Nicolas Dupont Aignan sur LCI (6 décembre 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
On parlera des signatures puisque c'est le sésame indispensable. Mais l'actualité ce lundi est à nouveau très sanitaire.
- 0:40OuverteRéponse directe
Vous disiez, j'ai eu un maire, il est soignant, il m'a parlé de la situation de l'hôpital.
- 2:45RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça n'est pas d'abord les non-vaccinés qu'il faut encourager à tout prix ?
- 3:39RelanceÉludée
Pas en majorité aujourd'hui, regardez les dernières statistiques.
- 4:33RelanceÉludée
Est-ce que la cinquième vague, elle n'est pas liée justement aux 6 millions de non-vaccinés ?
- 4:53RelanceRéponse directe
Est-ce que le vaccin réduit le risque de contamination ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiquePromesse
« Je réclame la gratuité des tests. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Il faut absolument des tests gratuits. En plein retour épidémique, laisser des tests payants est une aberration. »
- 0:55Invité politiquePromesse
« Deuxième point, les purificateurs d'air dans les écoles. »
- 1:06Invité politiquePromesse
« Arrêter les fermetures de lits. Arrêter les fermetures de lits dans les hôpitaux. »
- 1:16Invité politiquePromesse
« Rouvrir des lits avec un vrai programme pour ramener les infirmières et les aides-soignants dans nos hôpitaux. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Est-ce qu'il faut laisser les boîtes de nuit ouvertes en plein retour épidémique, si vraiment il est confirmé ou avec des mesures de jauge peut-être ? Mais pas une fermeture complète loin de là. »
- 2:32PrésentateurFait
« On a trois malades comme ça qui n'ont pas été vaccinés et qui décompensent en 48 heures. On est tous en colère. Dans son service de réanimation, sur les 16 personnes qui avaient été admises, 14 n'étaient pas vaccinés. »
- 3:01Invité politiqueChiffre
« Il y avait un article d'ailleurs de Libération, 54% de vaccinés dans les services, 54% de décès vaccinés. »
- 3:40Invité politiqueChiffre
« 54% de vaccinés. »
- 4:05Invité politiqueFait
« C'est totalement faux. Aujourd'hui, l'OMS reconnaît que c'était totalement faux. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Je renvoie à la note du Conseil scientifique du 20 août 2021. Il écrit, la charge virale d'un vacciné est identique à celle d'un non-vacciné. »
- 6:07Invité politiqueFait
« Mais un vacciné peut transmettre autant qu'un non-vacciné. »
- 9:43Invité politiqueChiffre
« Trois. Avec de surcroît des comorbidités très graves. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan58 %
- Présentateur24 %
- ?17 %
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Merci
à vous d'être ce matin sur LCI. Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan,
député de l'Essonne, candidat à la présidentielle 2022. On parlera des signatures puisque c'est le sésame indispensable.
Vous
nous direz où vous en êtes. Mais l'actualité ce lundi est à nouveau très sanitaire Nicolas Dupont-Aignan avec un conseil de défense à midi à l'issue duquel des mesures pourraient être annoncées. Sommes-nous prêts à de nouveaux efforts ? Tiens c'est la une du Parisien ce matin. Prêts à de nouveaux efforts ? Une interpellation en français. Oui, nécessaire pour sauver Noël ces nouveaux efforts
? Du
bon sens plutôt. Par exemple, des choses tellement simples que je réclame la gratuité des tests.
Il
faut absolument des tests gratuits. En plein retour épidémique, laisser des tests payants est une aberration. Deuxième point, les purificateurs d'air dans les écoles.
On
va dire que je fais des obsessions. Mais c'est tellement simple de mettre des purificateurs d'air dans les écoles, dans les bureaux, dans les cantines. Je le réclame depuis maintenant plus d'un an. Ça réduit considérablement les choses. Arrêter les fermetures de lits. Arrêter les fermetures de lits dans les hôpitaux. Et rouvrir des lits
avec
un vrai programme pour ramener les infirmières et les aides-soignants dans nos hôpitaux. J'avais hier, intéressant, au téléphone un maire,
dans
la recherche des parrainages, on en reparlera. Et il est aide-soignant.
Vous
savez, il me disait pour une nuit,
une
nuit de travail. Vous savez combien il est payé en plus
?
