Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement est l'invité de la matinale de Franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Laurent Panifous. Bonjour. On va largement revenir sur les texles du gouvernement qui vont être débattu à l'Assemblée nationale d'ici à l'été.
Mais juste avant, un mot concernant la hausse des carburants. Hier, Roland l'Escur nous parlait de choc pétrolier. Aujourd'hui, il en est plus question.
Est-ce qu'il a parlé trop vite le ministre de l'économie ou est-ce qu'il s'est fait taper sur les doigts ? Bon, il faut faire très attention au mot, on le remarque aujourd'hui, mais la réalité c'est une augmentation forte du prix du carburant à la pompe et ça les françaises et les Français ne peuvent que le constater. Le gouvernement est très vigilant à 100.
Il essaie d'apporter des solutions par filière sur les professions comme les les pêcheurs, comme les agriculteurs ou les transporteurs. Par filière, pas de pas de mesure générale. C'est une première position.
On attend de voir comment les la situation évolue au niveau international, comment le cours du pétrole évolue. Mais il y a une réaction du gouvernement à court terme, c'est cette vigilance sur la réalité économique pour les Français et les Français. Et après, il y a une vision plus long terme sur l'électrification, la nécessité d'être souvent en matière de production énergétique et de sortir de la dépendance d'hydrocarbure.
On le voit aujourd'hui cette nécessité. Donc une action de court terme et une action de long terme. Je reviens néanmoins sur sur l'expression choc pétrolier.
Les Français constatent effectivement une hausse des carburants à la pompe, parfois plus de 2,10 € 2,20 € dans certaines stations. Il voit le baril de pétrole qui est en train de dépasser aussi les 100 dollars depuis un petit moment, la crise en Iran qui s'enquisse. Donc est-ce qu'on ne vit pas là un choc pétrolier ?
Est-ce qu'il a pas raison de dire ça Roland l'escur ? Bah écoutez, il a il a dit qu'il regrettait le choix des mots, mais la réalité c'est que nous avons une crise énergétique qui est réelle. Il y a une grande volatilité du prix des carburants et c'est ça qui est qui est concret pour les Français.
C'est-à-dire la question pas à votre compte ce ce terme de choc pétrolier. De choc pétrolier. Non, mais mais la réalité du coût de l'énergie, celle-là, elle est factuelle.
Elle est française et les français le voi et et le fait de choisir ou pas tel ou tel mot à la limite c'est accessoire. La réalité c'est que nous gouvernements nous devons être vigilants à la capacité de certaines filières à ne pas être trop impacté et c'est le cas aujourd'hui par cette réalité et d'anticiper à l'avenir le fait que nous devons être moins dépendants voire plus dépendant du tout l'hydrocabur c'est bon pour la planète avec une énergie décarbonée mais c'est bon aussi pour le pouvoir d'achat des français des français ne plus être impacté par cette volatilité des prix donc vous avez expliqué effectivement il y a des mesures ciblées pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs mais Sébastien Lecornu l'a encore réaffirmé hier il y aura pas de chèque global bal. Donc vous dites quoi aux Français modestes qui doivent prendre leur voiture pour aller travailler ?
Bah de dire que ce sont des premières mesures qui ont été pris et encore une fois avec avec un suivi très précis jour après jour, je dirais presque heure après heure de la situation, une grande volatilité encore une fois du coût de l'énergie. On ne sait pas, on on observe l'évolution euh du conflit avec une position de la France qui est qui est particulière, qui est défensive en essayant au plus vite de réouvrir le fameux D3 d'Ormose pour faire en sorte qu'il y ait une euh une détention euh de la de la de la situation et aussi faire en sorte, euh on l'a beaucoup dit que quand les prix augmentent, on voit que le carburant augmente lui à la pompe très vite son prix. Euh, on sera aussi le gouvernement très vigilant quand ce prix du baril de pétrole baissera que le prix du carburant à la pompe baisse aussi vite, ce qui était pas le cas jusqu'à maintenant et le gouvernement sera très vigilant à ça.
Est-ce qu'il y a pas quand même un risque politique ? On entend la France insoumise qui demande le blocage est pris, le Rassemblement national, la baisse de la TVA, les socialistes, un chèque énergie pour les plus modestes, les républicains, une baisse des taxes. Et on a le sentiment que le gouvernement c'est un peu rien.
