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Interviewyoutube.com· 11 juin 2026 55 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleEurope & international

ENTRETIEN SUR BFMTV AVEC GUILLAUME DARET (07.06.26)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Comment éviter de nouveaux drames comme celui de Liana ? Faut-il sanctionner plus durement les magistrats ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous retenu de Bernadette Chirac ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Quel rôle politique a-t-elle joué auprès de Jacques Chirac ?

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Bernadette Chirac vous avait surnommé Néron. Qu'en pensez-vous ?

  • 4:24OuverteRéponse directe

    Qualifiez-vous la situation autour de Liana de scandale d'État ?

  • 5:50RelanceRéponse directe

    Chacun doit faire son examen de conscience. Vous aussi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:33Dominique de VillepinChiffre
    « C'est un enfant toutes les 3 minutes qui subit cela. »
  • 8:37Dominique de VillepinFait
    « scandale d'État dans sa globalité »
  • 12:14Dominique de VillepinPromesse
    « Je propose que nous ayons un parquet spécialisé sur les violences faites aux femmes et aux enfants. »
  • 22:13Dominique de VillepinChiffre
    « 98 % d'hommes, 2 % de femmes, un tiers de mineurs, 85 % sont français. »
  • 36:49Dominique de VillepinChiffre
    « Le premier ministre a donné les chiffres 98 % d'hommes, 2 % de femmes, un tiers de mineurs, 85 % sont français. »
  • 40:10Dominique de VillepinFait
    « Ce n'est pas acceptable. Un ambassadeur, il ne se mêle pas de la politique intérieure du pays où il est affecté. »
  • 44:48Dominique de VillepinFait
    « Je crois que c'est une logique, c'est un récit qui est le récit impérial américain aujourd'hui dont personnellement je ne partage rien. »
  • 46:53Dominique de VillepinFait
    « Le premier devoir d'un président de la République, c'est de nommer les choses, de dire les choses. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Bonjour à tous, bienvenue dans BFM politique avec au cœur de l'actualité ce que beaucoup [musique] décrivent ce matin. Comme un fiasco et un scandale d'état, la mort de la jeune Liana provoque une émotion et une colère immense en France. Une marche blanche aura lieu cet après-midi. Comment éviter de nouveaux drames tels que ceux ? Faut-il sanctionner plus durement les magistrats [musique] ? Notre invité ce matin, Dominique de Villepin. Bonjour. Ancien premier ministre, probable candidat à élection présidentielle. Vous nous direz dans quelques instants quelles sont vos solution. On évoquera [musique] bien sûr aussi avec vous la situation internationale.

À mes côtés, Amandinataya, éditorialiste politique BFM TV [musique] et Pierre Le Pieltier de la tribune dimanche, le partenaire, notre partenaire pour cette émission. Mais d'abord, évoquons le décès d'une femme emblématique que vous avez bien connu, l'ancienne première dame Bernanette Chirac. On a appris son décès à l'âge de 93 ans. Vous avez été un très proche de Jacques Chirac, son secrétaire général et l'Élysée, son premier ministre notamment. Vous avez donc côtoyé Bernadette Chirac. Qu'est-ce que vous retenez d'elle ? D'abord, il y a une image qui est suffisamment forte pour que je l'ai retenu à jamais. C'est Jacques Chirac se retournant euh pour demander à Bernadette d'aller plus vite.

Il l'avait appelé la tortue. Mais la tortue avait du bon sens et était déterminée. Je me rappelle aussi en 1988, vous voyez, c'est pas jeune, j'étais à Washington en poste avec mon épouse et Bernadette Chirac était venu accompagner son mari et elle avait demandé à à voir les quartiers les plus difficiles de Washington et elle avait demandé en particulier à voir ce qu'on appelait les maisons de craque où la drogue était donnée pour quelques dollars à des malheureux et on avait passé la journée à sillonner ses quartiers, à rencontrer des associations. Donc c'était une femme engagée, curieuse qui me laisse l'image d'un attachement.

Et on voit d'ailleurs, on vous voit d'ailleurs à ses côtés sur ces photos au côté notamment du aussi du président Chirc Pierre. Quel rôle politique a-t-elle joué auprès de son mari Jacques Chirac précisément ? Alors d'abord, il faut le dire, un rôle discret. euh elle était euh présente à chaque instant auprès de Jacques Chirac, mais elle n'interférait pas avec euh l'action politique de son mari. Donc euh euh c'était davantage euh des conseils qui étaient prodigués directement par elle à Jacques Chirac euh et elle respectait parfaitement le le le fonctionnement des équipes et des équipes politiques qui étaient autour de Jacques Cher.

Mais c'est une femme politique, beaucoup l'ont décrite comme ça. Oui. Oui. Et très ancrée dans les territoires. On le rappelle souvent. C'était une c'était une élu et et elle était au contact de la population. Elle faisait partie de ses voix qui disaient très fortement parfois à Jer Chiraak, "Attention, regarder de ce côté-ci, écouter euh cette cette plainte qui monte." Donc elle avait des capteurs, elle avait beaucoup de bon sens, un solide bon sens et puis elle n'avait pas elle n'avait pas sa langue dans sa poche. Donc elle disait les choses et parfois avec un peu de férocité mais ça fait bien, ça fait du bien, ça stimule.

Justement, j'ai envie de vous dire justement, on se souvient tous d'une interview qu'elle avait donné aussi à France 2 à Laurent de la Housse et elle parlait de la dissolution ratée de 1997. Elle était totalement contre et elle vous imputait en partie la responsabilité d'avoir poussé Jacques Chirac à faire cette dissolution et elle vous avait surnommé dans cette interview Néron. Qu'est-ce que vous étiez dit à elle elle on en avait parlé à plusieurs occasions.

Elle m'avait même dédicacé un livre pour pour s'expliquer de cette formule et je le comprends très bien, vous savez, dans dans les difficultés de la vie politique, le premier collaborateur du président de la République, il est là pour prendre les coups à la place du président de la République. Donc j'avais les épaules larges et et il était bien normal que je joue ce rôle de paratonire dans ces moments-là. N'empêche que la décision a bien été prise par Jacques Chirac et de façon très lucide et de façon très claire. C'était quoi la dédicace de Bernadette Chiak ? Ah, je ne vous le dirai pas. Moi, je ne je ne livre pas les secrets de famille.

Alors, effectivement, on l'a vu Bernad Shira qui a reçu depuis hier beaucoup d'hommag que ce soit en Corè ou en pas à Paris. Venons-en à à cette actualité qui va marquer cette journée en France et marquer aussi l'antenne évidemment de BFM TV. Une marche blanche va avoir lieu cet après-midi dans la la commune de Florence dans le GERS pour rendre hommage à Liana, cette jeune fille de 11 ans dont le corps a été retrouvé. Je dis ses parents seront bien sûr présents. Je le disais, ce sera à suivre euh dans une édition spéciale à partir de 14h sur notre antenne sur BFM TV.

