Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 12 octobre 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

Gouvernement : quels ministres pourraient être nommés par Sébastien Lecornu ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Républicains doivent participer au gouvernement ? Pourquoi cette crise dans la crise à droite ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les dernières informations sur le gouvernement de Sébastien Lecornu ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi écarter les poids lourds politiques comme Gérald Darmanin ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Républicains ont une ligne claire sur la participation au gouvernement ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan demande la destitution d'Emmanuel Macron. Est-ce réaliste ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la fin pour Emmanuel Macron est inéluctable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Jules TorresFait
    « a priori, on aura pas de gouvernement aujourd'hui, il interviendra plutôt demain. »
  • 23:00Pierre-Henri DumontFait
    « les jeunes qui travaillent et les classes moyennes qui travaillent surcotisent sans avoir la certitude d'avoir une retraite derrière »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

1 Europe 1 Europe 11h 13h Elliot de Val et vous c'est votre rendez-vous du weekend Eliot de Val et vous 11h 13h en direct sur Europe 1 chers auditeur cette émission est faite pour vous prenez la parole 01 80 20 39 21 appel non surtaxé pour vous avoir en direct sur Europe édition exclusivement consacrée ce dimanche à cette crise politique. Je le disais, pour m'accompagner, il y a Estelle Lafond. Vous avez également Arnaud Benedetti, Sébastien Ligier, Jules Torres et nous avons notre première invité.

On va avoir de nombreux responsables politiques durant ces ces 2 heures. Nous avons donc Pierre-Henri Dumont qui est secrétaire général adjoint, donc les Républicains. Et la première question qu'on va se poser dans un instant, c'est est-ce que les Républicains doivent participer au gouvernement ?

Pourquoi cette crise dans la crise à droite ? Qui c'est le patron chez les LR ? On en parle dans un instant.

Mais avant cela, je me tourne vers les deux spécialistes, les mieux informés de Paris, Jules Torres. Oui, cher ami, il est 11h05, on ne connaît toujours pas le gouvernement de Sébastien Lecnu, mais quelles sont les dernières informations qu'on doit donner aux auditeurs d'Europe 1 à 11h0155 ce dimanche ? Bon, a priori, on aura pas de gouvernement aujourd'hui, il interviendra plutôt demain.

Pourquoi ? parce que ce sera a priori là aussi un gouvernement où il n'y aura pas de gros politiqu, il y aura pas de président a priori Ellisabeth Borne et Gérald d'Armanin même eux devraient être écartés du gouvernement. Bruno Rota on a bien compris qu'il n'y participerait pas.

Ça suit une logique, la logique de Sébastien Lecornu qui veut qu'on enlève les ambitions présidentielles et les intérêts partisans de son prochain gouvernement. Et donc ça prend du temps parce qu'il faut nommer des personnalités qui n'étaient pas forcément connues, connues de la haute autorité de la transparence de la vie publique, vous savez, qui se charge de voir s'il n'y a pas des conflits d'intérêt entre euh les personnalités et des potentiels euh et les et les entreprises par exemple dans lesquelles ils auraient pu travailler ou avec lesquelles ils auraient pu travailler. Donc c'est pour cela que ça prend du temps.

Peut-être aussi que Sébastien Lecordnu, il sait pas qui mettre dans son gouvernement. On sait qu'il avait nommé 18 ministres la dernière fois. C'était un gouvernement resserré. pour une fois, il avait tenu euh sa promesse.

Donc évidemment, c'est son urgence la plus la plus vitale parce qu'il lui faut un gouvernement même pour déposer son budget même si justement, il n'est pas obligé d'avoir un gouvernement pour déposer son budget en conseil des ministres. C'est mieux pour l'autorité du budget d'avoir un vrai gouvernement et pas seulement la haute autorité pour l'autorité pour le budget. Mon dieu !

Alors en revanche, vous me surprenez, c'est-à-dire que c'est il y a rien de mal à avoir des ambitions présidentielles ou en tous les cas des des ambition politique. Ça me surprend sur Gérald Armanin alors que visiblement il est plébiscité, il pense à changer de ministre de la justice. Non, mais le problème c'est que mercredi soir et même vendredi quand Sébastien Lecornu accepte par devoir dit-il de d'être reconduit à Matignon, il vous dit le gouvernement j'ai il y a une chose le président m'a laissé carte blanche, c'est pas d'ambition présidentielle parce que on a bien vu que c'est ce qui avait heurté Sébastien Lecornu quand Bruno Rotaillou a décidé de partir de de tout cela.