9 euros. Il dit que ça ne fait même pas 1 euro l'heure
pour
une nuit de travail. Donc, si on ne remet pas l'hôpital sur ses pieds au plus vite, comme je le propose depuis là aussi des années, voilà, je demande des choses simples. Et puis, il y
aura
peut-être quelques... Est-ce qu'il faut... Je vais être très franc avec vous. Est-ce qu'il faut laisser les boîtes de nuit ouvertes en plein retour épidémique, si vraiment il est
confirmé
ou avec des mesures de jauge peut-être ? Mais pas une fermeture complète loin de là. Je crois qu'il faut être dans le bon sens. Responsabiliser les gens. Et puis, on va surmonter cette vague tout à fait
normalement. D'accord.
Alors, vous disiez, j'ai eu un maire, il est soignant, il m'a parlé de la situation de l'hôpital. Je lisais un témoignage d'un soignant, deux soignants de l'hôpital de Strasbourg. Qu'est-ce qu'il voyait ? Des jeunes sans comorbidité, sans antécédent, musclés, pas obèses. Et il disait ceci, je le cite, on a trois malades comme ça qui n'ont pas été vaccinés et qui décompensent en 48 heures. On est tous en colère. Dans son service de réanimation, sur les 16 personnes qui avaient été admises, 14 n'étaient pas vaccinés. Est-ce que ça n'est pas d'abord les non-vaccinés qu'il faut encourager à tout prix
? Cela
dépend
des cas. J
'ai des témoignages exactement inverses de soignants qui sont dans des services. Il y avait un article d'ailleurs de Libération, 54% de vaccinés dans les services, 54% de décès vaccinés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut regarder les comorbidités, il faut regarder les fragilités. Ça
veut dire quoi, ça ? Regardez, ça veut dire quoi,
pardon
?
Ça veut dire que les gens en général qui sont en réanimation et les gens qui décèdent du Covid, vous le savez, regardez les moyennes d'âge, regardez le site du ministère de la Santé, ce sont des gens âgés, fragiles, avec des comorbidités. C'est la réalité.
Pas les non-vaccinés
? Il
y a des non-vaccinés,
bien sûr, mais il y a des vaccinés.
Pas en majorité
? Pas en majorité, aujourd'hui, regardez les dernières
statistiques.
Pas
en majorité des non-vaccinés
? Regardez les dernières statistiques,
54%
de
vaccinés.
Vous
me parlez dans un épisode ?
Non, non, je parle général.
Général. Mais ce que je veux dire, et j'ai toujours été sur la même ligne, le vaccin peut être utile pour protéger des formes graves des personnes fragiles. Le vaccin n'est pas utile pour freiner l'épidémie, sinon il n
'y
aurait pas de cinquième vague. Et je l'avais dit, je
l'avais dit
quand Emmanuel Macron
a
dit 12 fois plus de risque
de
transmettre quand on est non-vacciné. C'est totalement faux. Aujourd'hui, l'OMS reconnaît que c'était totalement
faux.
Non,
moins vous êtes, pardon.
C'est
totalement faux. Vous permettez, moins
vous êtes
contaminés,
moins vous êtes contaminés, ça c'est logique, moins vous risquez de
contaminer les autres. La réalité,
c'est qu'il n
'y
aurait pas de cinquième vague
si
la vaccination était utile pour freiner la transmission.
C
'est totalement faux, tout le monde le reconnaît, l
'OMS, tout le monde.
Est-ce que la cinquième vague, elle n'est pas liée justement aux 6 millions de non-vaccinés
? Non, tout au contraire, justement.
Les pays où il y a 97% de vaccinés, Gibraltar, l'Islande et autres, Israël, pas Israël, mais Gibraltar, l'Islande, ont un retour de vague. Et il y a même beaucoup de médecins qui expliquent que
la vaccination à
outrance favorise les variants.
Est-ce que le vaccin réduit le risque de
contamination ? Est-ce que le vaccin réduit le risque de contamination ? Non. Vous savez que ça, c'est contraire à toutes les études. C'est complètement
faux, madame. Regardez l'OMS, la dernière,
mais regardez la dernière étude, mais il n'y aurait pas de cinquième vague. Vous nous avez répété ça pendant des mois. La réalité, c'est qu
'on
s'aperçoit que des vaccinés transmettent en revanche...