La peine est immense et Dominique de Villepin chaque jour chaque jour il semble y avoir de nouvelles révélations et de nouveaux les éléments accablant. Ce matin encore sur notre antenne, on entendait un ancien professeur de sport qui a fréquenté le suspect et qui raconte qu'il passait beaucoup de temps avec les enfants. Je vous rappelle aussi que cet homme se suspect il y a quatre plaintes, deux signalements également pour violence sexuelle. Jamais depuis le mois d'août dernier où il y avait eu une plainte pour viol, jamais. Il n'a été entendu par la police. Comment est-ce que vous qualifiez cela ? À la une de la tribune dimanche, ce matin, c'est écrit une honte nationale.

Est-ce qu'à vos yeux c'est une honte nationale un scandale d'état ? Comment vous qualifiez ça ? D'abord, permettez-moi de dire toute ma compassion à la famille, aux proches, à la petite ville de Florence face à ce qui est un drame inacceptable par la société française. Et c'est bien en cela que ce drame sert de révélateur. Un drame seulement. mon mon premier mot devant ce qui s'est passé et qui je crois exprime au-delà de la colère que nous ressentons tous face à ce qui s'est passé, c'est remord et je pense que chacun d'entre nous doit faire son examen. Bien sûr, c'est facile d'être pron à jeter la pierre, à chercher des bouqu émissaires et il faut savoir ce qui s'est passé.

Mais ne l'oublions pas, le drame aujourd'hui de Liana est un drame que vivent beaucoup d'enfants. Cette souffrance de viol, d'agression sexuelle qui sont déclarés et trop souvent sans suite, ne l'oublions pas, 94 % des plaintes pour viol sont classés. Ensuite 1 % seulement de condamnation et c'est tr et c'est trois enfants par classe. C'est un enfant. C'est un enfant toutes les 3 minutes qui subit cela. Donc il faut d'abord prendre la mesure. Je sais que face à ces drames, on a la tentation immédiatement de s'arquebouter et de vouloir demander des comptes. Il faut qu'est-ce qu'il faut faire alors ? Parce qu'on voit bien qu'il y a quelque chose qui tourne par rond.

D'abord, il faut prendre la mesure de ce drame. La mesure de ce drame parce que c'est toute la société qui est concernée. C'est pas uniquement un parquet des forces de l'ordre, une chaîne pénale qui est à mettre en côte. C'est toute une société. Nous sommes dans une société qui est une société de prédation et il faut avoir le courage de le dire. Ça ne cesse de s'aggraver. Et en première ligne de cette prédation, il y a bien sûr les plus fragiles, les femmes et les enfants. Dominique, d'aller jusqu'au bout sur les mots que vous venez de prononcer, je m'arrête une seconde. Vous dites chacun doit faire son examen de conscience.

Est-ce que ça veut dire que vous dites vous en ancien premier ministre notamment, vous dites "On a tous, j'ai une part de responsabilité dans ce qui se passe." Oui, mais bien sûr. Mais nous avons même au quotidien une part de responsabilité. vous citiziez ceux qui ont croisé ce celui qui est encore aujourd'hui présumé innocent mais qui l'ont croisé et qui savaient ceux qui dans l'école n'ont pas décidé de vous dites quoi ?

On a tous ces choix en tant que responsable politique mais je veux dire qui c'est une multitude de défaillances qu'il faut avoir le courage de reconnaître tous ceux qui dans le village ont pu à un moment donné croiser cet individu voir la fillette monter dans une voiture et qui n'ont pas eu le réflexe. Nous sommes dans une société, je le dis, de prédation mais aussi d'abandon où la capacité collective à prendre en charge les [raclement de gorge] différentes situations s beaucoup réduit. Et à cet abandon, il faut ajouter un sentiment de domination qui existe dans notre société. Vous savez, le masculinisme que nous voyons se développer aux États-Unis, il existe dans la société française.

Et c'est pas tout à fait un hasard si les femmes et les enfants se retrouvent les premières victimes. Donc face à ça, d'abord première chose, il faut effectivement regarder de très près ce qui s'est passé du côté de la justice. Vous qualifiez ça de scandale d'état ou pas ? Mais scandale d'État dans sa globalité et nous parlerons tout à l'heure de la responsabilité politique parce que nous ne pouvons pas ne pas également évoquer la responsabilité politique dans ce type d'affaires. Premièrement, lenteur, on le voit bien, défaillance en ce qui concerne les signalements.

Un parquet qui se renvoie à un autre parquet qui communique de façon écrite alors que nous avons des moyens un peu plus modernes pour le faire. des systèmes d'information CIOP qui euh euh ne sont pas activés alors qu'il suffit de regarder la base de données pour voir qu'il y a une multitude d'éléments qui auraient pu immédiatement apparaître et qui montraient la dangerosité de l'individu coupable présumé ou innocent présumé. Dans ce contexte, on voit bien, il y a une chaîne de responsabilité et la société, nous n'avons pas et la justice bien sûr, nous n'avons pas protéger cet enfant.

Et c'est en ça que je dis remord remord que cette protection à tous les échelons n'est pas été à la hauteur de l'enjeu. Amandine, on va parler des responsabilités des politiques sur la responsabilité éventuelle des magistrats. Gérald d'Armanin dit que lui avait donné des consignes spécifiques pour que les affaires concernant les femmes et les enfants soient traitées en priorité, qu'elles n'ont pas été suivies et qu'il y aura si besoin après enquête des sanctions contre les magistrats. Est-ce que vous estimez à ce stade qu'il faut envisager des sanctions ou bou émissaire trop facile les magistrats ? La tentation du bouqu émissaire, elle revient à chaque fois dans ces types de circonstances.

Mais euh [grognement] je veux dire malgré tout, j'entends ce que dit Gérald Armanin et je veux bien croire qu'il a signé une circulaire qui de fait elle existe. Hm. Je veux bien croire, mais le fonctionnement d'une administration ne peut pas se limiter à faire passer une loi, à signer une circulaire et à considérer que la messe est dite. C'est un petit peu l'attitude du président de la République quand il dit "J'ai augmenté les moyens de la police et de la justice." C'est vrai que les moyens ont augmenté de 20 % en moyenne par an, mais les moyens restent encore en France incroyablement insuffisants.

Quand nous voyons que il y a quatre fois moins de procureurs [raclement de gorge] en France par rapport à nos voisins, deux fois moins de juges et quand nous voyons parce que c'est pas quelque chose qui s'est produit il y a 5 ans, que cette année dans les gels de crédit sur les 6 milliards qui sont retenus pour faire baisser notre déficit, en priorité la baisse intervient sur le budget de la police, sur le budget de la c'est une erreur et vous augmenteriez les moyens. Mais je veux dire que parmi les premières nécessités, il y a établir des priorités. La question des violences faites aux femmes et aux enfants, c'est une urgence nationale.

