Budget : le professeur Bayrou nous demande de travailler plus
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous cet exercice de pédagogie de François Bayrou ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quel est le destinataire de cette conférence de presse ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Que pensez-vous de la présentation de la dette par François Bayrou ?
- 15:00RelanceRéponse directe
La phrase 'chaque Français naît avec 50 000 € de dette' est-elle pertinente ?
- 20:00OuverteRéponse directe
La dette est-elle une préoccupation majeure des Français ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quels sont les sous-entendus derrière les propos de François Bayrou sur le travail ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30François BayrouFait
« Plus l'impôt est lourd, plus les contribuables se dérobent et moins les investisseurs s'engagent. »
- 8:20François BayrouChiffre
« Il faut trouver 40 milliards d'euros dans le budget 2026. »
- 9:10François BayrouFait
« Le taux d'emploi des jeunes français est beaucoup plus faible que chez nos voisins européens. »
- 11:40François BayrouPromesse
« Les impôts n'augmenteront pas l'an prochain. »
- 30:50François BayrouFait
« Si notre production par habitant était dans la même gamme que celle de nos voisins européens, nous n'aurions pas de déficit budgétaire. »
- 40:50François BayrouChiffre
« Un effort supplémentaire de 3 milliards d'euros pour soutenir la défense. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sence Public. On est ensemble pour 90 minutes comme tous les jours du lundi au jeudi à 18h 22h sur Public Sénat.
Et voici le sommaire de ce 15 avril avec le cours d'économie du professeur Bairou. Il a brossé le portrait d'une France surendettée au bord de la catastrophe. Et pour s'en sortir, il va falloir travailler plus, couper dans les dépenses publiques mais sans lever de nouveaux impôts.
C'est devenu une loi presque universelle. Plus l'impôt est lourd, plus les contribuables se dérobent et moins les investisseurs s'engagent. Un langage de vérité, mais pas encore d'annonce concrète.
Le Premier ministre peut-il prendre des risques économiques sans majorité politique ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission. en gros plan sur la bataille de la culture, bataille budgétaire là encore à l'heure où l'État et les collectivités sa dans les financements, bataille politique aussi contre une culture jugée élitiste et woke par certains élus de droite et d'extrême droite.
Ne ratez pas l'analyse et la confrontation de nos experts sur ce thème. Ce sera dans tris qu4 d'heure. Mais d'abord cette potion amer que François Bairou veut nous faire avaler, on ne sait pas encore précisément de quoi elle sera faite, mais on sait déjà qu'elle ne plaira pas à tout le monde.
Audrey Vetas et Fabien RER. Le premier ministre a voulu prendre les Français à témoin pour un diagnostic des finances publiques à la manière des conférences de presse quotidienne de la période Covid. Dans la même salle, à l'appui comme il y a 5 ans de courbé de graphique.
Seule la confrontation les yeux ouverts avec la vérité de notre situation peut soutenir une action déterminée. Car d'après le gouvernement, il faut trouver 40 milliards d'euros dans le budget 2026. Le tout dans un contexte international tourmenté.
Et pour y parvenir, il faut déjà connaître nos faiblesses. Nous ne produisons pas assez et nous ne travaillons pas assez. Le taux d'emploi des jeunes français est beaucoup plus faible que chez nos voisins européens et le taux d'emploi des seniors est aussi plus faible que chez nos voisins européens.
Pour François Baerou, la réindustrialisation de notre pays doit devenir une obsession. Dans ce discours de 45 minutes, peu d'annonces hormis un effort supplémentaire de 3 milliards d'euros pour soutenir la défense et une certitude, les impôts n'augmenteront pas l'an prochain. C'est notre pays qui au bout du compte en souffrirait parce que c'est devenu une loi presque universelle.
Plus l'impôt est lourd, plus les contribuables se dérobent et moins les investisseurs s'engagent. À l'issue, beaucoup dénoncent une conférence de presse anxiogène. On voit bien que l'opération de ce matin est une opération de communication pour pouvoir installer l'idée qu'il faudrait encore une fois que les salariés fassent des sacrifices. 40 milliards, pourquoi pas ?
Pourquoi pas 60 ? Pourquoi pas 20 ? Voilà, il y a des objectifs.
OK, on a compris mais finalement c'est quoi la stratégie ? Par quel moyen le gouvernement va prendre des décisions intelligentes pour relancer l'activité économique ? Pour Jean-François Husson, la France n'en serait pas là si l'exécutif avait écouté les alarmes du Sénat depuis 2 ans.
On a eu l'impression de prêcher dans le désert. Euh c'est effectivement aujourd'hui une faute. Les Français entendent et sentent bien qu'il va falloir produire un effort, mais souhaite que cet effort soit collectif, bien réparti et le plus juste possible.
Les grandes orientations et les grands choix pour le budget 2026 sont attendus pour le 14 juillet. Le professeur François Bairou nous demande de travailler plus. Voilà le titre de notre débat avec Antoine Ouberdorf.
Bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste politique à l'opinion. Éric, bonsoir et bienvenue.
Économiste directeur à l' FCE, l'observatoire français des des conjonctures économiques. Chrisel Crapelet, bonsoir, bienvenue à vous. vous êtes directrice de BVA Opinion et Sophie Dravinel.
Bonsoir Sophie éditorialiste politique. La vérité permet d'agir. On avait ça cette maxime là affichée par François Bairou ce matin.
Peut-être un jugement de forme pour commencer. Antoine Berdorf. Comment vous jugez cet exercice de pédagogie ?
Ben la vérité permet d'agir. C'est effectivement une belle maxime d'action mais quand on a affaire à ce type de conférence de presse, on se demande quel est le destinataire. Euh on pourrait penser qu'il s'agissait des oppositions.
Opposition dont le sort de François Baerou à Matignon dépense. C'était vrai pour le budget 2025. Ça sera vrai, plus vrai encore sans doute pour le budget 2026.
Mais c'est surtout une prise à témoin des Français. H ce que promet François Baou, on nous avait promis des accents churchiliens. Bon effectivement, il y a du sang et des larmes.
On se demande quand même si au final ça va pas accoucher d'une souris parce que en réalité lorsque l'on vient à évoquer les pistes pour réserber le déficit, pour collecter des recettes, là c'est ou au contraire pour faire des économies, là c'est beaucoup plus décevant en revanche. Et c'est là où François Baou prend un risque en réalité parce que au sortir de cette matinée, on a vu un agacement palpable en particulier chez les partenaires sociaux, partenaires sociaux qui sont toujours engagés, vous vous en souvenez, dans le conclave sur les retraites. Donc finalement avec tous ces comités, l'alerte, elle est là et c'est indéniable.
Mais au sortir d'aujourd'hui, on se demande qu'avons-nous appris que nous ne savions déjà, si ce n'est que la France est effectivement dans un état critique. Et puis effectivement avec une attente et donc une forme d'obligation de prendre des décisions. Mais sera-t-il en capacité de prendre des décisions ? sera l'un des thèmes de notre débat avec il y avait c'était très pédagogique une vingtaine d'infographies basé sur des statistiques incontestables dit le premier ministre notamment sur la dette qui nous coûte de plus en plus cher écoutez la charge de la dette c'est-à-dire l'ensemble des dépenses des administrations publiques consacrées au paiement des intérêts de cette dette et cette année de 62 milliards c'est-à-dire d'ors et déjà similaire au montant des crédits consacrés à notre défense qui est de 62 milliards exactement ou à l'éducation hors pension de retraite qui est de 63 milliards.
Or, ce budget, cette charge de la dette est partie presque inexorablement pour atteindre 100 milliards d'euros en 2029. Et François Baou dit chaque français naît avec 50000 € de dette. Que pensez-vous de cette présentation ERC ?
Alors ça, la dernière phrase, elle est vraiment assez ridicule, permettez-moi de le dire parce que globalement, voyez effectivement comment on calcule cela ? On prend la dette publique, on divise par le nombre d'habitants et on obtient un peu plus de 50000 €. Très bien.
Mais ça pourquoi c'est ridicule ? Mais c'est ridicule parce que vous voyez ça voudrait dire d'abord qu'on demande à une génération de rembourser toute la dette. C'est pas du tout ce qu'on va demander.
On a on a même il nous a dit un peu plus loin, il faut la stabiliser, voir allez peut-être la réduire un tout petit peu mais pas la l'enlever intégralement. Et puis c'est une drôle de façon d'hériter. Donc on nérriterait que du passif, la dette.
Mais il y a des actifs, il y a normand d'actifs. Donc ça voudrait dire que les actifs, c'est les Martiens qui en héritent et les Français n'hériteraient que de la dette. C'est une très une façon très bizarre et assez ridicule de voir comment enfin j'entends l'argument.
Mais les actifs c'est combien ? Alors et ben les actifs justement alors je je j'invite tout le monde à aller sur sur le compte de l'INC sur le site de l'INC taper compte des administrations euh publiques et là vous avez le passif ce que vient de de dire euh le Premier ministre et vous avez tous les actifs. Vous avez deux types d'actifs.
Les actifs financiers donc c'est les stocks d'or, les participations de l'État dans les entreprises privées, des entreprises publiques et cetera et des actifs non financiers. C'est essentiellement des routes, des autoroutes et de l'immobilier. Alors, je dis tout de suite, il y a pas euh il y a pas la tour Effel, il y a pas euh et cetera.
Donc, l'INC ne ne valorise que cela. Et là, quand vous faites le bilan, il y a plus d'actifs que de passifs. Donc la phrase de François Beou, si elle devait être un peu plus complète, mais tout aussi ridicule hein, c'est de dire chaque français naî non pas avec une dette de 50000 € mais avec un actif net de 10000 €.
Bon, les deux phrases sont ridicules. Une les un peu moins parce que on regarde les deux yeux, le côté actif, le côté passif. Bon, il n'empêche qu'on a quand même 3360 milliards de dettes.
Exact. Ça par contre c'est indéniable. Mais du coup, ça sert à rien de dire chaque français n avec j'ai bien compris.
Et puis si je peux me permettre de rajouter dans votre commentaire euh est-ce que ça encourage la fameuse croissance démographique euh poussée par Emmanuel Macron ? Le fameux quand on sait que chaque enfant nî soit-disant avec voilà ça ne pousse pas. Bonne réflexion.
Cette question de la dette Christelle Crap. Est-ce qu'elle est où où elle se classe là dans les préoccupations des Français aujourd'hui ? Bah, elle se classe quand même bien après d'autres préoccupations comme le pouvoir d'achat, la santé, la sécurité qui quoi en dise reste dans le trio principal de des inquiétudes des Français.
Alors, ceci dit, c'est quand même un sujet qui depuis ces derniers mois prend de l'importance. Il y a une conscience que le niveau de déficit public est élevé. De là à dire que vraiment ça va les préoccuper au quotidien, non.
Et de même là, tout ce qu'on entend, ça va sans doute faire écho à une inquiétude qu'ils ont. Mais ce que les Français attendent, c'est concrètement qu'est-ce qu'on va leur demander comme effort. Et là, il risque de renacler un peu plus.
Oui, c'est le moment où ça deviendra compliqué pour François Baou qui a qui a mis également en avant le fait que notre pays donc nous heav parce que notre pays ne produit pas assez. Nous manquons de ressources parce que nous ne produisons pas assez pour les créer. Si notre production par habitant était dans la même gamme que celle de nos voisins européens, nous n'aurions pas de déficit budgétaire et nos consyens qui gagnent quelques 2000 € par mois approcheraient les 2500 € et cela changerait notre vie et la leur ou ne produisons pas assez.
Nous ne travaillons pas assez. Moi, moi c'est la phrase que je retiens de cette de cette matinée. Antoine Ber peut-être.
Oui. Expliciter les sous-entendus qu'il y a derrière les propos de François Baou et qui en réalité sont dans la droite lignée du macronisme originel. Là pour le coup, d'abord une volonté que l'écart entre le salaire brut et le salaire net soit moins important.
En gros pour caricaturer que le travail le capital travail coûte moins cher et que par conséquent les patrons de notre pays puisse plus embaucher. Ça c'est le pari d'Emmanuel Macron mais depuis le départ et il veut accentuer l'effort, il est toujours sur cette même recette avec le taux d'emploi des jeunes et le taux d'emploi des seniors de public dont l'employabilité est plus mauvaise que la population générale. Et puis ensuite le deuxième sous-entendu, c'est qu'effectivement nous ne travaillerions pas assez en comparaison.
On voit on voit la cour d' les courbes qui ont été fournies par par François Bou, c'est celles qui on été montré en conférence de presse, on les reprend et c'est toujours comparativement effectivement avec nos voyants avec nos voisins européens. Donc ça pose la question des 35 et ça pose la question évidemment de l'âge légal de départ à la retraite. Oui.
