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interviewBackseat· 23 mai 2025 55 min

Actu de la semaine - Retailleau, Stérin, référendum et Gaza

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'actualité de cette semaine, elle a été marquée par la victoire du ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, qui a été brillamment élu président des Républicains avec 74,3 % des voix. C'est une large victoire sur son rival Laurent Voquier, président du groupe LR à l'Assemblée nationale. On va en parler.

Sur les chiffres quand même. Il y avait 121000 personnes inscrites pour voter. Il y en a 97000 qui ont voté.

Je vous rappelle quand même pour en comparaison qu'en 2024 les républicains c'était 43000 cartes. Ils sont passés de 43000 à 121000 ce que je trouve être une opération incroyable pour refaire son vivier de militant. et et de comment toi de l'espoir pour Émilien du coup parce qu'il y a du taf à l'avenir mais ils sont immortels c'est pas la peine de chercher, ils sont immortels.

Non mais je le comment le je vous rappelle que il revient un peu d'entre les morts euh il y a 2 ans, on a PCRES qui euh qui fait un peu la manche pour pour rembourser euh pour rembourser la dette. Et depuis bah on a DLR arrivé 5e je crois aux législatives mais qui finissent par gouverner avec Michel Barnier et qui reviennent qui reviennent qui reviennent dans le jeu. Donc bon qui a eu qui a eu une un boom d'adhésion pas trop inquiet euh mais pour moi très intéressant ce qui s'est passé dimanche dernier.

Bah ouais raconte-moi parce que je te pose la question comme ça. Est-ce qu'on a assisté à la primaire des Républicains ? Ben pour moi c'était euh alors pour moi c'était la primaire parce que le score de Bruno Rotaillot élu président est sans appel.

Ouais. OK, d'accord. Si on avait eu un petit équilibre, tu vois, un petit 55 45, euh allez, on peut dire bah allez, on on on décidera, on décidera plus tard euh et en attendant, c'est Bruno qui tient la maison.

Mais là, j'ai envie de te dire, c'est sans appel. Laurent Laurent Vquet peut aller se rahabiller, bon pas que pour l'hiver, pour toutes les saisons qui arrivent et euh avec cette dououne rouge et et c'est un vrai boulevard pour pour Bruno Rotaillot et pour et pour 2027 parce qu'on sait qu'il a des ambitions pour 2027. Ouais, assez clairement.

Bruno Rota enfin en tout cas, on lui prête des intentions pour la présidentielle, ce qui permet du coup potentiellement Non, tu es pas sûr Non, je je je sais pas. Il l'a pas dit en tout cas, il l'a pas déclaré pour l'instant. Moi, j'ai l'impression que ça participe à figer un petit peu le paysage à droite, à le clarifier peut-être même comme comme disait Thomas Le Grand dans Libération, c'est-à-dire qu'on a euh Édouard Philippe, Bruno Rotaillot, Marine Le Pen, c'est le trio alors Jordan Bardella à la place de Marine Le Pen sans doute mais c'est le trio des trois visages de la droite de des différents courants de la droite.

Peut-être un petit Zemour en plus cadeau parce que Sarah Knap ce matin te dit que Bruno Rota elle est prête à bosser avec lui. Et ben nickel, ça pour être intéressant. Et il y a d'armant dans l'histoire aussi les copains.

Qu'est-ce que tu en penses ? Émilien, est-ce qu'on a une droite clarifier ou est-ce que rien n'a été clarifié à l'occasion de cette élection présidentielle chez les républicains ? H c'est pas c'est pas clarifié clarifié dans le sens où bah depuis 2012 en fait le celui qui devient président de parti n'est pas automatiquement d'ailleurs ça a jamais été le cas depuis 2012 le candidat à l'élection présidentielle.

Donc rien ne dit que enf il y aura sans doute un vrai processus de sélection, une forme primaire au moins fermé, peut-être pas plus et il reste toujours des gens qui en vie. Il reste des David Lina, il reste des Presses, il reste des Bertrand. Bertr Voquet, je sais pas ce qui lancera mais faut jamais le l'oublier parce que le tour commence à passer et donc c'est sûr que il a actuellement bah la mamie sur le parti, il a une code de popularité importante à droite donc il c'est grâce à enfin les militants du coup lui sont largement acquis.

Donc c'est vrai que se posera la question est-ce que les autres vont laisser faire en fait quand tu as les 3/4 des adhérents qui sont qui sont là pour retillo, est-ce que tu laisses faire une primaire fermée ? C'est le truc est suicidaire. Donc donc ça c'estut faudra voir mais c'est sûr que ça donne un avantage mais en tout cas en terme de ligne politique il y a rien qui a changé fondamentalement.

Faudra voir le travail que le parti fait mais pour l'instant c'est peut-être pas miraculeux. Moi, le parti les Républicains, ça fait 10 ans que je dis la même chose, c'est qu'ils ont un problème d'espace politique. C'est qu'ils sont cornerisés, coincés entre un macronisme qui mène une politique à droite, libérale, européenne et autoritaire qui plaît à un certain électorat de droite.

Et de l'autre côté, un rassemblement national qui joue la dédiabolisation, qui sort le costume et la cravate et qui essaie de de présenter un un un visage présentable aux électeurs. Et entre ces deux mastodontes, et ben ça écrase le parti des républicains qui n'a plus de spécificité dans le paysage politique, y compris à droite. Ça sert à quoi de voter LR quand tu peux voter Le Pen ou quand tu peux voter Macron qui sont deux mastodondes qui ont des millions et des millions de bulletins qui qui sont plus sexis d'un certain point de vue et et je me pose la question de savoir si un Bruno Rotaillot peut-être amène enfin peut réussir à aller rechercher des électeurs au rassemblement national mais en fait il peut toujours quelque part faire ce faire cette opération la for mais la question c'est finalement s'il prend 5 points enfin ben quel intérêt Le est toujours à 31%.

Ah si si il y a un intérêt, ça divise et ça permet justement de faire en sorte que le RN arrive pas au pouvoir. Oui mais c'est qu'en fait la chute des républicains était telle qu'à un moment donné il faut arriver donc à prendre significativement au RN à repasser devant le candidat macronis. Donc c'est quand même je vais rajouter un argument je vais rajouter un argument quand même.

On a un RN au sein duquel c'est le bordel. On sait pas ce qui va se passer entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. C'est pas sûr qu'il s'entendent.

C'est pas sûr que ça fonctionne. Peut-être que c'est la fin du RN à plus de 20 %. Deuxièmement, du côté de la Macronie se pose la question de savoir si la Macronie va survivre.

Ouais, mais ça se après l'élection tout ça peut-être. Je veux bien rebondir là-dessus justement parce que précisément moi ce qui me fait triper un peu dans cette histoire, j'avoue ça m'amuse un peu, c'est les LR qui se sentent un peu poussé des ailes là au gouvernement du coup parce que comme il y a cette coalition avec quand même pas mal de LR au sein du gouvernement le fait que un un membre du gouvernement qui pas pas des moindres par ailleurs, il est quand même ministre de l'intérieur donc il est dans le rang protocolaire, il est quand même assez assez élevé remporte cette primaire avec un large score Il y a une espèce de de de sensibilité en mode enfin dans pardon du côté des des ministrell qui se disent "Bon ben voilà maintenant c'est plié, on reprend le dessus." D'ailleurs, Sophie Prima a dit que c'était fini le macronisme et Gérard Larch a enfoncé le clou.

Et ouais. Donc du coup, je pense qu' ils veulent un peu ils veulent un peu saisir le case en se disant "Bon bah c'est bon, c'est le moment de revenir. On a par ailleurs quand même, ils sont au gouvernement ce qui est vraiment absolument lunaire en terme ne serait-ce que mathématique vu le résultat des élections législatives.

Ils sont au gouvernement quoi qu'il en soit. Donc ils sont quand même en position de force. Hein ?