Mais
bien
sûr, mais
moins on est vaccinés,
moins...
C'est-à-dire quasiment rien, vous le savez
très bien. En plus, en
contamine. Vous le savez, non ?
C'est marqué, le Conseil scientifique... Alors, je vous renvoie. On a un arbitre. Mais est-ce que je peux finir ma phrase ? Je vous renvoie. Est-ce que je peux finir ma phrase ? Si je peux finir ma phrase. Je
renvoie, je vous réponds. Je renvoie
à
la note du Conseil scientifique du 20 août 2021. Il écrit,
la
charge virale d'un vacciné est identique à celle d'un non-vacciné. C'est M. Delfraissy qui conseille le gouvernement. Alors, si vous ne croyez pas le Conseil scientifique, moi je remarque deux choses.
Pour revenir à la suite, on ne va pas avoir un débat d'experts. Conseil
scientifique,
la réalité, c'est qu'il n'y aurait pas de cinquième vague
si
le vaccin empêchait la transmission. Or, vous voyez qu'on a vacciné tout
le monde,
qu
'il faut une troisième dose, bientôt une quatrième en Israël. Ça ne marche pas. Et la réalité n
'est là. Il
reste 6 millions de personnes en vacciné.
Mais ce sont des boucs
émissaires pour vous, alors que les
pays qui ont
vacciné... C'est factuel. Mais un vacciné peut transmettre autant qu'un non-vacciné. Voilà pourquoi le pass sanitaire est une aberration. Voilà pourquoi il faut que la vaccination soit bon escient pour les gens fragiles, âgés. Et je ne suis pas un anti-vaccin. Je dis simplement qu'on a trompé les Français en leur faisant croire que parce qu'ils étaient vaccinés, ils pouvaient enlever le masque, ils pouvaient faire toutes les mesures non barrières. La réalité, c'est que l'épidémie est repartie. On nous a dit pendant des semaines, deuxième dose, c'est fini. On en est à une troisième. On s'aperçoit aujourd'hui qu'il
y a
des variants qui apparaissent. Et la stratégie du bouc émissaire ne marche pas. Les Français ne
sont
pas idiots.
Vous me permettez d'affirmer...
Et j'aimerais qu'on ait le
purificateur d'air, le test gratuit, les hôpitaux, ce serait beaucoup plus utile.
Le vaccin réduit le risque de
contaminer, de se
contaminer.
Sinon, il n
'y
aurait pas de cinquième vague, Madame Martichoux.
Non, il y a aussi
beaucoup de non-vaccinés. Mais les non-vaccinés ont des tests et ne sont pas dans les lieux, ce sont les vaccinés qui sont libres comme l'air.
Est-ce que la piste d'un contrôle d'identité à l'entrée des restaurants, en plus du pass sanitaire, vous paraît être une piste
délirante ? Mais jusqu'où allons-nous aller dans l'instrumentalisation de la peur ? Jusqu'où allons-nous aller dans les mesures liberticides, dans cette folie qui s'est emparée de la société française ? On va mettre un policier derrière chaque Français ? Mais jusqu'où allons-nous aller ? Je combattrai toutes ces mesures absurdes, ridicules. Il va falloir,
à
la cinquième vague, on ne
va
pas comprendre ? À la cinquième vague, on continue les vieilles recettes du bouc émissaire, du contrôle d'identité, du policier. Donc le pass sanitaire, vous, en
réalité,
vous le retirez, vous êtes élu président de la République, quel que soit le niveau de
l
'épidémie.
Mais bien évidemment, il n'a aucun sens.
Vous l'enlevez. Il n'a aucun sens puisque c'est une
illusion.
Pourquoi
tous les pays l
'adoptent, les imprédients
tout à l'heure ? Mais ils ne l'adoptent
pas, ça n'a aucun sens. Regardez en Angleterre, regardez aux Etats-Unis dans beaucoup d'endroits.
Il n'y a aucun pass
sanitaire. Mais il n
'y
a du pass
sanitaire en Italie, en Espagne, en
Suisse. Mais c'est extravagant ce que vous me dites. Le pass sanitaire
a trompé les Français. Pourquoi les autres
pays le font alors ?
