Révolution citoyenne et mouvements citoyens - Conférence de Jean-Luc Mélenchon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 16 %Défensif 9 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Jean-Luc MélenchonFait
« une alternative de progrès peut se lever nous devons nous y atteler en France lourd chantier »
- 10:00Jean-Luc MélenchonFait
« il n'y a pas une volonté divine qui de l'extérieur trace un chemin à l'humanité elle le trace par elle-même »
- 16:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 32 % de la population mondiale est connecté à Internet »
- 18:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« en 1950 l'espérance de vie moyenne dans le monde était de 47 ans elle est aujourd'hui de 69 ans »
- 22:00Jean-Luc MélenchonPromesse
« l'écosocialisme est la doctrine qui en rend compte en proposant un projet »
- 0:15Locuteur 2Fait
« la classe moyenne n'existe pas c'est une classe idéologique je vous renvoie tous à la lecture d'alaardo le petit bourgeois gentilhomme »
- 2:00Locuteur 2Fait
« la révolution citoyenne est une révolution culturelle celle des modes de vie et pas seulement le mode de production »
- 4:00Locuteur 2Fait
« la multitude devient le peuple à travers les revendications qu'elle pose »
- 8:00Locuteur 2Fait
« le mod d'or de la 6e République n'est pas un gadget communicationnel c'est le coin que nous enfonçons pour faire effondrer le système »
- 10:00Locuteur 2Fait
« les sociétés comme les nôtres sont fracassées par la dissociété »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] des lumières s'allument un peu partout en Europe et nous suivons heure après heure bien sûr le combat du peuple grec à travers le combat de ses élus face au FMI à la bande centrale européenne et aux institutions européennes et nous suivons bien sûr aussi ce qui se passe en Espagne avec podéos mais aussi faudrait regarder du côté de la Turquie et d'autres pays on voit que une alternative de progrès peut se lever nous devons nous y atteler en France lourd chantier mais je pense que ce que va vous dire ce soir Jean-Luc vous donnera l'envie et je dirais les éléments parce que il n'y a pas de révolution sans intelligence sans culture les éléments pour mener à bien ce combat révolutionnaire pour une alternative réelle je vis l'assemblée au jour le jour et je peux vous dire que ce besoin d'alternative on le sent loi après loi quand on sent que le combat n'est pas simplement un combat contre la droite et l'extrême droite mais un combat contre un parti du renoncement et je pense que aujourd'hui il faut qu'on chasse ce mot de renoncement et qu'on donne une ambition de bonheur voilà qu'on retrouve cette ambition de bonheur que chanté si bien lu offéré lorsqu'il parlait de l' jeedor je vous souhaite ce soir de rêver à l' jeedor je vous [Applaudissements] remercie j'espère mes amis que merci Marie George Marie George est une amie je dire une complice dès qu'elle sera partie pour pas qu'elle l'entende et une affection très chaleureuse et fraternelle mie à elle vous le savez dans la mesure où elle est la personne grâce à laquelle le front gauche a pu a pu naître il faut ne l'oublier jamais he mes amis à un moment donné il faut que des gens sortent de leur routine prennent des risques et c'est ce qu'elle a fait bon vous participez à un ryth un peu un peu étrange pour peut-être un certain nombre d'entre vous on a choisi une salle pas grande les gens qui sont ici sont été volontaires pour y venir on a vérifié que c'était bien eux et ainsi de suite donc si vous avez des raisons de vous sentir insatisfait et bien vous vous en prenez à vous hein parce qu'après toutz pas obligé de venir voulu à tout prix venir ben vous y voilà vous m'aidez dans un travail intellectuel je procède toujours de cette manière là c'est-à-dire que jamais la réflexion théorique ne s'est interrompu dans nos fils on peut pas avoir d'action claairire sans penser CLA et depuis des années d'étape en étape nous pensons l'objet qui est celui de notre action le monde ces changements les lois de ce changement et les stratégies révolutionnaires puisque nous appartenons à cette aile du mouvement progressiste qui pense que c'est par un renversement profond et complet des normes de l'organisation de la société que le renouveau de l'humanité peut se faire à cette étape et les raisons de le faire cette fois-ci nous paraissent d'un ordre encore plus intense qu'elle ne l'était autrefois lorsqu'il s'agissait du projet des révolutions socialistes c'est dans ces conditions que d'un endroit à l'autre abusant de la patience de ceux qui m'écouter j'ai pu travailler peaufiner passer à ce stade de l'oralisation de l'explication aux autres et qui nous a permis de faire les thèses sur l'écosocialisme et combien d'autres choses qui sont des documents qui ont une très grande importance pour nous que les observateurs médiatiques en général ne voient pas hein ça les intéresse pas il y a pas de sang qui coule euh bon alors des fois ça se passe que je me trouve à un endroit un autre par exemple l'analyse de de ce qu'on appelle une bifurcation dans l'histoire plutôt que ce qu'autrefois nous analysions comme des révolutions c'est-à-dire les sociétés parvenaient à un point de blocage ce point de blocage faisait exploser les cadres juridiques et sociaux et on appelait ça une révolution et du coup notre imaginaire notre vision sur l'histoire dont je vais traité dans un instant était en quelque sorte enfermé dans une une certaine intuition car dans l'art du combat politique la l'intuition joue un rôle la capacité à à pressentir ce qui va advevenir et plutôt que de cette image un peu linéaire de l'histoire petit à petit nous avons substitué le le concept de BIF tion c'est-à-dire l'ensemble des paramètres d'une situation reste les mêmes un seul bouge et l'ensemble de la trajectoire historique dévit du tout au tout l'image que je prenais pour ça était celle de quelqu'un qui est dans une voiture et roule sur une route absolument droite la vitesse et constante absolument rien ne change ni ne bouge sauf qu'il y a entre une guê qui pique le chauffeur et à partir de là on peut imaginer quel type de bifurcation de la trajectoire va donner cet incident qui peut-être considéré comme tout à fait minime aucun des autres paramètres de la situation ne change donc vous voyez comment les mots la capacité à conceptualiser peut aussi changer notre intuition notre capacité à pressentir les événements à s'y adapter et à se préparer alors c'est dans ces condition que nous avons imaginé François de La piierre et moi de formuler comme une théorie la révolution citoyenne l'écosocialisme est le projet mais la compréhension des conditions qui conduisent àé socialisme devait faire à son tour l'objet d'une théorie le mot théorie pourrait lui-même porter des ambigués une théorie ça vient le mot théorie vient du du mot grec théorim qui signifie à la fois contempler je mets ça de côté mais observer et examiner observer examiner observer examiner c'est-à-dire détailler les composants d'une situation on considère qu'il s'agit d'un ensemble d'explication de notion d'idées sur un sujet précis qui inclut des lois des hypothèses qui sont déduites des faits observés la théorie dans ce cas est un mode d'explication des faits davantage qu'un projet à propos des faits on va donc en cherchant à théoriser essayer de s'approcher des méthodes qui sont celles de la science je ne dis pas qu'on y parvienne et je sais que main parmi vous peut-être dans cette salle étante des sachants des sciences dites dur j'ai jamais compris pourquoi on dit dur parce que du coup ma meu l'arranger dans les sciences molles les sciences humaines hein mais on va essayer de tirer des méthodes de la science un certain nombre d'enseignements et on va essayer de les approcher dans notre propre démarche qui est à la fois sociologique anthropologique et culturelle la première sera de vérifier sans cesse la correspondance entre les principes théoriques et les phénomènes observés la seconde c'est le caractère fondamental de la science dans une certaines visions du déterministme je vais en parler c'est la prédicibilité c'est-à-dire la capacité à prédire ce qui va se produire dans la mesure où la science est fondée sur le déterminisme et dans le déterminisme à une condition a doit correspondre un effet B et enfin cette théorie doit résister à l'expérience c'est-à-dire qu'elle doit être capable d'intégrer lesffet nouveaux que les situations pourrai faire surgir la théorie de la révolution citoyenne se construira donc dans la durée en se nourrissant sans cess de travaux ce que je vais en dire ce soir n'en sera qu'une étape et on va dire quelques matériaux de base qui seront proposés à d'autres ici à moi qui continuer à travailler et à vous qui pouvez y contribuer au plus jeunes d'entre nous qui peuvent en faire un sujet d'étude et de recherche par conséquent la théorie de la révolution citoyenne si elle fonctionne comme théorie va non seulement nous permettre d'analyser et de prévoir entre guillemets le futur mais elle va conduire un résultat c'est qu'elle va nous faire lire le passé différemment et en particulier les nombreux épisodes révolutionnaires de l'histoire c'estàdire chacun de ces moments où la société étant arrivée à une impass la dépasse par des événements qui manifestent des caractéristiques communes de la même manière que l'on pouvait dire au moment où l'on théorisait la révolution socialiste que celle-ci nous permettait d'interpréter d'autres événements dans l'histoire avant même qu'il fut possible de faire des révolutions socialistes je veux dire que la Révolution par exemple de 1917 permettait de réinterpréter les jacris ou de faire comprendre ce qui a puisse passer à Paris autour d'Étienne Marcel et des luttes qui progressivement avait fait passer l'énergie révolutionnaire des bourgeois de la ville euh au tueur de B du quartier de la tour Saint-Jacques bref une théorie concernant intégrant des faits nouveaux des situations nouvelles nous permet de relire le passé je pense que la théorie de la révolution citoyenne nous permet d'unifier dans une même compréhension à la fois ce qui s'est passé dans ce 14e siècle que j'évoque rapidement en 1917 et de très nombreuses autres fois naturellement ma pensée s'inscrit sur ce sujet dans un cadre préexistant ce cadre préexistant c'est celui du matérialisme appliqué à l'histoire c'est un cadre philosophique que d'habitude on appelle le marxisme pour faire bref mais comme il y a pratiquement autant de marxistes et de marxisme que de marxiste et que à égard un philosophe a pu dire un jour qu'est-ce que le marxisme une production de l'Institut du matérialisme dialectique à Moscou dans la mesure où ceux de cet institut avaient pris l'habitude sur tous les sujets de coller des textes de marque les uns au bout des autres ça vous donnait toutes sortes de brochur auquel Marx n'avait jamais songé puisqu'on avait recollé tout ce qu'il avait raconté sur l'agriculture une autre fois tout ce qu'il avait raconté sur l'esclavage et ainsi de suite et ceci avec une prétention théorique et je pense que dans cette salle en tout cas dans ceux de ma génération quelques- uns ont eu ces précieuses brochures entre les mains à essayé de s'efforcer d'être aussi intelligent qu'on leur demandait bref le matérialisme historique c'est la méthode du matérialisme app à l'histoire le matérialisme j'ai eu l'occasion de le rappeler pas plus tard que ce matin ne répond pas à la question pourquoi il ne cherche même pas à y répondre le matérialisme répond à la question pourquoi en disant comment le matérialisme se préoccupe exclusivement de dire comment les choses se passent et à partir du moment où il décrit comment elles se passent c'est-à-dire quelles sont les interactions à l'œuvre le matérialisme explique et donc trace les pistes des événements et de leur développement dans le matérialisme historique on postule qu'il y a une dynamique de l'histoire l'histoire ne vérifie pas des thèses qui leur préexisteraient elle se crée elle se fabrique il y a une autoproduction de l'histoire comme nousom êtres humains nous nous autoproduisons non seulement du fait des générations précédentes qui comm nous préexiste nous mett en main une société qui préexiste et nousmême ensuite à l'intérieur de cette société dans la contestation de ces règles dans l'adéquation à ces règles nous nous construisons individuellement comme être singulier c'est résumé en quelques mots quelque chose qui nous met à distance totale de l'idéalisme philosophique et des visions métaphysiques de l'histoire il n'y a pas de Providence à l'œuvre dans l'histoire vous PZ demander pourquoi je vous parle de Providence mais on a connu un président de la République qui a confié la France à la Providence en nous quittant qui était giscardesttin dans sa dernière allocution il n'y a pas une volonté divine qui de l'extérieur trace un chemin à l'humanité elle le trace par elle-même et par ses propres actions je ne dis pas qu'elle le veutent c'est qu'elle n'en a pas le choix dans cette dynamique de l'histoire on suppose on postule on observe que le changement est permanent les sociétés changent sans cesse non seulement le cadre général des sociétés mais le cadre de détail dans la société capitaliste les les les sociétés changent encore plus vite car tous les objets du quotidien qui sont ceux des habitudes de l'autoconstruction de soi tous ces objets boug cess se renouvelle sans cesse parce que c'est la dynamique du productivisme que d'avoir sans cesse à provoqué des frustrations pour donner des objets pour répondre à ces frustration on suppose que le mouvement de l'histoire s'adresse à une société d'êtres humains dont le mouvement est autonome dans le passé et notamment dans le marxisme même si la relation de l'homme à la nature est bien plus présente que tout ce qu'on a pu dire à propos de Mar sur le sujet pour autant la limite interne de cette relation entre les êtres humains et la nature sur lesquel ils doivent nécessairement procéder à des prédations n'était pas l'objet d'une pensée ou de manière marginale ce n'était pas la question centrale j'y viens dans un instant donc premièrement un cadre temporel dans ce cadre il y a un changement perpétuel ce changement concerne les relations entre les êtres humains et le niveau des développement des forces productives qu'il mettent en œuvre pour s'approprier à la nature dès lors dans ce cadre temporal il y a une loi du mouvement on l'appelle la dialectique parce qu'elle le met en relation deux éléments mais surtout un déterminisme qui est pensé à l'époque où Marx écrit comme purement linéaire c'est celui de Simon la placeace à la fin du 19e siècle on dit si on connaît la position et la vitesse d'un corps à un instant donné on connaîtra toutes ces positions à tous les instants suivants et on peut raconter toutes ces positions aux instants précédents très rapidement ce déterminisme linéaire absolu à une cause a correspond à un effet B et vite battu en brche et les scientifiques des sciences dures découvrent le principe d'incertitude qui n'est pas une difficulté à connaître ou une impuissance à connaître mais qui est une propriété de l'univers matériel dès lors le déterminisme cesse d'être purement linéaire pour devenir probabiliste pardon du niveau d'abstraction mais ça a des conséquences terrible sur la stratégie et sur la façon d'examiner chacun chacune des étapes de l'histoire si ce déterminisme sais être linéaire les phases de l'histoire ne s'enchaînent pas aussi mécaniquement que nous l'avions d'ailleurs navions pensé et que d'ailleurs nous l'avons observé ensuite dans la vision initiale on passait de la société esclavagiste à la société féodale laquelle donnait naissance à la société bourgeoise laquelle finissait par engendrer le socialisme à mesure que chacune de ces sociétés venait à exploser et libérer le capacité de développement des forces productives pour amener les relations sociales et culturelles à un niveau plus élevé ça c'est la doctrine comme on l' prenait autre fois si bien que à certain moment il se passait des choses totalement imprévues ce qui prouve que la limite de la prédisibilité d'une telle science comme par exemple une révolution socialiste dans un pays arriéré et paysan qui s'appelle la Russie si bien que pendant les événements révolutionnaires même tandis que les uns disaient ben on va faire la révolution socialiste les autres disent vous êtes complètement fous ce truc n'existe pas dans le marxisme vous vous allez contre l'évidence des lois de l'histoire car nous sommes dans une société féodale maintenant on va passer une société bourgeoise et donc à une démocratie bourgeoise et ainsi le mouvement socialiste qui va ensuite devenir le mouvement communiste pour une part et le mouvement socialiste pour l'autre se déchire et on voit les penseurs du socialisme russe s'affronter à ceux qui pour finir ont fait la révolution de 1917 et les plekananov Martov et autres qui expliqu que ce que fait les Trotsky et compagnie c'est du blanquisme c'est un coup d'état ce n même plus de l'avantgardisme c'est une pure et simple aventure et il prédiseent des violences qui en effet se sont produites ensuite et qui ont à voir avec l'État d'arriération de la société à laquelle cette révolution socialiste est appliquée en attendant pour la première fois était conceptualisé l'idée une idée extrêmement importante c'est que le temps lui-même n'est pas une matière linéaire toutes ces choses sont venus dans la réflexion de la pensée de gauche très tardivement le principe d'incertitude et la polémique à son sujet date de 1905 c'est une polémique entre Nilbor et Einstein Einstein disant dieu ne joue pas au D et nilb disant que il ne sait pas à quoi joue Dieu mais qu' constate qu'il y a un principe d'incertitude et ensuite on va voir la relativité rien de tout ça n'est entré n'a été assimilé par les théories socialistes en 1905 clenine écrit matérialisme dialectique et enériocriticisme qui est quelque chose qui brille pas par sa capacité à comprendre la science de son époque mais le cas de la révolution russe telle que je viens de vous le montrer montre un collapse du temps du mois par rapport à la à la la théorie c'était Trotski qui avait théorisé cette idée à la suite de parvus que la révolution était un processus permanent et que dans les pays arriérés ont sauté par-dessus l'étape bourgeoise parce que les moyens de production qui étent mis en œuvre y compris dans ces pays arriérés était ceux de la phase la plus avancée des pays bourgeois si bien qu'on avait en quelque sorte quasi fétichisé l'usine ptilov à pétrograde parce que c'était la grande concentration d'ouvriers et on y voyait là la démonstration de la pureté de la théorie com bien même il y avait-il des millions de paysans qui étaient tout à fait éloignés de toute production industrielle et à plus forte raison de voiture dont personne en avait vu une donc disje une loi du mouvement et enfin trè composant de cette dynamique de l'histoire l'origine sociale du mouvement de l'histoire autrement dit les contradictions qu'il y a entre les rapports sociaux de production les rapports de propriété se traduisent par des contradictions entre classes sociales dans la période capitaliste entrex capitalistes et prolétaire comme dans la période des périodes précédentes c'était le maître et l'esclave le Seigneur et les cerfs et cetera c'est la prise en compte de l'intérêt de classe qui pour finir faisait auteur de l'histoire et la conceptualisation de ces mouvements de l'histoire la théorie de la révolution citoyenne bouscule une partie de tous ces éléments quandbien même les prend-elle en compte et les intègret-elle dans un cadre théorique plus large d'abord elle ne pense pas l'histoire comme étant simplement l'histoire des êtres humains entre eux et des rapports de domination et de dominer elle les in comme un des moyens de comprendre ce qui se passe mais elle met au premier plan la relation de l'homme à la nature qui le contient elle parle de l'unicité de l'écosystème humain qui permet la vie humaine et de l'impact de l'activité humaine sur cet écosystème elle postule que la première contradiction est celle qui veut que l'humanité sans cesse plus nombreuse et besoin de faire des prédations sans cesse plus grandes sur un milieu qui lui s'élargit pas bref qu' lui faut faire une prédation en croissance permanente tandis que le milieu lui a une limite et que le monde est fini la centralité de cette contradiction qui n'est pas dans le marxisme pour la raison qu'à l'époque où il écrit même s'il aperçoit comme il le dit dans une phrase que le capitalisme est un mode de production qui épuise l'homme et la nature pour autant il ne voit pas que dès lors que la nature est épuisé il n'y a plus d'être humain parce que cet horizon semblait fort loin à l'époque tellement loin comment imaginz comment pouvait-on imaginer à ce moment-là le sacage dans lequel nous vivons aujourd'hui que des milliers d'espèces vivant pouvait disparaître du fait de l'activité humaine comment pouvait-on imaginer qu'on passerait à une nouvelle âge géologique que l'on a appelé l'anthropocène c'est-à-dire la période où l'Anthropos l'homme modifie à ce point son environnement qu'il est au fond le premier facteur de modification de cet environnement et que ça peut se retourner contre lui que l'activité humaine réchaufferait ou modifierait à ce point le climat soit que l'on admette l'idée qu'elle est à elle seule la cause du réchauffement climatique soit que le climat étant un système métastable c'est-à-dire toujours voisin de l'équilibre et donc du déséquilibre l'activité humaine le perturbe pour le pousser dans un sens jusqu'au point où le réchauffement ferait monter le niveau des m changerait le le le régime des vents et pourrait conduire à la l'extinction pure et simple de l'humanité on ne le pouvait pas mais maintenant non seulement on le peut on le doit on le voit dès lors surgit un intérêt qui ne peut pas être assimilé purement et simplement à un intérêt de classe même si par rapport à cet intérêt les classes sociales sont positionnées différ et de manière antagonique c'est l'intérêt général humain s'il n'y a qu'un seul écosystème compatible avec la vie humaine alors qu'il y a un intérêt général humain transcendant toutes les autres contradictions d'intérêt ce fait ne peut pas être mentionné au détour d'une phrase il doit nécessairement appeler à revisiter l'ensemble des concepts qui s'enchaînent autour du concept de la lutte de classe si bien que en cherchant quelle était la première loi de dynamique de l'histoire au lieu de mentionner la lutte pour le partage de la richesse comme c'est le cadre comme c'est la le cadre d'analyse marxiste il faut d'abord mettre le comme point de départ de la réflexion le rapport à la nature l'intérêt général humain et la façon dont les classes sociales se positionnent par rapport à ça donc vous voyez ça n'abolit pas la lutte de classe ça lui donne un autre cadre mais le cadre fondamental la loi fondamentale de l'histoire c'est le rapport du nombre à la nature c'est ce que j'ai développé dans le livreire du peuple le nombre est le facteur décisif de l'histoire plus il y a d'êtres humains et plus les conditions dans lesquelles ces êtres humains sont en rapport avec la nature je viens de le dire mais entre eux changent ces changements ne sont pas seulement sociaux ou culturels on peut dire qu'ils sont anthropologiques qu'ils concernent l'identité l'ologie elle-même mais avant d'y venir puisque j'ai d'abord fait référence à la rupture avec cette idée d'un cadre temporel où l'activité humaine serait à elle seule l'objet de l'étude en mettant en avant la place du rapport entre l'écosystème et le nombre qui le fréquente je viens sur la question des lois du mouvement on a pensé les lois du mouvement comme linéaair et comme un déterminisme rigide dé terminisme auquel nous avons affaire est probabiliste alors il y a quelque chose qui se passe qui a une importance décisive dans l'analyse des stratégie politique c'est ce qu'on appelle l'événement fort réfléchissez-y un instant com bienen même une circonstance est assurée à 90 % combien même est à 98 % s'il n'y a que 2 % qui ouvre une autre possibilité au moment où ce 2 % se produit il se produit à 100 %. dès lors on voit la place singulière dans l'histoire de l'événement Fortui et quand vous vous retournez sur le passé vous vous apercevez que toutes les révolutions procède d'un événement Fortui et non pas d'une d'une volonté délibérée jamais nulle part aucun parti politique même d'avant-garde proclamé n'a jamais déclenché une seule révolution les révolutions se déclenchent toujours de manière fortuite en commençant par l'effondrement des structures et l'effondrement des structures se révèle par un fait l'irruption des femmes qui sont la dernière ligne de résistance de la société de sa maintenance quotidienne sur la scène de l'histoire la révolution de 1917 commence par une insurrection de femmes on ne le dit jamais c'est parce que les femmes sortent pour la journée du 8 mars en premier jour contre la vie du parti bolchevique et des autres partis politiques que l'on ramasse la caacre qui est censé la réprimer et comme ils y retournent le 2è jour où on leur avait pourtant demandé de rentrer à la maison et comme ell y retournent le 3ème jour c'est là que l'ordre est donné de leur tirer dessus alors elle se précipite sur les bottes des coszacs et le chef des cosacs sort son revolver et au moment où il va tirer sur la foule c'est un autre COSAC qui là-bas en 48 he le régime s'effondre de même en 1789 vous connaissez tous le déroulement la Bastie et le r mais le vrai événement révolutionnaire celui qui va abattre la monarchie en violant le caractère sacré du corps du roi c'est une manifestation de femmes qui vont à versaill à pied femme à qui dont on sait beaucoup de choses par le procès qui leur a été fait ensuite ou qu'on a voulu leur faire parce qu'il a fallu abandonner le procès à l'époque la calomnie déjà avançait plus vite que la vérité on avait dit que céit pas vraiment une manifestation de femmes c'était des hommes déguisés en femmes mais Cell qu'on a jugé c'était bien des femmes des pauvresses de 16 17 18 ans les bras chargés d'enfants elles sont allées à versaill et elles n'ont pas eu les bonnes manières de ceux qui se réunissaient ailleurs et sont entrés dans le château à la faveur de subterfuge que je vous épargne mais une fois entré on leur a dit il faut repartir c'est le soir ell ont dit on repart pas elles ont tué quelques gardes et un cheval le cheval elles l'ont mangé et le lendemain dans la nuit vous le savez tous les événements qui ont au fait qu'à la fin ells ont ramené le roi la reine et la famille à Paris à partir de cet instant la personne du monarque cèe définitivement d'être sacré comme l'émanation de Dieu lui-même c'est cet événement qui est qui va préfigurer tout le reste la nuit de varen le retour après varen et ainsi de suite bref je vais pas faire le tour de toutes les révolutions mais je voulais juste à l'occasion de cette instant de mon discours vous dire regardez comment la théorie de la révolution citoyenne permet de revisiter les l'évolution du passé pour en comprendre la dynamique j'espère que à mesure que mon exposé avancera vous verrez sans cesse plus précisément cet enchaînement des faits dont la théorie rend compte ainsi il nous reste à essayer de comprendre comment cette dynamique de l'histoire elle-même s'articule dans l'ancien système il y a la dialectique ce sont deux corps que se passe-t-il quand il en a trois qui exercent une attirance une attraction mutuelle sur les événements c'est la théorie du chaos qui entre alors en jeu elle va avoir pour nous une conséquence c'est qu'en pensant la société et son rapport à la nature comme un événement global nous allons penser les révolutions sous un autre mot j'en ai pas trouvé d'autre pour l'instant que celui que j'ai emprunté aux sciences dur la société le rapport des hommes à la nature fonctionne comme un système critique auto-organisé c'est le mot que les scientifiques ont trouvé pour décrire quelque chose dont je vais maintenant vous donner une image un peu simple comme le sont toutes les images mais qui permettent de penser imaginez un petit plateau sur lequel on fait tomber des grains de sable un après l'autre au bout d'un certain temps la pente sur le plateau arrive à une certaine pointe et il se produit un événement une avalanche l'avalanche si vous y réfléchissez c'est une manière avec laquelle différents points différents grains de sable y compris très écartés les uns des autres se mettent souvainement en rapport les uns avec les autres pour provoquer un événement qui est leur décernement hors du plateau ça va vous allez voir ça modifie complètement votre intuition après ces systèmes critiques auto-organisés dans la nature là je vous donne une image d'un tas donc vous n'imaginez pas que les grains qui sont au milieu sont appliqués mais supposez que ce soit tout autre chose un nuage de gaz ou bien une m humaine de milliers de genens relié entre eux chaque fois que vous aurez un ensemble fermé par ses relations internes vous aurez la la la possibilité d'un système critique auto-organisé et dans les systèmes critiques auto-organisés peut-on prévoir l'avalanche non ni prévoir l'avalanche ni prévoir son amplitude nous sommes donc bien sur les scénarios que nous observons dans l'histoire où l'on ne peut prévoir ni le moment où la Révolution a lieu ni jusqu'à quel strade de la société elle va toucher et embrasé je ne donne pas trop d'exemples je n'en donne pas sur le sujet parce que ça prendrait toute la soirée mais je vous enverrai une fois de plus au 14e siècle pour voir comment d'une révolution de bourgeois on finit par une jacquerie et au moment où la Jacquerie se généralise bourgeois et ouvriers des villes se retournent contre les paysans mais il y a une importance pour nous à comprendre quel est le scénario qui décrit les mou des êtres humains et puis si nous allons regarder ces grains de sable nous allons découvrir comment il s'organise entre eux ici nous allons avancer un concept de plus nous allons parler des des des principes auto-organisateurs je vais encore vous donner un exemple encore une image encore un résumé qui a sa part de caricature avez-vous vu déjà j'en suis sûr un vol détourn c'est une figure extrêmement préoccupante comme un bandbl dans la mer mais qui commande c'est incroyable il volent d'un côté de l'autre et tout ça comme un mouvement d'ensemble qui commande personne que se passe-t-il le vol est en proie à des règles d'auto-organisation le premier oiseau des colle en poussant son cri d'alerte et il volent dans une direction aléatoire face à un danger qu'il suppose et tous les autres s'envolent en le suivant pensant que lui sait et chacun vole vers le centre du groupe et bien sans jamais s'approcher de l'autre plus que à une certaine distance donc vous avez un trajectoire aléatoire du premier de tous les autres se dirigent vers le centre du groupe 3 ne vole à moins d'une certaine distance les uns des autres ces trois principes permettent de modéliser en vol détourneau tous ceux qui ont essayé de modéliser en vol destourneau en essayant de décrire les paramètres de vol de chacun des oiseau ont donné dans par ordinateur davantage les mouvements de l'Armée rouge que ceux dans vol des Tourneau ce n'est que en dernière minute qu'un scientifique a essayé ça comme son temps d'utilisation de disponib de l'ordinateur s'achev qu'il a mis ça avec quelques règles d'autoorganisation donc vous voyez là où nous devions nous contenter de de la dialectique et de la contradiction qu'il y avait entre les rapports sociaux de production et le caractère de la propriété ont fait intervenir plusieurs autres paramètres que je viens de vous décrire et qui tous procèdent de l'idée d'une entité globale est-ce vrai ou non c'est le point sur lequel je viens là où on se contente les relation de classe autour des relations juridies de la propriété des moyens de production la théorie de la révolution citoyenne par du nombre considérant que plus les êtres humains sont nombreux plus il doiv faire des prédation je l'ai instant etes préd ont un impact surê mais n pas tout le nombre produit mécaniquement sans que personne l' voulu davantage que un quelconque éour produit mécaniquement une série de conséquences qui modifi l'identité humaine d'abord c'est que quand on est très nombreux on se retrouve au même endroit et il y a un changement complet entre les petites hordes d'individus perdus dans une nature immense qui les domin et qui sembl inépuisable et les immenses concentration Urb qu lesêes humain rappr ça s'appelle une ville qui d'ailleurs onille cé la différ avec la campagne all vaujourd'hui on va dans la nature ce n plus leot ne décrit plus la chose imm Conurb imm em quand vous AR dans Nau monde cille dei c'est comme si en arrivant dans les disz est cevillene entendu parler le centre-ville c'est l'endroit où tout le monde va et l'endroit où tout le monde va c'est l'hypermarché le centreeville c'est donc l'hypermarché et tout le vocabulaire de la ville est pénétrer les mots d'une réalité qui n'existe plus par exemple on va au foyer sociau-éducatif personne n'a jamais vu un foyer au socio-éducatif en question parce que on a pas de foyer à la maison onume pas de feu et ainsi de suite donc méfiez-vous des mot parce que il vous entraîne dans un imaginaire qui correspond pas toujours au fait qu'il s'agit de montrer et de désigner c'est pourquoi le bouquin à l'air du peuple commence par cette phrase de Garcia Marquez qui dit les choses étaient tellement neuves qu'il fallait les montrer du doigt pour les désigner le nombre premier facteur l'urbanisation 2è facteur le mot urbanus est une humanité particulière qui n'a jamais existé auparavant dans l'histoire cette humanité nombreuse met aussitôt à l'ordre du jour le besoin de communiquer entre elle le monde le comprend mais ceux qui autrefois allit donné à patoi une langue particulière quelques codes hérites inconnu de la tribu voisine qui est détesté à plein gosier puisqu'elle se singularisé elle par d'autres rites et d'autres usages d'autres pis situation dont on connaît une forme extrême avec les naturels de papa ouszi Nouvelle Guinée qui sont entre deux montagnes et quand on leur disait mais on les a découverts un jour c'est vraiment le mot personne ne pouvait bouger là-dedans ils étaient entre deux montagnes et personne ne les avait vu parce que d'un côté on voyait une montagne et de l'autre aussi et un jour les frères il en montant pour aller chercher de l'or évidemment cétait la motivation rien d'archéologique ou d'anthropologique il tombe sur tous ces gens qui sont là bref il y a un petit film qui est très intéressant qui s'appelle first contact les frères ont sorti les les images de ce premier contact bouleversant mais en attendant quand on demandait aux gens on mais vous pensiez pas qu'il y avait d'autres gens il disait si si on voyait du feu TR loin on voyait des la fumée mais on ne pouvait pas y aller parce que pour sortir de chez nous il fallait passer sur le territoire des autres et nous jet des pierres et on s'entretuait là on parle d'autre chose quelque chose où tout le monde où chacun est relié à tout le monde chacun est relié à tout le monde vous me direz mais ça a toujours été le cas dans n'importe quel groupe humain oui mais la dépendance de chacun aux autres transite par toute une machinerie sociale on retrouve le concept de développement des forces productives à cet instant qui fait que quand vous êtes à Lima à Kom 40 si l'eau est coupée à Lima à komè 2 il y a plus d'eau à Lima km 40 d'ailleurs il y a pas de nom pour appeler Lima km 40 sinon li km 40 l'urbanisation met l'humanité en réseau et la fait dépendre des réseaux jusqu'au point de transformer les êtres humains eux-même en composant du réseau mais avant de pointer la connexion et la mise en réseau comme le fait anthropologique majeur il faut aussi noter une autre un autre changement radical de la condition humaine c'est l'alphabétisation parce que l'alphabétisation c'est la communication possible avec les autres à distance mais c'est aussi la communication qui vint la frontière du temps on peut lire ce qui a été autrefis quand bien même ceux qui savaient qui ont écrit ne sont plus là l'alphabétisation r le cycle de la tradition orale qui fait dépendre la survie du groupe des anciens qui savent et quand il n sont plus il sont plus et l'expérience do être prise à zé SAF si quelquun se souvient de ce que dis les anciens mais dans cet ordre des choses du rapport du présent au futur on voit que le passé est le fait essentiel central si vous connaissez ce qui a eu lieu alors vous êtes mieux préparé pour le futur et combien de sociétés rurales se décrivent dans une méfiance absolu du futur ce qui est stable ce qui est bon ce qui est juste c'est le passé et c'est pourquoi chez les indien précolombien vous avez tant de représentation des groupes tournés vers le passé c'estàdire physiquement regardant derrière eux et non pas devant devant estincerant notre civilisation à l'inverse non seulement est entièrement projeté sur le futur mais n'a pas d'autre choix car les objets dont vous vous servez pour accomplir les actes les plus essentiels de votre existence change sans arrêt et si vous vous référiez à ce que vous savez du passé pour savoir ce que vous ferez demain vous ne pouvez rien faire il est impossible de déduire quel bouton appuyer sur une machine à laver le linge si vous vous référez seulement à ce que vous avez pu entendre dire à propos du lavage du linge dans la rivière vous ne pouvez pas téléphoner si seulement vous vous référez à ce que vous avez appris à faire avec le téléphone à cadrant et ainsi de suite je pourrais multiplier les exemples de cette sorte je prend ces deux là parce qu'ils ont le mérite de la simplicité quoi qu'il soit discutable mais cette civilisation tournée vers le futur exige donc une intensification des liens qui permettent de savoir comment on se comporte car les êtres humains ne se comportent que conformément à ce qu'il do faire faire aux autres comme les étourau l jean-pa Koffman sur un sujet on pourrait prendre le linge puisquil a fait un bouquin sur le thème mais ce qui m'a le plus fasciné c'est le livre qui s'appelle regard d'homme corps de femme et ce livre décrit la pratique descendu sur la plage sujet qui peut paraîtreab ou bizarre mais qui a intéressé le sociologue et et qui lui permet de faire une description des comportements admis et non admis avec une extrême précision et qui plus tout le monde les connaît tout le monde mais ne sont écrits nulle part et personne ne les a jamais indiqué à personne d'autre c'est donc entièrement le regard des autres intégrant la culture et les déductions par arborescence des comportements admis qui provoque les monté de stress quand on se comporte mal et les monté de satisfaction quand on se comporte bien plus vous êtes dépendant d'un futur Inc plus le regard des autres compte et l'imitation des autr il sagit rort fondamental de l'humanité le désir métique à jour j'ai le plaisir de vous le dire par littéire et non pas par un M des SCI dur le désirque c'est je fais comm l'autre parce que s'il le fait c'est ça doitêtre bon et c'est bon pour lui c'est bon pour moi caractéristique deuxème caractéristique nous sommes une espèce en apprentissage permanent cela s'observe en regardant les jeunes enfants qui apprennent et en même temps ne savent pas dominer leur désir mimétique c'est pourquoi deux enfants dans un bac à sable peuvent se battre comme des chiens pour un saut quand bien même leur mère vient leur proposer des dizaines d'autres objets qui sont bien plus intéressants qu'un saut mais comme l'enfant est incapable de dominer son désir numimétique il le lui faut à tout prix les jaloux transportent dans un âge plus avancé la rage du désir mimétique le désir mimétique l'apprentissage l'humanité ne fonctionne ne peut fonctionner en tant qu'humanité d'abord qu'en étantcé aux autres exemple contraire les enfants loup et ne peut fonctionner que par culture cumulative la culture cumulative est plus importante que le talent individuel autrement dit on ne peut pas comprendre ce qui s'est passé il y a 50000 ans quand tout d'un coup ont explosé les moyens techniques et matériels que l'on a observé à cette époque si on se réfère seulement au changement génétiqu qui s'est en effet produit à cette époque autrement dit il ne suffit pas qu'il soit apparu une espèce humaine plus avancée pour expliquer pourquoi la technique a avancé pour prendre un exemple disons que si vous mettez un prix Nobel de physique au Pôle Nord il est vraisemblable qu'il mourra s'il n'y a pas esimau pour lu expliquer comment on survit dans dans T condition c'est par l'accès à la culture cumulative que nous sommes en état de nous connecter aux autres ces facteurs combinés les uns avec les autres dans le cadre d'une urbanisation radicale et d'une interconnexion croissante définissent la nouvelle humanité qui va aborder les questions de son intérêt général dans ces conditionsl je suis donc en accord parfait avec les obligations du matériel du matérialisme appliqué à l'histoire quand je m'exprime comme je suis en train de le faire vous voyez que les autres catégories que nous avion Mané jusque là la lutte de classe le développement des forces productives et cetera les rapports de propriété prennent leur place à l'intérieur d'un cadre théorique plus large qui ne les annule pas mais qui leur donne une autre signification telle est la place singulière de la théorie de la révolution citoyenne j'achève sur ces éléments nouveaux de cette nouvelle humanité j'ai parlé du nombre de l'urbanisation de l'alphabétisation de l'interconnexion là j'ai une fiche qui date un peu mais quand vous considérez que 32 % de la population mondiale est connecté à Internet vous avez une idée d'un rapport nouveau culturel entre les êtres humains jusqu'à présent vous n'étiez pas toujours tous d'accord pour dire que la culture est première chez les êtres humains beaucoup d'entre nous déduisant mécaniquement du matérialisme que seu la réalité des relations social organiser les comportements négliger le fait que quels que soit ses comportements il transit par des formes culturelles autrement dit personne ne s'est jamais fait tuer pour un différentiel d'inflation qui a pourtant des conséquences très matérielles tandis que on se fait tuer pour des idées aussi vagues et abstraites que la liberté la dignité le souci d'égalité la fraternité le respect des autres l'humanité ord danspport culturel à ême éidment des culturel àintérieur de rapport socix et en étroite dialectique aveces rapports socix une fois qu'on a dit ça on peut mieux comprendre pourquoi dans le rapport in à soi quelque chose de fondamental est en train de changer éalement puisque la limite physique de l'humanité est en train d'êre transgress la première observationon peut faire c'est l'extension de l'espérance de vie voilà en 1950 l'espérance de vie moyenne dans le monde était de 47 ans elle est aujourd'hui de 69 ans ce n'est pas la même humanité celle qui peut prolonger son existence donc son savoir cumulatif du double pratiquement maintenant nous commençons à apercevoir comment les progrès je vais appeler ça les progrès à cet instant pe conduire au dépassement de certaines limit physi que vous connaissez tous on commence à parler maintenant d'exosquelette mais on s déjà remplacé certain nombre des pièces de la machinerie humaine par des artefacts ceci va nous changer complètement et on peut penser que la génomie un jour l'autre mettra l'ordre du jour la fin de la mort il y a déjà des gens qui écrivent sur le thème moi j'y suis prêt je suppose que on doit finir par s'ennuyer j'en suis pas sûr je ne sais pas de quoi il s'agit mais j'avais tellement aimé lireor qui se cachait qui était d'ailleurs doné à mort écrire un beau texte pour expliquer pourquoi un jour l'humanité vaincrait la mort conoré il est vrai que lui croyait à l'éducation mais en tout cas ce que l'on aperçoit c'est comment une aptitude physique cesse d'être indistinct une bonne image de ce changement peut venir de la réflexion sur la contraception car ça change tout pendant des millénaires les FEM qu'ell le veillent ou non ont enfanté et de cet enfantement il est résulté toutes sortes de conséquences sociales culturelles et d'abord pour elle puisque tout enfantement comporte une part de risque et donc d'interruption de la chaîne qui se fait à travers le corps des femmes j'ai pensé que c'était une bonne comparaison pour montrer ce que peut-être la rupture du moment où une aptitude physique cesse d'être en dance social si vous venz à apprendre que vous mourrez plus ce qui aurait bien fait nos affaires aujourd'hui vous ne serez plus les mêmes êtres humains de même que vous n'êtes plus les mêmes femmes que vos mères ou vos grand-mères du fait que vous contrôlez les naissances de vos enfants bien sûr dans l'apparence vous êtes des femmes et vous des hommes mais en réalité ce n'est pas votre corps qui vous définit dans ce que vous êtes c'est votre savoir et les moyens dont vous disposez pour vous autogouverner ça va m'amener à quelques concepts maintenant alors une fois qu'on a posé ces lois générales j'espère l'avoir fait de manière aussi ordonnée que possible et si possible pas trop longuement je vais essayer B tout ça para on mettra des chiffres pour qu'on voit les gens beaucoup les chiffres et puis après tout pourquoi pas on a inventé les chiffres pour établir des relations entre les choses qui a quand même le début du matérialisme un on a du mal de on comprend mieux et ainsi de suite je sais plus où j'ai lu qu'on avait inventé vraiment les maths et les stats pour calculer l'impôt qui était dû sur les parties que la CRU du N changeait hein alors voyez qu' a un rapport direct entre le savoir et la politique parce que prendre des impôts c'est de la politique donc on a un cadre nous voici maintenant sur deux mots révolution et citoyenne révolution je pense que on peut s'accorder assez rapidement pour le définir non pas dans une essence de la révolution mais en décrivant à quoi elle aboutit au moins trois choses le changement de l'ordre politique qui commande comment et pourquoi le changement de l'ordre économique qui possède et de quel droit et jusqu'où et le changement juridique c'est-à-dire Quelle est la hiérarchie des normes de tout ça on a des idées assez précises dans ce que nous vivons le changement de l'ordre politique on peut regarder loin derrière nous au nom de quoi une décision est-elle légitime et bien la première réponse c'est que si c'est moi le plus fort fait ce que je dis mais l'usage de la violence pour assurer l'ordre politique est é puuisant et consomme une énergie collective tout à fait considérable c'est pourquoi il vaut mieux que les êtres humains consentent alors d'ailleurs il y aspir contrairement à ce qu'on croit il le faut pour plein de raisons la conservation du groupe des enfants et ainsi de suite c'est pourquoi la deuxè source de la légitimité est très très rapidement Dieu alors bon on peut pas vérifier mais en attendant si celui qui le dit dispose des moyens de vous convaincre qu'il vous est impossible de dire le contraire les choses avancent à le part c'est pourquoi les rois de France étai de droit divin si vous y réfléchissez c'est quand même une supercherie majeure d'ailleurs le 16 siècle vous avez des textes dis tout pouvoir qui se récl de la religion esture mais on jusqu une périe récente Francisco Franco parce que là il puisque la formule François Franco guide de l'Espagne par la grâce de Dieu et puis ensuite vient le fait majeur la légitimité est en elle-même c'est-à-dire dans la politique et pas à l'extérieur longue histoire et elle procède de la décision collective sur la base d'un arbitraire 51 au raison contre 49 pour prendre la décision pas pour dire ce qui est vraiou ce qui est faux pour prendre une décision c'est une règle on peut en imaginer d'autres des majorités à 60 des majorités à 80 51 raison sur 49 le changement dans l'ordre des normes vous l'avez observé vous-même pendant tout un temps on pensait que les normes sociales finiraient par tenir le haut de la hiérarchie des normes et c'est à ce renversement là que nous appelons nous mais maintenant ce n'est pas ce qui a été décidé au sommet de la hiérarchie des normes il y a la concurrence libre et non chaussé en tout cas en Europe et de là tout le reste se déduit ou en tout cas rien ne peut s'y opposer voilà ce qu'on appelle le sommet d'une hiérarchie des normes enfin celle de la propriété vous le savez le droit d'user abuser mais comme disait car marême si on abuse onuse plus longtemps mais c'est un droit qui est un droit de type monarchique dans l'entreprise il y a plus de citoyen et vous signez un contrat de subordination on voit que l'élan qui a conduit les sociétés àautogouverner s'arrête à certaines portes notamment celle des entreprise où est produite la richesse et où se n les principales contradiction de la société la révolution citoyenne est donc un renversement de ces trois dimensions de la réalité de la collectivité humaine dans un instant on y revient mais en attendant elle va devoir arbitrer la révolution citoyenne sur la part de l'intérêt général par rapport aux intérêts particuliers et contrairement à la vieille formule qu'on utilisait dans ma jeunesse si vous avez bien compris le début du raisonnement l'intérêt général mais pas l'intérêt du capital on voulait dire à cette époque que les idées dominantes étant les idées la classe dominante l'intérêt général idée en elle-même ne pouvait être que celle de la catégorie dominante c'est pourquoi on disait l'intérêt général et l'intérêt du capital mais à présent la formule se retourne l'intérêt général c'est tout sauf l'intérêt du capital car l'intérêt du du capital est un intérêt particulier qui porte une logique la logique productiviste qui effondre l'écosystème et cetera ça c'est la formule en général mais dans le capitalisme de notre époque financiarisé pour les raisons que je n'évoque pas à cet instant mais que vous connaissez tous qui fait qu'une masse financière gigantesque sans contrepartie matérielle circule dans le monde et l'organise la tendance fondamentale du capitalisme va à l'inverse de ce qu'elle a été pendant toute une période de son histoire le capitalisme avait intérêt à la fin de toutes les entraves qui limitaent sa circulation et notamment celle des marchandises le capitalisme marchait donc avec la démocratie parce qu'elle avait besoin du grand nombre pour porter ses intérêts la loi du capitalisme actuel est exactement à l'inverse c'est-à-dire que si la société est intégrée à l'intérieur d'un ordre globalitaire un ordre sans bord un ordre où tout est intégré à la norme dominante tout êes et choses en même temps la penteti est prise est celle du refus de la règle il faut que cela puisse circuler de manière libre et non faossé dès lors le capitalisme en détruisant toutes les règles doit se concentrer sur la destruction de la source de toutes les règles il y a une source à toutes les règles le peuple le collectif la source de toutes les règles c'est la loi la loi c'est les citoyens qui la promulguent par conséquent il y a une opposition frontale entre l'aspiration à l'autoouvernement au contrôle de soi au contrôle du collectif et la nature du capitalisme de notre temps ceci me met sur le seuil du deuxème mot pourquoi cette révolution est-elle citoyenne et non pas seulement socialiste d'abord parce qu'il faudrait dépoussiierer ce qu'est une révolution socialiste c'était une révolution qui avait un programme socialiste déjà disons que ça fait deux choses le programme socialiste et la révolution on supposer d'une manière assez métaphysique qu'une classe sociale du fait de son seul mouvement en se libérant des rapports de domination libérer l'humanité toute entière et produirait les idées de cette libération cela ne s pas produit mais je fais pas le procès à ceux qui l'ont professé pendant tempant de temps et j'en ai fait partie je veux dire que ces révolutions avaient un programme socialiste la révolution citoyenne intègre les tâches du socialisme c'està-dire le primat du lien social sur tout autre lien et du partage de la richesse et de la mise au sommet des normes de la hiérarchie des normes le droit de chacun à vivre et pas seulement à survivre donc d'accéder à un ensemble de biens que la société est capable de produire mais ce qui va m'intéresser sur le mot citoyen c'est le mécanisme qui conduit à la citoyenneté pour que en conformité avec la règle qu'impose le matérialisme historique on fasse procéder les choses du mouvement des relations et non pas d'une idée qui serait préalable la citoyenneté comme la sort du foi de la relation humaine car je vais citer ça sera la seule fois où je citerai quelqu'un godudelier pour dire la règle de base qui crée une communauté humaine ce n'est pas la famille dit gaelier l'anthropologue sociologue ce n'est pas la famille contrairement à ce que l'intuition suggère on s'imagine un petit groupe humain qui a des enfants et donc voilà la famille et la société qui commence non dit-il ce qui crée la communauté humaine en tant que communauté c'est les règles qu'elle se donnent et ces règles les donne avec des raisons très précises qui est pas simplement une pomte des règles c'est d'assurer la souveraineté du groupe sur son territoire et sur ses membres ainsi le premier moteur qui va mettre en mouvement ces groupes d'êtres humains qui vont accumuler une expérience et une culture comme je l'ai dit tout à l'heure en s'observant les uns les autres et en se transmettant leur savoir c'est la volonté de dominer soi-même et les autres et le territoire sur lequel on est dominé souveraineté contrôlée maîtrisée la souveraineté est à la base de la communauté humaine ce n'est pas un supplément d' et dhors quand aujourd'hui nous traitons de la souveraineté nationale entendant pour nous la souveraineté populaire nous ne faisons rien d'autre que de nous articuler avec les mouvements les plus profonds que nous enseignent la connaissance de l'anthropologie ce n'est donc pas une idée que nous amenons de l'extérieur parce qu'elle serait par elle-même super ailleurs non nous lui proposons son accomplissement la démocratie jusqu'au bout et l'accomplissement jusqu'au bout du ressort initial à la souveraineté et cette souveraineté que l'on peut décrire comme autogouvernement autodétermination évidemment elle marche aussi bien pour l'individu que pour le collectif la souveraineté sur soi c'est donc repousser la main qui vous domine le mancipium c'est l'émancipation mancipium la main qui vous domine qui est sur vous la main du maître la main du père l'émancipation individuelle et l'émancipation collective procède d'un seul et même mouvement dans la vision de la révolution citoyenne voilà comment au total surgit la doctrine de l'écosocialisme mais jusquel je ne l'ai pas évoqué il n'y a pas besoin de doctrine de l'écosocialisme pour que tout ce que je viens de décrire se mette en mouvement çaenchaîne comme de cause dans un rapport probabilist je l'ai dit c'est-à-dire qu'on est jamais certain que ça a vraiment lieu jusque là il n'y a pas besoin d'un horizon d'un projet ces choses s'autoalimentent et se mettent en mouvement toute seule l'écosocialisme est la doctrine qui en rend compte en proposant un projet projet conforme aux aspirations fondamentales des mouvements que je viens de décrire la doctrine de l'écosocialisme reprend l'ancienne doctrine socialiste et la formule dans de nouveaux termes premièrement il n'y a qu'un seul écosystème compatible avec la vie humaine dès lors il y a un intérêt général humain dès lors il nous appartient de le découvrir ce que nous ne pouvons faire que librement c'est-à-dire en faisant appel à tout ce que nous savons et en en débattant c'est la démocratie et il s'agit pour nous dans le cadre de la démocratie non pas de dire ce qui est bon pour chacun d'entre nous mais ce qui est bon pour tous les autres ainsi s'enchaîne dans un même mouvement articulé d'une même et unique pièce [Musique] l'humanisme la République le socialisme et évidemment vous avez compris que quand j'ai dit la décision libre cela veut dire par exemple que ce n'est pas le patron qui décide du vote de l'ouvrier que ce n'est pas l'homme qui décide de la décision de la femme et que ce n'est pas Dieu qui doit se mêler de nos délibérations pour une raison qui ne veut être offensant d'aucune manière c'est qu'il est impossible de se prouver quoque ce chose dans dans ce domaine a dit ne peut venir sur la table que ce qui peut être argumenté on ne peut pas argumenter le dogme on ne peut pas argumenter la foi il s'agit d'un sentiment certains diront d'une nébrose d'autres d'un sentiment les autres d'un élan profond du cœur mais peu importe nous n'avons pas en débattre nous n'ons pas en connaître ce n'est pas notre affaire ne peut venir sur la table que ce qui se discute et qu'est-ce qui peut se discuter ce qui peut se nier autrement dit on ne peut pas dire oui si on ne sait pas dire non on ne peut pas affirmer une thèse comme bonne si on ne peut pas entendre que le contraire le soite dans une certaine proportion également pour d'autres la démocratie n'est donc pas une concession que nous ferions provisoirement avant l'ordre parfait et luisant auquel nous aspirons comme on a pu le croire dans le passé non c'est la condition même de la décision collective il faut qu'elle soit contradictoire et si elle ne l'est pas alors elle ne peut pas être bonne elle ne peut pas être juste car on ne l'a pas éprouvé à la preuve du contraire j'ai résumé l'écosocialisme et je crois avoir montré à cet instant le lien qu'il y a entre la théorie de la révolution citoyenne et l'écosocialisme comme l'accomplissement de cette révolution citoyenne maintenant je finis sur la stratégie révolutionnaire comme pour la théorie elle-même je ne prétend pas qui n'y manque pas un boulon mais il y a des choses que nous devons observer et poser comme étant central la première est que on ne peut accomplir les objectifs de la révolution citoyenne qu'en étant conscient de ce qu'elle est et des objectifs que l'on vise autrement dit passer de la révolte à la révolution et pour cela il y a point de passage obligatoire c'est de rompre le consentement à l'ordre établi rompre globalement mais rompre intimement il faut accepter le conflit il faut renoncer à l'immaturité puérile de ceux qui en toutes circonstances réclamament du consensus le consensus ne sert strictement à rien c'est le dissensus qui est le moteur de la pensée et le moteur de l'histoire il faut accepter le conflit et il faut le porter c'est par le conflit que N la conscience enfin quand même qu'on en soit rendu à le dire quel recule autrefois combien de fois nous a-t-on expliqué que la première école de la conscience de classe était la lutte et comment pouvait-on avoir une conscience de classe si on ne l'éprouvait pas par la lutte qui vous le prouvez à vous-même cela veut dire notamment que pour nous les révolutionnaires de la révolution citoyenne nous ne sommes pas des gentils garçons et des gentilles filles nous n'essayons pas de séduire le contraire si nous devons un jour ou l'autre séduire c'est par la force de nos raisonnements et des points que nous proposons à l'horizon ce point une grande importance dans une société qui est dominée par les classes moyennes qui sont productrices des normes de comportement la classe moyenne n'existe pas c'est une classe idéologique je vous renvoie tous à la lecture d'alaardo le petit bourgeois gentilhomme et je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus et de mieux que lui la classe moyenne est celle qui pense par définition à être inscrite dans une rationalité consubstantielle à sa position sociale ni pauvre au point d'en être absurde ni riche au point d'être grottesque réglant ses problèmes rationnellement et détestant la montée des décibels une catégorie sociale qui n'a aucune ambition sociale et que des ambitions individuelles parce qu'elle pense que le chemin le plus court pour la réalisation d'ambition sociale collective c'est l'accomplissement des ambitions individuelles au point qu'elle va confondre souvent jusqu'à son métier avec des dons et il lui arrive de ne pas me supporter parce que je suis la négation du consentement et que je le fais exprès je dis je pour vous détendre maintenant mais bon c'est ce que faisait Chavez c'est ce que tout le monde fait quand il déclenche un processus révolutionnaire qu'il participe un révolutionnaire il faut maintenir la flamme allumée et tout ne la maintener allumée que par la contradiction que par le conflit parce que le conflit n'est pas malsin ce qui est malsin c'est de ne pas assumer le conflit de ne pas le voir de le refuser car nécessairement pour le refuser il faut l'étouffer mais ça l'empêchera pas d'exister c'est pourquoi je dis que c'est une attitude puérile et que je plains beaucoup ceux qui croi à supposé qu'ils y croient parce que le consensus a pour fonction essentielle de maintenir l'ordre et que donc vouloir le consensus n'est jamais neutre ni socialement ni politiquement ça c'est le point 1 rompre rompre le consentement jusque dans l'ordre intime c'est pourquoi la critique politique et le projet de la révolution citoyenne est un projet culturel je le résume d'une phrase j'ai dit au camarad Chavez si on a fait tout ça pour qu'à la fin chacun puisse avoir de la chirurgie esthétique et un 44 je rentre chez moi il ne peut pas y avoir de révolution citoyenne victorieuse qui ne soit en même temps une révolution culturel qui lutte contre tous les mécanismes de mise en place du monde à travers le consentement à certains comportements ostentatoires la classe moyenne n'existe pas elle n'existe qu'à travers ses consommations et c'est à travers ses consommations ses modes ses usages comme autrefois au Moyen-Âge celui-ci avait le droit de mettre un chapeau pointu et des chaussures pointues et pas l'autre et bien c'est à travers C manifestation là qu' sautodéfin par conséquent la révolution citoyenne est une révolution culturelle celle des modes de vie et pas seulement le mode de production celle des modes de consommation et pas seulement le mode de répartition on ne peut pas dissocier l'un de l'autre on ne peut pas dire on verra après commençons par faire la révolution à laquelle nous aspirons et après on verra non c'est