Crise politique : Édouard Philippe demande à Emmanuel Macron une présidentielle anticipée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] 13h 14h Europa info. Merci de nous rejoindre sur Europein. Vous écoutez Clé Mathias avec vous aujourd'hui Clély Sébastien Ligier, Jacques Ser et votre invité en studio Paul Christophe député du nord président du groupe Horizon et indépendant à l'Assemblée nationale.
Bonjour monsieur le député. Bonjour. Et dans Philippe donc le maire du Havre était l'invité de RTL ce matin.
Il demande à Emmanuel Macron d'organiser une présidentielle anticipée après l'adoption du budget. On l'écoute. Je ne suis pas du tout sur la ligne des insoumis qui expliquent qu'il faut une destitution du président de la République.
Je ne suis pas pour cette démission immédiate, brutale. Elle aurait un impact terrible. Elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions.
Mais je crois qu'il doit prendre une initiative et il me semble qu'il s'honorerait si il proposait un nom de Premier ministre. Il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget, de faire adopter ce budget. et qu'à l'issue, dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
Ce que vous Alors, on rappelle quand même qu'Edouard Philippe a été le premier ministre d'Emmanuel Macron. Pourquoi ? Expliquez-nous, pourquoi est-ce qu'une présidentielle anticipée permettrait de sortir de façon ordonnée et digne de cette crise politique ? pour reprendre les terme d'Edouard Philippe déjà je pense que pour s'en convaincre il suffit de faire comme on le fait aller à la rencontre des concitoyens des Françaises et des Français la semaine le weekend et de mesurer à combien aujourd'hui est présent un degré d'incompréhension et d'insatisfaction chez nos concitoyens par rapport à la situation politique actuelle.
Je pense que ça part déjà de là et combien ils attendent de nous de prendre nos responsabilités et d'apporter des solutions. Bon bien qu'aujourd'hui la problématique remonte jusqu'au plus haut au lieu de l'État et que il y a lieu finalement de renouer finalement un accord avec nos concitoyens et c'est ce à quoi sert finalement une présidentielle. Ça permet de porter un projet, de le partager et d'être élu sur les valeurs de ce projet. et ensuite vous pouvez les décliner sous réserve que vous ayez une majorité à l'Assemblée nationale.
Et je pense que c'est faire les choses dans l'ordre que d'appeler un temps donné de proposer un budget pour notre pays puis d'appeler à une présidentielle sur un temps raisonnable de façon à ce que chacun puisse porter un projet, être élu sur ce projet et ensuite le cas échéant appeler une dissolution pour avoir une majorité pour décliner ce projet. C'est faire les choses dans l'ordre tout simplement. Dans l'ordre, rappelez-moi quand même, vous faites partie du socle commun.
Donc là, si on appelle à une présidentielle anticipée contre Emmanuel Macron, le socle commun est-ce qu'il existe encore ? Mais c'est là où on n pas la même appréciation. C'est pas contre Emmanuel Macron.
Aujourd'hui, c'est pour le pays. Aujourd'hui, on voit quand même que la situation n'est plus tenable. Et quand l'espèce, et bien, il nous faut apporter à les éléments de précision à la fois à sur le projet en lui-même, ce qu'on appelle le quoi.
J'entends beaucoup parler de ça ces derniers temps. Sur quoi sommes-nous d'accord ? Que pouvons-nous proposer ?
Et chez Horizon, nous travaillons à un projet de société. C'est pas un projet qui serait un catalogue de mesure plus populistes les unes que les autres. C'est un projet de société qui s'articule pour faire en sorte que nos enfants et nos petits enfants puissenter prospérer à l'échelle de 30 à 40 ans.
C'est pas neutre, c'est pas le même travail et c'est pour ça que ça demande un peu un élément de clarification et du temps. Ouais, effectivement ça demande des éléments de clarification, ça je suis on est je pense qu'on est tous d'accord. Sébastien Liget qui faisait des grands gestes.
Je ne suis pas certain qu'Emmanuel Macron considère que la décision d'Edouard Philippe, en tout cas sa prise de parole ne soit pas dirigé contre Emmanuel Macron mais pour la France honnêtement parce queon parle quand même il faut faut bien que les auditeurs comprennent un ancien premier ministre qui appelle son président de la République à démissionner c'est du jamais vu. C'est une claque monumentale. C'est une claque qu'on fait pas seulement à sa personne mais aussi à la fonction et et au socle commun.
