Discours sur l’Europe.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:39Invité politiqueFait
« 7 ans après le discours de la Sorbonne je souhaitais venir ici dans ce même lieu pour renouer le fil de nos accomplissements et parler de notre avenir notre avenir européen mais par définition l'avenir de la France ils sont indissociables »
- 4:24Invité politiqueFait
« nous avons pu porter des projets de relance des soutiens à nos entreprises et les PME partout dans notre pays ont pu en avoir les fruits »
- 5:08Invité politiqueFait
« produire des vaccins en européen sécuriser les approvisionnements et les distribuer partout en Europe »
- 5:52Invité politiqueFait
« acheter en commun et réformer si vite notre marché de l'électricité »
- 8:01Invité politiqueFait
« l'Europe est le seul espace politique au monde qui a planifier ces transitions »
- 10:57Invité politiqueFait
« l'Europe se pense désormais comme un ensemble cohérent après l'agression russe en affirmant que l'Ukraine et la Moldavie font partie de notre famille européenne »
- 17:33Invité politiqueFait
« les États-Unis d'Amérique ont deux priorités les États-Unis d'Amérique d'abord et c'est légitime et la question chinoise ensuite »
- 19:43Invité politiqueChiffre
« le Produit Intérieur Brut par habitant a augmenté aux États-Unis de près de 60 % entre 93 et 2022 celui de l'Europe a progressé de moins de 30 % »
- 21:11Invité politiqueFait
« depuis 20 ans tous collectivement disait on intègre la Chine dans l'OMC et notre objectif c'est que fond la deè puissance commerciale économique suivs règles »
- 25:32Invité politiqueFait
« beaucoup de pays européens avaient accepté dès la fin de la deuxième guerre mondiale on l'avait souvent imposé de déléguer leur sécurité à d'autres »
- 29:51Invité politiqueFait
« la dissuasion nucléaire est en effet au cœur de la stratégie de défense française elle est donc par essence un élément incontournable de la défense du continent européen »
- 34:16Invité politiquePromesse
« il nous faut une préférence européenne dans l'achat de matériel militaire »
- 48:01Invité politiqueFait
« on veut produire plus de richesse pour améliorer notre niveau de vie et créer des emplois pour tous on veut garantir le pouvoir d'achat des Européens »
- 56:45Invité politiqueFait
« la politique industrielle est un jalon clé de notre prospérité par rapport à l'extérieur mais aussi d'un bon aménagement du territoire européen »
- 1:00:27Invité politiqueFait
« l'Europe aujourd'hui dans ces problèmes de compétitivité prix un problème de compétitivité prix sur le facteur travail par nos réformes »
- 1:01:10Invité politiqueFait
« les défis sont majeurs mais on en a besoin l'Europe aujourd'hui dans ces problèmes de compétitivité prix un problème de compétitivité prix sur le facteur travail »
- 1:01:10Invité politiqueFait
« l'Europe de l'atome en assumant que le projet euratome par ailleurs fait partie des ambitions fondatrices des traités de 1957 »
- 1:01:54Invité politiqueFait
« oui l'énergie décarbonée produite en Europe c'est la clé de la réconciliation climat souveraineté création d'emploi »
- 1:03:22Invité politiqueChiffre
« en France où l'Europe c'est près de 10 milliards d'euros de subvention à notre agriculture »
- 1:04:06Invité politiqueFait
« un très gros effort fait par le Premier ministre les ministres sur ce sujet pour bâtir une feuille de route qui déjà plus 3/4 appliqué qui est de simplification »
- 1:04:50Invité politiqueFait
« on a besoin de ne pas dépendre le jour où vous serez totalement dépendant sur la protéine végétale le jour où vous serez totalement dépendant sur une partie de votre alimentation en européen bon courage »
- 1:06:16Invité politiqueFait
« les accords de commerce modne et justes sont ceux où le respect de l'accord de Paris sur le climat est une clause essentielle »
- 1:06:58Invité politiqueFait
« nous sommes à cet égard là aussi trop naïf ou avec une culture trop faible on a un vrai levier nous sommes un marché de 450 millions de consommateurs »
- 1:09:08Invité politiquePromesse
« nous devons systématiser le recours à des instruments de concurrence loyale nous devons intégrer des clauses miroir dans nos accords commerciaux »
- 1:09:50Invité politiquePromesse
« il nous faut enfin renforcer nos instruments de sécurité économique c'est ce que j'avais évoqué au côté du Premier ministre »
- 1:11:18Invité politiquePromesse
« il nous faut réaffirmer l'objectif de 3 % du PIB européen consacré à la recherche »
- 1:12:02Invité politiquePromesse
« le programme Horizon Europe que nos chercheurs connaissent bien doit être renforcé en se concentrant sur les programmes les plus efficaces »
- 1:12:42Invité politiquePromesse
« il nous faut assumer d'aller jusque cette DARPA européenne dont nous ne sommes pas encore pleinement dotés »
- 1:14:11Invité politiqueFait
« la ressource la plus rare est le capital humain les talents »
- 1:14:55Invité politiqueChiffre
« il y a un consensus tout le monde dit c'est entre 650 et 1000 milliards par an de plus »
- 1:15:40Invité politiqueFait
« on ne peut pas avoir une politique monétaire dont le seul objectif est un objectif d'inflation »
- 1:16:23Invité politiquePromesse
« il nous faut à nouveau un choc d'investissement commun un grand plan d'investissement collectif »
- 1:17:06Invité politiquePromesse
« il nous faut réussir à double la capacité d'action financière de notre Europe au moins la doubler en budgétaire »
- 1:17:49Invité politiquePromesse
« taxer les transactions financières comme le le fait la France imposer les bénéfices des multinationales là où ils sont réellement réalisés »
- 1:18:32Invité politiqueFait
« chaque année notre Europe elle a deux défauts principalement je dirais même trois le premier c'est qu'elle fait beaucoup d'épargne »
- 1:19:16Invité politiqueChiffre
« chaque année notre épargne à hauteur d'environ 300 milliards d'euros par an va financer les Américains en tout cas le non européen »
- 1:20:43Invité politiqueFait
« je suis juste pour qu'on remette de la culture de risque dans la gestion de notre épargne »
- 1:21:27Invité politiqueFait
« ce que je dessine là c'est véritablement aussi un nouveau modèle de croissance de prospérité »
- 1:26:34Invité politiquePromesse
« je défends ici la conditionnalité budgétaire liée à l'état de droit dans le versement des fonds de l'Union »
- 1:27:17Invité politiqueFait
« nous avons aujourd'hui un retour sur notre sol par des chaînes de télévision par les réseaux sociaux par l'utilisation d'une forme de naïveté de nos règles »
- 1:28:43Invité politiquePromesse
« je pense que ces initiatives il nous faut les développer en européen elles sont essentielles pour donner plus de vigueur à un démos européen »
- 1:30:12Invité politiqueFait
« notre humanisme européen est évidemment aussi un humanisme de dignité justice nous aimons la liberté le savoir »
- 1:32:22Invité politiquePromesse
« nos capitales sont pas encore reliés comme il faut le passe InterRail est un succès il doit désormais s'adosser à une Europe des trains »
- 1:33:06Invité politiqueFait
« ce Pass Culture permet de formidables accès pour les plus jeunes et pour beaucoup de familles »
- 1:34:34Invité politiqueFait
« cet espace numérique que nous habitons et qui est au fond l'espace que nous habitons le plus dans notre temps de vie aujourd'hui »
- 1:35:19Invité politiqueFait
« la capacité à créer un ordre public démocratique numérique est une question de survie pour nous »
- 1:36:45Invité politiquePromesse
« il doit y avoir un contrôle parental sur l'accès à cet espace numérique parce que c'est un accès si on contrôle pas les contenus qui est le fruit de tous les risques »
- 1:37:29Invité politiqueChiffre
« voulez-vous que je vous dise combien chacune de ces plateformes de ces réseaux a de modérateurs en langue FR même pas une dizaine pour certains »
- 1:38:57Invité politiqueFait
« l'égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de ce projet humaniste elle est au cœur précisément de ce qui fait l'Europe »
- 1:39:42Invité politiquePromesse
« je propose de créer un programme européen des solidarités qui s'appuyant sur le fond social européen viendra accompagner les initiatives des États-membres contre toutes les précarités »
- 1:40:26Invité politiquePromesse
« protégeons accompagnons les Européens avec cette politique de justice et d'une garantie d'une Europe justement là aussi permettant d'exercer tout les droits »
- 1:41:09Invité politiqueFait
« avec le président Loula nous avons dans le G20 bâti cette alliance pour la taxation des très hauts revenus »
- 1:42:37Invité politiqueFait
« protéger nos forêts protéger notre biodiversité protéger nos mers et nos océans c'est juste mesurer nous humanistes européens que nous savons compter jusqu'à TR »
- 1:43:21Invité politiqueFait
« l'ambition de BI diversité l'ambition de protection de nos forêts de nos océans et tout ce que nous aurons à développer dans les politiques à mener pour notre Europe c'est une ambition qui est avant tout humaniste »
Temps de parole
- Emmanuel Macron100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
madame la présidente de l'Assemblée nationale mesdames et messieurs les ministres mesdames les premièr ministres Monsieur le Commissaire européen Mesdames et Messieurs les parlementaires mesdames et messieurs les députés européens Monsieur le Procureur général Monsieur le Chef d'état-major des armées Monsieur le Préfet de Région Madame la Maire Monsieur le Recteur Mesdames et Messieurs les ambassadrices et ambassadeurs mesdames et messieurs en qualités 7 ans après le discours de la Sorbonne je souhaitais venir ici dans ce même lieu pour renouer le fil de nos accomplissements et parler de notre avenir notre avenir européen mais par définition l'avenir de la France ils sont indissociables ici même en septembre 2017 je disais que notre Europe trop souvent ne voulait plus ne proposait plus par la ou par conformisme et l'esprit européen était livré à ceux qui l'attaquaient nous proposions alors de bâtir une Europe plus unie plus souveraine plus démocratique plus unie pour peser face aux autres puissances et aux transitions du du siècle plus souveraine pour ne pas se faire imposer par d'autres son destin ses valeurs ses modes de vie plus démocratique parce que l'Europe est cette terre où est née la démocratie libérale et où les peuples décident par eux-mêmes j'avais alors fixé un un horizon comme rendez-vous 7 ans nous y voilà alors nous n'avons pas tout réussi et il faut être lucide en particulier lorsqueque souhaitez rendre notre Europe plus démocratique il faut bien le constater les avancées ont été limité sur ce point parfois par frilosité de changer les traités de changer nos règles de notre organisation collective et même s'il y a eu quelques innovations en la matière conventions importantes et des réflexions menées nous ne sommes pas allés assez loin mais il y a eu des réussites en particulier en matière d'unité et de souveraineté ce qui n'était pas acquis l'Europe a traversé des crises elle aussi inédite dans cette période le brexit bien sûr une déflagration dont on a vu depuis les effets délétaires et ce qui fait j'ai pu le constater que aujourd'hui plus personne n'ose tellement proposer des sorties ni de l'Europe ni de l'euro la pandémie mondiale retour soudain de la mort dans nos vies la guerre en Ukraine retour du tragique dans le quotidien et risque existentiel sur notre continent mais malgré cela et dans un contexte qui a toujours été durant ces dernières années d'accélération des transitions environnementales et technologiques qui Batt en profondeur notre les cartes de notre manière de de vivre de produire notre Europe a décidé elle a avancé et ce concept qui pouvait sembler il y a 7 ans très français de souveraineté c'est progressivement imposé en européen et malgré cette conjonction inédite de crise rarement l'Europe n'aura autant avancé ce qui est le fruit de notre travail collectif et ce à travers quelques pas que je crois historique que nous avons accompli ces dernières années d'abord le choix de l'unité financière pour sortir de la pandémie jeux i le rappeler parce que rien n'était dit sur ce sujet évidemment avant que la pandémie n'arrive mais lorsque nous proposions nous Français une capacité d'endettement commun on disait là aussi belle idée française formidable enfin ça n'arrivera jamais et bien nous avons su d'abord bâtir un accord franco-allemand quelques semaines après le début de la pandémie puis nous l'avons en Europe imporé pour le lever 800 milliards d'euros ce pas franchi de l'endettement commun par lui-même a été ce que à l'époque le ministre des Finances schuls devenant ensuite chancelier appelé un moment hamiltonien à juste titre mais c'est un choix d'une Europe unie dont nous avons partout sur nos départements dans nos communes vu les conséquences directes grâce à ce que nous avons fait en européen nous avons pu porter des projets de relance des soutiens à nos entreprises et les PME partout dans notre pays ont pu en avoir les fruits second choix décisif ça a été le choix de l'unité stratégique sur des sujets qui jusque là étaient restés du seul ressort des nations la santé commissaire breton est là qui s'en souvient lui qui a piloté avec la présidente de la commission et sa collègue en charge de la santé une politique qui n'existait pas qui n'était pas prévu dans les textes produire des vaccins en européen sécuriser les approvisionnements et les distribuer partout en Europe nous l'avons fait et si la France a pu vacciner dès le début de l'année 2021 c'est parce qu'il y a eu ce réflexe européen et cette capacité à bâtir cette politique qui