la même chose c'est le même mouvement c'est la même critique implacable qui doit être faite pour faire naître l'ordre nouveau ordre nouveau dans lequel l'humanité ne s'accomplit pas par ses consommations f-elle instantatoire parce que l'univers est fini il va donc lui falloir changer non seulement ses moyens de production mais ses moyens de consommation et pour changer ses moyens de consommation il faut qu'elle change ses cultures ses habitus bref deuxème point donc la révolution citoyenne est une activité culturelle elle n'est pas limitée à la contestation dans le champ social que dis-je elle devra même commencer ailleurs parce qu' y compris dans le champ social celui-ci celle-là ne fait pas la grève pas seulement parce qu'elle lui coûte cher et qu'il peut avoir peur mais parce qu'il est lui-même esclave comme François l'avait si bien montré à propos de la dette étudiante de toutes sortes de liens avec la société qui fait que le capitalisme s'approprie le futur pour dominer le présent et cette appropriation s'appelle la dette et le crédit c'est parce que vous êtes déjà au jour où il faudra solder après qu'aujourd'hui vous ne faites pas ceci ou cela et que vous faites ceci et cela cette appropriation du temps est la trè le 3è point que je veux poser il est vous inquiétez pas je vais pas m'attarder là-dessus regardez dans l'air du peup comment j'aiessayé de traiter cette affaire pour montrer comment la propriété publique du temps éta une des conditions du changement radical du mode de société que nous visons et maintenant je viens au cœur de la doctrine de la stratégie vous voyez il manque beaucoup de pièces mais maintenant je vi en cœur que voyonsnous cette multitude humaine j'ai dit j'ai prononcé le mot multitude on m'a fait remarquer que j'utilisais le même mot que Tony ngri oui mais j'arrive aux conclusion radicalement différente et je signale que le mot multitude est est appliqué depuis le 18e siècle pour décrire ces qui se metta en mouvement alors même que apparemment leurs intérêts ne les rapprochai pas l'ouvrier le paysan le bourgeois villes dans la révolution 1789 la multitude ce sont ces milliers de gens que des destins des obligations des occupations des statuts infiniment différents mais homogénéisés par leur présence et leur interdépendance avec les réseaux vont les conduire à un moment donné à la suite d'un événement Fortui puisque le futur est probabiliste à cristallisé sur une volonté de souveraineté je veux contrôler la multitude passe de la du statut de multitude à celui de peuple à partir du moment où elle affice des revendications et ces revendications l'autodéfinissent pour ceux qui seraient les nostalgiques des anciens schémas je je plaisante hein c'est à peu près la même opération que celle qui consistait à dire que la classe ouvrière était une classe en soi définie par des rapports de production quelle que soit la volonté des individus qui la composaient et qu'elle devenait une classe pour soi en devenant révolutionnaire au point que Marx lui-même le père fondateur de notre matérialisme historique dit cette chose qui peut paraître une horreur pour un matérialiste radical la classe ouvrière est une classe révolutionnaire où elle n'est rien ainsi faisait-il défendre dépendre d'un fait subjectif le sentiment révolutionnaire la volonté révolutionnaire la définition d'une situation réelle dans des rapports sociaux réels par conséquent vous voyez que je suis dans les pas mettre davantage que ceux qui déduisent mécaniquement tout des rapports sociaux de production pour résumer toute l'histoire à la contemplation de la feuille de paay alors comment peut-elle passer dans un projet collectif de multitude à peuple ce passage se fait pour des raisons qui n'ont rien d'idéologique les gens n'ont par-dessus la tête de voir des incompétents flanquer la société dans le mur ils se disent mais comment nous nous travaillons sérieusement nous avons été à l'école nous enseignons nos enfants nous faisons des sacrifices et vous qui gouvernez qu'est-ce que vous êtes capable de faire à part fich la pagaille et vous remplir les poches c'est une h c'est un scandale nous ne le tolérons pas notre niveau d'éducation ne nous le permet pas et la société ainsi de blocage en blocage va jusqu'à un point que l'on appelle l'événement Fortui et qui se traduit par un mod d'or qu'ils s'en aillent tous tous autant qu'ils sont ce point qu'ils s'en ailleent tous a été franchi de manière observable dans la totalité des révolutions démocratiques de l'Amérique latine lorsque je me suis présenté devant le bureau politique du parti de gauche pour annoncer que j'allais sortir le livre qui s'appelle qu'il s'en a tous les thè é connu des camarades mais j'ai je ne peux pas faire paraître ce Liv sans vous consulter mes camarades sur le titre que j'ai choisi et évidment que ce titre n'était pas un titre communication cétait quiorta conten théorique nous avons la discussion é frappant cétait de voir la répartition par génération les plus anciens comme moi moi j'étais pas concerné là les plus anciens où tu vas le point qu'il s'en a tous c'est du populisme des camarades tout à fait respect pas en train de me moquer des discussions comme ça discussion série faut éter tout le monde et les plus jeunes camarades dis on a rien affiche les parties du système et du reste il faut mettre comme dégag moi j'ai écoutez qu'il s'en a T c'est déjà beaucoup pour moi je traduis l'espagnol je peux toujours me rabattre parce que sinon vous allez pas être content que tout le monde direch'est-ce qu'il a encore dit je sais pas révolution Amérique latine mais dégage je peux pas j'ai parce que c'est mes jeunes camarades av la bonne intuition en effet quelques mois après la révolution tunisienne don le mot d'ordre dégag c'est en français dégag commencé la révolution égyptienne et c'est aussi sur le modor dégagé qu'il y a eu les événements que vous savez dans bien d'autres pays du Proche Orient et du Moyen-Orient bon le point qu'il s'en aille tous est le point que nous avons en visé toutes nos sociétés quand passe à une phase révolutionnaire passe par le slogan qu'il s'en aill tous et ce slogan est le nôtre évidemment faut le placer au bon moment c'estàdire dans les moments qui correspondent à ce qui est compréhensible par le grand nombre par exemple dans une élection et c'est là que je viens au fond la multitude devient le peuple à travers les revendications qu'elle pose car ses revendications le décrivent le programme socialiste décrivait la classe ouvrière en tant classe révolutionnaire que va-t-il se passer avec le peuple c'est là que vient la question de la Constituante la Constituante n'est pas simplement la réponse à la détuseté de la 5e République c'est une stratégie révolutionnaire c'est le cœur de la stratégie révolutionnaire en faisant la Constitution c'est-à-dire en proclamant les droits qu'il se reconnaît à lui-même le peuple se décrit et s'affirme comme l'acteur autodéterminé s'autogouvernant le peuple la multitude devient un peuple et le devient un peuple politique à travers la Constituante c'est-à-dire la convocation d'une Assemblée constituante avec les formes qui vont avec j'entends parfaitement tout ce qu'on peut m'objecter sur ce sujet mais je demande à ceux qui se réclament de la Révolution de cesser de faire des phrases qu'est-ce qu'une stratégie révolutionnaire sinon un chemin concret que l'on propose aux autres qu'est-ce qu'on entend par stratégie révolutionnaire l'espérance mystique d'une levée des barriicades alors on reste à la maison il en attend qu'elle viennent puisque c'est pas nous qu' allons les commencer j'ai remarqué que M révolutionnaire n'ont pas autant d'audas quand il s'agit simplement d'aller organiser un pique-niic de force dans un prise unique qu'est-ce qu'une stratégie révolutionnaire celle qui permet la révolution qu'est-ce que la Révolution le changement dans l'ordre juridique politique économique la Constituante permet tout ça et c'est l'affirmation de la souveraineté du peuple sur lui-même sur son territoire voilà pourquoi la Constituante est le cœur d'une stratégie le mod d'or de la 6e République n'est pas un gadget communicationnel c'est le coin que nous enfonçons pour faire effondrer le système parce que des milliers de gens raisonnable trouveront raisonnable de décider de quoi on a le droit de décider ils trouvent ça raisonnable c'est parce que c'est raisonnable et ça se rapporte à ce que je disais tout à l'heure la le premier point de la souveraineté c'est la souveraineté sur les membres du groupe et sur le territoire qu'on occupe voilà j'ai fait le tour on va essayer de décrypter tout ça on part d'une théorie du mouvement de l'histoire et on aboutit sur une stratégie naturellement la stratégie révolutionnaire comporterait la nécessité de la description de la place de beaucoup d'autres contributeurs par exemple quelle est la place des partis quelle est la place des syndicats du mouvement social puisque d'une manière assez classique souvent onose ces différents intervenants qui dans mon esprit correspondent à des degrés de température sociale et politique et qui sont donc tenus par une même cause commune j'en parle d'autant plus tranquillement çaenlèvera que j'aiété exclu pour ça du trisme on a dit de mois sans terre c'était mon nom mélange tout le mouvement le syndicat et le parti en effet je mélange tout c'est vrai et suivant la circonstance je pense que l'un ou l'autre est plus efficace pour créer de la conscience mais au bout du compte il s'agit de mettre en mouvement le grand nombre nous sommes dans un moment passionnant de l'histoire extraordinairement dangereux pour les raisons qui tiennent à la dégradation de l'écosystème comme vous le savez les choses vont très vite bien plus vite que le R des discussions mais aussi pour des raisons politiques les sociétés comme les nôtres sont fracassées par la dissociété Jacques Généreux a eu une expression extraordinaire pour décrire la dynamique interne de ces sociétés c'est-à-dire qu'au lieu de fabriquer du lien social comme toutes les sociétés de tous les autres âges de l'humanité celle-ci du fait du mode particulier qu' a revêtu le capitalisme financier transnational provoque de la dissociété c'est-à-dire en même temps qu'il accumule les êtres au même endroit fabrique entre eux des relations qui les séparent les uns des autres ce moment établit une contradiction épouvantable entre la richesse accumulée et les moyens mis à les disposition du grand nombre des sociétés comme les nôtres en particulier chargé d'histoire de l'histoire républicaine ne peuvent pas supporter le néolibéralisme jusqu'au bout ell ne le peuvent pas cela ne se produira pas auparavant il faudra un collapse soit dictature soit une guerre soit une autre catastrophe pour l'imposer de force la culture cumulative des Français combien même sont-ils tous des raleurs qubi même comporte-t-il un nombre considérable de racistes et d'imbéciles ce ce qui est souvent la même chose de toute façon il y a un fond commun qui fait que nous sommes le seul peuple qui dit pour reprocher à quelqu'un ce qu'il est en train de faire ah mais si tout le monde faisait comme vous où est-ce qu'on irait ce qui veut dire en creux que ce qui est bien c'est ce que tout le monde peut faire et ce qui est mal c'est ce que certains seulement peuvent faire que voulez-vous c'est une culture populaire je donne cet exemple je pour en donner dans d'autres sociétés mais je le crois important pour bien comprendre pourquoi notre société va aller au point qu'il s'en aille tous et elle s'en approche évidemment l'ordre dominant l'ordre médiatique et la deuxième potau du système tant continuellement à faire croire que les choses vont et que ça va s'arranger que ça va se faire et que c'est en train de se faire on aperçoit à la fin de la crise depuis tantôt au 40 ans le bout du tunnel ça s appelé et maintenant c'est l'inversion de la courbe qui se renverse je ne sais plus quoi enfin ça na pas eu grande ance de toute façon ça ne se produit pas bien et donc comme on a vu les sociétés d'Amérique latine s'effondra sous les coups du néolibéralisme du FMI qui est en train de Sir à nouveau et bien on verra en Europe cette déchirure se produire et donc les formes traditionnelles d'organisation formes spontané d'auto-organisation toutes seront emporté par cette vague toutes toutes celles qui si peu que ce soit touche à la conservation du système seront emporté c'est pourquoi le moment qui vient est intéressant parce que c'est celui qui va voir émerger les formes d'autogouvernement d'auto de souveraineté particulière que nous appelonsnous le mouvement citoyen dans la stratégie révolutionnaire de la révolution citoyenne la structure de base c'est l'assemblée citoyenne et cette assemblée citoyenne elle est d'autant plus nombreuse d'autant plus ouverte que la température est élevé pas seulement celle de l'URE évidemment la température sociale et les interconnexions sont élevées j'ai postulé il fallait bien prendre un exemple pris dans les séces dures qu'on observerait l'émergence d'un phénomène révolutionnaire à l'augmentation des communication et bien grâce au téléphone qui vous espionne tous on a pu établir ce paradoxe on pourrait penser que les gens communiquent d'autant plus qu'ils sont éloignés autrement dit qu'on téléphone davantage à la campagne qu'à la ville c'est faux c'est en ville qu'on téléphone le plus on pourrait postuler que le concret l'emporterait dans la relation entre les individus sur le virtuel autrement dit que vous seriez plus proche des gens de votre rue que des gens avec qui vous êtes sur facebook non le virtuel aujourd'hui est plus concret que le que le concret et vous en avez chacun une expérience personnelle votre rue est un réseau vous ne connaissez personne ou à peu près quand on est en ville hein je dis pas dans les charmantes bourgades de loise des ivelines ou de les son les petit et encore hein vous connaissez pas votre voisin de palier vous ne connaissez pas vos voisins de r par contre vous connaissez vos amis de Facebook il y a pas moyen d'y échapper ni à eux ni à ce qui Mang ni à leurs anniversaires qui vous remplissent votre écran et ainsi de on voit que à ce momentl les interconnexions proposent un concret plus important que le concret lui-même et donc c'est de ce côtél que les choses vont se passer mais d'abord c'est la formation d'une agora spontanée cet Agora spontané c'est le mouvement citoyen je sais bien tout le monde n'a pas internet 10 fois je parle avec beaucoup d'amis pour essayer de comprendre com mon fonctionne Facebook en ville et à la campagne c'est pas du tout pareil les réactions sont pas les mêmes les délais sont pas les mêmes mais en attendant si on pense en terme de révolution et si on y pense non pas comme une avant-garde qui se présenterait pour révéler un projet au grand nombre mais comme le résultat du mouvement du grand c'est ce qu'on disait autre fois dans le Marx avir Marx dans la salle qui se rappelle de ça on disait que la classe ouvrière le parti éta l'accoucheur de l'histoire parce que il réalis la nécessité trouvé une phras qui ve rien dire mais qui est magnifique il disait le contingent réalise le nécessaire bon nous jeunes gens on se grattait la tête pour savoir qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire que le hasard réalisit la nécessité bon voilà donc nous nous sommes de cette école nous croyons que le processus révolutionnaire est autonome qu'il se nous dans des faits sociaux indépendant de la volonté des des gens qui l'animent et évidemment ça passe par une strure réfléchissez-y qu'est-ce qu'en soviette pour aller plus vieux les de quoi je parle mais qu'est-ce qu' en soviette on les sovietes alors on dis sovietes les sovietes c'était c'était les jourriers quoi mais pas du tout dans la Révolution les sovietes de paysans des sovietes de marins des sovietes deci des sovietes de là ce sont des assemblées citoyennes ce sont des gens qui se réunissent pour décider ce qu'on fait en l'occurrence les sovietes de soldats décid qu'on se battait plus bon c'était une décision qui avait quand même un impact direct sur leur quotidien on peut dire que toute l'histoire des révolutions est faite d'assemblé citoyenne je demande à chacun de ceux qui peuvent m'apporter des contributions sur ce thème de me les fournir aussi bien dans l'histoire je ne le fais pas à cet instant mais j'étais cherché jusque dans le moyen-âge mais dans le dans le dans le contemporain j'ai demandé comment se faisaient les assemblées citoyennes en Grèce parce qu'on m'a dit il y a des assemblées citoyennes ils ont organisé des dispensaires et tout ça mais comment ça s'est passé qui les a convoqué c'est là qu'arrive l'événement Fortu avant tout le monde allaer manifester au centre-ville quand ils allaient au centrreville ils étaient mais aspergés de lacrimau et matraquer avec une sauvagerie tel que au début les gens qui allaient en famille à la manif il sont plus allé enille famille et comme ils aiment manifester en famille et on comprend pourquoi et je leur donne raison et ben ils ont manifesté dans leur quartier parce que dans leur quartier on venait pas les gazer et du fait qu'ils étaient là évidemment c'est les militants politiques qui les ont appelés ils ont pas trouvé ça tout seul c'est les militants politiques qui se sont mis au service du mouvement citoyen parce qu'ils portent en eux une culture cumulative de militants le parti n'est donc pas éliminé le parti ne cesse pas d'avoir des raisons d'exister dans la révolution citoyenne mais il est un outil éclaireur déclencheur un outil rien de plus pas une avant-garde surtout pas une avant-garde et bien les gens ont commencé à se réunir et à discuter de savoir pourquoi il y a plus de il y avait plus l'éclairage public à cet endroit-là pourquoi il y avait tel ou tel problème ici ou là c'est comme ça que sont est les assemblées et regardez une chose qui est un rapport entre la révolution tunisienne et les mouvements les plus forts de la Révolution 1789 vous savez c'est les grandes peurs au milieu de la Révolution tout d'un coup les gens prennent peur et et ils ont commencé à monter des milices qui a bien fallu organiser ça s'appelle la garde nationale pour protéger contre les bandes qui s'attendaient à voir surgir dans leur village et les gens on sa le toxin il rppliqué d'un endroit à l'autre et cetera ont commençai à monter des gardes et donc à discuter de ce qu'on faisait ensemble et qu'est-ce qu'il fallait protéger et pourquoi c'était important et cetera c'estàdire la multitude devient peuple en s'appropriant son territoire son espace et les membres qui la composent et bien la même chose c'est produit en Tunisie les premières assemblées citoyennes qui montent puis qui disparaissent viennent du fait que dans les quartier les gens ont voulu assurer la sécurité du quartier contre les pillards et cetera et cetera et cetera donc vous serez peut-être surpris de voir comme composant de la dynamique de la révolution citoyenne la question de la sûreté et de la sécurité comme un des moteurs qu'on a pu observer dans pratiquement tous les mécanismes de révolution j'ai accumulé autant que j'ai pu tout ce qu'on pouvait me raconter de cette ordre qui montre comment se passe concrètement pas les phrases concrètement le processus de rvolution citoyenne bon après ça devient un processus extrêmement dur en Amérique latine il y avait la pratique des escratch escratch je vais vous raconter ce que c'est ça va pas prendre longtemps il y a eu la même chose en Espagne escratch c'est les gens qui venaient la nuit avec des casseroles devant la maison des importants et le slogan c'était puisque vous nous empêchez de rêver on vous empêche de dormir et crier toute la nuit bon évidemment en Espagne c'est pour ça les autres ont fait des lois aussi dur contre les regroupements c'est contre les escratch qu'on a fini par dire qu' fallait arrêter parce que bon les incriminations personnelles on n jamais trop aimé ça non bon mais enfin bon après on commande pas dire vous aimez la révolution de 89 vous avallz avec les massacres de septembre ça fait partie du pactage et ainsi de suite bah oui c'est comme ça le peuple idéal magnifique et grandiose et bon et généreux ça existe pas ce sont des multitudes humaines qui se mettent en mouvement avec des passions extrêmement contradictoire et de l'importance d'avoir des idées claires qu'au moins quelquesuns a des idées claires parce que sinon il y en a qui sont toujours capables d'avoir des idées confuses et de les mettre en application bon ça m'irait de terminer comme ça mais bon je vais quand même terminer là-dessus mieux vaut avoir des idées claires que des idées confuse et tant qu'à les mettre en application mux vaut les idées claires voilà merci de votre [Applaudissements] attention [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon