Salon de l’agriculture : Annie Genevard défend une "grande fête populaire"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Un salon sans vache, c'est triste ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Quelles conséquences de la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane pour l'agriculture européenne ?
- 2:14OuverteRéponse partielle
Aujourd'hui, les produits agricoles français taxés aux États-Unis à 6% en moyenne, c'est énorme ?
- 2:58FerméeRéponse directe
La taxe à 15% signée par Trump va-t-elle s'appliquer ?
- 3:43OuverteRéponse directe
La loi d'urgence agricole, c'est pour quand ?
- 4:25OuverteRéponse directe
Confirmez-vous l'interdiction d'importation de produits non conformes aux règles sanitaires UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31Annie JeunevFait
« Les droits de douane, c'est une affaire instable et imprévisible avec les États-Unis. »
- 1:31Annie JeunevFait
« La Cour suprême américaine a jugé illégal l'instauration de droits de douane. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à tous. Bonjour Annie Jeunev de Passage sur France Télévision avant son marathon au salon de l'agriculture. Un salon sans vache. C'est triste ? Non non, c'est pas triste. C'est évidemment un autre salon parce que les bovins sont traditionnellement les stars du salon. Mais je peux vous dire puisque j'y ai passé de jours et j'y passerai toute la semaine, il y a du monde, c'est joyeux. Il y a des animaux, il y a des éleveurs. Vous avez montré dans ce reportage qui précédait euh les les jeunes qui sont toujours aussi passionnés. Il y a plus de 3000 animaux et hier dimanche, j'ai vu beaucoup de monde, beaucoup de familles, beaucoup d'enfants émerveillés. Donc le salon de l'agriculture, c'est la grande fête populaire. C'est le moment où les Français rencontrent les agriculteurs et
c'est quelque chose de très important. La Cour suprême américaine a jugé illégal l'instauration de droits de douane. Quelles sont les conséquences selon vous de cette décision pour l'agriculture européenne et donc française ? Écoutez, les droits de douane, c'est une affaire instable et imprévisible avec les États-Unis. Vous avez vu la décision de la Cour suprême de euh d'avalider les droits de douane que le président Trump avait fixé et qui allait qui compromettent objectivement nos exportations aux États-Unis. Donc c'est plutôt une bonne nouvelle le fait que la Cour suprême l'entalidée. Moi je ne me réjouis pas trop vite parce que immédiatement après le président Trump a annoncé des droits de douan à 15
% pour tout le monde euh les produits agricoles sur une autre base juridique. Je ne sais pas si la Cour suprême euh les invalidera à nouveau. En tout état de cause, nous restons vigilants. Et puis je rappelle que l'accord que l'Union européenne s'apprêtait à signer en matière douanière avec les États-Unis en août dernier est toujours en suspend. Le Parlement européen ne les a ne l'a pas validé en cet accord. Aujourd'hui, cet accord, il est suspendu, il est cadu, qui doit être renégocié, il est il est il est susp il est suspendu. Nous allons bien voir. Moi, je reste très prudente parce que je me garderai bien d'annonces définitives et et de me réjouir trop tôt. On va voir.
Mais pour qu'on parce que c'est quand même compliqué à suivre. Aujourd'hui, 23 février, des produits agricoles français qui rentrent aux États-Unis payent quoi ? En moyenne, les produits qui viennent de l'Union européenne sont taxés en moyenne. L'ensemble des produits à 6 %. 6 %. à 6 % en moyenne. Donc c'est pas énorme. Bah c'est pas énorme. Oui, ça permet des échanges parce que la prospérité du commerce mondial c'est ce sont aussi des échanges, des importations, des exportations. Et naturellement dès lors que vous mettez des droits de douane importants, vous compromettez y compris pour les Américains parce que le fondement de la décision de la Cour suprême, c'est précisément parce que ces droits de douanes sont défavorables à l'économie américaine. Le fondement, c'est parce que le Congrès
n'a pas été consulté. Oui, mais il les droits de douane, c'est l'Union européenne hein qui négocie les droits de douane qui a cette compétence. Donc il faut savoir ne pas être trop gourmand en matière de droit de douane parce que là vous pouvez geler euh les exportations, le flux le flux commercial 6 % donc la taxe la taxe à 15 % signée ce weekend par le président Trump ne s'applique pas encore. Bah il ne s'applique pas. Euh, il va s'appliquer, il va s'appliquer, il va s'appliquer bien entendu. La loi d'ur, revenons en France. La loi d'urgence agricole, c'est pour quand ? Alors, la loi d'urgence agricole, le premier ministre qui en a pris l'engagement auprès des syndicats, a dit une présentation au conseil des ministres en mars, enfin au printemps et
une première lecture avant l'été. Voilà, c'est l'engagement que nous avons pris. Donc cette loi, je la nourris de toutes les consultations que je conduis en ce moment avec les agriculteurs, euh leurs syndicats, avec les parlementaires et puis au salon, je rencontre toutes les professions, toutes les interprofessions et je recueille leurs attentes en la matière. Un titre de la presse dominicale hier avait eu accès au texte. Confirmez-vous que ce texte prévoit l'interdiction pure et simple de toute importation de produits qui n'est pas soumis aux mêmes règles sanitaires et environnementales que les nôtres. Alors ça c'est une disposition qui a été prise par le gouvernement d'interdire cinq substances qui sont interdites dans l'Union européenne mais qui sont possiblement
présentes dans les produits importés de pays tiers. Donc ce qui est mauvais pour la santé et pour l'environnement et c'est la décision que l'Union européenne a pris pour ces cinq substances est mauvais aussi dans les produits importés. Donc nous les avons interdits et l'Union européenne a déjà validé l'interdiction de trois de ces produits. Il en reste donc deux. Confirmez-vous également, on fait que une polémique vous a opposé à la grande distribution, confirmez-vous, madame la ministre, que les distributeurs devront davantage prendre en compte les coûts de production dans leur prix ? Alors moi chaque année les fournisseurs euh l'agro euh euh l'agroalimentaire négocier avec la grande distribution les
prix les prix qui vont être appliqués. Dans ce prix, il y a la matière première agricole qui est protégée par la loi égalime et puis il y a les transformateurs parce qu'on on ne mange pas tous les produits bruts, il faut qu'ils soient transformés. Et là il y a des un climat de négociation commerciale qui est très mauvais. Tout tous les fournisseurs le disent, au 1er mars, ils devront avoir conclu leurs accords et pour certains, ils en sont encore loin. Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord. Et donc, si vous voulez, ces négociations commerciales, elles doivent répartir équitablement la valeur. Elles ne doivent pas la détruire. Quand on euh soumet les fournisseurs à des conditions trop drastiques, ils ne peuvent plus investir, ils ne peuvent plus
décarboner, ils ne peuvent plus euh évidemment euh faire les investissements dont ils ont besoin. Est-ce que la loi que vous allez porter prévoira des meilleures conditions pour les producteurs ? C'est une question qui est à l'étude en effet, mais tout ne peut pas se régler. Vous pouvez vous pouvez pas l'affirmer comme ça, si vous voulez, on on fait pas une loi d'un claquement de doigt. Il faut y travailler avec les intéressés. Ce que je veux dire, c'est que il n'est pas normal, et d'ailleurs tous les interlocuteurs le disent, les relations commerciales sont parmi les plus violentes en France par rapport au fonctionnement dans d'autres pays de l'Union européenne. Ça n'est pas normal. Donc moi, j'appelle chacun la raison. Il faut que les gens s'entendent parce que
il en va de l'intérêt de chaque maillon. les agriculteurs, les l'agroalimentaire, c'estàd les les fournisseurs, les distributeurs, c'est-à-dire la grande distribution, mais aussi la restauration parce que la moitié des produits agricoles et concerne la restauration au foyer et le consommateur parce qu'infiner, c'est lui qui décrète ce qu'il va consommer. Annie Jeunev, ministre de l'agriculture. Vous pouvez filer au salon, c'est tout près d'ici. Merci.
Annie Genevard