Et là autre problème c'est-à-dire que François Baou pourquoi a-t-il rouvert ce débat il y a quelques mois ouvert une boîte de pandore ? Il a dit qu'il n'y avait sa formule c'était sans tabou ni le deuxième morceau de la phrase me manque mais en tout cas c'était sans tabou cétait sans ni totem je crois. de entre les totems et les tabême aé et qui peut-être le condur dans quelques temps à la censure.
Donc c'est là où c'est assez maladroit et où l'exercice pour moi risque de de se révéler contreproductitif. Est-ce que c'est vrai Erica ? Est-ce qu'on ne travaille pas assez ?
Est-ce que ce comparatif européen a du sens ? Alors si on si on prend le temps de travail annuel, d'accord, donc de ceux qui travaillent, non on peut pas le dire, on travaille à peu près dans la moyenne. Pourquoi ?
Parce que en gros à temps complet, on travaille peut-être un peu moins que tout le monde mais on a moins recours au temps partiel. Voyez au Pays-Bas 50 % des salariés 48 exactement sont à temps partiel. Donc travaille très très peu.
Donc quand vous faites la moyenne des temps partiels et temps complet, ils travaillent beaucoup moins que nous. En Allemagne, ils sont 37 % à temps partiel. Nous, nous sommes que 17 %.
Donc en gros, globalement quand on regarde la durée du travail d'un d'un salarié, elle est dans la moyenne même la moyenne légèrement haute et même dans les statistiques, le pays qui a le qui a le temps de travail le plus élevé, c'est la Grèce. Et donc le le rapport avec la croissance, ce qui est juste par par par contre, c'est on travaille pas tout au long de sa vie autant d'années que les autres. C'estàd qu'on commence un peu plus tard que tout le monde.
Donc les jeunes arrivent plus tardivement et les seigniors partent plus tôt aussi. Donc d'accord. Donc effectivement quand on regarde la tranche 25 55, on a rien à dire.
On est à des taux d'emploi, taux d'activité très élevé avec une durée du travail qui est comparable. C'est sur les extrémités. C'est pas nouveau.
Les gouvernements s'y attaquent. Il y a eu là ce gouvernement-là par l'apprentissage qui a fait augmenter considérablement le le le taux d'emploi mais un coût pour les finances publiques gigantesque. C'està-dire que ça coûte tellement marché ça coûte 25 milliards.
Donc en gros et donc après on dit pourquoi on a du déficit mais c'est nous qui subventionnons les taux d'emploi. Alors après on peut dire une fois que ça y est l'apprentissage est entré dans les mœurs, on aura plus peut-être plus besoin de ces aides. Sur les taux d'emploi des seigneurs.
C'est bien plus compliqué. Pourquoi ? Parce que il y a pas que l'âge de départ à la retraite qui joue.
C'est c'est le pays où vers les 55 ans, 56 ans, le salarié et l'employeur sont d'accord pour dire "Allez, on arrête de travailler ensemble." D'accord ? Et donc ça c'est pas uniquement lié à à la à l'âge de départ à 62 ou 64.
C'est lié aux conditions de travail et sans doute à la formation professionnelle tout au long de la vie. Et en fait en France globalement, on a un management à la française qui est montré du doigt un peu partout euh par les sociologues du monde entier pour dire c'est la pire façon de manager et au bout d'un moment le salarié ne s'épanouit plus au travail et à 56 ansi c'est beaucoup une question d'attractivité du travail aussi c'est ce que mais des conditions de travail qui au bout d'un moment pour certains mais pour d'autres il y a aucun problème pour travailler jusqu'à 70 ans de l'attractivité bien sûr oui oui ça rentre ça rentre dans et on aura compris que par effet d'élim ination. Une fois qu'on a fini de raisonner sur les actifs, on en vient à s'acheminer vers des solutions beaucoup plus coûteuses politiquement.
Je pense notamment au retraités. Il est beaucoup question des retraités notamment avec la suppression de de l'abattement fiscal automatique de 10 %. Et alors on peut se dire que pour les retraités en même temps c'est 10 % pour frais professionnel ce qui est quand on est retraité pas très logique.
La formule accroche un peu quand même pour des retraités peu aisés effectivement et compris ça ça sera un dolore mais en revanche pour les retraités les plus aisés et il vote aussi figurez-vous là ça peut correspondre à un surplu fiscal annuel jusqu'à 9 qui peut aller jusqu'à 900 €. Là c'est pas tout à fait neutre. et on retombe sur l'équation politique.
Idem absolument l'équation politique sur la question du modèle social, ce fameux modèle social à laquelle la gauche et notamment le parti socialiste, vous vous me voyez venir, ce parti socialiste dont dépend intimement le sort de François Baïou et bien pour eux c'est tout simplement identitaire, emblématique, totemique. Et là on voit par exemple le ministre de l'industrie Marc Ferci s'aventurer pas plus tard que ce matin sur par exemple des actes médicaux qui seraient pris en charge au regard de vos revenus. Donc c'est un totem qui tombe.
L'universalité de la prise en charge par la sécurité sociale héritée du Conseil national de la Résistance. Tout à coup à gauche forcément c'est un tremblement de terre. Oui, effectivement avec on a titré le professeur Bairou nous demande de travailler.
C'est un peu ironique volontairement parce que il y a une petite notion de culpabilisation aussi. Chrisel Kraplet, comment ça ça passe ou ça ne passe pas au aux yeux des Français ça ? Bah ça passe pas très bien parce que ils sont inquiets, ça on est d'accord. avec les solutions et en général quand on les interroge sur quelle solution pourrait mettre en place pour limiter le déficit public eux ils ont deux éléments qui plébiscitent c'est augmenter les impôts des plus aisés ou des grandes entreprises ce qui est le miroir sur le plan professionnel mais dès qu'on va soit sur ce qu'on disait tout à l'heure travailler plus augmenter les 35 heur même s'ils sont divisés globalement il y a plutôt une majorité qui est hostile.
Dès qu'on va sur 10 million un certain nombre de dépenses publiques et qu'on commence à qualifier lesquels ? l'éducation, la santé, le est majoritaire. Donc ce petit ton culpabilisant, il aura sans doute du mal à prendre auprès des Français parce que pour eux le principal responsable c'est les politiques.
C'est eux qui font des mauvais choix, c'est eux qui gèrent mal et c'est pas aux français à agir. Alors on peut le contester mais c'est ce qu'on en oubliant que le quoi qu'il en coûte a quand même protéger peut-être même surprotéger les Français, les ménages, les entreprises par rapport à nos voisins européens. une petite amnésie collective là quand même.
