Sécheresse : Comment les agriculteurs réinventent leurs cultures
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« Le plan d'urgence pour les agriculteurs frappés par la sécheresse sera finalement présenté demain par le gouvernement à la foire de Chalon. »
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« 160 exploitations se sont lancées pour l'instant en France dans la pistache. »
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Le plan d'urgence pour les agriculteurs frappés par la sécheresse sera finalement présenté demain par le gouvernement à la foire de Chalon. Pour le financer, Sébastien Lecornu demande au ministre de geler de nouvelles dépenses. Sur le terrain, vous allez voir que certains s'adaptent déjà.
Des pista à chiers remplacent la vigne et pour nourrir les animaux, d'autres cultivent une céréale qui demande peu d'eau, le sorgo. Alors, ces solutions peuvent-elles sauver leurs exploitations ? C'est l'enquête du 20h signe ce soir Denis Sébastien, Mart Dolphin et Thierry Germain.
Dans un paysage encore très sec, c'est un carré de verdure du sorgo, une plante venue d'Afrique qui fournit une nourriture abondante malgré les conditions extrêmes de l'été. Cyprien Julian est éleveur de vaches de race au brac dont les veaux sont vendus pour la viande. Depuis 3 ans, il fait pousser du sorgot que ses bêtes mangent pendant les mois les plus chauds.
Le sorgo, elles adorent ça. Ouais. Et elles ont pas mis longtemps à s'habituer.
Ce qu'elles préfèrent, c'est les feuilles. Mais là même la tige même dure, elle la mange, elle est bien cassante. Il va rester rien quoi.
Une fois qu'elles ont fini, ouais, il reste juste la la racine quoi. Elle le coupara. Le sorgot ne craint pas les grandes chaleurs et se montre moins gourmand en eau.
Ici, il n'y a de toute façon pas d'irrigation possible. Quand les prairies traditionnelles sont grillées par le soleil, le sorgo permet de continuer de faire pâturer les vaches sans avoir à acheter du foin. Et ben là, c'est Ouais. prairie traditionnelle, on voit c'est rasé très court.
Ça commence à reverdir un peu parce que on a eu de la pluie mais c'était jaune paillasson de du 1er juillet au là il y a 8 jours quoi. Inconvénient si le sorgo est consommé trop tôt, il peut-être très toxique pour les vaches 99. Il faut donc vérifier régulièrement sa hauteur avant de laisser les bêtes le pâurer. 90 cm minimum pour cette parcelle. 96 avantage, le sorgo peut pousser plusieurs fois dans l'été en zone devenue méditerranéenne comme ici dans la drôme et ben on sait qu'on va pouvoir avoir des pousses de sorgo sur juin, sur juillet, sur août, sur septembre voire même des fois sur octobre selon les les années climatiques.
Pas de solution miracle mais des tentatives d'adaptation un peu partout en France. amande, grenade ou encore poischiche. Dans le voclus, ce viticulteur lui s'est lancé dans la pistache.
La production commence tout juste. Tout à fait. C'est ma première école de pistache.
Mes premières pistaches. Voilà, c'est c'est une première pour moi d'après de de longues années d'attente. Baisse de la consommation de vin, était de plus en plus chaud, Denis Gutmüer a décidé d'arracher une partie de ses vignes pour planter à la place des pistachiers. un paris sur l'avenir.
Le fait de voir une culture qui se porte bien, même dans des conditions extrêmes, ça fait du bien. Ça veut dire que on n'est pas arrivé au bout de l'histoire et il y a toujours moyen de rebondir d'une façon ou d'une autre. De l'investissement et de la patience, il faut attendre 6 ans avant que l'arbre commence à produire.
Et regarde-moi ce verre dans l'amandon là. On retrouve un beau verre pistage qui qui est recherché derrière par les acheteurs quoi. À terme, l'idée de développer une production adapté aux grandes chaleurs et de ne plus dépendre d'une seule culture comme la vigne.
L'année où ça se passe pas bien pour des raisons climatiques, techniques, économiques, bah c'est l'exploitation dans son ensemble en fait qui est en danger. Et donc en fait le fait d'apporter de nouvelles cultures et de diversifier permet de de diluer le risque. 160 exploitations se sont lancées pour l'instant en France dans la pistache.
Un chiffre en augmentation. Après un été particulièrement difficile, pas le choix, beaucoup d'agriculteurs doivent trouver des solutions pour s'adapter au changement climatique et pour pouvoir continuer à produire. M.
Sébastien Lecornu