Le paradoxe c'est que c'est que le être gouvernement ça use et ça fatigue. Sarkozi en sait quelque chose, Hollande en sait quelque chose, Macron est en train de commencer à comprendre que ça veut dire quelque chose. Et et Bruno Retaillot, peut-être qu'il peut, ce serait paradoxal de ouf, mais il peut réussir à incarner une nouveauté au sein d'un mouvement vieillissant.

C'est ce que Sarkozy a réussi à faire en 2006-2007. Il était le candidat de l'UMP qui était fatigué par l'exercice du pouvoir chirakin, mais il a réussi à incarner la nouveauté. Et ça, je trouve ça dingue, mais c'est passé aux yeux de beaucoup d'é lecteurs qui se sont dit "Ah ouais, euh il est jeune, il est vif, euh vas-y, on y va." Est-ce qu'un Bruno Rotaillot peut réussir à refaire ce modèle-là euh en 2027 ?

Honnêtement, j'en sais rien. Je pense qu'il va tout essayer euh pour le faire. Tu en penses quoi Malek ?

Je à à noter pe alors les sondages à 2 ans de du scrutin, faut toujours faire attention évidemment, mais euh depuis euh donc si on fait le comparatif entre les chiffres de fin mars et les chiffres d'aujourd'hui avec un Bruno Rotaillot élu président DLR, on a un Bruno Rotaillo qui prend plus 5 points dans les sondages et il les prend en grande partie à Marine Le Pen. Donc bon, il arrive toujours pas il arrive toujours pas au seuil pour pour se qualifier au second tour mais quand même il fait une percée. Moi ce qui me dans un contexte plus global là où il peut incarner la nouveauté, je alors incarner la nouveauté je ne sais pas quand tu parles des mastodontes et de l'offre politique ben en l'occurrence il y a un mastodonte qui tombe c'est la macronique du coup c'est disloc donc il y a plus de mastodonte à gauche enfin à gauche on s'est compris et et surtout là moi ce que j'observe c'est que bah un Bruno Rotaillot aux affaires élu président DLR et ben il dicte l'agenda politique il le dicte avec le rapport dont j'ai parlé dans ma carte blanche mais il le dicte aussi depuis en réalité son arrivée à Bovau. depuis septembre, celui qui dicte un peu un peu sous un peu façon Vals aussi quand il est arrivé en ministre un peu omniprésent, c'est lui aujourd'hui qui dicte l'agenda.

Et moi ce qui m'inquiète, c'est qu'est-ce que ça va nous donner pour pour 2027 en terme de débat ? En 2022, on a on s'est on s'est tous fait le reproche de le débat n'était pas haut niveau. On n pas parlé des véritables préoccupations des Français.

Et ben là, ça dit quoi pour 2027 ? Est-ce qu'on va parler encore du travail qui rémunère mal et de la transformation du travail ? Est-ce qu'on va parler de l'effondrement de l'hôpital et de la santé ?

Je n'ai pas l'impression qui va parler en tout cas, on en est très loin. Par contre pour pour parler islam, les banlieux, les Ah voilà, c'est ça la ligne de Bruno Rotario, c'est la peur. On a quand même on a quand même un chef de parti qui est ministre dans une coalition dans laquelle il y a des mésentes assez importantes entre ce parti-là et le reste des partis.

En l'occurrence, la Macronie, je prends un exemple, c'est la proportionnelle. la proportionnelle euh les les baouistes la réclament depuis 20 ans. Euh les les républicains s'y opposent depuis toujours et éternellement.

Juste qu'est-ce que ça peut donner ça ? Qu'est-ce que ça peut donner les consultations entre les partis là ? Bah déjà que c'est pas facile facile he on va pas se mentir.

Euh et et je pense qu'il doit y avoir aussi une certaine compétition qui doit jouer au sein même du groupe LR ou ancien LR du gouvernement. Je pense à Darmanin qui doit se dire quand même merde, je vais faire quoi maintenant ? Je vais me positionner où et cetera.

Euh pouvoir. Mais moi, je suis d'accord avec Émilien, c'est quand même pas plié non plus pour Rata dans le sens où les les les Républicains peuvent nous surprendre et on n'est pas à l'abri que ce soit un autre candidat qui soit finalement désigné pour 2027, d'autant qu'ils adorent se tirer dans les pattes. Donc j'imagine qu'en interne, il doit y avoir quand même un certain nombre de stratégies pour essayer de de se dzinguer les uns les autres.

C'est quand même aussi ça qui joue énormément. On l'a vu avec PCress, ils l'ont pas aidé hein, on va pas se mentir. Non, clairement pas.

Donc voilà, je sais pas trop quel est son avenir politique, mais en tout cas moi je suis je suis aussi tout à fait d'accord avec Maleg sur le fait que euh ça augure rien de bon sur effectivement le débat public et euh après moi le seul avantage que j'y vois, c'est que ça va diviser les voies à droite. Moi plus d'être candidat à droite et plus je me mieux je me porte. Mais effectivement la question du débat public reste d'être un peu un peu pénible.

Euh et elle l' déjà, faut pas voilà, on va pas se voiler la face. Mais après, est-ce que il a euh est-ce qu'il a vraiment cette ambitionlà ? Je sais pas.

Oui. Sais pas. Oui.

Oui. Comme n'importe quel homme enfin politique qui a un tout petit peu d'attention en France, c'est a aucun doute sur le fait qu' il veu y aller. Il avait déjà hésité en 2022.

Il s'était dit "Bon quand même les gens sont un peu capés, on a du PCR, du Bertrand tout ça. Mais il y a aucun doute sur le fait que là il a un boulevard pour y aller l'école. Il y a quelqu'un dans le chat qui a fait remarquer que les Républicains dans les négociations avaient dit que ils étaient potentiellement OK pour la proportionner à condition qu'on rajoute le cumul des mandats.

Ça me rend ouf. Quel coquinel coquin. Mais tu sais que même Berou a a parlé de la possibilité de de remettre le cumul des mandats.

Ouais, je sais je sais. Bah les républicains, ils ont eu l'intelligence de lier les deux en disant "Ouais, vous voulez la proportionnelle ? Bah vous remettez le cumul des mandats." Habile.

Le retour des Baronis. C'est parti. Retour des baronis chez les républicains.

Euh qu'est-ce qui a fait perdre Laurent Voquier ? Qu'est-ce qui qu'est-ce que Laurent Voquier a a mal fait à raté dans cette campagne ? Est-ce qu'il était face à un ministre de l'intérieur ?

Donc c'est impossible de gagner. C'est vrai que moi je m'attendais quand même pas à une aussi grosse claque. C'est violent quand même.

Ouais, c'est impressionnant. Plus de 70 %. Ouais, c'est assez violent parce que finalement en plus bon il il est pas forcément aussi visible qu'un ministre de l'intérieur bien évidemment, mais quand même auprès des sympathisants.

C'est c'est un c'est un visage connu euh voqué il est là depuis euh depuis longtemps. Il a il a eu des beaucoup de responsabilités au sein du parti. J'ai presque envie de dire plus que Rataillot dans une certaine mesure.

Donc je suis un peu je suis un peu surprise de cette de cet écart quand même. Bah les il y a les gens dans le chat qui disent il est nul. Alors, il est peut-être nul à vos yeux, mais sauf erreur de ma part, vous n'avez pas voté pour le président des républicains.

Donc, vous n'étiez pas la cible tout à fait du bonhomme. Il est prés il est président de région et puis je veux dire en terme de surenchère des mago, il y allit lui aussi avec Pierre Micon et tout. Donc, je veux dire c'est Bruno Rotaillot n'a pas le monopole de de la proposition un peu des après Milien, je il y a pas eu tant de débat sur la ligne politique entre les deux.