Oui. Et puis le sentiment aussi qu'on contribue toujours plus que ce qu'on reçoit. Ça c'est une constante dans toutes les enquêtes qu'on fait sur le consentement à l'impôt.
Vous avez toujours une majorité de Français qui vous disent "Moi, je contribue énormément au système et j'en bénéficie beaucoup moins. Donc dès qu'on me demande un effort, on considère que ce n'est pas justifié au regard de mon voisin qui gagne plus, travaille moins ou devrait davantage contribuer." Éric, c'est le quoi qu'il en coûte qui nous a mis dans cette situation ou l'incapacité politique d'en sortir, c'est pas tout à fait la même chose.
Non. Alors, il y a eu quoi qu'il en coûte 2020-21, on allait en sortir, peut-être qu'on aurait pas réussi mais on était à deux doigts de sortir. Puis il y a eu la guerre en Ukraine et la crise énergétique.
Et donc, on est reparti sur alors pas du quoi qu'il en coûte mais des boucliers énergétiques qui coûtaient très cher et qui étaient pas ciblés. Et ben qui était non seulement pas ciblé mais en plus avec des boucliers, le problème c'est que personne n'a vu l'aide. Voyez, les prix ont fortement augmenté mais moins que si on avait pas fait le bouclier.
Donc du coup, personne n'est capable de dire aujourd'hui combien on a gagné avec ou en tout cas moins perdu avec le bouclier. Et donc maintenant qu'on nous demande de rembourser cela, on dit "Mais attends, passe ton chemin, c'est pas moi qui ai eu les aides." Va trouver ailleurs.
Il est là le problème he c'est que voyez avant la crise ou même prenons 2017 au hasard voyez la la dépense publique en point de PIB c'était 57,4 points de PIB. Aujourd'hui c'est 57,1. Ça n'a pas bougé dire que c'est une dérive des dépenses publiques.
Non, ce qui a fait les déficits, c'est qu'on avait 54 points de PIB de de recette publique, donc on avait tr points de déficit et maintenant c'est tombé à 51 et donc du coup on a 6 points de déficit. Donc voyez, c'est parce qu'on a aussi fait, d'accord, en en 2017, 2018, 2019 des une politique de l'offre qui était on baisse les impôts. On pensait que cette politique en baissant l'offre, en baissant la fiscalité, ça allait créer beaucoup de richesse et permettre de s'autofinancer.
Ça n'a pas été le cas à cause du quoi qu'il en coûte sans doute. Il y a eu quand même 4 ans de crise, donc il faut, c'est pas la politique de l'offre qu'il faut totalement remettre en cause. Mais il n'en reste pas moins que aujourd'hui se dire tout le monde a été aidé à ce moment-là, d'accord ? on va on va rembourser uniquement par la dépense publique.
Ça veut dire que c'est les personnes qui sont ciblées par la dépense publique qui vont être mis à contribution et pas ceux qui n'ont pas d'aide publique. Et donc c'est pour ça que l'impôt aurait été nécessaire pour aussi demander aux ménages les plus aisés de participer à ce rembours un mot Antoine et ensuite Sophie pour parler de la méthode Bairou. Ce que je trouve assez préoccupant sur le plan politique, c'est qu'en fait on est prisonnier quand on regarde l'hémicycle par exemple de de des thèses politiques qui sont orthogonales et contradictoires les unes avec les autres.
C'est-à-dire effectivement on a des macronistes qui restent arqueboutés dans l'idée qu'il faut absolument maintenir la paix fiscale, une stabilité fiscale parfaite, euh une incitation au retour à l'emploi et que ça nous permettra immanquablement par ruissellement quelque part euh de parvenir à résorber nos déficits. Et à côté de ça, on a une gauche qui elle est sur des recettes finalement assez classiques à l'ancienne kénésienne de relance avec une relance par la consommation populaire qui va relancer l'activité. et nous permettre d'en sortir par le haut.
Oui, mais voilà, outreatlantique, il y a une nouvelle donne avec Donald Trump et d'ors et déjà, nous savons que avant même la guerre commerciale de Donald Trump, on avait des révisions de croissance qui étaient tombé de 0,9 à 07 et si je ne me trompe pas, du côté de l'FCE, vous dites même que ça sera moins la croissance l'année prochaine. Moins de croissance, moins de rentrée fiscale, un cercle vicieux qui se met en place. Donc vous vous là vous dites pour 2025 pour 2026 05 2025 05 1 pour 2026 mais le 1 donc ça veut dire que le budget tel qu'il a été imaginé déjà il il si on a raison on peut se tromper mais c'est surtout pour 2026 on est à 1,1 mais avec pas 40 milliards d'efforts et la moitié d'accord et donc si vous rajoutez ben 07 d'effort ben vous avez ça peut casser un peu la donc du coup le 11 va être remis en code et ce qui a été dit est juste c'estàd qu'il y aura moins de recettes et donc les déficits de 4,6, bah ça sera compliqué à atteindre.
Alors, on l'a dit hein, la vérité permet d'agir. C'était la maxime du jour. Là, on va se concentrer sur le le verbe agir.
Et je me tourne vers vous Sophie parce que pour l'instant la plus grande chance de François Billot pour pour durer, ben c'est quand même plutôt de ne rien faire. Mais là, il est quand même attendu au tournoi. Et ben oui, c'est un peu sa difficulté, son équation à lui puisqu'on parle de chiffre.
François Berou menacé Emmanuel Macron du chaos s'il n'était pas nommé à Matignon. On s'en souvient en décembre dernier et depuis sa nomination mi-décembre justement contre la volonté du chef de l'État qui lui préférait Sébastien Lecnu, François Beou ne tient que grâce à la menace du chaos s'il tombait. Pour le reste, il ne se passe rien.
Tout son intérêt au statut co François Berou le sait. Aucune prise de risque chez lui. La volonté surtout appuyée de se concilier tout le monde, y compris le Rassemblement national.
Là où son prédécesseur Michel Barnier cherchait les résultats même potentiellement irritants, François Berou permet surtout à Emmanuel Macron de terminer son mandat présidentiel. Oui. Ce qui n'empêche pas le premier ministre d'être attaqué.
Et bien oui. Et par Édouard Philippe déjà qui ambitionne l'Élysée pour 2027 puisque la campagne a commencé. Il dénonce cet immobilisme au point de tendre jusqu'à la rupture les relations avec un de ses successeurs à Matignon.
Et là, je cite Édouard Philippe, "Le plus grand des risques, ce n'est pas les autres, c'est nous-mêmes. Ce sont nos renoncements, nos peurs, notre immobilisme." Ça c'est les mots du maire, du Havre.
