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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 octobre 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

François Ruffin : "Il n'y a pas de réponse politique, nous n'avons qu'une réponse policière"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous appelez ce matin au calme ?

  • 0:44RelanceRéponse partielle

    C'est pas une réponse ça pour une jeunesse qui se mobilise ?

  • 1:23ComplaisanteÉludée

    C'est mieux que rien quand même ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Vous lui avez répondu quoi ?

  • 3:26RelanceRéponse partielle

    Comment vous faites pour ne pas supprimer de postes ?

  • 4:04RelanceRéponse partielle

    Vous trouvez l'argent où ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23Fait
    « suppression de parcours sup parce que c'est la demande en fait quand on écoute les jeunes. »
  • 2:06Fait
    « Monsieur Ruffin, j'ai une demande un peu personnelle à vous faire parce que j'ai ma fille qui a été refusé 2 années de suite de parcours sup. »
  • 3:26Promesse
    « suppression de parcours sup et on met de l'humain pour l'orientation en face de l'humain. »
  • 4:04Chiffre
    « Le crédit d'impôt recherche va redevenir la niche fiscale la plus coûteuse et donc vous on met 7 milliards d'euros sur le crédit impôt recherche. »
  • 4:44Fait
    « l'exonération partielle lors des transmissions d'entreprises individuelles, c'est-à-dire le pacte du travail dont on sait que c'est un gâchi au moins pour la moitié sinon pour les deux tiers »
  • 5:58Promesse
    « il n'y aura pas de suppression de poste. Nous l'augmenterons en proportion de l'inflation. »
  • 7:09Fait
    « on a des yeux crevé, on a des mains arrachées, on a des vies brisées »
  • 10:25Chiffre
    « sur les niches fiscales [...] pacte du trail, crédit impôt recherche, les 211 milliards d'euros du rapport Gay, tout ça, on n'y touchera pas. »
  • 11:06Fait
    « les Français d'en bas, ils sont rationnés pendant qu'on a les Français d'en haut qui se gavent »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour François Ruffin. Bonjour. Merci d'être avec nous dans le 740 France info. La colère lycéen étudiante qui ne retombe pas. On apprend à l'instant que des étudiants de Assas Paris sont en train d'être délogés par les forces de l'ordre par les les CRS. Ambiance très tendue nous dit-on sur place. Est-ce que vous appelez ce matin au calme ? Ouais bien sûr mais moi ce que je vois çaen est le symptôme c'est que depuis 15 jours, il y a pas de réponse politique. Nous n'avons qu'une réponse policière. Et les derniers propos de Sébastien Lecornu qui parle 5 minutes comme ça sur un coin de table des lycées pour dire quoi ? Pour dire le gouvernement ne prendra pas de décision en la fin du mois et on verra ce qui décide dans le budget au mois de novembre. Bon mais

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c'est pas une réponse ça pour une jeunesse qui se mobilise sur des sujets que tout le monde considère juste. Et hier, on a un ministre de l'éducation qui arrive comme un super informaticien qui dit "Bon ben voilà, on a un logiciel et puis on va réussir à faire les bouchetoup pour des remplacements." Ça n pas ça doit être quoi la réponse ? Parce que quand même Édouard Gefrey, vous faites référence j'imagine à cette annonce là, le ministre de l'éducation nationale qui annonce que 3000 postes d'enseignant remplaçant vont être affectés là aujourd'hui. C'est mieux que rien quand même. C'est pas ça n'est pas une réponse politique de dire voilà j'ai un logiciel et on va réussir à faire du bouchet trou sur des remplacements. Non, je pense il y a deux choses à dire aujourd'hui. La

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première chose c'est il y aura pas de supprintion de poste dans le prochain budget de l'éducation nationale. Là, c'est moins 600 millions d'euros parce que si on compte l'inflation en fait il suppriment 1588 postes et ils mettent 600 millions d'euros en moins sur l'éducation nationale. Voilà quelle est la réalité. Et la deuxième chose, c'est dire suppression de parcours sup parce que c'est la demande en fait quand on écoute les jeunes. Moi je vais de la de ma ville Amien Abville eux Paris j'écoute. Le fait d'être géré comme un numéro par un algorithme que ça soit l'avenir soit décidé par l'informatique et non pas par de l'humain en face de l'humain ça suscite de l'angoisse. J'ai une petite anecdote vous savez au début des manifestations, je je vais toujours

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saluer les policiers qui sont présents. Et il y en a un deux qui me prend dans un coin qui me dit "Monsieur Ruffin, j'ai une demande un peu personnelle à vous faire parce que j'ai ma fille qui a été refusé 2 années de suite de parcours sup. On lui propose pas de solution. On a écrit à la commission de recours de parcours sup qui ne nous a pas apporté de réponse. On se demande ce qu'elle va devenir là. Elle fait un service civique. Donc voilà, c'est pour dire que vous lui avez répondu quoi ? Je dit bah on va on va s'informer auprès de la commission. On va essayer qu'au moins vous ayez une réponse parce que non seulement demander la suppression de parcours je demande la suppression de parcours sup mais non seulement le c'est un algorithme qui gère ça mais en plus il y

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a pas de réponse quand on n'est pas content des décisions qui sont prises et moi c'est vraiment ce que je ressens chez les lycéens c'est le sentiment d'être géré comme des numéros mais de même quand on est plus de 35 par class ça veut dire que on n pas un enseignant qui vous connaît bien il y a pas un humain dans le lycée c'est un gamin qui dit bah moi J'étais pas bien, j'étais en décrochage scolaire et j'ai trouvé aucun adulte pour m'aider, pour m'accompagner. Donc là, il faut qu'il y ait des moyens qui soient mis du côté de l'éducation nationale, pas seulement en terme d'enseignant, mais en CPE, en psychologue, en conseiller d'orientation. L'orientation, c'est la clé et donc l'orientation ne se fait pas par cour mais elle se fait par de l'humain en face de l'humain. Voilà ce

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qui devrait être une réponse politique immédiate. Alors François Ruffin, on je le disais à l'instant la la colère lycéen étudiante qui qui ne retombe pas nouvelle journée de mobilisation mardi prochain l'appel de de l'intersyndical étudiante. Vous vous avez dénoncé hier le choix je vous cite he de l'étouffement et du pourrissement du mouvement lycéen de la part du du gouvernement. En gros, c'est quoi l'objectif ? décourager la mobilisation lycéenne de jouer sur les vacances scolaires c'est ce que je disais le le le premier ministre qui vient dire il y aura pas de réponse avant la fin du mois et puis on verra ce qui se passe à l'assemblée au mois de novembre déjà si vous aviez des adultes face de vous des soignants des enseignants encadrés par des syndicats et qu'on leur dit vous

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aurez une réponse à la fin du mois ou le mois prochain même François Ruffin vous savez que l'argent n'est pas magique que les caisses sont vides comment vous faites en fait pour ne pas pour assurer une non suppression de de poste d'enseignant en recruter davantage, vous avez dit les CPE, les infirmières, tout le personnel qui travaille dans les établissements scolaires. Euh comment vous faites ? Vous trouvez l'argent où ça ? Vous faites ça ? Ça c'est les échos, le journal de mon ami Bernard Arnaud, le le journal des patrons qui dit "Le crédit d'impôt recherche va redevenir la niche fiscale la plus coûteuse et donc vous on met 7 milliards d'euros sur le crédit impôt recherche." Don des tas de rapports disent que c'est du gaspillage, qu'on n'en mesure pas l'efficacité. Vous vous

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avez ensuite l'exonération partielle lors des transmissions d'entreprises individuelles, c'est-à-dire le pacte du travail dont on sait que c'est un gâchi au moins pour la moitié sinon pour les deux tiers et là-dessus le gouvernement ne touche pas. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que depuis 40 ans, on a un état qui n'est plus un épat action et qui met son argent sur l'hôpital, sur l'école, sur la justice, sur la police mais qui est un état subvention et qui distribue des centaines de milliards tous asimutes. Donc l'enjeu, je dis pas que ça soit ça se fait en claquant des doigts, mais l'enjeu c'est d'avoir un suivrage du côté des subventions et de retrouver un état action qui met des moyens sur son éducation, sur sa santé, sur sa justice, sur sa police et dire

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que les dépenses en matière d'éducation, c'est le conseil d'analyse économique qui le dit. Ça n'est pas un coût, c'est un investissement. Il chiffre à 140 milliards d'euros par an la perte de productivité parce que le capital humain n'est pas suffisamment éduqué, formé et tout ça tout ça prend donc du temps François Ruffin quand même. Et là il y a urgence dans C'est pour ça que je vous dis qu'il y a deux temps dans la réponse. Pour moi, il y a un premier temps de la réponse qui est une réponse politique. Vous garantissez que dans le prochain budget il y aura pas de suppression de poste, que ça sera maintenu avec les 3 % d'inflation. 1 2 vous dites suppression de parcours supre. Et si les jeunes on leur dit ça, ils ont l'impression d'être écoutés tout de suite maintenant ça

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dénoule le truc. Mais le gouvernement ne veut pas dénouler le truc. Qu'est-ce qu'il veut faire après ? Il veut il cherche à pourrir, il cherche le pourrissement, il cherche le découragement, il cherche l'épuisement du mouvement. Et je trouve que c'est pas bien. Je trouve que c'est pas bien quand on a une jeunesse qui se mobilise sur des causes que tout le monde estime juste. Quand le la principale mot qui revient pour moi dans dans les âgés auxquels j'ai assisté, c'est moisissure sur le bâti et que le gouvernement il vient dire bon écoutez euh on on va voir à la fin du mois et puis peut-être le mois prochain en fonction des groupes à l'assemblée quand vous avez vu le bazar que c'est à l'assemblée pour voter un budget. Comment les ça peut être une réponse qui

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est entendue par les jeunes ? François Ruffin, euh est-ce que vous avez parlé de réponse policière hein, pour l'instant que la seule réponse finalement est une réponse policière à ce mouvant des des lycéens. Je voudrais euh vous parler de ce chiffre 5000 personnes interpellées et placées en en garde à vue depuis le début du mouvement. Est-ce que comme la chef des députés euh insoumis à l'assemblée euh Mathilde Panot, euh vous vous dénoncez finalement une manière de faire peur d'intimider les lycéens ? Là vous parlez de pourrissement mais est-ce que l'objectif aussi c'est de décourager des des des lycéens avec des policiers qui interviennent finalement trop ? Vous savez, je l'ai vu pendant le mouvement des gilets jaunes. Pas de réponse politique, une réponse policière. À la

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fin, on a quoi ? On a des yeux crevé, on a des mains arrachées, on a des vies brisées et on a des Français qui s'opposent à d'autres français. Pourquoi vous vous parlez de répression policière ? Vous vous utilisez ce terme ou pas ? Il est évident qu'aujourd'hui le gouvernement choisit la répression policière et c'est pas du fait de la police, c'est du fait d'un choix politique du gouvernement de dire nous la seule réponse qu'on a aujourd'hui c'est une réponse policière comme ça a été le cas pendant le mouvement des gilets jaunes. Pas de réponse politique à la place une réponse policière. Donc vous en voulez à qui ? A Laurent Nè le ministre de l'intérieur. Non le le responsable c'est le premier ministre. Vous savez, je vous dis quand on voit Édouard Gefrey apparaître à la

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télévision, c'est juste là, il joue les super informaticiens éducation nationale. La responsabilité, c'est le chef du gouvernement. C'est le chef du gouvernement qui depuis 15 jours maintenant et pour les 15 prochains jours choisit de pas avoir de réponse politique, mais d'avoir une réponse policière. Je le redis, ce sont des mots simples. Dans le prochain budget, il n'y aura pas de suppression de poste. Nous l'augmenterons en proportion de l'inflation. 1 2 suppression de parcours sup et on met de l'humain pour l'orientation en face de l'humain. Si on dit ça, vous savez, moi ce que je cherche c'est l'apaisement mais pour apaiser, il faut qu'il des réponses qui soient données au aux exigences. François fait un mot sur vos anciens, on sait plus comment les appeler, mais

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peut-être vos anciens amis et les filles. Euh beaucoup se sont rendus devant les les lycées. On pense à Bali Bagayoko le maire de Saint-Denis, mais aussi les députés Louis Louis Boyard ou ou Thomas Porte. Ils sont accusés notamment par l'extrême droite, la droite et le centre, je cite, de mettre de l'huile sur le feu, d'utiliser les lycéens comme de la chair à canon. C'est euh le le l'expression utilisée par Gabriel Atal. Euh qu'est-ce que vous vous répondez vous là-dessus ? D'abord, moi je réponds que moi aussi je vais devant les lycées, que quand les pompiers se mobilisent, je suis avec les pompiers. Quand les soignants se mobilisent, je suis avec les soignants et ça va de soi. Et moi, je considère que c'est une manière de détourner le débat. La question le les lycéens, ils