pourtant n'existait pas dans nos textes nous ne produisions pas le 10 vaccin sur notre sol nous Français ayons l'humilité de le reconnaître c'est par l'Europe et ce sursaut que nous avons su avancer la même manière sur l'énergie qui aurait cru que nous pourrions nous défaire de notre dépendance aux hydrocarbures russes acheter en commun et réformer si vite notre marché de l'électricité et la défense qui aurait parié sur l'unité européenne dès le premier jour de l'agression russe en Ukraine et sur un soutien militaire massif de l'Union européenne et nous l'avons fait le troisième pas décisif de ces dernières années c'est que nous avons commencé à jeter les bases d'une plus grande souveraineté technologique et industrielle aucune zone du monde que l'Europe n'aurait accepté autant que nous de dépendre des autres sur des produits vitaux des composantes essentiel dès 2018 nous avons lancé une initiative avec l'Allemagne pour soutenir notre de batterie étendu ensuite à l'hydrogène à l'électronique ou encore la santé nous avons aussi lancé avec l'Allemagne des grand projet le char du futur le système de combat aérien du futur et avec nos amis néerlandais sur les sous-marins là aussi des initiatives structurantes mais dès le moment de la pandémie et surtout dès les premières semaines après l'agression russe contre l'Ukraine nous avons batti lors du sommet de Versailles une vraie stratégie d'autonomie oui cette autonomie stratégique dont on a à ce moment-là parlé assumant ce concept en européen c'est ce choix de mettre fin à nos dépendances stratégiques dans des secteurs clés des semi-conducteurs aux matières premières critiques des textes européens ont été pris une politique a été assumée d'investissement de sécurisation de relocalisation ce qui était inédit dans notre histoire contemporaine et depuis 7 ans le l'Europe a commencé à sortir de cette naïveté si je puis dire technologique et industrielle comme elle a commencé aussi à corriger sa politique commerciale même si sur ce sur ce sujet j'y reviendrai nous ne sommes à mes yeux qu'à mi chemin le 4e pas décisif des dernières années c'est que nous avons fait le choix fondamental et je crois unique de penser préparer et planifier les grands défis de l'Europe on a beaucoup entendu critiquer en particulier le Green Deal qui a été pris pardon de cet anglicisme dans ce lieu mais l'Europe est le seul espace politique au monde qui a planifier ces transitions et en prenant des directives sur le numérique qui permettent de réguler à la fois le contenu et le marché et en prenant un texte qui permet de poser les jalons de notre transition énergétique et en quelque sorte de construire la cohérence de notre politique en européen par rapport à nos engagements internationaux nous avons construit un choix en transparence simplement maintenant il nous faut prévoir les flexibilités d'application dans chaque pays et surtout la politique d'investissement qui va avec mais nous avons posé une planification européenne de ces transitions là où partout dans le reste du monde des grandes puissances ont pris des engagements mais n'ont pas commencé à expliquer comment elles allaient les respecter et donc ce sont là des socles qu'il faut voir comme des jalons maintenant stablebl et je reviendrai tout à l'heure sur la manière de les articuler pour qu'ils puissent être compatible avec une politique de croissance de plein emploi et de développement industriel le 5è pas décisif de ces dernières années c'est que l'Europe a commencé à réaffirmer clairement l'existence de ces frontières l'Europe est une idée géreuse fondée sur la libre circulation des personnes et des biens parfois elle avait oublié d'assumer et de protéger ses frontières extérieures non les frontières comme forteresses étanches mais comme limite entre un dedans et un dehors il n'y a pas de souveraineté s'il n'y a pas de frontière et nous avons ce faisant malgré les divisions qui avaient bloqué depuis près de 10 ans nos avancées en la matière conçu en particulier durant la présidence française un premier accord sur l'asile et l'immigration qui vient d'être adopté et je remercie l'ensemble de tout ceux qui l'ont rendu possible mais qui pour la première fois permet d'améliorer la maîtrise de nos frontières en instaurant des procédures obligatoires d'enregistrement et de filtrage systématique à nos frontières extérieures pour identifier ceux qui sont éligibles à une protection internationale et ceux qui devront retourner dans leur pays d'origine et améliorer les coopérations au sein de notre Europe c'est un acquis essentiel des dernières années et puis le 6e avancée c'est que nous avons commencé à repenser notre géographie dans les limites de notre voisinage l'Europe se pense désormais comme un ensemble cohérent après l'agression russe en affirmant que l'Ukraine et la Moldavie font partie de notre famille européenne et ont vocation à rejoindre l'Union le moment venu comme les Balcans occidentaux je l'ai dit l'an dernier Bratislava il nous revient d'assurer leur ancrage européen de soutenir dès maintenant les réformes nécessaires pour préparer ce chemin qui n'existe que sis intègrent l'acquis communautaire et de réformer en parallèle notre union qui ne peut s'élargir que si elle se réforme en profondeur et se simplifie nous avons aussi pensé pour la première fois nos liens avec tous à l'échelle du continent avec la communauté politique européenne cette initiative que nous avons proposé en mai 2022 permet précisément d'aller au-delà du cadre à 27 et de penser notre Europe de nos amis britanniques à la Norvège en passant jusqu'aux Balcans occidentaux et à l'échelle du continent sur une maille qui est signifiante géographiquement de commencer à bâtir des coopérations concrètes depuis 2017 tout ça a été possible grâce à l'engagement et l'action de beaucoup qui sont aujourd'hui dans cette salle je veux saluer le travail des ministres successifs des administrations de l'ensemble des équipes qui ont en particulier permis succès de cette présidence française du premier semestre 2022 mais remercier aussi l'ensemble des collègues européens qui ont porté cette ambition nos parlementaires européens qui l'ont voté et le travail ardent de la commission durant ces dernières années c'est un travail collectif que je viens ici de manière très synthétique de retracer mais qui a fait que ce concept qui paraissait étrange de souveraineté s'est progressivement imposé et que oui l'Europe a été au rendez-vous de ces défis durant ces SEP dernières années nous l'avons fait aussi avec une méthode sans doute différente qui n'a pas été qu'une méthode bruxelloise si je puis utiliser cette formule j'ai souhaité me rendre dans toutes les capitales européennes durant premier mandat toutes sans exception et nous avons aussi bâti des liens particuliers resserrer nos liens avec l'Allemagne par le traité d'ex la chapelle avec l'Italie par le traité du kirinal avec l'Espagne par le traité de Barcelone et demain avec la Pologne là aussi par un nouveau traité déployer une politique entre ég réengager avec nos partenaires d'Europe centrale et orientale permettre aussi d'engager un dialogue Nouveau et des format d' vmar à celui du Med essayer d'avoir cette géographie si je puis dire multiple qui crée des des sympathies des affinités particulières au sein de cette Europe mais de proche en proche lui permet d'avancer et donc oui nous avons ces dernières années beaucoup fait alors sans cette action sans ces progrès de la souveraineté de l'unité européenne sans doute aurions-nous été dépassé par l'histoire et d'ailleurs si nous avions réagi comme nous l'avions fait au moment de la crise financière la situation serait dramatique la crise financière nous l'avions abordé divisé et en étant peu souverain et c'est pour ça que nous avons mis oserais-je dire 4 à 5 ans à la régler quand elle l'a été en moins d'un an aux États-Unis d'Amérique d'où elle venait les crises que nous avons vécu nous y avons réagi vite de manière unie ce qui nous permet aujourd'hui de nous tenir ensemble et d'être là pour autant est-ce suffisant est-ce que je peux me présenter devant vous avec un discours de satisfait kit disant voilà nous avons tout bien fait formidable l'Europe est forte allons-y on continue la lucidité et l'honnêteté commande de reconnaître que la bataille n'est pas encore gagnée loin de là et qu'à l'horizon de la prochaine décennie parce que c'est cet horizon là qu'il nous faut saisir le risque est immense d'être fragilisé voire relégué parce que nous sommes dans un moment inédit de bouleversement du monde d'accélération de grandes transformation et mon message d'aujourd'hui est simple Paul V disait au sortir de la Première Guerre mondiale que nous savions désormais que nos civilisations étaient mortelle nous devons être lucide sur le fait que notre Europe aujourd'hui est mortelle elle peut mourir elle peut mourir et cela dépend uniquement de nos choix mais ces choix sont à faire maintenant parce que c'est aujourd'hui que se joue la question de la paix et de la guerre sur notre continent et notre capacité à assurer notre sécurité ou pas parce que les grandes transformations celle de la transition digitale celle de l' de l'intelligence artificielle comme celle de l'environnement et de la décarbonation se joue maintenant et la réallocation des facteurs de production se joue maintenant et la question de savoir si l'Europe sera une puissance d'innovation de recherche et de production se joue maintenant ou pas et parce que l'attaque contre les démocraties libérales contre nos valeurs contre eux je le dis dans ce lieu de savoir ce qui est le substrat même de la civilisation européenne une certaine relation avec la liberté la justice le savoir se joue maintenant ou pas oui nous sommes au moment de bascu et notre Europe est mortelle simplement cela dépend de nous et ceci se fait sur des constats très simples pour documenter la gravité de mon propos d'abord nous ne sommes pas armés face au risque qui est le nôtre malgré tout ce que nous avons fait que je viens de citer nous avons devant nous un enjeu crucial de rythme et de modèle nous avons engagé un réveil la France elle-même a doublé son budget de défense n sommes en train de le faire avec cette deième noi de programmation militaire mais à l'échelle du continent ce réveil est encore trop lent trop faible face au réarmement généralisé du monde et à son accélération la tension cino-américaine a conduit à une montée des dépenses d'armement de l'innovation technologique de l'accroissement des capacités militaires nous avons maintenant des puissances désinhibées régionales qui sont en train de monter aussi leurs capacités la Russie l'Iran pour n'en citer que deux et l'Europe est dans une situation d'encerclement poussée par nombre de ces puissances à ses frontières et parfois en son sein et donc oui nous sommes aujourd'hui encore trop lents pas assez ambitieux face à la réalité de ce mouvement et dans un contexte il faut faut bien le regarder queles que soient les échéances à venir les États-Unis d'Amérique ont deux priorités les États-Unis d'Amérique d'abord et c'est légitime et la question chinoise ensuite et la question européenne n'est pas une priorité géopolitique pour les années les décennies qui viennent quelle que soit la force de notre alliance et la chance d'avoir aujourd'hui une administration très engagée sur le conflit ukrainien et donc oui cette ère où l'Europe acheté son énergie et ses engrais à la Russie faisait produire en Chine déléguer sa sécurité aux États-Unis d'Amérique et révolu et donc nous avons commencé des changements profond mais nous ne sommes pas à l'échelle parce que les règles du jeu ont changé et parce que le fait même que la guerre soit revenue sur le sol européen mais qu'elle soit menée par une puissance dotée de l'arme nucléaire change tout parce que le fait même que l'Iran soit au seuil de se doter de l'arme nucléaire change tout premier changement des règles le deuxième c'est que sur le plan économique notre modèle tel qu'il est conçu aujourd'hui n'est plus soutenable parce que nous voulons légitimement tout avoir mais ça ne tient plus ensemble nous voulons évidemment le social et nous avons le modèle social et de solidarité le plus généreux du monde c'est une force nous voulons le climat avec l'énergie décarbonée je le disais mais nous sommes le seul espace géographique qui a pris les règles pour y arriver les autres ne vont pas au même rythme et nous voulons un commerce qui nous profite mais avec plusieurs autres qui commencent à changer les règles du jeu qui sursubventionne de la Chine aux États-Unis d'Amérique on ne peut pas durablement avoir les normes environnemental et social les plus exigeantes moins investir que nos compétiteurs avoir une politique commerciale plus naïf que et penser qu'on continuera à créer des emplois ça ne tient plus et donc le risque c'est que l'Europe connaisse le décrochage et cela nous connaiss nous commençons déjà à le voir malgré tous nos efforts le Produit Intérieur Brut par habitant a augmenté aux États-Unis de près de 60 % entre 93 et 2022 celui de l'Europe a progressé de moins de 30 % et ceci avant même que les États-Unis d'Amérique ne décide de l'inflation reduction Act et donc d'une politique massive d'attraction de nos industries de subvention de toutes les industries et de technologie verte donc nous avons aujourd'hui un défi c'est d'aller beaucoup plus vite et de revoir notre modèle de croissance parce que là aussi les règles du jeu ont changé elles ont changé de manière simple les deux premières puissances internationales ont décidé de