H et François Baou qui est également menacé par une forme de surenchère, on va dire ça comme ça, de Laurent Voquier. Et bien, au moins jusqu'au congrès des républicains. Oui, absolument.
Les 17 et 18 mai qui doit départager le renvoqué de Bruno Rotaillot, l'ancien président de région. Donc Laurent Voquet tape sur l'autre de Matignon qu'il juge lui aussi coincé dans l'immobilisme euh et qui a d'ailleurs toujours fait, dit-il le choix de la gauche, une référence au choix de 2012 de François Berou, on s'en souvient, d'appeler à voter François Hollande plutôt que Nicolas Sarko ça veut dire que c'est l'heure des vieux dossiers ça. Absolument. et ceux aussi ressortis par la société civile aidée de la gauche h hein qui dénonce l'inaction de François Berou encore face aux accusations de violence sexuelle et d'agression dans ce fameux établissement dont maintenant prement tous les Français ont retenu le nom scolaire privé là de Baram et sa fille est née d'ailleurs va témoigner dans un livre publié ses prochains jours coécrit par le fondateur du collectif des victimes.
On le voit, la situation est compliquée mais pourtant la classe politique semble craindre la dissolution qui sera rendue possible à nouveau là début juillet. Marine Le Pen la jugeait inéluctable ces derniers mois mais elle est devenue inéligible après sa condamnation à sortie de l'exécution immédiate pour détournement de fond. De quoi la dissuader d'appuyer sur le bouton rouge de la censure.
Tiens, je commence avec vous Christelle Crapelet. Comment les les Français jugent-ils cet art de ne de ne pas décider ou de ne rien décider ? Je vois pas très bien.
Je vois avant même toutes ces euh toute cette actualité dans notre baromètre. Il avait chuté de 5 points en terme de popularité. François Byrou, il n'avait que 31 % de bonnes opinions et je suis allée regarder un peu précisément ce que nous disent les gens spontanément ceux qui nous disent "J'ai une mauvaise opinion." Et alors, le champ lexical de la molesse est assez impressionnant.
C'est-à-dire que on a tous les dérivés, mou, molaçon, ne fait rien, n'agit pas et on voit à quel point quand même ça lui est créédité de façon négative. Donc c'est voilà, c'est un vrai un vrai handicap en dehors de ce que vous citizz ressort aussi notamment sur l'affaire Betaram. Et quand vous compez par rapport à ses prédécesseurs, il est quand même assez loin quand vous regardez par rapport à Michel Barnier à Gabriel Atal, ils étaient à 46 % de bonnes opinions.
Lui, il se situe au même niveau qu'Élizabeth Borne au plus fort de son impopularité au moment de la réforme des retraites. Donc pour l'instant, en terme d'opinion, cette inaction vraiment le pénalise. Oui.
Et ça peut le pénaliser aussi pour pour mener une pour tenir la promesse quoi. On est face à une crise économique grave, donc qu'est-ce qu'on fait ? C'est ça.
Et en plus les Français globalement quand il y a une crise, c'est comme ça qu'Emmanuel Macron s'en est sorti. Ils se disent "Au moins il y a un capitaine à la barre." Là ils peuvent au contraire se dire qu'il n'y en a pas.
Et euh du coup la confiance euh qui est déjà très limitée à l'égard du personnel politique peut encore plus se détériorer. Et puis bah quand on a un aveu de faiblesse en terme d'opinion, évidemment ben tous les opposants s'engouffrent dans cette brèche. On fait un paris.
Vous voulez bien ? Anthon Berdors. Bon allez François Barou sera-t-il encore premier ministre au moment de faire voter ce budget ?
Tiens, moi je dis oui. Et ben par esprit de contradiction, vous allez dire non. Dire. pas obligé hein.
Non, très sincèrement je on a beaucoup pensé que les acteurs politiques, les oppositions allaient avoir intérêt au statut quo. Incertitude sur le sort judiciaire de Marine Le Pen, un Parti socialiste afféré dans son congrès et puis n'ayant pas forcément intérêt à précipiter les événements parce que de législative anticipé ça peut être mais alors une débacle absolue pour eux. Mais là, je vois quand même un certain nombre d'éléments se mettre en place qui portent à croire que quand même une une censure pourrait pourrait s'imposer.
Donc ça veut dire que c'est du côté du Parti socialiste que que le vent est en train de tourner. A c'est c'est évidemment sur les retraites sur le sur les retraites que ça va tendre et à l'intérieur même du gouvernement en réalité parce que un dans le face- à faceace effectivement avec Laurent avec Laurent Voquet Bruno Rotaillot va être amené à une surenchère constante s'il n'a pas de cause sur le dossier algérien si il est constamment pris en porte àfa avec le quedors Jean- Noël Barreot sur ce dossier-là viendra le moment où ça ne sera plus un chantage à la démission mais où il claquera la porte pour de bon et par une un mauvais effet domino si vous voulez, ça peut se répercuter sur les micycles, jouer des fissures au sein du bloc central, au sein de ce bloc central qui est fait de brique et de broc, disons-le. et donc précipiter la chute de François Baou depuis le début.
Il est important de rappeler que François Baou, maire de peau, ne doit pas sa survie ou sa longévité à Matignon à ses qualités personnelles ou à ses aptitudes politiques de négociateur, mais simplement à une série de circonstances, un alignement des planètes qui lui est favorable, qui a trait aux intérêts des présidentiables et qui attrait au fait que avant lui, il y a eu un un prédécesseur qui a ess plâtre qui s'appelait Michel Barnier. Pour le reste, il est toujours entre les mains des oppositions. Ouais, il y a quand même un peu d'habilité politique dans la discussion négociation avec Parti socialiste quand même.
Alors après on peut quand même réb on peut quand même réhabiliter effectivement le c'était je crois une formule du président du conseil Henrique Cueil de la 3e République. L'immobilisme est en marche avec François Baou et rien ne l'arrêtera. On a l'impression qu'effectivement c'est les semaines passent, les allers-retours entre l'aéroport de Paris et l'aéroport de Peau se font et puis et puis comme ça la France vit à la à la petite semaine dans une forme de tiédeur ou de quiétude relative. simplement à l'approche de la présidentielle encore une fois ça peut s'emballer avec quand même la la question du temps nécessaire à préparer un budget aussi compliqué hier parce que l'une des des causes finalement de la la chute euh de Michel Barnier c'était ça aussi quoi.
