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interviewBFMTV· 23 octobre 2022

Carburants, factures d'électricité: l'interview intégrale d'Agnès Pannier-Runacher sur BFMTV

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Agnès Pannier-Runacher. Bienvenue sur ce plateau, vous êtes ministre de la Transition énergétique. Évidemment, j'ai tout d'abord envie de vous faire agir à ce reportage de nos équipes, des professionnels, des entrepreneurs, qui donc baissent le rideau, parce qu'ils ne peuvent plus payer la facture.

Et c'est pour ça qu'il va falloir agir pour eux, c'est ce que nous allons faire. Nous l'avons déjà fait pour les ménages. Je rappelle que les ménages français, aujourd'hui, et les très petites entreprises aussi, parce qu'elles ont le même dispositif, payent la facture d'électricité la plus basse d'Europe.

Et ça, c'est un vrai acquis pour la France. Et ça explique pourquoi elles sont mieux protégées, ces très petites entreprises, par rapport à leurs homologues dans le reste de l'Europe. Et puis, il faut agir pour les entreprises qui sont un peu plus grandes, qui ont un peu plus de 10 salariés, un peu plus de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Elles sont à peine plus grandes que les très petites entreprises. Et j'ai fait des propositions à la Première ministre, au Président de la République, une proposition de garantie électricité. Cette garantie électricité, elle permettra de prendre une partie de la facture que doivent payer aujourd'hui les entreprises.

Nous l'avons testée vendredi avec Bruno Le Maire auprès de l'ensemble des entreprises, de la CPME, des grandes filières industrielles aussi. Et nous allons très prochainement finaliser cette proposition pour prendre une partie de la facture d'électricité. Donc l'État va prendre une partie de la facture ?

Oui, tout à fait. Pour l'année 2023, dans un moment où les prix sont en train de s'envoler en matière d'électricité, nous ne laisserons pas les industriels fermer, nous ne laisserons pas tomber les entreprises. Et nous allons agir pour prendre une partie de la facture.

Alors, c'est les derniers réglages qui sont en cours. Vous savez que nous avons un dispositif en France qui permet de protéger une partie, de payer moins cher pour les professionnels. Ça vaut aussi d'ailleurs pour les collectivités locales.

Elles sont classées en professionnelles par opposition au ménage et aux très petites entreprises, très petites collectivités locales. Donc la partie dite à Rennes qui permet d'avoir accès à une facture au ralentour de 50 euros du mégawatt-heure est déjà protégée pour la moitié de la facture. Et sur le reste, sur les 50% restants de la facture, nous allons prendre une partie du coût entre un prix de référence et la réalité des prix que payent les entreprises.

À quelle est chance de pouvoir l'annoncer concrètement, précisément ? C'est un enjeu de projet de loi de finances. Donc il va falloir que nous déposions très rapidement un amendement.

Nous y travaillons. Je le disais, nous avons réuni avec Bruno Le Maire vendredi l'ensemble des filières économiques. Christophe Le Béchut doit également interagir avec les collectivités locales.

Et c'est un sujet des prochains jours. Alors c'est une annonce évidemment très importante. Elle est temporaire, je l'imagine.

Est-ce que vous allez l'encadrer dans le temps ou vous allez l'encadrer ou l'indexer sur l'évolution du prix de l'énergie ? Alors nous allons d'abord fixer un cap, enfin un plafond à ce que nous prendrons en charge de façon à ce que chacun aille chercher le meilleur prix d'électricité. Et puis évidemment, avec la Première Ministre, avec le Président de la République, nous serons vigilants à rester dans les grands équilibres économiques du budget.

Et donc, vous le savez, nous avons décidé de taxer les entreprises de l'énergie qui sont dans une situation où ils font des gros profits cette année. Et donc, nous allons prendre une contribution par rapport à un prix de référence là aussi. Et cette recette reviendra intégralement aux consommateurs.

