Loïc Kervran : Pour le centre-droit " je souhaiterais que l'on n'ait qu'un seul candidat " - Vidéo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:33OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir quitté l'Assemblée pour le Sénat ?
- 6:31FerméeRéponse directe
Que signifie "intravaillable" pour l'Assemblée nationale ?
- 7:09OuverteRéponse directe
Quelle sera votre priorité au Sénat sur les collectivités ?
- 7:33RelanceRéponse directe
Les lois sur la régulation des médecins sont-elles identiques à l'Assemblée et au Sénat ?
- 8:07OuverteRéponse directe
Le gouvernement demande 5 milliards d'effort aux collectivités. Allez-vous l'amoindrir ?
- 8:41OuverteRéponse directe
Y a-t-il un objectif politique dans votre venue au Sénat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:44Invité politiqueFait
« Je suis élu dans une commune de 250 habitants. »
- 7:41Invité politiqueFait
« Je suis plutôt sur l'aspect de la régulation et de la loi Garou, dont je suis d'ailleurs un des co-auteurs. »
- 8:52Invité politiqueFait
« C'est plutôt moi qui ai demandé à Edouard Philippe d'être candidat au Sénat. »
- 9:00Invité politiqueFait
« Nous sommes le seul groupe de l'ancienne majorité de 2017 à avoir réussi à faire élire des sénateurs. »
- 19:46Invité politiqueFait
« Les armées, le budget de la défense, la protection de notre pays, c'est le principal enjeu du fait d'avoir ou de ne pas avoir un budget. »
- 20:07Invité politiqueChiffre
« Le ministère des armées a une progression très importante prévue l'année prochaine de plusieurs milliards d'euros de ses dotations. »
- 23:16Invité politiqueFait
« Je ne crois pas que ce soit un risque à court ou moyen terme. »
- 25:13Invité politiqueFait
« C'est le défi de nos industriels et c'est aussi le défi de nos territoires. »
Temps de parole
- Loïc Kervran42 %
- Présentateur19 %
- Invité15 %
- Invité 211 %
- Invité 35 %
- ?3 %
- Invité 42 %
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Les
lycéens mobilisés depuis maintenant trois semaines sont rejoints aujourd'hui par les enseignants dont les syndicats ont appelé à rejoindre le mouvement. Des étudiants seront aussi de la partie pour porter des revendications sur les remplacements de professeurs absents, la réhabilitation des locaux ou encore sur les emplois du temps.
Mais
ce qui inquiète les autorités, c'est le risque de débordement et des drames comme celui qui s'est passé à Lens hier où un lycéen a perdu sa main, vraisemblablement à cause d'une grenade de désencerclement.
Il
y
a
une enquête maintenant qui est lancée, une enquête de l'IGPN, ça a été fait sans délai à la fois par le procureur de la République, par les autorités de police et je vous dis, le préfet m'en a parlé aussitôt. Maintenant ce que je souhaite c'est que quelles que soient les revendications, elles puissent se faire dans le calme.
Au
total, dix enquêtes de l'IGPN, la police des polices ont été ouvertes depuis le début du mouvement en déplacement dans les Yvelines. Le ministre de l'éducation nationale déplore les blessés du côté personnel enseignant et des lycéens et se projette sur l'objectif de reprise des cours après la mobilisation d'aujourd'hui. Il y
a
une journée de manifestation, c'est un acte de démocratie, j'allais dire sociale, classique et organisée, c'est une liberté qui se respecte et qui se protège.
Mais
à partir de mercredi, vous allez être amené à rouvrir
vos
établissements, enfin reprendre les cours précisément, parce que ce sont des cours suspendus,
ce
ne
sont
pas des fermetures, mais à reprendre les cours progressivement. Côté politique, des candidats s'emparent des revendications lycéennes et dénoncent les violences de part et d'autre. Il faut une doctrine de maintien de l'ordre qui permette aux jeunes de s'exprimer sans être arrêtés, tabassés.
Et
il faut,
oui,
il faut
s
'attaquer aux casseurs parce qu'en fait, bien souvent, ils ne viennent même pas des lycées
et
ils viennent juste pour en découdre
avec
tout ce qui peut représenter une forme d'autorité publique.
Le
gouvernement a promis deux premières réponses aux revendications lycéennes d'ici la fin du mois. Et le Premier ministre réunit demain les présidents de région qui ont la main sur les lycées pour parler de l'état des bâtiments, une des demandes des jeunes mobilisés.