Il s'est retrouvé avec un un timing impossible pour sortir un budget sous pression des oppositions. Bon là François Baou il a potentiellement je sais pas si si c'est Antoine qui va gagner le paris mais il a potentiellement un peu plus de temps. On peut au moins se dire que ça c'est positif.
Et d'ailleurs, c'est bien qu'on en parle tout de suite effectivement et je pense que c'est la vérité. Alors, si on veut agir, la vérité était pas complète. Voyez la vérité aujourd'hui c'est qu'on s'est engagé à faire 110 milliards d'efforts d'économie sur 5 ans.
Ça c'est vis. vis-à-vis de Bruxelles. Et c'est ça qu'on essaie de tenir.
Donc ces 110 milliards en fait globalement il aurait fallu se dire qui qui paye ces 110 milliards et comment se le répit parti entre nous tant pour les retraités tant pour les les actives dans les activ pour les privés tant pour le les fonctionnaires tant pour les collectivités locales on en parle dans dans une minute des collectivités on aurait dû se répartir et une fois qu'on s'est réparti on peut dire à quel rythme est-ce qu'on le fait tout de suite est-ce qu'on le fait progressivement et ensuite est-ce que l'année des présidentielles va être une année blanche parce que c'est pas le moment de faire de gros économ plus au début et ensuite on parle de l'instrument, comment je vais ponctionner les retraités par un impôt ou par une dépense publique ? Entre nous, c'est le cadet de leur souci, hein. Ce qu'ils veulent savoir, c'est combien de combien ils vont être ils vont être amputés.
Voilà. Là, le problème, c'est que globalement si on on fait le premier budget de 2025, c'est 28 milliards en fait. Donc 28 milliards, on est dans les clous si on arrive à les faire.
Pourquoi on demande 40 cette année ? D'accord ? C'est que les 28 milliards ne sont pas des vrais 28 milliards dans le sens où ce n'est pas structurel puisqu'il y a 8 milliards.
D'accord ? des c'est c'est des un impôt sur les entreprises mais du one du one shot c'estàd que l'année suivante il n'existe plus donc il faut dans le budget suivant trouver 30 + 8 = 38 super argumentaire mais je crois que c'est quand même ce que Michel Barnier a essayé de faire sauf que tout de suite qu'est-ce qui s'est passé c'est que tout le monde a dit mais moi je veux bien que l'autre paye mais pas moi c'est il y a pas il y a pas eu de sens de la responsabilité collective c'est pas dans mes compétences mais à mon avis les deux erreurs de Barnier c'est d'avoir dit 60 voyez on doit faire 110 et on 10 60 la première année, est-ce que c'est pas un peu beaucoup ? Vous voyez, si on veut si on tape avec un marteau sur pour une mouche, ben on tue tout le monde mais on fait aussi des dégâts autour.
Donc c'était pas les 60 et surtout il fallait dire ça va être 110 en tout. D'accord et voilà comment on va se le répartir entre nous. Non, il y avait un jour on parlait des retraités, un jour on parlait des plus riches, un jour on parlait des actifs et à chaque fois la population disait mais pourquoi moi ? c'est qu'on a pas eu ce grand débat qui était dire c'est 110 milliards, c'est un engagement, comment on se le réparti et vous inquiétez pas, tout le monde va être mis à contribution et vous allez comme ça raisonner sur vous par rapport au 110 et pas simplement sur vous.
Mais est-ce que parce que moi là en vous en vous écoutant, je me dis tiens, on aurait pu faire une grande conférence un grand débat en bras de chemise, non ? Oui. Non mais bon, une grande conférence des finances publiques avec tout le monde autour de la table.
Sauf que dans le climat politique, c'est pas tenable. Non non, dans le climat politique c'est pas tenable parce que les finances publiques c'est éminemment politique et ça demande des arbitrages. Quand vous avez l'insoumis Manuel Bompard qui arrive non mais attendez moi les 40 milliards je vous le fais en deux coups de cuillère à peau.
La taxe duman sur les 147 milliards d'air 14 milliards de rendement et vous vous m'ajoutez à ça l'impôt universel sur les multinationales chiff imposé non pas sur les bénéfices mais sur le chiffre d'affaires. Vous ça ajoute 26 milliards de rendement on est au 40 tout va bien. En fait, il y a des options politiques à prendre et c'est ça qui est un peu c'est ça qui est un peu terrible, c'est que l'épreuve de sincérité vis-à-vis des Français qui aurait dû être vraiment le grand motif de satisfaction que nous aurions partagé aujourd'hui, c'est un peu loupé.
C'est-à-dire que vous avez un Jean-Luc Mélenchon qui va continuer de raconter aux français que nous sommes la Grèce, qu'on va leur administrer une thérapie de choc et qu' c'était écrit d'avance Antoine écrit d'avance. Absolument. Que soi les qualités de François Baou.
Absolument. Il en aurait fallu beaucoup. et et des socialistes qui sont inquiets à l'avance de savoir s'ils vont pouvoir au fond rester solidaires au travers du non censure.
Ouais. D'un d'un budget qui est franchement la marche est haute quoi. Allez, comme promis, on parle des collectivités locales tout de suite avec Quentin Calmet.
Bonsoir Quentin. Bonsoir Thomas. Des collectivités qui se préparent à passer sur le grill de Bery.
Exactement. Sur les 40 milliards d'euros d'économie envisagé, ce sont milliards et qui pourrait être demandé aux collectivités locales un effort énorme pour les différentes strates du milille territorial qui avait déjà bataillé pour réduire de 5 à 2,2 milliards l'effort demandé dans le budget 2025. Ce matin, le gouvernement a donc avancé avec beaucoup de précautions, vous allez voir, pour pas braquer les élus locaux pour leur place au diagnostic.
Écoutez donc le ministre des collectivités locales François SM avec au passage un peu de calinothérapie. La question qu'il faut se poser à cet instant, c'est quelle peut-être la contribution des collectivités territoriales au redressement des finances publique ? Une contribution qui soit juste et et prévisible.
D'abord, je voudrais faire un constat. La dégradation du solde des collectivités locales en 2024 est inférieure aux prévisions de l'ordre de 600 millions d'euros. C'est la preuve et il faut toujours le souligner des efforts qui ont été réalisés par les collectivités territoriales.
Voilà un ministre qui pèse chacun de ces mots. Il ne faut pas braquer les élus locaux. Exactement Thomas pour l'UR. le gouvernement qui ne confirme pas le montant de l'effort que devront fournir les maires, les départements, les régions, mais le gouvernement s'est engagé ce matin à donner de la visibilité, c'est-à-dire une trajectoire peut-être sur plusieurs années dans l'équation gouvernement qui s'est également engagé à réduire le coût des normes imposées aux collectivités locales par l'État central.
Évidemment, on se vers les élus locaux. Comment ont-ils réagi à cette conférence de presse ? Écoutez, par exemple François Sauvadet, il a réagi juste après la conférence de presse au nom de l'association des départements de France.
Il dit être favorable à un dialogue avec l'État mais cite 1 milliard de nouvelles dépenses imposées au département cette année. Il faut d'abord que l'État s'interroge sur ses dépenses, plaent-il. Écoutez la suite.
Donc nous, on a dit voilà, on peut plus tenir les départements de France. La moitié d'entre eux sont des gens en très grande difficulté et les départements c'est pas que le social comme on va entretenir nos routes demain que de route départemental nos services départementaux d'incendé de secours. Donc oui, un discours de vérité mais la vérité faut la regarder vraiment en face.
Alors du côté de l'association des maires de France cette fois-ci il y a un mot et eu un acte c'est le boycotte. Oui il n'était pas là ce matin effectivement à la conférence de presse programmée par le gouvernement. Ils ont parlé d'une réunion convoquée à La Hâte et d'une séquence de communication, je cite.
Alors, on a contacté André Leniel, le vice-président le premier vice-président délégué socialiste de l'association des maires de France. On lui a demandé ce qu'il pensait lui de cet effort envisagé de 8 milliards qui se dessine pour les collectivités locales. Écoutez sa réponse.
Bah, il est évident que nous y serons opposés. Ça n'a aucun sens. Ça mettra en panne seulement nos collectivités territoriales, mais l'ensemble de la France.
Si euh on nous fait une pon de 8 milliards supplémentaires à celle de 7 milliards 400 millions de cette année et qui s'additionne avec sur les trois dernières années 5 milliards de transferts de charge à travers l'énorme nouvelle. Vous conviendrez que euh ça devient totalement impossible et que l'équation est insoluble. Voilà, ça promet des prochaines semaines de bras de fer.
Thomas à venir dans les prochains mois. Sachant aussi que l'exécutif va tout faire pour ne pas braquer les électeurs aussi à un an des municipales 2026. Prochaine étape en tout cas une conférence des territoire, elle est prévue le 6 mai prochain.
Merci beaucoup Quentin Éric. Les collectivités territoriales. Évidemment ma question elle est un peu trop euh générale mais est-ce qu'elles doivent aussi balayer devant leurs porte ?
C'estàd si on cherche à faire des économies de de dépenses publiques. Non, mais si on part du principe qu'il faut trouver 110 milliards que sur la dépense publique, ben bien entendu, tout le monde va devoir être mis à contribution puisque les collectivités locales, c'est 20 % de la dépense publique. Bah là, ils sont mis à 20 % de 40 milliards.
Voyez, c'est assez comptable, on leur demande 8 milliards. Alors attention, mais est-ce que elles sont effectivement par nous interrompre suradministré ? On entend souvent ça, trop de fonctionnaires dans les collectivités locales, territoriales.
Effectivement, il y a beaucoup de dépenses de fonctionnement. Effectivement, quand on regarde l'emploi, doublon, il y a des doublons bien entendu. Et quand on regarde la progression de l'emploi, on voit que effectivement c'est dans les collectivités locales où l'emploi a très fortement augmenté ces derniers temps, plus beaucoup plus que dans l'emploi dans dans l'État.
Et donc les collectivités locales sont montrées du doigt. Alors attention, ces emploisl c'est quand même des emplois généralement de fonctionnaires de catégorie C. Donc c'est quand même le plus bas des échelons, donc il coûte pas extrêmement cher, mais oui, il y en a beaucoup et peut-être trop.
D'accord. Et donc on va leur demander de faire un effort. Juste un point tout de même, les 40 milliards dont on parle, c'est pas on baisse de 40 milliards la dépense publique.
C'est la dépense publique va progresser moins. Voilà, normalement la la la dépense publique progresse de façon tendantielle en fonction du nombre d'habitants et de la productivité. Donc allez, on peut partir par sur 1,2 % hors inflation.
Donc il y a l'inflation et il y a 1,2 % d'augmentation. Donc ça sera par rapport à cette progression de 1,2 qu'on va calculer les efforts. Bon ça risque d'être soit stable par rapport à l'année précédente, soit légèrement rison au aux collectivités locales.
Les les impôts locaux, c'est un enjeu majeur des élections municipales. Logiquement, systématiquement, moi je pense à je suis dans une commune où ils ont pas augmenté depuis depuis plus de 10 ans et évidemment on se dit super. Est-ce que c'est vraiment un enjeu ?
Si si ça joue mais dès vous parlez des impôts c'est du parce que derrière il y a aussi le pouvoir d'achat ça joue et ça va être un enjeu au moment des des municipal alors après c'est pas du tout le seul enjeu et quand on parle de baisse de de dépenses au niveau des collectivités locales sur le papier ça peut faire un peu moins peur aux Français parce que ils ils ont du mal à identifier les compétences de chaque échelon dans une tradition un peu jacobine. Ils ont l'impression que c'est l'état qui fait tout et l'État A c'est l'état général. Mais quand on va commencer concrètement à rentrer dans le détail que on va leur dire peut-être ça va impacter l'entretien des collèges, les routes, et ben là c'est toujours la même chose.
Le budget de la culture, c'est le thème de notre débat. Ils vont peut-être voilà là voilà un peu plus grincer des dents. Ce bras de fer dont parlait euh Quentin Calmet Anton Berdorf, est-ce que François Baou il est en alors la réponse est un peu dans ma question en en situation de le remporter d'après vous ?
Alors, pour ce qui concerne les élus locaux, euh François Baerou, ne serait-ce que de par sa position de maire, euh peut revendiquer une forme de proximité de proximité de communauté de destin avec les MES. Euh moi je pense quand même que euh les prochaines élections municipales, chaque élection a sa grammaire, je pense qu'elles vont énormément se jouer sur des thématiques clivantees et structurante que sont euh l'usage de la voiture en ville, euh l'insécurité euh bien évidemment, euh le narcotrafic d'autant que vous le savez avec les dernières dispositions, les maires ont de nouveaux moyens d'action pour ce qui est du nouveau du narc de la lutte contre le narcotrafic au-delà des polices municipales par exemple la possibilité de fermer des épiceries nuit impliquées dans le blanchiment d'argent. Je ne rentre pas dans les détails mais en tout cas ces élections municipales auront pour toile de fond tout ceci.
