"Interdire les manifestations, c’est ce qui se passe dans les dictatures" (Adèle Tellez, CGT)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Les interdictions de manifester dans les Bouches-du-Rhône vous rassurent ou vous inquiètent ?
- 1:22RelanceRéponse directe
Si les interdictions sont maintenues, risque-t-on d'énerver davantage les manifestants ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Les manifestants ont-ils pu exprimer leurs revendications malgré les violences ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Empêcher les gens de manifester, est-ce une mesure extrême ?
- 3:59OuverteRéponse directe
La CGT va-t-elle contester les interdictions ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Une manifestation autorisée à Paris contribue-t-elle à faire baisser la tension ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:38Adèle TellezFait
« Interdire les manifestations, c'est ce qui se passe dans les dictatures en réalité »
- 3:59Adèle TellezChiffre
« Cette nuit-même, il y a 2300 enfants qui vont dormir dans la rue, qu'il y a 9 millions de personnes dans ce pays qui vivent sous le seuil de pauvreté. »
- 4:42Adèle TellezFait
« Ça fait 10 ans que monsieur Macron distribue les bons points et les mauvais points à chacun. »
- 5:26Adèle TellezFait
« Nous avons revendiqué, manifesté, fait grève pendant ces 10 ans et nous en arrivons en effet à ce constat qu'il ne nous a pas écouté. »
- 8:59Chiffre
« Protéger une vitrine, c'est entre 3 10 15000 €. plus du gardiennage privé, du gardiennage privé qui n'a aucune efficacité »
- 11:10Fait
« Les commerçants, nous on les appelle à la mesure à ne pas prendre de risque. On veut pas de dérapage, on veut pas de pas de légitime défense. »
- 11:55Fait
« On a eu par exemple au niveau des forces de l'ordre autant de laisser en journée que pendant 15 jours des mobilisations on était face à les personnes qui venaient au contact. »
- 12:32Chiffre
« Il y a aussi peu de policiers nationaux qu'il y a 20 ans. »
- 15:53Adèle TellezFait
« La société du 19e siècle, elle était bien plus violente que celle de 2026. »
Temps de parole
- ?100 %
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Tout à l'heure, on a vu que les manifestations étaient interdites dans les bouches du rôe. Quand je dis dans les bouches du rôe, je ne dis pas qu'à Marseille. Je dis dans tout le département des Bouches du Rône à la demande du préfet. Alors, avant que ce texte soit éventuellement étudié par un tribunal administratif, est-ce que ce type de mesure, elle vous rassure ou au contraire, elle vous inquiète ? Elle était nécessaire. Elle était nécessaire parce qu'on sort enfin du fameux pas de vague, vous savez. Euh en gros, enfin, on a des décideurs qui ont pris le lead et qui ont estimé qu'à un moment donné, il fallait cesser les dégâts euh parce que plus personne ne peut suivre. Euh les commerçants, on a eu plus de 300 boutiques P à Marseille n'ont pas encore eu le temps, je suis
passé encore aujourd'hui, de réparer effectivement les deux ventures, d'avoir le matériel nécessaire pour se rebarricader éventuellement si la manif avait eu lieu parce que jusqu'à aujourd'hui on ne le savait pas. euh les forces de l'ordre, on a beaucoup beaucoup de blessés de véhicules qui ont été endommagés, donc il fallait à moment donné euh mettre un stop pas aux revendications qui sont certes légitimes sur la vie chère, sur euh ce qu'on a vu ces dernières semaines, les parcours sup. Nous-même policiers, nous sommes mobilisés pour augmenter notre prime effectivement de risque. Donc on comprend effectivement le revendication mais par contre il y a des façons de l'exprimer et ce n'était plus possible. Alors qu'on soit clair, monsieur, toutes les manifestations, si l'interdiction
demeure, si les tribunaux ne la cassent pas, ça veut dire concrètement que si des personnes voulaient manifester, vous seriez en situation de les arrêter. Est-ce que ça risque pas d'énerver encore davantage les gens qui voulaient simplement manifester pour expliquer leurs idées ? Mais les gens qui veulent manifester légitimement pour exprimer leurs idées, nous sommes là pour les aider, les encadrer. Maintenant, il faut des conditions sécuritaires, administratives correcte. Là, ce n'est pas le cas parce qu'effectivement, le centre-ville était rentré encore aujourd'hui. Vous avez bien compris qu'en une semaine, on n'a pas eu le temps de réparer les 300 boutiques qui ont été pillées parce que à Marseille, ce n'était pas de la vandalisation simple, c'était aussi beaucoup de