Il dit que c'est pour des intérêts partisans que Nicolas Sarkozi était ministre de l'intérieur, il avait des ambitions présidentiell majorité Nicolas Sarkozy et Jacques Charak avait 360 députés et alors c'est de la responsabilité de Gérald Armanin qui fait le boulot sur le terrain. C'est pas ce que je dis mais je dis juste qu'il y a une règle qui a été maintenant éductée par Sébastien Lecnu, c'est de ne pas mettre de poids lourds politique. Pardonnez-moi mais c'est la faute qu'avait fait Michel Barnier.

Bon ça a duré 3 mois. Non mais en tous les cas Michel Barnier euh il avait décidé justement de mettre si je ne m'abuse euh d'installer Gérald Armanin place Bovau. Non Michel Michel Barnier c'était qu'on a tous oublié déjà voilà donc il faut mettre des ectoplasmes au ministère pour que ça fonctionne.

Moi je trouve qu'on se on passe beaucoup de temps à à ergoter autour d'un gouvernement qui risque de durer 48 he quand même. Enfin je veux dire là on est dans une fuite en avant du macronisme c'est-à-dire qu'on nous ressort les technos. C'estàd qu'on parle de préfet, on parle de magistrats, enfin d'ancien magistrats, on parle de d'experts de la santé comme si finalement il fallait dépolitiser au maximum le gouvernement le plus politique de l'histoire de la 5e République.

Honnêtement, il y a quelque chose qui qui ne rentre pas dans dans les cases. On a bien compris que Sébastien Lecornu veut démacroniser au plus possible le prochain gouvernement pour tenter d'amadouer les socialistes. Mais une plus macroniste et des macronistes veut démacroniser un gouvernement qui va diriger à l'entre.

Donc bon courage pour démonrer. Compris le le propre le propre d'un gouvernement et le propre des ministres, c'est de faire de la politique. Pardonnez-moi Arnaud Benedetti, évidemment vous avez des équipes autour de vous, une administration avec des gens qui sont des des technocrates, mais un ministre, il doit avoir le courage de mener une politique, la politique pénale, la politique budgétaire, la politique sécuritaire, la politique migratoire.

Euh-à-dire que qu'est-ce qu'on est en train de de d'imaginer ? Mais je peux pas y croire ça. Moi, j'ai du mal à y croire.

Si on voit ce qu'il y a derrière, je rejoins ce qui a été dit. C'est-à-dire qu'on met des profil technique pour en effet le dépolitiser et le rendre le moins allergisant possible pour les oppositions parlementaires. Mais si vous voulez, il y a une contradiction à dire qu'on est en train de vivre le moment le plus parlementaire de la 5e République et de ne pas mettre de politique dans ce gouvernement.

Parce que quand même, qu'on le veuille ou non, le vrai sujet qui va être celui du premier ministre et qui est déjà celui du premier ministre et qui était déjà celui de ses prédécessur, c'est de réussir à dompter une assemblée nationale qui est totalement indomptable. Et si vous mettez pas dans ce gouvernement des gens qui quand même ont une expérience politique, ça va être encore plus difficile. Alors, vous allez me dire jusqu'à présent, on a mis des gens qui avaient une certaine expérience politique pour les deux gouvernements précédents que ça n'a pas marché.

Alors, on peut considérer que peut-être maintenant si on met des technocrates, ça marchera mieux. La vérité, tout ça nous dit finalement l'incapacité qui est d'ailleurs pas liée à celle de monsieur le Cornu ou d'un autre parce que je crois que n'importe quel premier ministre rencontrerait exactement les mêmes difficultés quel que soit le nom, l'incapacité que nous avons à dépasser ce mouvement de crise très profond que nous rencontrons en essayant malgré tout de faire perdurer une expérience qui risque en effet dans 3 4 jours peut-être une semaine 15 jours de terminer comme les précédentes. Et juste pour que les auditeurs de d'Européens comprennent bien, ce sera pas un gouvernement essentiellement technique.

