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interviewLCI· 16 mars 2025 48 min

Mathilde Panot invitée de l'Événement du dimanche avec Marie Chantrait|LCI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:05
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche, ravie de vous retrouver. Bonjour Mathilde Panot. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. Une heure d'interview avec à mes côtés pour vous interroger. Arlette Chabot, bonjour à vous. Bonjour. Énormément de thématiques à aborder ensemble dans une période internationale très troublée. Vous avez assisté à une réunion cette semaine avec le Premier ministre François Bayrou et Sébastien Lecornu. On y reviendra. On parlera évidemment aussi des propos de Bruno Retailleau sur l'Algérie, la loi narcotrafic qui arrive au Parlement cette semaine.

Et puis cette manifestation contre l'extrême droite et le racisme. Et un visuel qui a fait très polémique. On y reviendra ensemble. Mais d'abord, effectivement, cette situation internationale. Les propos du président de la République ce matin dans la presse quotidienne régionale. On souhaite y revenir avec vous. Il le dit notamment, il précise son plan, ce plan franco-britannique. Et il le dit, l'envoi de troupes pour sécuriser un éventuel cessez-le-feu s'il était finalement signé. Quelques petits milliers d'hommes par nation, l'Ukraine est souveraine. Ce n'est pas à la Russie de l'accepter ou pas. Êtes-vous d'accord avec cette position ?

1:13
Mathilde Panot

Alors, le problème de ce qui est dit et fait par Emmanuel Macron et d'ailleurs par les autres dirigeants européens depuis maintenant plusieurs jours, c'est qu'ils ont sorti la France et l'Europe de l'histoire. Parce que vous avez en ce moment des pourparlers de paix qui se sont tenus d'abord directement entre Poutine et Trump, ce qui est un problème, en l'absence des Ukrainiens. Ensuite, il y a eu des discussions entre les Etats-Unis et les Ukrainiens. Mais les Européens sont complètement absents des discussions.

Et c'est notamment l'impasse dans lequel nous avons été mis par des années et des années de politique atlantiste où d'un coup, ébahis, on découvre que les Etats-Unis n'ont pas les mêmes intérêts que les nôtres. Je vais vous répondre très précisément sur la question que vous avez posée. Nous, sous mandat de l'ONU, que ce soit des casques bleus ou sous mandat de l'ONU, nous sommes d'accord pour que la France, des Français puissent être là pour assurer les garanties et notamment s'assurer que les garanties de sécurité mutuelle soient bien respectées pour une paix durable. Sous mandat de l'ONU à chaque fois. Sous mandat de l'ONU. Mais sinon, nous ne sommes pas d'accord.

Parce que si on dit que la Russie ne serait pas d'accord avec ça, qu'est-ce que ça veut dire ? Que la France rentre directement en co-béligérance contre une puissance nucléaire. Et alors là, on est dans une situation qui est complètement différente. Donc ce que nous voulons, nous, c'est qu'évidemment les Ukrainiens soient autour de la table, que ce soit avec un mandat de l'ONU et qu'on travaille à une paix juste et durable. Et les Européens ont aussi des garanties de sécurité à demander. Par exemple, nous nous demandons qu'on rétablisse un traité sur les missiles intermédiaires qui avaient été arrêtés notamment avec le désengagement de la Russie et des Etats-Unis en 2019.

Et on comprend bien sur les missiles à portée intermédiaire que ça concerne directement les intérêts des Européens. Donc le problème, c'est que nous ne sommes plus autour de la table et qu'on a beau gesticuler dans tous les sens, le problème, c'est que nous sommes effacés de cette histoire.

3:05
Intervenant

Arlette ? Il y a plusieurs questions. D'abord, l'ONU. Il peut y avoir un veto de la Russie, si elle n'est pas d'accord avec l'envoi de troupes.

3:12
Présentateur

Et il y aura un veto de l'ONU.

3:15
Intervenant

Il y aura un veto. Deuxièmement, on voit bien, par exemple, on a vu au Liban, les troupes, l'ONU, la Finule. Difficile de résister, totalement inexistante. Puis troisièmement, ce que vous dites, s'il y a des troupes d'une coalition avec des Européens, mais au-delà, parce que l'Australie pourrait participer, la Turquie aussi pourrait participer à cette forme du Canada. Donc la Russie dit, et c'est exactement la thèse que vous venez de reprendre, il viendrait des co-belligérants s'il venait sur le sol ukrainien. L'Ukraine pourrait demander à accueillir cette coalition. Vous dites non. Et là, c'est exactement la thèse de Poutine et de Moscou que vous développez.

3:50
Mathilde Panot

Alors, Madame Chabot, juste pour commencer par votre première question, qui est une question, d'ailleurs, que moi, j'avais posée directement lors de cette réunion qu'on avait avec M. Lecornu et le Premier ministre. Si la Russie met un veto, ça veut dire que nous ne sommes pas dans le cadre d'un accord de paix. Nous sommes d'accord. Parce que si nous sommes dans le cadre d'un accord de paix, je ne vois pas pourquoi la Russie mettrait un veto, puisqu'il y aurait un accord sur la manière dont il y a une issue diplomatique à cette guerre. Et je veux répondre à votre deuxième question.

4:17
Présentateur

La Russie pourrait, pardonnez-moi, juste, oui, mettre son veto au déploiement de ses forces. Non, mais si il y a un accord de paix, je voudrais dire qu'il n'y a pas de cessez-le-feu. Oui, d'accord, mais du coup, en fait, on n'est pas dans la même situation. Dans les conditions posent Vladimir Poutine ces derniers jours, c'est non à l'envoi de troupes. Ils le disent, mais ils l'ont affirmé, considérant que c'était un conflit armé.

4:33
Mathilde Panot

Ça s'appelle ensuite une solution diplomatique. Ça s'appelle une solution diplomatique. Et dans le cadre d'une paix négociée, à ce moment-là, on arrive avec un veto de la Russie qui n'existerait pas. Donc je ne vois pas pourquoi on pourrait ne pas utiliser l'ONU. Ça veut dire que pour vous, pas de cessez-le-feu et pas de paix, ça veut dire que la Russie a décidé de ne pas jouer le jeu ? Ça veut dire que la guerre continue, très malheureusement, alors que nous savons que cette guerre dure depuis trois ans, qu'il y a un million de morts et de blessés.

Et un sujet dont j'aimerais qu'on parle un peu plus régulièrement, c'est les enfants qui ont été transférés de force de l'Ukraine à la Russie, qui est un d'ailleurs des motifs du mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine sur le mandat international. Mais je vais vous dire, je veux répondre à la deuxième question parce qu'elle est importante. Pendant trois ans, nous nous avons dit qu'il n'y aura pas de solution militaire à cette guerre contre une puissance nucléaire. Nous avons dit qu'il faut une solution diplomatique.

Et on nous a dit très souvent, et je ne vous dis pas que vous me dites ça maintenant, Mme Chabot, mais on nous a dit très souvent, vous dites la même chose que Poutine, que Vladimir Poutine ou je ne sais quoi. On nous a accusé d'être défaitistes, d'avoir un esprit municoire. Et je vais vous dire, ce qui est en train de se passer nous donne entièrement raison.

Le problème, c'est qu'après trois ans, l'Ukraine est maintenant acculée et se retrouve avec une paix qui pourrait lui être imposée, dont nous ne savions pas si elle est durable, sous condition quand même de donner ses minerais et donc son sous-sol à des multinationales états-uniennes dont, je ne sais pas si vous savez, les montants qui sont exigés, c'est-à-dire 300 milliards, c'est quasiment deux fois le PIB de l'Ukraine. Donc il y a une différence entre ce que nous nous proposions dès le départ, c'est-à-dire que les Européens créent un cadre. On proposait l'OSCE, pourquoi pas ?