pillage. Ça c'est la première chose. La seconde chose à soj, ce sont pas des manifestants qui ont fait ça, on le sait vous, vous et moi et tout le monde le sait. Il y a des manifestants qui ont des revendications à calendrier politique et puis il y avait des casseurs. Mais monsieur, les manifestants, ils y étaient, ils ont dû rapidement quitter la manifestation parce que même pour eux, ce n'était pas sécure. On sait à Marseille en fin de matinée, si je peux me permettre, tout a pété. Donc les manifestants n'ont même pas pu exprimer leur désir de voir les choses avancer. Donc oui, les manifestants aujourd'hui quand on n'est pas en capacité de pouvoir sécuriser comme il se doit des cortèges manifestants, il vaut mieux reporter la manifestation de quelques
jours et je rappellerai il n'y a pas que ça. Il y a aussi effectivement les couvre-feu qui permettent d'éviter à ce que effectivement euh des mineurs se permettent de piller le cch chiant effectivement certains secteurs de Marseille. Oui, merci Edes. Vous restez avec nous surtout. Je me tourne vers vous, Adel Tè, pour le syndicat que vous représentez la CGT, c'est quand même une mesure extrême que d'empêcher les gens simplement de s'exprimer, d'exprimer leur mécontentement, leur revendication ? Oui, c'est une mesure extrême, grave et qui euh mettra de l'huile sur le feu. Interdire les manifestations, c'est ce qui se passe dans les dictatures en réalité, hein. Donc, c'est ce qui se passe en Russie pour les manifes contre la guerre. C'est ce qui se passe en en
Iran euh pour les manifestations de femmes. C'est ce qui se passe de plus en plus aux États-Unis. Ici, nous sommes en démocratie. Nous avons le droit d'exprimer nos revendications, y compris dans nos manifestations. C'est pour ça que la CGT dépose des manifestations, qu'on les sécurise et qu'on La CGT va-t-elle contester par exemple à Marseille ou dans d'autres départements les interdictions ? Euh pour ce qui est de Marseille, je n'ai pas l'information de si nous avions déposé euh ou non euh une manifestation, mais pour ce qui est de Paris, par exemple, nous avons déposé une manifestation et euh elle qui finalement va être autorisée entre nation et Bastille, Bastille Nation. Entre Bastille et Nation. Et j'en profite d'ailleurs pour appeler bah toutes celles et ceux qui veulent
revendiquer au côté des jeunes contre la vie chère pour les augmentations de salaires à nous rejoindre au départ de Bastille samedi à 14h. Donc vous avez dans certains départements contesté les décisions de préfecture, vous avez obtenu gain de cause. À Paris se trouve que votre manifestation est autorisée. pour vous ça contribue à faire baisser la tension au contraire ou il y a un risque encore une fois de derrière la manifestation d'affrontement ? Nous notre rôle c'est pas de protéger tout Paris. Il y a des forces de l'ordre pour faire ça. Nous, notre rôle, c'est d'exprimer la colère sociale qui existe et qui est gigantesque, qui est d à une fracture sociale dans ce pays, hein. Je rappelle quand même que cette nuit-même,
il y a 2300 enfants qui vont dormir dans la rue, qu'il y a 9 millions de personnes dans ce pays qui vivent sous le seuil de pauvreté. Cette fracture sociale, elle est gigantesque et pour cette raison-là, nous nous continuerons à exprimer nos revendications dans les manifestations mais aussi par la grève à partir du mois de novembre. Tout à l'heure, Emmanuel Macron distinguait les manifestations d'organisation légitime de celles qui ne l'était pas. il disait les syndicats, ce sont des manifestations légitimes. Est-ce que ça vous surprend un peu de voir le président de la République qui vous a longtemps ignoré, qui a longtemps ignoré les organisations syndicales, qui les recevait à peine, tout d'un coup s'appuyer à 6 mois de son départ sur ses corps intermédiaires comme on les appelle.
