Discours de Béatrice Hénoux - Européennes 2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:22Invité politiqueFait
« J'ai la chance de comprendre enfin le monde qui nous entoure. Comme beaucoup ici, j'ai découvert l'UPR grâce aux conférences de François Asselineau. »
- 2:06Invité politiqueFait
« Et pire parfois, nos conjoints, les amis, les collègues nous évitent, nous rejettent, stupéfaits, agacés de nous voir nous enflammer. »
- 5:11Invité politiqueFait
« La France va mal. La France va très mal. Et nous voulons par-dessus tout participer à son rétablissement, et non lui administrer les derniers sacrements. »
- 5:41Invité politiqueChiffre
« Faire 0,92% des voix à une élection présidentielle n'a rien de dérisoire. Il ne faut rien connaître à la politique pour moquer ou mépriser ce résultat. »
- 5:41Invité politiqueChiffre
« Avoisiner 1% est un tour de force quand on part de rien. »
- 6:26Invité politiqueFait
« nous avons fait le plus dur, car il en faut, de l'énergie, pour s'arracher de rien, beaucoup plus que pour poursuivre notre envol. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous ! (Applaudissements) Alors ce soir, je voudrais vous parler d'un sujet que je connais bien. Je voudrais vous parler de vous, sympathisants, adhérents, militants de l'UPR. L'autre jour, je cherchais un contact dans mon téléphone. Je fais ce geste maintenant devenu familier. Je fais toute la liste. Et je me rends compte que la moitié de mes contacts étaient des gens de l'UPR. (Applaudissements) Et là, je me suis dit : « Ma fille, tu fais partie des meubles ! ». Alors j'ai adhéré en 2011. Nous étions... Eh bien nous étions le nombre que nous sommes dans cette salle : 600. (Applaudissements) Nous sommes maintenant 60 fois plus nombreux. (Applaudissements) Cela fait 8 ans donc.
Et ça fait 8 ans que je me dis que j'ai une sacrée chance. J'ai la chance de comprendre enfin le monde qui nous entoure. Comme beaucoup ici, j'ai découvert l'UPR grâce aux conférences de François Asselineau. Et il y a bien sûr eu un avant et un après, parce que tout d'un coup, pour moi, le monde devenait cohérent, passionnant. Et je pouvais enfin faire des choix raisonnés, éclairés. Je lui en suis infiniment reconnaissante. (Applaudissements) Mais comprendre, parfois, ne suffit pas. Alors nous nous engageons, parce que nous sentons bien que nous ne pouvons pas égoïstement garder ça pour nous. Ça nous étouffe.
Alors nous prêchons à tous les vents, encore trop souvent dans le désert, il faut bien le dire, soyons honnêtes. Et pire parfois, nos conjoints, les amis, les collègues nous évitent, nous rejettent, stupéfaits, agacés de nous voir nous enflammer, nous qui n'étions pas politisés avant, nous qui avions abandonné comme eux tout espoir et toute appétence envers la politique. C'est vrai que parfois, nous sommes maladroits. Dans ma région, nous écumons de ne pas être entendus, parce que nous préférerions être Gandhi plutôt que Cassandre. J'ai la chance de croiser ici des gens bien.
Vu le cloaque dans lequel baigne la politique actuelle, on en viendrait presque à oublier que l'engagement politique est un engagement noble, idéaliste, désintéressé. (Applaudissements) Et nous pouvons être fiers d'appartenir à ce groupe de gens curieux, parfois dans tous les sens du terme, courageux, droits, dévoués, à la tête desquels François Asselineau incarne cette maxime de La Rochefoucauld : « Rien n'est si contagieux que l'exemple ». (Applaudissements) À la tête comme à la base, nous œuvrons sans relâche. Nombreux sont ceux ici qui offrent 1 heure, 2 heures, parfois 3 heures, 4 heures par jour 365 jours par an à la diffusion de nos idées.
(Applaudissements) Et non seulement nous ne sommes pas payés pour le faire, mais en plus, ça nous coûte du temps et de l'argent. (Applaudissements) L'UPR n'a pas les moyens d'employer de nombreux permanents. Et quand bien même le pourrait-elle, le bénévolat est une activité vertueuse. Il est aussi nécessaire à l'UPR qu'il nous est bénéfique ! Il apprend le dépassement de soi. (Applaudissements) Il apprend le dépassement de soi et met à l'épreuve notre engagement sur le long terme. (Applaudissements) J'ai la chance de faire partie de ces gens que rien ne décourage. (Applaudissements) Pourquoi, pourquoi tant d'ardeur pour un résultat apparemment dérisoire ?
Sommes-nous donc tous imbéciles, masochistes, envoûtés ? Non, non, bien sûr que non. Si nous faisons cela, c'est parce que nous avons compris qu'il y a urgence. La France va mal. La France va très mal. Et nous voulons par-dessus tout participer à son rétablissement, et non lui administrer les derniers sacrements. (Applaudissements) Faire 0,92% des voix à une élection présidentielle n'a rien de dérisoire. Il ne faut rien connaître à la politique pour moquer ou mépriser ce résultat. Avoisiner 1% est un tour de force quand on part de rien. (Applaudissements) Nous ne sommes pas des héritiers, nous. Nous n'avons pas hérité d'un parti en le rebaptisant. Non.
(Applaudissements) Et c'est un tour de force quand on n'est ni parrainé, ni médiatisé, ni financé autrement que par nos dons, et qu'en plus, systématiquement et sciemment, nous sommes oubliés des médias d'influence. (Applaudissements) Pourtant, pourtant, il ne faut pas se décourager. Jamais. Parce qu'aussi étonnant que ça puisse paraître, et j'en suis absolument certaine, nous avons fait le plus dur, car il en faut, de l'énergie, pour s'arracher de rien, beaucoup plus que pour poursuivre notre envol. (Applaudissements) Et si parfois, et si parfois nous sommes déçus, c'est peut-être parce que nous avons désiré trop haut et trop vite.
(Applaudissements) Et c'est vrai que c'est d'autant plus douloureux qu'il y a urgence. Mais il faut être combatif, persévérant, patient. Nous ne sommes pas des sprinteurs mais des coureurs de fond. La voie que nous avons choisie n'est pas celle de la démogagie, des compromissions et des privilèges. Non ! La voie, notre voie, c'est celle de la démocratie, de la pédagogie, de la frugalité. Cette voie, c'est la porte étroite. (Applaudissements) J'ai enfin la chance d'appartenir à cet ensemble de gens si différents, et qui pourtant, se respectent et s'apprécient. Au fil des années, vous êtes devenus mes camarades, parfois même mes amis.
Ici, nous venons tous d'horizons très différents voire opposés. Nous prouvons ainsi qu'il est possible de se réunir sur l'essentiel quand l'essentiel est menacé. Cette foule bigarrée qui se découvre riche de sa diversité, c'est l'âme même de la France, composite, bagarreuse, mais réconciliée ! (Applaudissements) Nous montrons aussi que nous serons prêts à diriger ensemble la France quand nous serons arrivés au pouvoir. Et d'ici là, c'est tous ensemble, tous différents et uniques chacun, que nous poursuivons la voie du Frexit. Tous, ensemble, nous mettrons le temps qu'il faut pour libérer la France. Mais nous y arriverons ! Les idées de l'UPR vaincront. Merci. (Applaudissements)
François Asselineau