ne plus respecter les règles du commerce je le dis dans des termes très simples mais c'est ça la réalité depuis l'lation reduction Act là où depuis 20 ans tous collectivement disait on intègre la Chine dans l'OMC et notre objectif c'est que fond la deè puissance commerciale économique suivs règles c'est comme si la première économie du monde avait soudain décidé qu'elle allit faire comme elle c'est ce qui s passé et donc nous ne pouvons plus tenir nos objectifs le risque c'est évidemment notre appauvrissement et l'appauvrissement est dramatique pour un continent comme le nôtre qui en plus a le modèle social le plus exigeant et qui ponctionne le plus sur la richesse qu'il produit et puis le trème constat qui fonde ce l'importance du moment que nous vivons c'est la bataille culturelle celle des imaginaires des récits des valeurs qui est de plus en plus délicate nous avons longtemps pensé notre modèle irrésistible e qui se diffuse les droits de l'homme qui progressent le soft power européen qui triomphe alors la démocratie continue d'être attractif pour beaucoup dans le monde mais regardons les choses lucidement notre démocratie libérale est de plus en plus critiquée avec des faux arguments avec une forme d'inversion des valeurs parce qu'on laisse faire parce que nous sommes vulnérables mais partout sur notre Europe dans notre Europe nos valeurs notre culture sont menacées menacé parce que on vient en contester les fondamentaux en pensant qu'en quelque sorte des approches autoritaires seraient plus efficace ou attractive menacé aussi parce que nos rêves nos récits sont de moins en moins européens et que partout les contenus auquels sont exposés nos enfants nos adolescents sont de plus en plus américains ou asiatiques appartenant au surgissement numérique qui occupent nos vies et sur lesquels je reviendrai tout à l'heure et donc oui notre Europe est en train d'être de plus en plus contesté dans sa capacité à être attractive sur son modèle politique avec à mes yeux beaucoup de mauvaises raisons et de faux arguments elle est surtout beaucoup moins puissante dans sa capacité à produire des grands récits et des grands récits qui font rêver la planète consomme de plus en plus des récits produits ailleurs ce qui nous permet pas de construire l'avenir et ce sont ces trois constats ce constat géopolitique et de sécurité ce constat économique ce constat au fond culturel et intellectuel qui me conduisent à dire aujourd'hui qu'au fond la question de notre souveraineté dans son contenu même est aujourd'hui encore plus importante qu'hier mais qu'est-ce que c'est être souverain dans cette bascule du monde qu'est-ce que c'estêtre souverain quand je vous dis l'Europe peut mourir c'est que nous devons répondre à ces trois défis du temps à cette accélération de l'histoire à sa dramatisation et donc la solution est dans notre capacité parce que les règles du jeu ont changé sur chacun de ces points et bien de prendre des décisions stratégiques massives d'assumer des changements de paradigme des changements de paradigme et au fond d'y répondre par la puissance par la prospérité et par l'humanisme et c'est sur ces trois points aujourd'hui que je voudrais revenir et je pense que c'est par la puissance la prospérité et l'humanisme qu'on donne un contenu en quelque sorte à cette souveraineté européenne et qu'on permet et qu'on permettra à l'Europe oui d'être un continent qui ne disparaît pas un projet politique qui se tient dans ce monde et à cette époque où il est menacé plus que jamais la puissance d'abord l'Europe puissance c'est simple c'est une Europe qui se fait respecter et qui assure sa sécurité c'est une Europe qui assume d'avoir des frontières et qui les protège c'est une Europe qui voit les risques auxquels elle est exposée et qui s'y prépare pour ça il nous faut en quelque sorte sortir d'une forme d'état de minorité stratégique pourquoi parce que implicitement nous étions en quelque sorte conçus comme cela beaucoup de pays européens avaient accepté dès la fin de la deuxième guerre mondiale on l'avait souvent imposé de déléguer leur sécurité à d'autres parce que nous ne voulions pas les voir se réarmer trop vite et comme je le disais tout à l'heure tout ce qui est stratégique dans notre monde nous l'avions un peu délégué notre énergie à la Russie notre sécurité pour plusieurs de nos partenaires pas la France mais plusieurs aux États-Unis et des perspectives aussi critiques à la Chine nous devons les reprendre c'est ça l'autonomie stratégique et d'abord en changeant d'échelle sur la défense le principal danger pour la sécurité européenne est évidemment aujourd'hui la guerre en Ukraine la condition sinéquanon de notre sécurité c'est que la Russie ne gagne pas la guerre d'agression qu'elle mène contre l'Ukraine c'est indispensable c'est pourquoi nous avons eu raison dès le début de sanctionner la Russie d'aider les ukrainiens et de continuer à le faire d'avoir la chance d'avoir les Américains à nos côté pour cela et sans cesse de relever notre aide et d'accompagner simplement j'assume totalement le choix en la matière le 26 février dernier à Paris d'avoir réintroduit une ambigué stratégique pourquoi nous sommes face à une puissance qui est désinhibée qui a attaquer un pays d'Europe mais qui n'est plus dans une opération spéciale et qui ne veut plus nous dire quelle est sa limite pourquoi chaque matin devrions nous dire nous quelles sont toutes nos limites stratégiquement si nous disons que l'Ukraine est la condition de notre sécurité que ce joue en Ukraine davantage que la souveraineté l'intégrité territoriale de ce pays déjà clé mais la sécurité des Européens avons-nous des limites non et donc nous devons être crédiible dissuader être présent et continuer l'effort mais cette guerre engageant une puissance dotée de l'arme nucléaire et qui utilise celle-ci dans sa rhtorique n'est sans doute que le premier visage des tensions géopolitiques avec lesquelles l'Europe doit apprendre à vivre et c'est pourquoi nous sommes en train de vivre un changement très profond en terme de sécurité les événements les plus récents ont démontré l'importance des défense antimissile des capacités de frappe dans la profondeur qui sont indispensables au signalement stratégiqu et la gestion de l'escalade face à des adversaires désinhibés c'est pourquoi ce qu'il nous faut faire émerger et c'est cela le paradigme nouveau en matière de défense c'est une défense crédible du continent européen alors évidemment le pilier européen au sein de l'OTAN que nous sommes en train de bâtir dont nous nous avons convaincu tous nos partenaires du bien fondé ces dernières années est essentiel mais il nous faut donner un contenu à ce qui'est cette défense crédible de l'Europe qui est la condition même pour rebattir un cadre de sécurité commun l'Europe doit savoir défendre ce qui lui est cher avec ses alliés à chaque fois qu'ils sont prêts à le faire à nos côtés et seul si c'est nécessaire est-ce que pour cela il nous faut un bouclier antimissile peut-être est-ce en augmentant nos capacités de défense et lesqueles sans doute est-ce suffisant face au missiles russes il nous faut travailler sur ce point mais quand nous avons un voisin devenu agressif qui qui n'explique plus ses limites mais qui dispose de capacités balistiques sur lesquelles il a beaucoup innové ces dernières années dont les portées et la technologie s'est transformé qui dispose de armes nucléaire et en a monté les capacités on voit bien qu'il nous faut bâtir ce concept stratégique d'une défense européenne crédible pour nous-mêmees c'est pourquoi dans les prochains mois j'inviterai tous partenaires à bâtir cette initiative européenne de défense qui doit d'abord être un concept stratégique dont nous déduirons ensuite des capacités pertinentes antimissile tire dans la profondeur comme toutes les capacités é utile la France y jouera tout son rôle nous qui avons un modèle d'armée complète dont l'objectif est d'être l'armée la plus efficace du continent et qui sommes aussi dotés de l'arme nucléaire et donc de la capacité de dissuasion qui va avec la dissuasion nucléaire est en effet au cœur de la stratégie de défense française elle est donc par essence un élément incontournable de la défense du continent européen c'est grâce à cette défense que nous pourrons bâtir les garanties de sécurité qu'attendent tous nos partenaires partout en Europe et qui aura vocation aussi à construire le cadre de sécurité commun garantie de sécurité pour chacun et c'est ce cadre de sécurité qui nous permettra le jour d'après aussi de construire les relations de voisinage avec la Russie au-delà de cela et de ce changement de paradigme essentiel profond pour notre Europe il s'agit de créer entre les armées européennes une véritable intimité stratégique cela passe par le lancement d'une deuxème étape de l'initiative européenne d'intervention celle-ci je l'avais proposé en 2017 elle a été un véritable succès 13 États-membres l'ont rejoint nous avons pu bâtir des coopérations pragmatiques opérationnelles nous l'avons fait au Sahel avec la tas force la task force takuba c'est ce qui aussi a été le cadre qui nous a permis de construire une opération européenne as spidè en mer Rouge inédite cette capacité à conduire des coalitions ensemble nécessite en effet une culture commune ce qui passe par l'élaboration de stratégie europenne de sécurité de défense régionale en Méditerranée en Afrique en Indo-Pacifique en Arctique pour unifier nos visions et mieux répartir nos forces entre européens mais aussi par la création d'une académie militaire européenne pour former les futurs cadres militaires et civils européens aux enjeux de sécurité et de défense il nous faut aussi nous presser dans la mise en œuvre de la boussole stratégique que nous avons conclu sous présidence française et tout particulièrement mettre en place une force de réaction rapide pour pouvoir déployer rapidement jusqu'à 5000 militaires dans des environnements hostile d'ici à 2025 en particulier pour venir en aide à nos ressortissants nous devons également pour ce faire investir les nouveaux espaces de conflictualité là où nous le voyons dans la guerre hybride que nous mène la Russie se joue déjà une part de la guerre d'aujourd'hui là où se protègent nos infrastructures qu'il s'agisse des transports des hôpitaux des réseaux électriques ou des télécommunications aussi je souhaite que nous développions une capacité européenne de cybersécurité et de cyberdéfense et alors même que nous sommes tous en train de commencer à bâtir ces capacités pour nos propres armées c'est une occasion inédite de tout de suite bâtir des coopérations européennes et d'agir en européen face à ces risques vous le voyez prendre nos responsabilités c'est décider pour nous-mêmees et piloter notre action européenne en matière de défense bâtir un nouveau paradigme plus d'intimité des et des initiatives concrètes ensemble alors pour cela nous avons déjà des cadres des partenariats inédits les Britanniques sont des alliés naturels profond et les traités qui nous liitent don celui de Lancaster House jettent des bases solides il faut les poursuivre les renforcer car le brexit n'a pas affecté cette relation peut-être même faut-il les élargir à d'autres partenaires et la communauté politique européenne est à coup sûr le bon lieu pour bâtir ce nouveau paradigme de sécurité cette intimité supplémentaire et construire ce cadre commun de sécurité et de défense enfin évidemment il n'y a pas de défense sans industrie de défense en la matière il s'agit de transformer l'urgence du soutien à l'Ukraine en effort de longue durée c'est ce qu'on appelle l'économie de guerre que nous poussons tant avec le ministre le chemin est long car nous avons il faut être lucide des décennies de sous-investissement dans nos propres productions et au fond les dividendes de la paix ont fait que les Européens ont insuffisamment produit investi ce qui a aussi créé une très forte dépendance à l'égard de l'industrie non européenne alors face à cela on doit produire plus vite on doit produire davantage et on on doit produire plus en européen et c'est fondamental là aussi c'est pourquoi j'assume le fait qu'il nous faut une préférence européenne dans l'achat de matériel militaire regardez la facilité européenne de paix que nous avons bâti pour les débuts de la guerre les tr/4 ont été utilisés pour acheter du matériel non européen alors il y avait un critère d'urgence on ne savait pas tout produire en européen mais il y avait aussi des réflexes solidement établis c'est toujours mieux d'acheter souvent américains parfois coréen mais comment voulons-nous construire notre souveraineté notre autonomie à terme si nous n'assumons pas aussi développer une industrie de défense européenne et donc oui il nous faut pour cela réussir à bâtir une préférence européenne réussir à bâtir des programmes industriels européens assumer un soutien accru de la Banque européenne d'investissement et assumer des financements supplémentaires y compris les plus innovants comme l'idée d'un emprunt européen qui a été proposé par la première ministre kayakas l'objectif d'une stratégie européenne industrielle de défense c'est bien de produire plus vite davantage en européen alors pour nous qui avons une industrie de défense forte c'est une occasion extraordinaire parce que nous pouvons aussi si nous savons nous organiser pousser nos standards ce que nous avons fait d'ailleurs ces dernières années avec le Rafale et de la Croatie à la Grèce qui pensait il y a 7 ans que le Rafal deviendrait une des solutions de la défense aérienne européenne c'est en train de