Créer un cadre dans lequel il serait, dans lequel les Ukrainiens seraient, dans lequel il y aurait des discussions diplomatiques pour arriver à la paix. Vous savez, on ne fait la paix qu'avec son ennemi et qui aurait permis d'avoir un rapport de force plus fort pour l'Ukraine. Parce que quel est le problème maintenant ? Pourquoi est-ce que Zelensky est obligé de céder ? C'est parce que les États-Unis, non seulement ont gelé l'aide pendant un temps, mais surtout ont arrêté de leur donner des renseignements. Et donc vous aviez des Ukrainiens complètement à l'aveugle, qui ne savaient plus le mouvement des troupes, qui ne savaient plus où cibler les attaques.

6:31
Présentateur

Les Américains ont arrêté récemment le renseignement.

6:33
Mathilde Panot

Oui, d'accord, mais en seulement une semaine, ils sont obligés de plier. Pourquoi ils sont obligés de plier ? Parce que nous n'avons pas, nous, les moyens de donner ces renseignements. Et le problème, c'est que depuis des années de politique d'alignement sur les États-Unis, dans le cadre de l'OTAN, nous nous sommes affaiblis. Nous nous sommes affaiblis. Donc ce que nous disions depuis le début n'est en rien. Nous, nous ne sommes ni Trump ni Poutine, nous nous voulons une France alignée au service de la paix. Et donc, il faut une paix négociée.

6:58
Intervenant

Nous n'en sortirons pas autrement. Mais vous croyez à la sincérité de la Russie ? C'est la question que pose une interrogation posée par le président de la République ou d'ailleurs le Premier ministre britannique. Est-ce que sincèrement, la Russie veut la paix ? On voit bien qu'il n'y a pas de réponse claire aux propositions qui ont été faites, notamment à Donald Trump, même si on continue à négocier. Est-ce qu'ils veulent vraiment la paix ? Ou est-ce qu'ils veulent pour l'instant gagner du temps pour améliorer leur situation militaire ?

7:23
Mathilde Panot

En tout cas, ce qui est évident, c'est que nous avons une guerre d'agression où la Russie a délimérément violé les frontières de l'Ukraine et met en cause la souveraineté d'un État. Et nous ne pouvons pas accepter ça. Parce que si la Russie le fait, d'autres États peuvent le faire partout. Et donc, à la fin, vous n'avez plus aucun droit international qui compte. Et d'ailleurs, l'humiliation de Zelensky dans le bureau Oval avait une valeur de leçon pour le monde. Trump est en train d'expliquer au monde que désormais, c'est la loi du plus fort qui doit prévaloir. Et nous ne pouvons, nous Français, nous Européens, absolument pas accepter ça.

Donc, il est évident, et ça d'ailleurs nous a été dit, que la Russie peut continuer encore la guerre longtemps. Elle peut la continuer. Donc, je ne crois pas que la Russie veuille d'un coup directement avoir la paix ou je ne sais quoi. Mais la question, c'est comment est-ce qu'on agit et on pousse à ce qu'il y ait une fin pour ce conflit qui provoque tant de souffrance du côté ukrainien principalement. Mais je veux le dire aussi, chez le peuple russe aussi, nous, par exemple, nous sommes le seul mouvement politique français à avoir non seulement aidé à sortir, accueilli et pris en charge depuis maintenant trois ans, des opposants à Poutine et des opposants à la guerre.

Donc, ils sont des Russes favorables à la paix. Donc, nous devons agir pour la paix.

8:34
Intervenant

La question, c'est la question que vous posez, c'est est-ce qu'il est sincère quand il dit une sorte de oui mais ou de non mais aux propositions de ces cellules ? Mais probablement pas. Il a envie de paix ou pas ?

8:44
Mathilde Panot

Probablement pas. Mais non, probablement pas. Mais la question, c'est qu'est-ce que vous faites ? Ok, moi, je le... Oui, la question. La question, c'est à partir du moment où vous avez posé ça, c'est Vladimir Poutine qui a violé le droit international. À partir du moment où vous avez donc quelqu'un qui sort de toutes les règles internationales et provoque une guerre d'agression, je rappelle, un million de morts et de blessés depuis trois ans avec deux enfants chaque jour. Bon. À partir du moment où vous avez dit ça, qu'est-ce que vous faites ?

Soit vous continuez sur une politique « va-t'en-guerre », ce qui a été fait depuis trois ans, en expliquant que l'Ukraine va gagner, l'Ukraine va gagner avec aujourd'hui l'Ukraine... Il n'aurait pas fallu soutenir l'Ukraine comme l'Europe l'a fait en l'armant

9:23
Présentateur

et en la soutenant financièrement. Nous, nous sommes... On comprend un peu entre les lignes quand vous dites cela. Mais pas du tout. Pas du tout.

9:30
Mathilde Panot

Nous, nous sommes favorables et nous avons toujours été favorables au soutien de l'Ukraine. Parce qu'y compris, je le redis, c'est ce que j'ai dit tout à l'heure, la situation de la résistance ukrainienne détermine le rapport de force de négociation. Et le problème que nous avons maintenant, c'est de voir que les Européens font comme si Trump n'avait pas changé de stratégie, font comme si Trump n'était pas directement en lien avec Poutine et que donc ils imposaient leurs propres conditions, y compris qu'ils sont prêts à imposer une paix qui sera, en plus, je ne suis pas durable du tout, mais une paix aux Ukrainiens sous les conditions de Poutine. C'est ça qui est grave.

Donc soit vous faites une stratégie va-t'en-guerre en disant c'est pas grave, on va continuer, alors que nous savons que l'Ukraine ne peut pas tenir, notamment sans les renseignements états-uniens, ou alors on met toute sa force pour avoir une issue diplomatique. C'est ce que nous ne cessons de dire. Vous dites la diplomatie, se mettre autour d'une table donc.

10:22
Présentateur

On aimerait vous interroger, et on va y venir, sur la réunion de jeudi dernier autour du Premier ministre et de Sébastien Lecornu. Mais d'abord, avec Arlette, on s'interrogeait sur qu'est-ce qui, du point de vue de la France insoumise, des conditions posées par Vladimir Poutine, qu'est-ce qui est à vos yeux acceptable ou pas ? Parce que ces conditions sont extrêmement nombreuses. Il y a évidemment le non-accès à l'OTAN, il y a ces territoires annexés, il y a le désarmement de l'Ukraine, forme de neutralité, et la sortie de Zelensky aussi, parce que c'est clairement opposé.

On sait que des négociations ont lieu, que des hauts responsables américains sont en contact avec des opposants à Zelensky. Qu'est-ce qui, dans toute cette liste-là, si on vous entend, vous plaidez pour une forme de diplomatie, de tour de table avec tous ces acteurs-là, qu'est-ce qui est acceptable, de vos points de vue,

11:06
Mathilde Panot

quand pose Poutine toutes ces conditions ? Alors, je vais vous dire, nous, les conditions qu'on voudrait poser comme garantie de sécurité mutuelle, mais je redis ce que je disais tout à l'heure, qui est quand même important à comprendre, c'est que, quel que soit ce que les uns et les autres disent, du fait de la stratégie qui a été utilisée depuis trois ans, et même depuis des années, qui nous ont affaibli, notamment dans notre possibilité, d'avoir une indépendance dans la défense, de ce fait-là, nous ne sommes pas autour des tables des négociations. Je veux quand même le redire, parce que nous sommes ainsi sortis de l'histoire. Et l'Europe, ce n'est pas la France.

11:35
Intervenant

La France, elle est indépendante. On en parlera tout à l'heure en matière de défense. Alors, on en parlera. On en parlera.