Et donc, c'est cette recette qui va permettre d'alléger la facture effectivement des clients professionnels, des entreprises, des collectivités locales et de tous ces acteurs qui aujourd'hui souffrent quand ils doivent négocier leur contrat d'électricité. Madame la Ministre, en parlant de coup de pouce de l'État, donc là je pense à tout le monde, au particulier le coup de pouce à la pompe, donc il va s'éteindre progressivement. Est-ce qu'on est sur les mêmes calendriers, les mêmes montants, les choses n'ont pas évolué ?

Cette aide va s'arrêter à la fin de l'année ? La Première Ministre a été très claire la semaine dernière. C'est une aide de 30 centimes que nous allons prolonger jusqu'au 15 novembre parce que les conditions dans lesquelles l'approvisionnement en carburant s'est fait ces derniers jours n'étaient pas satisfaisantes et on ne pouvait pas se permettre d'avoir un arrêt en plein milieu du week-end de la Toussaint qui est un week-end au cours duquel beaucoup de Français se retrouvent en famille, beaucoup de Français prennent leur voiture même pour faire un repas familial à proximité de chez eux.

Et donc nous l'avons prolongé jusqu'au 15 novembre. En revanche, nous ne reviendrons pas sur la fin de cette ristourne au carburant au 31 décembre. Est-ce que vous avez la garantie que la situation sera réglée complètement dans les stations au moment où cette aide va s'éteindre ?

Parce qu'on pourrait avoir un genre de coalition de problèmes pour les gens, c'est-à-dire on va vouloir aller faire l'essence et en même temps, il n'y en aura peut-être pas suffisamment. Un maître de l'essence de sa voiture, pardon, je suis de Bordeaux, je dis faire de l'essence. C'est bien pour ça que nous avons pris cette décision de repousser de 15 jours la fin de la ristourne.

D'abord parce que les gens n'ont pas pu, pour certains d'entre eux, prendre de l'essence, donc ils n'ont pas eu ce bénéfice. Et ensuite, pour éviter l'effet coagulation de différentes difficultés. Vous savez que la situation sur les carburants s'est fortement améliorée ces derniers jours.

Toujours en grève à Faisin et à Gonfauville-Lorcher, c'est ça ? Alors nous sommes toujours, je vais revenir sur ça, mais nous sommes très vigilants pour suivre la situation et venir en soutien des entreprises, des stations-services qui ne trouvent pas toujours le transporteur, des transporteurs qui ne sont pas toujours appelés par ceux qui livrent théoriquement le carburant, pour faire en sorte que les préfets sont sur le terrain pour faire ce travail des entreprises privées qui ne fonctionnent pas très bien encore en ce moment, mais on voit que ça rentre progressivement dans l'ordre. Donc on sera aussi en appui pour tout le week-end de la Toussaint.

Donc c'est-à-dire, pardonnez-moi, mais dérogation pour que ces transporteurs puissent travailler, par exemple ? On continue effectivement à faire en sorte que l'approvisionnement soit fluide et ça durera aussi longtemps qu'on aura des tensions d'approvisionnement. Et puis sur les mouvements sociaux, beaucoup de sites ont redémarré le travail.

Vous le savez, chez ESSO, tous les sites sont repartis, y compris les raffineries. Chez Total, une grande partie des sites est repartis également. Il en reste deux aujourd'hui en grève, Gonfreville d'une part et Faisin d'autre part.

Mais je peux vous dire, par exemple, que demain, je parle de demain, nous ajusterons évidemment nos actions au fur et à mesure et en fonction de ce qu'on a comme information du terrain. Mais demain matin, nous ne réquisitionnerons pas à Faisin. Et nous avons le sentiment qu'aujourd'hui, beaucoup de salariés pensent que la reprise du travail est possible.

Et je rappelle une chose, nous avons un accord majoritaire aujourd'hui, ce qui n'était pas le cas au début du mouvement, Total a signé un accord majoritaire avec la CFDT, avec la CFE-CGC. Et donc, c'est un accord qui s'applique et qui bénéficie à l'ensemble des salariés. La CGT est majoritaire dans les sites qui sont toujours bloqués, ce qui explique le blocage par rapport à ce que vous venez de dire.

Est-ce que ça signifie que nos importations couvrent les grèves de ce dépôt et de cette raffinerie ? En l'occurrence, aujourd'hui, notre problème n'est plus une question de stock de carburant, c'est une question de logistique. Et comme vous le savez, jusqu'ici, nous avons été amenés à réquisitionner, en tant que besoin, faisant pour faire en sorte que les trains partent, en direction notamment de Bourgogne-Franche-Comté, et pour la zone Auvergne-Rhône-Alpes.

Encore un mot au sujet du pétrole, parce que je vous ai entendu dire ça, je vous ai le vérifié, vous nous confirmez que la France importe toujours du pétrole russe ? Oui, tout à fait, je le redis, le pétrole russe...

Non raffiné. Il n'y a pas de sanctions aujourd'hui sur le pétrole russe avant le 5 décembre prochain. Donc les sanctions se mettent en place le 5 décembre prochain pour ce qu'on appelle la partie pétrole brut.

Et les produits raffinés, la sanction est en place deux mois plus tard, donc le 5 février. Alors, je veux vous rassurer ici, on importe beaucoup moins de pétrole russe. Par exemple, Total n'importe plus aucune goutte de pétrole russe depuis le printemps dernier.

Parce que c'est toujours un sujet de logistique et d'approvisionnement, c'est-à-dire que certains grands groupes qui distribuent du pétrole ou du carburant sont en fin de contrat, se sont organisés, leur fallait 6 mois pour s'organiser, pour arrêter ces importations de pétrole russe. C'est pour ça qu'on a donné un délai aux entreprises. Encore une fois, l'idée est que les sanctions soient violentes pour la Russie, pas qu'elles désorganisent la vie quotidienne des Français.

Pour résumer notre échange à l'instant, Madame la Ministre, pour les gens qui nous regardent, quand est-ce qu'ils vont pouvoir aller à la station service, tranquillement, comme avant ? Je crois que là, il y a eu quand même une sérieuse amélioration. Mais quand est-ce qu'on revient à la normale ?

Et dans les prochains jours, vous savez qu'il faut quelques jours encore pour remettre en route les raffineries. Et en fait, pour que les circuits habituels d'approvisionnement fonctionnent normalement et qu'une station service qui n'a plus de répondants de la part de son distributeur habituel n'ait pas à chercher un autre distributeur en catastrophe, parce que c'est ça qui se passe aujourd'hui concrètement sur le terrain. Il fait extrêmement doux en France aujourd'hui.

C'est plutôt une bonne nouvelle compte tenu du contexte pour l'hiver, si je vous ai bien écouté ces dernières semaines. Où en êtes-vous de vos prévisions sur nos capacités à nous chauffer, à nous éclairer cet hiver ? Alors aujourd'hui, nous sommes toujours sur le scénario que porte notre expert RTEE, Réseau de transport électrique, d'électricité.

RTEE nous indique que si l'hiver est normal, classique, nous ne devrions pas avoir à faire face à des difficultés, en particulier en matière d'approvisionnement. Si en revanche, on a un souci, soit dans la production d'électricité en France, c'est-à-dire un décalage par rapport à ce qu'aujourd'hui EDF prévoit comme remise en route de centrales, soit dans les interconnexions, c'est-à-dire les exportations, les importations dont nous bénéficions en matière d'électricité, soit parce que l'hiver est particulièrement froid, ou l'ensemble de ces facteurs, alors effectivement on peut avoir ponctuellement, je le redis, ces ponctuelles, des tensions. Est-ce que dans ces éléments, vous ne mettez pas les grèves ?

Je ne mets pas les grèves. Il y a des grèves dans le nucléaire en France. Est-ce que ça aura un impact sur ce que vous venez de dire ?

Alors soyons précis. Aujourd'hui, nous avons d'abord un accord majoritaire qui a été signé dans la branche énergie mardi dernier, dont d'ailleurs par la CGT. La CGT a eu dans cette branche une attitude très ouverte sur le dialogue social et a signé un accord.

Nous avons organisé des négociations dans un temps regror chez EDF et les organisations syndicales, la direction ont joué le jeu puisqu'ils ont un projet d'accord qui a été conclu vendredi. Ce projet d'accord est actuellement en train d'être soumis à la base. Donc il n'y aura pas de difficulté, vous me dites ?

Non, je vais jusqu'au bout de mon propos. Moi, je constate qu'aujourd'hui, le mouvement est pour le moment suspendu dans les centrales nucléaires. J'attends que l'accord se concrétise, mais en tout état de cause, ce que j'observe, c'est que les parties prenantes, les organisations syndicales d'un côté, la direction de l'autre, en responsabilité, se sont mis autour de la table pour trouver un bon accord et faire en sorte que les salariés soient satisfaits et que le travail puisse reprendre.

Ce serait un problème s'il y avait une grève ? Quelle durée ? Comme dans toute activité, si vous avez une grève longue, vous empêchez le bon fonctionnement de l'entreprise.

Donc c'est un peu tautologique. Oui, non, mais pardonnez-moi, mais la question de savoir si on a des stocks suffisants, si cette grève aura un impact immédiat sur notre production d'électricité cet hiver...

C'est pour ça que je vous réponds, effectivement. Alors, on ne fait pas de stock d'électricité. Bien sûr.

C'est pour ça que l'enjeu, en fait, de la reprise du travail chez EDF, c'est moins la production instantanée que toutes les activités de maintenance et de remise des centrales nucléaires sur le réseau. Et c'est là où on peut perdre quelques jours. Et c'est pour ça que c'est important qu'on puisse sortir très vite de cette situation et que le travail puisse reprendre de manière définitive, je dirais.

Comment est-ce qu'on se comporte ? Est-ce que vous avez déjà des éléments ? Est-ce que vous voyez les consommations d'électricité baisser, de gaz baisser un peu ?

Oui, tout à fait. On voit que le plan sobriété commence à porter ses fruits. Le plan sobriété, mais également, probablement, pour certains acteurs, le coût de l'électricité et du gaz.

En tout état de cause, depuis le 1er août, on constate une baisse de consommation du gaz naturel de 14%, un peu moins de 14% en réalité, dans notre pays. Et ça, c'est hors consommation de gaz dans les centrales électriques, puisque nous avons produit beaucoup d'électricité sur la base de gaz naturel. Mais si on retire cette consommation-là, on est en recul, en baisse de 14%, de 13%, 14% de consommation de gaz.

Et sur l'électricité, RTE nous a indiqué la semaine dernière qu'ils observent une baisse de consommation de 5% sur tout le mois de septembre. Après, ce qui est en jeu, c'est l'entrée dans l'hiver, parce que les grands pics de consommation, ils sont évidemment liés au chauffage quand il commence à faire froid. Et c'est là où on va voir comment les comportements des grandes entreprises, puisque les grandes entreprises ont des plans sobriété, comment les comportements des administrations, de l'État, comment le comportement des collectivités locales vont permettre de continuer à faire des économies d'énergie.

Je ne sais pas si vous avez lu l'interview de Nicolas Sarkozy au journée du dimanche ce matin. L'ancien président de la République se prononce pour l'exploitation du gaz de schiste avec un argument qui est de dire il faut trouver une technologie qui n'abîme pas les nappes phréatiques, qui ne les pollue pas, mais c'est l'avenir, c'est le futur et nous serions bêtes en gros de nous priver de cette potentielle source d'énergie. Alors je ne partage pas du tout son point de vue.