Évidemment qu'il y aura un des des ministres qui sont en cartés. Par exemple, le Premier ministre hier a fait son premier déplacement à Les Rose avec un député des Républicains que je crois il aimerait beaucoup débaucher dans son gouvernement. Donc il y aura des personnes qui appartiennent à Renaissance. peut-être même si il y a eu il y aura peut-être des débauchages des républicains mais il y aura pas que des préfets des républicain on a besoin de comprendre déjà ce matin ce midi 11h11 très précisément est-ce que vous pouvez nous confirmer si oui ou non les républicains ont une ligne claire quand je dis ligne claire J'ai bien compris, c'est pas de participation les républicains pour le prochain gouvernement.

Bien déjà, bonjour à vous et bonjour à vos auditeurs. La ligne des républicain est extrêmement claire. Elle a été prise d'ailleurs en bureau politique à la suite d'un vote assez massif hier midi lors d'une visio et lors de cette réunion du bureau politique qui est de ne pas participer au gouvernement à ce stade parce que ni la confiance ni les conditions ne sont réunies pour que les républicains y participent.

C'est une raison qui est assez simple. Vous savez, nous on a toujours été attaché à avoir une feuille de route pour un gouvernement. Et la feuille de route, vous la connaissez, elle a été déclinée lors de du gouvernement le corps nuin qui était de donner les moyens au ministre de l'intérieur à l'époque Bruno Rotaillot de diminuer l'immigration, d'améliorer la sécurité des Français, faire en sorte que face au mur de la dette, on augmente pas les impôts, mais qu'on commence d'abord et avant tout par diminuer les dépenses et faire en sorte de revaloriser le travail, rapprocher le salaire net du salaire brut et lutter contre l'assistana.

Euh donc là c'était les engagements sur lesquels on voulait que Sébastien Lecornu euh s'engage. Il l'avait fait par un courrier assez vague. Ça nous avait suivi mais après, il y a eu cette trahison qui a été euh évoquée main et main de fois lors de la des événements de la semaine dernière.

Et puis euh là aujourd'hui, on a un gouvernement, mais ça quand même dont personne ne parle euh où on ne sait même pas la politique qui sera menée par ce gouvernement. C'estàdire que Sébastien Lecnu a été renommé et on a aucune idée de la politique qui veut mener. Est-ce qu'il veut mener une politique migratoire plus ferme, plus laxiste ?

On en sait rien. Est-ce qu'il veut augmenter les impôts ou diminuer les dépenses ? On sait pas.

Est-ce qu'il veut valoriser le travail ou relancer l'appui à l'assistana ? On nen sait rien. Bah, il avait publié une avant qu'il y ait la la démission du de son premier gouvernement, du moins qu'il présente sa démission.

Il avait envoyé une note euh au médias où il présentait justement le C. C'était une ligne, une lettre non exhaustive, une liste non exhaustive. Mais il y avait évidemment la réduction des dépenses de l'État, il y avait la lutte contre l'insécurité, il y avait la une question migratoire dans dans cette lettre que vous avez bien c'est bien ce que vous êtes en train de dire.

Il y a absolument aucun engagement pour ce gouvernement. C'està-dire que depuis qu'il a été renommé Sébastien le vendredi soir à 22h, on est dimanche midi. Enfin, il a quand même été capable de donner des interviews, de faire passer des offres dans la presse, de faire futer des noms de ministres.

Je pense qu'il est quand même ass Est-ce qu'il y a des lignes rouges chez les Républicains ? Est-ce que parce que on a bien compris qu'il y avait déjà des complications pour est-ce que oui ou non on doit intégrer ce gouvernement. Mais est-ce que parce que j'ai l'impression qu'il y a un tabou dans le tabou, c'est l'idée de la censure.

Est-ce que vous êtes susceptible de censurer le gouvernement le cornu si par exemple il suspend la réforme des retraites ? Ce qui est sûr, c'est que si le gouvernement le cornu mène une politique qui est contraire à ce qu'on considère être l'intérêt politique de notre pays, et bien on votera soit contre, soit les soit on votera des censures. Si arrive une question de censure, ce sera aussi aux députés de choisir.

Vous savez, les députés sont libres. L'article 24 de la 27, pardon, de la Constitution dispose que tout mandat impératif est nul. Donc chaque député euh choisira de voter ou non la censure s'il doit arriver la censure.