Parce que je suis désolé, il faut parler de ce socle commun. Qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui de commun entre vous ? C'està-dire que on entend Sébastien le cornu qui n'est pas d'accord avec Gabriel Atal qui Gabriel Atal qui n'est pas d'accord avec Édouard Philippe quand on vous écoute.
Il y en a Gabriel Atal qui lui-même dit qu'il ne comprenait plus le président de la République. Le chef de la majorité à l'assemblée ne comprend plus son président de la République et vous avez son ancien premier ministre qui lui appelle à partir. Enfin honnêtement, ça donne l'image générale d'un groupe qui reste ensemble uniquement pour essayer de s'accrocher au pouvoir parce qu'il vous avez tous compris qu'en cas de dissolution, vous risquez d'être les grands perdants de l'histoire.
Et donc il y a une question de l'ordre démocratique, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Et moi, j'ai une question simple pour vous. Il y a une hypothèse qui est en train de prendre dans le pays.
C'est cette idée qu'Embel Macron pourrait esquiver une dissolution en nommant un premier ministre de gauche. Bon, moi personnellement, je n'y crois pas. Mais cette hypothèse repose sur le fait que non seulement tous les écologistes, tous les communistes, tous les socialistes et l'ensemble du socle commun ce projet d'un premier ministre de gauche, moi j'ai une question simple pour vous.
Est-ce que Horizon et Édouard Philippe accepteraient un premier ministre de gauche ? Alors le premier élément de réponse quand même que je voudrais vous apporter, c'est que en démocratie, on n'est pas obligé d'être d'accord sur tout. C'estàd c'est le fondement d'une démocratie en règle générale.
Au sens que commun, je vous apprends rien. Il nous arrive de ne pas être d'accord sur tout voyez-vous. Par contre, et vous l'avez certainement observé vous aussi parce que vous êtes pas observateur de la question politique, chez Horizon, on n'a jamais posé de ligne rouge.
On a cette capacité et cette volonté à travailler dans l'intérêt général plutôt que dans l'intérêt partisan, dans l'intérêt politique. Et je pense que ça c'est une marque de fabrique qu'on peut pas nous enlever. Sur l'autre question, je vous rappelleement quel est quel est le poids de de chacun ?
Je ti la gauche pèse 20 % de notre hémicycle et si j'y intègre le Sénat, on est on est bien loin loin de cette idée. Ce qui est important au moment où on se parle, c'est sur quoi pouvons-nous être d'accord avant de penser à qui veut incarner ? Si on continue à jouer le rôle de l'incarnation, moi je vous le dis tout de suite, la femme ou l'homme providentiel n'existe pas au moment où on se parle.
Et ce qui est important pour nous, c'est sur quoi pouvons-nous être d'accord le vote du budget pour faire en sorte que l'on engbe la séquence de la fin de l'année. Mais Sébastien Lecornu a commencé son court sa court sa courte mission, on va dire comme ça en disant il a celle d' jours, hein, en disant je vais faire le quoi avant le qui parce que Michel Barnier et François Baou ont fait le qui avant le quoi. Donc visiblement ça n'a pas marché non plus.
Non, visiblement il n'est pas arrivé. Donc j'observe qu'il a qu'il a un peu plus de temps. Euh moi je suis je reste optimiste.
Donc je pense que voilà si chacun prend bien la mesure de la situation et je pense que tous les commentaires que j'entends aujourd'hui m'inclinent à penser que beaucoup ont pris la mesure de la situation et qu'on va aller vers quelque chose de positif. Maintenant je je l'espère je vous parle et il est légitime aussi de se projeter en se disant et si on y arrive pas qu'est-ce que l'on fait ? C'est ce qu' a voulu c'est ce dont tu as voulu témoigner de Philippe ce matin.
Et justement il y a eu ce matin un petit déjeuner du socle commun. Donc qu'est-ce qui s'est dit ? Alors c'était un rendez-vous qui concernait les chefs de parti à laquel moi je n'étais pas associé et vous n'avez pas ça n'a pas fuité ?
Vous savez pas à peu près ce qui s'est ce qui s'est dit ? Quelques informations ? Bah c'est c'est tout le monde est au travail et ça ça me rassure justement en vue d'accoucher quelque chose de positif d'ici mercredi soir.
Je m'accroche à ça en tout cas parce que c'est à la France que je pense. D'accord. On vous a pas dit ce qui avait été dit donc vous nous le direz pas en tout cas.
Non, justement, permettez-moi, je je m'interroge un peu sur la cohérence de tout ça parce que Édouard Philippe que l'on vient d'entendre s'est rendu après cette interview justement à Matignon pour discuter avec Sébastien Lecnu de la suite, essayer de trouver des points d'accord. Mais comment peut-on d'un côté souhaiter appeler à la démission du chef de l'État et dans le même temps continuer de travailler à une un socle du moins une possibilité de poursuiv S'il y avait une véritable logique dans tout ça, est-ce que ce serait pas de dire bon on appelle à la démission et on refuse catégoriquement cette démarche en cours ? Pourquoi ça ça ne va pas dans ce sens-là ?
Écoutez parce que si on nous fait la démonstration qu'il y a une solution, qu'il y a une voie de passage, on sera proactif pour faire en sorte qu'elle prospère. Mais là justement Philippe lors mais lors lorsqu'Edouard Philippe dit euh il y a pas de solution, il faut la démission, c'est que déjà vous partez du du constat qu'il y a pas de solution. Donc pourquoi vous perdez votre temps et encore à Matignan ?
Mais parce que nous sommes des des gens de de débat, de dialogue, même si on porte pas forcément la même solution. Il est important qu'on apporte une forme de contradiction pour pouvoir et bien euh faire aboutir quelque chose. On on doit se garder comme une loueur d'espoir au moment où on se parle.
Mais j'ai honnêtement, j'ai l'impression que vous-même vous n'y croyez. J'ai j'ai quand même un peu l'impression que vous-même vous n'y croyez pas vraiment. Vous avez raison de garder la face et de rester positif.
Mais mais qui se dit aujourd'hui que Sébastien Lecnu et le socle commun va réussir en 48 he ce qu'ils n'ont pas réussi en plus de 25 jours ? Personne peut le croire. Donc en effet euh c'est là où je rejoins Jack Sery.
Pourquoi pas Édouard Philippe lance une proposition, une sortie de crise, on a le droit de la valider ou non, mais dans ce cas-là, il faut s'y tenir jusqu'au bout et dire cette porte de sortie de crise qu'on propose, elle nous sembre la seule euh qui puisse nous permettre de passer à autre chose et de d'enjamember cette crise institutionnelle. Mais dans ce cas-là, il faut aller jusqu'au bout et dire allons-y tout de suite à cette démission du président de la République. Parce que cette idée de dire on va d'abord se mettre sur un budget comme si c'était l'option la plus facile et l'étape la plus facile de votre projet, pardon.
Tout ce qu'on vit depuis un an nous montre que le plus difficile dans ce pays, c'est de se mettre d'accord sur un budget. Donc avant de parler de la démission de la du président de la République et le mettre à la condition qu'on passe un budget, peut-être qu'il faudrait vous poser la question de savoir est-ce que un budget peut-être encore posé et être passé dans cette assemblée là. Peut-être que c'est ça le problème principal, c'est que vous ne pouvez pas passer un budget et ensuite on en tire les conséquences qu'on qu'on doit en tirer.
Alors forcément, je vais pas être en accord avec vous, mais c'est aussi ça le jeu euh puisque vous a pas échappé que nous avons réussi à passer un budget dans une configuration à peu près semblable. Euh la dernière fois, certes, le euh le gouvernement de Michel Barnier, j'en sais quelque chose, a été censuré, mais certes, nous avons pu faire adopter un budget au début de l'année. Euh donc, je pense que la question de budgétaire a raison d'être posée et c'est en ce sens-là que nous participons aux discussions comme ce matin pour faire en sorte que nous ayons un budget pour pouvoir enjamber la fin de l'exercice et et engager donc le l'exercice comptable suivant.
Faut pas prendre les faut prendre les choses dans l'ordre. Effectivement, c'est d'abord un budget pour pouvoir travailler puis ensuite nous pouvons passer à la question présidentielle et la question. On parle de budget depuis tout à l'heure.
Quel budget ? Je suis désolé mais de quel budget on parle ? Ça fait depuis la rentrée qu'on parle de négociation.
Vous n'avez pas avancé d'un Yota mais pas d'un Yota. Donc je veux bien qu'on on s'illusionne tous collectivement du fait queér mais bien sûr que du fait que parce que la crise est devant nous, parce que nous sommes tous au dos du mur, chacun va trouver des va mettre de l'eau dans son vent et chacun va trouver des solutions. Mais personne n'y croit.
Édouard Philippe