseau, vous aviez quelqu'un qui incarnait très, très bien cela. J'en doute pas. Pour vous poser la question très clairement, est-ce que vous avez peur que ça vous fasse perdre des points, en quelque sorte ?
Non, c'est un moment donné, une campagne. Ça ne peut pas être tous les jours, dans la presse, des gens qui disent des propositions différentes et tout ça. À un moment, il faut de la cohérence. Mais il y a Mélanie Vogel, qui est sénatrice. Si on prend le nombre de femmes très engagées depuis tant d'années sur le féminisme, sur l'écoféminisme, franchement, on ne peut pas réduire, avec tout le respect, l'amitié et, encore une fois, la force du combat de Sandrine Rousseau. Enfin, pardonnez-moi, on ne peut pas réduire l'écoféminisme à Sandrine Rousseau.
Non, après, on arrête avec Sandrine Rousseau, mais il y a une critique qui est portée et que je partage un petit peu, c'est que peut-être que l'Europe Écologie Les Verts a parfois manqué de... a eu du mal à formuler un grand récit. Et c'est vrai que je vous parlais de, par exemple, comment on paye, comment on va payer les hausses de prix, etc., comment les gens vont payer. Vous vous êtes partis tout de suite sur des petites mesures techniques, etc.
Enfin, là, le quotidien des gens, c'est le quotidien, quand même.
Oui, mais vous êtes beaucoup là-dessus, là où, par exemple, même, y compris sur la taille des meetings, etc., il y a un manque d'ampleur, de quelque chose qui ferait vibrer les fouilles. Il y a même des militants qui le disent.
Storytelling, comme on dit en marketing.
Par quel grand récit on va remplacer aussi le récit productiviste ? Il ne suffit pas de changer les indicateurs, il faut aussi changer le récit. Est-ce qu'on parle de capitalisme ? Là, je parlais d'Alma Dufour tout à l'heure, parce qu'elle était sur Mediapart tout à l'heure, à dire qu'il faut un grand récit, la lutte de classe, le grand récit de lutte contre le capitalisme, s'inscrire dans l'histoire de la gauche.
Moi, mes racines sont incontestablement de gauche. Je n'ai pas dit le contraire. Ce que je crois aujourd'hui, c'est que l'écologie, au fond, c'est le nouveau récit du progrès, parce que c'est la seule manière, au fond, de tenir la grande promesse républicaine de la liberté, de l'égalité, de la fraternité. Je suis convaincu que l'écologie, c'est celle de la matrice qui recompose ces sujets-là. Et en plus, c'est un récit national, liberté, égalité, fraternité. La liberté, il n'y a plus de liberté aujourd'hui. C'est intéressant, je ne sais pas si vous avez en tête le rendu de la cour constitutionnelle allemande sur Merkel. Non, mais, vous allez voir, ça va. Moi, je le dis, allez-y, continuez.
Donc, je ne vous le dis pas en allemand, mais... Ah si, allez-y ! C'est bien dommage. Je taquine, je taquine. Mais ce que je veux dire, qu'est-ce qu'elle dit la cour constitutionnelle allemande ? Elle dit, au fond, ne pas lutter contre le dérèglement climatique, c'est remettre en cause nos libertés fondamentales.
Et je suis convaincu que respirer un air pur, combattre le dérèglement climatique avec tout ce que ça veut dire sur l'habitabilité de la planète, ce que ça veut dire sur l'accaparement des ressources, avec l'effondrement de la biodiversité, le récit de liberté autour de la dignité de chacune et de chacun, ce que dit l'égalité, justement, à travers la justice sociale, à travers le grand retour des services publics, à travers la lutte contre les discriminations. Ce que dit la fraternité aujourd'hui, dans un pays où, heureusement, on accueille avec dignité les bras ouverts les réfugiés ukrainiens. Mais reconnaissons que, quand ce n'est pas les Ukrainiens, c'est plus compliqué.
Eh bien, c'est tout ça qu'on parle.
Oui, mais ça, c'est des valeurs positives, etc. Et aujourd'hui, on va retourner dans une phase très, très, très conflictuelle. D'ailleurs, le mouvement des jeunes pour le climat assume cette conflictualité qu'on a peine à retrouver, justement, dans le grand récit qui est le vôtre. Mais moi... Peut-être parce que vous êtes... Du coup, j'ai regardé pas mal votre carrière. Vous êtes un homme de compromis. Vous êtes un homme qui... Ah bon ? Oui, il me semble, oui.
