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InterviewFlorent Rodo· 3 décembre 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

PLT Eléonore Caroit

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la situation en Guinée-Bissau et la sécurité des Français sur place ?

  • 0:39OuverteRéponse directe

    La tournée africaine d'Emmanuel Macron était-elle nécessaire pour recréer du lien avec le continent ?

  • 1:23RelanceRéponse directe

    L'influence de la France en Afrique est-elle vraiment en déclin selon vous ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    En quoi la stratégie française en Afrique diffère-t-elle de celle d'il y a 15 ou 20 ans ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous donner un exemple concret de partenariat gagnant-gagnant en Afrique ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du nouveau service militaire volontaire annoncé par Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Locuteur 1Chiffre
    « 118 français qui sont présents sur place sont en sécurité. »
  • 0:16Locuteur 1Fait
    « Il y a en ce moment un couvre-feu de 19h à 6h du matin. »
  • 0:20Locuteur 1Fait
    « Les élèves du lycée international français ont pu être récupérés par leurs parents. »
  • 0:22Locuteur 1Fait
    « Notre poste est aussi en sécurité. »
  • 1:00Locuteur 1Chiffre
    « Il y a 3000 jeunes dans la première coorte qui sont attendus pour 2026. »
  • 1:02Locuteur 1Chiffre
    « 10000 jeunes en 2030. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Et j'ai donc le plaisir de recevoir Éléonore Carois. On va revenir avec vous sur la tournée en Afrique d'Emmanuel Macron. Mais avant cela, un mot si vous le voulez bien sur la Guinée Bisaou, on l'a vu, les militaires sont désormais aux commande. Comment la ministre déléguée que vous êtes voit et analyse la situation là-bas ? Et avez-vous pu avoir des nouvelles des Français présents sur place ? Oui, absolument. Nous suivons la la situation de très près et avons été évidemment préoccupés par l'interruption du processus électoral parce que vous savez qu'on devait avoir le résultat des élections de dimanche aujourd'hui. On est aussi attentif à une situation qui peut être volatile et qui demeure instable même si nous l'avons vu le général Horta a pris la parole mais les

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118 français qui sont présents sur place sont en sécurité. Euh, il y a en ce moment un couvre-feu de 19h à 6h du matin. Il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises. Nous, ce que l'on espère, c'est qu'on va avoir un retour au calme très rapidement. Les élèves du lycée international français ont pu être récupérés par leurs parents. Notre poste est aussi en sécurité, mais nous nous appelons chacun à la plus grande prudence. Voilà pour la Guinée Bissao. Revenons à la tournée africaine d'Emmanuel Macron. 5 jours, île Maurice, Gabon, Angola, Afrique du Sud. Est-ce que selon vous, il y avait besoin de créer ou plutôt de recréer du lien sur ce continent africain où on le sent bien depuis des années, l'influence de la France souffle ? Et bien moi, j'étais euh juste avant

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la tournée du président euh de la République à Kigali, donc dans un autre pays, dans une autre au Rwanda euh dans le cadre de la de l'Organisation internationale de la francophonie. Et je peux vous dire que j'ai été très bien reçu, tout comme le président et je j'en viens a fait une excellente tournée africaine. Donc on dit que l'influence de la France essouffler, que la présence de la France serait remise en cause. Moi, c'est pas du tout la perception que j'ai, notamment à la veille du sommet Africa forward que la France va organiser avec le Kenya et qui en fait est un dialogue entre la jeunesse française et la jeunesse africaine. Nous parlons à cette jeunesse africaine et nous leur parlons d'égal à égal dans une logique partenariale, ce qui fait aussi

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partie de de ce portefeuille ministériel que j'ai que j'ai le le bonheur de porter et qui en réalité a un regard tourné vers l'avenir, un regard tourné vers l'économie, les relations économiques que nous pouvons développer vers pour certains pays, alors pas tous, cette langue que nous avons en commun, le français. Et pour revenir plus précisément à votre question sur la tournée du président de la République, elle s'est composée par plusieurs déplacements. Il a visité l'île Maurice et il a eu d'excellents une excellente réception aussi tourné vers la coopération économique, vers la coopération culturelle et ça ça a été extrêmement productif. Il a été au Gabon et là aussi on a vu un investissement très important notamment dans le cadre