Non, ils étaient globalement sur la même ligne. Je pense que du coup ce qui ce qui a changé bon il y a beaucoup de qui pouvaient pas contrôler c'estàd effectivement on n jamais sûr mais dans la mesure où tu as 80000 personnes qui adhèrent tout d'un copti alors pas des anciens qui sont partis mais on se doute que c'est plutôt pour le ministre de l'intérieur qui est en train de voilà faire le buzz que pour le renvoquer qui reste quand même beaucoup moins visible politiquement et après il y a quelque chose qu'il pouvait contrôler c'est-à-dire sans doute le côté réseau personnel al sans doute un réseau qui reste encore un peu vivace dans sa région où c'est à peu près les seuls endroits où il remporte quelque part le le duel. Mais en revanche, il a laissé une très mauvaise image, ça tous les journalistes le disent auprès des autres personnalités de droite.

C'est pour ça qu'on a eu des ralliments de perc de Bécrè de de tout le monde en fait pour Retaillot parce que juste en fait il pense que Retaillot au moins eux les respectera alors que Vokier durant sa présidence du mouvement en 2017-29 avait été perçu comme quelqu'un qui en gros pensait qu'à lui quoi. Alors, je précise qu'il n'est plus président de région effectivement des mandats, tout ça, tout ça. Il est député, il reste conseiller de la région Ou Ronalpe, un poste extrêmement flou pour le dire poliment.

Euh, est-ce que Voquier a les moyens de mettre des bâtons dans les roues de Retaillot vers l'Élysée, enfin vers l'Ély Lyssée pardon, vers la vers la candidature ? Bah, il peut il peut mettre tous les bateaux qu'il veut dans dans dans les roues. Est-ce qu'il a toujours le groupe ?

Je rappelle quand même un truc, c'est qu'il a toujours le groupe he c'est quand même il y a quand même une situation paradoxale les amis. On a un ministre de l'intérieur qui est président d'un parti qui dont le groupe est présidé par son premier opposant. Ouais.

Oui. Al il a fait un il a fait un un un move un petit peu un petit peu malin. Il a dit bon ben, je remets la confiance dans les mains des députés.

Donc évidemment comme il y avait que lui les députés, on dit bon bah vas-y continue. Et je crois que c'était faute de mieux. Bah faute de mieux.

Oui. Il a il a il a reu la confiance des députés. Donc bon bah il reste président du groupe et donc bah effectivement il peut continuer bah à pousser des des propositions de loi, il peut continuer à faire un chantage au soutien des députés au gouvernement.

Donc oui, il peut toujours euh euh rester présent et faire ce qui sait faire de mieux. Il y a quelqu'un dans le chat qui demande si un ticket Philippe Retaillot c'est sérieux ou pas. Malek je vois pas Philippe mais j'y crois pas.

Dis avec ça je vois pas d avec Philippe en fait. Ouais, je pense que l'éventualité c'est si il y a une cin de cœur de gauche qui fait peut apparaître comme on la menaçant le duel enfin le Philippe au second gen François Ruffin par exemple potentiellement sans aucun doute mais parce que en fait j'ai voir pourquoi Philippe s'embêterait avec Retaillo dans les pattes qui lui qui lui enlèverait des voix des électeurs de centre gauche Retaillot a fait quand même campagne sur le fait qu'il y aura une candidature du parti des républicains. Donc à moins qu'il y a ce genre de voilà de de sacrifice de soi-même pour empêcher la ville gauche d'aller au pouvoir, je il y a pas de raison qu'il fasse une un ticket quoi.

En tout cas, la suite de l'histoire dépendra peut-être en partie d'un milliardaire qui s'appelle Pierre- Édouard Sterrain euh qui euh refusé pour la deuxième fois en moins d'une semaine de se rendre à la convocation de la commission d'enquête sur l'organisation des élections en France. Le président Thomas Caznav, le président de la commission a annoncé qu'il saisissait la justice. Sterrain doit s'expliquer sur son activisme politique avec son fameux projet Péicles qui avait été révélé par nos amis de l'humanité.

Un investissement de 150 millions d'euros sur 10 ans pour influencer le débat public et soutenir des candidats aux élections. Une commission d'enquête, qu'est-ce que c'est ? Je vous rappelle qu'une commission d'enquête, c'est euh comment dire un groupe de travail de l'Assemblée nationale de députés de tous les bancs qui vont se mettre ensemble et qui vont mener une enquête sur un sujet en particulier pour euh voir s'il y a potentiellement des dysfonctionnements dans les pouvoirs publics en vue de proposer des amendements pour les réparer.

Je rappelle qu'une commission d'enquête n'est pas un tribunal et n'est pas là pour élaborer des culpabilités individuelles bien sûr ni pour donner des peines. Mais quand même le travail des commissions d'enquête est suivi de près par la justice parce que sur la base du des travaux d'une commission d'enquête parlementaire, la justice peut se saisir. Elle peut aussi saisir en parallèle, elle a parfaitement le droit et c'est sur la base des conclusions du rapport d'une commission d'enquête parlementaire que l'on peut faire évoluer la loi.

Et c'est ça qui compte. En l'occurrence là, les députés s'intéressent aux conditions dans lesquelles sont organisées les euh élections. Il y a un truc intéressant, Léa, c'est que la méthode de Pierre Édouard Sterrain, ce fameux milliardaire, c'est d'être omniprésent dans le paysage politique et médiatique et économique et économique aussi industrielle et commerciale bien sûr.

En fait, j'écouté d'ailleurs ce matin une émission de de France Interre, je suis désolée, j'ai pas relevé mais je pourrais le retrouver pour celles et ceux que ça intéresse. La la référence précise qui expliquait comment finalement il a bâti son empire d'abord sur un empire financier. Euh il a lancé Smartbox alors tout seul dans son garage en mode ouais voilà avec 5000 balles.

Bref, on connaît l'histoire soi-disant et wouh, c'est c'est c'est le succès absolu et puis du coup, il capitalise, il capitalise, il capitalise et en fait ce qui expliquait les journalistes et les enfin les personnes qui intervenaient dans l'émission, c'est que c'était vraiment un plan et que d'ailleurs il l'assume hein, il l'assume il l'a assumé en interview en disant que lui il avait pour ambition de de de ramasser masse masse masse masse masse de tune et ensuite de d'aller effectivement irriguer un peu un peu beaucoup même parce que quand même 150 millions sur 10 ans c'est quand même énorme. Le les différents leviers d'influence qui peut identifier et c'est quand même assez hallucinant. Moi, je je j'ai eu l'opportunité de rencontrer Alice Barb qui est activiste, fondatrice de Singa et cetera et qui s'intéresse beaucoup au cas ce terrain euh qui m'a montré un peu la cartographie sur laquelle elle a bossé et qui montre toutes ses interventions que ce soit d'un point de vue économique et et commercial, industriel et commercial à travers une espèce de de fond d'investissement, mais aussi d'un point de vue purement idéologique en en en en allant financer des des soit des assauts déjà préexistantes qui sembleraient pouvoir comment dire virer vers ces idées, les idées qui portent he qui ne sont rien d'autre que des idées d'extrême droite antiwiste, antimen soi-même créer même des associations complètement délirantes ou euh finalement par exemple qu'est-ce qu'il a créé comme association ? les associations qu' pour contre le le racisme antiblanc euh pour l'égalité dans l'antiracisme pour l'égalité.

Ah ouais voilà c'est voilà pour l'égalité. Ouais ouais ouais pour l'égalité dans l'entrée. C'est le nom de c'est le nom de c'est le nom de mourir de rire.

Ça c'est génial. Et mais bref et du coup il fait ça vraiment à tous les niveaux et on l'avait vu d'ailleurs quand on était à Avignon puisque c'était une des questions du quiz à la con. Il est aussi il finance des marques et cetera.

Il finance aussi des médias. Euh il a euh il finance notamment euh l'incorrect. Euh il souhaiterait racheter valeurs actuelles.

Il a voulu racheter Marianne mais la rédaction de Marianne s'est opposée donc enfin les les journalistes de rédaction s'y sont opposés donc du coup il a pas pu ça a capoté. Donc on il finance en partie aussi le média en ligne, le crayon, faut le savoir. Euh bref, il est vraiment partout et c'est quand même assez inquiétant de voir à quel point c'est une une véritable galaxie.