Ça fait 10 ans que monsieur Macron distribue les bons points et les mauvais points à chacun. Et enfin, au bout de 10 ans, nous avons obtenu un bon point. Merci. Merci à monsieur Macron. nous n'en avions pas besoin. Nous avons revendiqué, manifesté, fait grève pendant ces 10 ans et nous en arrivons en effet à ce constat qu'il ne nous a pas écouté et que pour cela la colère sociale a augmenté et aujourd'hui nous lui conseillons de nous recevoir, de nous écouter et de de d'écouter nos revendications. Quand il reçoit demain les organisations lycéennes, ça fait baisser un peu l'attention à vos yeux. Euh il ne s'agit pas seulement de les recevoir hein. Les organisations lycéennes qui se mobilisent depuis la mi-septembre parce que les conditions d'étude dans les lycées euh sont euh absolument
catastrophiques. Euh elles ont des revendications. C'est pas parce que c'est des jeunes qu'il faut pas écouter leurs revendications. Il s'agit pas juste de les recevoir, il faut leur répondre. On va parler sécurité aussi. Euh le président de la République a dit qu'il y aura cette fois-ci les moyens. Le gouvernement annonce 20 % de l'ordre de force de l'ordre supplémentaire par rapport au weekend de dernier. Il y aura des drones qui seront utilisés. Il y a des congés de policiers qui sont annulés. Je parle sous le contrôle de monsieur Sid qui peut m'interrompre si je me trompe. Euh est-ce que ça veut dire que c'est la police qui va assurer totalement la sécurité ou est-ce que les commerçants vont avoir un rôle ? Je vous dis ça parce qu'on a vu tout à l'heure
monsieur Philippe God un reportage dans lequel des commerçants s'équipaient voir faisaient appel à des vigiles. Est-ce que vous voulez être associé à la protection de vos propres magasins ? Est-ce que c'est bien légitime de vous demander cela ? Euh alors il y a il y a plusieurs choses. Euh tout d'abord les commerçants n'ont agressé personne jusqu'à maintenant. Donc parce que personne ne le dit. Non non, il y a il y a un discours qui qui est qui est qui est ambiant en disant les commerçants vont réagir, vont se défendre. Pour le moment, ils ont été agressés. Ils ont été agressés d'une et et je parle pas que de Paris, partout, ils ont été agressés.
Russe infériol à Marseille, comme l'a dit tout à l'heure le policier. et et c'est ça a été une agression qui a été traumatisante. Les commerçants sont aussi des riverins. Les commerçants font partie d'un écosystème de proximité. [raclement de gorge] On n'est pas Amazone mais on a été agressé pour diverses raisons. Alors, dans quel état d'esprit êtes-vous par rapport à samedi ? Alors, les commerç on va reprendre s'il vous plaît. Les commerçants se sont retrouvés seuls souvent. Euh, ils ont subi, ils ont été traumatisés. Les Rivins ont été traumatisés de voir la violence et la haine qu'on a qu'on a subi et à laquelle
on a fait face. Et on était seul euh à Paris, on était seul euh pendant des heures et des heures sans et et le gouvernement en convient puisque le ministre a proposé sa démission. Je vous interroge maintenant sur ce qui va se passer dans 48. Les commerçants, nous, nos fédérations d'association de commerçants, on appelle au sangfroid, au calme et à ne pas répondre. Par contre, on a la préfecture qui nous a envoyé une lettre, un courrier qui est public, hein, en disant "Commerçant, protégez-vous." Ça veut dire quoi ? Bah alors, ça veut dire mettez des panneaux de bois sur vos vitrines, vient de voir à l'image, prenez du gardiennage privé.