Plus
de 140 000 inscrits pour voter à la primaire de la gauche.
Voilà, le chiffre a été officialisé hier soir par la commission d'organisation de la primaire du Parti Socialiste et de Place Publique. Ce week-end, ce sont donc 140 282 personnes qui sont appelées à voter à cette primaire. Le PS compte 37 017 sympathisants auxquels s'ajoutent 31 030 militants à jour de cotisation. La plateforme créée pour l'occasion compte 42 695 inscrits. Place Publique, 28 456 militants. Le vote, pour rappel, il commence vendredi à 8h, se termine samedi à 20h. Il
y avait des manifestations hier dans plusieurs villes de France pour demander aux parlementaires d'approuver la loi intégrale.
Oui, dans la capitale, on va voir quelques images. Ce sont environ 500 manifestants, en majorité des femmes qui se sont rassemblées en fin de journée Place Vendôme avant de se diriger vers l'Assemblée nationale. Parmi les slogans,
il
y avait « loi intégrale, budget intégral ». Écoutez Anne-Cécile Meyfer de la Fondation des Femmes, l'une des associations à l'origine de cette mobilisation.
C
'est une manière aussi de dire aux députés « on est là, vous avez une responsabilité immense, c'est le travail de 200 associations, c'est la colère de centaines de milliers de victimes que vous avez entre vos mains. Ne nous décevez pas, ne vous loupez pas, on n'aura pas dix fois l'occasion d'examiner cette loi intégrale, c'est maintenant qu'il faut mettre le paquet. Donc ne passez pas à côté de ce moment d'histoire, en quelque sorte.
» Allez Quentin, termine par une bonne nouvelle, c'est encore une victoire pour les Bleus de Zizou.
Voilà, Olyse, c'est juste exceptionnel ce qu'il a fait, c'est ce qu'a déclaré Zinedine Zidane hier soir en conférence de presse. Le sélectionneur de l'équipe de France, Zinedine Zidane, qui a salué la performance de Michael Olyse, auteur d'un doublé lors de la victoire face à la Belgique 4-1 hier soir en Ligue des Nations au Stade de France. Écoutez le sélectionneur de l'équipe de France.
Je
suis content, content parce que sur le plan comptable, de toute façon déjà sur les quatre matchs, on a dix points, c'est
assez
bien. Mais vraiment, au-delà des victoires que l'on a eues, des points que l'on a, c'est surtout la satisfaction d'avoir fait avec mes joueurs du bon travail. Et mon staff, tout mon staff,
je
crois qu'on a super bien travaillé et
c
'était très important de faire qu'un joueur de qualité,
on
a fait. Alors bien sûr qu'il y
a
des choses à améliorer, mais ça se fera petit à petit, doucement, doucement. On est content d'avoir ces dix points en tous les cas.
Voilà,
cette belle performance de Michael Olyse. Voilà, c'est à ça qu'on voit que vous êtes un grand amateur de France. Voilà, spécialiste du Parlement.
Voilà, en revanche, vous êtes
un
spécialiste du Parlement et on se retrouve dans quelques instants parce que vous allez nous révéler le visage définitif du nouveau Sénat. Ça y est, on sait à quoi va ressembler le Sénat avec les groupes qui sont définitifs. On va en parler tout de suite avec vous, les Kervans. Le Kervans, vous êtes sénateur, les indépendants, du cher, nouvellement élu, membre d'horizon, vous êtes un peu le monsieur ruralité d'Edouard Philippe. On va en parler, on va revenir sur cette bataille du centre qui se joue aussi ici au Sénat et qui s'est donc traduit hier dans la composition des groupes. D'abord, un mot sur vous, Loïc Kervans, pour nos téléspectateurs qui ne
vous
connaissent pas encore, vous venez d'être élu. Vous étiez député depuis 2017. Pourquoi vous avez voulu quitter l'Assemblée nationale pour le Sénat ?
J
'ai voulu quitter l'Assemblée à la fois pour des raisons un petit peu locales de mon département. Je voulais vraiment représenter dans cette élection sénatoriale les petites communes. Moi, je suis élu dans une commune de 250 habitants. Et je trouve que trop souvent, nos parlementaires, que ce soit à l'Assemblée, même parfois au Sénat, viennent plutôt des grandes villes ou des communes un peu plus importantes. Donc, j'ai vraiment à cœur de porter cette ruralité. On avait aussi un contexte particulier dans cette élection du cher, puisque tous les sénateurs sortant arrêtaient la même année.