Non, ça n'est pas rien. Je vous ai déjà parlé de de mesures de trésorerie pour les professions, certaines professions, les premières ciblées, mais on peut penser aussi aux professionnels libéraux, aux infirmières qui roulent beaucoup, les ce qu'on appelle les grands rouleurs qui auront probablement besoin aussi d'un accompagnement. Ce sont effectivement des mesures ciblées et pas des mesures généragues aveugles qui ont un coût exorbitant et qui a un coût qui sera transféré euh sur une nouvelle taxe ou une nouvelle fiscalité parce qu'il faudra bien nous sortons d'une grase budgétaire financer ces mesures.
Donc on observe ce qui a été mis en place n'est pas pour solde tout compte. Le le premier ministre l'a dit nous adapter il pourra y en avoir si cela s'avérait nécessaire mais en tout cas oui pas de mesure générale et aveugle qui distribueraient de manière indifférenciée à celles et ceux qui ont un pouvoir d'achat important et celles qui n'en l'ont pas. Euh un dernier mot sur ce sujet.
Marine Le Pen et elle est pas seule he affirme que c'est l'État qui est le grand profiteur de crise euh notamment euh avec ces taxe sur les les carburants à hauteur de 50 % qui vont directement dans sa poche. Est-ce qu'elle a tort ? Oui, elle a tort et je trouve ça assez grave qu'une responsable politique se permette de dire quelque chose de faux. euh quelque chose de faux et finalement quelque chose de populiste.
Le gouvernement euh les comptes publics de la France, nos comptes euh à nous tous ne profit pas de cette crise. C'est pas un mécanisme aussi simple que cela avec une augmentation du coût de l'essence à la pompe et qui fait que mécaniquement euh l'État garde plus d'argent. Globalement, cette crise fait et fera perdre beaucoup d'argent au compte public, au compte de l'État, à nos comptes, à nous tous.
C'est notre argent à nous tous. Et et il est assez regrettable que des que des personnalités politiques puissent alimenter cette information qui est parfaitement fausse. La crise énergétique que nous vivons ne fait pas gagner de l'argent à l'État.
Ce n'est pas aussi simple que ça. Au contraire, ça en fait perdre. La baisse de l'activité économique, la baisse de la consommation qui qui va forcément qui est mécaniquement une réalité du fait de l'augmentation du prix du prix de l'essence explique tout simplement le fait que cette information est fausse et ça n'est pas normal qu'un responsable politique se permette de l'entretenir.
Lors des municipales, le bloc central a plutôt joué l'unité avec de nombreuses candidatures de la droite et du centre. Est-ce que c'est une leçon pour 2027 ? Est-ce qu'il faut un seul candidat ?
Bah écoutez, il y a il y a il y a une information assez claire que le que l'on peut que l'on peut tirer de de ces élections municipales, c'est que oui, que ce soit au sein de la gauche, au sein de la droite du bloc central de la droite, il faudra qu'il y ait peu de candidats, un seul candidat pour ces grandes familles politiques, si l'un ou l'autre souhaite pouvoir accéder au second tour de l'élection présidentielle et éviter, c'est ce que je souhaite, d'avoir un un affrontement entre les deux extrêmes, l'extrême gauche et l'extrême droite. Donc il faudra qu'au centre, à droite qu'à gauche les uns et les autres soient clairs sur leur accord. Géral Darmanin, il dit il faut un seul candidat de la droite et du centre voire même de la gauche républicaine.
On peut imaginer un seul candidat de Bruno Rotaillot à Raphaël Gluxman ? Je sais pas si si c'est possible, mais en tout cas euh ce que je crois c'est que encore une fois les élections municipales nous ont démontré quelque chose. Quand une une famille politique, une famille de pensée politique manque de clarté, les électeurs euh répondent immédiatement.