11:39
Mathilde Panot

On en parlera. C'est un bon sujet pour après. Mais, du coup, je vais vous dire ce que nous, on pense qu'il faudrait mettre comme garantie de sécurité mutuelle. Dans les objectifs qui étaient pointés sur les objectifs côté ukrainien, donc, évidemment, il y avait l'intégrité de la souveraineté territoriale de l'Ukraine, notamment le retrait des troupes russes Donbass-Crimée, et le fait que l'Ukraine puisse adhérer à l'OTAN. Ces trois objectifs ne seront pas tenus. Et tout le monde le sait aujourd'hui.

Je veux dire, on peut faire semblant que ce n'est pas vrai, mais ces trois objectifs ne seront pas tenus, notamment parce que dans les garanties de sécurité mutuelle à apporter aux Ukrainiens, mais ceux que vont demander les Russes, il y a évidemment la non-adhésion à l'OTAN de l'Ukraine. Ce qui fait dire,

12:21
Présentateur

quand vous dites que ça ne sera pas tenu, pardonnez-moi, à certains de vos anciens partenaires, il faut les qualifier comme ça, que finalement, vous avez un discours qui confine à la capitulation de l'Ukraine.

12:30
Mathilde Panot

Voilà ce qu'on nous dit depuis trois ans. Et si on nous avait écoutés depuis trois ans, nous aurions eu un cadre avec les Européens autour, avec les Ukrainiens, et qui aurait fait que l'Ukraine aurait été dans une meilleure position pour sortir de la guerre avec sa souveraineté territoriale. Je vais vous dire, nous, ce que nous exigeons. Première chose, c'est qu'en cas, par exemple, sur Crimée et Donbass, nous voulons des votes d'autodétermination sous égide de l'ONU.

Ensuite, nous voulons une protection pour les Européens, notamment la question, je le disais, du rétablissement du traité sur les missiles intermédiaires, mais aussi, nous voulons des casques bleus dès maintenant, dès maintenant, autour des réacteurs nucléaires, dont nous avons dit maintes fois que s'ils étaient touchés, ce serait une catastrophe dans la catastrophe. Nous voulons, par exemple, le retour des enfants dont je parlais juste avant, qui ont été transférés de force. Enfin, vous avez, même si on ne connaît pas le nombre exact, mais on pourrait parler de 20 000 enfants ukrainiens qui seraient actuellement en Russie.

Ensuite, nous voulons la possibilité du retour des réfugiés et des déserteurs qui puissent avoir un droit au retour. Et évidemment, je le dis, mais c'est le B.A.B.A., mais il faut que l'Ukraine soit autour de la table, non pas après les négociations entre Trump et Poutine, mais directement autour de la table avec les Européens. Donc, il y a... Ce que je veux dire par là, c'est que tous ceux qui nous ont amenés dans une stratégie va-t'en-guerre sont responsables de cette impasse. Donc, vous ne pouvez pas nous dire que nous sommes pro-Poutine.

13:53
Intervenant

La Russie, c'est bien sûr, la Russie, il voulait dénoncer l'agression, mais qui d'autre ? C'est-à-dire, c'est les Européens, c'est la France... Mais tous ceux qui ont dit que nous capitulions exactement ce que vous allez dire à l'instant. C'est Emmanuel Macron qui stratégie va-t'en-guerre quand vous citez,

14:05
Mathilde Panot

c'est lui qui est visé aussi ? Ça dépend. Ça dépend de quel Macron vous parlez. Alors, quand il parlait d'envoyer des troupes comme ça, françaises, en nous mettant directement au Béligéran, oui, je crois. Quand, par exemple, Emmanuel Macron essayait, lui, de faire des pas diplomatiques, ce qu'il a essayé de faire à un moment. Donc, ça dépend de quel Emmanuel Macron vous parlez. Mais je parle, puisque vous disiez tout à l'heure que nous étions pour la capitulation. Qu'est-ce qui va se passer ? Je ne dis pas que vous êtes pour, je dis que certains de vos opposants vous le reprochent à le point du doigt.

Qu'est-ce qui va se passer si l'Ukraine est forcée d'accepter des conditions qui sont absolument drastiques, qui sont les conditions de Poutine ? Qu'est-ce qui va se passer ? Ça sera la responsabilité de ceux qui n'ont jamais essayé avant de faire en sorte qu'on trouve un accord de paix. durable qui ne mette pas l'Ukraine au pied du mur. Mathilde Panot, c'est ce qui est en train de se passer.

14:54
Présentateur

Sur la réunion de jeudi, il y a des informations confidentielles, visiblement, qui vous ont été transmises. Vous avez parlé d'une réunion bien trop longue. Est-ce que vous avez d'abord appris des choses ? Est-ce que des renseignements qui vous ont aussi éclairés sur la situation ? Est-ce que vous sortez de là en disant qu'aujourd'hui, la menace, c'est la Russie ? La Russie constitue une masse existentielle

15:15
Mathilde Panot

pour l'Europe. Alors, c'est Emmanuel Macron lui-même qui le dit. Et d'ailleurs, ça nous a été confirmé dans cette réunion et je ne trahis aucun secret en disant cela. Évidemment, la Russie est une menace pour l'Ukraine. C'est une évidence. C'est une menace directe depuis maintenant trois ans. Mais comme ça a été dit à la fois par Emmanuel Macron et à la fois redit dans cette réunion, la Russie cherche, fait des tentatives de déstabilisation sur différents pays, dont la France. Voilà, ça c'est une évidence. mais la Russie n'est pas une menace directe pour la France. Pourquoi ? Parce que Mme Chabot l'a dit tout à l'heure. Parce que la France a la chance d'avoir la dissuasion nucléaire.

Et que donc, évidemment, la France est protégée par rapport à beaucoup d'autres pays. Donc, que ça soit une menace directe pour la France, non, ce n'est pas vrai. Et je vais vous dire ce qui s'est passé dans cette réunion et qui est assez symptomatique. sur la déstabilisation de nos démocraties, pardonnez-moi si. Oui, j'ai dit le mot déstabilisation juste avant. Oui. Voilà. Mais est-ce qu'il va y avoir des chars russes qui arrivent dans Paris ? Non, ce n'est pas vrai. C'est ça que je suis en train de vous dire. D'accord. Mais sur la réunion qui était quelque chose...

Bon, c'est un exercice qui est intéressant parce qu'on a les différents états-majors qui font des points sur quelle est la situation, y compris en Ukraine, quelle est la situation pour la France. C'est intéressant. Mais il y a deux choses qui me gênent dans la réunion que nous avons eue. La première, c'est que nous, nous ne voulons pas juste être consultés dans une réunion, aussi longue que soit-elle. Nous voulons pouvoir être décidés. Nous voulons pouvoir voter. Et je veux alerter sur le fait qu'on nous a déjà essayé par deux fois, en quelque sorte, d'étouffer la démocratie dans notre pays.

Je vous rappelle, le Covid, au début, au moment où le président de la République parle du confinement, il dit six fois nous sommes en guerre et ensuite c'est le Conseil de défense dont nous n'avons aucune idée des décisions qui sont prises et aucune responsabilité derrière des décisions qui ont été prises à ce moment-là. Et puis, vous avez surtout l'élection présidentielle de 2022 au moment, justement, du début de la guerre d'agression de Russie en Ukraine où Emmanuel Macron refuse tous les débats avec les différents candidats alors que c'était le moment de choisir la grande orientation pour les cinq prochaines années pour le pays.

Et il dit à chaque fois parce que nous sommes en guerre, du coup, il n'y aura pas de débat démocratique. Et nous, ce qui nous inquiète dans ce qu'on est en train de vivre maintenant, dans le fait de se lancer dans une économie de guerre et autres, c'est qu'on étouffe la démocratie. Donc, nous, nous voulons voter. Et deuxième chose, excusez-moi, Madame Chabot, juste rapidement et vous allez rebondir.

La deuxième chose qui m'a gênée, c'est que ça a été dit très directement, d'ailleurs par le Premier ministre lui-même, c'est que nous étions là pour mobiliser les esprits, pour préparer les esprits et les aider dans l'opinion à ce qu'il faille encore beaucoup augmenter les budgets militaires et de baisser les autres. On a y arrivé,

17:53
Intervenant

c'est effectivement l'augmentation du budget de la défense. Alors, vous disiez en gros, vive De Gaulle, merci pour avoir décidé la dissuasion nucléaire. Pas sur tous les sujets, mais sur ça, oui, évidemment, mais sur d'autres sujets

18:05
Mathilde Panot

comme la résistance que De Gaulle a fait avec beaucoup d'autres forces. Absolument. Alors,

18:08
Intervenant

loi de programmation militaire, vous ne l'avez pas votée, dans quelques temps, effectivement, il y a une grande réflexion qui va vraiment entrer dans le dur, si j'ose dire, c'est l'augmentation du budget de la défense. D'abord, est-ce que vous pensez qu'il faut augmenter le budget de la défense français ? Alors, ça dépend pour faire quoi ? De 2 à 3,5%. Je vais vous dire, Madame Chabot, ça dépend pour... Sur le principe,

18:28
Mathilde Panot

c'est nécessaire ou pas déjà ? Ça dépend pour quel besoin. Je vais vous dire. Moi, j'ai un problème avec l'économie de guerre dont on est en train de parler. Le premier, c'est que nous ne sommes pas dans une économie de guerre. Vous connaissez l'histoire. Une économie de guerre, c'est un moment où on met 20 à 30% de son PIB dans la défense. Ce n'est pas du tout ce qui est en train de se passer. Et on n'est pas en transformé nos lignes de production pour fabriquer des chars. Exactement. Mais... Donc, ce n'est pas ça. Bon, ça, c'est la première chose.

Donc, nous, nous voulons avoir ce qu'on a appelé une économie de paix, une économie des besoins dans lequel la défense rentre en ligne de compte. Madame Chabot, je vais vous expliquer pourquoi.

Quand je dis pourquoi faire, pour répondre à quels besoins, évidemment que nous, nous voulons, quand nous disons que la France soit non alignée et indépendante, qu'elle puisse répondre à la fois aux agressions qui pourraient lui être faites de manière directe, mais aussi aux nouvelles menaces qui pèsent sur la France mais sur le monde, c'est-à-dire les cyberattaques, des attaques bactériologiques, des attaques, je le dis quand même, nous sommes le pays le plus nucléarisé au monde par son nombre d'habitants, donc des attaques sur notamment des installations nucléaires qui est une faiblesse majeure de la France sur cette question. Donc nous, s'il y a des besoins...

19:32
Intervenant

Si l'effort est porté sur ces sujets, cyberattaques, etc., vous n'êtes pas hostile à une augmentation du budget de la défense. En fait, sur le principe...

19:40
Mathilde Panot

Nous, pour défendre les intérêts vitaux de la France, nous ne sommes pas hostiles à, s'il y a des besoins, à augmenter des dépenses de défense.

19:49
Présentateur

Dans les proportions annoncées par notamment le ministre Lecornu, 100 milliards d'euros par an ?

19:53
Mathilde Panot

Mais encore une fois, quand on leur demande 100 milliards, ils nous disent que c'est un extincteur qui a été utilisé on est en train d'évaluer les besoins. Donc en fait, ils ne savent rien de ce qu'ils sont en train de faire. La France est spectatrice de ce qui est en train de se passer. C'est ce qui me pose un problème profond.

20:04
Présentateur

Spectatrice, mais soutien aussi de l'opinion dans ce que vous dites et on disait avec Arlette.

20:08
Mathilde Panot

Attendez, parce que je n'ai pas terminé sur l'économie des besoins. L'économie des besoins, c'est à la fois s'il y a des besoins dans la défense, nous les remplirons. Et nous savons aussi qu'il y a des besoins immenses sur la question des hôpitaux de ce pays, sur la question de l'éducation. Vous avez vu il y a 5 000 classes qui sont en train de fermer. Sur la question juste de pouvoir vivre dignement, il y a 1,2 million de familles qui se retrouvent avec des coupures d'électricité. Non, non, attendez. Mais parce que vous dites... Parce que tout ça, c'est une condition. Oui, mais il y a une forme de contradiction

20:36
Présentateur

dans ce que vous dites aussi. Parce que vous dites... Bah si, parce que vous dites on a été spectateur, on n'est pas à la table, l'Europe n'a rien fait. Si là, on n'est pas à ce moment-là de notre histoire et d'une forme de basculement, de changement d'alliance, on ne se prépare pas justement à cela, vous le reprocherez aussi au gouvernement qui n'a rien fait. Mais qu'est-ce que vous voulez faire ? Moi, je ne veux rien faire. Spécialement, je ne suis pas aux manettes. Mais est-ce qu'il n'y a pas urgence à agir et réinvestir

21:00
Mathilde Panot

dans notre défense ? Vous pensez qu'il faut urgentement faire une course à l'armement ? Vous croyez que c'est avec des chars, par exemple ? La seule attaque qui a été citée par Emmanuel Macron, c'est les hôpitaux. Vous croyez que c'est avec un char qu'on lutte contre des cyberattaques ? Mais l'investissement

21:12
Présentateur

du budget de la défense, des budgets de la défense n'est pas ciblé uniquement vers l'investissement dans les chars.

21:17
Mathilde Panot

C'est pour ça que je dis pourquoi faire ? Et quand je dis qu'il y a d'autres budgets sur lesquels il faut augmenter des choses, qui sont des besoins, pour répondre à des besoins, il y a une condition à cela. Et cela s'appelle le partage des richesses, cela s'appelle faire contribuer enfin les riches de ce pays qui se gavent sur une politique de malheur. Et je vais vous dire quand a été inventé l'impôt sur le revenu, si vraiment ils veulent parler d'économie de guerre. 1914, quand il y a eu une taxe sur les profiteurs de guerre, 1916, qui à l'époque avait été votée par l'unanimité de l'Assemblée avec une seule voix contre.

Donc nous ne sommes pas d'accord avec le fait qu'on nous explique, avec un concours l'épine, qu'il faudra investir dans les canons plutôt que dans les loisirs des retraités, comme le dit le directeur général de la BPI, qu'il va falloir faire la retraite par capitalisation, qu'il va falloir travailler non plus 35 heures mais 36 heures. Nous ne sommes pas d'accord pour qu'on attaque les droits des Français en utilisant justement le contexte international et en faisant monter une peur qui ne correspond pas à la réalité de ce qu'est notre pays. Donc nous sommes d'accord pour investir selon les besoins. Mais je veux dire une dernière chose, excusez-moi mais c'est important.

Si l'investissement supplémentaire qu'il voudrait mettre dans la défense, c'est pour s'aligner encore plus sur les Etats-Unis, nous ne sommes pas d'accord. Parce que quand vous voyez l'Europe de la défense... Il y a une volonté d'acheter européen et d'investir européen est-ce que vous savez que pendant des années, la moitié de ce qui était acheté dans les pays de l'Union européenne sur la question de la défense c'était directement Etats-Unis. Et qu'aujourd'hui ce n'est même plus un euro sur deux qui va aux Etats-Unis, c'est deux euros sur trois qui sont dépensés qui vont aux Etats-Unis.