le devenir mais c'est ce qui va aussi nous pousser à développer en européen des standards communs car l'un des problèmes que nous avons en européen c'est que nous restons trop divisés en matière d'industrie de défense notre fragmentation est une faiblesse nous l'avons vécu de manière cruelle et concrète pendant cette guerre ou parfois nous nous découvrions nous-même entre Européens que nos canons n'étaient pas du même calibre que nos missiles ne correspondaient pas de l'un à l'autre et que ça réduiser de fait notre capacité à agir ensemble sur un même théâtre d'opération donc oui cet effort va aussi passer par la standardisation le fait de construire des grands champions et donc de la consolidation européenne et l'organisation d'une vraie politique industrielle de défense c'est une nécessité il faut l'assumer vous l'avez compris il nous faut pas passer pas simplement une nouvelle étape mais bâtir véritablement un nouveau paradigme en matière de défense du concept stratégique à la plus grande intimité au nouveaux cadres commun jusqu'aux capacités nouvelles mais cette Europe puissance de défense s'appuie évidemment sur une diplomatie qui va avec la diplomatie chaque État membre la porte elle relève de nous mais nous pouvons la démultiplier et l'asseoir sur une plus grande cohér européenne c'est pourquoi je crois qu'il nous faut poursuivre dans les années qui viennent en complément de cette approche et de ce réveil de sécurité et de défense il nous faut continuer d'avoir des partenariats avec les pays-tiers oui c'est-à-dire bâtir une Europe en capacité de montrer qu'elle n'est jamais le vassal des États-Unis d'Amérique et qu'elle sait aussi parler à toutes les régions du monde aux émergents à l'Afrique à l'Amérique latine et pas simplement par des accords commerciaux mais avec des vraies stratégies de partenariat équilibré réciproque c'est ce que nous avons voulu bâtir du sommet Union européenne Afrique du premier semestre 2022 jusqu'à la stratégie indopacifique européenne montrer que nous sommes une puissance d'équilibre qui parle au reste du monde et qui refuse en quelque sorte la confrontation bipolaire dans laquelle trop de continents sont en train de s'installer avoir une stratégie arctique avoir une stratégie Indo-Pacifique avoir une stratégie latino-américaine et avec le continent africain c'est montrer que l'Europe n'est pas simplement un bout d'Occident mais bien un continent monde qui pense son universalité et les grands équilibres de la planète qui refuse la confrontation entre plaques et veut bâtir ces partenariats équilibrés c'est absolument essentiel et il nous faut poursuivre ce chemin qui nous permet sur les sujets d'éducation de santé de climat de lutte contre la pauvreté d'avoir une voix singulière comme nous l'avons fait avec le pacte pour les peuples et la planète et de montrer qu'il n'y a jamais chez nous de double standard et que nous avons bien là aussi notre autonomie et l'Europe puissance c'est aussi une Europe qui maîtrise ses frontières je le disais en parlant de l'adoption du pacte asile immigration qui a été une avancée majeure mais je le redis dans un moment où nous le savons tous cette question des frontières de l'immigration bouscule toutes nos sociétés notre pays de manière légitime c'est encore plus important pour la France parce que la France est un pays pardon de d'utiliser ce terme qui peut paraître technique mais de mouvement secondaire comme on dit c'estàdire que l'immigration n'arrive pas en France directement elle rentre sur le continent européen et en particulier dans l'espace Schengen par d'autres frontières et donc la France parfois plus que d'autres a besoin d'une politique européenne efficace et d'une bonne coopération parce que l'immigration commence aux frontières européennes et pas simplement frontières françaises nous sommes un pays où arrivent des femmes et des hommes qui fuitient la misère qui parfois sont aussi les victimes de de réseaux de trafiquants qui parfois recherchent l'asile légitime quand ils sont des combattants de la liberté mais qui arrive toujours qui par l'Espagne qui par l'Italie qui par les Balcans la Grèce sur le sol européen puis chemine jusqu'à notre pays et donc oui chez nous plus qu'ailleurs sans doute il nous faut une coopération européenne plus forte c'est pourquoi après ce pacte asineimmigration maintenant il va falloir le mettre en œuvre parce qu'il nous offre des instruments inédit nous n'avions pas l'enregistrement le suivi et des conditions de retour vers le pays de première entrée plus efficace c'est déjà une avancée inédite mais nous devons agir avec plus de fermeté en matière de retour et de réadmission pour toutes les femmes et les hommes qui arrivent sur notre sol et qui n'ont pas vocation à rester qui ne sont pas éligibles à l'asile ceci impose une vraie politique européenne et une vraie coordination ça passera par davantage de coopération avec les pays d'Origin et de transit des conditionnalités plus franches et une lutte sans relâche contre le modèle économique des passeurs et des trafiquants d'êtres humains c'est à 27 et en particulier au sein de Schengen que nous devons mener ces coopérations et bâtir ces politiques je ne veux pas d'une politique de naïveté et nous ne pouvons pas nous contenter de regarder l'inefficacité aujourd'hui de nos politiques de retour parce qu'elles sont trop divisées mais je ne crois pas non plus au modèle qu'on nous propose aujourd'hui qui consisterait à trouver des paystiers sur le continent africain ou ailleurs où il s'agirait d' d'aller acccompagner des gens venus illégalement sur notre sol qui ne viennent pas de ces mêmes pays nous sommes en train de créer une géopolitique du cynisme qui tra nos valeurs et qui construira de nouvelles dépendances et qui s'avèera totalement inefficace la clé c'est simplement de conditionner nos visas nos préférences commerciales avec les pays d'origine et de transit et de responsabiliser ces pays sur la politique migratoire si nous le faisons ensemble ce sera une approche efficace simplement aujourd'hui nous sommes par trop divisé le retour des migrants irréguliers dans le pays d'origine doit être un des axes clés sur notre politique de visa et nos préférences commerciales en matière de conditionnalité nous devons aussi nouer de nouveaux partenariats opérationnels pour lutter contre le trafic de migrants la traite des êtres humains pour mobiliser aussi Frontex qui atteindra bientôt 10000 gardes frontièr et gardecôte afin de soutenir les retours et aller plus loin dans la montée en charge de cette structure nous y croyons je l'ai toujours défendu je continue d'y croire même si parfois ceux qui l'ont servi se mett en douter pour protéger C citoyens vous le voyez bien l'Europe doit aussi lutter contre les menaces et les réseaux qui ignorent les frontières et les États et c'est là aussi un sujet de cohérence européenne au-delà de l'immigration le terrorisme la criminalité organisée le trafic de drogue la haine et la criminalité en ligne sont des sujets sur lesquels nous devons renforcer l'action européenne c'est pourquoi d'abord je veux que le Conseil Schengen devienne un véritable Conseil de sécurité intérieure de l'Union nos frontières sont un bien commun pour l'Euro bien commun que nous avons créé nous avons su bâtir une forme politique qui s'est décidé de manière intergouvernementale crédible le Conseil ecophin nos frontières sont un bien commun nous devons bâtir une structure politique qui permet de décider entre tous les pays qui la partage et de prendre sur les sujets d'immigration de lutte contre la criminalité organisée de terrorisme de lutte contre le trafic de drogue ou la cybercriminalité des décisions ensemble changeons la gouvernance pour la rendre beaucoup plus efficace nous devons aussi dans le cadre du système d'information Schengen aller beaucoup plus loin dans le partage d'information pour prévenir le départ des combattants terroristes les retours des zones de conflit prévenir la lutte prévenir la la radicalisation avoir aussi une vraie politique de retrait des contenus terroristes mais surtout de retrait des contenus haineux racistes et antisémite et c'est en européen que nous pourrons l'obtenir des plateformes qui aujourd'hui ne tiennent pas leurs engagements sur ce sujet ni en terme de modération ni en terme de retenu et c'est en européen dans le cadre d'un tel conseil que nous pouvons avoir une politique efficace contre la criminalité organisée et la drogue fléo véritable qui touche aujourd'hui en particulier les pays les plus exposés parce qu'ils ont des grands ports et des points d'entrée ou parfois aussi parce qu'ils pensaient pour certain que les politiques les plus libérales étaient celles qui préviendrai la criminalisation ce qui est tout le contraire nous avons besoin d'avoir une approche européenne là aussi sur ce sujet vous l'avez compris cette Europe de la puissance c'est celle tout à la fois de la défense et de la protection de nos frontières et c'est un changement de paradigme profond sur le fait que nous Européens si nous voulons résister à ce changement de règles à cette escalade de la violence à cette désinhibition des capacités sur notre continent et au-delà et bien nous devons nous adapter en terme de concept stratégique de moyens et nous devons retrouver la maîtrise de nos frontières pleinement entièrement et l'assumer le deuxème élément clé de la réponse c'est celui de la prospérité oui si nous voulons être souverain au moment de ces transformations profondes que j'évoqué nous avons besoin de bâtir un nouveau modèle de croissance et de production c'est indispensable parce qu'il n'y a pas de puissance sans assise économique solide sinon on décrète la puissance mais très rapidement elle est financée par d'autres il y a pas non plus de transition écologique sans modèle économique solide et il y a pas de modèle social qui est une force des Européens si on ne produit pas l'argent qu'on veut ensuite redistribuer et l'Europe a longtemps été le principal atout de notre croissance dans un modèle ordolbéral de concurrence et de libre échange et à une époque où au fond les règles étaient très différentes les matières premières ne semblaient pas limité il n'y avait pas de géopolitique de la matière première le changement climatique était ignoré le commerce était libre et tout le monde en respectait les règles c'était ça le monde dans lequel on vivait jusqu'à récemment et en quelques années tout a changé tout les matières premières sont limitées matériaux critique énergie et pour ce qui est des énergies fossilees nous ne les produisons pas sur notre sol nous sommes dépendants contrairement aux États-Unis d'Amérique beaucoup d'autres pour les matériaux critiques nous en avons besoin et la Chine a commencé à faire son commerce et en sécuriser beaucoup de capacités et pour le commerce comme je le disais les règles sont en train de changer de fait retour à l'état de nature pourtant on a des objectifs clairs on veut produire plus de richesse pour améliorer notre niveau de vie et créer des emplois pour tous on veut garantir le pouvoir d'achat des Européens c'est la préoccupation de tous nos compatriotes c'est très concret c'est l'objectif de notre politique européenne on veut décarboner nos économies et répondre au défis de la biodiversité et du climat on veut assurer notre souveraineté et donc maîtriser nos chaînes de production stratégiqu et on veut conserver une économie ouverte pour rester une grande puissance commerciale que nous sommes nos objectifs sont clairs mais nous n'y sommes pas et nous ne pouvons pas les tenir avec nos règles actuelles nous n'y sommes pas nous n'y sommes pas parce que nous sommes décalés par rapport à la recomposition du monde nous n'y sommes pas parce que nous réglementons trop nous investissons trop peu et nous sommes trop trop ouverts et ne défendons pas assez nos intérêts c'est ça la réalité donc il faut là aussi bâtir un nouveau paradigme de croissance et de prospérité si nous voulons tenir les C objectifs que je viens de rappeler parce que si nous faisons avec les règles de politique de concurrence de politique commerciale de politique monétaire et budgétaire qui sont les nottres aujourd'hui nous n'y arriverons pas et ça se fera avec un ajustement simple c'est que nous perdrons la production et pourquoi là aussi j'ai le sentiment d'urgence d'abord parce que je vois ce décalage des 30 dernières années entre l'Europe et les États-Unis mais parce que la réallocation des facteurs de production se joue maintenant parce que la question de savoir où seront les technologies vertes la question de savoir où seront les capacités d'intelligence artificielle et des calcul elle se joue dans les 5 10 ans qui viennent sans doute peut-être plus encore dans les 5 que les 10 ans qui viennent et donc c'est maintenant qu'on doit être au rendez-vous de l'Histoire et donc c'est maintenant qu'il nous faut stopper la surréglementation accroître l'investissement changer nos règles et mieux protéger nos intérêts voilà l'objectif voilà le nouveau modèle et au fond c'est ce Pact de prospérité qu' nous faut bâtir et il repose autour de quelques éléments très simples d'abord il faut produire plus et verre et la production décarbonée c'est une opportunité de réindustrialisation et de maintien de nos industries en Europe on l'a d'ailleurs vu ces dernières années de l'hydrogène au semi-conducteur aux batteries électriques la France a recréé de la capacité d' industrielle par la transition et donc il faut cesser d'opposer la décarbonation et la croissance si nous savons le faire et qu'elle passe par des