Exactement, c'est le bon terme d'influence euh qui n'échappe à rien. Ils sont vraiment sur le délire de la métapolitique avec le financement de formation aux élus avec l'institut politica politica. merci qui a un institut de formation pour les élus vraiment voilà que tu as pas envie de former en tout cas pas moi.

Et aussi euh autre point qui est quand même assez important c'est que ils sont en train de créer euh un réseau qui dépasse la France parce que un ancien conseiller de Donald Trump a a pris contact avec Pierre Edward Sterin en considérant que finalement sa méthode était intéressante. un tank similaire à politica aux États-Unis a aussi contacté ce terrain pour essayer de créer des lien et cetera. Donc on a l'impression que finalement c'est vraiment le camp le camp conservateur qui s'organise incroyablement bien et c'est dramatique de le constater qu'il est vraiment de partout qu'ils ont l'argent et et qu'il faut pas il faut pas sous-estimer en fait le pouvoir même le soft power que ça représente.

Est-ce que Pierre Édouard Terrain Est-ce que Pierre Eddard Sterrain pardon cherche à s'affranchir des règles électorales tu penses Émilien ? Bah techniquement, évidemment, il les respecte toutes sans sans aucun problème, mais euh c'est vrai qu'en France, il y a quand même des des règles de financement de la vie politique, notamment vous savez que euh d'abord pas de don de la part de de de personnes morales, c'est forcément des individus physiques qui donnent et ces dons sont limités à 7500 €. Alors, parfois ça s'arrange un peu pour contourner via des prêts.

On sait que le RN par exemple était beaucoup mise en cause sur ça. Euh et toutes les questions d'entre parlementaire sur lesquels ils ont été condamnés récemment, un présumé innocent, tout ça tout ça euh pour certains et euh et finalement une faille dans le système c'est en fait si vous avez des gens qui ne sont pas des membres du parti et qui font campagne malgré tout pour eux. Évidemment, ils vont pas s'étiquetter comme tel. notamment, ça leur évite en plus de passer par le on va dire le le le la petit label non le petit label du du de l'ARCOM qui va limiter le temps de parole après.

Donc finalement fait tout bf donc financer en fait des médias et Boloré l'a déjà très bien fait avec ses news qui en fait bon bah alors sont peut-être pas pour un candidat, ils sont pour en fait n'importe quel candidat d'extrême droite identitaire catholique et cetera mais voilà c'est des gens qui tout à fait roulent pour notamment on pense beaucoup ont roulé pour Éric Zemour la dernière présidentielle donc oui dans ce sens-là il y a pas tellement de limite de dépenses et c'est pour ça qu'on part du 150 millions en 10 ans. quand même colossal quand tu penses que voilà voilà c'est presque le montant du du le RN doit tourner autour de ça annuellement quoi de 15 millions donc c'est vraiment il double quelque part l'argent qui est donné et avec évidemment un adresse direct à la population c'est vraiment d'une d'une grande efficacité. Malek euh j'ai plein de choses à dire sur ce terrain parce qu'en plus de ça en ce moment c'est ça c'est c'est beaucoup de montant.

Euh ce terrain c'est important de le dire euh ça franchit totalement la loi française parce qu'en réalité il est en Belgique maintenant. Donc il s'en tape un petit peu. C'est un exilé fiscal, il n'est plus ici, il vit sa vie ailleurs.

Euh l'influence de de ah pardon la richesse pardon les 150 millions, ça a pas un grand impact en qualité sur ce terrain parce que il y a Smartbox, il y a son fond d'investissement où depuis des années, il a investi dans plein de de start-up. On parle de plus d'un milliard en terme d'actif sur ces start-up là avec ce fond d'investissement. Donc 150 millions sur 10 p, j'ai envie de te dire c'est un peu goutte d'eau pour lui.

H l'influence, elle est un peu partout, elle est dans politique aée. Et en fait, je veux aussi revenir sur le fait de sur l'importance de l'entendre sur cette commission d'enquête. Quand euh Sterrain euh présente le projet Péiclessè, il y a un objectif très clair de 300 villes RN gagné par le RN l'année prochaine sur les municipales.

C'est pour ça que Casnav, Léoman veulent entendre veulent entendre ce terrain et parce que son nom est beaucoup revenu dans les travaux de la commission. À partir du moment où on a donc un mec qui décide de mettre de l'oseille avec un objectif très clair qui est que tel parti, le Rassemblement national nommé doit gagner 300 ville sur les élections municipales, il y a du coup ingérance et et et il y a une il y a une véritable véritable influence. La galaxie ce terrain comment ça s'organise ? tous les tous les tous les tous les petits observatoires tank divers et variés sur plein de sujets he sur la mer, sur l'école, sur la sécurité et ben après ça te permet de les placer sur ces news.

Il a été dénombré il y a au minimum une fois par jour un représentant d'un organisme financé par ce terrain qui vient et qui intervient sur ce bus tous les jours sur les plateaux et ça l'influence. Donc ça c'est le c'est le c'est le c'est le concret, c'est le direct. Politicae se présente comme un institut de formation.

Il faut savoir que la formation pour les élus et pour les candidats, c'est un truc qui coûte de l'oseille. Là, en l'occurrence, ça coûte zéro pour les pour les pour les participants parce que même pas sur c'est même pas dans le cadre d'enveloppe qui qui sont destinés pour les élus parce que là, c'est entièrement financé par SERin. Et pourquoi en réalité ce système de enfin cet institut de formation ?

Parce que ça permet au fait de faire réunion avec beaucoup d'élus et de futurs candidats sans étiquettes qui viennent et qui dans des sessions de formation vont rencontrer "Ah ben tiens, il y a Paul du RN, salut, tu vas bien camarade ? On va passer une journée de formation ensemble. Pas camarade.

Pas camarade. Vous m'avez compris, vous m'avez compris. Et surtout, je voulais en parler.

Il y a Hexagone. Hexagone donc financé par par Pierre Edwards Terrain Sing à l'IFOP avec un panel de 10000 personnes. Un panel de enfin sur un sondage 10000 personnes, c'est quand même balaise.

Généralement, ça tourne entre 1000 et 2000 personnes. Et là, on avait donc des questions très orientées et surtout euh c'est la première fois que euh Jordan Bardel a été testé en frontal face à d'autres candidats sur un scénario 2027 et donc avec euh la ce qui ce qui ressortait justement de ce de ce sondage là, c'est que Jordan Bardella sor ressortirait euh grand gagnant autant que que Marine Le Pen. Et la petite coulisse, ce qui est intéressant, c'est qu'apparemment du côté des équipes de Le Pen, quand ils ont appris qu'un sondage allait sortir sans que Marine Le Pen soit testé, ça a gueulé auprès des équipes de Stéran et que en last minute sur un panel de 2000 personnes, l'hypothèse Marine Le Pen a été a été a été testée.

Évidemment, quand les médias ont parlé de cette étude du monde, pardon, ont parlé de cette étude d'hexagone, à aucun moment on a expliqué au tout début qui était derrière Hexagone. Et c'est en ça que c'est dangereux. C'est en ça que la commission d'enquête doit doit doit entendre ce terrain et j'espère qu'on va pouvoir le tirer devant cette commission d'enquête.

Le rapporteur de cette commission d'enquête, c'est le député de l'essonne, Antoine Léoman. On va on va on va on va le recevoir dans backsite bientôt. On est en train de caler ça justement pour en parler.

Euh merci beaucoup pour le raid Mister Jidet. Merci les amis. Bienvenue à vous.

On continue à parler de politique dans cette émission backsit avec un sujet qu'on voulait évidemment aborder. On ne pouvait pas passer à côté. C'est le sujet de Gaza.

Le premier ministre israélien Benjamin Netaniaahou a annoncé lundi vouloir prendre le contrôle total de la bande de Gaza dans le cadre de l'opération Chariot de Gédéon, opération militaire lancée le weekend dernier. Hier soir, Netaniaahu a évoqué la possibilité d'une pause dans l'offensive pour libérer des otages détenus par le Hamas. Et pour la première fois depuis 2 mois et demi, les camions d'aide humanitaire sont entrés dans la bande de Gaza.