22:48
Intervenant

Évidemment, Emmanuel Macron dit aux entreprises françaises notamment d'assaut d'aller vendre le Rafale en Allemagne et ailleurs en Europe pour qu'ils arrêtent d'acheter des F-35 américains. Oui, c'est très bien mais ça arrive un peu tard. Ça arrive un peu tard

23:01
Mathilde Panot

et je vais vous dire, nous, c'est exactement ce que j'ai dit d'ailleurs pendant la réunion, nous, nous croirons le gouvernement sur la question de la défense lorsqu'ils auront nationalisé Vancorex qui est indispensable à l'autonomie de la dissuasion nucléaire et qui met quand même 6500 emplois en jeu. Donc nous les croirons quand ils auront commencé à faire ça parce que maintenant il y a eu 12 000 emplois industriels détruits depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Donc maintenant la désindustrialisation à tout va, ça suffit, c'est ça qui justement nous affaiblit.

23:29
Intervenant

Mais augmenter la production d'armes pour que la France puisse les vendre notamment aux partenaires européens, surtout s'ils se détournent des armes américaines sur le principe vous êtes hostile ou vous dites bah oui, oui. Mais encore une fois c'est ce que je disais

23:40
Mathilde Panot

sur le pourquoi faire.

23:41
Intervenant

C'est les besoins. C'est quand même simple. Et se protéger. On n'a pas de canons,

23:45
Mathilde Panot

on n'a pas d'obus. Un, qu'il y ait des décisions démocratiques qu'on arrête d'étouffer la démocratie au prétexte d'un contexte international. Oui, bah d'accord. C'est un débat au Parlement sur le budget de la démocratie. Oui, d'accord. Mais pour l'instant nous n'avons pas eu de débat sur ce qu'est en train de faire enfin nous avons eu des débats mais sans aucun vote sur ce qu'est en train de faire la France. Donc ça c'est la première chose puisque le débat que nous avions demandé au Parlement au titre de l'article 50-1 de la Constitution n'a pas donné lieu à un vote comme nous le demandions. Donc ça c'est la première chose.

Et donc démocratie et la deuxième chose c'est répondre à des besoins qu'on nous explique exactement. Quels sont les besoins ? A quoi ça va correspondre ? Et si c'est pour nous aligner encore plus et être encore plus dépendant des Etats-Unis nous ne sommes pas d'accord. Nous sommes d'accord nous pour qu'on défendre les intérêts vitaux de la France qui je le rappelle ne sont pas seulement européens mais dans tous les océans du monde notamment avec les territoires dits ultramarins.

24:31
Présentateur

Ici même à votre place il y a quelques jours un ancien ministre du budget désormais au commerce extérieur le disait ce serait une grave erreur tout simplement de revenir sur la retraite à 64 ans. Ce conclave ce conclave sur les retraites a lieu en ce moment même avec les partenaires sociaux et un ancien premier ministre là le dit un conclave complètement hors sol. Comment voyez-vous les choses se passer quant à cette discussion ? Est-ce que vous voyez déjà ces négociations enterrées ?

24:59
Mathilde Panot

Mais vous voyez l'état d'esprit dans lequel on est en train de mettre le pays. Je veux dire on a encore eu il y a quelques jours un record de dividendes versés aux entreprises du 440 aux actionnaires des entreprises du 440 on a des ultra riches qui n'ont eu de cesse de s'enrichir avec des fortunes qui ont été multipliées par deux depuis 2017 des dividendes le montant des dividendes multipliés par deux depuis 2017 et on a une augmentation dramatique de la pauvreté dans ce pays.

Et nous avons d'ores et déjà des effets de la retraite à 64 ans par exemple nous avons appris là aussi il y a quelques jours qu'il y a deux fois plus de salariés du privé après la réforme passée de force sur la retraite à 64 ans que avant la réforme qu'ils partent avec une décote parce qu'ils n'arrivent pas à arriver jusqu'à l'âge où ils peuvent avoir leur retraite à temps plein il y a 30% en plus de départs pour invalidité exactement ce que nous avions dit depuis le début donc nous ne sommes pas d'accord pour qu'on explique qu'il faille soit embrigader la jeunesse soit mobiliser tout l'argent pour nous ne sommes pas en guerre il n'y a pas d'économie de guerre à avoir nous sommes d'accord pour nous défendre et avoir les intérêts stratégiques de la France qui sont conservés y compris face au plus grand défi du 21ème siècle dont nous ne parlons plus jamais c'est à dire comment conserver un écosystème compatible avec la vie humaine donc nous nous n'étions pas d'accord avec le conclave je vais vous expliquer pourquoi parce que dès le départ dans la lettre de cadrage monsieur Bayrou a dit il ne faut pas de dérapage budgétaire il faut rétablir l'équilibre budgétaire je vous rappelle que la retraite à 64 ans qu'ils ont passé contre tous les syndicats de ce pays contre l'Assemblée nationale même et contre l'immense majorité du peuple français par un 49-3 a été faite pour rétablir l'équilibre budgétaire donc on va nous faire ça à chaque fois et on voit bien que ce qui a été gagné notamment par le parti socialiste n'est en fait qu'une fumisterie dont par ailleurs un syndicat est déjà sorti d'autres syndicats ne sont pas présents

26:48
Présentateur

force ouvrière en l'occurrence

26:49
Mathilde Panot

qui a créé la porte donc moi je vous le dis il suffit d'une chose d'un vote qu'on nous laisse enfin voter alors qu'on ne l'a pas laissé au moment où c'était notre niche parlementaire donc le seul jour où nous pouvons décider de l'ordre du jour qu'on nous laisse voter sur la brocation de la retraite à 64 ans vous n'aurez pas de majorité vous savez là-dessus à l'Assemblée vous rigolez bien sûr que si nous avons une majorité en vous alliant

27:08
Présentateur

avec le Rassemblement national

27:10
Mathilde Panot

en ayant un vote de l'Assemblée qui est un vote de l'Assemblée des députés qui ont été élus par le peuple français aux dernières élections qui a fait que non seulement la Macronie a été largement battue mais en plus de cela que la retraite à 64 ans et même la retraite à 60 ans que nous portons dans notre programme a gagné les élections donc maintenant ça suffit de s'attaquer à nos droits à tout va oui nous avons besoin et je vais vous dire même ce que ça veut dire sur la civilisation du temps libéré que nous nous portons réaliser qu'il y a 40% des maires de ce pays qui sont des retraités dans des plaies à la BPI qui sont des jeunes retraités qui sont utiles pour la société 50% des présidents d'associations sont des jeunes retraités et même un tiers des bénévoles de ce pays c'est-à-dire 4 millions de personnes sont des retraités donc ça suffit maintenant s'inspirer du modèle danois c'est non 70 ans pour financer la défense aller à la retraite jusqu'à 70 ans c'est ça que le modèle danois nous ne sommes pas d'accord avec cela nous ne serons jamais d'accord avec cela

28:07
Intervenant

vous avez utilisé au moins deux reprises l'expression embrigadée la jeunesse alors le président de la république dans cette fameuse interview à la presse quotidienne régionale dit pas qu'il soit rétablir le service militaire parce que ça ne correspond pas effectivement au modèle de défense d'aujourd'hui en revanche il va faire des propositions très différentes sur le service national universel proposition donc par définition pour l'instant on ne les connaît pas est-ce que vous pensez que c'est bien c'est utile ou est-ce que le service national universel sur la base du volontariat c'est quand même une manière d'embrigader la jeunesse comme vous dites en tout cas la manière

28:41
Mathilde Panot

dont a été fait l'expérimentation du service national universel qui d'ailleurs n'a pas ensuite été généralisé pourquoi ? parce que c'était un fiasco absolument complet et donc oui avec un embrigadement oui avec par exemple la cour des comptes qui a pointé des dépenses mirobolantes pour un effet ridicule qui a été fait mais c'est quoi l'embrigadement ?