nouveaux secteurs de l'investissement ça fonctionne et c'est c'est ça le modèle que nous prenons nous sommes en passe de devenir des champions des batteries l'objectif de 100 % de batterie de besoins de batterie en 2030 couvert par des batteries européennes nous l'atteindrons et nous rattraperons aussi notre retard dans les semionducteur avec l'objectif de doublement de la part de marché de l'Europe d'ici 2030 et comme je le disais les résultats en terme d'emploi de derc à Fos en terme de formation de territoire attractifs innovant de réduction de nos dépendances sont là et donc la réindustrialis la réindustrialisation verte c'est l'Europe qui l'a permet qu'il accompagne et c'est ce qui nous permettra de réavoir des capacités d'être aussi le premier continent zéro pollution plastique d'être un continent au cœur de la décarbonation et de l'électrification la deè c'est la simplification depuis que jacqu de a fait le marché intérieur il y a 30 ans nous l'approfondissons nous l'augmentons par toujours plus d'intégration et c'est une action de bon sens et marché unique c'est une action de simplification c'est passé de 27 systèmes de règles à 1 enricoat dans son rapport vient de nous proposer de continuer cette modernisation et ce travail au service de nos compatriotes et de nos entreprises je suis favorable à ce que en effet nous poursuivions le marché unique sur des secteurs qui avaient été jusque là ignorés par celui-ci l'énergie les télécommunication les services financiers c'est indispensable parce que c'est ce qui nous permet de réduire la fragmentation de nos règles sur ces grands secteurs et donc de réussir à dégager plus d'innovation de réduire les coûts de transaction d'avoir plus de capacité en effet d'innovation d'investissement et de mieux servir nos intérêts il nous faut aussi assumer l'évolution de politique de concurrence pour faire émerger les champions européens et assumer de soutenir massivement les entreprises dans nos secteurs stratégiques avec des nouveaux investissements à 27 j'y reviendrai dans un instant mais la simplification c'est donc plus de marché unique c'est lever les règles qui sont autant de frontières entre les 27 pour permettre d'avoir pour nos start-up tout de suite un marché domestique qui est le marché européen parce que sinon c'est un un vrai désavantage compétitif par rapport à une startup chinoise ou américaine nous avons cette force c'est notre marché intérieur c'est c'est 450 millions de consommateurs marché unique c'est un choix de simplification mais il nous faut en quelque sorte mettre aussi fin à l'Europe compliquée il faut bien le dire nous avons bâti des réglementations utiles qui donnent des jalons des repères des Caps mais nous avons aussi parfois été beaucoup trop dans le détail empêchant aussi acteurs économiques de se projeter dans le temps long et créant des désavantages compétitifs pour nos acteurs par rapport à leurs compétiteurs internationaux nous devons avoir le courage de l'allègement en premier lieu par une revue des seuils et des obligations pesant sur les TPE PME nous devons mieux associer nos entreprises nos citoyens nos territoires en amont prendre en compte leurs contraintes dès l'étape d'élaboration de la norme mais aussi dans leur mise en œuvre nous devons nous devons revenir au principe de proportionnalité c'est-à-dire plus ambition sur les grands enjeux plus d'accompagnement plus de confiance et moins de texte et au principe de subsidiarité qui permet d'avoir des ambitions des règles européennes pour ce qui en relève mais de laisser de la flexibilité nationale dans la mise en œuvre et c'est pourquoi aussi les prochaines années la prochaine mandature devra passer par plusieurs vagues de simplification de nos règlementation sans rien enlever de nos ambitions et de nos jalons sur les grands points que nous avons décidés mais en simplifiant la mise en œuvre et en permettant de mieux accompagner nos acteurs économiques la trisème condition de ce Pact de prospérité c'est d'accélérer sur la politique industrielle c'était un gros mot il y a encore 7 ans je vous le rappelle politique industrielle c'est vraiment pas l'objectif de l'Europe et au moment où beaucoup sont en train de revenir sur un concept d'ailleurs intéressant qui est le droit de rester c'est la politique industrielle qui répond c'est la de produire partout sur le sol européen là où en quelque sorte notre Europe qui part trop reposer sur un modèle de compétitivité compris intraeuropéenne et modèle de concurrence et bien a créé ses propres déséquilibre que la politique de cohésion n'avait pas suffisamment compensé et qui d'ailleurs a créé ensuite les déséquilibres démographiques que connaissent nombre de nos partenaires je crois très profondément que la politique industrielle est un jalon clé de notre prospérité par rapport à l'extérieur mais aussi d'un bon aménagement du territoire européen le made in Europe est un sujet de grande convergence franco-allemande le chancelier schols l'a appelé de ses vœux lors de son discours de Prague en août 2022 c'est au cœur de notre stratégie depuis 7 ans et c'est au cœur de cette stratégie de versaill que nous avons bâti en européen cette politique industrielle comme nous l'avons fait ces derniersres années en innovant j'ai retiré du chips Act en passant par tout ce qui a été fait sur les cleantech ou d'autres doit avoir des objectif de production sur le sol européen des actions de formation des investissements communs et consolider ce que nous avons déjà fait sur les secteurs stratégiques matières premières stratégiqu semi-conducteur numérique santé ou la politique européenne là aussi est une réponse aux besoins de nos compatriotes parce que c'est cette politique qui seulle va nous permettre de répondre aux pénuries de médicaments que nous vivons et aussi au sujet d'accès aux patients produits alimentaires j'y reviendrai en parlant d'agriculture dans un instant et donc vous le voyez oui nous devons continuer à consolider cette stratégie industrielle sur ces secteurs la méthode fonctionne nous devons l'étendre au secteur stratégique de demain sans attendre que des dépendances se créent décidons maintenant de faire de l'Europe un leader mondial d'ici 2030 dans C secteurs parmi les plus émergents et les plus stratégiques l'intelligence artificielle en investissant massivement sur les talents mais aussi les capacités de calcul on a 3 % des capacités de calcul mondial imaginez nous européen 3 % donc c'est un objectif de rattrapage mais il nous faut d'ici 2030 2035 passer à au moins 20 % si nous voulons être des acteurs crédibles l'informatique quantique espace où il nous faut consolider Arian 6 et je le dis au moment où on entend tant et tant de choses Arian 6 c'est la condition d'un accès européen à l'espace nécessité absolue mais il nous faut au-delà du new space aux missions spatiales embarqué avoir une Europe de l'ambition spatiale les biotechnologies évidemment et les nouvelles énergies hydrogène réacteur modulair et fusion nucléaire l'Union européenne doit se doter de stratégie de financement dédié sur au moins ces C secteurs pour cela on doit avoir les bons instruments faut définir faut investir sur secteurs agir ensemble mais il faut je disison les bons instruments alors on a commencé à avoir des instruments pertinents ce sont nos fameux projets ant d'intérêt européen commun les industriel les connaissent bien ils ont été très structurant quand on a décider dès 2018 avec l'Allemagne d'avancer simplement là aussi on doit se resynchroniser post inflation reduction Act et sur investissement chinois ça ne marche plus parce que c'est trop lent trop incertain et donc on doit inventer en quelque sorte les nouveaux pi c'est-à-dire qu'on doit donner de la visibilité à nos industriels réduire les délais au moins en les divisant par de mais avoir des mécanismes aussi simples que les mécanismes de crédit d'impôt en donnant de la visibilité sur 5 à 10 ans aux industriels en répondant dans des délais très rapides 3 à 6 mois et en réussissant sur justement les secteurs clés à accompagner mais on le voit bien dans les secteurs comme les médicaments critiques ou la chimie on perd aujourd'hui des capacités parce que nos instruments ne sont pas assez rapides efficaces visibles mais nous devons aussi assumer des règles différentes pour la politique industrielle et la politique de concurrence nous devons insérer dans notre traté la préférence européenne dans les secteurs stratégiques la défense et le spatial parce que de fait nos compétiteurs l'ont ils l'ont s'il n'y a pas une préférence européenne sur le spatial il n'y aura plus de spatial idem sur le nucléaire qui a vu le département de la Défense américaine ou de l'énergie américaine financer un acteur émergent européen j'ai vu beaucoup de start-up américaines qu'on dit uniquement le fruit de génie spontané d'entrepreneurs être massivement subventionné par une politique institutionnelle américaine faisons la même chose nous sommes en compétition préférence européenne dans les secteurs stratégique défense et espace et dérogation à la libre concurrence pour soutenir les secteurs clés en transition sur l'intelligence artificielle sur les technologies vertes c'est indispensable c'est la seule chose qui nous permettra de répondre la sursubvention chinoise et à la sursubvention américaine parmi les ur stratégique il y en a deux sur lesquels je veux dire quelques mots plus spécifiques c'est l'énergie et l'agriculture l'énergie parce que c'est sans doute celui sur lequel on a fait plus de réformes mais c'est là où on a besoin des transformations à venir les plus fondamentales nous devons assumer de construire l'Europe de l'atome en assumant que le projet euratome par ailleurs fait partie des ambitions fondatrices des traités de 1957 et les défis sont majeurs mais on en a besoin l'Europe aujourd'hui dans ces problèmes de compétitivité prix un problème de compétitivité prix sur le facteur travail par nos réformes on essaie d'y répondre mais compte tenu de notre modèle social on sait qu'on a des limites sur ce point mais on a une problème de compétitivité prix sur l'énergie parce qu'on a des dépendances et que aujourd'hui nous ne produisons pas des hydrocarbures fossiles plus vite nous ferons la transition plus vite nous retrouverons cette compétitivité et donc oui l'énergie décarbonée produite en Europe c'est la clé de la réconciliation climat souveraineté création d'emploi et donc il nous faut une stratégie combinée efficacité énergétique déploiement du renouvelable et déploiement du nucléaire c'est ce qui fera de l'Europe une véritable puissance électrique et c'est ça la clé et aujourd'hui nous avons commis des erreurs ces dernières années en commençant déjà à fragmenter le marché européen de l'hydrogène ou de l'électrique on doit absolument sur la neutralité technologique au fond il nous faut bâtir une Europe de la libre circulation des électrons décarbonés pardon de le dire comme ça mais c'est exactement ce qu'il faut faire qu'importe qu' soit produit avec du renouvelable ou du nucléaire on s'en fiche si sur le sol européen on sa produire des électrons décarbonés c'est une chance parce que ça évite l'électron carboné et ça évite celui qu'on importe et donc il nous faut la neutralité technologique il nous faut um de construire beaucoup plus de capacités en renouvelable et nucléaire il nous faut consolider cette alliance du nucléaire que nous avons bâti et qui qui rassemble une quinzaine d'État membres assumer cette Europe de l'atome et investir dans les interconnexions électriques en Europe c'est ça la clé pour que partout en Europe les industriels comme les particuliers puiss faire des contrats qui ont de la visibilité et qui sécurisent de la fourniture d'électricité qui sera à Bac coup qui sera produite sur le sol européen et qui sera décarboné l'autre élément sur lequel le secteur stratégique sur lequel je voulais revenir c'est l'agriculture nous en avons beaucoup parlé de manière un peu défensive contte tenu de la colère qui s'est exprimée mais la colère de nos agriculteurs n'a pas été une colère contre l'Europe et il le saventut combien en particulier en France où l'Europe c'est près de 10 milliards d'euros de subvention à notre agriculture où c'est le seul marché pertinent nous qui avons aussi une agriculture qui est une puissance exportatrice laette colère c'était une une colère contre la surréglementation la complexité les les normes aberérrantes la mauvaise application du droit européen et français et donc un très gros effort fait par le Premier ministre les ministres sur ce sujet pour bâtir une feuille de route qui déjà plus 3/4 appliqué qui est de simplification et qui est justement de d'accompagnement mais l'Europe est clé en matière agricole parce que là aussi c'est un sujet de politique industrielle et de souveraineté disait dès le la période covid qui serait assez fou pour déléguer son alimentation nous n'avons pas le droit de laisser s'installer des dépendance alimentaire nous en avions déjà on a commencé à les réparer en particulier sur les protéines animales qui était un un vieux choix géostratégique d'après-gerre où nous l'avions délégué en quelque sorte à à d'autres continents mais nous devons continuer absolument de consolider notre souveraineté alimentaire et il est insensé quand j'entends tellement de collègues que l'agriculture soit à chaque fois la variable d'ajustement des contrats commerciaux non non on a besoin de produire notre alimentation de continuer à importer exporter de le faire de manière ouverte mais on a besoin de ne pas dépendre le jour où vous serez totalement dépendant sur la protéine végétale le jour où vous serez totalement dépendant sur une partie de votre alimentation en européen bon courage alors on aura beau jeu d'avoir expliqué qu'on a recréé de la souveraineté sur les semi-onducteurs ou le reste vous imaginez on ira devant nos compatriotes en disant on a tout bien fait simplement on pensait que l'alimentation ça circulerait toujours librement il y a une géopolitique aussi de l'alimentation et donc l'agriculture c'est une question de souveraineté d'emploi de production on a besoin d'une pâack forte simplifiée qui diminue la complexité et la charge administrative mais on a besoin pour notre agriculture comme pour notre pêche d'accompagner les transitions de manière durable d'accompagner le changement des pratiques la sortie des phytosanitaires partout où il y a des solutions technologiques de renouveler nos flottes de pêche pour les décarboner comme on l'a fait encore récemment pour nos autres mèes mais on a très clairement besoin de défendre ce secteur et d'assumer une politique de meilleure information du consommateur d'accompagnement pour gérer justement l'impact climatique et environnemental mais aussi de protéger contre les pratiques déloyales nos producteurs et de les protéger avec une vraie mise en œuvre homogène au niveau européen c'est ce que nous réclamons à travers des autorités sanitaire et de contrôle européenne qui évite les pratiques déloyales entre Européens et une vraie force doinière européenne qui fait que les produits qu'on importe et qui parfois sont juste réétiquetés dans un port pour ensuite revenir sur le marché européen on s'assure qu'ils aient bien les mêmes règles de production que nous lorsque c'est imposé ça c'est la clé d'une politique industrielle ambitieuse ça conduit au 4è aspect de ce pacte de prospérité c'est la révision not politique de commerce c'est là s doute des changement de paradigme à mesux les plus fondament l'ouverture oui mais en défendant nos intérêts je dis ça peut pas marcher si on est les seuls au monde à respecter les règles du commerce av ét écrit 15 ans si les Chinois les américain respect plus en sursubventionnant les secteurs critiques on peut pasre les seul à le faire ça va pas marcher et d'ailleurs ça ne marche pas et nous sommes à cet égard là aussi trop naïf ou avec une culture trop faible on a un vrai levier nous sommes un marché de 450 millions de consommateurs c'est une force immense et donc on doit bien protéger notre santé en appliquant strictement nos standards sanitaires on doit protéger nos modèles notre modèle social en impliquant là aussi notre nos standards sociaux et on doit protéger nos ambitions climatiques en défendant nos standards environnementaux sinon nous allons inventer un continent qui surcontraint les producteur sur son sol et par sa politique commerciale lève les contraintes sur les produits qu'il importe c'est formidable on va devenir un marché de consommateurs où il n'y aura plus de producteurs conformes à nos objectifs et qui sera par les dépendances insicé obligé de consommer des produits qui ne respectent pas nos normes c'est ça la réalité donc si on veut être cohérent avec nos ambitions on a besoin de réajuster très profondément notre politique commerciale on a commencé à le faire le CTA qu'on a conclu avec les Canadiens par le travail qu'on a fait par justement ce qu'on a ajusté est un bon accord je le dis parce que il faut céder à aucune démagogie et je suis chagrin de ce que j'ai pu voir y compris dans le débat français ces dernières semaines faut pas qu'on tombe vers le rejet de tout accord commercial parce que là bon courage bienvenue la démagogie t ceux qui nous explique que le commerce est mauvais iront expliquer à tous nos agriculteurs qui sont gagnants avec le CTA face au Canada mais pourquoi on est gagnant sur le C parce que justement on a mis des clauses miroir parce que justement c'est un accord commercial de nouvelle génération qui permet à nos producteurs de fromage de lait d'exporter vers le Canada mais qui là où il y avait des normes différentes sur la viande à éviter l'importation justement de cette viande qui ne respectait pas les normes européennes mais nous ne sommes pas pour la fermeture la fermeture elle serait décroissante pour les industriels les agriculteurs les producteurs européens on est pour la concurrence loyale et donc une politique commerciale revue comme on l'a fait là aussi avec la Nouvelle-Zélande les accords de commerce modne et justes sont ceux où le respect de l'accord de Paris sur le climat est une clause essentielle qui inclut des clauses fortes sur les conditions de production de certains biens sensibles notamment agricoles ce qui est toute la différence en particulier avec le projet d'accord Mercosur d'ancienne génération tel qu'il a été jusqu'ici négocié nous devons systématiser le recours à des instruments de concurrence loyale nous devons intégrer des clauses miroir dans nos accords commerciaux nous devons lancer une grande stratégie de réciprocité pour imposer les mesures miroires dans les nouvelles normes européennes et passer en revue les normes existantes nous devons ce faisant aussi afficher l'empreinte carbone des produits pour qu'elle soit connue des consommateurs qui réaliseront alors que le made Europe est presque toujours meilleure pour la planète et soyons clair si un bien ne respecte pas les normes clés alors il ne doit pas pouvoir entrer sur le sol de l'Union comme si de rien n'était des règles claires un contrôle clair aussi avec des forces doinières commune c'est ça la politique commerciale qui est la seule crédible et qui là aussi est un en quelque sorte une juste protection de nos frontières et de nos producteurs pour ne pas céder sinon à la désindustrialisation la taxe carbone aux frontières est un outil qui ouvre la voie nous devons l'étendre le compléter l'améliorer pour qu'il ne puisse pas être contourné et qui touche les produits transformés et il nous faut enfin renforcer nos instruments de sécurité économique c'est ce que j'avais évoqué au côté du Premier ministre routeux àae c'est-à-dire la sécurité de nos emplois de nos entreprises de notre création mieux protéger notre propriété industrielle et intellectuelle mieux filtrer les investissements extraeuropéens dans les secteurs sensibles mieux nous protéger contre les attaques physiques par exemple contre nos câbles sousmins sous-marins et télécommunications ou aussi nos constellation européennees de satellite comme Galileo Copernicus ou demain iris la sécurité économique est aussi au cœur de cette stratégie commerciale le 5ème pilier de cette prospérité commune c'est la bataille pour l'innovation et la recherche en effet on doit avant tout avoir une obsession qui est celle de la productivité et pour ça il faut être une grande puissance d'innovation de recherche alors nous sommes pour beaucoup de nos pays je parle dans ce lieu de savoir d'ors et déjà une telle puissance mais il nous faut former encore plus de talent il nous faut surtout les garder dans nos laboratoires nos universités nos grands centres et en attirer d'autres et il faut bien le voir à cet égard les risques existent la concurrence américaine mais aussi asiatique est là pour cela il nous faut réaffirmer l'objectif de 3 % du PIB européen consacré à la recherche il est prioritaire nous avons réinvesti nous Français mais nous devons encore continuer l'effort sur le plan de financement public mais surtout du financement privé avec des recherche partenariale supplémentaire mais partout en Europe on doit maintenant consolider et montrer que c'est un élément clé de ce pacte de prospérité le programme Horizon Europe que nos chercheurs connaissent bien doit être renforcé en se concentrant sur les programmes les plus efficaces notamment le Conseil européen de la recherche changer de paradigme dans le domaine c'est aussi oser à nouveau des prises de risque Conseil européen de l'innovation a permis justement de franchir des nouveaux caps ces dernières années mais on doit aller beaucoup plus loin sur les innovations de rupture et il nous faut assumer d'aller jusque cette DARPA européenne dont nous ne sommes pas encore pleinement dotés mais qui avec les meilleures équipes scientifiques dans chaque discipline en assumant des prises de risque et donc des pertes de capital quand les projets ne fonctionnent pas parce que c'est la clé même des projets de recherche en rupture et bien d'assumer d'être un continent qui investit dans l'innovation de rupture et la recherche fondamentale la plus avancée c'est par ces découvertes en effet que les ordinateurs quantiques les matériaux de demain les puces électroniques les batteries basse consommation pourront repositionner l'Europe sur la carte géopolitique de la croissance et qui s'agisse de la sortie des produits phytosanitaires qui s'agissent justement de répondre à cet objectif d'une santé et donc du lien environnement santé humaine qu'il s'agisse d'apporter une vraie réponse avec un plan européen de recherche et d'investissement pour les traitements contre les cancers la maladie d'Alzheimer et les maladies neurodégénératives ou les maladies rares et orphelines l'Europe et le bonne échelle sur ces grands sujets de recherche de réinvestissement et de programmees commun il nous faut donc des objectifs clair et ambitieux et la clé c'est la formation et la capacité de garder et d'attirer nos talents j'ai beaucoup parlé de ressources rares de matériaux critiqu mais sans doute demain encore plus qu'aujourd'hui la ressource la plus rare est le capital humain les talents et c'est pourquoi cette politique de formation de recherche d'enseignement supérieur est absolument déterminante pour notre Europe elle doit s'accompagner évidemment aussi d'une politique de déploiement et de développement de nos start-up avec ce que nous avons commencé à lancer avec SK Europe du du capital pour justement être un continent d'innovation et la dernière condition de ce pacte de prospérité c'est précisément la capacité à investir pardon de le dire comme ça l'argent et oui nous avons aujourd'hui en Europe des règles du jeu qui ne sont plus adaptées parce que si on prend la défense et la sécurité l'intelligence artificielle la décarbonation de nos économies et les cleantetech nous avons un mur d'investissement alors tous les chiffres ont été articulés selon les rapports enfin je lis tous les rapports je regarde ce que Monsieur l'état monsieur dragi sont en train d'écrire ce que la Commission a pu écrire il y a un consensus tout le monde dit c'est entre 650 et 1000 milliards par an de plus c'est beaucoup et on peut pas différer cet investissement parce que on peut pas remettre à demain notre sécurité faud pas pleurer sur le lait répandu on peut pas remettre à demain ses investissements parce que c'est maintenant qu' se font et que les décisions d'investissement se font là ou pas donc c'est maintenant dans la décennie qui qu' a qu'il faut faire cette investissement massif et on est en retard par rapport aux États-Unis et à la Chine alors cet investissement massif il doit en quelque sorte là aussi passer par un changement de paradigme de nos règles collectives il y a une première chose qui me semble caduque on ne peut pas avoir une politique monétaire dont le seul objectif est un objectif d'inflation qui plus est dans un environnement économique où la décarbonation est un facteur d'augmentation des prix structurel nous devons lever le débat théorique et politique de savoir comment intégrer dans les objectifs de la Banque centrale européenne au moins un objectif de croissance voire un objectif de décarbonation en tout cas de climat pour nos économies c'est absolument indispensable la deuxième chose c'est qu'il nous faut évidemment accroître nos capacités d'investissement en commun on a besoin je le disais d'investir plusieurs centaines de de milliards d'euros par an en plus alors la réponse qu'on a eu en européen ces dernières années elle a été de donner des flexibilités nationales les aides d'État et c'est pas une réponse durable parce qu'elle fragmente le marché unique elle est contradictoire AC ce que je vous disais tout à l'heure il nous faut de la capacité commune et donc il nous faut à nouveau un choc d'investissement commun un grand plan d'investissement collectif budgétaire ce sont des subventions qu'il nous faut alors je ne veux pas ici préempter les choses et je veux qu'elle soit concertée avec tous nos partenaires est-ce que c'est une capacité d'emprunt commun est-ce que c'est utiliser des mécanismes qui existent aujourd'hui mécanisme européen de stabilité ou autre mais au fond il nous faut réussir à double la capacité d'action financière de notre Europe au moins la doubler en budgétaire et donc il nous faut voilà ce choc d'investissement public pour investir de l'argent public sur ces secteurs ce qui supposera de rouvrir la question si délicate des ressources propres de l'Union j'y suis favorable et je pense qu'on doit avoir des ressources propres supplémentaires sans jamais peser sur les citoyens européens taxes carbone aux frontières recette du système européen d'échange de Côa carbone taxer les transactions financières comme le le fait la France imposer les bénéfices des multinationales là où ils sont réellement réalisés et utiliser les ressources issues d'thas la taxe payée par les ressortissants extracommunautaires lorsqu'ils entrent sur le sol de l'Union il y a des tas de ressources propres qui ne touchent pas les ressortissants européens qui sont à utiliser pour ce budget et puis au-delà de la politique monétaire au-delà de notre politique budgétaire commune qui doit être beaucoup plus ambitieuse et forte par ce ce plan 1000 milliards supplémentaires il nous faut davantage mobiliser l'investissement privé et nos capacités de financement privé chaque année notre Europe elle a deux défauts principalement je dirais même trois le premier c'est qu'elle fait beaucoup d'épargne nous accumulons de l'épargne nous sommes un continent très riche on a des des acteurs très compétitifs mais parce que notre système de marché des capitaux n'est pas intégré cette épargne ne va pas dans les bons secteurs et les bons endroits premier défaut 2è défaut on va pas asseer sur le risque parce que nous avons une économie qui est très intermédiaie 75 % passe par les banques et les assurances et on leur a mis des règles qui leur permet pas d'aller sur les fonds propres et le risque trème défaut chaque année notre épargne à hauteur d'environ 300 milliards d'euros par an va financer les Américains en tout cas le non européen et surtout les Américains que ce soit d'ailleurs les bons du trésor ou le risque en capital c'est une aberration et donc il nous faut répondre à ces trois aberérations en ayant un vrai marché de l'épargne et de l'investissement c'est-à-dire réussir à créer les éléments de solidarité pour que ça fonctionne que nos faux d'investissement que l'ensemble de nos acteurs des marchés de capitaux fassent circuler les épargnes pour qu'elles soitent bien alloué dans notre économie alors on essaie d'avancer on a commencé je pense qu'il faut se donner 12 mois pas plus parce que ça fait trop d'années qu'on le promet et soit dans les 12 mois on arrive à bâtir un système avec supervision unique règles communes de faillite et des éléments de convergence de fiscalité pour bâtir un système assez comparable à ce qu'on a fait sur la supervision bancaire soit comme certains le proposent faut peut-être concevoir un système comme on l'a fait sur la concurrence qui permet d'avoir des systèmes d'évocation plus souples mais qui permet d'avoir l'Union et de créer en tout cas de la circulation je veux pas préempter la solution technique mais on a besoin de créer cette union indispensable pour pouvoir faire circuler le capital la deuxème il nous faut là aussi réviser l'application telle qu'elle est faite de ball et de solvency nous ne pouvons pas être le seul espace économique au monde qui l'applique les Américains qui étaient la source de la crise financière de 200820 ont fait le choix de ne pas l'appliquer à leurs acteurs je suis pas pour tout enlever je suis pas pour retrouver une culture de l'irresponsabilité financière je suis juste pour qu'on remette de la culture de risque dans la gestion de notre épargne s'il y a pas de culture de risque il peut pas y avoir investissement dans la recherche dans l'innovation dans les start-ups dans nos entreprises et puis je suis pour installer là aussi des produits des solutions européennes pour que notre épargne puisse aller vers le financement de notre économie un vrai marché unique une union de l'épargne et d'investissement un assouplissement des règles qui chassent le risque et des produits européens qui nous permettent d'éviter cette fuite vous l'avez compris ce que je dessine là c'est véritablement aussi un nouveau modèle de croissance de prospérité qui passe par la simplification assumer une politique de décarbonation industrielle massive un changement profond de notre politique industrielle concurrentielle et commerciale surtout une vraie politique de recherche d'innovation encore plus ambitieuse et cette ce changement de notre paradigme monétaire budgétaire et financier alors pour conclure pourquoi faire tout cela je disais au début que notre Europe pouvait mourir elle peut mourir si elle ne tient pas ses frontières ne sait pas répondre au risques extérieurs en terme de sécurité elle peut mourir si elle se met à dépendre des autres elle ne peut plus produire pour créer ses richesses et les redistribuer mais elle est dans un moment où elle peut mourir d'elle-même parce que nous retrouvons un temps que notre Europe a connu Peter stterd le décrit très bien dans les conférences qu'il est en train de faire au Collège de France avec ce pessimisme un peu ironique qu'on lui connaît en disant que nous retrouvons ces moments où l'Europe pense son déclin doute d'elle-même à nouveau notre Europe ne s'aime pas quand on voit tout ce qu'elle a fait ce qu'on lui doit c'est étrange mais c'est ainsi ce serait trop long ici de dire qu'il y a en fait dans notre Europe structurellement tout toujours ce doute sur elle-même nous sommes le continent la civilisation qui a sans doute inventé le doute et le questionnement sur soi la culture de l'aveu et je crois qu'il y reviendra lui-même dans ses conférences et nous sommes pris à des doutes aussi parce que notre démocratie est bousculée comme je le disais tout à l'heure dans ses règles parce que notre déclin démographique est une source d'inquiétude très profonde et donc le risque pour notre Europe ce serait en quelque sorte de s'habituer à cette dépréciation et c'est pourquoi ce que je veux aujourd'hui vous proposer en quelque sorte la promesse que je voudrais sceller c'est d'essayer quand même de défendre cet humanisme européen qui nous lit si on veut protéger nos frontières si on veut rester un continent fort qui produit et qui crée c'est quand même parce qu'on n pas comme les autres il faut jamais l'oublier nous ne sommes pas comme les autres Camu avait cette phrase magnifique dans cette lettre à un ami allemand notre Europe est une aventure commune que nous continuons à faire malgré vous dans le vent de l'intelligence c'est ça l'Europe c'est une aventure qu'on continue à faire malgré tous ceux qui doutent dans le vent de l'intelligence et qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire quêtre européen c'est pas simplement habiter une terre la Baltique à la Méditerranée ou de l'Atlantique à la mer Noire c'est défendre une idée de l'homme qui place l'individu libre rationnel et éclairé au-dessus de tout et c'est de se dire que de Paris à Varsovie et de Lisbonne à Odessa nous avons un rapport unique à la liberté et à la justice nous avons toujours fait le choix de mettre l'homme au sens générique au-dessus de tout et de la Renaissance aux Lumières jusqu'à la sortie des totalitarismes c'est ça qui a constitué l'Europe c'est le choix constamment réitéré et qui nous différencie des autres ça n'est pas un choix naïf qui consiste à déléguer nos vies à des grands acteurs industriels sous prétexte qui sont très forts pas conforme avec le choix européen et l'humanisme européen c'est un choix qui refuse de contrôler de déléguer nos vies à des puissances de contrôle étatique qui ne respecteraient pas la liberté de l'individu rationnel c'est une confiance dans l'individu libre doté de raison c'est une confiance dans le savoir la liberté la culture et c'est une tension constante entre une tradition et des des permanences et une modernité c'est un déséquilibre être européen et c'est cela qu'il nous faut défendre cet humanisme si fragile mais qui nous distingue des autres et je veux ici plaider que ça se joue maintenant nous devons le défendre parce que je le disais la démocratie libérale n'est pas un je le dis dans cette journée si importante et j'ai une pensée pour nos amis portugais 50 ans jour pour jour après la révolution des illés la liberté se conquière et partout sur notre conquinant elle s justement à force de combat construite y compris jusqu'au début de ce siècle n n'oublions jamais elle n'est pas un acquis elle interdit de rester paresseux et c'est pourquoi il nous faut continuer de défendre ce qui est constitutif de l'É de droit la séparation des pouvoirs le droit des oppositions et des minorités la justice indépendante la presse libre les universités autonomes et la liberté académique elle est reniée dans trop de pays d'Europe c'est pourquoi je défends ici la conditionnalité budgétaire liée à l'état de droit dans le versement des fonds de l'Union et nous devons encore la renforcer avec des procédure de constat et de sanction quand il y a des violations graves l'Europe n'est pas un guichet dans dans lequel on accepte en quelque sorte de choisir les principes c'est pourquoi aussi nous devons renforcer notre capacité à lutter contre les ingérences et la propagande en particulier en ces temps électorauuxx nos amis de CHC l'ont vécu nos amibge et l'ont dénoncé mais nous avons aujourd'hui un retour sur notre sol par des chaînes de télévision par les réseaux sociaux par l'utilisation d'une forme de naïveté de nos règles qui était fait pour des acteurs qui respectaient en quelque sorte la civilité démocratique mais il y a un retour de la propagande des fausses informations qui viennent bousculer nos démocraties libérales et prô un autre modèle nous devons sur ce sujet lutter contre celle-ci imposer la pleine transparence et surtout interdire ces contenus lorsqu'ils viennent déstabiliser des élections pour autant il y a toutes les raisons d'être optimiste quand on voit la Pologne qu'il y a encore quelques mois à alors que dokin nous disait que tout était joué a non seulement connu la plus grande participation de son histoire à un vote démocratique mais a rechoisi un parti tout à la fois patriote et défendant la démocratie libérale et donc il nous faut porter ce combat de la démocratie libérale de l'ouverture politique partout sur le sol européen et essayer au maximum de l'européaniser pas ici être plus long lors des conclusions de la conférence sur l'avenir de l'Europe j'ai défendu la participation citoyen les panels de citoyens l'initiative citoyenne européenne les référendum européens je pense que ces initiatives il nous faut les développer en européen elles sont essentielles pour donner plus de vigueur à un démos européen et permettre aussi ces listes transnationales qui sont simplement la possibilité d'avoir au moment des élections européennes un vrai débat démocratique européen regardez les élections que nous avons aujourd'hui ce sont tempant d'élection nationales c'est ça la parce que nous n'avons pas de liste à travers le sol européen cette idée pour l'instant n'a pas si je puis dire susciter l'unanimité pour rester pique de nos partenaires mais la clé c'est qu'on ne peut pas avoir un continent des instances qui décident de plus en plus avec une participation démocratique qui reste au niveau 1979 et il nous faut de l'audace aussi pour plus de démocratie européenne et s'acompagnera aussi de règles révisées là aussi il y a un accord franco-allemand très fort pour aller à la majorité qualifiée en matière de poli de politique étrangère et de fiscalité fait partie des réformes indispensables même si il faudrait aller beaucoup plus loin sur ce sujet mais je ne vous accablerai pas aujourd'hui surtout je le disais défendre cet humanisme européen c'est considérer qu'au-delà de nos institutions de cette démocratie libérale à laquelle nous ce nom que nous devons défendre et renforcer c'est la forge des citoyens par le savoir la culture la science qui se joue dans notre Europe être européen c'est penser qu'il n'y a rien de plus important en effet qu'être un individu libre doté de raison et qui connaît et au moment où on voit réapparaître le scepticisme le complotisme les doutes sur la science et l'autorité de la parole scientifique nous avons une responsabilité en européen pour la défendre l'enseigner défendre aussi une science libre et ouverte partagée ce combat nous le menerons à l'international mais nous devons aussi en renforcer les instruments il y a 7 ans je proposais les alliances d'université plus d'une cinquantaine ont été créé grâce aux président président d'université aux étudiants et aux professeurs et je veux vous en remercier elle permet de structurer la circulation des savoirs les échanges il nous faut passer à une deuxème étape consolider les financements mais renforcer leur intégration et que nous allions vers des diplômes européens pleinement conjoints l'excellence européenne réside aussi dans les savoir-faire c'est pourquoi il nous faut décupler l'Erasmus de l'apprentissage et de la formation professionnelle avec un objectif d'au moins 15 % des apprentis en mobilité européenne d'ici 2030 transmettre aussi par la création d'alliances de musées européens et des alliances de bibliothèques européennes pour faciliter les partenariats encourager la numérique améliorer la circulation l'accès aux œuvres et aux ouvrages en Europe transmettre justement cet esprit européen c'est aussi permettre de diffuser un imaginaire commun et je souhaite à ce titre que nous fassions d'artter la plateforme audiovisuelle européenne de référence la plateforme de tous les Européens qui puisse proposer encore plus qu'aujourd'hui des contenus de qualités distribués dans toutes les langues partout en Europe pour promouvoir la richesse de notre patrimoine culturel européen promouvoir l'apprentissage des langues européennes et défendre notre modèle de protection des droits d'auteur et de financement de la création artistique comme nous l'avons consolidé ces dernières années transmettre l'esprit européen aux jeunes générations c'est aussi leur donner l'occasion de faire l'expérience sensible de notre continent c'est-à-dire voyager etchanger alors au-delà de l'Erasmus et de l'Erasmus de l'apprentissage de manière très concrète comme l'a d'ailleurs très bien pointé Enrico Coletta dans son rapport c'est de pouvoir circuler en train partout en Europe nos capitales sont pas encore reliés comme il faut le passe InterRail est un succès il doit désormais s'adosser à une Europe des