Mais pardon, je peux quand même dire une chose parce qu'il y a quelque chose qui est extrêmement intéressant, c'est que euh si on fait de la géopolitique parlementaire, la position du Rassemblement national qui a été de dire et c'est un peu nouveau de dire "On sent sur tout ce qui bouge, quoi qu'il arrive déporte obligatoirement le les 10 discussions et le deal qui peuvent être passés entre le premier ministre vers la gauche et vers le PS." C'était déjà le cas. Sébastien le n'a jamais tendu la main.

On parle de taxe duman et de réforme des retraites avant même le changement de pied du R. Non, mais c'est c'est-à-dire quand même que aujourd'hui, on sait très bien que ceux qui vont faire danser et sauter le gouvernement à l'accorde, ce sera Olivier Fort, Boris Valot et l'ensemble du groupe socialiste. Et donc, vous comprenez bien que dans ce cadre là, on ne peut pas participer à un gouvernement qui, même s'ils ne sont pas à l'intérieur du gouvernement, ne doit sa survie qu'uniquement au Parti socialistes et à la réponse de ce même gouvernement aux vieilles lunes socialistes. l'augmentation des impôts, la taxe Zucmane, la baisse de la baisse des moyens loués pour lutter contre l'immigration, toutes les politiques qui ont été que nous on a essayé de mettre en place, en particulier avec Bruno Rotaillot à l'intérieur depuis un an, qui serait mise en place serait en fait l'inverse de ce qu'on voulait, de ce que Bruno Rotaillo a mis en place.

C'est évidemment pas possible et d'autant plus, je vous le rappelle, que quand on est dans un gouvernement, il y a une solidarité gouvernementale ou et que donc à partir du moment où on est dans un gouvernement qui une politique contraire à ce que nous on a toujours défendu, c'est compliqué de dire on y va pour au final partir 3h après quoi. On continue d'en parler dans un instant sur Europe Ilot de Valvous 11h 11h19 sur Europeot de Valévou. C'est de 11h à 13h et il est question aujourd'hui encore de la seconde nomination de Sébastien Lecorn à Matignon.

Quel gouvernement va-t-il former pour son deuxème essai ? et il en a parlé lors du rendez-vous avec son invité. C'est Pierre de Villeau qui vient de nous rejoindre à l'instant en studio.

Bonjour Pierre de Villau. Bonjour Elliot. Bonjour à tous.

Nicolas Dupontignant est votre invité de 10h à 11h sur C News et sur Europin. Que faut-il retenir de cet entretien du président fondateur de Debout la France ? Beaucoup de choses ont été dites.

Retenons le fait qu'on est au bout d'un cycle et que alors qu'il était frileux jusqu'à présent à demander la destitution d'Emmanuel Macron, Nicolas Dupignan maintenant demande la destitution au tière de l'article 68 de la Constitution parce qu'on est arrivé au bout d'un cycle. Alors justement, c'est très intéressant ce que vous dites parce que même le RN n'est pas sur ce terrainlà de la destitution. Euh, ils expliquent que la destitution, ça fragiliserait les institutions euh de la 5e République.

En revanche, euh Emmanuel Macron a la possibilité euh de démissionner. Pourquoi Jul Toreste dites-vous que c'est impossible ? Il faut peut-être expliquer aux auditeurs ce que c'est la destitution.

Si destitution, procédure de destitution, il y a quatre votes très importants. D'abord, il faut réunir 2 tiers de chacune des chambres he c'est pas le total. Le premier vote, c'est donc 2/3 de l'Assemblée nationale, 2/3 du Sénat. l'Assemblé nationale, il y a très peu de choses que ça intervienne.

Le Sénat, j'en parle, je n'en parle même pas. Et même si vous obtenez ces deux tiers là, il faut ensuite aller devant ce qu'on appelle la haute cour. Il y a la création de la haute cour qui est une cour exceptionnelle pour une unc une procédure de destitution et qui là aussi doit voter aux 23ers.

Donc on voit mal quand même comment ça pourrait intervenir. Le Sénat n'étant pas franchement aujourd'hui extrêmement révolutionnaire, même s'il conteste la politique qui est menée au sommet de l'État. Donc réclamer la destitution, on le voit bien avec ce que fait la France insoumise, c'est mettre la pression le plus possible sur le président de la République, mais c'est aller beaucoup trop loin par rapport à ce que nos institutions justement le permettent.