Parce qu'ils veulent. Même
ceux qui n'y étaient pas allés
en première intention, si je
puis dire. Mais
il y en a beaucoup qui
ne partagent pas. Vous faites croire cela. Mais ça ne marche pas. Ça a trompé les Français. Ils ont maintenant une cinquième vague. Si ça avait marché, on le saurait. Donc vous faites quoi ? Vous enlevez le pass sanitaire
pour la
vaccination. Comme
en Angleterre,
comme en Suède, comme
en Floride. Vous
priorisez les personnes fragiles.
Je priorise les personnes
fragiles pour la vaccination. Vous
encouragez les non-vaccinés
à y aller ?
Pas
tous les non-vaccinés. Les jeunes n'ont aucune raison d'y aller.
Donc
toutes les personnes
âgées qui ne sont pas encore vaccinées.
Oui,
parce que les personnes âgées fragiles, on doit les protéger. Des conséquences du Covid qui peuvent être mortelles. Car si vous regardez toutes les statistiques, on le voit bien. Je demande du bon sens.
La
vaccination des enfants
entre cinq. C'est
une abomination. Mais pourquoi
s'il a haute
autorité de santé ?
Le
conseil
scientifique dont
vous disiez tout à l
'heure que vous vous référiez
à ces décisions.
Je me battrai de toutes mes forces contre la vaccination
des
enfants. Vous savez combien il y
a
eu de mort d'enfants de moins de 11 ans en France depuis le début du Covid ? Est-ce que vous le savez ?
C
'est eux qui contaminent
beaucoup. Est
-ce que c'est eux qui contaminent beaucoup ? Est-ce que ce n
'est
pas la circulation
du virus
?
Non, je vois le nombre de taux d
'incidence. Vous ne le voyez pas, le taux d'incidence ?
Mais ce qui compte, ce sont les morts du Covid, Madame Martichoux. Combien
d'enfants sont morts du Covid ? Au commencement des morts,
il y
a
un taux d'incidence.
Il
y
a
une circulation des
pédéros. Vous allez arrêter tous les
virus
avec
des contrôles d'identité. Combien d'enfants sont morts du Covid en France depuis le début ? Trois. Avec de surcroît des comorbidités très graves. Donc on va vacciner avec un vaccin sous autorisation conditionnelle, sans recul, thérapie génique, des enfants qui n'ont aucun risque de mourir du Covid ? C'est une folie.
Est
-ce qu'on
peut
freiner la circulation du virus ? C'est l'enjeu ? Mais non,
ce n'est pas l'enjeu. C
'est l
'enjeu en
vaccinant. Vous dites non. On
ne freinera pas les virus. Vous allez faire un monde sans virus, sans rien ?
Si la Haute Autorité de Santé le recommande, si le Conseil scientifique y est favorable... J
'y serais totalement opposé, car c'est un danger public pour nos enfants.
Quelle
est votre boussole alors ?
Ma boussole, c'est par exemple Moderna,
qui a été interdit au moins de 30 ans, après des graves effets secondaires. Ma boussole, ce sont tous ces jeunes qui ont des myocardites. Ma boussole, c'est qu
'on
ne joue pas avec le défense immunitaire des enfants, qui doit être naturel, surtout quand ils ne meurent pas du Covid. Ma boussole, c'est qu'on arrête d'intoxiquer les Français et de les manipuler par la peur.
Et
ma boussole,
c
'est qu'on s'occupe des arrêts cardiaques, qu'on s'occupe de l'hôpital, qu'on reconstruit l'hôpital public, et qu'on arrête avec cette folie.
Donc les avis scientifiques, la réalité
qui est mesurée par certaines statistiques... Les avis de gens avec conflits d'intérêts, vous voulez que je vous en
parle, des conflits d'intérêts ? Vous, vous, allez-y, allez-y. Je dis qu'aujourd'hui, nous avons un gouvernement qui est influencé par des scientifiques, et toujours les mêmes. Et j'aimerais qu'on consulte d'autres scientifiques. Pardon
?
C'est-à-dire
?
C
'est-à-dire, pourquoi
on ne consulte pas le professeur Perron, qui a été responsable à l'OMS de la stratégie vaccinale ? Pourquoi on ne consulte pas le professeur Raoult, qui a soigné précocement ? Pourquoi on entend toujours les mêmes scientifiques ? C'est quoi
le blâme qu'il a reçu ?