Ce qui est sûr c'est que on voit les acteurs se renvoyer la patate chaude et effectivement on en perd de vue l'objectif. L'objectif c'est quoi ? c'est de se dire que on a une charge d'intérêt qui est de 62 milliards que l'on n' pas envie qu'elle continue de s'accroître pour dépasser le poste de de le poste de dépense de l'éducation nationale et que nous sommes ensurcis et pas autre chose vis-à-vis des grandes agences de notation.
Euh Mouise en dernier lieu nous nous a donné en réalité un surcis hein, c'est ni plus ni moins que ça. Et que donc il faut agir et non pas euh rester à faire la planche pour reprendre l'expression de Gabriel Atal jusqu'en 2027. Allez, on va terminer avec la thématique des impôts.
On en a un peu parlé au fur et à mesure de ce débat, mais je vous propose de de conclure en écoutant d'abord François Baou dire que surtout il ne veut pas d'impôts supplémentaires. La première solution serait de penser que si l'État n'a plus d'argent dans ses caisses, il suffit d'augmenter les prélèvements. C'est un raisonnement qui paraît simple mais qui est intenable car la France est déjà le pays qui détient le taux de prélèvement obligatoire d'impôts et de taxes de toute nature. le plus élevé dans le monde.
Et si nous choisissions de continuer à augmenter ces prélèvements, c'est notre pays qui au bout du compte en souffrirait parce que c'est devenu une loi presque universelle. Plus l'impôt est lourd, plus les contribuables se dérobent et moins les investisseurs s'engagent. Voilà, le premier ministre a rappelé ce chiffre.
Tau de prélément obligatoire 43 % du produit intérieur brut, c'est 6 points de plus que 6 points de moins que non 6 points de plus que l'Allemagne. J'y arrive. Si vous avez compris quelque chose, excusez-moi de de mettre en mêlé dans les chiffres. 43 % du PIB euh en France, le taux de prélèvement obligatoire, c'est 6 points de moins en Allemagne.
La France est-elle vraiment la championne du monde des taxes en tout genre, des prélèvements obligatoires ? Alors, si vous regardez les prélèvements obligatoires effectivement, alors c'est ça se joue de à à très très peu avec les pays scandinaves, donc il y a le Danemark qui sont très très élevés et ensuite vous avez les pays anglo-saxons qui sont extrêmement faibles et les pays européens qui sont effectivement aux alentours de 3 à 6 points en dessous. Alors attention, là-dedans, il y a les impôts et les cotisations sociales.
Si on ne prend que les impôts, non, on est très loin d'être le champion du monde parce que finalement même sur l'impôt sur le revenu, ça représente très très peu par rapport même aux États-Unis. Aux États-Unis, le poids de l'impôt sur le revenu est supérieur. Quand on regarde sur la consommation, la TVA, c'est à peu près comme tout le monde.
Donc on n'est pas au-dessus. Et quand on regarde l'impôt sur les sociétés, bah on est comme tout le monde. Donc donc ce sont les cotisations sociales du pays.
Exement, c'est les cotisations. Alors est-ce que c'est un impôt comme un autre ? Ben non, c'est que ça vous ouvre des droits, un impôt ça vous ouvre aucun droit.
Et on revient sur le modèle social dont on parle, c'est le financement de notre modèle social. La dépense publique, si on a une dépense publique supérieure à tout le monde, c'est qu'on a un modèle social supérieur à tout le monde. Est-ce qu'on peut encore se le payer ?
C'est la question, c'est on veut et quand on dit le le Premier ministre a dit qu'il ne marchait pas, là je suis pas complètement d'accord. Voyez, c'est ce modèle social, il est très redistributif. Où est-ce qu'on le voit ?
On a le taux de pauvreté le plus faible de tous les pays. Est-ce qu'on est fier de cela ? Si on n'est pas fier de cela, si on dit non mais il est c'est trop généreux et donc les gens ne travaillent pas et ben ok revenons là-dessus mais il faut pas se leurer.
Si on retire du modèle social le taux de pauvreté comme en Allemagne comme dans dans les autres pays va remonter aux alentours de 10 11 on peut possiblement vivre avec he il y a pas de problème. Mais on ne peut pas dire que ça ne marche pas. Non on ne fait que la redistribution chez nous mais on veut plus payer cette redistribution.
Ouais. Le le le l'imposition pour les plus riches ou les super riches parce que c'est peut-être ça ce qui va sortir du chapeau. On revient sur cette taxman dont vous parliez tout à l'heure.
En fait la la vraie question c'est toujours le le qui est riche quoi. Est-ce que mon voisin est plus riche que moi ? Et à quel niveau de richesse tu considères que tu que tu relèves l'impôt quoi.
On a les gens ont toujours l'impression que eux ne font pas partie des risques et que quand on va imposer les plus aisés, ils ne seront pas mis à je pense que les super riches, tout le monde sera d'accord. Voilà. Mais mais c'est vrai que il y a une allergie des Français aux impôts et c'est pour ça qu'ils sont aussi frileux et que que François Baï le répète.
Il n'est pas question d'augmenter les impôts parce que effectivement dans toutes les enquêtes vous voyez que les gens sont massivement contre. En revanche quand il s'agit des plus aisés là ils sont d'accord mais là il va seturter à une autre opposition qui n'est pas celle des Français mais probablement soit celle des parlementaires LREM soit celles des grandes fortunes ou des gens qui ne veulent pas qu'on touche voilà à à certains avantages qu'ils ont. Oui, on retombe sur le risque de de fracture du bloc central dont vous parliez tout à l'heure ou noublion que François Baero pour acheter sa survie, il a par exemple abandonner en chemin des mesures comme l'alignement du nombre de jours de carence pour les fonctionnaires sur celui le nombre de jours de carence pour les travailleurs du privé.
Ça c'était par exemple quelque chose dont on pouvait se dire qu'en matière de justice ça pouvait être accepté des Français. Et effectivement sur la socialisation de la dépense publique, on ne peut pas à la fois poursuivre dans le la voie de la socialisation de la dépense publique et en même temps avoir des remontés de terrain et des Français qui jour après jour constatent la dégradation de leur services public. Ces deux réalités sont incompatibles et pour reprendre un mot à la mode, il y a comme un une forme de dissonance cognitive chez les Français à ce niveau-là.
Ils comprennent pas où passe l'argent. Merci à tous et à très bientôt sur sur Public Sénat. [Musique]
François Bayrou