Donc, on peut pas à la fois dire c'est important et faire le constat que nous faisons beaucoup moins bien. Regardez comment les Espagnols en 20 ans ont réussi à réduire d'un/ers les féminicides en se mobilisant 15 € pour la justice par personne quand c'est 5 € en France. Donc il y a des solutions. Premier élément donc prioriser. 2è élément qui me paraît essentiel davantage de spécialisation de la justice. Nous l'avons fait pour le terrorisme, nous l'avons fait pour le crime organisé. Il y a donc la possibilité d'organiser à travers un parquet spécialisé et d'établir clairement une priorité avec la centralisation sur les grands dossiers qu'il y a nécessaire. Donc vous proposez la question.

Je propose que nous ayons un parquet spécialisé sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Tout le monde comprendra le message et l'état d'urgence nationale face à ces drames. Deuxièmement, il faut qu'il y ait localement et géographiquement parce que l'un des drames que nous vivons, c'est l'inégalité des situations géographiques selon les parquets. On voyait bien que H avait un grand problème d'effectif il y a encore quelques mois. faisons en sorte d'avoir des unités spécialisées et puisque ça ça ne va pas sans une formation spécialisée, nous sommes encore très en retard sur la formation de policiers, de magistrats, sur les questions qui touchent au viol à l'inceste.

Tout ça ne peut pas être abordé par n'importe quel agent. Ce sont des sujets incroyablement délicats. Troisièmement, Troisièmement, il faut humaniser notre justice. On ne peut plus conserver la même attitude de suspicion que celle que nous avons vis-à-vis de la parole des enfants et en particulier dans le cas présent de la parole des filles. Il faut prendre cela au sérieux. dans toute la chaîne de responsabilité à l'école. Euh il y a des initiatives, l'association papillon qui recueille à la source la parole des enfants, à l'école, dans les commissariats exactement et dans les cabinets des procureurs. Exactement.

Et il est important de mesurer la nécessité également dans cette humanisation de l'accompagnement quand vous avez 94 % d'affaires classées sans suite. Imaginez, vous recevez par courrier l'information que votre dossier a été classé. Imaginez les parents, le désarrois, imaginez les enfants. On a besoin d'accompagner. Et de ce point de vue-là, oui, il faut que nous sortions de cet absolutisme des procédures. En France, on considère que quand la procédure a été respectée, et bien tout est bien. Non, ce qui compte, c'est le service à [rires] tous ceux qui à un moment donné sont victimes et qui doivent donc être directement concernés.

J'apporte un autre élément qui me paraît essentiel, le désengorgement de nos tribunaux. Le contentieux routier, une partie du contentieux routier pourrait être allégé par des peines d'amende forfaitaire qui réglerait une grande partie de de ça. Pareil pour les vols simples. Donc faisons en sorte que le nombre d'affaires que la justice a à traiter 3 millions d'affaires qui sont en attente pour pouvoir prioriser effectivement ces violences pour fem aux enfants. Vous vous parliez il y a un instant de la responsabilité politique. Est-ce que ça veut dire ? Certains à gauche disent en tant que responsable de son administration, Gérald Darmin doit démissionner.

Alors d'abord, je pense qu' en tant que chef d'administration, la première responsabilité, il s'est excusé, la première responsabilité d'un ministre bien sûr, c'est de c'est de c'est de reconnaître les faits, d'établir toute la lumière, mais c'est d'assurer la responsabilité qui est la sienne vis-à-vis de son administration. Est-ce qu'il le fait ? Et j'estime que il ne faut pas dans ces cas-là euh penser immédiatement à mettre en accusation X ou Y. Attendons de voir ce que le rapport de l'inspection générale de justice fois que Gérald Armanence se défausse sur son administration.

Je dis que c'est souvent la tentation des ministres permettrait de ne pas rentrer dans la désignation de cas particulier. Je ne veux pas désigner des bouqu émissaires alors même que je dénonce cette logique de bouqu émissaire. Je dis simplement que nous avons des ministres qui sont présents depuis parfois 10 ans en fonction. À un moment donné, la responsabilité politique, c'est d'assumer les conséquences de la politique qu'on a mené. Mais assumer, ça veut dire quoi ? Partir. Mais c'est assumer, c'est-à-dire reconnaître les manquements, prendre leur part de responsabilité face à ces manquements et en tirer les conséquences. Vous jugez qu'il ne le fait pas assez ?

Mais je juge que cette évidence, les chiffres que j'ai cité qui montrent bien que la cause des femmes et des enfants dans ce pays est une cause secondaire. Nous ne défendons pas les femmes et nous ne défendons pas les enfants. C'est une c'est une réalité politique et je le dis au président de la République, je le dis au Premier ministre et je le dis aux gardes des saut. Il y a une nécessité aujourd'hui pour les Français qui ont une défiance vis-à-vis de la classe politique d'avoir des responsables politiques qui sont à la hauteur de leur fonction.

Alors, vous avez mis sur la table à l'instant une de vos propositions, la création d'un parquet spécialisé dans les violences faites aux femmes et aux enfants. Il y en a d'autres qui font des propositions très concrètes. Oui. Dans le parisien Bruno Retaillot qui veut créer une courinaire de la magistrature avec des citoyens, un collège de citoyens tirés au sort pour examiner les cas. Alors, vous étiez tous peut-être pas nés au moment de l'affaire de Bruet en Artois 1972. En 1972, il y a eu un drame qui s'est passé là-bas et immédiatement Jean-Paul Sart s'est emporé de l'affaire et immédiatement a s'est fait l'avocat d'une justice populaire.

Bon, donc vous voyez bien que le rutaillisme peut rejoindre à certains égards euh le maoïme de Jean-Paul Sartre à l'époque. Mais soyons sérieux, le populisme judiciaire n'a jamais rien réglé. Là aussi, arrêtons de croire que dans la surenchère, là vraiment désignation des bouqu émissaires. En gros, on prend les magistrats, on les jette à la vindicte, on met une épée de Damoclè au-dessus de leur tête.

Il y aurait pas que des citoyens, il y aurait aussi des personnalités, des magistrats magistrat les magistrats doivent assumer leur responsabilité mais il y a un conseil supérieur de la magistrat entre les lignes que c'est trop corporatiste et il dit c'est rendu la justice au nom du peuple français donc les citoyens doivent aussi pouvoir sanctionner les magistrats c'est une bonne idée am mauvaise idée et c'est une idée simpliste comme beaucoup d'idées de la droite et de l'extrême droite qui pensent toujours avoir trouvé la pierre philosophale en en en désignant du doigt et en jetant en pâure un certain nombre de nos compatriotes. Je crois que ce n'est pas ça la responsabilité.