Ah,
le blâme ! Oui,
le seul qui a
soigné des millions de gens dans le monde, et qui a évité des décès,
on lui fait un blâme. Mais vous vous rendez compte ? Il a
sauvé des millions de personnes
dans le monde. Mais on ne va pas passer toute
l'interview sur la santé, je pense
qu'il y a d'autres
choses. Mais c'est intéressant de savoir sur quelle réalité vous
vous fondez. La réalité,
madame...
C'est une autre réalité que celle,
alors, qui est posée par les scientifiques. Oui, c'est la réalité de milliers de médecins scientifiques. Vous êtes dans une autre réalité. Non,
je suis dans un débat scientifique, et je demande qu'on fasse des mesures de précaution, parce que si la stratégie qui avait été choisie marchait, il n
'y
aurait pas de cinquième vague.
Il y a les conseillers scientifiques du gouvernement...
Eh bien, on a vu l'échec de ces
conseillers scientifiques.
Donc
vous estimez qu'ils sont muselés par des conflits d'intérêts ? Et vous demandez à ce que les professeurs d'Elfraissy, tous les membres du conseil scientifique...
Non, je demande qu'il y ait un
débat ouvert.
Et encore une
fois,
les Français savent exactement... Les
Français savent ce qu
'il en est,
ils ne sont pas dupes de l'échec de la stratégie. Je demande qu'on mette des purificateurs dans les écoles, qu'on fasse des tests gratuits, qu'on renforce l'hôpital, qu'on ait des soins précoces, qu'on ait le vaccin à bon escient. C'est du bon sens.
On va parler d'autre chose, mais
juste que le
professeur Perronne, il a été exclu par
le conseil professionnel, la PHP. La petite mafia scientifique
qui nous gouverne.
C'est une mafia, la PHP
? Oui,
une petite mafia.
Ah bon, vous avez des preuves ?
Oui. Petite mafia, eh bien, j'ai mon avis. Voilà.
Ah, c'est votre avis ?
Et oui, on a encore la liberté d
'opinion.
C'est une preuve,
c'est un avis ? Et votre
avis, c'est aussi un avis. Non, non, moi je pose
des questions, comme on dit, vous avez vos réponses.
Exactement. Et on a passé 15 minutes toujours sur les mêmes
histoires. C'est pas un sujet, c'est pas un sujet. Et pendant ce temps-là, il y a une élection présidentielle. Les Français
n'ont pas de quoi mettre de l'essence dans la voiture. Les Français souffrent énormément. On est en train d'enjamber l'élection présidentielle avec cette histoire de Covid.
Parce que c'est un moyen pour Emmanuel Macron d
'éviter le débat.
Alors, il
y
a
eu un gros
week-end politique. Alors, j'aimerais qu'on parle du débat.
Il y a eu un gros, quand même, week-end politique. On va en dire un mot, parce que vous aussi... Oui, il y a eu quand même Valérie Pécresse, qui a été désignée par les LR.
Et
hier, meeting de Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs, début d'après-midi. Puis, Éric Zemmour. Trois candidats à la présidentielle. Trois adversaires.
Et
c'est bien.
Valérie Pécresse, ancienne chiracienne. Vous avez été vous-même au RPR. Est-ce qu'elle est la mieux, dans la famille LR, la plus à même pour affronter Emmanuel Macron ?
Mais ce sera elle. Moi, je m'adapte. J'ai pris la décision, Elisabeth Martichoux, de ne jamais parler de mes concurrents. Je les salue.
Je leur souhaite bonne chance.
C
'est
pas vrai. J'ai entendu un de vos
discours. Vous tapiez sur Xavier
Bertrand, sur Emmanuel Macron.
Oui,
sur Emmanuel Macron, je le combats.
Xavier Bertrand n'a eu pas son droit d'à l'époque. Et je
pense qu'il faut absolument, pour la France, éviter un second mandat. Je propose des solutions, une personnalité la mienne, une démarche de rassemblement. Je suis gaulliste et j'aimerais, et je viens, défendre mon projet.
Mais vous vous situez où, finalement ? Je suis gaulliste. Entre le tandem Pécresse-Cioti, Eric Ciotti vient de publier un tweet en disant « Je suis en tandem avec Valérie Pécresse », Marine Le Pen, Eric
Zemmour, vous vous situez où ?