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du transgabonnais. Euh nos entreprises qui étaient présente, une vraie coopération qui s'installe. Il était en Angola. Alors là, c'était dans le cadre du sommet Union européenne, Union africaine, mais là aussi très bon accueil. Il était au G20 en Afrique du Sud. Donc moi, je dirais vraiment nous avons toute une histoire à écrire avec le continent africain et puis ça s'annonce plutôt bien parti. Alors, Emmanuel Macron le répète à l'envie, la France doit avoir une approche différente en Afrique fondamentalement. Euh, en quoi la stratégie française diffère-t-elle de celle d'il y a 15 ou 20 ans en Afrique ? Encore une fois, moi j'insiste sur le thème du partenariat. On [raclement de gorge] est dans des gagnant gagnant, c'est le mot utilisé par l'Élysée. Bah gagnant gagnant, c'est exactement

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ça. Quand vous regardez le transgabonnais qui est un train qui traverse le Gabon, euh ça va permettre le développement économique de ce pays. Ça va permettre aussi l'utilisation du transport ferroviaire qui est quand même l'un des moins polluants et ça va permettre aux entreprises françaises d'investir au Gabon et et aussi dans les mines de manganèise au Gabon qui sont nécessaires pour la transition énergétique. Donc vous voyez là c'est vraiment un exemple de gagnant gagnant mais il y en a énormément d'autres d'exemples de gagnants gagnants. Et c'est pour ça que lorsque l'on regarde ce qu'on va essayer de mettre en avant dans le sommet Africa forward, c'est vraiment un dialogue entre des pays partenaires qui ont envie de se développer et de travailler ensemble.

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Éléonor Carois, vous restez avec nous. On va désormais se pencher sur les annonces ce midi d'Emmanuel Macron concernant ce nouveau service militaire volontaire. Selon le chef de l'État, la jeunesse française est prête à se lever pour la patrie. Fin de citation. Il annonce un nouveau service national dès l'été prochain et il l'assure, les jeunes volontaires serviront uniquement sur le territoire national. Pas question donc de les envoyer en Ukraine. On va écouter Emmanuel Macron. C'était ce midi dans les Alpes. Nos jeunes du service national serviront pendant 10 mois, ce qui correspond à une année de saisure et permet de s'inscrire parfaitement dans le parcours de nos jeunes. Nos jeunes du service national commenceront par une formation initiale

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d'un mois où ils apprendront ensemble les rudiments de la vie militaire. Ils acquéront l'esprit de discipline, se formeront au maniments des armes, à la marche au pas, au champs, à l'ensemble des rituel qui nourrissent la fraternité de nos armées et concourt à la grandeur de la nation. Jeunes du service national seront ensuite affectés durant 9 mois au sein d'une unité militaire où ils effectueront les mêmes missions que l'armée d'active sur le territoire national. Face à la menace russe, les annonces d'Emmanuel Macron vous semblent aller dans le bon sens. Ça répond à un vrai besoin des armées. Plus qu'un besoin des armées, je pense que ça répond aussi à un besoin de cohésion nationale et une envie d'engagement que l'on voit chez nos

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jeunes. Et je pense que l'armée parce qu'elle permet à des jeunes de différents milieux sociaux, de différents territoires de se retrouver, c'est un brassage et ce brassage, il est important, je pense aujourd'hui. Alors évidemment, il s'agit d'un service qui sera sur une base de volontariat, qui sera limité dans le temps mais qui permettra de constituer une réserve. Et le fait d'avoir des réserves, y compris des réserves citoyennes, c'est quelque chose qui est important pour redonner de l'élan, pour recréer une cohésion nationale. D'ailleurs, on réfléchit aussi à cette réserve diplomatique pour permettre de déployer des personnes dans le cadre de notre diplomatie qui gère aussi beaucoup de crise à travers le monde. Donc moi, je pense que tout ce qui peut nous redonner se vivre ensemble

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et puis l'occasion de se connaître, de cohabiter, de recréer ces conditions sur une base de volontariat est une bonne chose. Et ça dépasse bien l'aspect militaire, on l'a bien compris en vous entendant. Vous pensez qu'il va avoir du succès ce service volontaire ? Il y a un objectif peut-être chiffré qui circule au sein du gouvernement. Oui. Alors, il y a 3000 jeunes dans la première coorte qui sont attendus pour 2026. Après, 10000 jeunes en 2030, c'est un peu les chiffres que l'on a. Après, tout dépendra de la façon dont il est mise en place, accepté par les jeunes, mais je pense qu'il répond vraiment à une demande, à cette demande d'engagement, à cette demande de servir son pays que l'on retrouve sous diverses formes de la part de beaucoup de jeunes.