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se sont euh révoltés d'eux-mêmes et ils se sont révoltés sur des bases qui sont très matérielles. On est 35 par classe, c l'hiver arrive et on va avoir froid, c'est tout. On a traversé la canicule et on avait chaud. Et donc il s'agit pas de chercher des bouquets émissaires, mais il s'agit de de d'écouter ce que les jeunes disent devant leur lycée. Et moi, j'inviterai plutôt les députés du centre et de droite à aller aussi dans les assemblées générales. C'est pas la récupération politique. Mais non, c'est pas c'est de l'écoute. Le le principe de la politique, c'est d'écouter les gens. Quand les gens ont quelque chose à dire, quand les jeunes ont quelque chose à dire, vous y allez, vous les écoutez dans leur diversité. Un mot sur le budget 2027, François Ruffin,

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qui est lié évidemment à ce mouvement des des des lycéens, on en a parlé un petit peu. Il y a eu une une forme de reculade de la part du gouvernement sur la volonté de ce dernier de rendre payante l'inscription pour les BTS et les classes prépa pour les élèves non boursiers. Ça c'est supprimé du budget. Est-ce qu'il faut que le gouvernement fasse d'autres concessions. Je passe notamment au gel des APL, de nombreux aides au logement, nombreux aides au logement qui concernent pas mal de de jeunes français en France. le gel des minimat sociaux, des choses comme ça. Est-ce qu'il faut obtenir d'autres concessions au sein de l'hémicycle de votre part ? Bah évidemment, enfin moi pour moi le le budget aujourd'hui qui est présenté est un un budget foncièrement injuste

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puisque on dit que sur les niches fiscales, pacte du trail, crédit impôt recherche, les 211 milliards d'euros du rapport Gay, tout ça, on n'y touchera pas. Les milliardaires, ils payeront toujours moins d'impôts que leurs secrétaires ou que les infirmières, mais que en revanche, on va aller chercher de l'argent sur les retraités, on va aller chercher de l'argent sur les malades, on va aller chercher de l'argent sur les accent là. Sur les étudiants, sur les jeunes, sur la jeunesse, notamment sur les APL. Vous appelez le gouvernement à revenir sur cette décision ? Bien sûr, bien sûr. Mais je veux dire c'est c'est là vous me prenez un point de détail, mais c'est tout l'équilibre général du budget qui va pas où il y a un choix qui est toujours le même et comment les gens

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voilà c'est les Français d'en bas, ils sont rationnés pendant qu'on a les Français d'en haut qui se gavent et ça pose pas de souci. Vous savez que quand je parle du pacte du trail, c'est une arnaque du pacte du trail aujourd'hui. Euh et hors des réformes sont proposées à la fois par le député centriste Charles Lecourson, par le conseil d'analyse économique, par la Cour des comptes, par Oxfam pour dire écoutez, on pourrait économiser la moitié de ces 4 milliards du pacte du travail. Ça a été multipé par 4. On est passé de 1 à 4 milliards ces dernières années là-dessus. François, Ruf, un mot sur sans transition la primaire du pôle socialiste, hein. Le vote commence dans dans quelques minutes, hein. Militant, socialiste, place publique euh vont pouvoir donc voter et s'exprimer à

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partir de de 8h ce matin et jusqu'à euh demain soir. Euh sur la ligne de départ, à Fel Gluxman, Segolen Royal, Olivier Fort, Jérôme Gadge, Emmanuel Morel. Pas vous, vous avez essayé de participer, vous vous regrettez toujours de pas être avoir pu être candidat dans cette primaire. Tout c'est je pense c'est une perte pour eux parce que là ils sont à quoi 1400 ils le voulaient ils sont à 140000 personnes maximum qui ont vont aller voter c'est-à-dire 0,2 % de la population ça veut dire que euh cette primaire de Parti socialiste suscite un intérêt dans la population qui est inversement proportionnel à l'intérêt médiatique et à la place qu'ils ont pu occuper dans l'espace public. Vous candidat vous auriez ramené plus de monde. Ça aurait été en tout cas ça

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aurait été mon objectif là. L'objectif a été d'avoir le moins de monde possible. L'objectif ça été d'installer un suffrage sansaire, une barrière à l'entrée pour être sûr que les ouvriers, les auxiliaires de ville, les caristes, les camionneur, le populaire ne viennent pas voter. Bon, moi mon objectif c'est quand même de réconcilier gauche et populaire. Euh vous votez à cette primaire ou pas ? Ah non, je je je n'ai jamais accepté les suffrages sansitaire. Je vais pas commencer en en 2022. On a l'histoire de la Révolution française et de la gauche, c'est une abolition du suffrage transitaire. Bon, donc on saura demain s'il y a demain soir s' a un second tour ou s'il y a un candidat qui est qualifié dès dès le premier tour. Est-ce que vous vous pourriez soutenir le gagnant de

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cette primaire, que ça soit là demain soir ou la semaine prochaine ou vous voulez continuer à faire cavalier seul ? C'est quoi l'objectif vous ? Vous êtes candidat, je rappelle à Alexandre. Je ne souhaite pas faire cavalier seul. Et la preuve c'est que j'étais d'abord pour une primaire qui aille de Poutou à Hollande et qui permettent de rassembler toute la gauche et même j'étais prêt à m'incruster dans leur petite primaire pour venir la bousculer et rassembler un bout de la gauche. Donc moi je dis il n'y a pas d'espoir si on ne sort pas de son couloir. Donc je sors de mon couloir. Donc je suis prêt à rencontrer, à discuter avec tout le monde. Dominique de Villepin par exemple c'est c'est c'est quoi cette histoire d'amour avec Dominique de Vilpin ? Qu'est-ce qui

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se passe ? Le but c'est quoi de faire un ticket ? Non, vous savez, je pense que vous vous le voyez là à travers les manifestations où il y aurait les lycéens opposés à la police et où on serait dans un état de tension. Bon et ben dans ce dans un moment comme celui-là et on sent toutes les tensions dans le pays euh queueil deux personnalités différentes comme François Ruffin et Dominique de Villepin euh qui euh échange, qui dialoguent, qui là en l'occurrence sur le mouvement en cours viennent dire au gouvernement "Écoutez, euh on peut pas en passer seulement par de la répression policière, il doit pas y avoir de LBD devant les lycées. Il faut la suppression de parcours sûr. Il faut voilà qu'il y a et qu'il viennent qu'on cherche un chemin d'apaisement et de

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discussion. Vous savez indépendamment de l'élection présidentielle, il me semble que ça fait du bien à la démocratie. Ouais. François, il fait un un mot rapide parce que le le temps fil sur Édouard Philippe, je sais pas si vous l'avez écouté, regardé hier dans l'ordre vérité sur sur France 2. Édouard Philippe candidat à la présidentielle, maire du ancien premier ministre Emmuel Macron qui lui a fait une annonce euh il souhaite euh défendre une allocation familiale unique de 350 € par mois dès le premier enfant. Ça vous inspire quoi ? C'est quelque chose que vous pourriez soutenir ou pas ? D'accord. Je je me souviens quand même que Édouard Philippe, premier ministre qui accompagne Emmanuel Macron, c'est le gel des allocations dans la durée. Ce qui fait que on a perdu 10 % là-dessus

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en 10 ans. Bon et donc euh euh c'est un sujet, je veux dire la crise démographique, la chute démographique qui fait qu'on a - 20 % en 15 ans, c'est un sujet, c'est un sujet. Le premier contraceptif du pays, c'est le logement. Voilà sur quoi on peut agir quand on demande aux jeunes pourquoi vous faites pas d'enfant ? Pourquoi vous reculez l'arrivée d'un enfant ? La première réponse qui est donné, c'est le logement parce que les jeunes ont- 20 m² à peu près aujourd'hui par rapport à il y a 20 ans. Ça veut dire deux chambres en moins. Donc il doit y avoir donc c'est pas une bonne proposition. Moi je rapidement si le le touche de l'argent dès le premier enfant, c'est quelque chose que j'ai déjà porter à l'Assemblée nationale. En revanche, je pensais que il faut dégeler les prestations.

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D'ailleurs là dans le prochain budget, c'est moins 500 millions d'euros qui vont être économisés sur les allocations familiales. Est-ce que est-ce que les députés d'Edouard Philippe vont dire "Non, on veut pas ça, on veut dégeler" et que ça augmente au moins avec l'inflation ? C'est toute la question aujourd'hui, je termine là-dessus. C'est toute la question. On est sur plus 3 % d'inflation. Est-ce qu'on gèle les salaires ? Est-ce qu'on gèle les allocations ? Est-ce qu'on gèle les prestations ? Ou bien est-ce qu'on fait évoler tout ça avec l'inflation ? Merci beaucoup François Ruffin, merci d'avoir été avec nous dans le 740 France info.