Il se trouve que, voilà, je trouvais intéressant d'apporter mes 10 ans d'expérience parlementaire et puis un peu de connaissance du Sénat, parce que j'ai eu la chance de travailler avec le Sénat sur les questions de renseignement pendant plusieurs années. Et puis, bien sûr, aussi des questions plus nationales. L'État de l'Assemblée nationale, qui, depuis 2024, est devenu quasiment intravaillable. Et puis aussi, c'est vrai, vous l'avez dit, je porte beaucoup les sujets de ruralité, d'agriculture, de territoire, de collectivité. Et quelle meilleure chambre pour faire ça que le
Sénat ? – Vous dites,
intravaillable, ça veut dire qu'aujourd'hui, en tant que député, c'était plus possible de faire correctement son travail depuis la dissolution ?
–
C'est possible encore, mais c'est très difficile. Et d'ailleurs, on le voit même institutionnellement. On voit que plusieurs fois, l'Assemblée nationale s'est sabordée à adopter ce qu'on appelle des motions de rejet avant même de commencer à étudier un texte. Et sur un certain nombre de textes absolument vitaux pour le pays, à commencer par les projets de loi de finances l'année dernière, ou les lois agricoles, seul le Sénat a fait
l'étude
complète de tous les articles. Et donc, c'est un vrai renversement institutionnel. Mais c'est la réalité aujourd'hui, et peut-être d'ailleurs qu
'elle
va durer.
–
Vous le dites, vous êtes le monsieur ruralité des heures. Philippe, quelle va être votre priorité ici au Sénat sur le sujet chambre des collectivités
?
– Alors, moi, je voudrais continuer à travailler sur un sujet très important que j'ai porté à l'Assemblée nationale, qui est la question de la régulation de l'installation des médecins, parce que c'est le sujet numéro un dans nos territoires. Il y
a
une loi qui a été adoptée côté Assemblée. Il y en a une autre qui a été adoptée côté Sénat, et je voudrais vraiment qu'on puisse progresser là-dessus. –
Ce ne
sont
pas vraiment les mêmes.
– Ce ne sont pas les mêmes, tout à fait. – La loi Garou à
l'Assemblée était plus contraignante que la loi
qui l'a adoptée ici au Sénat. – Exactement. – Et moi,
je dois le dire, je suis plutôt sur l'aspect de la régulation et de la loi Garou, dont je suis d'ailleurs un des co-auteurs. Donc ça, c'est vraiment un sujet important. Et puis ensuite, beaucoup de sujets, bien sûr, autour des collectivités, de leurs moyens, des dotations, de tout un tas aussi de sujets autour, par exemple, du patrimoine, des églises qui grèvent complètement les budgets de nos petites collectivités. Voilà, c'est quelques-uns des thèmes que j'aimerais porter.
–
Économie que le gouvernement demande également en collectivité. Il leur demande un effort de plus de 5 milliards. Vous allez essayer de l'amoindrir ici au Sénat ? Vous dites, c'est normal que tout le monde contribue à l'effort étant donné l'état de notre dette et notre déficit ?
– Moi, je vais essayer de le faire porter de manière juste selon les capacités de nos collectivités. Et en préservant au maximum ce qu'on avait à peu près réussi à faire dans le budget précédent, nos plus petites collectivités. Vous avez compris, j'ai commencé par ça. Moi, je suis élu d'une petite commune rurale. C'est l'essentiel de nos communes françaises. Et c'est, elle, avant tout, que je veux protéger et avoir de la justice dans l'effort qui va être demandé aux collectivités.
– Est-ce qu'il y
a
aussi un objectif politique dans votre venue au Sénat ? Est
-ce
qu'Edouard Philippe vous a demandé de renforcer son ancrage local ?
–
C'est plutôt moi qui ai demandé à Edouard Philippe d'être candidat au Sénat. Mais j'observe que nous sommes le seul groupe de l'ancienne majorité de 2017 à avoir réussi à faire élire des sénateurs, ce qui montre qu'on a un vrai ancrage local. Et que c'est un bilan qui est plutôt positif, puisque les deux suppléants des deux députés sénateurs à horizon vont siéger à l'Assemblée. Donc ça fait deux parlementaires de plus pour horizon.
–
Même si ça a été un peu plus compliqué dans ce mercato, pour le groupe horizon dans cette semaine de tractation sénatoriale. Quentin, vous allez tout nous expliquer, parce que ça y est, on connaît la composition politique de chaque groupe du Sénat.
