SMART TECH - 3 QUESTIONS À du mardi 27 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Comment agissent ces micro-algues ? Quel est le dispositif technologique et votre savoir-faire spécifique ?
- 1:05OuverteRéponse directe
Quelle est votre intervention technologique pour industrialiser ce processus et s'adresser aux industriels ?
- 2:08OuverteRéponse directe
On parle de quel type de micro-algues ? Est-ce qu'on parle des algues vertes, par exemple, qu'on voit sur les plages bretonnes ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Vous les cultivez ces micro-algues ou vous les récupérez dans la nature ?
- 3:44OuverteRéponse directe
Quand ces micro-algues ont absorbé ce qui est toxique, qu'est-ce qu'elles deviennent ? Qu'en fait-on ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Ça se passe chez l'industriel, en fait, ce traitement des eaux usées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47InvitéFait
« Elles vont se nourrir des effluents industriels, des eaux usées de l'industrie, qu'on va cibler comme l'agroalimentaire. »
- 1:31InvitéFait
« Les nitrates, les phosphates, c'est vraiment un sujet, et on utilise beaucoup de chimie aujourd'hui pour précipiter le phosphore, les phosphates. »
- 2:20InvitéFait
« Les algues vertes qu'on voit sur les plages bretonnes sont des macro-algues, là on parle de micro-algues, des micro-organismes. »
- 2:29InvitéFait
« On va utiliser des micro-algues qui sont alimentaires. Un exemple, la spiruline, c'est un complément alimentaire qui commence à être très connu aujourd'hui. »
- 4:28InvitéFait
« On va faire des engrais biosourcés ou zootechniques. On va faire de l'alimentation animale, par exemple pour le poisson. »
- 4:38InvitéFait
« On va transformer ça en matière d'algues qui peut être un aliment pour le poisson. »
- 4:51InvitéFait
« Elles vont capter le CO2 potentiellement industriel pour créer cette biomasse. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur25 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous
sommes connectés avec Jean-Michel Pommet, le CEO de ZENI, qui est une entreprise technologique à impact basée à Saint-Nazaire, qui développe une solution de traitement des eaux usées basée sur les micro-algues. Bonjour Jean-Michel, merci beaucoup d'être avec nous dans Smartech. Comment agissent ces micro-algues ? Quel est le dispositif technologique,
l
'innovation que vous développez et votre savoir-faire spécifique ? Expliquez-nous.
Merci pour cette invitation. Comment agissent nos micro-algues ? Les micro-algues, il faut imaginer que ce sont des micro-organismes photosynthétiques,
c
'est-à-dire des plantes. Comment elles agissent ? Elles vont se nourrir des effluents industriels, des eaux usées de l'industrie, qu'on va cibler comme l'agroalimentaire,
comme
des milieux de culture. En effet, ces effluents sont riches en nitrate, en phosphate, principalement,
et
donc constituent des milieux de culture parfaitement adaptés à la culture de micro-algues, qui, en se nourrissant, vont traiter ces eaux.
Donc c'est un mécanisme naturel. Quelle est-vous votre intervention technologique pour que ça puisse être industrialisé, et d'ailleurs s'adresser aux industriels qui ont besoin de traiter leurs eaux usées ?
Alors complètement, c'est complètement naturel, et effectivement, on dit souvent zéro produit chimique dans le traitement de l'eau conventionnelle, notamment sur le phosphore, même si c'est un détail, ça n'en est pas tant un. Les nitrates, les phosphates, c'est vraiment un sujet, et on utilise beaucoup de chimie aujourd'hui pour précipiter le phosphore, les phosphates. Donc naturellement, on va gérer ces polluants dans des cuves avec de la lumière immergée, des laits de basse consommation,
qui
vont permettre chez des industriels, sur des surfaces réduites, compactes, d'avoir ces cuves qui récupèrent directement les effluents, et qu'on va traiter avec nos petites algues qui sont à l'intérieur. C'est du traitement de l'eau biologique, donc pas classique, c'est-à-dire avec des micro-algues plutôt que de bactéries, tout simplement.