Ce qui se passe à Gaza est grave. Léa, on sent que ça bouge beaucoup sur la scène internationale. Euh oui, ça commence timidement, disons-le, et un peu tardivement à mon goût.

Je voulais faire un petit bilan de la situation humanitaire à Gaza. Ouais, volontiers. [Musique] Euh, près de 60000 personnes tuées depuis le 7 octobre. 93 des% 93 % des enfants qui sont à Gaza en risque de famine, selon l'ONU.

Ça représente 71 71000 enfants et euh plus de 17000 mères qui sont menacés de malnutrition aigu. Euh au moins 212 journalistes qui ont été tués. Blocage de l'aide humanitaire depuis euh des mois et euh alors soi-disant l'aide humanitaire peut rentrer à nouveau dans Gaza mais en fait c'est au compte goutte et encore au compte goutte vraiment toute petite goutte. et et moi je je oui, je voulais quand même faire état effectivement des certaines réactions diplomatiques.

La France, le Royaume-Uni, le Canada ont fait un communiqué commun en disant voilà que ils allaient prendre des mesures concrètes sans rentrer trop dans les détails contre Israël si jamais ça ne cessait pas et qu'il ne remettait pas en place le couloir humanitaire. L'Union européenne a a annoncé révisé son accord sur d'association avec Israël. Le Vatican aussi condamne bien évidemment les faits.

C'est une bonne chose enfin mais c'est pas assez. On le voit bien puisque ça n'arrête pas Netaniaou. Ouais.

Euh moi je je ne comprends pas ce qui manque en fait à ce monde et à ses gouvernants pour déjà arrêter de livrer les armes et faire c'est surtout les États-Unis en l'occurrence surtout notamment mais pas que. La France, on a livré aussi hein, faut pas faut pas l'oublier. De quand Netaniaou euh vole au-dessus de la France et qu'il est sous mandat d'arrêt de la CPI, l'empêcher de le faire.

Ouais. Voilà, ça c'est quel une mesure très concrète que le gouvernement français aurait pu prendre il y a quand même un certain temps et surtout c'est la situation n'est pas nouvelle. La question que j'ai envie de poser ce soir à nos gouvernants et ce qui nous qui nous regarde bien évidemment, c'est combien vous faut-il de morts et de mort sur la conscience pour vous bouger ?

À quel moment allez-vous faire en sorte de de de faire cesser ce génocide et le massacre en cours ? Voilà, je et et j'ai l'impression que ça fait plus d'une année maintenant, presque un an et demi que on est là, on se retrouve, on en discute, on et et ça se répète et tout ce qu'on voit, les seules choses qui changent, c'est le nombre de personnes qui sont au quotidien sacrifiées par une volonté clairement à la fois et génocidaire et d'empire et de colonisation de la part de l'État d'Israël avec une véritable complicité de la majeure partie des États occidentaux. Et je ne sais encore une fois et j'ai l'impression de de me répéter après des mois et des mois, je ne sais pas ce qui manque encore aujourd'hui pour que il y ait une réaction et je suis très inquiète.

Malek Léa en a parlé, l'aide humanitaire commence à peine à entrer dans la bande de Gaza mais en quantité bien trop insuffisante par rapport aux besoins des Gazaouis. Oui, désolé. Euh oui.

Euh on est sur euh en fait là au-delà des bombes, il y a une volonté claire de d'éliminer une population par la faim, par la famine, par le ventre. Et euh et en fait ça dit ça dit beaucoup de la cruauté. On est très loin là de du prétexté de de la prétextérie post au 7 octobre.

On est sur un projet politique et je pense que c'est pour ça que tout le monde est un peu en train d'évoluer. On en parlera juste après. Euh on parle de plus de 2 millions de Palestiniens aujourd'hui là qui sont affamés à l'heure où je vous parle.

On parle de tonnes de nourritures qui sont à la frontière et qui sont bloqués. On parle de déplacer en fait là avec des potes, on a j'ai un groupe de de WhatsApp avec des amis d'enfance de voir des vidéos de personne en fauteuil roulant en train de mais d'agonnir de marcher, de réclamer un bout de pain, une goutte d'eau à Hanunes notamment. Je c'est sous nos yeux et je pense que c'est pour ça que que ça nous fait réagir.

Le nu a parlé il y a 48 heures de 14000 bébés qui pourraient mourir si dans les 48 he il n'y avait pas de de de de réponse et et et un entrée sur le convoi un entrée des convois humanitaires. 48 heures après, rien n'est réglé. Donc là, dans les prochaines heures ou peut-être à l'heure où l'on se parle, 14000 bébés sont en train de mourir sous les yeux du monde entier.

Ça, c'est les Nations- Unies qui annonc ce chiffre. Ça c'est les Nations-Unies qui le disent et les chiffres que j'ai donné juste au-dessus notamment sur les 2 millions qui sont actuellement affamés, c'est l'OMS qui les a donné. Moi, je travaille avec une ONG qui qui qui travaille sur place, qui est une ONG française et internationale Life qui a été aussi enillé parce que deuxurs bénévoles sont morts fin mars.

Euh et en coopération avec d'autres ONG, la situation en fait le terme urgence n'est même plus suffisant pour décrire ce qui se passe. On est sur donc à peu près 100 150 camions qui sont rentrés depuis lundi et il faudrait que 600 au minimum rentre par jour pour pouvoir répondre à l'urgence et on en est très loin. Donc on peut aussi dire que hier ou avant-hier des diplomates européens dont français ont été tenus en jou par des soldats israéliens.

Tout ça se fait dans avec des communiqués, avec des tweets de barreau, avec des tweets de de de d'Emmanuel Macron qui nous renvoie au 18 juin. Mais qu'est-ce qui qu'est-ce qui restera du de Gaza et du peuple Gaza le 18 juin ? Je ne le sais pas.

Euh où est-ce qu'on en est de la mobilisation en France ? Parce que je sais que les gens se mobilisent, les gens dans le chat en parlent. Comment on fait pour se mobiliser ?

Il y a 1 an, on en parlait sur le plateau de Backsite, regardez l'extrait, c'était Malek qui en parlait. ces pays qui se prononcent pour la reconnaissance de l'État palestinien, j'ai l'impression que c'est en train d'accompagner quand même une certaine évolution dans l'opinion publique où en fait on est vraiment en train de sortir de cette diabolisation de OK reconnaître les droits de civil palestinien et la reconnaissance d'un état palestinien. C'est soutenir le Has, c'est soutenir les attaques du 7 octobre, c'est être antisémite.

J'ai vraiment l'impression qu'on est en train de sortir de ça. Alors Malek, un an plus tard, on en est où de cette mobilisation ? Ça ça l'histoire n'a fait que confirmer confirmer ce qu'on disait il y a 1 an.

Euh ça cette émission c'était au lendemain d'un concert qu'on organisait au zénit de Paris avec le collectif Notaboutus. Euh et je rappelle que ce concert, il a été organisé dans un contexte où toutes les manifestations étaient interdites et où le simple fait de dire que on voulait reconnaître les droits de civil palestinien, c'était presque une offense dans le débat. Euh, depuis on le voit, tout le monde a évolué selon moi, selon moi, par contrainte, euh on voit que des paroles on voit que des des pardon des des voix qu'on entendait pas euh sont en train de s'exprimer.

On a eu Anne Saintcler euh il y a il y a 15 jours de ça. L'arabin aussi Delphine Norvilleur qu'on qu'on a entendu euh le président de la République euh le président de la République, j'ai l'impression que depuis qu'il est allé à la frontière égyptienne et qu'il a vu de ses yeux ben que oui, il y a des vies qui sont en jeu et que des gens meurent, ça l'a un petit peu fait réagir. Alors pour moi, c'est encore timide et de la parole aux actes, il y a de grands pas à faire.