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Et ça existe dans d'autres dans d'autres pays. Moi, j'ai grandi à l'étranger, dans des pays dans lesquels vous deviez contribuer à votre pays, par exemple, pour passer votre baccalauréat. En Suisse, par exemple, vous avez encore un service militaire. Enfin, tout ça sont des choses qu'on a un peu oublié en France et c'est pas du tout l'objet n'est pas de revenir à une forme de service militaire obligatoire ou à une conscription, mais de créer ce vivre ensemble. Vous connaissez bien les Français de l'étranger, vous sentez cette appétence chez eux également pour ce service national volontaire ? En tout cas, il y a une vraie appétence pour pour ce qui pour ce qui fait notre unité, pour être en lien avec la France, pour garder ce lien avec leur pays. C'est d'ailleurs la

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raison pour laquelle une fois que le budget les tout cet examen budgétaire sera passé, moi j'aimerais travailler sur des propositions pour les Françaises et les Français de l'étranger pour leur permettre justement de rester en lien avec la France. Alors, Emmanuel Macron le précise bien, les jeunes volontaires serviront uniquement en France. Ça semble logique de ne pas envoyer euh de des personnes qui ne sont pas extrêmement formées sur des terrains d'opération extérieure. Il y avait une vraie inquiétude au sein de la population française. Il y a surtout eu toute une polémique suite à des propos qui ont pu être tenus par le chef d'état-major des armées et et moi je déplore cette polémique, je dois le dire parce que la France doit être prête à perdre ses

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enfants. C'est ça la petite phrase de la semaine dernière. Parler exactement, vous venez de le dire. C'est ça, c'est le terme, c'est une petite phrase et moi je pense que on n'est pas dans une situation internationale dans laquelle on peut s'arrêter aux petites phrases. Alors évidemment, il le précise si besoin en été que c'est sur le territoire national et ça semble être une évidence. Mais je pense que ce qu'il faut c'est éviter à tout prix tout ce qui fait polémique, tout ce qui crée de la division lorsque l'idée est justement de recréer se vivre ensemble et de recréer cette envie de servir son pays que des jeunes de tous horizons, de toute sensibilité politique peuvent avoir. De mon point de vue, d'une manière un peu plus large, selon vous, la France doit réellement se

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préparer à un éventuel conflit armé. Évidemment, on pense à la Russie. Vous l'évaluez comment vous cette menace ? Mais ce que l'on sait, c'est que on a euh une guerre en Ukraine et que l'Ukraine est euh à quelques heures d'avion de Paris et que cette guerre en Ukraine aujourd'hui euh alors que en 2022, on pensait qu'elle serait très courte, on voit qu'elle qu'elle dure. On voit euh que il y a des enjeux de sécurité pour tout le continent européen et d'ailleurs nos voisins européens le savent bien si l'on parle avec des Polonais ou lorsqu'on parle avec des pays baltes, ils ont très bien compris à quel point ce qui se passe en Ukraine les affecte. Et donc je pense que la prise de conscience du fait que la France n'est pas une île et que nous sommes sur un continent dans lequel

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aujourd'hui ce conflit existe, c'est quelque chose d'important. Après, il ne faut pas être alarmiste. Nous sommes un pays, il sommes membre du conseil de sécurité euh euh de l'ONU. Nous sommes un pays qui est doté aussi euh euh sur le plan nucléaire. Donc je je je pense qu'il ne faut évidemment pas alarmer, mais il faut tout simplement expliquer la situation géopolitique actuelle aux françaises et aux Français. La France ne court pas un danger imminent. Si on vous comprend bien. Écoutez, moi je ne suis pas euh chef [raclement de gorge] d'état-major des armées euh ni militaire, donc je à vous répondre sur euh sur un risque militaire. Mais ce que je peux vous dire, c'est que la situation géopolitique, et vous la connaissez aussi très bien, euh parfois on a

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tendance à la minimiser en France ou à oublier que c'est une réalité ou à se dire que elle serait instrumentalisée. Non, c'est une réalité. Aujourd'hui, vous avez une guerre en Ukraine et l'Ukraine est sur le continent européen. Merci beaucoup Ééonore Carois d'avoir accepté aujourd'hui l'invitation de France 24. Merci. Merci infiniment.