Moi, je suis gaulliste. Je veux une rupture avec le système, c'est-à-dire avec tous ceux qui ont gouverné.
Et
Valérie Pécresse a gouverné, et elle n'est pas si lointaine des idéaux de M. Macron, sur l'Europe, sur...
Elle est Macron-compatible, comme le disent
parfois certains ses adversaires. Elle est tout à fait Macron-compatible, c'est tout à fait juste.
Et de l'autre côté, des candidats qui défendent une certaine idée de la France, mais avec, je trouve, un peu trop d'esprit de division. Et je pense que le gaullisme que je défends, c'est l'indépendance du pays, la souveraineté, du bon sens et le rassemblement des Français. Et
une
élection présidentielle, c'est le choix. Et ce n
'est
pas aux éditorialistes ni aux journalistes de choisir, c'est aux Français. Oui, absolument.
Et ils ont quatre mois, et j
'aimerais qu'on parle
des débats. Démonstration de force
d'Éric Zemmour. En un mot, qu'est-ce qui vous a frappé hier dans le meeting de Zemmour ?
C'est bien, il y
a
eu des beaux meetings comme ça, vous savez,
dans la vie politique.
Oui, il y
a
des beaux meetings. Réussis. Sans doute, il
y
a eu du monde. Maintenant, est-ce que les Français veulent voir Éric Zemmour, président de la République ?
Il se
présente comme un débutant. Tiens, il dit « je n'ai pas 40 ans de roublardise politique ». Vous le sentez visé ?
Mais pourquoi ? Je n
'ai
pas 40 ans de roublardise. Et j'ai toujours été
honnête dans mes choix. Non, mais 40 ans de
politique, pour lui, c'est la même chose.
Oui, peut-être. Il fait un amagame.
Moi, je vais vous dire, j'aborde cette campagne sans cette agressivité des uns des autres, les uns envers les autres. Je les vois en permanence se faire des petites phrases. Il aime l'histoire, elle aime les chats. Après Pécresse,
c'est
une
Macron
en jupon.
Marine Le Pen, l'histoire, c'est pensez
-moi. Je n'aime pas cette façon de procéder. Je propose un projet aux Français. Je leur dis qu'on peut redresser la France de manière calme, avec sérénité. On peut augmenter le pouvoir d'achat. On peut relocaliser. On peut reconstruire les services publics. On peut faire des économies. J'aimerais vous
parler de projets concrets. Une
proposition que
je
voudrais que vous développiez rapidement. D'abord, vous proposez un référendum révocatoire dans le cadre d'un septennat que vous voulez réinstaurer. Un référendum révocatoire. C'est-à-dire, les Français appelés aux urnes à mi-mandat à l'américaine, mais au niveau du président, pour dire
oui
ou non, stop ou encore. Tout à fait. Stop ou encore.
C'est-à-dire que le président, à trois ans
et demi, après trois ans
et demi de
sa présidence, qu'est-ce qui se passerait derrière ? Une nouvelle élection présidentielle ?
L'élection présidentielle.
Êtes-vous pour ou contre le
président actuel ?
Je reviens à la lecture du général de Gaulle. Le général de Gaulle a donné d'immenses pouvoirs au président de la République. Immenses. Mais
il
y avait le référendum régulier presque tous les ans.
Et
par évocatoire. Oui, mais il est parti sur un référendum perdu.
Donc c'était une forme de
référendum révocatoire. Et les présidents ont pris les pouvoirs sans le référendum devant le peuple. Figurez-vous que nous sommes la plus longue période, 16 ans, sans référendum. Ça veut dire quoi ? Cela veut dire que les Français... Et mon ennemi, c'est l'abstention. Mon ennemi, c'est la dissolution de la France par l'abstention. Et je veux absolument remettre les Français à l'Élysée. C'est tout mon projet. RIC, référendum révocatoire, référendum sur les grands enjeux. On redressera la France avec les Français. On ne redressera pas la France en piétinant les Français comme on le fait depuis 16 ans. Et vous savez que j'ai quitté les Républicains ou l'UMP à l'époque sur ce référendum bafoué.
Les Français avaient voté non à l'Union européenne. Si on avait suivi leur avis, aujourd'hui on n
'en
serait pas là. Donc moi je ne crois pas qu'on puisse redresser la France sans tous les Français. Et la meilleure preuve, c'est de leur dire, à mi-mandat,
vous
pourrez chasser le Président de la République s'il n'a pas été conforme à vos voeux.