Mais euh mais oui, la mobilisation évolué sur les manifestations. Alors, il y a des manifestations sur la cause palestinienne en tant que telle, là où on retrouve ce qu'on a appelé en conférence de rédaction les les éternels gens et et oui, c'est ceux qui étaient là avant et ceux qui seront là demain. Euh il y a aussi un nouveau public euh plus jeune mais qui n'est pas non plus qui n' qui n'est pas là en masse non plus.

Il y a aussi euh des sujets dans les sujets. Il y a ce qui se passe à Gaza. Il y a aussi la dissolution de collectifs comme Urgence Palestine qui sont aussi des motifs de mobilisation.

Mais il y a une nouvelle mobilisation. Dans une autre émission encore en novembre 2023, on parlait de génération palestine. Est-ce qu'il y avait pas une génération palestine qui était en train de se créer ?

Et c'est un peu ce que j'observe avec une génération qui est en train d'écrire sa page du militantisme sous contexte de génocide avec un militantisme qui se fait en ligne avec des gens dont je ne vois enfin que je vois pas spécialement. communiquer sur des sujets de euh d'habitude et qui tous les jours euh prennent la parole sur Gaza. Donc donc c'est peut-être aussi une mutation que les plus anciens vont devoir observer et accueillir à bras ouverts et ne pas rejeter euh parce que parce que oui, on peut être dans la rue et c'est important.

Il y a une mobilisation dimanche à 15h à République mais il y a aussi une mobilisation qui peut se faire en ligne. Émilien, j'ai envie de t'interroger sur ce qu'and la droite parce que c'est pas la gauche qui gouverne en ce moment. Je veux dire euh la gauche, on sait ce qu'elle dit sur Gaza.

Elle le dit, elle essaie de le dire au maximum. Euh la droite, j'ai l'impression qu'il n'en parle même pas. Oui, c'est un peu c'est un peu étonnant non, mais par rapport à ce qu' ce queon dit mais mes camarades, c'est qu'en fait c'est c'est l'indifférence.

C'est alors je en fait quand l'indérence c'est je je peux même pas dire qu'ils sont au courant et qui sont en f je ne sais pas en fait quel est l'état de leur connaissance du sujet. Il s'exprime pas. Alors, un un intérêt quasiment nul, ça je peux pas à peu près sûr, mais c'est un sujet qui n'existe pas dans le discours parce que depuis un an, on c'est depuis longtemps mais depuis un an partic et d'assistana et c'est à peu près tout ce qui se dit chez les républicains.

Euh ceux qui parlent aujourd'h gouvernement sont pas spécialement des républicains. Prima est obligé parce que c'est la porte-parole, mais sinon c'est plutôt des gens comme Jean-Noel Barreot qui sont issus plutôt du du macronisme. On a eu des voix très timides parfois comme Aurélien Pradier mais qui qui est plus dans le parti et finalement en fait on a on a une rupture avec une tradition plus ancienne qui était hérité on va dire du gaulisme et notamment de bah oui c'est la politique arabe de la France voilà bon c'était pas évidemment c'était pas une politique spécialement propalienne mais en tout cas c'était une politique qui se voulait d'équilibre entre Israël et Gaza et qui gardait Israël et Pestine.

Il y en a dans le chat qui parle de Villepin. C'est exactement ça. Oui c'est ça. là et qui gardait comme horizon à un moment donné la création de enfin la la politique des deux États.

Bon, évidemment c'est il y a pas les actions on pas été immenses en la matière mais au moins il y avait cette idée que le la droite c'est le gaulisme et le gaulisme c'est la grandeur de la France. de la France, c'est aussi une forme de partiel désalignement sur la politique états-unienne et notamment l'idée que bah on peut avoir des relations avec des pays dit à l'époque du Tiermonde il y a très longtemps. Évidemment, c'était aussi des soutiens des dictatures du du du monde arabe, mais c'était quand même l'idée que non, on va pas tout leur donner.

Là aujourd'hui, j'ai l'impression que ça a changé effectivement du temps du temps où il y avait encore Mayabim, il est toujours là mais il n'est plus député c'était lui qui parlait et donc c'était évidment pas une image particulièrement équilibrée. Non vraiment c'est un un désintérêt assez flagrant de la part de droite sur toutes les questions d'international d'ailleurs de manière générale. Léa, tu as remarqué un point intéressant, c'est une évolution dans la couverture médiatique de ce qui se passe à Gaza.

Oui oui oui. Je suis pas mal notamment des médias des médias britanniques et États-Unis, mais aussi ben les médias bien évidemment européens. Et j'ai effectivement le sentiment enfin encore une fois euh qu'il y a une un petit changement de cap euh et qui a quand même une une un accompagnement en fait de cette de cette timide indignation effectivement euh qui est qui est qui est quand même un peu enfin pas inattendu mais encore une fois on c'est c'est jamais assez mais voilà, j'ai remarqué qu'il y avait quand même une des prise de position dans les dans les médias qui était quand même plus affirmé que ce qu'on pouvait peut-être plus général aussi que ce qu'on pouvait faire.

Il y a eu un édito du monde quand même contre Netaniau ce qui était quand même pas tout à fait gagné non plus. Je dis pas que le monde n'a pas couvert ce qui se passe à Gaza loin de là. Mais de là à ce que ça devienne éditorial en était sal l'édit.

Je l'ai relu ce matin pour vérifier mais il m'a pas eu c'est un tournant nécessaire. Trop tard, encore une fois, trop tardif mais voilà, j'espère que ça pourra quand même faire un peu bouger les lignes et encore une fois, je ne sais pas ce qui manque aux gens qui ne comprennent pas ce qui est en train de se passer ou qui ferment les yeux, que ce soit des personnes de la classe médiatique, politique, mais pas que, hein, le monde de la culture. Je pense à plein de gens qui soit se taisent, euh, soit continuent à dire que c'est bien légitime, qu'Israël a le droit de se défendre et cetera et cetera.

Euh je je ne sais pas ce qui va se passer et quand on regardera dans quelques années ce qui s'est passé, quelle responsabilité euh ces gens-là auront sur leurs épaules. Je vraiment je je moi je dresse un parallèle avec 39 45 hein, et j'ai pas de problème avec ça, je le dis, hein, clairement. Euh il y a eu des responsables, ils ont été euh il y a aussi il y a eu des complices et honnêtement je j'espère vraiment mais vraiment que les personnes qui aujourd'hui ne prennent pas la parole et ne se positionnent pas clairement sur ce qui est en train de se passer notamment les personnes qui ont le pouvoir de le faire que ce soit d'un point de vue politique ou médiatique vont quand même payer un peu parce que franchement c'est pas possible en fait c'est juste pas possible.

Ça fait des mois bientôt des années qu'on est en train d'alerter sur ce qui se passe. Tout le monde sait ce qui est en train de se passer. On a là on a les informations qui sont sous nos yeux.

Et on est encore dans l'inertie, on est encore dans euh le mépris, le mépris en fait du peuple palestinien. C'est ça qui est en train de se se jouer à une grande échelle. Un mépris qui est institutionnalisé, un mépris qui est concerté, une instrumentalisation aussi de l'antisémitisme.

Oui, l'antisémitisme existe, c'est vrai. Il y a eu deux diplomates israéliens qui ont été assassinés à Washington. C'est abominable.

Que fait le gouvernement israélien ? rebondi en instrumentalisant et en disant "Vous voyez, c'est les gouvernements européens qui sont en train de se dresser contre Israël, c'est de leur faute et cetera. C'est abominable, il faut arrêter.

Je sais pas comment, je suis démuni de de solutions, mais c'est juste abominable. Et je ne sais pas comment on peut continuer à vivre normalement dans ce monde où on a un génocide qui est là sous nos yeux, mais toutes les minutes." Toutes les minutes.

Euh, affaire à suivre. En tout cas, on essaiera de continuer à en parler dans backsite dès lors que l'actualité nous en donnera l'occasion. Euh autre sujet qu'on voulait aborder euh ensemble dans ces sujets de de la semaine, c'est pas forcément un sujet de la semaine, c'est un sujet un peu plus profond, mais c'est la question des référendums.

Euh Emmanuel Macron dans son interview la semaine dernière a une nouvelle fois évoqué la possibilité d'un référendum. Il avait parlé notamment de du dossier de la fin de vie qui pourrait potentiellement faire l'objet d'un référendum. Bon, il se trouve que la constitutionnalité est pas claire.

C'est pas sûr du tout que ce soit possible de faire un un référendum sur la fin de vie. Mais la question c'est quand bien même est-ce que ce serait souhaitable ? Est-ce que toutes les questions, est-ce que tous les sujets sont submissibles au référendum des Français ?

Est-ce qu'on peut soumettre toute question au peuple pour qu'il le ratifie lui-même ? C'est vraiment une question qui moi me taroute depuis assez longtemps parce qu'il y a un certain nombre de sujets sur lesquels je suis pas d'accord. J'ai toujours le même exemple qui m'avait marqué à l'époque, c'est le mariage pour tous.

J'ai vu en France des millions de gens manifestés pour réclamer un référendum sur le mariage pour tous et moi j'étais en face et je disais non, je ne veux pas. que l'on confie la vie des homosexuels euh comme ça au vote de de mes ongles, de mes tantes, des gens de ma famille. Certable de non, je je suis délégé, je veux pas que les minorités soient comme ça soumises et et on en parlait dans la préparation parce que en même temps, j'ai bien conscience en disant ça, de porter atteinte un fond à un fondement important de la démocratie.

C'est la possibilité pour le peuple de décider par lui-même sans passer par ses représentants. Qu'est-ce que vous en pensez vous de cette question ? Oh, moi j'aime bien la question du référendum, elle m'amuse un peu.

Pourquoi ? parce que alors c'est un outil de pas de enfin de de de démocratie directe, quasiment un des seuls euh mais c'est un outil de démocratie directe qui à mon sens mal utilisé ou en tout cas mal conçu tel qu'il est tel qu'il est outillé aujourd'hui. Je m'explique.

Déjà, on est sur souvent des questions qui n'apportent pas de nuance. On est enfin qui dont les réponses attendues n'apportent pas de nuance. C'est soit oui, soit non.

Bon, OK, très bien. Mais parfois entre oui et non, il y a tout un tas de raisons qui poussent au oui, qui poustent au non et peut-être qu'on aurait parfois envie et besoin d'avoir d'autres capacit enfin d'autres possibilités de réponse. D'une part, comme au quiz à la con un peu, on pourrait avoir B C D.

Et puis en plus de ça, je trouve que c'est finalement un peu dangereux parce que il est souvent instrumentalisé pour redorer le blason des politiques. On l'a vu hein, il y a enfin c'était quand même le le l'outil préféré du général de Gaulle pour un peu tâter l'opinion et essayer de de redorer son blason et ou de se casser le cas échéant. Euh et et là où j'ai un peu une crainte sur ce que Macron voudrait faire et sur ses intentions réelles face au référendum parce qu'il a dit qu'il fallait dépasser euh cette crise qu' avait le peuple avait besoin de se prononcer gn g les les sujets qu'il a mis sur la table assez brièvement lors de cette interview absurde sur TF1 c'était des sujets où vraisemblablement on avait le sentiment que c'était un peu genre le programme le programme de travail de l'Assemblée nationale. il a parlé de budget, il a parlé de fin de vie, bref, un peu comme si il a il avait pour ambition de se servir du référendum pour dépasser cette crise institutionnelle dans laquelle il s'est enfoncé tout seul, rappelons-le, qui est ce blocage au parlement où il n'a plus de majorité.

Donc voilà, moi je je je m'interroge sur euh les intentions réelles euh de celles et ceux qui euh qui pourraient être à la manœuvre et euh et je pense que un bon référendum, c'est un référendum euh qui a en tout cas une part euh de délibération en amont, ce qu'il faut faire, voilà, on parle souvent du référendum d'initiative citoyenne euh euh délibératif. Moi, je trouve que c'est quelque chose d'intéressant. C'est c'est entre la convention citoyenne et le référendum.

Mais le référendum tout seul, je le trouve un peu dangereux. Et on s'était posé aussi la question lorsqu'on apportait euh avec des associations l'IVG dans la Constitution euh parce qu'à un moment donné, c'était une proposition de loi et donc l'issue constitutionnelle d'une proposition de loi euh constitutionnelle pour réformer la Constitution, c'est forcément le référendum. Et donc moi je je me souviens à l'époque on avait discuté de tout ça, il y avait un point de vigilance qui était est-ce qu'on veut vraiment compte tenu du moyen des antichoix euh voilà aller sur ce terrain puisqu'on sait très bien les moyens qu'ils ont euh la campagne abominable que ça aurait été et le risque finalement euh de se retrouver avec le le rejet de l'IVG dans la constitution parce que finalement le camp d'en face le camp du nom en quelque sorte est beaucoup plus puissant et donc voilà je pense que c'est c'est un outil à à à améliorer et certainement pas instrumentaliser.

Mek, tu en penses quoi ? Ben, en fait, je pense que c'est ça. Il faut il faut repimper ce ce cet objet.

Je Alors, déjà, faut que le référendum soit soit suivi et écouté. Déjà, je pense que c'est une Tu fais référence à 2005. Bah oui, c'est quand même une belle grosse étape.

C'est quand même une belle conditionquadon pour après, j'ai un avis différent là, tu met. Ouais. Et et deuxièmement, de la nuance.

Oui et moi par contre oui, il y a des sujets mais en réalité j'ai un peu l'impression que le la Constitution clarifie déjà un peu ce ce truc de il y a des sujets qui do qui sont pas qui ne doivent pas être soumis à référendum. Et moi par contre après moi je je ne veux pas entendre Emmanuel Macron me parler de référendum à partir du moment où il n'a pas voulu de référendum sur la réforme des retraites. Voilà.

H ah ça sur sur ce sujet parce que pour le coup on est sur le périmètre décrit par la Constitution. Ah pour le coup on est en plein d ça c'estoui ça c'est absolument certain. Et pour le coup dans la non sur le fait que Emmanuel Macron a démonétisé l'idée même de référendum avant même d'en proposer un.

C'est ça. Mais attends mais ça pose une bonne question parce que si s'il y a un référendum qui est proposé demain, est-ce qu'on y va ? Est-ce qu'on y va pas ?

C'est aussi ça va être une question est-ce qu'il faut boycotter ou pas le référendum ? Tu vas voir qu'il va y avoir une campagne du oui une campagne du non, une campagne du boycotte. Donc je moi je j'ai hâte de voir les émissions backsit qu'on aura quand il y aura un référendum qui aura été proposé.

Ça peut être marrant. Ça peut être ça peut être ça peut être extrêmement fun. Mais je je je reviens.

Je voudrais clarifier ce que je disais tout à l'heure sur les limites inhérentes à l'exercice du référendum. c'est que euh la toute puissance de la volonté populaire, ça a été la construction sur laquelle on a bâti la République et les États-nations pendant à peu près un siècle et demi et tout ça s'est fracassé sur la Seconde Guerre mondiale. C'est que à partir de 1945, on on s'est dit collectivement que une démocratie adulte, c'est une démocratie capable de se limiter elle-même par les droits de l'homme.

On ne peut pas soumettre les droits de l'homme à référendum, on ne peut pas soumettre les droits de l'homme à négociation. Il y a des droits qui dès lors qu'ils sont reconnus à toute personne qui partage la la dignité humaine, et ben on peut pas revenir dessus. Et moi, c'est à ça que je suis accroché.

Et je veux pas que les aléas du temps nous permettent de revenir sur des choses que je considère comme étant des droits. Et je sais qu'on peut ne pas être d'accord avec moi. Le droit pour des homosexuels de se marier, je considère que c'est un droit.