Et on parle de quel type de micro-algues ? Est-ce qu'on parle des algues vertes, par exemple, qu'on voit sur les plages bretonnes ?
Alors les algues vertes qu'on voit sur les plages bretonnes sont des macro-algues, là on parle de micro-algues, des micro-organismes. Mais c'est tout à fait similaire dans le sens où il y a aussi des marées vertes dues à des micro-algues indésirables. On va bien entendu pas utiliser des micro-algues indésirables, on va utiliser des micro-algues qui sont alimentaires. Un exemple, la spiruline, c'est un complément alimentaire qui commence à être très connu aujourd'hui, qui est utilisé pour les sportifs, pour leur richesse en fer, etc. Elles ont cette capacité à récupérer les polluants dans l'eau et à les transformer en biomasse d'algues, en matière algale, tout simplement et également.
Et vous, vous les cultivez ces micro-algues ou vous les récupérez dans la nature ?
Alors
on les cultive, mais effectivement, soit on les récupère dans la nature, c'est ce qu'on appelle des algues endémiques, tant qu'elles ont en fait un génome qui correspond à des algues qui ne sont pas toxiques et qui sont répertoriées comme algues alimentaires, ou alors on va les récupérer dans ce qu'on appelle des banques de souches d'algues qu'on peut trouver en France, en Europe, aux Etats-Unis. Et donc on va acheter ces souches et puis on va les cultiver dans notre laboratoire pour les maintenir. Et à partir de cette souches au-tech, on va trouver la bonne algue qui est capable de digérer, traiter un effluent lambda qu'on va recevoir.
On a traité une trentaine d'effluents industriels de l'agroalimentaire et de
l
'aquaculture jusqu'à présent.
Et
alors quand ces micro-algues ont absorbé ce qui est toxique dans ces eaux usées, qu'est-ce qu'elles deviennent ? Qu'est
-ce
qu'on en fait ? Est-ce que ça génère un déchet supplémentaire
? Alors
excellente question. Quand on parle d'agroalimentaire ou d'aquaculture, les effluents ne sont pas saturés en métaux lourds, en composés très toxiques. Quand on parle de produits toxiques, en fait c'est les fameux nutriments pour les algues, nitrates, phosphates. Et donc on va vraiment épurer ces effluents. Et ce qui est intéressant, c'est que derrière, la biomasse, qui est de très bonne qualité, a des propriétés
agronomiques.
On va faire des engrais biosourcés ou zootechniques. On va faire de l'alimentation animale, par exemple pour le poisson. Vous imaginez une pisciculture en système circulaire. On va traiter leurs excès d'azote et de phosphore qui polluent les rivières.
Et
on va transformer ça en matière d'algues qui peut être un aliment pour le poisson. Et tout ça de façon décarbonée, puisque ce sont des plantes. Donc elles vont capter le CO2 potentiellement industriel pour créer cette biomasse. Donc c'est vraiment vertueux.
Donc ça se passe chez l'industriel, en fait, ce traitement des eaux usées. C'est localement, dans l'usine, qu'ils peuvent installer ce dispositif. Qu'est-ce que vous fournissez, vous
?
Totalement. Et on ne va pas embarquer, trimballer de l'eau. Ce n
'est
pas possible. Vous imaginez les conséquences, justement, sur le CO2, le coût du carburant. Non,
non.
Effectivement, chez eux, on dépose nos cuves. Donc on va fournir, en fait, la station d'épuration biologique à partir de micro-algues. On va fournir nos algues et à partir de là, on va former les industriels à cette opération. Et puis, de temps en temps, ils ont envie qu'on gère nous-mêmes leurs stations. Et donc, on va gérer la station d'épuration biologique.
Merci beaucoup, Jean-Michel Pommet. Je rappelle que c
'est
le CIO de ZENI. Ravi d'avoir découvert cette innovation, cette deep tech française située à Saint-Nazaire. Merci à tous de nous avoir suivis et d'avoir suivi ces découvertes avec nous sur la chaîne Bsmart. On se retrouve dès demain pour de nouvelles discussions sur la tech.