trains qui est autant un projet de connexion qu'un projet culturel c'est-à-dire c'est un projet de circulation des étudiants de la jeunesse des savoirs entre les capitales et je souhaite pour ma part qu'il s'appuie sur une européanisation du passculture qui n'est pas une invention française vous savez pourtant combien nous aimons être Chevin mais qui est une invent l'Italie de mattho Renzi que nous avons copié on a essayé de l'améliorer plusieurs autres nous ont suivi et c'est ça l'Europe c'est de s'inspirer des bons exemples mais maintenant on doit la généraliser parce que ce Pass Culture permet de formidables accès pour les plus jeunes et pour beaucoup de familles et donc vous le voyez nous avons assumer encore beaucoup d'ambition sur cette Europe du savoir de la culture de l'intelligence mais il nous faut aussi endre dans le moment que nous vivons parce que nous sommes là aujourd'hui dans cette université dans un lieu physique où nous pouvons échanger sous les hospices de grands esprits dans un temps et une civilité qui nous est familière mais nul ne saurait ignorer que nos vies aujourd'hui se passent dans un autre espace celle de nos enfants et de nos adolescents encore plus cet espace numérique et celui-ci nous européens nous n'en avons pas le contrôle dans cet espace là d'abord nous ne produisons pas assez de contenu c'est une partie de l'ambition que j'évoque là et que je défends mais nous n'en déterminons même plus les règles et c'est un changement profond anthropologique civilisationnel quand aujourd'hui des enfants passent des heures devant des écrans quand des adolescents ouvre à la culture à la vie intime à la vie affective par ces écrans et les contenus auquel peuvent être exposés quand le débat démocratique se structure dans cet espace là cet espace numérique que nous habitons et qui est au fond l'espace que nous habitons le plus dans notre temps de vie aujourd'hui est-ce que nous sommes sérieux nous Européens de le déléguer à d'autres non et à dessin je vous dis que c'est un combat culturel et civilisationnel parce que c'est là que se joue en vrai notre démocratie parce que c'est là que se forge notre opinion publique une démocratie où le vote est libre c'est formidable mais enfin si ce vote est influencé si les consciences sont déformé si les choix sont transformés par les orientations faites par les uns ou les autres quelle démocratie a-t-on et donc je vous le dis avec beaucoup de force c'est pas un sujet technique c'est pas un sujet de politique publique la capacité à créer un ordre public démocratique numérique est une question de survie pour nous c'est une question de survie pour justement défendre notre humanisme parce qu'aujourd'hui vous avez au fond deux modèles qui s'impose vous avez un modèle anglo-saxon qui de fait est celui qui choisit de déléguer cet espace de vie à des choix privé on va évoluer mais on fait confiance il y a ces grandes entreprises qui ont des réseaux sociaux des plate forme elles ont des algorithmes tout ça semble très compliqué mais nous consommateurs on aime bien ça semble efficace mais c'est un choix qui met le citoyen en situation d'infériorité par rapport au consommateur puis vous avez un autre choix celui du contrôle qui est dire face à ce désor cette anomie on contrôle reprise étatique celui de la Chine mais aussi de plusieurs puissances autoritaires qui sont en train d'aller vers ce modèle le modèle humaniste celui que l'Europe doit développer et il ne peut exister qu'en européen c'est un modèle qui crée un ordre démocratique c'est-à-dire transparent loyal où nous débattons des règles et nous les choisissons c'est pourquoi je veux défendre une Europe de la majorité numérique à 15 ans avant 15 ans il doit y avoir un contrôle parental sur l'accès à cet espace numérique parce que c'est un accès si on contrôle pas les contenus qui est le fruit de tous les risques des déformations d'esprit qui justifie toutes les haines nous devons comme on le fait pour nos enfants je dis avec beaucoup de bon sens est-ce que quelqu'un envoie son enfant dans la jungle à 5 ans 10 ans 12 ans personne je pense de sensé on le protège dans la famille on l'accompagne jusqu'aux portes de l'école puis du collège et on le remet à des gens de confiance qui vont l'éduquer on va ensuite organiser des activités quand on le peut pour qu'il puisse s'apprendre davantage et s'émanciper et aujourd'hui plusieurs heures par jour on ouvre la porte de la jungle et le même est la proie du cyberhcèlement le même peut être la la proie de contenu pornographique de la pédocriminalité c'est ça cet espace parce qu'il est pas régulé et parce qu'il n'est pas modéré non plus voulez-vous que je vous dise combien chacune de ces plateformes de ces réseaux a de modérateurs en langue FR même pas une dizaine pour certains donc nous devons reprendre le contrôle de la vie de nos enfants et de nos adolescents en européen et imposer la majorité numérique à 15 ans pas avant et imposer aux plateformes la modération la fermeture de certains sites et nous devons ensuite beaucoup plus ardemment reciviliser cet espace numérique là où nous interdisons les racistes les propos antisémites les discours de haine nous devons avec la même force les interdire dans l'espace numérique où la présomption d'anonymat conduit à la désinhibition de la haine c'est un combat civilisationnel et démocratique nous devons le mener en européen il est essentiel je le mets là au cœur de cette bataille que nous devons conduire et puis notre humanisme européen est évidemment aussi un humanisme de dignité justice nous aimons la liberté le savoir mais nous avons ce goût une estdit pour la justice l'égalité ce qui nous distingue des autres continents l'égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de ce projet avec l'Europe nous avons beaucoup accompli en matière d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents des aidents de la transparence des rémunération de la parité et cetera je souhaite aujourd'hui que nous allions au-delà en inscrivant comme nous l'avons fait dans notre Constitution le droit à l'interruption volontaire de grossesse dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne parce que l'égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de ce projet humaniste elle est au cœur précisément de ce qui fait l'Europe cette Europe est aussi construite sur une cohésion sociale c'est-à-dire une volonté de bâtir une cohésion de notre société fidèle à l'héritage de Jacques Delord de son Programme européen d'aide au plus démunis je propose de créer un programme européen des solidarités qui s'appuyant sur le fond social européen viendra accompagner les initiatives des États-membres contre toutes les précarités et permettra d'accompagner de manière sociale les transition que nous sommes en train de mettre en œuvre et donc l'Europe doit aussi se doter d'instruments nouveaux pour accompagner les personnes et les territoire dans cette transition sociale c'est indispensable protégeons accompagnons les Européens avec cette politique de justice et d'une garantie d'une Europe justement là aussi permettant d'exercer tout les droits la libre circulation l'accessibilité la lutte contre les discriminations et d'avancer et quand on parle de justice je ne mettrai pas ici le débat que je sens vivant sur la fiscalité des revenus parce que c'est un bon débat quand on voit l'accumulation des richesses dans la mondialisation que nous vivons mais ma conviction c'est que ça n'est pas un débat que nous de porter à l'échelle européenne c'est un débat que nous devons porter à l'échelle internationale comme nous l'avons fait sur la taxe minimale et comme la France a réussi à le porter c'est pourquoi avec le président Loula nous avons dans le G20 bâti cette alliance pour la taxation des très hauts revenus et que c'est dans le G20 à une échelle qui est celle OCDE é lgie que nous devons mener ce combat existentiel au fond cet humanisme européen cette certaine idée de l'Europe dont parlait George Steiner elle est faite de choses très sensibles cette idée de la liberté de l'État de droit cette volonté de préserver les savoirs la culture cette ce rapport à l'égalité que j'évoqué mais c'est en effet cette Europe des cafés de nos capitales qui sont autant de panamsest et c'est cette tension permanente que nous avons entre l'héritage à transmettre et la modernité qui bouscule et c'est pourquoi notre Europe est constamment prise dans cette tension mais elle a son mot à y dire elle a son mot à y dire en continuant de défendre notre culture sa transmission comme je l'évoqué en défendant la singularité justement de celle-ci de du dialogue entre ces universités ces lieux de convivialité ces cafés mais en étant aussi ce bout de terre qui décide de protéger ces paysages et je crois que l'ambition que nous devons avoir et que nous avons commencé d'avoir pour nos forêts nos mers et nos océans est à penser comme telle ça n'est pas une forme de lubide de moderniste désincarné qui voudrait mettre de l'écologie à tout voir parce que parfois j'entends la caricature non protéger nos forêts protéger notre biodiversité protéger nos mers et nos océans c'est juste mesurer nous humanistes européens que nous savons compter jusqu'à TR la génération d'avant celle d'après est la nôtre et que notre Europe est un trésor que nous avons reçu en héritage et que nous allons transmettre et que tout ce que je viens de dire ne peut pas se faire en supprimant des ressources naturelles qui ne sont pas remplaçables et c'est pourquoi l'ambition de BI diversité l'ambition de protection de nos forêts de nos océans et tout ce que nous aurons à développer dans les politiques à mener pour notre Europe c'est une ambition qui est avant tout humaniste je le dis aussi parce que je ne fais pas partie de ceux qui pensent que la nature a des droits supérieurs à l'homme et c'est un humanisme européen qui à mes yeux assume de protéger la nature parce qu'elle fait partie de nos équilibre et de ce qui nous a été transmis mais de le faire en humaniste pour nous et nos enfants mesdames et messieurs j'ai été trop long j'en ai conscience mais il y aurait encore tant de chos à dire et je sais très bien qu'à l'issue de ces propos d'cun me reprocheront de ne pas assez avoir parlé du continent africain notre voisinage de réforme des traités de la modernisation de ces derniers et de tout ce que je n'ai pas dit l'Europe est une conversation qui ne se termine pas et c'est un projet d'ailleurs qui n'a pas de borne d'un point de vue philosophique civilisationnel c'est vrai n'oublions jamais que le rapte d'Europe se fait sur des terres qu' prétend asiatiqu par un dieu grec il y a une forme d'ambigué et c'est pour ça que ça ne se termine pas ici même à la Sorbonne Ernest trenant se demandait ce qui était une nation et l'heure est venue pour l'Europe de se demander ce qu'elle compte devenir à mes yeux parler de l'Europe est toujours parlé de la France mais vous l'avez compris nous vivons un moment décisif notre Europe peut mourir je vous le disais et elle peut mourir pour une forme de rus de l'histoire c'est qu'elle a fait énormément de choses ces dernières décennies c'est qu'en quelque sorte les idées européennes ont gagné le combat gram chien c'est que tous les nationalismes à travers l'Europe n'osent plus dire qu'ils vont sortir de l'euro et de l'Europe mais ils ils nous ont tous habitué à un discours qui est le 8 mai qui dire j'empoche tout ce que l'Europe a fait mais je le ferai plus simple mais je le ferai en respectant pas les règles mais je le ferai au fond en bafouant ses fondements au fond il propose plus de sortir de l'immeuble ou de la battre il propose juste de ne plus avoir de règles de copropriété de ne plus investir de ne plus payer le loyer et disent ça va marcher et le risque c'est que tous les autres sont en train de devenir timides en disant les nationalistes les anti-européens sont très forts partout dans nos pays c'est normal il y a il y a de la crainte il y a de la colère dans les moments de choc que nous vivons précisément parce que nos compatriotes partout en Europe sentent que nous pouvons mourir ou disparaître la réponse n'est pas dans la timidité elle est dans l'audace la réponse n'est pas dans le constat de dire ils sont en train de monter partout et se dire on a le choix cette année les Britanniques vont choisir leur avenir les Américains vont choisir leur avenir le 9 juin les Européens aussi mais le choix c'est pas de faire comme on a toujours fait c'est pas juste d'ajuster c'est d'assumer de porter des paradigmes nouveaux alors je sais bien après Voltaire c'est difficile d'être optimiste c'est peut-être même pour certains une question de crédibilité je le suis mais c'est une forme d'optimisme de la volonté oui je crois que nous pouvons reprendre le contrôle de nos vies de notre destin par la puissance la prospérité et l'humanisme de notre Europe et au fond au moment où les temps sont incertains pour reprendre sans bien la citer ce que Ann Haren disait dans la condition de l'homme moderne la meilleure manière de connaître l'avenir quand les événements reviennent quand l'imprévu est là la meilleure manière de connaître l'avenir c'est de faire des promesses que l'on tient et bien ce que je vous propose c'est fort de notre lucidité de nous faire ces quelques grandes promesses pour l'Europe de la décennie à venir et de nous battre ardemment pour les tenir alors nous avons peut-être une chance de connaître l'avenir en tout cas nous nous serons battus pour choisir le nôtre vive l'Europe vive la république et vive la France mer merci à vous merci beaucoup
Emmanuel Macron