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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 30 août 2016 3 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesSantéLogement

Mélenchon: «Il faut que quelqu'un parle des pauvres, dans cette élection !»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45MélenchonChiffre
    « Un pauvre, c'est quelqu'un qui gagne moins de 960 euros. »
  • 1:35MélenchonChiffre
    « 30% des gens repoussent le moment d'aller se soigner parce qu'ils n'en ont pas les moyens. »
  • 2:15MélenchonChiffre
    « 2 000 morts dans la rue, l'année dernière. »
  • 2:20MélenchonChiffre
    « 30 000 mômes qui n'ont pas un toit sur la tête. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le problème se renverse. Ça n’est pas comme aujourd’hui à se dire : « Mais qu’est-ce que je vais pouvoir faire de moi ? Et qu’est-ce que je vais faire du gamin ?

J’ai payé les études. Et maintenant on le voit grand et beau et il n’a pas de travail. Et quand on lui donne un travail, c’est ces bouts de travail.

Ces bouts d’horaires. Cette vie en petits morceaux ». La précarité partout.

La peur partout. Des gens qui essayent d’avoir une heure de plus, deux heures de plus pour travailler davantage et avoir un revenu. Et les voilà les autres !

Comme des tiques, des sangsues, ils accumulent. Il y a toujours plus de millionnaires dans ce pays et on vous dit : « Alors,vous voyez, tout va bien ! ».

Mais il y a toujours plus de pauvres, une masse immense de pauvres. Il y a le quart-monde partout. *** Applaudissements *** Mes amis qui ont fait la caravane des insoumis cet été qui sont allés là où les gens partaient pas en vacances, décrivent des situations terribles.

Vous savez ce qu’est un pauvre, d’après les statistiques, quand vous ne mettez pas de visages sur les nombres ? Un pauvre, c’est quelqu’un qui gagne moins de 960 euros. Et bien figurez-vous que 960 euros, c’est une fortune pour des tas de gens qui vivent avec 400 euros, des fois avec 200 euros.

Nous avons rencontré quelqu’un qui vivait avec 80 euros ! C’est un scandale quand on apprend qu’en même temps la richesse est accumulée de cette façon. Oui, il faut que quelqu’un dans cette élection parle des pauvres gens et des pauvres en général !

Parce que les pauvres nous manquent ! *** Applaudissements *** Les pauvres doivent venir avec nous inventer le monde nouveau ! *** Applaudissements *** Les êtres humains pauvres ne sont pas un poids, ne sont pas une charge : ils peuvent être une chance pour le collectif humain.

Comment se fait-il que vous qui calculez toujours tout pour tout disputer, vous ne fassiez jamais les comptes des prix du malheur ? Combien ça nous coûte qu’une personne reste dans la rue, que des enfants ne soient pas éduqués, que des gens soient malades et ne se soignent pas ? 30% des gens repoussent le moment d’aller se soigner parce qu’ils n’en ont pas les moyens.

Que 50% des appels qui ont été faits au 115 cet été, pour les pauvres, pour avoir un hébergement, n’ont eu aucune réponse. Et je me rappelle cet ami que je croise dans la rue à Paris, impeccablement vêtu, que j’avais connu à la confrérie Emmaüs, à Bordeaux, et qui me dit : « Mais moi je suis venu ici pour trouver du travail, parce que je n’en trouve pas là-bas, et quand j’ai demandé un toit - voilà plus de 10 jours que je suis dans la rue, me dit-il - on m’a répondu : “Retournez à Bordeaux” ». Et vous savez ce qu’il m’a dit ?

Il m’a dit : « J’ai de la chance : quelqu’un m’a répondu ». Voilà où on en est. Alors la pauvreté est inacceptable quand la richesse s’accumule à un autre pôle.

Et c’est pourquoi j’ai dit tout à l’heure que c’étaient des hypocrites. Alors ça, ça ne les dérange pas, personne n’en parle. 2 000 morts dans la rue, l’année dernière.

Pcht, silence radio. 30 000 mômes qui n’ont pas un toit sur la tête. Silence radio.

Le burkiniii ! Comment voulez-vous qu’ils y pensent, ceux-là qui prétendaient parler en notre nom, dans un gouvernement où il y a quatorze millionnaires ?!