Sauf que sauf que deux choses déjà les commerçants financièrement, ils sont exangles. Ils payent des impôts, ils payent beaucoup d'impôts locaux, municipaux, nationaux. Là aujourd'hui, ils ont l'impression qu'ils payent des impôts pour pas grand-chose et qui on leur demande de se protéger eux-mêmes. Protéger une vitrine, c'est entre 3 10 15000 €. plus du gardiennage privé, du gardiennage privé qui n'a aucune efficacité puisqu'on a vu des bandes arrivées dans le centre de Paris dans le 10e 11e, 3e arrondissement 4e arrondissement arrivé euh par 50 60 un gardien avec un chien
euh il va se mettre sur le côté, il je propose qu'on voit ensemble un écrit du maire du 17e arrondissement Geoffrey Boulard qui s'adresse un petit peu à vous. Alors, je chausse mes lunettes. Commerçant prêt de payer prier de payer des agents privés, l'État recule. Paris n'a toujours pas de police municipale armée pour appuyer la préfecture de police, des citoyens non protégés qui risquent de s'armer. La sécurité n'est pas une option payante. Alors, en quelque sorte, il vous soutient mais il dit aussi "Il y en a qui veulent s'armer." Alors euh deux choses euh déjà on oui, on a une police municipale
euh qu'on a qu'on a pas vu mais c'est pas son rôle la police municipale. On le sait, on le sait. Enfin bon, en tout cas à Paris euh après alors il fait de la politique. On va bien préciser que le maire du 17e est un opposant au maire de Paris. Nous commerçants, on n'est pas là pour faire de la politique. On on sait choses. Euh voilà. Et mais vous entendez la voix des autres commerçants. Est-ce qu'il y a une angoisse ? Est-ce que certains vont fermer mes boutiques ? Je je vais être je vais être très clair. L'angoisse, elle est permanente depuis samedi matin. L'angoisse, elle était encore ce soir. J'ai ma voisine qui est de la CGT, tant
mieux parce que ils encadrent bien les les les manifestations. En tout cas, voilà, ils sont pas là pour protéger les commerces. Par contre, on peut pas non plus reprocher à des commerçants de vouloir se protéger. Les commerçants, nous on les appelle à la mesure à ne pas prendre de risque. On veut pas de dérapage, on veut pas de pas de légitime défense. Non. Très bien. On pose la question à monsieur S parce qu'effectivement vous êtes policier et expert du maintien de l'ordre. Quand vous entendez les commerçants faire part de leur angoisse, mais leur responsable dit il faut pas de légitime défense, comment vous comprenez ce message ?
Le problème c'est que c'est un mouvement qui est atypique. On a eu par exemple au niveau des forces de l'ordre autant de laisser en journée que pendant 15 jours des mobilisations on était face à les personnes qui venaient au contact. On a vu des vidéos qui étaient stockantes pour tout un chacun. des policiers qui étaient effectivement à l'intérieur même de leur camion qui se faisaient agresser physiquement. Mes collègues ont dû faire des manœuvres pour éviter effectivement l'affrontement. Euh donc on est face à des personnes qui sont ultra déterminées. C'est pas de ces manifestants ou des personnes contestants ou des personnes à bout. Il y en a, il y a pas de problème. Ces personnesl ont rapidement guidé les cortèges parce que c'était trop menaçant pour eux. Donc les commerçants ont été
aussi molestés, ont été aussi effectivement pillés. Il y en a qui ont essayé de faire franc, qui ont été agressés physiquement. Donc moi, je comprends le des commerçants qui sont des travailleurs comme les autres. D'accord. Mais quand des préfectures quand des préfectures comme la préfecture de police encourage les commerçants à trouver des moyens de se protéger notamment à travers des vigiles, ça pour vous qui êtes policier, c'est quand même à vous d'assurer la sécurité. Oui, tout à fait. Et je vous rappellerai effectivement, malheureusement, on a beau le crier mais on n'est pas entendu, il y a aussi peu de policiers nationaux qu'il y a 20 ans. Voilà, la réalité, elle est là. On a beau expliqué qu'il y a plus en plus de fonctionnaires dans la police sociale, ce n'est pas le cas.
Depuis le narcotraafé explosé, les violences sont personnels ont explosé, l'ultra gauche, l'ultra droite, la radicalisation religieuse, quelle qu'elle soit. Donc on est face effectivement à des phénomènes euh euh de violence euh désinhibé euh euh qui se multiplient dans notre société pour plein de raisons. C sociétal ça nous dépasse mais malheureusement on n' pas les moyens d'y répondre en quasi permanence et donc on a en plus effectivement avoir un moment aussi violent aussi rapidement c'était pas arrivé. Les premiers weekends de gilets jaunes on les a tous vécu. Ce n'était pas ça. Ce n'était pas ça. Il n'y avait pas autant de violence. Il y a eu des incidents graves mais ce n'était pas ça. Donc on est face à un phénomène qui est nouveau et c'est pour ça qu'il faut
s'adapter effectivement à la nouvelle menace qui aujourd'hui euh euh empêche un des manifestants de pouvoir revendiquer légitimement euh leur droit et effectivement les commerçants de et notre rôle à nous c'est de protéger les bien les personnes et là effectivement ces mesures faites par les prépures permettront peut-être d'atténuer cela. ATEL Tè je me tourne vers vous. [grognement] Parfois dans les cortèges, on entend crier tout le monde tout le monde déteste la police. Quelle est l'attitude de la CGT par rapport à la police ? C'est une opposition ? C'est un partenaire obligé dans ce cadre là. Comment ça fonctionne la relation entre le principal syndicat de France et la police ? Non, bah le le la police, elle elle a son rôle. Nous nous avons le nôtre et nous notre rôle, il est auprès des
salariés, d'organiser les salariés. pas entre le gouvernement et les salariés mais bien parmi les salariés. Par contre, enfin, il faut le dire depuis le début du mouvement des lycéens, il y a eu beaucoup de répressions policières. Il y a de nombreuses associations indépendantes qui le disent. Il y a une jeune femme de 17 ans qui a perdu un œil, un jeune homme de 17 ans qui a perdu un une main. Il y a eu des naces policiers blessés aussi. Oui. Et il y a eu des NAS illégales. Il y a eu des quantités de gaz lacrymogène. Moi, j'en ai pris une quantité sur la place de la République. C'était proprement hallucinant. Donc oui, il y a un problème de mesure aujourd'hui. Il y a un problème dans cette répression qui est faite de ce mouvement et y compris Amnestie Internationale le pointe et il
y a des grands risques sur notre liberté de manifester du fait de des agissements d'un certain nombre de de d'agents de police. Et donc nous nous appelons le gouvernement à faire preuve de beaucoup plus de mesures dans le maintien de l'ordre pour que la situation ne s'embrasse pas et que nous n'ayons pas de victime. vos yeux, il y a où se situe la frontière entre liberté de manifester et mais également sécurité ? Comment assurer les deux à la fois dans une société qui est devenue ultraviolente ? Les les la société n'est pas devenue ultraviolente. La société du 19e siècle, elle était bien plus violente que celle de 2026. différemment, mais bien plus violente, je pense. Bien plus violente notamment pour les femmes, bien plus violente pour les enfants. Donc il faut
à un moment garder un petit peu de mesure quand on parle d'ultraviolence quand même. Euh voilà, c'est que pour vous ce qui s'est passé il y a une semaine maintenant dans les commerces, c'était pas de l'ultraviolence. Non, non, bien sûr. Encore une fois, c'est pas la manifestation politique et ce sont des casseurs et et et ce que je pense fondamentalement, c'est que la colère sociale, elle existe. Vous en parlez sur vos plateaux depuis longtemps. Elle monte depuis longtemps, tout le monde l'observait. Nous disions depuis des années que ça allait exploser un jour et ça explose. Et vous faites un lien entre cette colère sociale et cette violence ? Oui, le lien est le lien est évident et aujourd'hui nous ce que nous disons c'est que il y
aurait une manière très simple de mettre fin à tout cela, c'est de répondre aux revendications et le gouvernement est parfaitement sourd aux manifestants et y compris aux manifestants pacifiques. C'est B, on se retourner vers