C'est c'est pour ça aussi que la position du RL aujourd'hui est perçue par les Français comme plutôt raisonnable au vu de la de la situation du pays. Moi je pense quand même que si le président de la République venait à s'entêter, à ne pas vouloir redissoudre, à conserver le pouvoir enomant après le Cornu 2, le Cornu 3 et après euh euh madame Michu 5 et euh monsieur Duran 7, si il refuse d'accéder à cette dissolution, je pense que la question de la destitution pourrait se poser même jusqu'au Rassembl national. Moi, j'ai entendu des des cadres sérieux du RN qui disaient "S'il s'en tête, on réfléchira à poser cette destitution." Et bien sûr, Jules a raison, elle a très peu de chance d'aboutir, mais l'idée est symbolique.

C'està-dire que si vous aviez ne serait-ce que quasiment la majorité de l'Assemblée nationale qui voterait une destitution, vous enverrez un message extrêmement lourd en direction d'Emmanuel Macron. Donc je pense qu'on s'il s'entête, je pense pas. Je pense qu'Emmanuel Macron finira par dissoudre mais s'il s'entête, je pense que il y aurait une justification à poser cette destitution.

Et on va se tourner justement vers notre invité Pierre-Henri Dumont. Vous êtes secrétaire général adjoint les Républicains. Vous êtes avec nous depuis le début de l'émission.

Euh c'est vrai qu'on on se pose bien sûr la question du gouvernement de Sébastien Lecornu de cette crise au au sein des Républicains et de ses tensions notamment hier. On reviendra là-dessus dans le dans le détail mais euh au-dessus euh de la mêlée, il y a un homme qui cristallise les tensions, Emmanuel Macron. Bon, est-ce que vous vous trouvez que il serait saint qu'Emmanuel Macron prenne ses responsabilités désavoué pour l'instant par les Français avec une minorité dans ses rangs lâché par ses plus proches ?

Est-ce que aujourd'hui la la fin pour Emmanuel Macron est inéluctable ? Alors, est-ce que c'est la dissolution ? Est-ce que c'est la démission ?

Est-ce que c'est la destitution ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Bah écoutez, ce qui est sûr c'est que faut pas confondre tout hein.

Il y a trois sujets dissolution destitution destitution. Moi j'y crois absolument pas. Déjà techniquement c'est pas possible.

Il y a aujourd'hui personne à l'Assemblée nationale et au Sénat qui est capable de donner une majorité pour cela. Donc c'est c'est simplement de l'esbrouff politique visant à créer du chaos et en particulier lancé par les insoumis parce que ce que les insoumis veulent c'est du chaos. Euh d'autant plus que Oui mais là on entendait Nicolas Dupont Rignan c'est pas quelqu'un qui est Nicolas du Pontignan c'est zéro députés zéro sénateur donc j'entends c'est un candidat à la présidentielle il était député mais il enf si s'il doit voter aujourd'hui une question je m'abuse je me demande s'il a pas fait le même score que votre candidate à la présidentielle donc il faut pas non plus insulter les électeurs de Nicolas Dupignant c'est quelqu'un qui je n'insulte pas je dis juste que la destitution est une question de mathématique parlementaire et que la mathématique de parlementaire, de députés d'un côté, de sénateur de l'autre et que aujourd'hui vous pouvez faire tous les calculs que vous voulez, il n'y a même pas une majorité pour passer l'étape qui a pas été évoquée qui est du bureau des assemblées.

Donc c'estàdire de rentrer dans le débat d'une potentielle destitution à l'ordre du jour. Donc ce sujet n'existe pas. Après la question qui est autre question, mais pourquoi est-ce qu'il n'existe pas ?

C'est assez amusant. Vous dites de toute façon ça n'existe pas. Mais parce que parce que parce que quoi ? parce qu'on sait c'est le respect des institutions parce que non parce que les équilibres politiques des deux assemblées font qu'il n'y aura de toute façon aucun débat à l'Assemblée nationale et au Sénat sur une potentielle destiné.

Qu'est-ce que vous appelez les équilibres politiques des deux assemblé ? Le nombre d'élus dans les assemblées aujourd'hui constitué à l'Assemblée au Sénat. Est-ce que vous diriez que le l'équilibre des l'équilibre politique est plus important que la volonté des Français ?

Est-ce que vous vous est-ce que vous entendez monsieur Dumont ? Est-ce que vous entendez ? Non.

Est-ce que vous entendez que 90 % des Français jugent les responsables politiques inefficaces ? Je je l'entends très bien. Je je l'entends d'autant plus que je suis un élu de terrain, je suis élu dans ma commune donc làdessus j'ai Ça ça n'empêche pas que vous continuez à à aller à l'assemblée à je vous dis votre travail juste je vous dis juste que si on veut avie je dis juste que si on veut si on veut avancer confortable un peu comme de l' ti en fait.

Non pas du tout. Si si on veut avancer il faut avancer sur des sujets qui sont réellement faisables. D'accord. réellement possible et la destitution ce que je vous dis elle est prévu elle est rendu tellement compliqué que de toute façon vous plaît alors la destitution ça paraît compliqué la démission il y a 61 % des français qui sont favorables à la démission la démission moi j'ai en tant que goist j'ai plutôt l'idée de se dire que un président doit démissionné parce qu'il a par exemple perdu un référendum, perdu une élection et partir sur ça s'il doit partir.

Ben il en a perdu trois élections. Oui mais après chacun c'est aussi au président qui est seul décisionnaire comme pour la dissolution. Hm.

Maintenant euh la question qui est la question sous-jacente de tout cela, c'est euh on se retrouve dans une situation sans majorité parce que je considère, je suis pas le seul, qu'en 2022 la campagne présidentielle a été galvodée, qu'il n'y a pas eu de vraie campagne présidentielle parce que la guerre en Ukraine parce que la fin du Covid donc l'effet drapeau et Emmanuel Macron s'est pardon de le dire planqué durant la campagne n'a mis aucun grand sujet. Les grands sujets n'ont pas été tranchés en 2022. Il y a eu des votes par défaut, il y a eu bon et donc la démission du président de la République une fois plus constitutionnellement s'il y a vacances de la présidence en particulier par une démission c'est 20 à 35 jours pour mener une élection présidentielle et je pense que on a besoin de purger énormément de sujets par exemple la question de la réforme des retraite qui revient de façon lancante.

Moi, je considère, je suis pas le seul au sein des républicains, que le système est démographiquement mort et que donc le système de retraite aujourd'hui qui a été créé pour quatre actifs, un retraité et le retraité mourit au bout de 5 ans fait que les jeunes qui travaillent et les classes moyennes qui travaillent surcotisent sans avoir la certitude d'avoir une retraite derrière avec des retraités qui ont des petites pensions qui sont beaucoup qui sont largement inférieures en parité pouvoir d'achat de ce qu'elles étaient pour leurs parents et des jeunes qui aujourd'hui bah doivent attendre 40 ou 45 ans pour accéder à l'achat d'un logement. Donc c'est faut pas toucher à la réforme des retraitement faut même un peu il y a une question centrale qui est celle de pardon de dire mais de la capitalisation qui doit êtreos et simplement sur la démission est-ce que vous seriez favorable ça veut dire que ça ça peut pas être tranché en 20 jours après une démission du président de la et la position d'Edouard Philippe qui consiste à dire de de repousser et d'annoncer sa démission de la programmer pour faire en sorte que finalement il y ait une période de campagne un petit peu plus long ça peut parfaitement s'entendre. On risque simplement d'avoir un phénomène qui est connu aux États-Unis qu'on appelle le lame du Duck, le canard boiteteux qui est celui du président de la République qui dans un président des États-Unis pardon dans un 2uxème mandat où il peut pas se représenter se retrouve avec des mytermes, donc des élections de mi-mandat où il a perdu la main et où il a 2 ans où il ne fait plus rien.

Donc et en plus dans un contexte international qui est un contexte international très compliqué où bah vous imaginez bien Vladimir Poutine, le président algérien qui retient Boem Sansal dans ses joles face à un président de la République qui a déjà annoncé sa démission. euh quel est le poids de la France quand on a plus de gouvernement et pas de majorité non plus à la On va remercier Pierre de Vill.