Euh pour l'élection présidentielle, il faudra euh à gauche notamment, mais aussi à droite, on a pu voir euh parfois des idées de rapprochement de droite qui ne s'est pas concrétisé dans les municipales, mais à droite comme à gauche, il faudra faire très attention à être non divisé, ne pas être divisé et être clair vis-à-vis des relations avec les extrêmes. Sinon, nous aurons alors à choisir entre l'extrême gauche et l'extrême droite ce que ce que je ne souhaite pas. Euh vous parliez des alliances, il y a eu des alliances à gauche hein, de nombreuses entre le Parti socialiste et la France insoumise malgré l'engagement d'Olivier Fort.
Euh elles n'ont pas été payantes pour la plupart. Est-ce que ces alliances de populisme ne peut que ne peut queer dans ce sens ? Je regrette que la gauche a fait le choix de de l'accord avec et les filles où à la limite ce que je regrette le plus c'est la godie, c'est j'y vais, j'y vais pas.
Mais euh après euh au-delà de ça, je crois que cette réalité sera vraie aussi pour la droite qui devra être claire dans ses relations avec euh l'extrême droite. Encore une fois, il faudra qu'il y ait une offre politique pour cette élection présidentielle qui soit claire à gauche comme à droite et avec des relations vis-à-vis des extrêmes qui soient clairs. Sinon, l'un et l'autre n'accéderont pas au second tour.
L'Assemblée nationale a repris ses activités jusqu'à jusqu'à l'été. Un mot sur la loi sur l'aide à mourir qui devait être débattue à nouveau au Sénat la semaine prochaine, c'est encore repoussé jusqu'à la mi-maai. Pourquoi ?
Est-ce qu'on en verra enfin le bout ? Oui oui oui. J'ai j'ai entendu j'ai écouté avec attention la polémique qui peut y avoir sur le décalage qui a eu lieu au Sénat qui n'a aucune conséquence sur le calendrier général sur ce texte.
Je ce sera voté avant l'été. Oui, c'est l'objectif, il ne change pas. Le texte sera au mois de juin à l'Assemblée nationale.
Il a juste été légèrement décalé au Sénat la demande des sénateurs. Le gouvernement a accepté de le décaler. Il demandait un petit peu de temps supplémentaire.
Mais ça n'a pas décalé son inscription à l'Assemblée nationale et ça n'a pas décalé l'objectif final qui est de le voter avant avant avant l'été de manière définitive. Donc la polémique est une polémique interne au Sénat. Mais le le gardien de l'ombre, si je puis dire, de ce texte, parce que je souhaite qu'il soit mis au vote avant avant avant l'été.
Je suis le ministre chargé du calendrier. Je puis vous dire que c'est une c'est une polémique qui n'a pas lieu d'être. Ce décalage est un décalage uniquement à l'intérieur du temps du Sénat et n'a pas de conséquence ni pour l'Assemblée ni pour le calendrier global.
Et le budget, est-ce qu'il va y avoir un budget rectificatif au printemps ? Écoutez, ça c'est c'est quelque chose qui n'est pas encore décidé. C'est la c'est le c'est le premier ministre qui dans le cadre de la politique globale que nous menons en porortera la décision, mais c'est quelque chose qui n'a pas été tranché à cet instant.
Euh et donc d'ici l'été, quels vont être les principaux textes qui vont être débattus ? Alors il y aura les priorités du gouvernement. Il y aura plusieurs grand bloc.
Un bloc santé sociétal social, l'aide sociale à l'enfance qui est un nouveau sujet, la protection de l'enfance. Il y a deux textes sur la fin de vie, il a les textes sur les réseaux sociaux. Ensuite des textes régaliens, la sécurité intérieure avec le texte dit repost pour vraiment la sécurité du quotidien des Français. le texte sur les polices municipales, il y a aussi des textes sur la justice criminelle porté par Gérald D'Armanin pour faire en sorte de réduire ces délis ces délis de justice qui sont beaucoup trop longs.
Euh voilà, beaucoup de textes à la fois régalien. Euh j'ai oublié pardon le texte sur la sur l'agriculture. Donc nous avons pour objectif de faire en sorte que cette année qui nous reste un peu plus d'un an à gouverner, absolument pas. cette année sera utile avec à la fois du social, du sociétal santé mais aussi du régalien, sécurité intérieure extérieure avec bien sûr la loi de programmation militaire.
Merci beaucoup Laurent Panifous. Bonne journée à vous. C'est
Roland Lescure