Qui construisait des compromis.
Racontez-moi comment vous qualifiez mieux un homme de compromis. Vous êtes un négociateur. Moi, je vous ai regardé parler devant le MEDEF. Vous parlez très bien leur langage aussi. Vous savez très bien ce qu'il faut leur dire, comment il faut leur parler. Ceci dit, peut-être beaucoup moins à des gens de gauche qui attendent quelque chose de combatif.
Vous incarnez peut-être moins une rupture, en quelque sorte.
Écoutez, moi, je veux bien... Vous avez regardé mon intervention au MEDEF. Pas de problème. C'est normal. Moi, je considère que, si vous voulez, les enjeux aujourd'hui pour atteindre, pour ne pas dépasser les 1,5 degrés de réchauffement, bref, pour combattre l'effondrement de la biodiversité, sont tels... C'est énorme ce qu'il va falloir faire. Les transformations qu'il va falloir engager sont considérables. Alors oui, moi, j'assume de dire qu'il va falloir que les entreprises s'y mettent et que je parle aux entreprises. J'étais au salon de l'agriculture parce que j'assume que si on veut changer de modèle agricole, on ne le fera pas sans les paysans ou contre les paysans.
Qu'il va falloir trouver des compromis dans la société. Pas pour faire le compromis sur l'objectif, mais pour faire le compromis pour que tout le monde s'y mette et s'y retrouve sur le chemin. Vous savez, ma vie... Vous avez parlé de ma vie. Je veux dire, j'ai fait partie des gens qui ont bloqué l'OMC à Seattle. J'ai participé à la construction du mouvement alter-mondialiste en arrachant les OGM ou avec le mouvement des sans-terre au Brésil. J'ai participé à la construction du premier... Peut-être qu'il faut retrouver cette énergie. Oui, j'ai dirigé les campagnes de Greenpeace. Non, j'ai toujours la même radicalité. Mais ma radicalité aujourd'hui, c'est que ça arrive.
Ma radicalité aujourd'hui, c'est que demain, on gouverne et qu'on transforme la société. Ça, c'est ma radicalité aujourd'hui. Et je l'assume de dire, il faudra essayer d'avoir le maximum de monde avec nous. Parce que franchement, désolé, mais moi, ma culture de gauche, si on doit faire des références, c'est la deuxième gauche. Je ne vais pas remplacer les technolibéraux de Bercy par des technovers qui vont décider de la même façon à Bercy de comment on doit diriger la France. Moi, j'étais à la CFDT tout à l'heure. J'ai rencontré Martinez, j'ai rencontré FO, je l'ai tous rencontré.
Je veux qu'à un moment donné, les syndicats, les entreprises, les paysans, les associations, dans les quartiers, dans les fermes, dans les centres de recherche, je veux que tout le monde s'y mette. Parce que c'est à la fois une condition de la réussite, mais c'est aussi une condition de reconstruction de notre démocratie. Il faut qu'on reconstruise notre démocratie. C'est facile la radicalité de dire les autres, je ne les aime pas. Tout le monde fait ça aujourd'hui. Tout le monde dit, c'est la faute des autres. Les autres, je ne les aime pas. Et puis les pires, l'extrême droite, c'est les boucs émissaires. C'est les arabes, c'est les musulmans, c'est réglé.
Et les noirs, ceux-là, ils expliquent tous les maux de la société. Et bien moi, je pense que la radicalité aujourd'hui, c'est de vouloir rassembler les Français autour d'un beau récit. Ce n'est pas facile. Tout le monde ne sera pas là. Je ne suis pas naïf. Je fais de la politique depuis assez longtemps. Mais c'est ça que je veux faire.
Justement, quand on dit tout le monde ne sera pas là, on a appris en début de semaine que les dirigeants de la primaire populaire invitaient à voter finalement pour Jean-Luc Mélenchon. Ça vous fait marrer quand je parle de la primaire populaire. Vous aviez qualifié la primaire populaire de gag. Ça vous fait toujours marrer ?
Ah ben là, c'est un running gag. Là, ce qu'ils ont fait, c'est énorme. Enfin, honnêtement, vous avez 450 000 personnes sincères à 99,99% qui se disent effectivement qu'il faut rassembler la gauche. Vous savez, il y a un an, quasiment jour pour jour, j'avais rassemblé toute la gauche. Vous vous souvenez ? Pour travailler sur le projet. Jean-Luc avait dit je ne viens pas, mais il avait envoyé Coquerel. Tout le monde était là. Mais j'ai dit parce que le rassemblement il se fait sur un projet. Ça n'a aucun sens sinon. On se fait sur des idées. Bon. Jean-Luc Mélenchon n'a pas souhaité y participer. Anne Hidalgo non plus. Voilà, on a fait notre primaire citoyenne.
Et il y a une primaire populaire avec des gens qui veulent rassembler tout ça. Dont beaucoup de gens qui viennent de la marche pour le climat. Ce n'est pas forcément la martingale, mais il y a cette idée qu'il fallait absolument trouver les moyens du rassemblement. 450 000 personnes qui votent, ce n'est pas rien. Non, je suis d'accord avec vous. Christiane Taubira gagne. C'est la seule qui voulait vraiment. Mais elle gagne. Très bien. La primaire populaire ne la soutient pas. Première question quand même. C'est moins live. Ils l'ont soutenu. Ils l'ont soutenu. Bien sûr. Vous avez vu la primaire populaire se mobiliser pour aller attraper les signatures ? Pas des masses. Non, non.
Ils n'ont pas soutenu. Après, je pense que ce n'est pas tout à fait la... Ils ont joué sur le mode est-ce qu'elle va signer le machin, le truc. Ils ne l'ont pas soutenu. Ils n'ont pas arrêté de dire on se pose la question, machin, tout ça. Bon, bref. Ils ne soutiennent pas Christiane Taubira qui a gagné.
Vous pensez qu'ils étaient déçus du résultat et qu'ils espéraient que ça serait déjà Mélenchon ?
Non, je pense qu'on va arriver à ma... Donc, là, moi, je n'ai pas voulu y participer, Mélenchon non plus, machin. J'arrive deuxième. Bon. Et au fond, ils redécident. Vous auriez-vous décidé ?
Vous soutiennent-vous, finalement ? Ou vous en faites ?
Non, moi, je les laisse là où ils sont. Très bien. Mais surtout que si les gens ont voulu de l'écologie et de la justice sociale, pour moi, à un moment donné, ça doit venir vers moi. Mais ils décident à 30 de se foutre des 450 000 électrices et électeurs. Ce que je trouve dommage dans cette affaire, véritablement, c'est que, vous savez, à chaque fois qu'il y a une initiative qui mobilise comme ça, et quand, à un moment donné, ça apparaît comme une forme de manipulation, eh bien, vous cassez la démocratie.
Vous cassez l'enthousiasme. Justement, vous avez parlé tout à l'heure de votre histoire. Ils se sont tous partis. Ils ont tous démissionné. L'histoire d'Europe Écologie Les Verts, ça a aussi été faire de la politique autrement, à l'époque, à sa création, année 2010, avec les associatifs, etc. Est-ce qu'il est possible d'imaginer une autre manière de faire de la politique ou est-ce qu'au final, on va se retrouver toujours avec des partis, des logiques de partis, y compris la Première Populaire, des conciliables, des trucs qu'on se règle entre nous ? C'est difficile de vous reprocher à vous parce que vous avez fait une primaire, donc ce n'est pas le cas de tous les partis.
Moi, j'ai fait une primaire. Moi, je venais de Greenpeace quand on a monté la liste aux européennes. Il y a plein de gens
qui vont s'abstenir aussi. C'est ça aussi le résultat de cette myriade de candidats ?
Oui, oui. Vous parlez de l'urgence climatique qui est quand même fondamentale, sur laquelle vous pouvez quand même vous rejoindre typiquement avec Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'il ne serait pas temps d'essayer de dépasser un certain nombre de clivages pour vous concentrer sur l'urgence climatique et au moins avoir un projet commun qui puisse porter cette urgence ? Vous avez raison. On va droit dans le mur. On en est tous et toutes conscients.
J'entends bien ce que vous dites. Sauf que, un, pour moi, l'écologie, c'est indissociable de la démocratie. C'est indissociable de la construction de l'Union européenne. Je ne vois pas comment dans les affaires du monde aujourd'hui, face à la Russie, face à la Chine, face aux États-Unis, face aux puissances économiques privées qui sont là, vu les enjeux d'investissement, de transformation, de défense de la démocratie, de défense et de reconstruction d'un modèle social, je ne vois pas comment on s'en sort tout seul, sans l'Union européenne. Jean-Luc Mélenchon n'a pas le même projet que moi sur l'Union européenne. Et puis, on a parlé de l'Ukraine. C'est indépassable ?
Oui, c'est indépassable.
Alors là... Vous pressionnez
un pro-européen Macron ou un pro-climat qui semble avoir plus de...
Non, mais attendez. Moi, la question... Entre Mélenchon et Macron,
vous choisissez quoi ?
Non, moi, je choisis Jadot. Non, c'est vrai. Je choisis Jadot. Et au second tour... Très clair. Non, mais je choisis Jadot.
Et au second tour, Mélenchon... Mélenchon...
Mélenchon ou Macron ? Non, mais je... Et puis... La question comment ça se posait ? Qui je choisis entre Jean Lassalle et Artaud ? Non, mais vous ne pouvez pas esquiver la question aussi simplement que ça. Non, non, non, mais bien sûr que je peux esquiver la question. Bien sûr que je peux esquiver la question. Ça ne va pas plaire, mais bon. Mais attendez. Enfin, franchement, on est à un mois d'élection. Mais ça serait déjà fait.
Non, mais oui, je suis d'accord. Elle sonde à ces questions. Je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous comprenez aussi qu'on vous posez la question. On a besoin de savoir qui... Si vous devez choisir entre l'Europe et le climat, qu'est-ce que vous choisissez ?
Moi, je combats Macron. Ça a été le président de l'inaction climatique. Je lui ai dit en face au Parlement européen. Mais pro-européen. C'est un président de... Oui, mais il ne suffit pas d'être pro-européen. Il ne suffit pas d'agiter un drapeau européen pour faire l'Europe qu'on veut. Enfin, l'Europe qu'on veut, c'est son Europe, c'est l'Europe des accords de libre-échange que j'ai combattu toute ma vie. Son Europe, on le voit avec la réforme des retraites après l'assurance chômage. C'est l'Europe et la France de la régression sociale. Donc, pour moi, ça n'a pas d'intérêt.
Mais Jean-Luc Mélenchon, désolé, mais moi, tout mon engagement politique de ma vie, je suis sorti de l'université, j'ai été vivre, travailler en Afrique avec les paysans. Après, j'ai été vivre, travailler au Bangladesh avec les femmes qui vivent dans la misère. Ça a toujours été... J'ai participé à la création du mouvement intermondialiste. Ce que je veux dire, c'est que la démocratie, pour moi, ce n'est pas simplement un enjeu de la France. C'est un enjeu de Moscou. C'est un enjeu de Kiev. C'est un enjeu pour les Ouïghours.
Et désolé, mais Jean-Luc Mélenchon est pour le moins ambigu sur un certain nombre de régimes, soit parce qu'ils sont anti-américains, soit parce qu'à un moment donné, ils considèrent que ça ne rentre pas dans son truc. Comment va se passer
le rassemblement de la gauche après le second tour ? Parce que là, à vous entendre, vous et d'autres candidats, vous vous mettez sur la tronche sur des enjeux ukrainiens, sur des polémiques, sur l'incité. C'est pas rien. Mais vous attaquez fort, Yannick Jadot. Je ne vous le reproche pas, je l'entends. Je constate comme vous une vraie division. C'est vrai, à gauche, votre projet, celui de Jean-Luc Mélenchon, à bien des égards, ne sont pas similaires, etc. La question que je me pose, c'est est-ce que c'est indépassable et est-ce que les 5 ans qui viennent vont être des 5 ans où la gauche va continuer à se mettre sur la tronche ou est-ce qu'il y a un rassemblement qui est possible ?
C'est ça la question. Moi, vous savez, je n'ai jamais dit que les gauches étaient irréconciliables. J'ai, avec Jean-Luc, des divergences de fond sur des principes et des valeurs. Et désolé, moi, c'est ça qui fonde mon engagement politique. Ce n'est pas une question d'égo. Ce n'est pas une question de machin. C'est ce que j'ai là. C'est pour ça que je...
Vous et le parti ?
Ou juste vous ? Et donc, mais les électorats ne sont pas comme ça. Les électorats, c'est pour ça qu'on vous pose la question. Et donc, ce dont on parle quand vous parlez des législatives, quand vous parlez des années à venir, c'est autre chose qui va se construire. Et à un moment donné, il faut espérer qu'effectivement, autour de l'écologie, il se passe avec les forces de progrès, avec les syndicats, avec les associations, quelque chose qui renouvelle la politique.
Mais ce que je voulais dire, c'est qu'en fait, je vous comprends, mais on n'a pas l'impression qu'il y a probablement beaucoup d'électeurs de gauche qui sont déboussolés de vous voir tous unis au régional. Ensuite, vous mettre tout sur la tronche pour la présidentielle pour ensuite, finalement, aux législatives, etc. Mais nous rappeler sans cesse qu'il y a urgence, qu'il y a urgence, qu'il y a urgence. Il y a urgence, il y a urgence. Il y a un moment, la pression, elle est mise sur des électeurs qui, en fait, n'attendent qu'une chose, c'est que vous vous initiez.
Et la primaire populaire, c'était une réponse à ça aussi.
Ils ont essayé. Oui, mais je sais,
je sais que ce n'est pas simple.
Je sais que ce n'est pas simple, mais on est aussi dans un moment de clarification politique. C'est vrai. Le monde a beaucoup de confusion aujourd'hui. Je reconnais que tout le monde est un peu paumé. Et parfois, comment je vais le dire, on a un peu l'impression que les gens, ils veulent réconcilier leur papa et leur maman qui ont divorcé. Au fond... C'est fort, eux.
Moi, j'ai essayé. Je ne suis pas ruré.
Non, mais ce que je veux dire, c'est que vous voyez, bon, Hollande, il a gouverné... Il y a cinq ans, c'était Hollande qui gouvernait ce pays. Il y a cinq ans. Oui, on s'en souvient. Pas 25. Il y a cinq ans. On ne peut pas dire qu'on a rigolé sur l'écologie. On ne peut pas dire qu'on a rigolé sur la justice sociale. On ne peut pas dire qu'on a même rigolé sur la démocratie.
C'est-à-dire rigolé ?
On était contents. Ah, d'accord. Oui, j'avais pas... Non, moi, j'avais compris. Non, moi, j'avais compris. Non, non, mais j'ai cru que justement, ça avait été ambitieux qu'ils n'avaient pas déconné. Je veux dire, c'est que, au fond, il s'est inscrit dans la suite du quinquennat. Mais bien sûr, oui, oui. Je ne dis pas que c'est la même chose. Mais sur l'écologie, c'est la même chose. Ça a été du nucléaire et des pesticides. Vous ne pouvez pas dire ça. Vous avez participé au gouvernement pendant la moitié. Non, pendant deux ans et on est partis parce qu'ils ne faisaient rien. C'est ça. C'est exactement ça. C'est ça, le problème.
C'est fini, les socialistes,
plus jamais ? Non, il y a des socialistes qui bougent. Mais ce que je veux dire, c'est qu'à un moment donné, à un moment donné, il faut avoir aussi... Nous, on a gagné des mairies. Les engagements qu'on a pris pendant la campagne, on est en train de les tenir. On n'a pas fait des demi-mesures, des machins. On est pour le climat, mais au fond, quand même, le gaz, ce n'est pas si mal. On est pour ça, mais finalement, pouf, on va attendre un peu. On fait du conformisme. Les lobbies, c'est quand même important. Il faut bien les recevoir. Et bien non. Nous, on ne fonctionne pas comme ça. C'est peut-être notre force. Une faiblesse, c'est qu'on n'est pas gouverné, incontestablement.
Mais notre force, c'est qu'on a montré que les lobbies, quand il faut les cartonner, on les cartonne. Et ça fait 30 ans qu'on le démontre.
Merci Yannick Jadot d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Baxit. On vous retrouve dimanche sur ma chaîne pour le grand débat du siècle. Je vous rappelle... Et il y a un débrief là.
J'y pense. Il y a un débrief sur ma chaîne Twitch. Notre chaîne Twitch parce que c'est une chaîne d'un collectif du mouvement écologiste qui s'appelle Y Jadot. Ce n'est pas sympa
de faire de ça plus pour sa chaîne sur ma chaîne. Merci Yannick Jadot d'avoir accepté. On n'avait rien dit avant. Vous avez dit que je n'en parlerai pas. Vous l'avez fait. Vous avez bien le droit de le faire. On s'arrête là. Merci Yannick Jadot d'être venu. On se retrouve dimanche à partir de 16h dans le débat du siècle. Je vais vous laisser quitter le plateau. Merci beaucoup. Merci à vous. On arrive à la fin de cette émission. C'est le moment de conclure, de se dire au revoir. Ça va vous ? Il vient d'annoncer
notre débrief. C'était ça.
C'est vrai, tu as raison. J'ai l'impression que c'était ça.
C'est sur cette chaîne-là. Ce n'est pas sur l'autre. Vous restez. J'adore.
Il dit venez sur ma chaîne. Notre chaîne. Elle s'appelle Yannick Jadot. Bienvenue sur Twitch. Non, tu as raison. J'ai manqué. Je suis claqué. Je suis fatigué. Il y a le débat du siècle dimanche. Je ne dors plus. Je n'en peux plus.
Comme on est à la fin de la foire et qu'on compte les bouses. Il y en a combien ?
Elle était bien cette émission. Elle était bien. On appelle ça un débrief de backseat mais c'est une auto-congratulation. J'espère que vous l'avez compris. Chaque semaine, c'est pareil. J'étais très content de recevoir Clara. Très content qu'on ait parlé de ciné. C'était génial. C'est vraiment une fille chouette. Clara Renouet sur YouTube. Foncée. C'est vraiment quelqu'un d'exceptionnel. Très sympa. Encore une fois, de sa part, d'avoir accepté cette invitation, cet exercice un peu difficile de parler de sa relation à la politique.
Oui, parce qu'en fait, on se rend compte que les gens comme ça, pardon, je tiens de ce moment, en fait, ils ne sont pas exposés avec leur communauté à parler de politique. Vraiment, quand c'est il et elle franchissent le pas, c'est quand même un peu violent. Pour eux, c'est dur. Pour eux, c'est dur et je le sais très bien. C'est courageux.
Comme elle nous l'a dit, elle parle politique en parlant de cinéma de toute façon puisque tout est politique. Oui, elle accepte, elle assume
mais c'est courageux aussi de sa part. C'est vraiment chouette. Ça m'a manqué, Baxi de la semaine dernière parce que mine de rien, en 15 jours, il s'est passé tellement de choses. C'est là que tu dis qu'il faudrait deux Baxi de par semaine mais ça va commencer à devenir les allers-retours à Paris. Jules, ça va être compliqué mais en tout cas, en tout cas, voilà. Clairement, les amis, on arrive dans le dernier mois. C'est le dernier mois de la présidentielle où ça va commencer à s'hystériser de plus en plus.
Tu veux dire, ça commence ? C'est le moment où on lit les programmes ? Comme Clara le disait, c'est intéressant. Il y a plein de gens
qui vont commencer à s'y intéresser à partir d'à peu près maintenant et encore plus dans les dernières semaines, etc. Nous, on est un peu fatigués parce que ça fait deux ans qu'elle a commencé cette campagne. Mais voilà, il y a un petit côté warning en fait. On va arriver dans un moment un peu taré de la campagne présidentielle. C'était le cas en 2017, c'était le cas en 2012. On a de l'expérience. Nous, on en a vécu d'autres des campagnes. Voilà. C'est pas pour faire le bureau tard mais bon, écoutez les jeunes. Préparez-vous dans les semaines prochaines à avoir encore plus d'hystéries, de débilité sur les réseaux sociaux, etc. Gardez le rythme, soyez solides sur les appuis.
Vous avez entendu dans cette émission depuis le mois de juin dernier quand même pas mal de propos, pas mal de gens qui sont venus vous parler de choses différentes et tout. Donc voilà, c'est aussi le but de cette émission. Je ne sais pas pourquoi je fais ce petit discours-là. Je ne sais pas. Il faut bien dire quelque chose. Il est 59, tu as encore une minute à combler. Ah, 22, c'est bon. 22 heures. C'est bon, salut. Allez, ciao. Non, non, merci à Ying Jadot d'être venu. C'était chouette qu'il accepte de répondre à nos questions. C'était intéressant. C'était courageux aussi. C'était courageux, ouais, ouais. En plus, on ne l'a pas caché.
On a parlé de Sandrine Nousseau parce que c'était un sujet qu'on voulait l'aborder avec lui. On a entendu sa réponse et sa mère de gloire.
On a parlé de l'Union de la gauche, la primaire populaire. Il y avait quand même plein de sujets assez intéressants.
On a bien fait notre taf. C'était chouette. On vous retrouve vous, les amis. Adèle.
Sur Instagram, toujours. Lataché. Et sur Twitter, maintenant. Et sur Twitter, oui, pardon. Elle a créé un compte Twitter. Je suis sur Twitter. Adèle Barbers avec un S à la fin.
Adèle Barbers.
Pour me retrouver.
Eh bien, bienvenue sur Twitter, Adèle. Elle n'est pas encore joyeux, mais oui, je ne vais pas être déçue. Tu arrives au bon moment. C'est bien, c'est Twitter. C'est vraiment l'impression.
C'est comme quand tu choppes le Covid la semaine dernière.
C'est ça. Léa, on te retrouve où ? Tu as un nouvel épisode qui sort.
Alors, j'ai un nouvel épisode du podcast que j'anime, Popol, qui est un podcast d'actualité politique avec que des femmes. Dimanche soir. Et aussi, je vous invite, toutes et tous, je fais l'annonce maintenant parce que j'ai peur que ce soit trop tard jeudi prochain, à réserver votre vendredi soir, c'est-à-dire vendredi prochain, le 18.
Ok.
À partir de 19h30, pour les personnes qui seront à Paris, on fait une soirée de lancement au point éphémère avec une avant-première, une vente en avant-première du livre que j'ai écrit et qui sortira le 24 mars. Donc, on fait une soirée avant-première avec stand dédicace, soirée DJ et une bonne partie des personnes qui ont participé à ce livre que j'ai interviewé, dont Manon Aubry, Sandrine Rousseau, Nelly Garnier. Livre qui s'appelle Plus de femmes en politique. Donc, il y aura plein de femmes politiques qui seront là, des femmes LREM, des femmes LR, des femmes écolos, des femmes insoumises, mais voilà. Donc, venez. Des socialistes aussi.
Si vous êtes à Paris, venez, réservez votre place, tu l'as dit, c'est sur ton Twitter.
C'est pas la peine de réserver, il faut juste se pointer.
Ok, d'accord.
Au point éphémère à 19h30 le 18.
Les semaines, t'as un truc au point éphémère.
Ouais, parce qu'il y en a un autre le 25 mai.
On en parlera dans le prochain, mais si t'inquiète. Usul, on te retrouve où ? Oh, bah comme d'hab. Alors, il n'y avait pas de OLE la semaine dernière parce que j'avais mon collègue qui était covidé et moi, j'avais la grippe. La grippe ? Oui, une crève normale avec le week-end plein pied. C'est mon as-been.
C'est vintage et tout, j'adore, c'est vrai.
C'est un peu vintage. Une crève normale mais avec toute la fièvre et tout. Non, c'était chiant. Et bon, bref, du coup, l'épisode a sauté. Cette semaine, on a commencé à bosser sur le prochain épisode pour Blast. Donc, ce sera le prochain portrait. Quelqu'un de droite, cette fois-ci. Ah ! Bon, on en a déjà fait d'autres. Ça va encore être un peu un facho. Enfin, bon, bref. Ils sont pleins. Ce teasing. Ils sont pleins. Ou il y en a, ils commencent là-bas et ils finissent après chez les droites hausses respectables. Bref, surprise, suspense. Et la semaine prochaine, on se remet à bosser sur le prochain Ouvré l'Elysée. Ok, trop bien. Qu'on n'a pas pu faire.
On voulait le faire sur les parrainages. Merci à tous les trois. Moi, je vous retrouve, je vous rappelle, dimanche à partir de 16h pour le débat du siècle. Les candidats à l'élection présidentielle vont venir sur ma chaîne se présenter leur programme en matière de climat. C'est la plus grosse émission que j'ai jamais produite. Donc, soyez là, s'il vous plaît, les copains. Merci à tous et à tous. C'est la fin de Backseat. Merci le public. Merci, au revoir. Ciao, bye, bye.
Yannick Jadot