D'abord parce que le gaz, c'est une énergie fossile et elle contribue au réchauffement climatique. Et dans un moment où nous devons chaque année réduire nos émissions de gaz à effet de serre, où les experts nous disent aujourd'hui la planète est sur un scénario d'augmentation de la température de plus de 3 degrés. Plus de 3 degrés, c'est probablement, après 2050, près de 2 milliards d'humains qui seraient privés de leur endroit pour vivre parce qu'ils seraient devenus absolument invivables.

Donc c'est un impact majeur. Donc on ne peut pas balayer d'un revers de main cette situation et le fait que nous devons absolument nous battre pour lutter contre le réchauffement climatique, baisser les émissions de gaz à effet de serre et utiliser des énergies qui sont beaucoup moins émettrices de gaz à effet de serre. Et ces énergies, elles existent.

Et c'est pour ça que je porte un projet de loi non seulement d'accélération des énergies renouvelables, mais également un autre projet de loi sur l'accélération de l'installation de nouveaux réacteurs nucléaires. Ce sont des énergies bas carbone. C'est la clé pour lutter contre le réchauffement climatique.

Et donc il ne faut pas se distraire en allant refaire ce qui au fond a créé les dégâts que nous observons aujourd'hui du fait du climat, les inondations, les périodes de sécheresse, les périodes de canicule. Tout cela coûte en vie humaine, tout cela coûte économiquement, socialement. Et ce seront toujours les plus précaires qui seront les premiers touchés.

Donc non, ne commençons pas à partir sur les énergies fossiles. Il faut aujourd'hui innover, faire de la recherche et développement et mettre le paquet pour développer des énergies bas carbone. Et la meilleure énergie qu'on puisse avoir et qui est bas carbone, c'est d'économiser de l'énergie, c'est baisser un peu les lumières, c'est guisser un peu le chauffage.

Ça, ça compte aussi beaucoup. Un tout dernier mot sur la forme. C'est presque un clin d'œil, mais peut-être pas totalement, puisque vous, comme d'autres membres du gouvernement, vous êtes employés, vous avez mis un col roulé.

Vous avez même fait, on va le voir, des interviews un peu dans le noir. Est-ce qu'on n'est pas allé trop loin dans cette forme de surcommunication ? Vous ne pensez pas que les Français ont compris ?

Vous faites allusion à une interview qui a été menée par LCI où ce n'était pas chez moi, ce n'était pas à mon bureau. Et c'est LCI qui a défini le cadre de lumières. Donc ce n'était pas votre choix.

Donc vous voyez qu'il y a beaucoup de fantasmes derrière ça. Aujourd'hui, nous nous sommes au travail sur les choses sérieuses. Moi, j'ai porté un peu en sondriété.

Pardonnez-moi, mais c'est très sérieux, parce qu'on vous voit avec un col roulé, mais on n'a pas été la seule. C'est très sérieux. Ça fait partie du plan de communication du gouvernement.

Non, pas du tout. Je vous rassure, je porte des cols roulés depuis 4 ans que je suis ministre. Et c'est la première fois qu'on me signale que je porte un col roulé.

Et donc ça montre bien qu'il ne faut pas se tromper de combat. Le combat, c'est un combat collectif qui doit tous nous emmener pour faire en sorte de considérer que l'énergie est précieuse et de le considérer au regard de nos enfants, de le considérer aussi parce que c'est une question d'indépendance vis-à-vis de pays qui sont aujourd'hui nos agresseurs. Alors, soyons attentifs à ça.

C'est un vrai combat, ce n'est pas l'anecdote. Merci beaucoup. Merci Madame la Ministre d'avoir été mon invité sur le BFM TVSD.

Dans un instant, Pauline Simonnet vous accompagne. Je vous souhaite une très belle soirée, belle semaine et au revoir dimanche.