29:00
Présentateur

juste pardonnez-moi à quel moment vous voyez un embrigadement de jeunes de 15-17 ans ?

29:05
Mathilde Panot

vous n'avez qu'à voir madame Chantré le nombre d'humiliations qu'il y a eu de problèmes qu'il y a eu au sein du SNU vous n'avez qu'à regarder par vous-même il y a malheureusement de nombreux scandales autour du service national universel mais je vais vous dire si le président de la république veut aller vers quelque chose par exemple nous nous proposions à un moment qu'il y ait des sortes de services civiques de mobilisation civique qui puissent être fait notamment parce que nous avons besoin à l'heure du dérèglement climatique à l'heure où nous le savons les événements climatiques extrêmes vont se multiplier vous avez vu ce qui s'est passé à Mayotte ce qui s'est passé à La Réunion avec un cyclone le plus grand enfin le plus désastreux depuis 1962 au moins ce qui s'est passé en Ile-et-Vilaine avec les crues historiques et donc à chaque fois nous aurons besoin de volontaires pour aider à faire le rétablissement des lignes électriques à réparer les différents dégâts ça par exemple ça pourrait être intéressant comme mobilisation d'une société et d'une nation autour de grands enjeux qui sont les enjeux même de la question de la disparition de notre espèce

30:02
Intervenant

pas la défense nationale c'est ce que vous dites en gros

30:05
Mathilde Panot

enfin pourquoi pas mais en tout cas si c'est sur le modèle du SNU nous n'avons absolument

30:10
Présentateur

aucune confiance là-dedans aucune confiance mais malgré tout vous entendez aussi dans l'opinion on parle d'un effet drapeau une enquête d'opinion récente dit que 61% des français se disent favorables à ce retour du service militaire Emmanuel Macron a fermé fermé la porte à cela mais il y a quand même quelque chose dans la population que vous entendez

30:25
Mathilde Panot

oui mais écoutez demandez par exemple à la population s'ils veulent par exemple avoir l'ensemble des jeunes qui font un service militaire des troupes françaises qui se trouvent en Ukraine et que par ailleurs on continue à détruire tous les droits alors que notre pays est dans une situation dramatique je vais vous dire par exemple dans les grandes mobilisations que devrait avoir notre pays je parlais du dérèglement climatique qui concerne l'humanité toute entière mais n'avez-vous pas vu vu le livre qui a été publié cette semaine qui s'appelle 4,1 il s'appelle 4,1 parce que c'est le taux de mortalité infantile pour 1000 enfants dans notre pays ça veut dire qu'il y a 2800 enfants dans notre pays qui meurent avant l'âge de 1 an et que ces 2800 enfants qui représentent 116 classes de maternelle vides chaque année sont principalement dus au fait que nous avons une fermeture massive de maternité dans ce pays 75% des maternités ont fermé en 50 ans et la France qui était dans un des pays les plus avancés sur la question de la mortalité infantile se retrouve aujourd'hui en 23ème position sur 27 dans l'Union Européenne ce qui est dramatique et bien par exemple ça ce sont des grands débats que nous voulons poser et donc l'idée n'est pas de faire peur à tout le monde en expliquant que nous serions dans une guerre ou je ne sais quoi l'idée c'est de s'occuper des grands défis de notre temps notre sécurité en fait partie mais nous avons des grands défis à relever et ces grands défis ce n'est pas en mobilisant toute la population sur une forme de peur sur une forme de guerre généralisée dont nous ne voulons pas nous nous voulons que la France agisse pour la paix

31:55
Présentateur

Mathilde Panot juste pour être tout à fait complète et passer avant de passer à une autre thématique le Premier ministre à l'instant confirme dans le contexte international c'est non au retour à une retraite à 62 ans voilà vous aviez peut-être ressenti les choses mais voilà la discussion est terminée et bien ça prouve bien

32:13
Mathilde Panot

le scandale que c'est et ce que je disais tout à l'heure sur la question démocratique qui essaye d'être étouffée quand vous avez une réforme qui a volé deux ans de vie au peuple français passé en force par 49-3 je le disais contre l'immense majorité du peuple avec un vote qui a eu lieu qui a donné très clairement gagnant la question de l'abrogation de la retraite à 64 ans et bien c'est un énième déni démocratique et je le dis nous réussirons à faire abroger cette réforme de la retraite parce qu'il n'est pas question qu'on nous explique en utilisant un contexte international que les français ne peuvent pas revenir à la retraite à 62 ans nous sommes le 7ème pays le plus riche au monde il s'agit d'une question de partage des richesses de civilisation du temps libéré de pouvoir après une vie de travail prendre soin de soi prendre soin des autres prendre soin de la société je parlais tout à l'heure du rôle très important des retraités dans ce pays

33:01
Intervenant

mais vous pensez qu'il faut quand même continuer à discuter parce que des partenaires sociaux vous ne leur faites pas confiance vous pensez que de toute façon

33:06
Mathilde Panot

écoutez les partenaires sociaux choisissent chacun leur position c'est pas à moi de leur dire

33:10
Intervenant

oui mais s'ils trouvent un accord qui pourrait améliorer la réforme vous n'allez pas dire ils viennent de dire qu'ils ne le feraient pas 62 ans mais c'est sur l'âge mais en même temps on peut trouver des améliorations

33:21
Présentateur

pour les carrières longues pour les femmes pour les femmes

33:23
Mathilde Panot

en rétablissement de nouveau l'équilibre budgétaire je ne crois pas à ce qu'ils sont en train de faire c'est juste d'enterrer définitivement une demande qui est ultra majoritaire dans ce pays c'est-à-dire il dit directement aux gens travaillez tant que vous voulez vous pouvez aller jusqu'à être en invalidité ou autre mais on ne touchera pas à cette réforme qui a été passée encore une fois contre tout le monde et qui a été battue dans les urnes donc c'est ça le signal désastreux qui est envoyé nous ne sommes pas d'accord

33:49
Présentateur

Mathilde Panot évoquons à présent une autre guerre économique celle-là et l'annonce la menace plutôt de Donald Trump le président américain de taxer et d'augmenter les taxes à hauteur de près de 200% nos champagnes français nos vins et autres productions quelle doit être la réponse de la France il pourrait y avoir pour dents nous aussi taxons 200%

34:12
Mathilde Panot

les produits américains en tout cas c'est évident que nous ne pouvons pas laisser Trump faire ça donc c'est évident qu'il faut répondre d'abord il y a une première chose qui rejoint ce que je disais tout à l'heure c'est que la naïveté néolibérale qui depuis Sarkozy jusqu'à Hollande puis Macron nous a enfermé dans une sorte d'affaiblissement de ce que nous pourrions faire et donc de manière complètement dépendante avec des droits de douane qui auraient dû être augmentés il y a bien longtemps par exemple il y a eu une réplique

34:37
Intervenant

lorsque Trump avait augmenté les droits de douane il y a eu une réplique de l'Europe à l'époque déjà mais d'ailleurs

34:44
Présentateur

sa réponse c'est 200% cette menace à une première réplique

34:47
Mathilde Panot

je pense qu'il ne faut pas laisser sur les tarifs de l'acier sur les crâmes de droite états-unienne nous dicter des choses donc il faut évidemment répondre le problème c'est qu'on répond au coup pour coup sans avoir ce que nous nous disions depuis des années préparer une politique de protectionnisme solidaire qui nous permette justement de protéger les différents acteurs économiques concernés mais par exemple sur la question des viticulteurs en augmentant si nous répondons avec des droits de douane nous nous allons proposer une résolution c'est Aurélie Trouvé qui va la proposer qui disent que par exemple les nouvelles recettes qui seraient prises par l'état puissent être directement versées aux viticulteurs notamment pour les aider à faire face aux dérèglements climatiques mais aussi pour faire de la réplique à Trump qui permettrait de les aider voilà par exemple une des manières de faire qui permet à la fois aux viticulteurs de pouvoir tenir et qui permet aussi de ne pas se faire écraser par Donald Trump je vais vous dire ce qu'a fait le Mexique est assez exemplaire sur cette question parce que la présidente du Mexique madame Scheinbaum a fait des réponses

35:48
Intervenant

c'est retour de Jean-Luc Mélenchon du Mexique les bonnes recettes de la présidente

35:52
Mathilde Panot

et bien exactement parce qu'elle a répondu d'une manière extrêmement pragmatique aux menaces qui a été faites par Trump par exemple sur le fait de faire d'expulser un nombre de Mexicains incroyable des Etats-Unis pardon qui en fait est un nombre bien moindre que ce qu'eux avaient fait avant puisque là et bien eux ils mettent des avions avec par exemple des tapis rouges pour accueillir au pays les gens faire d'une humiliation quelque chose qui est bon aussi pour leur dire qu'ils sont bienvenus ici répond de manière extrêmement pragmatique aussi aux menaces qui sont faites et je crois que c'est ce que nous devons faire et surtout sortir de la naïveté néolibérale et notamment des accords de libre-échange à tout va qui ont affaibli notre pays est-ce que sortir

36:34
Présentateur

de la naïveté ça passe aussi par le boycott de produits américains il y a aussi quelque chose avec des enquêtes d'opinion qui a été réalisé récemment 68% de la population favorable à cela un certain mouvement qui est en train de naître oui je pense que

36:48
Mathilde Panot

le boycott est un acte citoyen qui est un acte intéressant qui d'ailleurs on le voit par exemple sur les Tesla est en train de prendre des proportions énormes dans certaines parties du monde jusqu'à voir le président américain en faire la promotion exactement ce qui est quand même assez incroyable quand on voit un président qui du coup fait la promotion d'une entreprise et de l'homme le plus riche du monde Elon Musk mais oui je pense que c'est aussi des choses qui sont intéressantes parce que c'est aussi une pression du coup et un rapport de force qui se joue avec ça

37:19
Présentateur

Mathilde Panot autre prise de position et interview qui nous a marqué ce jour dans le Parisien le ministre de l'intérieur Bruno Retailleau s'exprime Arlette Chabot sur ce rapport de force il persiste et signe avec l'Algérie

37:33
Intervenant

oui sur l'humiliation que subirait la France la France a transmis une liste de personnes qui sont soumises à l'obligation de quitter le territoire français on va voir quelle est la réaction de l'Algérie et effectivement il laisse entendre Bruno Retailleau qu'en cas de refus de l'Algérie et s'il ne peut pas avancer c'est à dire en gros il n'y a pas de remise en cause notamment des accords de 1968 il pourrait très bien partir et bien je dis c'est une excellente nouvelle

38:01
Mathilde Panot

mais qu'il parte heureusement pour être sérieux sur cette question heureusement que le président de la république est plus mesuré dans ce qu'il dit vis-à-vis de l'Algérie un pays qui est peut-être le pays au monde avec lequel nous avons le plus de liens de liens d'affection entre des pays nationaux de liens d'histoire évidemment avec 132 années de colonisation bon de liens économiques aussi et donc heureusement que le président de la république est plus mesuré qu'un ministre de l'intérieur qui d'ailleurs s'octroie des prérogatives que la constitution ne lui donne absolument pas que je sache il n'est ni ministre des affaires étrangères ni président de la république

38:37
Présentateur

vous parlez de quelle prérogative en mettant cette pression

38:39
Mathilde Panot

de s'ingérer à tout va pour expliquer quelles doivent être les relations avec l'Algérie donc monsieur Rotaillot le ministre de l'intérieur est un fauteur de trouble et quand vous avez un fauteur de trouble comme lui qui ne cesse d'utiliser des expressions comme français de papier comme belles heures de la colonisation comme régression vers les origines ethniques et qui n'a rien à dire lorsque des nervis tabassent dans les rues de Paris en criant Paris est nazi qui tabassent à Rennes qui tabassent des étudiants à Angers qui refusent de faire un salut nazi parce qu'il est trop occupé à faire une escalade avec l'Algérie

39:11
Présentateur

il y a eu des condamnations de sa part

39:12
Mathilde Panot

il n'y a pas eu de condamnation pas un mot pour les victimes je sais c'est nous qui avons posé

39:16
Présentateur

la question au gouvernement sur ce dossier précis juste Mathilde Panot des OQTF et ce refus d'Alger de récupérer ses ressortissants sur leur sol vous dites quoi ? Vous comprenez qu'il y a aussi un émoi que l'on ne puisse plus non plus tolérer cette situation ?

39:32
Intervenant

Ecoutez comment on fait pour le faire ? C'est des décisions de justice le OQTF c'est des décisions de justice donc tout à fait on doit les faire appliquer comment obtenir de l'Algérie qu'elle reprenne ses ressortissants ?

39:41
Mathilde Panot

Par la diplomatie ça ne sert à rien de jouer le rapport de force vous trouvez que la relation avec l'Algérie s'est améliorée depuis qu'on a fait ça ? Non, elle ne s'est pas améliorée Elle était mauvaise avant elle reste très mauvaise Oui, elle reste très mauvaise et elle va être encore plus mauvaise et plus dégradée et je redis ça avec force mais jouer l'escalade à tout va le fait de bomber le torse le fait d'abord aussi de provoquer des blessures chez des millions de nos concitoyens qui sont encore une fois liés au peuple algérien liés au peuple de la Méditerranée n'aidera en rien C'est une méthode

40:13
Présentateur

qui ne sert absolument à rien Il y a beaucoup d'Algériens qui demandent à ce que ces OccupTF souhaitent appliquer et qu'on renvoie en Algérie

40:18
Mathilde Panot

Ça n'a rien à voir avec le fait qu'il soit appliqué ou pas appliqué Ça n'a à voir avec le fait que cette méthode ne sert à rien si ce n'est à provoquer de la tension et de l'escalade entre un pays avec lequel nous sommes historiquement liés

40:28
Présentateur

Sur la loi narcotrafic qui arrive demain aussi à l'Assemblée nationale un mot là-dessus vous voterez contre ?

40:36
Mathilde Panot

Évidemment parce que ce n'est pas une loi contre le narcotrafic Ce n'est pas une loi contre la criminalité organisée sur les trafics de drogue C'est une loi qui attaque massivement les droits fondamentaux du peuple français Notamment par exemple reste dans le texte toujours l'interdiction de paraître dans certaines zones qui pourraient exister voire même le fait d'expulser sur simple soupçon des gens d'HLM qui concerneraient des familles entières Donc nous ne sommes pas d'accord avec cette méthode-là qui a montré maintes fois son échec puisque depuis des années nous menons une politique de prohibition que cette politique de prohibition n'a rien donné Donc il faut d'abord assumer la légalisation du cannabis pour assécher les réseaux et faire de la prévention Vous voulez la légalisation du cannabis ?