C'est pas comme cela qu'on mobilisera la magistrature. Il faut il faut peut-être aménager la composition du Conseil supérieur de la magistrature. Mais ne l'oublions pas, nous parlons d'affaires extraordinairement complexe, difficile. Ça demande une spécialisation dans la capacité à porter un jugement et une information extrêmement pointue. Ça ne peut pas être soumis à à à la revanche et à l'humeur dépendant des mamans. Évidemment, certains français ont l'impression que les magistrats peuvent être intouchables et c'est un thème qui monte beaucoup en ce moment. Même Édouard Philippe a eu des propos récemment pour dire que les magistrats étaient aujourd'hui intouchable. On va l'écouter.

Vous allez voir, c'est surprenant. Mais je m'interroge très sérieusement sur le bien fondé dans un domaine aussi sensible que la magistrature d'un pouvoir syndical assez important et qui donne le sentiment d'être assez intouchable. Et il dit il va plus loin en fait qu'il faut même songer à interdire au magistrats de pouvoir se syndiquer. Est-ce que là on est pour vous sur une proposition intéressante ou une dérive du débat politique ? Nous sommes manifestement devant une politisation de la réponse à apporter.

Je crois qu'il y a suffisamment de problèmes à régler pour éviter une fois de plus d'essayer de régler des comptes avec la justice sur par exemple le comportement du syndicat de la magistrature. Ce qui est certain, c'est que nous avons aujourd'hui en France et c'est très révélateur ce qui vient d'être dit, une cassure entre la ligne de front, tous les métiers qui aujourd'hui sont en première ligne et parfois très fatigués d'être en première ligne. l'arrière qui est ne comprend plus ce qui se passe dans ce pays et qui a perdu le fil de la compréhension et les États-majors.

Et là, nous venons d'entendre les États-majors et les États majeurs c'est comme en 1917, il y a une promptitude des États-majors à point du doois des responsables quand c'est eux-mêmes qui assument la décision. Donc tous ceux qui depuis 10 ans exercent le pouvoir et qui viennent chercher des bouqu émissaires, je leur dis un peu de dignité. Nous sommes aujourd'hui dans la situation euh comme si nous attendions euh Clémenceau pour tout régler dans notre pays. Je crois que les États-majors sont en train de diviser le pays pour écarter leur propre responsabilité.

Alors qu' Alors Philippe ajoute au passage, je précise qu'il faudrait aussi penser à supprimer l'ENM, l'École nationale de la magistrature et avoir des magistrats qui a connu une autre vie professionnelle avant que celle uniquement d'études consacrées spécifiquement. On pourrait faire pareil pour les politiques qui beaucoup de cas n' jamais travaillé de leur vie et qui devrai apprendre ce que c'est qu'un compte d'exploitation et ce que c'est que la la difficulté quotidienne de régler des fins de mois. Donc on peut on peut tout mettre sur la table, on peut on peut parler pour ne rien dire mais à un moment donné il faut être sérieux.

Diriger une administration, je le dis, c'est un immense honneur mais c'est très difficile et on ne peut pas se contenter de signer une circulaire et de considérer que le problème est réglé. Non. Et il ne fallait pas être un grand spécialiste pour constater que ces manquements vis-à-vis des enfants, ces réponses qui ne sont pas apportées, euh c'estes ces ces parents qui n'ont pas interlocuteur, ces enfants qui ne sont pas entendus, c'est un problème qui ne se pose pas seulement à Florence, c'est dans tout le pays.

Et c'est pour cela que la première chose qui doit nous hanter et c'est pour cela que je parle de remord, c'est que cela ne se reproduise pas alors que ça se reproduit tous les jours et plusieurs fois par jour partout dans le pays. Alors, les simplismes des responsables politiques qui veulent ressortir leur petites leurs petites solutions en en pensant écarter les véritables enjeux, non, il y a un problème magistral. Il faut remettre toutes ces administrations au travail. Il faut leur donner les moyens de faire ce travail et il faut que les politiques jouent leur rôle qui est bah de diriger, de gouverner alors qu'on ne le fait pas et qu'on prétend faire quelque chose.

Regarder la gestion des crédits de la police et de la justice. Et au même moment, on fait exactement l'inverse de ce qu'on dit. sur les violences sexistes sexuelles. Pedro Sanchez, l'espagnol, c'est un modèle pour vous, vous le citiziez tout à l'heure, mais c'est un modèle dans la lutte contre les féminicides. Euh il y a des résultats qui sont obtenus dans d'autres pays européens avec des des des modèles très innovants dans le recueil de la parole, dans l'accompagnement, dans la reconnaissance de l'emprise et de la coercition.

Nous avons encore beaucoup de retard dans la société française, mais nous sommes dans une société très largement marquée par la domination, la domination masculine sur les esprits et nous devons donc nous ouvrir à ces réalités. Accepter de faire la traque à tout cela. Accepter que ce sont des sujets complexes. Exiger de tous ceux qui ont une responsabilité administrative ou politique qu'il soi mobilisé 24 heures sur 24. Vous savez la vie d'un ministre c'est quoi aujourd'hui ?

pour l'essentiel communiquer communiquer avant même d'avoir agi et nous avons quelques ministres je pense en particulier à monsieur Rotaillot qui sont de bons exemples dans ce domaine plus ministre oui [grognement] mais à l'époque il quand il l'était on voyait bien que la communication l'emportait sur la capacité à décider mais un ministre son premier devoir il est vis-à-vis de son administration et on peut pas se laver les mains d'avoir pris une circulaire d'avoir établi quelques priorités et de ne pas se soucier de ce qui se passe sur le Et c'est pour cela que le parquet le parquet pour les violences faites aux femmes et aux enfants permettra au moins d'avoir une vision claire de la réalité de ce qui se passe.

Géral Darmanin qui a annoncé que dans les 15 jours effectivement il rendra public les résultats de cette enquête administrative. Cet hommage, cette marche blanche à la jeune Liana, vous pourrez bien sûr la suivre cet après-midi à partir de 14h dans une édition spéciale sur BFM TV. Cette question judiciaire, cette question de la sécurité qui est au cœur effectivement des préoccupations des Français. On apprend ce matin chez nos confrères du Parisien que le préfet de police va écrire aux parents des mineurs qui figuraient parmi les émetiers après la victoire du PSG en Ligue des Champions pour les rappeler à leur responsabilité.

Sébastien Lecnu veut instaurer, vous le savez, le principe du casseur payeur, y compris en prélevant les amendes sur les allocations sociales. Vous êtes pour ? Je suis pour que le principe de responsabilité s'applique. Quand on casse, quand on détruit des commerces, quand on s'attaque aux forces de l'ordre de façon euh scandaleuse et et bien on doit effectivement payer et réparer. Et c'est pour cela que ce qui a peut-être le plus manqué dans cette soirée qui aurait dû être de fête du Parissing-Germain, c'est la capacité d'anticiper, de mettre en place des outils structurants, je passe en particulier à la mobilisation du parquet.

Ça se fait à l'Olympique de Marseille où il y a une cellule de veille qui est mobilisée pour agir en temps réel parce qu'il s'agit d'agir en temps réel pour identifier ceux qui sont responsables de ces dégâts. Sachant que c'est très difficile sur la partie la plus professionnelle des émeutiers car en effet ça fait de l'intérieur. Vous avez vu comment ça se passe en coulisse. Justement justement mais qu'est-ce qui manquait alors précisément parce que les moyens déployés étaient gigantesques. Il y a eu beaucoup d'interpellation de comparation immédiat l'identification parce que il s'habille pour la partie une fois de plus la plus professionnelle des émettiers.

Il s'habille de la même façon et on se retrouve avec des descriptifs qui fait que bah on ne sait plus qui a fait quoi et vous connaissez le principe d'individualisation de la peine donc ça ne marche pas de façon très simple et ça explique que ceux qui sont attrapés c'est pour l'essentiel des primaux délinquants. C'est la première fois qu'ils sont arrêtés et donc que les peines à la grande surprise de nos compatriotes apparaissent très ridicules par rapport à ce qui serait mérité. Donc ça veut dire que nous devons être capable un de mieux identifier. Ça veut dire très en amont être capable de se mobiliser.

Deux, ça veut dire qu'il faut être capable de prévoir des peines d'intérêt général qui doivent être prévu d'avance avec des places qui sont réservées avec un fond parce qu'il faut aussi que il soit soumis à l'amende et qu'il y ait une réparation financière. 3 à mon sens une modification de la doctrine de maintien de l'ordre. Nous devons éviter ce que l'on voit à la télévision, ce face-àface entre des manifestants et des forces de l'ordre.

Sachant que dans les manifestants qui sont la plupart désireux de faire la fête et bien il y a des gens qui sont là de pure bonne volonté et il faut donc isoler les groupes les plus dangereux isolés être capable de les traiter séparément avec des réserves opérationnelles et à partir de là ne pas mêler ces différentes catégories sachant qu'ils veulent à tout prix se mê à la fou qui pensent que la cause de tout cela c'est notamment l'immigration c'est Jordan Bardella vous lui répondez dans un instant on se retrouve dans quelques secondes. Les Français veulent prendre la parole. Où trouvez-vous toute cette énergie pour pourrir le pays ? On nous met le talon dessus et on ne nous écoute pas.

Le forum de BFM TV [musique] la leur donne. Autour de moi, des Français qui ont très envie de parler, qui ont très envie qu'on les écoute. Je vais pas aller chercher quelqu'un qui existe pas, je vais vous [musique] parler de ma vie. Face à eux, femmes et hommes politiques de tout bord. On parle de consommateur. [musique] Moi, j'ai envie qu'on parle de citoyens. La France s'écoute, la France se parle. On peut réussir à se à se réconcilier. C'est notre maison commune et on ne touche pas la maison commune. Le forum BFM TV, demain à 21h en direct sur BFM [musique] TV. Je pense qu'une société qui a des ambitions importantes, [musique] sans les bons outils, elle pourra pas atteindre ses objectifs.

Quand on entend croissance, on entend plus de volume de données. On va leur apporter une infrastructure cloud scalable. [musique] Il y a 2 ans, on recherchait un ERP financier. On a trouvé la solution parfaite avec cette [musique] grâce à notre IA, il gagne beaucoup de visibilité sur leur business. On a clairement gagné en efficience et on a de l'avance [musique] sur les décisions stratégiques de l'entreprise. Aujourd'hui, on se sent serein.

28:17
Non speech

[musique]

28:27
Locuteur

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Vous êtes bien sur BFM politique. Notre invité, l'ancien premier ministre est probable candidat à l'élection présidentielle Dominique de Villepin. Il vient de proposer ici même la création d'un parquet national [musique] spécialisé pour les violences faites aux femmes et aux enfants. que se joue toujours effectivement ce terrible drame après la découverte du corps de la jeune Liana jeudi dernier cet après-midi. Une marche d'hommage aura lieu à Florence. Vous pourrez bien sûr tout cela le suivre dès en direct sur BFM TV. On parlait de la question évidemment judiciaire, de la question de la sécurité, des débordements après les violences, après la victoire du PSG.

Jordan Bardella ici-même a évoqué, je cite, des populations qui sont aujourd'hui physiquement en France mais dont l'âme et dont le cœur est ailleurs. Un pays qui se tribalise et sur lequel nous sommes en train de perdre la main. Pour lui, il y a un lien direct entre l'immigration et ce qui s'est passé après le match du PSG. Vous exigez des excuses de sa part. Pourquoi ? D'abord, j'exige qu'il regarde en face et qu'il écoute ce qu'il dit. Quelle est la responsabilité de la République ?

c'est de juger des actes, c'est de juger des individus, pas de juger des population entre guillemets, pas de juger des origines, pas de juger, si je vais même un peu plus loin et sans vous leur faire parler, monsieur Bardella, pas de juger des couleurs de peau ou il il l'a pas dit mais c'est bien ce qui est derrière ou des religions. Je crois que la responsabilité quand on brigue la magistrature suprême, c'est d'être dans la République et respectueux de l'état de droit. Là, on voit bien qu'on voudrait transformer une responsabilité individuelle en une responsabilité collective. Ça s'appelle comment ? Ça s'appelle la logique du soupçon. On jette sur une population entière un soupçon.

Et que vous soyez français euh de la 2e 3e 4e génération, ben vous souffrez de cet amalgame. Moi, je n'accepte pas cette injustice qui est fait à tant de nos compatriotes qui se sont intégrés, qui travaillent, qui appliquent les lois de la République et qui se retrouvent tout à coup salis par des déclarations comme celle-ci. Donc moi, j'invite monsieur Bardella à prendre la mesure de ce qu'il a dit parce que je sais que c'est une chose sur les plateaux de cracher en l'air et puis on sait pas très bien sur qui ça retombe. Et bien, j'invite monsieur Bardella à mesurer les conséquences de ce qu'il dit et de constater que cela fait le jeu de la division de la société française.

On est dans une société qui est fracturée socialement, territorialement, identitairement. Mais si l'on parle juste d'immigration, Dominique de VPIN, si l'on parle d'immigration, il y a pas pour vous de problème d'assimilation comme dit aujourd' une grande partie de la droite. Mais il y a d'immenses efforts à faire mais je refuse le soupçon surtout quand les faits ne sont pas là. Le premier ministre a donné les chiffres 98 % d'hommes, 2 % de femmes, un tiers de mineurs, 85 % sont français. Voilà. Donc le problème, on ne peut pas là encore trouver des bouqu émissaires. Et ce que je dis c'est qu'il y a une tentation de toute la classe politique.

On le voit même quelqu'un comme Édouard Philippe aujourd'hui rentre dans ces logiques là. Monsieur Retaillot, je suis pas surpris. Monsieur Bardella, je ne suis pas surpris mais il y a un moment où je dis stop, mesurons ce que vous dites, vérifions si ce que vous dites est vrai parce que les Français effectivement ils ont tendance aussi à se dire "Écoutez, on n' pas trouvé la solution depuis un certain nombre d'années dehors." Et c'est la logique de l'exclusion, c'est l'ancienne France contre la Nouvelle-Fance.

Moi, je refuse qu'on catégorise les Français, qu'on établisse par un jeu de poids et de mesures les bons français et les mauvais français parce que c'est injuste et cette injustice-là, elle nourrit elle nourrit euh la profonde défiance des Français vis-à-vis de la politique. C'est pour ça, monsieur l'arrêt, je termine là-dessus que je suis aujourd'hui l'un des rares, je ne dirais pas le seul, je veux pas être prétentieux, l'un des rares qui veut se fixer comme objectif dans cette campagne présidentielle qui se prépare le rassemblement des Français. Il n'y a pas de solution à la question sociale, il n'y a pas de solution à la question politique.

Il n'y a pas de solution à la question économique si ne nous ne nous rassemblons pas. Donc c'est un impératif aujourd'hui de salut public. Il y a souvent des passes d'armes entre vous et Jordan Bardella à distance. Si demain j'organise ici un débat avec Jordan Bardella, est-ce que vous y participez ? Mais mais le moment venu dans la campagne, nous le verrons. Je Mais est-ce que vous débattriz avec lui ? Est-ce que vous souhaitez le faire ? Mais je le je le ferai une fois de plus le moment venu. Je me méfie, monsieur d'Ar, non, c'est pas oui ou non. Je vous dis, je refuse de céder à la tentation du spectacle et de la communication.

Moi, je ne suis pas là pour faire comme monsieur Trump de la bonne télévision. Je m'en fous. Moi ce qui m'intéresse, c'est pourquoi pas l'affronter sur un plateau en échangeant vos idées. Mais écoutez, pour le moment, on peut vérifier la parole de l'un et la parole de l'autre. Il se trouve que ce qu'on dit depuis 30 ans, c'est que ah le le Rassemblement national ou le Front National, ils mettent l'accent sur les vrais problèmes des Français. Moi ce que je vous dis c'est qu'il n'apporte pas les bonnes réponses et ce que je veux moi c'est dire qu'il y a des bonnes réponses. Donc le moment venu quand les débats seront enclenchés que nous serons dans la campagne, vous viendrez débattre.

Je débattrai avec tous ceux que vous voudrez, tous ceux que vous voudrez, mais je veux aujourd'hui qu'on distingue les candidats sérieux et ceux qui ne le sont pas. Alors, vous évoquez Dominique de Villepin, la Nouvelle-Fance, l'ancienne France. Ça évoque évidemment ce concept qui est mis en avant par Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon qui est ciblé par l'ambassadeur d'Israël en France qui a déclaré à nos confrères de France 2 que pour 2027, il préfère que ce soit, je cite, n'importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon à l'aisé, sous-entendu, y compris le RN. Deux questions. Est-ce que vous qualifiez ça d'ingérence étrangère et est-ce que ça vous choque ?

Est-ce que vous m'avez déjà entendu dire que je préférerais que ce soit monsieur Naftali Benet plutôt que monsieur Nethaniaou qui soit premier ministre aux prochaines élections ? Oui, c'est de l'ingérence. Ce n'est pas acceptable. Un ambassadeur, il ne se mêle pas de la politique intérieure du pays où il est affecté. Il a suffisamment de travail. Donc oui, il faut dans ces cas-là bien rappeler aux ambassadeurs de quelque pays que ce soit parce que ça vaudrait aussi bien pour l'ambassadeur des États-Unis ce qui s'est produit que pour celui de Russie ou pour tout autre ambassadeur.

Rappelons que l'ingérence dans nos pays et le président de la République l'avait dit fortement dans une conférence de presse à côté de monsieur Poutine concernant certains médias étrangers. Chacun chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. Mais c'est quand même intéressant sur le fond parce que ce même ambassadeur confirme qu'il a reçu Marine Le Pen. Il a quelques semaines à l'ambassade d'Israël parce qu'il juge que le RN a changé et que ce n'est plus le Front National de Jean-Marie Le Pen. Ça dit quoi pour vous ? La la la vérité sort de la bouche des enfants et parfois les ambassadeurs. C'est-à-dire qu'il dit tout haut, il dit tout haut ce que nous savions.

C'est-à-dire que dans la perspective de 2027, il y a un certain nombre de pays étrangers qui se préparent à s'ingérer dans le choix des Français. Et venant de la part d'Israël, c'est quand même surprenant quand on connaît l'histoire ancienne du Rassemblement national et des dépos de Marine, c'est un mécanisme qui est à l'œuvre et qui n'est pas nouveau. Nous l'avons vu déjà en 2022. Nous l'avons vu déjà dans les accusations d'antisémitisme jeté à l'enquan. Malheureusement, quand on sait que c'est un fléo qui devrait tous nous rassembler.

Donc oui, c'est une tentation qui existe et qui avec les plateformes numériques va prendre une ampleur d'ici à 2027 beaucoup plus importante que dans le passé. Donc que il y ait aujourd'hui dans le monde de grands empires, que ces grands empires aient compris que c'est plus facile d'avoir un président ou une présidente de la République à sa main quand on veut vassaliser un pays. Et bien aujourd'hui, cette vérité-là tous les Français peuvent l'avoir avec leurs yeux. Et c'est Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon au second tour, vous votez pour qui ? Je fais pas de science-fiction, monsieur Darray. Vous vous amusez avec ce genre genre de proposition.

Jean-Luc Mélenchon mise beaucoup sur des personnalités un peu des figures morales comme vous en cas de second tour pour espérer appeler à voter pour lui. Écoutez, chacun fait les calculs qu'il peut. Ce n'est pas la démarche qui est la mienne et je ne rentre pas dans ses jeux ni dans ses querelles. Jean-Luc Mélenchon qui va tenir cet après-midi Pierre son premier grand meeting présidentiel. Ce sera à Saint-Denis. Oui, il va développer sa vision de la Nouvelle-Fance. Qu'est-ce que vous en pensez de cette notion ? Est-ce que vous vous y retrouvez ?

com comment vous j'ai eu l'occasion de m'exprimer assez longuement sur les reproches que je pouvais faire à Jean-Luc Mélenchon après l'affaire de rank le drame de ce garçon et également sur la perspective de cette nouvelle France. Je ne crois pas que la France se coupe en morceaux. Donc pas plus l'ancienne France que la Nouvelle-Fance. Il y a une réalité française très très diverse, très complexe et il faut la prendre comme un tout. Moi, j'assume la France dans tout ce qu'elle est et je parle à tous les Français euh quel qu'ils soient, d'où qu'ils viennent.

Euh je crois que c'est c'est aujourd'hui un devoir quand on voit bien que le calcul politique pour 2027, c'est un calcul électoral de part de marché. Et c'est vrai, dans la plupart des partis politiques, chacun cherche à calculer comment il peut obtenir 15, 16, 17 pour se qualifier au premier tour. Ce n'est pas ma démarche. Lui dira Jean-Luc Mélenchon que c'est parce que vous êtes la vieille France. Mais euh peu importe que queles que soient les accusations qu'on puisse avoir, ce qui m'intéresse moi, c'est toute la France. Vous êtes où désormais la France, toute notre histoire, toute notre histoire et je ne rentre pas. Et vous êtes où Dominique de Villepin sur le curseur ?

Vous êtes de droite, de gauche, au milieu euh sans affiliation. Je suis là où je peux constater et malheureusement nous ne sommes pas nombreux que la France vit des circonstances exceptionnelles, vit une tragédie qui est à la fois la fragmentation politique, à la fois le doute sur la société française et que la réponse, elle est une réponse globale. Donc je suis le défenseur de la justice sociale, classz-le à gauche si vous voulez, je suis défenseur de l'ordre républicain, il ne faut rien céder et certainement pas partir dans des logiques qui sont des logiques de bouqu émissaire qui ne règlent rien. Et je suis un défenseur du progrès économique et écologique écogoliste comme quoi 72 ans.

Vous voyez, on peut faire beaucoup de révolution. Dominique de Villepin sur la carte évidemment du monde qui est en train de se recomposer, on voit les Américains qui jouent un rôle absolument évidemment considérable et il y a eu un nouvel épisode hier avec ses commémorations en Normandie. Le secrétaire d'État américain la guerre Pitt Exet euh a dévoqué je évoqué je cite une invasion migratoire qui menacerait selon lui la civilisation occidentale. Est-ce que c'est une nouvelle manifestation illustration de la vision portée par Donald Trump et puis par tous les responsables qui sont autour de lui ?

C'est c'est la vision que l'empire américain a du monde et c'est le narratif qu'ils ont choisi pour pousser toujours plus loin les limites du pouvoir aux États-Unis. Je crois que c'est une logique, c'est un récit qui est le récit impérial américain aujourd'hui dont personnellement je ne partage rien et et je crois qu'au contraire nous Européens, nous Européens et nous Français ça dit que ça dit que les États-Unis ne sont plus tout à fait les États-Unis et qu'il y a une dérive de la démocratie américaine. Moi, je pense que le grand enjeu d'ici à 2027, c'est celui de la défense de la démocratie libérale dans notre pays et en Europe.

Alors qu'on voit bien que les régimes autoritaires sont en train de prendre le pouvoir un peu partout dans le monde. Il n'y a plus que 25 % de démocratie libérale au sens propre du mot. Donc oui, si nous voulons défendre nos libertés et je vois la tentation de certains de nos compatriotes d'aller toujours vers davantage de sécurité, quit à payer le prix en terme de liberté. Je crois que les deux sont possibles à condition d'assumer la responsabilité vis-à-vis de l'ensemble de la société française et de considérer qu'on ne peut pas avoir raison contre une partie de la France. Le conflit entre l'Iran et les États-Unis est toujours pas terminé.

On est dans cette période très curieuse depuis plusieurs semaines, ni peine ni guerre. On apprend que l'équipe iranienne de foot qui est attendue au Mexique ce dimanche et qui doit jouer aux États-Unis à une quinzaine de personnes qui ont toujours pas de visa. Est-ce que la Coupe du monde de foot pour Trump ça va être une nouvelle étape de cette guerre avec l'Iran ? On voit que malheureusement la culture, le sport, rien n'est aujourd'hui respecté alors que c'est la meilleure façon d'établir des pont entre les pays. Le drame dans tout cela, c'est que nous n'entendons pas suffisamment la voix de l'Europe et la voix de la France.

Nous avons aujourd'hui quelque chose à dire aux États-Unis et au monde sur la situation dans le golf. Nous en payons le prix tous les jours avec le blocage du D3 d'Ormuse et je suis inquiet pour cet hiver sur notre capacité à nous chauffer, sur notre capacité à maîtriser euh la les prix euh de l'énergie et nous avons également aussi à prendre nos responsabilités vis-à-vis de l'Ukraine et à proposer en permanence à la fois un chemin de paix et en même temps un chemin de fermeté. pour marquer d'inacl vis. Si vous êtes élu à l'Élysée l'année prochaine, quelle sera votre relation avec Donald Trump ? Comment on procède ?

Je pense que le premier devoir d'un président de la République, c'est de nommer les choses, de dire les choses. Vous savez, moi j'ai cette image. J'étais enfant en 1966, j'ai entendu le discours du général de Gaulle Apnom Pen avertir les Américains de ce qui allait se passer au Vietnam s'il ne changeaaient pas le cours de leur engagement. Et le drame s'est produit. Il s'est produit également en Irak. Il s'est produit dans le Golfe. Nous savions tous depuis la première heure que les chances d'une intervention israélo-américaine était nulle et que les choses allaient s'aggraver. Et nous voyons aujourd'hui le renforcement du régime et nous voyons que le régime tient le détroit d'Ormuse.

Donc il en va de même sur l'ensemble des actions de la diplomatie américaine. Notre rôle c'est de parler au monde. Notre rôle c'est d'assumer personne. Et notre rôle également parce que c'est une des responsabilités de la diplomatie française de maintenir la cohésion des Français sur ce qu'est la France dans le monde. Une grande partie de nos problèmes dans les dernières années est venue du fait que la France s'est fracturée. Les Français se sont divisés sur ce que nous devions faire en matière internationale. On ne peut plus séparer l'international du national.

Donc, il faut que de ce point de vue, nous retrouvions la fierté française, la capacité à agir, la capacité à montrer un chemin parce qu'il y a un chemin. Il y a un chemin national, il y a un chemin européen, mais là aussi, il faudrait sortir de nos habitudes et il y a un chemin international. Nous avons besoin d'énergie, nous avons besoin de volonté et la plus grande clé pour se faire, c'est évidemment le rassemblement. Nous sommes aussi embourbés aujourd'hui dans le enfin du moins le monde est embourbé dans le conflit iranien. Comment est-ce qu'on peut espérer en sortir au point où l'on en est ?

D'abord, il faut euh montrer aux Américain qu'ils sont dans une impasse et qu'il faut reprendre chacun des dossiers qui est sur la table. Sérieusement, le dossier du nucléaire, on a mis des dizaines d'années à avancer vers la recherche d'une solution. C'est pas en 5 minutes qu'on pourra convoquer les Iraniens et retrouver l'équilibre qui avait été trouvé en 2015. sur la question euh du rôle de l'Iran dans la région, son rôle de déstabilisation, les missiles, les proxis, le esbola, le Hamas, c'est pareil. Il faut que nous arrivions à rétablir un principe simple dans cette région qui est celui du respect de la souveraineté des États. Or, Israël menace la souveraineté du Liban au quotidien.

La présence d'Israël au sud Liban est un élément très problématique. Il faut respecter cette souveraineté pour que nous puissions engager le processus de désarmement du Hzbola. et il en va de même pour le Hamas. Nous voyons que ce sont des opérations complexes qui doivent Est-ce qu'au passage Israël devrait être sanctionné ? Bien sûr, mais ça je l'ai dit à plusieurs repris. Bien sûr, le principe de responsabilité, il s'applique à tous. Mais vous avez vu où ils vont sur le territoire libanais, pardon ? On l'a vécu ici même dimanche dernier. Où est-ce qu'ils vont sur le territoire libanais ? Bien sûr, ils vont ils vont sur le territoire libanais.

Si les Américains n'étaient pas là, d'ailleurs, ils frapperaient au quotidien la ville de Beout. Et donc, nous avons besoin de marquer cette limite et nous avons besoin de nous engager beaucoup plus fortement avec les Européens.

pour apporter notre soutien à l'État libanais de façon à ce que le désarmement du Liban, le le désarmement du Esbola et par ailleurs euh que l'armée libanaise ait les moyens d'assumer la souveraineté sur son territoire, moyen en quoi la sécurité d'Israël sera assurée, la souveraineté du Liban sera respectée et l'Iran ne sera plus en mesure de tirer les ficelles comme il le fait aujourd'hui au Liban, menaçant gravement tout l'équilibre très très complexe de cette société libanaise. Est-ce qu'un accord cela dit est possible ? Alors cet accord sur lequel travaillent les Américains aujourd'hui avec les rangs ou c'est inimaginable ?

Les Américains aujourd'hui n'ont ni l'expertise pour avancer vers un accord sérieusement. On voit que les deux négociateurs, monsieur Witzkov et Jarette Kouchner ont fait un petit cours de rattrapage il y a quelques jours pour essayer de comprendre les enjeux du nucléaire iranien. Je leur dis très simplement, ceux qui comme moi, ont passé leur vie sur ces sujets savent que ce n'est pas en 15 jours de rattrapage qu'un golfeur peut tout à coup apprendre les les les clés et même les bases. Je suis je suis très sévère parce que avec le président de la République. Est-ce que vous l'êtes toujours sur son action sur ce conflit ?

Mais je je je le suis quand c'est nécessaire et je reconnais quand le président de la République fait bien les choses. Il a pris un certain nombre d'initiatives que je salue. Donc il s'agit pas euh de tout critiquer de façon systématique. Je veux je veux être juste. Je ne veux pas céder à la tentation de jeter le bébé avec l'eau du bain. Mais dans le cas présent, il faut montrer à Donald Trump, dire à Donald Trump qu'on peut sérieusement avancer sur le nucléaire et qu'il y a des éléments. Il y a aujourd'hui un certain nombre d'arbitres dans la région Oman, le Pakistan, qui sont prêts à jouer leur rôle et qui sont prêts à avancer, mais ça ne se réglera pas rapidement.

Par contre, il faut dire clairement que la tentation d'Israël de finir le travail ou de continuer à tondre le gazon en refrappant l'Iran ne conduira à rien. Un peu plus de désordre, un peu plus de drame pour l'économie mondiale et pour les peuples de la région. Dominique, vous voulez évoquer il y a quelques instants la question de l'ingérence étrangère. La propagande russe Xenia Fedorova est aujourd'hui au cœur notamment des débats. Plusieurs politique dont Raphaël Gluxman demande au gouvernement de s'expliquer à propos du titre de séjour qui a été renouvelé en 2024. C'était une erreur. Mais je crois que ça a été fait.

Je crois que monsieur Nunz a a donné les explications et il a indiqué que il a indiqué que que ce visa avait été normalement donné. Ce qui pose la question de savoir quand nous avons euh des personnalités qui euh se mêlent de nos des affaires nationales de façon critique et puisque le président de la République au début de son premier mandat avait clairement pris à partie tous les groupes et tous les médias qui faisaient de l'ingérance dans nos affaires politiques. C'est à Versaill, il y avait Vladimir Poutine à côté.

Il y a quelque incohérence à accepter que cette fois-ci ce ne sont pas des médias étrangers qui ont la parole sur le territoire national mais ce sont ceux qui dirigeaient ces médias étrangers en l'occurrence russes qui prennent la parole sur d'autres chaînes. Ça en dit long aussi et c'est pour cela que j'apprécierai que ceux qui dirigent ces chaînes que ce soit dirigent de d'un point de vue éditorial ou les propriétaires de la Chine de ce groupe boloré puissent s'expliquer sur les raisons qui les font recourir à ce type de point de vue.

Est-ce que c'est tout simplement la diversité des points de vues qui est respecté ou est-ce qu'il y a une forme d'antrisme puisqu'on emploie ce mot pour certaines religions ? Et bien là, il y a un entrisme politique qui mérite d'être clarifié. Dominique DP, question très courte, réponse courte. Je rappelle, vous êtes visé par une enquête du PNF pour des statuts à être reçus quand vous étiez ministre des affaires étrangères que vous avez remises, que vous avez rendu. Est-ce que non non non que j'ai que j'ai donné que vous avez donné pardon. Est-ce qu'une mise en examen vous empêchera d'être candidat à la présidenti ? Donc j'ai répondu à cette question. Ma détermination est entière.

Je rappelle que c'est une affaire qui date d'il y a près de 25 ans, que ces statuettes à l'époque m'avaient été données par monsieur Bourgi. Aujourd'hui, il y a une autre histoire qui est racontée. Euh et bien mise en examen, vous serez candidat. Je je ne pense pas que la question se pose, monsieur Dar. Je tiens à si vous avez quelque inquiétude à vous rassurer. Merci beaucoup Dominique de Villepin. Merci d'avoir été notre invité avec cette proposition forte que vous avez faite ici, la création d'un parquet national pour les violences faites aux femmes et aux enfants. Alors que vous pourrez suivre [musique] évidemment cet après-midi cet hommage à partir de 14h.

Cet hommage à cette jeune Liana dont le corps [musique] a été retrouvé jeudi et tout de suite vous restez bien sûr sur BFM TV. Affaire suivante Pauline Rovna, Dominique Riset qui consacre bien sûr leur leur émission [musique] à ce terrible le drame.