– Voilà, la date limite, elle était fixée, Oriane, hier à 16h. Les sénateurs avaient jusqu'à ce délai hier pour faire savoir au Sénat dans quel groupe ils souhaitaient siéger. Pas mal de suspense, on peut le dire, toute la journée d'hier. Quel groupe arriverait en deuxième place en nombre de sénateurs après les alertes au Sénat ? Qui irait siéger dans le groupe de Claude Maluret, proche de horizon ou plutôt chez les centristes ? D'Hervé Marseille, même chose à gauche, où certains sénateurs ont changé de groupe, avec des conséquences importantes sur l'organisation du Sénat.
Plus votre groupe est important, plus il dispose de moyens, de temps de parole et de postes de responsabilité dans les instances du Sénat.
– Et vous allez donc nous présenter, qu'entend le nouveau Sénat 2026
?
– Oui, si, la composition politique du Sénat depuis le renouvellement du 27 septembre 2026. Le premier groupe est donc toujours le groupe LR, avec 124 sénateurs, mais le groupe perd environ 10 sièges. Le deuxième groupe en importance est désormais le groupe centriste. Cela s'est joué d'un cheveu avec le groupe socialiste. Le groupe centriste d'Hervé Marseille, qui parvient à séduire plusieurs sénateurs venus des autres groupes de droite. –
Le
groupe socialiste passe, lui, de la deuxième à la troisième place, avec 62 sénateurs.
– Voilà, je vous le disais, ça s'est joué à un siège. Mais vous le voyez, tous les autres groupes sont le même ordre de grandeur. Communistes, RDSE, qui ont 18 sièges. Les RDSE, c'est ce groupe composé à majorité d'élus radicaux. Le groupe des sénateurs Renaissance, avec un grand nombre d'élus ultramarins composés de 16 sénateurs, c'est juste ici. Également, les écologistes, les sénateurs Horizon, les sénateurs RN-UDR sont 15. La formation d'un groupe d'extrême droite est donc à relativiser, c'est bien une première sous la Ve République qu'on a un groupe d'extrême droite, mais avec un effectif relativement modeste.
On mentionne également qu'il y a deux élus non inscrits, dont le sénateur LFI, Gabriel Amart, élu le 27 septembre, dans le Rhône.
Mais donc, le groupe Les Indépendants, Républiques et Territoires, c'est le groupe présidé par Claude Maluret, composé de nombreux sénateurs Horizon, auxquels vous appartenez, Noé Carvran. C'est un groupe qui a perdu en poids avec le dernier renouvellement et les dernières tractations.
Voilà, c'est à lire sur publicsénat.fr. Entre la rumeur de la formation d'un groupe Nouvelle Énergie, le parti du maire de Cannes, David Lissnard, les reproches adressés à Claude Maluret, et le Sénat a vécu la semaine dernière une folle semaine du mercato depuis le renouvellement du 27 septembre. Dans votre groupe, le sénateur Louis Vaugel a été critique de l'organisation du groupe. Plusieurs sénateurs ont quitté le groupe après une réunion houleuse la semaine dernière. Jean-Luc Brault, Cyril Pelleva, Pierre Médeviel, ils quittent ainsi le groupe de Claude Maluret pour rejoindre le groupe centriste.
Vous allez donc avoir ce groupe, Les Indépendants, Républiques et Territoires, présidé par Claude Maluret.
Qu
'est-ce qui s'est passé la semaine dernière ? Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu en coulisses ? Vous qui débarquez un peu dans ce groupe, il y
a
eu une réunion directement très houleuse.
Oui,
à laquelle les nouveaux sénateurs n'ont pas participé. Mais je pense que ce qu'a vécu le groupe des Indépendants a en fait été vécu par plusieurs groupes de la majorité sénatoriale. Effectivement, un candidat à la présidentielle a tenté de former un groupe. On voit aussi que le groupe...