Une droit pour une femme d'avoir recours à l'IVG, je considère que c'est un droit et qu'on ne doit pas en discuter publiquement comme ça à l'occasion d'une campagne référendaire pour les raisons que tu as exposé. Je je je veux pas la vivre cette campagne là. la peine de mort c'est aussi des sujets en plus en plusf moi j'ai connu le référendum de 2005 c'est des émissions à la télé avec le camp du oui le camp du non à part égal de temps de parole je vous laisse imaginer ce que ça peut donner dans certains cas bon sur l'Europe en l'occurrence c était plutôt de très haut niveau je trouvais c'était assez intéressant même un peu chiant mais mais voilà tu en penses quoi toi Émilien le sujet délicat parce qu'il a été beaucoup en fait instrumentalisé par les politiques.

C'estàd que chacun a sa petite proposition de référendum il y en a qui veulent même en faire tous les ans. Donc en fait ça devient le truc où on va vous redonner la parole. Ce qui est un peu bizarre que bah si vous éisez quelqu'un surtout si vous lui donnez la majorité au parlement c'est bizarre que dis non non on va pas le faire nous-même on va vous demander enfin il y a un truc un petit peu bizarre c'est vrai après effectivement c'est toujours compliqué le référendum parce que techniquement je sais plus qui disait que euh en démocratie le peuple n'a pas toujours raison mais c'est le seul qui a le droit de se tromper mais il y a il y a ce petit côté bah effectivement et c'est l'argument souvent qui immobilise vous avez peur du résultat bon euh ce qui est à craindre C'est les sujets où enfin les les moments où le référendum est mal fait.

Euh quelque part le Brexit euh moi je considère pas que les gens forcément votent mal. Les gens bah enfin dans des élections aussi sont parfois désinformés, votent pour tout un tas de raisons et finalement on peut pas décid on peut pas demander aux gens de bien voter avec la bonne mentalité. Mais le problème du Brexit, c'est que on demandait aux gens est-ce qu'il faut sortir ou rester sans aucune idée de ce que ça ait donné comme conséquence de devoir rester d'équences derrière.

Ouis. Voilà. Sur le hard Brexit, le soft Brexit, en fait personne ne savait ce que ça voulait dire en fait parce qu'il y avait pas de projet de une autre relation avec l'Europe.

C'était juste on arrête quelque chose et un certain nombre de gens qui ont voté pour le Brexit le regrettent aujourd'hui. Voilà. Et il regrettent.

Donc la question se pose. Il faut en faire ils font éventuellement est-ce qu'il faut voilà avoir plusieurs moments de de concertation ? Ce qui est sûr, c'est qu'il faut une bonne information.

Il faut que les gens soient mobilisés dessus. Si c'est pas mobilisé, bon bah ça donne le référendum de 2000 sur le quinquena où en fait tout le monde s'en fiche et peut-être même certains commencent à le regretter. Il faut une inform, il faut prendre les citoyens pour ce qu'ils ont.

C'est des gens qui ont effectivement la souveraineté et le droit de voter et sont compétents par principe et après à nous de faire en sorte qu'il le soit le plus possible. Je après tout, il y a les gens politisés sont pas plus enfin et c'est principalement démocratique, c'est qu'on les on les présume pas plus compétents que les gens qui ne sont pas politisés. Euh et à mon sens et ce que j'ai regardé beaucoup de beaucoup d'artes, de juris sur la question, en fait, il faut que ça reste aussi quelque chose d'assez exceptionnel.

On a donné souvent le droit euh enfin le référendum sur des questions exceptionnelles. Bon alors après c'était discuté mais l'élection euh du président suffrage universel direct, les questions des accords déviants, le traité de Masich, l'Europe, donc c'est des moments où on se dit en fait ça engage tellement l'avenir du pays et je pense que la forme de retraite aurait pu être le cas que il faut que la population décide ou alors finalement le débat est tellement tendu à l'Assemblée qu'il faut que le peuple soit qu'on qu'on en revienne au peuple. C'est pour ça que je trouve l'idée de trouver un référendum bizarre.

Pour moi, le référendum, il s'impose de lui-même quand les situations le veut et il faut faire en sorte qu'il soit bien accompagné. Mais trouver un référendum pour un référendum parce que ça fait bien, ça fait 20 ans qu'on en a pas fait, je trouve ça un peu bizarre. Moi, je suis complètement je suis complètement d'accord avec toi.

Je me demande vraiment s'il y a pas d'autres solutions, par exemple des consultations citoyennes. C'est pas la même chose qu'un référendum. Un référendum, je rappelle quand même que c'est la réponse par oui ou par non à l'entrée en vigueur d'un texte quel qu'il soit et on peut en discuter et cetera machin.

C'est obligatoire oui ou non là dans la constitution constitution article 11 article 89 par jurisprudence constante je crois que c'est toujours oui ou non conséquencite tranché que c'est un texte de loi adopté donc c'est un texte de loi adopté ou une réforme de la constitution mais c'est effectivement l'entrée en vigueur d'un texte bon il y a aussi une autre possibilité ce serait bien que on mette en œuvre dans notre de notre pays une culture de la consultation citoyenne où effectivement on pourrait avoir davantage de référendum alors là pour le coup on pourrait avoir des choix multipl pourrait avoir des questions différent on pourrait avoir un petit système presque à l'américain Moi par exemple, je considère que le jour où on va voter pour les élections régionales par exemple et ben tant qu'à faire puisqu'on se déplace, ce serait peut-être l'occasion de nous proposer un référendum au même moment ou une consultation citoyenne, même une consultation locale, pourquoi pas les référendum locaux pour une extion région serait pas totalement dég en même temps en plus vraiment le même jour franchement c'est on fait des économies d'argent, on économise le temps des gens et cetera. C'est vraiment plutôt une bonne idée. Et puis il y a aussi l'exercice des conventions citoyennes.

Moi à titre personnel, j'aime bien les conventions citoyennes. Je trouve que c'est un bel objet. Je trouve que ça devrait être respecté mieux derrière par les politiques.

Ça c'est un autre sujet. Non, mais à la limite c'est un deuxième sujet qui est très important mais l'exercice même de la convention citoyenne des citoyens tirés au sort qui délibèrent après avoir été formés sur un sujet après après avoir travaillé sur le fond. Trouve que voilà, on est une démocratie adulte.

Euh c'est ça ça à mon avis ça gagnerait à être développé davantage. Donc c'est pour ça que je pense que la question référendum par référendum c'est pas une bonne question. Elle est aussi bête qu'un référendum en fait.

Vous voyez ce que je veux dire ? Le oui ou le non. Vous voyez le côté un peu sans nuance.

Moi je pense que la nuance, elle est dans quand est-ce que dans ce pays on expérimente des trucs, quand est-ce qu'on ose changer les choses ? Les conventions citoyennes, ça a été une expérimentation. Je considère que ça a fait ses preuves.

J'espère qu'on en verra d'autres à l'avenir. Les consultations citoyennes, par pitié, faites-en. Voilà, c'est c'est le moment où on y va, on essaie on essaie d'imaginer.

Ça demande du courage, ça demande ça demande beaucoup de beaucoup d'ambitions pour un gouvernement. Mais je pense qu'on peut y arriver quoi. C'est c'est c'est dommage d'ailleurs que qu'on qu'un qu'un baou premier ministre ne pousse pas justement pour la convention citoyenne sur la démocratie par exemple.

Ce qui pour le coup alors pour le coup franchement parlons de François Baou vieux démocrate vieux démocrate qui depuis 25 ans en parle beaucoup de la démocratie. Moi j'ai connu des interviews à rallonge de François Baou. Je suis sûr qu'on pourra retrouver les archives euh où il nous parle de proportionnel, où il nous parle d'innovation dans le vote, de décentralisation plus intelligente, de participation citoyenne, d'inclusion et cetera.

Enfin, je veux dire, moi j'ai connu mon bairrou euh plus démocrate que ce qu'il est à l'exercice. C'est dommage quand même, mais peut-être qu'il est tenu par son ministre de l'intérieur. Je sais pas, rend pas compte.

On va pas refaire le débat. [Musique]