Bien sûr Et attendez je continue là-dessus Bien sûr, pas évident Ensuite il faut Oui, comme le disent beaucoup de spécialistes Madame Chabot Ensuite il faut s'attaquer au haut du spectre Pas aux enfants pas aux jeunes qui sont au haut du spectre C'est ça qui est important La criminalité organisée Cette prison Cette prison

41:35
Présentateur

qui concentrerait les 100 plus gros trafiquants ça doit peut-être

41:38
Mathilde Panot

plutôt vous satisfaire Non, ça ne vous l'est pas non plus Je termine là-dessus sur le haut du spectre Savez-vous que dans le budget de M. Bayrou qui est pire encore en termes d'austérité que le budget de M. Barnier Savez-vous qu'il y a 5000 postes de policiers de police judiciaire supprimés dans ce budget-là 5000 postes de police judiciaire c'est-à-dire eux qui peuvent justement faire les enquêtes pour s'attaquer au haut du spectre Le texte leur permet d'avoir plus de moyens justement Oui, quand vous venez de supprimer 5000 postes ils en recréent combien ? Ils n'en recréent rien du tout Il n'y a pas de moyens pour la police judiciaire Il y a davantage

42:10
Intervenant

de moyens effectivement Sur l'investigation

42:14
Présentateur

pour les enquêteurs

42:15
Intervenant

On n'arrive pas à comprendre Faire moins avec plus ça n'existe pas On n'arrive pas à comprendre parce qu'au fond il y a eu un consensus au Sénat un rapport Mais pas du tout à l'Assemblée Vous remarquerez Mme Chabot ? Oui, je ne remarque pas à l'Assemblée Pourquoi ? Parce que la gauche de l'Assemblée

42:32
Mathilde Panot

Nous ne pensons pas que c'est en attaquant les droits fondamentaux qu'on arrivera véritablement à lutter contre la criminalité organisée Mais donc je le dis à l'Assemblée nationale nous avons voté contre Les communistes les écologistes les socialistes se sont abstenus sur son texte et on dit que s'il s'empirait encore il pourrait même aller jusqu'à un vote contre Donc je crois que ce n'est pas complètement en dehors de propos de porter ce que portent des revendications par exemple de magistrats de police judiciaire et autres qui disent nous n'avons pas les moyens d'agir et ce n'est pas ce texte qui nous permettra de l'avoir

43:05
Présentateur

Mathilde Panot parce que là on arrive dans les dernières minutes de cette émission cette marche cet appel à cette marche contre l'extrême droite et le racisme le 22 mars prochain samedi prochain si je ne me trompe pas tout à fait dans les rues de Paris et d'autres d'autres villes de France et cet appel accompagné d'un visuel qui a scandalisé choqué trouvant certains trouvants et l'écrivain tout simplement dégueulasse celle de Cyril Hanouna retouché qui fait très clairement référence à des caricatures des années 30 certains ont plaidé la maladresse chez vous gros malaise quand même au sein de la France insoumise première question que je vous pose est-ce que vous regrettez d'avoir publié cette affiche ?

43:48
Mathilde Panot

je pense que cette affiche enfin en fait ce n'est pas une affiche d'ailleurs c'est un visuel qui fait partie de plusieurs visuels qui ciblaient non seulement des personnalités d'extrême droite mais aussi des relais d'idées d'extrême droite Pascal Praud était cité

44:01
Présentateur

notamment journaliste de CNU

44:02
Mathilde Panot

exactement Trump et d'autres et donc avec d'abord un appel à cette marche nous l'avons immédiatement retirée c'était un visuel qui date d'il y a 5 jours nous l'avons immédiatement retirée pour ne pas nuire à la marche notamment parce que il y avait un parallèle qui était fait avec une affiche absolument immonde de l'extrême droite qui n'a rien à voir avec ce que nous nous portons comme message parce que nous nous sommes des humanistes et que quand nous appelons à marcher avec 200 organisations ce n'est pas la France insoumise seulement avec 200 organisations contre le racisme et contre les idées d'extrême droite nous nous ne sommes pas d'accord pour dire qu'il faudrait lutter contre un racisme en en propageant un autre nous nous l'avons

44:42
Intervenant

contre tous les racis c'est possible comment ce visuel peut sortir qui peut il y a une expression on dit vous n'êtes pas un culte à la France insoumise donc évidemment vous saviez que ça rappelle une autre affiche d'un film de 1940 bien entendu deuxièmement si c'est fait sciemment là c'est là qu'on vous traite des insoumis on dit carrément c'est des salauds donc comment c'est possible et pourquoi il n'y a pas plus de réaction qui est responsable pourquoi il ne s'est pas transparent alors il y a eu une réaction

45:09
Mathilde Panot

immédiate madame Chabot puisque nous l'avons retiré ensuite la deuxième chose mais quand même comprenez quelque chose qui est très important ce visuel faisait partie d'une série de visuels et je le dis jamais la France insoumise ne ciblera une personnalité du fait de son appartenance religieuse ou de son origine réelle ou supposée est-ce que vous présentez ces excuses à monsieur Hanouna aujourd'hui

45:31
Présentateur

est-ce que vous présentez vos excuses

45:32
Mathilde Panot

à monsieur Hanouna n'est pas sur cette affiche parce qu'il serait de telle ou telle confusion il est sur cette affiche parce qu'il propage des idées d'extrême droite et donc il est le relais

45:42
Intervenant

de ces idées d'extrême droite ça rappelle tellement une affiche de 1940 nazis c'est impensable que quelqu'un chez vous ça peut passer comme ça parce que ça a été fait

45:51
Présentateur

sur l'intelligence artificielle l'application croque

45:54
Mathilde Panot

ce qui est une erreur puisque nous interdisons l'usage de l'intelligence artificielle pour nos visuels mais je veux vous dire quelle est la différence intrinsèque personne ne savait que ça rappelait effectivement mais écoutez c'est un visuel qui a été enlevé quasiment immédiatement qui depuis n'est diffusé que par l'extrême droite et par des médias à longueur de journée pour nuire à la France vous présentez vos excuses à Cyril Hanouna mais écoutez monsieur Hanouna qui se rassure il n'est pas sur cette affiche pour sa confession religieuse parce que nous nous n'en avons que faire et nous luttons contre toutes les discriminations qui seraient liées à la question de l'appartenance religieuse mais vous entendez qu'on ne vous croit pas

46:32
Présentateur

et qu'on ne vous entende pas

46:33
Mathilde Panot

vous regrettez

46:34
Intervenant

vous regrettez certains chinois ont dit une maladresse c'est pas une maladresse c'est une faute oui mais ce visuel

46:39
Mathilde Panot

a été enlevé ce visuel a été enlevé donc je le redis nous ce qui moi me déplait dans la polémique qu'il est en train de faire au-delà du fait que l'extrême droite la relaie complètement pour montrer nous coller des étiquettes comme on l'a collé à plein d'autres d'ailleurs ce qui me déplait c'est qu'on ne parle plus de la marge du 22 et que cette marge contre le 22 est nécessaire quand on voit les idées d'extrême droite qui continuent de progresser vous êtes sans doute responsable et j'invite LCI quand même à s'interroger aussi sur le nombre de fois où LCI a par exemple interrogé M.

Bardella Mme Le Pen sur les deux groupes Facebook dans lesquels sont 15 députés du Rassemblement National avec les pires propos et on les interroge et on les interroge j'ai pas vu j'ai pas vu un seul extrait qui en parlait qu'on pourrait les interroger sur le fait qu'ils veulent interdire la viande cachère sur le fait qu'ils vont inféoder l'extrême droite française à l'extrême droite américaine qui a juste interdit dans des milliers d'établissements par exemple le journal Dan Franck ou encore la BD Maos qui parle de la Shoah

47:37
Présentateur

alors si ça n'a pas été fait ça le sera en tout cas compté sur nous Mathilde de Pannot

47:41
Mathilde Panot

et rendez-vous le 22 mars partout dans le pays évidemment pour lutter contre les idées d'extrême droite et tous les racistes car nous sommes les gardiens de l'unité du peuple français

47:48
Présentateur

le message est passé merci beaucoup restez avec nous dans LCI Midi Weekend on reviendra évidemment sur ce bras de fer assumé du ministre de l'Intérieur vis-à-vis de l'Algérie merci Mathilde de Pannot merci Arlette Chabot