David Lissnard. David Lissnard, tout à
fait. On voit aussi, et vous l'avez dit dans votre propos il y a quelques instants, que le groupe des Républicains recule, lui, d'une dizaine de sièges. Et donc, il faut rajouter aussi, mais je pense que ça ne
vaut
pas vraiment le coup de les commenter, mais ça existe en politique, on va dire, des ambitions et des circonstances très individuelles sur le positionnement d'un tel ou d'un tel. Après, moi, ce que j'observe, c'est plusieurs choses. D'abord, il
y
a cinq nouveaux sénateurs qui ont fait le choix de ce groupe des Indépendants, dont moi. Et je dois dire que moi, j'étais très heureux dans la campagne de pouvoir être soutenu par Claude Maluré parce que c'est peut-être le seul président de groupe au Sénat dont les Français connaissent le nom aujourd'hui. Et c'est vrai
que c'est... Il est connu pour
ses
discours à la tribune, à la fois contre Trump, contre les populistes. Mais aussi celui
sur l'avortement qui avait beaucoup marqué au moment du congrès de Versailles. Donc, c'est quelqu'un qui est très connu à l'extérieur et qui, je sais, va continuer aussi à peser à l'intérieur. Et puis, ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'il y a beaucoup de sénateurs Horizon qui ne sont pas dans ce groupe. Il y en a huit de mémoire qui siègent dans d'autres groupes, dont l'Union centriste. Et c'est un peu ce que je disais aussi il y a quelques instants. Finalement, pour Horizon, c'est un bon résultat à ces élections sénatoriales. On a de nouveaux élus. On a plus d'élus qu'avant. On garde nos députés. Et donc, ce sont de bons résultats électoraux pour Edouard Philippe.
On
voit, vous l'avez évoqué, il y
a
eu cette tentation pour certains sénateurs de lancer un groupe Nouvelle Énergie de David Lissnard, le maire de Cannes, le candidat à
l
'élection présidentielle. C'est une nouvelle tendance qui monte à droite, une concurrence nouvelle aussi.
–
Une concurrence ? Oui, forcément, puisque c
'est
l'élection présidentielle. Chacun essaye d'avancer ses pions. David Lissnard,
c
'est quelqu'un que j'apprécie. Je trouve que ses idées sont intéressantes et je trouve qu'il apporte quelque chose au débat public. Bon, là, il se trouve que ça n'a pas débouché. C'était normal, je pense, qu'il essaye de former un groupe. Et voilà, il n'a pas réussi.
– Mais est-ce que ça veut dire que les écuries présidentielles, finalement, elles ont une répercussion sur le Sénat et sur l'après-sénatorial ? C'est-à
-dire,
la bataille du centre, finalement, elle s'est transposée au Sénat ?
– Bien sûr. Je pense qu'une année d'élections présidentielles, toutes les élections, et là, c'était finalement la dernière élection, on aura peut-être quelques législatives partielles, mais je ne
suis
pas certain, mais je ne crois pas. Et donc, évidemment, cette élection présidentielle, elle va avoir un impact sur tout. Elle a eu un impact sur les sénatoriales, un impact sur la composition des groupes au Sénat, elle va avoir un impact sur les discussions budgétaires. On est déjà dans l'élection présidentielle aujourd'hui.
– Mais quand même, les tensions au sein du groupe Les Indépendants, ça n'affaiblit pas Édouard Philippe dans sa campagne présidentielle ? Lui qui a créé Horizon sur son ancrage local, sur un vivier d'élus locaux. Est-ce que là, on se dit, il n'arrive même pas à tenir son groupe au Sénat ?
– Je ne crois pas parce qu'en fait, le groupe des indépendants n'était pas le groupe Horizon, vous le savez. D'abord, tous les sénateurs Horizon ne siégeaient pas au groupe des indépendants et tous ceux qui siégeaient au groupe des indépendants n'étaient pas Horizon. Et dans ceux qui sont partis, je pense à notre collègue de l'Aveyron, par exemple, ce n'était pas du tout un membre d'Horizon. Donc, encore une fois, ce sont des explications multiples qui expliquent cette petite baisse du nombre de sénateurs. Mais les résultats électoraux pour Horizon au sénatorial…
–
Mais votre président
de groupe
appartient à Horizon
? –
Oui, bien sûr.
– C
'est un peu le groupe d'Edouard Philippe, même si effectivement, il n
'y a
pas que des Horizons.
–
Oui, bien sûr, bien sûr. On aimerait toujours être plus nombreux. Mais moi, je n'en fais pas de lecture politique pour Edouard Philippe et pour Horizon de ce qui s'est passé. On est sur des logiques très individuelles, d'une part. D'autre part, un mouvement qui a concerné l'ensemble des groupes de la majorité sénatoriale. Donc, il n
'y a
rien de très spécifique à Edouard Philippe dans ce qui s'est passé. –
Est-ce que quand même, ce n
'est
pas aussi révélateur d'un Edouard Philippe qui a du mal à s'imposer dans cette campagne ? Est-ce qu'il n
'y a
pas eu aussi des erreurs ? Faire une vidéo sur une réforme des retraites qui va être difficile, c'est le programme d'Edouard Philippe, le jour d'une mobilisation syndicale, c'était vraiment le meilleur calendrier
? –
Moi, je crois qu'il fallait le dire assez tôt. Je pense que ce n'est jamais complètement le bon moment.
On
pourrait dire qu'il y a tous les jours, tous les jours, il y a une actualité qui est grave, qui est importante. Aujourd'hui, on a une très forte journée d'action, de mobilisation. On a eu hier des mouvements extrêmement importants sur les taux d'emprunt de la France. Tous les jours, on a des choses. Eh bien, le rôle d'un candidat à la présidence de la République, c'est aussi de s'élever au-dessus de tout ça et de porter les sujets fondamentaux du pays malgré les remous du quotidien.
Et malgré le fait qu'il n'est toujours pas le seul candidat de la droite et du centre, comment vous allez trancher ? Gabriel Attal, lui, il continue à mettre sur la table l'idée de la primaire.
Oui, mais ce que j'entends de Gabriel Attal, c'est qu'il sait que ça ne sera pas lui, visiblement. Et il dit, voilà, je
ne suis pas...
Oui, mais il dit, voilà, je ne suis sans doute pas en capacité, donc il faut une primaire, etc. Moi, je souhaite ardemment que cette situation, elle se clarifie le plus vite possible parce que vous avez raison. Et comment ? Je pense que plus on reste dans cette situation, plus on reste dans cette situation, plus on risque de descendre collectivement dans les sondages. Et ce n'est pas bon, ça ne crée pas de dynamique. Et là, maintenant, les choses, elles sont claires. Ça fait des mois que chacun est en campagne. On voit bien que le rapport de force entre les candidats dans cet espace ne s'est pas inversé, n'a pas été modifié.
Et
donc...
Les
carré pas est non plus fondamentales entre les candidats.
Alors, ça dépend entre lesquels, mais pour certains candidats, on est quand même quasiment du simple au double entre Bruno Retailleau, par exemple, et Édouard Philippe.
Bruno Retailleau, il
faut
qu
'il
se retire ?
Moi, évidemment, c'est sa décision, mais moi, je souhaiterais, oui, je souhaiterais que dans cet espace-là, on n'est qu'un seul candidat. Je pense que c'est ce qu
'on
doit aux Français aussi. Moi, c'est ce que j'entends beaucoup. J'entends tous les jours, il y a trop de candidats. Vous n'êtes pas si différents. Il faut vous entendre, il faut travailler ensemble pour notre pays.
On va passer, parce que le temps file, malheureusement, Loïc Kervran, vous êtes le monsieur de
la
réalité d'Édouard Philippe, mais vous suivez aussi de près les questions de défense. Vous souhaitez siéger à la commission de la défense ?
Oui, je serai aujourd'hui, ça serait mon premier choix. Je sais que c'est une commission très demandée, je suis très conscient d'être parmi les derniers arrivés, mais je souhaiterais ardemment parce que c'est un sujet très important à la fois pour notre pays, mais aussi pour
mon département. Et
justement, on va en parler, on va aller à Bourges dans quelques secondes, mais d'abord une petite question parce que dans quelques semaines, le gros du travail parlementaire, ce sera la question du budget dans un contexte social mais aussi international. Évidemment compliqué, l'amnise des armées, Catherine Vautrin, qui alerte sur les conséquences d'une loi spéciale sur nos armées, si toutefois on n'a pas de budget, est-ce que vous,
vous
le redoutez ? Et est-ce que nos armées sont-elles suffisamment dotées matériellement, budgétairement face à la menace russe
?
Oui, clairement, les armées, le budget de la défense, la protection de notre pays, c'est le principal enjeu du fait d'avoir ou de ne pas avoir un budget. C'est ça qui va se jouer. La principale victime de l'absence de budget, ça va être le ministère des armées, si ça arrive. Et donc c'est pour ça qu'il faut éviter absolument ça. Pourquoi ? Parce que le ministère des armées a une progression très importante prévue l'année prochaine de plusieurs milliards d'euros de ses dotations de son budget. Or, dans une loi spéciale, c'est quoi ? On reconduit le budget de
l
'année précédente et donc il n'y aurait pas cette augmentation alors même qu'on sent bien que le monde se durcit très très fort, la menace, elle augmente puissamment et donc il faut absolument qu'on soit en capacité d'offrir au ministère des armées ce qu'on appelle une marche, cette augmentation supplémentaire qui est prévue là pour 2027.
Et vous le dites, c
'est
un vrai sujet dans votre département.
On
va aller à Bourges. Bonjour Thomas Migaud, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste au Béry Républicain, vous suivez particulièrement ces questions parce que l'industrie de l'armement, c'est un secteur très important pour le Cher.
Oui, bonjour. Oui, c'est un secteur très très important. Alors, vous savez peut-être
que
Bourges est capitale européenne de la culture en 2028, mais historiquement, c'est vrai que Bourges est avant tout la capitale de l'armement terrestre, un véritable bastion-clé de l'industrie de
la
défense française, une filière qui emploie à peu près 7000 personnes dans le département du Cher, c'est un tiers des effectifs régionaux dans le secteur et quelques-uns des grands poids lourds de l'armement. Alors,
c
'est une activité qui n
'a
pas toujours été, qui n
'a
pas connu toujours une activité aussi soutenue que celle-ci. On se souvient dans les années 90, on a été plutôt dans une
dynamique
de désemploi, mais depuis quelques années, depuis le début de la guerre en Ukraine, on voit qu'évidemment, il y a un regard d'activité très fort pour ces industries. Les tensions géopolitiques participent à cette dynamique qui tirent l'activité et des grands donneurs d'ordre.
On
connaît évidemment NBDA, KNDS chez nous et toute une filière de sous-traitants. Alors, NBDA, c'est les missiles, KNDS, c'est par exemple les canons César, très présents sur le front ukrainien. Ces deux grands donneurs d'ordre sont devenus les principaux recruteurs et employeurs privés du territoire Berichon. Ils investissent
des
centaines de millions d'euros sur le territoire. Une montée en charge très impressionnante chez MBDA, chez KNDS qui prévoit également une augmentation de ses capacités de production d'obus. Donc, c'est une filière qui est industrielle et qui est également militaire. On pense évidemment à la base d'AVOR, la base aérienne stratégique à vocation nucléaire. On pense également aux écoles militaires de Bourges, à la direction générale
technique
terrestre, à la direction générale de l'armement technique terrestre à Bourges également qui fait le lien armé industriel en matière d'essais. Donc, aujourd'hui, c'est une filière défense qui est clairement devenue le moteur économique de ce département. Et j'avais une petite question, une première question de l'OEQ avant peut-être. Est-ce que vous craignez que ce moteur économique aujourd'hui, cette hyperdépendance, soit également un risque à moyen ou plus long terme ? Parce qu'on sait qu'il
y
a quelques années quand même qui vont être importantes pour l'économie locale. Est-ce que cette hyperdépendance est un risque également pour le département du Cher ? Comme je l
'ai
dit, on a vu dans les années 90, ce n'était pas ce plein emploi.
Bonjour, bonjour, cher Thomas. Je ne crois pas que ce soit un risque à court ou moyen terme parce que malheureusement, on voit bien que les fondamentaux géopolitiques sont extrêmement préoccupants, vont le rester. Et puis, les capacités de l'armée française ont besoin de se régénérer. Il y en a quand même, si on se dit les choses, pour un petit moment. Mais c'est un risque à plus long terme effectivement puisque le Cher a bien connu ces périodes de déflation de l'industrie de la défense.
C'est
pour ça que moi, je souhaite continuer à m'investir sur ces sujets. D'autant que, on l'a vu encore récemment, MBDA a choisi de se développer aussi dans d'autres départements.
On
va ouvrir un site important à Artenay. Et pour dire les choses un peu simplement et trivialement, quand les choses vont se compliquer dans longtemps, ce ne sera peut-être plus moi, mais moi, je veux que ce soit Artenay qui ferme et pas les sites de Bourges. Et donc, c'est un enjeu qu'on doit préparer aussi.
Thomas, vous avez une autre question
? J
'avais une deuxième et dernière question sur le sujet de la défense. Donc, on parlait justement d'MEDEA, vous l'évoquiez tout à l'heure, MBDA qui entend construire une nouvelle usine dans le Loiret, pas très loin de Bourges, mais ce n
'est
pas à Bourges. Ce n
'est
pas tant des impossibilités de développement foncier, j'ai envie de dire, même s'ils arrivent à cette duration sur le plan industriel à Bourges. MBDA nous explique qu'ils veulent aller capter un nouveau bassin d'emploi estimant qu'à Bourges, ils étaient arrivés à un niveau de saturation et craignaient de ne pas avoir les ressources humaines
pour
pouvoir faire tourner cette future usine. Il y a quelques semaines, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé le lancement d'un plan national pour l'emploi dans l'industrie de la défense, 100 000 recrutements d'ici 2030. Est-ce que c'est cela justement le grand défi des industriels de la défense dans les années qui viennent, pouvoir recruter
pour
pouvoir suivre les cadences industrielles qui leur sont imposées ? Et est-ce que vous trouvez que ce plan national de l'emploi dans le secteur de l'armement est à la hauteur des enjeux
? Oui,
c'est le défi de nos industriels et c'est aussi le défi de nos territoires parce que ce qui se passe à Bourges avec cette décision de MBDA, c'est vraiment emblématique de la tension sur le secteur du recrutement dans la défense. Qu'est-ce qui se passe à Bourges ? MBDA, l'État lui demande d'augmenter ses cadences de production, d'augmenter ses capacités de production.
Donc ils construisent, ils investissent beaucoup à Bourges, ils recrutent beaucoup à Bourges, mais là ils sont arrivés à finalement un niveau où ils sont en train de scie la branche sur laquelle ils sont assis, c'est-à-dire qu'ils aspirent beaucoup d'employés de leur chaîne de sous-traitance au moment même où l'État leur demande justement de mieux maîtriser leur sous-traitance, Ce qui bloque toute la
chaîne de
production.
Exactement. Et donc d'où cette nécessité de se délocaliser et donc on voit bien que c'est un enjeu du coup à la fois local
et
national et le plan qui a été annoncé par le ministre Farandou va dans le bon sens parce qu'il permet justement de faire travailler les différents acteurs ensemble pour répondre à ce défi qui est un défi industriel majeur et qui va durer encore quelques années.
Merci Thomas Migaud, merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Bourges, la une du Béry républicain.
C
'est une autre question où la taxe foncière augmente-t-elle le plus ? À la une de votre journal.
Un
dernier mot sur cette question de menaces russes. Le chef du renseignement allemand accuse la Russie d'intensifier sa guerre de l'ombre. L'Allemagne est en danger de se retrouver entraînée dans un conflit violent avec la Russie. C'est une grande illusion que de croire que la confrontation avec la Russie cessera avec la fin de la guerre en Ukraine. Rien n'arrêtera Poutine
? Eh
bien, je crois que les investissements que l'on fait dans la défense sont susceptibles justement d'arrêter Poutine. Il faut savoir montrer les muscles, il faut être un adversaire inaccessible, dangereux, qui impressionne et qui fait peur pour arrêter Poutine. Et c'est tout l'enjeu aussi du budget.
Et évidemment qu'on suivra. Pour terminer, c'est la tradition dans cette émission, les carverains, on regarde trois unes de la presse régionale. On les regarde ensemble et vous allez en sélectionner une. D'abord la une de la dépêche qui, comme la quasi-totalité de nos quotidiens régionaux sur cette mobilisation des lycées, lycée vers un mardi de toutes les colères. L'acte 3 de la mobilisation prévue aujourd'hui réunira autour de la jeunesse en colère la plupart des organisations syndicales de l'éducation sur fond de ras-le-bol général, écrit le journal.
Le journal du sang, tout accuit l'été caniculaire qui n'a pas épargné les maraîchers qui ont perdu une grande partie de leur production et autre sujet à la une du populaire du sang de cette fois-ci, un tsunami nommé IA, vie quotidienne, études, travail, santé, l'intelligence artificielle déferle sur la pensée et les activités humaines. Sommes-nous prêts ? Demande le journal. De quelle une avez-vous envie de nous parler
?
Peut-être quand même de celle de nos jeunes, des lycées.
En
tout cas, je vois trois très grands défis pour le Sénat, l'agriculture,
l
'intelligence artificielle et les questions d'éducation. Mais celle sur le lycée, elle m'interpelle parce qu'aussi comme sénateur, elle doit nous interroger bien sûr sur les politiques éducatives, bien sûr sur le budget, mais aussi sur les compétences, les collectivités, le niveau de proximité. Moi, je me suis beaucoup engagé sur la question de l'école, de l'école rurale, de l'école de proximité. Et le lycée, c'est aussi un modèle parfois dans nos très grandes régions, éloigné. Je prends la région Auvergne-Rhône-Alpes, le vice-président en charge des lycées, il a 300 lycées à gérer. Et donc, je trouve que c'est une belle question aussi pour le jeune sénateur que je suis.
Merci, Louis Kervran. Merci pour cette première dans cette émission et à très vite.
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Loïc Kervran