Et
cela forcera les Présidents à
aller
devant le peuple.
Ils
ne vont plus devant le peuple, ils ont peur du peuple. Vous ne doutez jamais ? Je doute, bien sûr, comme toute personne. Mais je vois beaucoup de Français, je parcours la France et je la sillonne. Et je vois très bien que les Français ne veulent pas repartir avec ceux qui ont construit la France d'aujourd'hui et qui ne
veulent pas l'excès.
Votre solitude et...
Je n'ai
aucune solitude. J'ai beaucoup de Français qui
m'aident.
Des sondages très bas.
Moi, les sondages...
Ça ne vous fait pas doucement, vous ne
vous
remettez pas en cause parfois en vous disant...
Non, et je vais vous dire... Peut-être
que ma stratégie n'est pas la bonne, peut-être que ma stratégie
de solitude... Mais les Français
jugeront.
Ben oui, mais pour
l'instant... En tout cas, il
y
a beaucoup de Français qui me soutiennent, discrètement peut-être. Je n
'ai
pas la
faveur des journalistes. Ah, ils sont cachés. Mais je vais vous dire, M. Ciotti... Vous êtes suffisamment reçus dans les médias pour ne pas dire ça. Vous êtes suffisamment reçus dans les médias pour ne pas dire ça.
M. Ciotti, il n
'y a
pas un journaliste parisien
qui,
il
y a
un mois, pensait que M. Ciotti serait premier. Et vous n
'imaginez pas tout ça. Mais lui-même
non plus. Il l'avait
dit. Lui
-même non plus.
Il fallait
que les journalistes se substituent à ses propres... Est
-ce qu'un jour,
dans ce pays,
les Français peuvent être libres de choisir leur président ?
Regardez, on vous reçoit. C'est l'objet. Mais encore merci, je vous remercie de votre
sollicitude. En attendant, les Français jugeront. Je propose un projet. Il est financé. Je suis le seul à avoir écrit un livre qui explique mon financement. Je suis le... On
en avait parlé, on vous a même
reçu.
Je vous vois le pognon. Quelle générosité. Mais c'est pas qu'elle générosité, mais arrêtez
de nous taper dessus alors qu'on vous reçoit
en permanence. Je vous tape pas dessus. Il y a quelque chose d'un petit peu
instrumentalisé qui est à la fin contre-productif. Ça
ne marche pas
dans les sondages.
Eh bien, les sondages se sont toujours trompés. Alors ça m
'est
complètement égal. Voilà, ce sont les Français qui choisissent. Vos signatures, ça va ? Ça avance.
Si vous
étiez dans
la creuse. Je demande au
maire de me parrainer. Il en manque encore. Ce sera un prêt, comme beaucoup de candidats d'ailleurs, puisque les maires ne veulent plus parrainer parce qu'ils sont écoeurés justement de la vie politique, des plateaux télévisés. Ils ont envie d'un peu de sérieux. Et aujourd'hui, on a passé 20 minutes sur des histoires... Sur
le
sanitaire
de Nicolas Dupont-Aignan, c'est pas un petit sujet. Il n'y a pas que le
sanitaire.
Il y a juste une épidémie
qui impacte la vie des Français.
Une
épidémie
que vous attisez à la dramatisant pour faire peur aux Français. Et pour que pendant ce temps-là, on ne parle pas de la présidentielle. Moi, ce qui m'intéresse, ce sont tous les problèmes des
Français. C'est l'épidémie. On est dans le conflit, nous
aussi. Mais non, vous
participez de cette climat
de panique. Vous reviendrez parce que vous êtes
régulièrement
invité. Je reviendrai et je vous remercie de m'inviter conformément aux règles de la démocratie.
Mais je ne vous active pas
du tout.
Merci Nicolas
Dupont-Aignan. Je vous dis que ce n'est pas à vous de choisir le candidat. Si vous passiez moins de temps à nous critiquer plutôt qu'à parler de vous, ça ira aussi
très bien. C'est vous
qui vous sentez
visé. Merci
beaucoup. Il n'y a pas de soucis. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été
ce matin. Merci à vous de m
'inviter. Je vous réessaye.
Cette grande générosité. Le
temps dans un instant avec Guillaume.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan