Filière de la chimie en France
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de la commission des affaires économiques et notre audition donc nous avons le plaisir ce matin d'accueillir dans cette salle de la commission des affaires économiques Monsieur Frédéric Gauchet président de France chimie accompagné de msieur Alix Deschamp président de veilchem et Jacques Pidou président de BCF Liv Scien monsieur gaucher vous avez commencé votre carrière chez Sanofi où vous avez notamment été directeur d'un établissement de Sanofi chimie à haramon puis vous avez intégré le groupe Total avant de rejoindre le groupe Vinc en tant que directeur des concessions et PDG de Vinc environnement vous avez ensuite intégré en tant que directeur général et administrateur la société balloise weitenauer devenu en 2003 dufri âgé en 2004 vous avez fondé la société minafin un groupe de chimie fine qui compte aujourd'hui C filiales spécialisé et six sites industriels parallèlement vous avez rejoint en 2008 les instances de franchimie qui a pris la suite de l'Union des industries chimiques dont vous êtes devenu vice-président de la fédération en 2014 puis président en 2023 je note que les personnes qui vous compagne monsieur Alix Deschamp président de veilchem et Monsieur Jacques Pidou président de BCF Liv science sont respectivement président de France chimie Picardie champagne hardarden et président de France chimie Ouest Atlantique votre audition s'inscrit dans le cadre de notre intérêt pour nos filières industrielles et pour la dynamique de réindustrialisation dont nous nous demandons aujourd'hui si elle est encore positive ou si de nouveau nous perdons des emplois et des capacités industriel nous comptons sur vous pour nous parler franchement de l'état de la filière de ses atouts de ses difficultés et des défis qu'elle doit relever la filière chimique française est un secteur clé de notre économie au cœur des transformations économiques écologiques et technologiques avec ces 200000 emplois directs et 500000 emplois indirects il s'agit me semble-t-il de la première industrie manufacturière française en terme d'exportation et la deuxème en chiffre d'affaires derrière l'aéronautique c'est un secteur qui exporte plus de 60 % de sa production ce qui est rare il contribue donc positivement à notre balance commerciale vous nous direz monsieur le Président comment se situe la filière à cet égard en nous partageant si vous le pouvez les données les plus actualisés possies nous disposons de grands groupes internationaux comme archema Air Liquide total ou Solvé mais aussi de très nombreuses PME et ETI innovantes la France est présente à la fois dans la chimie de base avec la pétrochimie les gaz industriels ou les polymère mais aussi dans la chimie fine et la chimie de spécialité pour peinture ancre col additif et aussi la fabrication de molécules pour les médicaments les cosmétiques et l'agrochimie nous restons parmi les leaders mondiaux en chimie même si nous perdons en compétitivité avec une concurrence féroce de géants mondiaux comme la Chine et les États-Unis qui bénéficient de coûts de production plus faible et de réglementation moins contraignante vous pourrez nous dresser le bilan de notre situation à ce niveau nous sommes restés frappé par la description clinique que nous a faite dernièrement Florent menéot PDG de Michelin de la situation de son entreprise face à la concurrence internationale de fait certaines productions chimiques ont été délocalisé ce qui fragilise nos tissus industriels à l'échelle locale le l'augmentation du coût de l'énergie ne nous a pas aidé ces dernières années la chimie étant une industrie très énergivor particulièrement la pétrochimie ou la chimie de base comment se situe la compétitivité des entreprises françaises du secteur face à nos concurrents chinois et américains qui bénéficient d'un accès à une énergie moins cher l'avenir de la filière chimique repose sur sa capacité à optimiser ses coûts mais aussi à innover dans un contexte réglementaire assez strict comment votre filière a-t-elle réagit à la mise en application du règlement rich de l'Union européenne sur les substances chimiques le secteur est-il fragilisé par ses coûts élevés de mise en conformité et de reformulation des produits de même quel serait l'impact des interdictions de certaines substances chimiques je pense notamment au face pour donc tout ce qui est les substances perfluoralilé ou polyfluor fluoral qu'il est excusez-moi outre ces défis en terme de compétitivité vous devez bien sûr accélérer la transition écologique comment aller vers une industrie chimique plus innovante mais aussi plus verte intégrant les impératifs environnementaux comment réduire votre dépendance aux énergies fossiles quelle place pour le recyclage et pour les les alternatives biosourcées biomatériaux bioplastiques et procédés écoefficients l'innovation dans les matériaux durables ne peut pas reposer que sur des efforts venants des entreprises elle appelle un soutien accru à l'investissement industriel pour moderniser nos infrastructures et accélérer la transition énergétique ce qui pose inévitablement la question des aides publiques quel est votre regard sur ce sujet de quelle politique industrielle ambitieuse et cohérente notre pays a-t-il besoin pour tirer le meilleur parti de notre filière chimique par ailleurs vous savez d'ailleurs que le Sénat est particulièrement attentif à l'enjeu des territoires comment se situent nos territoir par rapport aux différents défis que je viens d'évoquer avez-vous souvent à surmonter des difficultés proprement local qu'il s'agisse de la fragilité d'un maillon de la chaîne de valeur locale ou d'opposition rencontré sur le terrain vous nous donnerez des exemples concrets comme celui peut-être de la vallée de la chimie en novergne ronalp le dialogue entre les industriels les pouvoirs publics nationaux les collectivités territoriales et les citoyens peut-il être amélioré et renforcé voilà messieurs quelquesunes des questions que je souhaitais vous soumettre et ensuite bien évidemment l'ensemble des membres de la commission ne manqueront pas de complé é à travers leurs questions votre intervention liminaire je veux simplement préciser à nos collègues commissaires de la commission des affaires économiques que j'ai souhaité associer à cette audition nos collègues du département de liser pas pour faire spécifiquement un focus sur leur département qui effectivement connaî à travers un certain nombre d'entreprises dans ce département les difficultés de la filière de la chimie mais voilà donc donc à ce titre je sais salut pour leur présence notre collègue donc Frédéric puissat et Guillaume gantard le président du groupe écologiste qui ont répondu à notre invitation voilà monsieur le Président Messieurs les Présidents je vous laisse bien volontiers la parole pour le temps que vous souhaitez prendre avant que nous ouvrions le champ des questions monsieur le Président gaucher tout à fait madame la Présidente Mesdames messieurs les sénateurs ben merci beaucoup de nous accueillir et de vouloir nous écouter sur la situation de la chimie je voudrais remercier madame la Présidente qui a déjà fait une très belle synthèse de notre industrie que je vais essayer de compléter dans mon propos liminaire alors effectivement au 3e trimestre de 2024 les effectifs employés directement par la chimie sont bien de encore de 200000 personnes c'est 4000 entreprises qui sont concernées large largement réparti sur le territoire métropolitain nous sommes peu présents dans les zones hors métropole pour donner des chiffres je n'ai pas encore les chiffres de 2024 mais pour préciser les données que vous avez exprimer madame la Présidente en 2023 c'était 109 milliards de chiffres d'affaires et la valeur exporté par notre industrie était de 80 milliards d'euros hein donc nous exportons maintenant 75 % de notre chiffre d'affaires c'est un solld d'exportateur vous l'avait rappelé nous sommes le deuxème sol d'exportateur derrière l'aéronautique avec 18 milliards en 2023 ce qui est intéressant de souligner et c'est important de le souligner c'est que notre secteur industriel a connu 15 années de croissance ininterrompu jusqu'à la crise de la covid-19 ce n'est pas spécifi à la France l'industrie de la chimie dans le monde est un secteur qui est en croissance continue important de souligner c'est un secteur innovateur qui a besoin de la recherche et nous y consacrons 8 % de nos effectifs toutes les industries sont dépendantes de notre capacité d'innover que ce soit les principes actifs pour la pharmacie que nous faisons dans nos usines des matériaux plus légers pour l'industrie automobile ou aéronautique de nouveaux composants pour les batteries électriques de nouveaux aimentss pour les éoliennes ou les moteurs électriques le recyclage des ressources précieuses comme les terres rares qui sont sur le devant de la scène aujourd'hui nous sommes également un supporterur indiscutable des enjeux écologiques après avoir culminé à 57 millions de tonnes de CO2 au début des années 90 la chimie en France est descendue à moins de 20 millions de tonnes en 2020 c'est une réduction énorme sachant que dans le même temps le volume de notre production hexagonale a progressé de 26 %. aujourd'hui la chimie est considéré comme un secteur stratégique pour la souveraineté des États en France comme le montte la place que vous lui avez donné dans les plans francerance et France 2030 au niveau de l'Union européenne mais partout dans le reste du monde le plus convaincu de son aspect stratégique est la Chine je tiens à Soul cet aspect il faut savoir que la Chine depuis 10 ans investit deux fois plus dans son industrie de la chimie que l'Union européenne et les les USA pardon réunis un mot pour définir notre fédération enfin notre fédération regroupe 900 adhérents 1300 établissements comme la Tesse la présence des présidents Pidou et Deschamp nous avons un maillage régional à travers nos Franch chimie région et nous sommes également pourvoyeurs d'expertise d'experts dans tous les domaines pour tous nos adhérents et notamment dans la transition énergétique environnementale et digital alors pour répondre à ce que vous avez déjà dit madame la Présidente aujourd'hui notre industrie ne se porte pas bien j'en donne deux preuves nous sommes avance sur notre objectif de décarbonation 2030 qui est de être à 10 à 12 millions de tonnes d'émission hein nous étions à 20 millions de tonnes en 2020 cette fois ce n'est pas essentiellement et uniquement grâce à au progrès de nos technologies et nos procédés mais par la fermeture de sites depuis 1 an la fermeture des sites aujourd'hui compte pour plus de la moitié des baisses des émissions à l'échelle de l'Union européenne dont la France est le deuxème acteur en terme de l'industrie de la chimie notre part de marché mondial est tombé en 2023 à 13 % il y a 20 ans c'était 28 % de part de marché mondial et cette perte de part de marché est en train de s'accélérer nous allons partager les détails de notre contexte de crise pour cela donc je suis accompagné de deux présidents de région nous sommes tous les trois des entrepreneurs donc Fran chimie ne commande pas ce que font et décident ses adhérents mais en revanche nous en tant que patron d'entreprise nous allons dire ce que nous faisons dans nos entreprise et répondre à travers l'exemple de nos entreprises sur ce qui se passe nous allons vous parler de concurrence internationale nous allons parler d'innovation nous allons parler de charge fiscal nous allons parler de prix de l'énergie nous allons aborder tous les sujets avec vous nous sommes pour deux d'entre nous dans des entreprises qui sont internationales minafine minaf que je dirige est présent en France en belique en Allemagne au Canada et aux États-Unis donc nous représentons un benchmark de ce qui se passe aussi en dehors des frontières de la France et du reste de l'Europe notre fédération Fran chimie a tiré la sonnette d'alarme c'était l'année dernière c'était la première fois que nous devions le faire c'est tout à fait inédit comme la crise que nous traversons le plus important indicateur concernant cette difficulté c'est le taux d'utilisation de nos usines aujourd'hui nos capacités de production stagnent depuis de nombreux mois à l'échelle européenne y compris la France à 75 %. pour que nos usines soient rentables il faut que cette capacité excède 80 %. jusqu'à la crise de la covid-19 nous étions nettement au-dessus de 80 % aujourd'hui la dernière enquête que nous avons faite auprès de nos adhérents qui date donc de la fin de l'année 2024 montre un taux de d'utilisation qui est tombé à 71 %. donc nous sommes clairement dans la zone rouge et nous sommes dans la zone rouge maintenant depuis le premier trimestre 2022 on n jamais connu dans notre industrie une prise aussi longue je rappelle que le l'accou sur la production pendant la covid-19 n'avait pas duré plus de deux trimère là on en est à 3 ans alors quelles sont les raisons de cette décroissance de notre activité la première la plus évidente c'est que je l'ai dit tout à l'heure nous sommes l'industrie des industries l'industrie EUR euréne ne se porte pas très bien donc la demande européenne pour la chimie n'est pas bonne le coût de l'énergie le coût de l'énergie est un sujet extrêmement sensible vous aurez certainement des questions nous y reviendrons mais en moyenne le prix du gaz en Europe et en France est c fois supérieur comparé à celui de l'Amérique du Nord et le prix d'électricité est presque deux fois plus cher alors je vais vous donner des chiffres très précis je suis une ETI je vais vous donner les prix de l'électricité que je paye en France du gaz que je paye en France comparé avec ce que je paye au Canada au Québec à Montréal en France je paye le prix du mgaw de gaz 71 € en 2024 au Québec je le paye 9 € c'est moins cher que la TI PCN GN pardon qui a elle seule fait le double du prix du gaz au Canada pour l'électricité je suis bénéficière de laarine aujourd'hui jusqu'à la fin de cette année je paye mon électricité en France 9 91 € 91 € comprennent les taxes les coûts d'acheminement c'est le coût complet arrivé à mon usine au Québec je le paye 59 €. si mes deux usines françaises payé euh le prix que je paye au Canada ce serait en 2024 une économie de 3,7 million d'euros sur un chiffre d'affaires de 84 millions d'euros 4 %. maintenant la reine s'arrête à la fin de l'année ces 91 € si rien n'est fait vont devenir 164 €. et là le différentiel ce n'est plus 3,7 million d'euros mais 5,5 million d'euros 7 % de mon chiffre d'affaires français donc et je suis juste un électroensible je ne suis pas un électrointensif et je ne suis pas un hyper électroensif intensif si aucune solution n'est trouvée on sait que pour certains hyper électrointensif la faillite est dans les 2 mois on a une fiscalité anormalement élevée ça ce n'est pas spécifique à l'industrie de la chimie c'est spécifique à notre industrie tout entière si je regarde le poids des cotisations employeurs et des impôts de production net des subventions d'exploitation c'est 18 % de notre valeur ajoutée en Allemagne en Espagne en Italie les grands producteurs de la chimie c'est 11 % 10 % donc vous avez un différentiel de 6 à 7 % la valeur ajoutée qui se rajoute à ce que je viens de dire sur l'électricité et le gaz nous avons une réglementation extrêmement chère en 20 ans le coût de la mise en œuvre de la réglementation en Europe est passé de 4 % à 12 % de la valeur ajoutée c'est deux fois plus que l'argent consacré à la recherche malheureusement nos concurrents internationaux n'ont absolument pas suivi cette tendance hyper bureaucratique qui freine nos investissements et aujourd'hui un/art de nos adhérents ont décidé de transférer leurs investissements en dehors du territoire hexagonal ça c'est notre dernière enquête et pour l'illustrer plus précisément Jacques Pidou qui dirige une entreprise tout à fait innovante va vous expliquer l'impact pour lui oui merci merci le président merci au président gaucher de Me de me passer la parole je dirige une entreprise qui s'appelle BCF life science qui est une entreprise dans le morbillant une PME qui valorise kératine c'est-à-dire la protéine contenue dans les plumes de volaille pour l'hydrolyser et produire des acides aminés donc c'est une entreprise qui est qui qui est partie de l'économie circulaire et des biotechnologies donc qui est très ancrée dans le dans le monde de la chimie dans l'innovation comme beaucoup d'entreprises françaises on n évidemment pas les pas les seuls le métier que l'on fait est un métier à partir d'une chimie à haute valeur ajoutée qui exporte on exporte après 60 5 % de notre notre chiffre d'affaires comme le disait le président le président gaucher le le par rapport au poids des des contraintes réglementaires qui pèsent sur nos nos moyens d'investissement pour vous donner là encore quelques chiffres les investissements qu'on appelle de compliance de conformité réglementaire augmente fortement il représente pour nous euh euh le 8 % de notre valeur ajoutée après accompagnement de certains investissement de la part de l'État on y reviendra parce que le soutien de l'État sur notamment des des sujets de décarbonation transition écologique ou de sobriété hydrique est absolument capital c'était 5 % c'était 5% en 2021 et c'était 0 % en 2020 si je regarde rétrospectivement donc il y a une forte inflation des investissements à caractère réglementaire euh sur l'énergie sur l'énergie là aussi le président gaucher l'a dit de manière extrêmement précise sur l'explosion des prix de l'énergie il y a une vraie il y a il y a un vrai avant crise ukrainienne et après crise ukrainienne on a une explosion sur cette période mais si si on remonte un peu dans le temps si on regarde chez nous en tout cas pour notre entreprise entre 2016 et 2024 euh le prix de l'énergie dans nos prix de reviens abondit de 87 85 % euh et représente maintenant 23 % de notre valeur ajoutée donc il y a un effet extrêmement structurant du prix de l'énergie qui a un impact direct sur la capacité qu'ont les entreprises de la chimie française et des PME comme les nôtres à à investir donc le sujet de l'énergie est complètement central mais je sais que le président gaucher reviendra sur ce sujet là alors c'est ces surcharges Auber la capacité d'investissement de nos entreprises vous l'avez compris alors que dans le reste du monde on est face à des politiques d'investissement très agressives et pour vous montrer combien l'investissement est important dans notre industrie je vais vous donner de chiffres je vous je vous rappelis précédemment que la part de marché il y a 20 ans en 2003 de l'industrie de la chimie en Europe par rapport au reste du monde c'était si vous vous souvenez bien 28 % à cette époque l'Union européenne représentait 29 % des investissements de la chimie mondiale je vous ai dit qu'on était tombé à 13 % en 2023 en 2023 les investissements de la chimie européenne n'étaient plus que 12 % de la chimie mondiale donc vous avez une corrélation très forte entre la capacité d'investissement et la capacité de développer l'industrie de la chimie il va sen dire que vous l'avez compris la Chine aujourd'hui à elle seule représente la moitié des investissements de l'industrie de la chimie du monde et elle représente aujourd'hui 50 % de la chimie fendu dans le monde donc nous sommes face à un acteur énorme et ça ça crée une situation doublement délicate pour nous on est face à une surcapacité aujourd'hui avec la chute de la demande et surtout et bien les Asiatiques ont des usines beaucoup plus modernes et récentes que les notes donc plus performantes alors on a bien sûr comme partout des acteurs indélicats des loyaux et pour vous donner aussi des chiffres en la matière à aujourd'hui la chimie représente 39 des 146 dossiers antidumping et antiubvention en vigueur ou en instruction à Bruxelles alors cette perte de compétitivité n'affecte pas seulement les grandes activités pas seulement les produits comme l'éthylène et le chlore c'est le modèle économique de la chimie qui est remis en cause car la chimie et certains le savent dans leur juridiction c'est un écosystème aux composantes totalement interdépendantes nos sites sont très les uns avec les autres et des effets dominaux sont fréquents ils existent déjà et d'autres sont redoutés parce que lorsqu'un atelier s'arrête quelque part c'est parce que l'AM l'approvisionnement en matière première a pu disparaître mais ça aussi des conséquences en aval soit directement sur d'autres chimistes soit sur nos industries clientes et parfois ça remet en cause toute une plateforme parce que il y avait un partage de cût pour être compétitif notamment en matière de vapeur de traitement des déchets de sécurité des sites et que lorsqu'un adhérent disparaît c'est tout l'équilibre économique d'une plateforme qui est remis en cause et donc nous avons un exemple peut-être pas celui que vous attendez mais je passe la parole à Alix Deschamp qui va vous parler de la vallée de la chimie de l'Oise bonjour à tous donc je suis Alix deschan je suis président d'une entreprise qui est à côté de Compigne cuise Lamote donc et qui est un site historique qui a plus de 125 ans donc on a bien c un exemple typique d'une plateforme avec un acteur principal qui est welkem des partenaires historiques avec une interaction forte notamment sur le coût unitaire des infrastructures qui est qui est optimisée par cela et qui je vais vous donner finalement le le risque de surtout principal d'une d'une distorsion de compétition euh que je rencontre mais qui je pense doit être une illustration de ce que d'autres d'autres collègues rencontrent euh dans l'ensemble de la chaîne de valeur ou dans l'ensemble des produits qui sont les produits intermédiaires qui sont qui sont que je fabrique à à à la mote on a une molécule alors on doit sortir quelques mots un petit peu chimistes qui s'appelle l'acide géoxylique qui est une molécule qui est absolument clé pour un ensemble de produits comme les antibiotiques la vanyline ou des produits de traitement pour pour pour l'agriculture et si et nous sommes les seuls orchine à le fabriquer les derniers hors Chine néanmoins alors que nous sommes les derniers orchines depuis 2022 comme disait le Président nous sommes confrontés à une distorsion de compétition avec la Chine de façon ve dire dire avérée puisque entre 2019 et 2024 et les prix sont des prix officiels puisque ce sont des prix de d'échange qui sont donnés par les douanes internationales le prix sorti Chine s'est réduit de 40 % entre 2019 et et 2024 quand je prends mes coûts français l'inflation été de quasiment 20 % et mes coûts d'énergie parce que nous sommes électrointensif au moins doublé donc vous voyez bien le biais et le vrai problème de distorsion qu'on arrive donc un des outils et qu'on a mis en œuvre c'est bah appeler l'Europe à à nous à mieux nous protéger et protéger ça veut pas dire ne pas être en compétition nous sommes nous sommes des internationaux nous sommes sur des sur des marchés nous sommes des exportateurs importateur donc c'est avoir une compétition saine nous avons déposé un dossier antidumping et c'est vraiment un signal que je voudrais dire l'outil n'est pas approprié c'est un outil premièrement ultra complexe 6 mois préparation dépôt en juin 2024 instruction par l'Union européenne et au mieux nous pourrons avoir une position une barrière douanière qui pourra arriver en octobre de cette année donc vous voyez à peu près l'échelle de temps qu'il y a pour prendre une position et et je peux vous dire qu'on a plus on est plutôt bien accueilli en terme de potentiel d'avoir une barrière par par l'administration européenne mais la mécanique est est très longue et ne se focalise que sur le produit acide glyoxylique or c'est la filière qui est en jeu donc si on on on on déséquilibre on on change un peu la valeur d'un point dans la filière ça la déséquilibre donc mes clients vont être aussi un peu déséquilibrés par ce changement de règle qui eux aussi sont attaqués par la Chine sur les mêmes produits donc il y a vraiment une attaque sur et et s'appuyer simplement sur un produit est trop réducteur c'est vraiment la notion de filière la notion de chaîne de valeur qu'il faut qu'il faut travailler donc on a un outil qui existe mais qui n'est pas adéquat à à à cette distorsion de de compétition que que propose la Chine et pour nous hein pour dire qu'il y a eu un effet domino c'est que on a pu le voir sur un de nos clients qui était qui qui fabriquait un produit fongique pour pour pour l'agriculture lui aussi attaqué par la Chine c'est retiré finalement nous a dit vous baissez 40 % pour qu'on soit compétitif sinon on ne pourra pas rester avec vous donc la somme de ces deux effets attaque sur en direct sur l'acide gloxylique une attaque indirecte sur notre client sur une des chaînes de valeur fait que nous on s'est retrouvé avec un potentiel de 40 % de chiffre d'affaires en moins ce qui nous a amené nécessaire à la survie du site sinon on a cet effet en chaîne qui est là à mettre en œuvre un PSE avec le PSE avec toute la dureté sociale la dureté économique d'un d'un PSE vous voyez cette chaîne cette chaîne qui nous arrive à la fin avoir une nire un ncessaire PSE pour maintenir pour maintenir l'entité économique pérenne donc pour moi et avec le paradoxe si je peux l'ajouter c'est que on a cet engagement de réduire notre impact notre impact environnemental et vraiment on a tous les événements qui le montrent en même temps que j'étais attaqué par la Chine j'investissais quasiment 20 millions d'euros pour réduire de 50 % mon impact CO2 comment je fais comment comment les maths se retrouvent quand on a 17 millions investis et en même temps j'ai des produits qui sont 40 % moins cher que il y a a il y a 5 ans sur le marché donc c'est notre paradoxe et je suis une illustration de de de ce que rencontrent les chimistes et malheureusement j'ai un angle j'ai un angle qui est plutôt négatif j'oublie pas que l'innovation comme le disait pierre est quand même aussi on l'oublie on dépense plus de 8 % de notre chiffre d'affaires en en innovation en recherche président bien donc sur cet exemple là pour peut-être vous donner quelques indications nous avons fait pardon alors sur cet exemple pour vous donner quelques indications plus générales nous avions confié à au cabinet advanci une une analyse de la situation globale de la chimie elle a été faite l'année dernière en anticipation de la crise qu'on nous voit s'accentuer aujourd'hui et ils estiment mais que 47 sites industriels en France étaient menacés ce qui représentait à peu près 15 à 20000 emplois cette étude a été fait avant les cas spectaculaires qui ont été rapportés dans les journaux la même étude a été faite à l'échelle européenne on multiplie les emplois à risque par 10 donc ce n'est pas que spécifique au territoire de la France c'est un problème global de Union européenne ce qui rend toute la difficulté de la solution à trouver parce qu'elle doit être française et européenne alors cette désindustrialisation je sais pas jusqu'où elle ira ce que je peux vous dire aussi c'est que dans notre dernière enquête faite à la fin de l'année dernière plus de 80 % de nos adhérents mettent en œuvre des plans d'économie et 30 % d'entre eux exécut ou étudie l'exécution d'un PSE donc on est dans une situation très très défavorable cette désindustrialisation n'est bien sûr pas souhaitable au-delà de l'impact massif sur l'emploi elle pourrait créer des dépendances pour des filières stratégiques et je pense que ça a déjà été largement été évoqué dans la presse par nos clients et surtout détériorer la la trajectoire de réduction de l'empreinte carbone de la France alors une fois que nous avons dit cela qu'est-ce que nous faisons alors d'abord je voudrais vous remercier de vous mobiliser au niveau du Sénat pour commencer ça c'est ça on l'apprécie énormément nous voulons également saluer la mobilisation politique pour un plan de soutien pour la chimie hein il a été fait récemment allusion à l'ambition industrie du gouvernement ou dans la boussole de compétitivité à l'échelle européenne mais néanmoins le nerf de la guerre pour restaurer notre industrie c'est d'abord restaurer notre compétitivité et notre attractivité et notre capacité d'investissement vous l'avez compris c'est clé pour demain et donc nous avons retenu au niveau de la Fédération après discussion avec nos adhérents C axes d'action le premier sans surprise c'est assurer l'accès à une énergie décarboné mais compétitive et donc un petit commentaire liminire là-dessus nous pensions être à l'abri avec ce formidable parc d'usine nucléaire et de barrage aujourd'hui je vous ai donné les chiffres ce n'est pas du tout un avantage qui exprime à notre niveau le deuxème point c'est il faut restaurer la compétitivité des investissement et accélérer l'innovation le trisème point c'est mener à bien un choc de simplification réglementaire je dis pas travailler mais le mettre en œuvre le 4è c'est rétablir un cadre de concurrence commerciale équitable avec le reste du monde sans aucune naïveté et enfin importer importer pardon la main- d'œuvre hautement qualifiée requise par l'évolution de nos métiers et les compétences et ça ce dernier point est extrêmement àar donc je vous propose de rapidement euh évoquer ce que nous proposons sur chacun de ces points je vais laisser euh Alix Deschamp vous présenter notre vue sur l'énergie merci euh merci président euh le sujet de l'énergie c'est avant tout euh c'est vraiment le sujet de du poste arenne l'arenne était à outil qui donnait une visibilité et une compétitivité à notre industrie aujourd'hui nous n'avons pas il n'y a pas cet outils équivalents euh à disposition ce qui met vraiment à risque les décisions long terme d'investissement et de transformation structurelle que nous avons amené un des points nous constatons que aujourd'hui le prix du gaz à moyen terme et principalement influencé par le pardon le prix de l'électricité est influencé par le prix du gaz et le prix du CO2 or on voit que les outils de marché les futurs à 3 ou 5 ans aujourd'hui sont plus compétitives que toutes les offres qu'on reçoit à moyen terme par EDF on a vraiment cet enjeu de nous n'avons plus cet outils visibles qui nous sécurisaient nos investissements et je n'oublie pas cétait l'exemple que le président prenait sur or la molécule qui est un vrai sujet il y a aussi le prix de l'infrastructure et de la taxation associée on voit qu'il y a un biaet important d'échelle entre ce qu'on peut payer nous en France et le prix de la matière comme l'illustration que le président a donné au Canada à 9 €. donc un enjeu de visibilité sur le prix et la question sur le prix de l'infrastructure et de la taxation alors concernant les les investissement et concernant les les investissements et l'innovations je propose de passer la parole à une entreprise très innovante donc Jacques Pidou sur merci président euh oui concernant les investissements et l'innovation pour pour rebondir sur ce que vient de dire le président Deschamps euh sur le contexte de de l'énergie il faut que la chimie en France soit en mesure de de poursuivre la transition écologique de ses activités engagé depuis de nombreuses années hein depuis 30 ans hein puisque la chimie dans son ensemble a réduit de 30 % ses émissions depuis 1990 donc la démarche de décarbonation et de transition euh écologique est très ancré dans les stratégies des entreprises de la chimie un mot sur la sur la décarbonation pour aussi prolonger le prolonger le propos du président Deschamps la décarbonation c'est le fait de produire des produits décarbonés avec une empreinte carbone compétitive est un enjeu qui ne se discute pas tous les industriels sont engagés dans la démarche mais il faut il y a le sujet du prix de l'électricité en l'occurrence du prix du nucléaire est un sujet centrale puisque l'industrie nous PME petite comme grande entreprise on est dans un mouvement de décarbonation qui va nous amener à abandonner des énergies fossiles pour aller vers des énergies décarbonées comme le nucléaire mais si cette énergie vers laquelle on se tourne demain est est de à TR fois plus cher que le prix que payent aujourd'hui nos concurrents on se retrouve dans une situation complètement schizophrène avec une démarche de décarbonation à laquelle la chaîne de valeur nos clients en aval accordent aujourd'hui ne peuvent pas assumer aujourd'hui donc il y a aussi cet enjeu de chaîne de valeur qui est quelle est la valeur demain qu'on donnera à des produits décarbonés par rapport à des produits moins moins décarbonés il faut donc et une charge que nos concurrents ne peuvent pas porter c'estàd que nos concurrents clairement ne sont pas hors Europe ne sont pas dans ces enjeux de décarbonation on voit très bien aujourd'hui le mouvement la politique de l'énergie la très forte inflexion décidée aux États-Unis récemment qui va accentuer nos écarts de de compétitivité donc l'enjeu de l'ajustement du soutien l'État aux ambitions aux ambitions de de la France est extrêmement cruciale centrale c'est la transition énergétique des sites les plus émetteurs le développement du recyclage chimique et de la chimie biosourcée la Sori la sobriété hydrique qui est un grand sujet aussi avec l'énergie pour pour l'industrie les nouveaux produits ou matériaux de spécialité ou encore la substitution des des des substances problématiques concrètement ça veut dire pour nous et c'est un c'est une cause qu'on veut vraiment pousser c'est la poursuite de la politique de l'offre engagé avec France 2030 on est aussi accompagné par les services de l'État je pense à l'ADEM je pense aux agences de l'eau qui font un travail sur le terrain qui font un vrai travail d'accompagnement de l'industrie sur le terrain ça passe par l'assouplissement des lignes directrices en matière d'aide d'État à Bruxelles ce qui a évoqué aussi le président le président gaucher et le président des champs et puis le maintien du cier euh qui est un outil souvent qui se retrouve souvent un sujet à débat mais le maintien du CR est aussi un instrument extrêmement important pour les entreprises pas seulement pour les grandes mais aussi pour les PME pour nous le CIR représente à peu près 20 % de notre de notre budget Red et donc demain ce ne plus avoir le CIR c'est forcément des investissements qu'on fera plus pour les produits de demain voilà en ce qui concerne la simplification je suis désolé oui ok bon en ce qui concerne la simplification de la réglementation ce n'est pas qu'un problème de Bruxelles nous avons un besoin d'abord de simplifier la législation la réglementation française je donne un exemple le zan on a fait une loi et on constate que tout va être géré par exception est-ce utile bon je savais que je déclencherai une réaction citant cet exemple mais je peux vous donner un exemple très concret aujourd'hui les instructions des permis de construire et d'exploitation sont extrêmement longs en 20 ans de carrière à la tête de mon entreprise je n'ai jamais réussi à avoir une autorisation en moins de 18 mois j'ai eu arbitrer un projet sur lequel j'avais les concurrents derrière moi entre le faire à dunkererc ou le faire à Memphis dans le Tennessee aux USA il fallait 3 mois pour avoir toutes les autorisations dans le Tennessee vous savez qu'elle a été ma décision quand je vous dis ça on doit aussi revenir sur l'impact financier de ces contraintes réglementaires hein si je prends la réglementation sur les liquides inflammables et entrepôts c'est 800 millions d'investissement que cela implique en 2023 toute notre industrie en France avait investi 8 milliards 1 l'année dernière nous pense que nous pensons que c'est en baisse de combien entre 7 et 7,5 milliards don vous voyez le poids considérable de cette réglementation qu'il faudrait aménager dans le temps nous disons pas qu'elle n'est pas fondée nous disons qu'elle devait devrait être aménagée dans le temps la réglementation séisme 500 million d'euros c'est colossal également avec parfois des décisions surprenantes des administrations chargé de les appliquer et enfin au niveau européen la chimie comme le reste des industriels est très inquiet sur la CSRD la cs3d la taxonomie la CSRD nous l'avons osé en droit français je suis obligé de dire que par rapport à la directive nous avons Surtr transposé comme souvent et donc là-dessus on a perdu beaucoup d'attractivité la cs3d j'en parle même pas donc il y a énormément de choses que vous pouvez faire pour nous aider déjà au niveau français et en continuant à être très actif au niveau de l'Europe Alix Deschamp a précédemment évoqué brièvement le problème de la concurrence desloyales je lui repasse la parole pour vous faire part de nos proposition merci président finalement je crois que je vous ai exposé notre vrai problème de naïveté commerciale par rapport aux autres blocs mondiaux et finalement encore une fois comme je pouvais le dire ce n'est pas un sujet de protectionnisme extrême puisque nous sommes dans des échanges internationaux mais vraiment il faut et la proposition qu'on fait c'est retourner la logique de la protection en ayant en retournant l'inversion de la charge de la preuve si il y a évidence sur les premiers chiffres qu'il y a une vraie distorsion il faut la mettre en place rapidement pour protéger les producteurs européens et à ce moment-là les les les producteurs extérieurs type chinois auront à faire l'effort de montrer que non il n'y a pas de distorsion aujourd'hui toute l'énergie pour prouver cela c'est l'Europe qui la dépense je prends l'exemple pour notre produit des personnes de de la commission sont allés visiter des entreprises en Chine pendant 10 jours pour vérifier si ce qu'on disait était vrai le coût associé à ça quand on le multiplie par 140 produits donc le message ici sur la protection d'avoir une approche commerciale moins naïve c'est le la charge et enfin sur le dernier volet les emplois et les compétences je voudrais vous préciser quelques chiffres pour que vous compreniez de quoi nous parlons l'industrie de la chimie c'est des compétences très élevées 71 % de nos effectifs sont des cadres et des techniciens la moyenne dans l'industrie c'est 58 % la rémunération médiane dans notre industrie en 2024 c'était 54000 € le salaire moyen c'était 64000 € on est 20 % plus rémunérateur que toutes les autres industrie en moyenne alors je sais que c'est à la mode mais la réduction d'emploi chez nous vous voyez l'impact fiscal que ça a pour réussir à être plus productif plus compétitif il faut qu'on continue à monter en compétence ce n'est pas les industriels qui payent le moins dans la chimie qui gagnent le plus d'argent ce sont ceux qui ont les effectifs les plus compétents et les plus productifs donc nous avons absolument besoin que l'enseignement supérieur de ce pays reste extrêmement motivé à développer les cadres et les techniciens de l'industrie de la chimie de demain et ça c'est essentiel pour intégrer tous les nouveaux outils dont on a besoin pour être aussi productif que les Asiatiques et les Nord-Américains et puis on a besoin aussi d'une grande flexibilité vous l'avez compris comme dans toute révolution industrielle et nous en subissons une il faut savoir repositionner les gens donc il faut nous apporter énormément de flexibilité et un cadre favorable pour que nous puissions reclasser nos salariés voilà je pense que nous avons en préliminaire été assez long donc je vous propose de répondre à vos questions merci de votre attention merci à vous Messieurs les Présidents pour ces propos liiminaires donc qui sont très complets éteayés par des chiffres qui voilà nous interpellent toutes et tous et on a bien compris les messages que vous avez souhaité nous faire passer et sachez que voilà on va on est à vos côtés on reste mobilisé pour que cette filière industrielle qui est la filière de la chimie la deuxième après l'aéronautique puisse retrouver en tout cas nous l'espérons fortement sa compétitivité et son attractivité donc je vais passer à à la série de questions il y a énormément de questions vous en doutez messieurs les les présidents cela montre combien nos nos commissaires voilà donc souhaite réagir à vos propos et très certainement peut-être obtenir des informations supplémentaires alors on prend les questions trois par trois et ensuite donc au fur et à mesure vous y répondez donc on va commencer avec Franck Montauger Franck merci madame la Présidente merci monsieur le Président merci à chacun d'entre vous euh de la présentation euh pour le moins inquiétante que vous venez de faire de votre de votre secteur j'aurais de deux de deux thèmes de questions euh je m'intéresse beaucoup aux questions énergétiques euh vous avez évoqué les difficultés auquelles vous êtes confronté en matière de prix euh dans le contexte post post Aren euh j'ai compris que vous avez besoin au-delà du niveau de prix de de de visibilité de stabilité comme tous les industriels quel que soient les les les les domaines euh est-ce est-ce que vous envisagez des des formules si si la formule contrat d'approvisionnement en en production nucléaire ne ne vous convient pas à ce stade des est-ce que vous investigueer envisageer des des des formules de type PPA je pense que ça vous ça ça vous parle de de participation à l'investissement en contrepartie de de prix de l'énergie nucléaire moindre voilà est-ce que ça peut être une piste de de de compétitivité pour pour vous dans dans ce domaine voilà c'était ma question relative à l'énergie après je je voudrais de manière peut-être plus plus plus détaillé évoquer un point qu'a abordé monsieur Pidou c'est celui de la chimie verte est-ce que vous pouvez nous dire la la définition que que que vous lui que vous en faites de la de la de la chimie verte moi moi j'ai compris qu'elle avait pour pour but de concevoir et de développer des produits et des process chimiques qui qui permettent de réduire ou d'éliminer l'utilisation et et et et la et la synthèse de substances dangereuses est-ce que est-ce que c'est le sens que vous donnez à ce domaine làà et est-ce que vous pouvez nous dire où vous en êtes de de de son développement de sa production de ces objets quels sont vos objectifs en la matière quand vous parlez de de transition de transition énergétique ou écologique vous vous vous en tout cas dans ce que vous nous avez dit vous avez vous avez à chaque fois évoqué la question du CO2 hein du réchauffement climatique je pense que le sujet de la transition ne se limite pas à cet aspect là des choses d' d'où ma question sur la sur la chimie verte et toujours sur ce sujet Comment en quoi concerne-t-elle aujourd'hui et potentiellement l'agriculture par exemple entre autres secteurs potentiellement concernés parce que moi je je fais peut-être à tort un lien entre l'agriculture et cette chimie verte je pense que c'est un il y a là matière matière à ressources à un Tran pour vous en ce qui concerne vos vos vos process et dernière question comment êtes-vous aidé sur ce secteur de développement de la de la chimie verte concurrentielle je je suppose vous avez évoqué la Chine je pense qu'ils y sont est-ce que le contrat le le le crédit d'impôt recherche suffit est-ce que ce qui a été prévu dans le casadre de France 2030 vous permet effectivement du développement sur ce secteurlà de la de la chimie verte et comment aussi évidemment leschelon européen l'Union européenne vous vous facilite ce ce ce développement voilà je vous remercie merci Franck Bernard buit Bernard merci madame la Présidente je crois que c'était le 18 novembre dernier que Madame Magal sm directrice générale de France chimie indiqué avec gravité que la branche chimie devrait perdre 15000 emplois d'ici 3 ans je crois que vu ce que vous venez de nous dire vous devez partager ce pronostic malheureusement et quels sont les piste que l'on pourrait envisager pour y remédier et puis moi je suis sénateur de la Drome département voisin de l'iser j'ai bien évidemment une pensée pour vancorx et archema tout en ayant à l'esprit que l'évolution de la situation de ces entreprises aura des cons conséquence pour de nombreux acteurs économiques dans l'ensemble de la région quelle est votre analyse sur la situation de vancorex cette situation était-elle évitable et question que l'on se pose régulièrement sur le territoire une nationalisation temporaire pourrait-elle être bénéfique selon vous et puis j'aurais une question concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le secteur de la chimie notre commission a récemment auditionné monsieur Arthur mench qui est fondateur de l'entreprise française Mistrali cestter une grosse entreprise devrait venir bientôt s'installer dans la Drome comment le secteur de la chimie s parti des enjeux liés à l'intelligence artificielle merci je vous invite à être très concis si on veut passer l'ensemble des questions Serge merilou oui madame la Présidente Messieurs les Présidents moi je voudrais évoquer le secteur de des cosmétiques qui est un secteur dans lequel la France est le premier exportateur mondial euh mais avec une part de marché qui régresse fortement dans ce secteur en 2024 on a eu plus de 20 liquidations d'entreprises qui sont confrontés essentiellement à des problèmes notamment réglementaires au niveau de la compétitivité avec des difficultés pour l'obtention des autorisations de mise de mise à marché pour les nouveaux produits or c'est un secteur qui évolu très vite et et ces lourdeurs administratives retardent donc la commercialisation des des produits et un certain nombre d'entreprises sont contraintes d'exporter leur innovation en dehors de l'Europe pour continuer à exister deuxème exemple c'est le problème de l'énergie j'ai sur mon département un industriel dans le secteur de la chimie plus de 600 personnes qui est confronté au coût de l'électricité c'est un une entreprise qui est dans le le siège est aux États-Unis mais qui a des qui a des d'autres usines en Europe et là on est confronté dans ce secteur là cette entreprise souhaite créer un parc photovoltaïque sur un terrain qui lui appartient et on est confronté à des fouilles archéologiques qui sont nécessaires parce qu'on sait pas ce qu'il y a dessous mais qui durent depuis 2 ans or la prise de décision le le les le siège a du mal à comprendre qu'il faille aussi longtemps pour arriver à créer donc ce parc photovoltaïque qui permettrait à cet industriel de réduire ses coûts d'énergie voilà messieurs si vous pouvez déjà répondre à ces questions nombreuses et variées alors je rapidement je prends le premier sur l'énergie euh donc vous parliez de PPI en fait toute la boîte à outils aujourd'hui qui est imaginé autour d'une visibilité sur le prix de l'énergie je pense que premièrement il n'y a pas une chimie il y a un ensemble d'acteurs avec des besoins différents entre un hyper intensif et une entreprise qui qui a une électricité qui est nécessaire mais qui est pas significative les enjeux et les outils à mettre en place en face sont quand même différents donc avoir une réponse simple simple ou simpliste je ne sais pas la faire le deuxième c'est que notre problème aujourd'hui c'est que dans tous ces outils qui sont proposés il y a un engagement très fort à faire par le consommateur et avec peu de garantie sur le prix de sortie donc les outils ne nous donnent pas on en revient toujours c'est une visibilité sur le prix et une compétitivité sur le prix donc on en revient aujourd'hui euh sur globalement le seul outil qui nous donne une certaine visibilité une certaine compétitivité c'est le marché or c'était bien ce que nous donnait laarenne c'était dépasser le marché pour une visibilité un peu plus stable donc ce n'est pas et si euh le président veut commenter nous n'avons pas aujourd'hui un outil pertinent dans la boîte outil qui est proposé par EDF euh qui répondent à nos attentes estce que je peux je peux peut-être aussi aussi ajoué pour finir de de répondre à à cette question c'est ce que j'ai souligné aujourd'hui notre industrie de la chimie ne fait pas assez d'investissement donc transférer une charge d'investissement sur sur une infrastructure d'intérêt national et aussi une vraie difficulté pour la plupart d'entre nous alors qu'on a du mal à avoir l'argent qu'il faut pour développer nos propres activités alors vous avez posé aussi une une question très difficile sur la chimie verte alors toutes vos définitions sont exactes alors très souvent la la la la chimie verte c'est dans le langage commun une chimie qui parle qui part pardon de ressources naturel renouvelable et en général d'origine végétale mais ceci est important et mais n'est pas la seule définition qu'on peut lui donner puisque comme je l'indiquais précédemment nous avons fait une réduction considérable de notre empreinte carbone sur ces 30 dernières années et ça c'est aussi dans l'efficacité des procédés donc le la source de progrès et de compétitivité c'est d'être capable de faire nos atomes qui sont Infiné vendus aux clients avec le moins d'atomes possibles de départ et donc tous ces tous ces substances qui sont qualifié de dangereuses ne sont pas opposé à la chimie verte c'est-à-dire que nous faisons un métier tout à fait particulier qui est un métier de faire interagir entre ell des composants chimiques c'est énergétique et c'est également parfois des produits qui sont toxiques donc nous avons un savoir-faire historique qui permet deler ces éléments mais derrière ce qui est très important c'est de faire la molécule avec moins d'impact sur l'environnement avec moins de consommation d'énergie et c'est ça aussi verdir notre industrie et ça ça c'est nous sommes naturellement motivés à le faire parce que plus on verdit un procédé plus on est compétitif d'où l'importance de la recherche je le rappelle encore une fois c'est très important parce que nous on va pas se battre en disant on invente telle et telle molécule ce sont nos clients qui qui le font nous nous battons en disant nous savons faire cette molécule pour moins cher parce qu'il y a moins d'impact d'environnement parce que la synthèse est plus courte on on gaspille moins d'atomes voilà pour répondre à votre question alors sur la chimie verte un des points particuliers de la chimie verte et on pourrait prendre l'exemple des carburant artificiel c'est que c'est une chimie très consommatrice d'énergie et donc et là c'est quelque chose que vous pouvez en interviewant des acteurs industriel vous verrez qu'il y a eu une grande fécondité pour développer des procédés en France notamment nous avons eu des acteurs très brillants en la matière mais beaucoup n'ont pas été industrialisés en France parce qu'il y a une autre barrière hein et qui a été une des questions que vous avez que vous avez soulevé qui est la difficulté de faire des sites nouveaux quand il y a technologie complètement nouvelle il faut des sites nouveaux et c'est bien compliqué alors il y a l'anecdote de l'archéologie je ne l'ai pas souligné dans mes chiffres sur les délais d'obtention des permis mais effectivement ça peut bloquer ça aussi ou certaines espèces extrêmement rares et protégé ça peut bloquer des projets indéfiniment et ça aussi c'est un autre frein c'est cette capacité à l'vsement industriel sur notre territoire vas-y alors c'était sur le point l'emploi en fait reste un absolu challenge vous avveis dit aujourd'hui on est confronté à cette notamment et l'énergie la et la compétition et la boîte à outils qu'on proposait en disant je pense que déjà revenir à une compétition saine avec les autres acteurs ça soit sur l'énergie ou que ça soit sur le prix sur le marché et certainement quelque chose qui nous permettrait d'être moins exposé à à cette compétition comm un acteur parce que l'innovation elle est là donc elle est vraiment sur le court terme nous sommes exposés et pour protéger le moyen long terme il faut qu'on faut qu'on se batte avec les mêmes outils donc nous c'est c'est pour ça qu'on a bâti ces ces recommandation notamment d'uneun d'un sain environnement compétitif et d'avoir d'arrêter d'être naïf sur le marché et et puis je pense que tu l'avais dit Jacques c'est accompagner la transformation des de nos équipes que dans un dans une trans formtion l'industrie comme elle est là oui nos équipes qui sont à 75 % comme des techniciens des ingénieurs auront à se transformer à changer leur activité c'est un intérêt pour nous et même si moi je passe par un ajustement par le PSE accompagner notre personnel avec avec des aides pour queon puisse aider accélérer les changements de compétences c'est aussi un enjeu pour pour avoir une bonne adéquation entre nos équipes et nos besoins alors un mot sur un un grand sujet dont on a beaucoup parlé ces deux derniers jours et dont on parlera probablement beaucoup dans les années qui viennent li a l'intelligence artificielle l'appropriation de l'intelligence artificielle par l'industrie et ça interrogera évidemment aussi notre notre notre industrie euh je pense que le président gaucher va certainement compléter ce que je vais dire je pense que le l' est un est un est un est un changement est une transformation majeure qui est un enjeu de plus pour pour l'industrie avec celui de la compétitivité celui de la décarbonation euh celui de la gestion des des contraintes réglementaires et maintenant le sujet de l'intelligence artificielle les sujets sont pas de même nature évidemment euh je pense que le sujet l'intelligence artificielle passe passe est un est un levier de de productivité quand on écoute les entreprises quand on regarde les grands groupes même en dehors de de la chimie qui sont approprié l'intelligence artificielle c'est un levier de productivité aussi dans un contexte où il y a des pénuries de de main d'œuvre et où l'intelligence artificielle peut arriver à à améliorer la productivité de manière significative l'enjeu je parle plus là de PME euh tout tout tout part des données à travers l'intelligence artificielle c'est les fameux data center c'est la compilation des données qui viennent nourrir l'usage de l'intelligence artificielle donc il y a un enjeu de de structuration des systèmes de données informatiques pour les pour les PME euh qui est très différent et pour lequels les grands groupes sont beaucoup plus préparés donc là aussi il y a des il y aura un enjeu d'accompagnement des PME dans le dans la transition vers l'intelligence artificielle mais les applications sont sont très nombreuses je pense à des applications en matière de maintenance préventive en matière de ce qu'on appelle la logistique ou la Supply cha où il y a des il y a beaucoup beaucoup de de démarches misise en œuvre alors pour pour pour pour répondre aux dernières questions alors sur l'intelligence artificielle ça ça fait une bonne illustration encore de ce qu'on est capable de faire en Europe vous savez qu'une non pas une directive mais une réglementation a été euh mise en œuvre il y a quelques jours hein elle est de nouveau extrêmement contraignante il n a qu'en Europe que nous avons cette cette réglementation déjà sur la table la première chose qu'on retient c'est que si on fait pas ce qui est prévu dans la réglementation l'amende peut atteindre 6 % de notre chiffre d'affaires ça plante le décor et l'autre chose c'est qu'elle défin quatre niveaux de risque je peux vous dire que nous avions un bureau hier à France industrie on se demande quelle est l'ampleur du travail pour savoir ce qu'il va falloir faire avant de pouvoir continuer à développer le le le le l'intelligence artificielle comme outil de modernisation de nos entreprises voilà donc je voulais compléter le propos de de Jacques Pidou par cet aspect là qui est encore un des aspects réglementaires qui pèse et on va se retrouver face à des industriels de la chimie aux États-Unis qui eux vont surtout déréglementer et je pense qu'il y aura pas de barrière d'entrée à d'entré à la en Europe pour dire on nachète pas ce produitlà parce qu'ils appliquent pas dans leur pays la directive la la réglementation pardon sur l'intelligence artificiel voilà toute la perversité de notre réglementation aujourd'hui alors sur sur le le le le sujet vancorex bon vous avez posé la question je ne suis pas dirigeant devant correex il y en a aucun et en tant que franceç industrie on on on peut pas s'exprimer à la place des des dirigeants de Corex néanmoins où j'attire votre attention et où c'est quelque chose où vous pouvez agir parce que bon quand c'est dans les journaux c'est en général trop tard mais je je le citais précédemment nous avons fait une étude qui a mis en évidence une petite cinquantaine de sites à risque en France cette étude a été partagé avec la DGE et je pense que s'il pouvait y avoir aussi un relais par nos institutions telles que le Sénat et l'Assemblée nationale je pense que ça nous aiderait beaucoup parce que ces identifications des des points sensibles ont été faites donc voilà pour répondrecrex je ne peux rien faire aujourd'hui j'en suis désolé mais on est clairement dans un des exemples qu'on a voulu ustrer de manière très conquête avec ce qui se passe à la mode donc làdessus puis il y a une question madame la Présidente que vous m'avez posé en entrée je n'ai pas encore répondu et qui est extrêmement important c'est votre question sur rich oui alors sur rich il y a deux choses très claires que je voudrais dire en tant que que fédération et là c'est la position unanime de nos adhérents nous soutenons la réglementation riche et nous soutenons sa révision nous ne voulons pas qu'il y ait confusion nous n'avons pas demandé à la Commission européenne le report de la révision de la réglementation rich alors cette réglementation est extrêmement utile parce qu'elle permet à la fois pour nos sociétés dans la manière de gérer les produits dangereux dont on parlait tout à l'heure comme vis-à-vis des consommateur d'apporter de l'information utile la deuxième chose que je voudrais dire c'est que notre industrie sa qu'il y a des substances qu'il faut substituer ou qui sont déjà substituées en raison de leur caractère dangereux rémanant ou persistant dans l'environnement ou des effets à long terme sur la santé que ce soit celle de l'être humain ou de toute autre espèce vivante là-dessus notre industrie ne le ni pas en revanche que l'on veut c'est que ce soit fait d'une manière scientifique et non pas avec des a priori politique et que ce soit fait d'une manière pragmatique aujourd'hui vous souleviez le problème despipas on est on est d'accord pour dire avec vous qu'on ne peut pas attendre 10 ans voire plus que l'é cas est fini d'instruire les dossiers pour traiter les sujets les plus évidents à traiter il faut également pour parler donc toujours d'épipas se souvenir que c'est pour le dire simplement l'piphace c'est du fluor c'est des molécules qui contiennent du fluor en plus ou moins grand nombre un de mes métiers c'est faire les principes actifs de l'industrie pharmaceutique 31 % des principes actifs de la pharmacopé européenne contiennent du fluor donc soit on se dit le fluor on veut plus en entendre parler donc on a plus de dentifrice au fluor on a plus de médicament au fluor soit on se dit on trouve des solutions pour parmi les 10000 molécules polyfluoré identifié très clairement elles le sont aujourd'hui sur le plan scientifique pour la plupart d'entre elles et travailler ensemble pour les substituer mais faire un bannissement global des pifaces ce sera une c pour le citoyen européen au lieu d'être un progrès on va transformer ça en catastrophe voilà ce que je voulais dire sur sur sur ce dernier sujet alors on y reviendra peut-être qu' y av aussi la question sur les cosmétiques mais voilà donc on va on va continuer avec Fabien gu Fabien bonjour merci madame la Présidente merci messieur sachez que ici l'ensemble des parlementaires dans le diversité sont attaché à la filière chimie c'est 200000 emplois des centaines d'entreprises attachées au savoir-faire français B trois questions mais moi je je je souhaite qu'on ait un débat un échange parce que je pense que vous avez une vision tronquée parfois erronée et je pense que sur des solutions du coup ça manque sa cible trois questions par exemple sur l'énergie vous nous dites laarine nous a protégé euh et donc on est inquiet du système qui va venir c'est vrai l'entreprise a besoin de visibilité pour investir sauf que pardonnez-moi de vous le dire laarine depuis 2022 vous l'avez et elle ne vous a pas protégé donc le le réel c'est pas c'est pas le la reine ou pas la reine bien sûr vous en avez profité pendant 12 ans mais c'est le système intrinsèque et vous en avez parlé qui liit le prix du gaz à l'électricité donc le mécanisme des prix fixés par le marché européen qui est notre problème pas l'arine ou postarè vous pourrez inventer quelques systèm que vous voulez l'arine l'arè 2.2 3.0 si nous restons dans les mécanismes tels qu'ils sont aujourd'hui fixés par le marché européen nous ne serons jamais à l'abri d'avoir une nouvelle crise qui fait augmenter le prix de l'énergie et ça vous devriez en tant que industriel et groupe de lobby poser la question d'une sortie du marché et de créer autre chose moi je prends la question des services public d'autres pront autre chose mais tant qu'on restera à ça vous vous ne serez jamais à l'abri d'un aléa extrêmement fort du marché la deuxième chose vous nous présentez un panel qu'on a bien l'habitude d'entendre les prélèvements obligatoires sont difficile le coût du travail et cetera pardon mais vous oubliez une donnée c'est que le capital en France et le capital le plus subventionné et dopé à l'argent public sans contrepartie c'est ça réel par exemple combien a touché Minfin welchem et BCF Liv science donc vos trois entreprise d'aide publique depuis 5 ans combien de CIR vous nous parlez du CIR et tout le monde il est attaché à chaque chef d'entreprise mais sachez par qu'on a eu une révélation hier à notre commission d'enquête c'est que le CIR en réalité il n'y a ni contrepartie et n'y a ni obligation d'investir en France seulement peut-être à l'échelle européenne donc en réalité C n'a aucune obligation de créer un seul emploi en France voilà le réel enfin sur la concurrence et et et de fait vous êtes l'industrie manufacturière la chimie qui perd 4 % cette année et 7000 emplois directs 7000 emplois directs donc je pense que comme ici nous sommes tous soucieux de l'argent public et de son efficacité je pense qu'il nous faut avoir les chiffres donc celui des prélèvements obligatoires de l'imposition mais mais aussi des aides publiques comme ça on aura un panorama assez complet mais pas que de les deux premiers enfin juste une question sur la concurrence des loyales bah oui voilà la vraie question nous n'arriverons pas à nous en sortir si nous restons sous la pression des Américains qui et dopent le leur industrie extrêmement fortement et mettent des barrières douanières et les Chinois qui ont un modèle social pardonnez-moi moi je ne souhaite pas un modèle chinois j'en ai le droit do pas avoir un modèle social chinois moi je suis extrêmement fier de notre modèle social que nous devrions défendre et donc c'est une illusion de penser que si nous n'avons pas les mêmes règles nous arriverons à concurrencer et nous n'y arriverons pas messieurs par moins de normes sociales et environnementales parce qu'à chaque fois autrement de toute façon les Chinois et les Américains seront plus agressifs donc la question est ailleurs il nous faut des règles éthiques et les mêmes pour jouer dans la même cours je vous remercie merci Fabien Franck Menonville rapidement oui ça sera très rapide euh nous avons suivi et et eu l'occasion d'avoir de nombreuses auditions portant sur la compétitivité de la France et de l'Europe en matière d'industrie maisieur les présidents le ce que vous avez évoqué ce matin semble particulièrement inquiétant également moi ce que je voudrais peut-être entendre de vous c'est peut-être le la marge de manœuvre que nous avons franco-française parce que Laurent duplom qui était là il y a un instant nous avons porter ensemble et fait adopter au Sénat une pépelle permettant de faire tomber un certain nombre d'entras franco-françaises en matière d'agriculture je pense que les mêmes causes produisent les mêmes effets quels sont les les les marges de manœuvre franco-français pour retrouver de la compétitivité au niveau de l'Europe et je ne suis pas tout à fait d'accord avec l' le le le l'orateur précédent je pense qu'il y a quand même deux sujets il y a le sujet de la Chine bien évidemment je su de la Chine c'est du dumping public une économie administrée et bien évidemment il faut s'en protéger par contre à l'inverse nous avons aussi d'autres partenaires économiques quand vous parliez du Canada je pense que l'enjeu c'est le là un rapport et un standard de compétitivité entre l'Europe et et d'autres grandes puissance économiquement libérale Martine Berté oui merci madame la Présidente messieur merci messieur les présidents pardon merci pour votre vos interventions moi je voudrais juste revenir alors une fois de plus il y a eu beaucoup de questions dessus déjà sur la question du coût de l'électricité ça fait plusieurs années que je suis alertée par les 7 à électro hyper électrointensif de mon département de la Savoie euh et que j'interviens à ce sujet avec eux auprès des gouvernements successifs ou ici en question d'actualité au Gouvernement nous avons auditionné avec le groupe d'étude énergie il n'y a pas très longtemps le président de DF lucrémont lui nous dit que tout va bien que les négociations pour des contrats de long terme sont en cours avec les électrointensifs on va peut-être mettre à part le cas des hyperélectros mais malgré ils en ont encore plus besoin que tout le monde et c'est vrai qu'effectivement vous avez besoin de ces contrats de long terme pour pouvoir avoir une visibilité laarenne c'est le 1er janvier 2026 donc on est maintenant au pied du mur est-ce que vous pouvez nous donner une situation précise de votre niveau de négociation avec EDF est-ce que ces négociations sont effectives vous disiez les solutions apportées ne sont pas suffisantes mais est-ce que ce sont des négociations de filière ou chacun pour soi chacune de vos entreprises séparément via l'uniden comment est-ce que cela s'effectue et où en êtes-vous précisément merci voilà monessieur nouvelle série de questions c'est à vous voilà alors je je vais tâcher déjà de de poser un principe nous sommes des industriel donc il ne nous appartient pas de définir ni la politique sociale fiscal ou quoi que ce soit qui est à la charge de nos élus donc juste pour pour pour pour clarifier donc je ne commenterai pas les modèles sociaux et et cela sur sur les investissements sur les investissements aujourd'hui vous avez une vraie compétition internationale pour attirer les investissements industriels sur les territoires de tout à chacun hein donc euh vous avez euh deux solutions hein c'est soit faire que ces investissements d'emblé coûteent moins cher et soit facile à faire soit de les rendre compliqué et d'éacter euh des simplifications derrière ou des allègements fiscaux là ça appartient bien entendu aux politiques de décider comment vous voulez faire nous on est pour la simplification et les choses faciles alors la question des aides je vais y répondre avec un exemple très précis mon entreprise bénéficie du CIR j'ai donné tout à l'heure le chiffre d'affaires que je faisais sur la France c'est à peu près 84 million d'euros de chiffre d'affaires le CIR représente bon an Malan 2 million d'euros ça correspond un effectif dans la recherche de 70 personnes la vertu principale du CIR c'est de compenser le surcout Coréa recherche par rapport à mes concurrents asiatiques ou américains si demain le CIR est coupé en ce qui me concerne je serai obligé de renforcer mes centres de recherche en dehors du territoire hexagonal et de réduire ceux qui sont sur le centre de la France pas au centre de au nord de la France à Bevery la forêt donc c'est ça très d'une manière très pratique pour nous c'est simplement que ça compense les surcouts que soit payé par ailleurs en ce qui concerne les pardon oui en ce qui concerne les les les pertes d'emploi pour l'instant bon je vous ai donné les chiffres que vous avez que que j'aV vous en avez d'autres je peux pas les commenter je les ai pas encore je vous avez évoqué 7000 je peux pas le confirmer ni l'infirmer j'ai pas encore moi mes statistique du dernier trimestre 2004 mais je crois que j'ai été clair 2024 pardon je crois que j'ai été clair on s'attend à ce que ce soit pason voilà donc je pense que que que que que là-dessus hein je je pour pour répondre globalement à votre question monsieur le sénateur l'industrie de la chimie est une industrie globale il est impossible pour un état même quand il est grand de se dire je vais vivre en notutar avec ma chimie c'est impossible et pour répondre à une question indirectement qui a été évoqué qui est l'export aujourd'hui les derniers chiffres que nous ayons pour 2023 l'Union européenne exporte 38 milliards sur les États-Unis elle apporte 31 milliards des États-Unis on peut dire on met des barrières on arrête tout ça mais c'est dépend entier de notre industrie qui vont disparaître parce que ces ces imports servent aussi à faire n notre chiffre d'affaires et nos ventes autre exemple que je peux vous donner c'est la Chine la Chine pourquoi elle a pris cette place là parce qu'elle a investi massivement chinois a décidé que le premier secteur industriel qui devait recevoir toute l'attention et toute l'aide et tout le support de du gouvernement et des provinces chinoises c'était la chimie et aujourd'hui ils sont passés d'importateurs net de produits chimies jusqu'en 2019 à exportateur net par l'investissement je crois que ça je tiens à le marteler il faut qu'on puisse investir dans de bonnes conditions et pour investir dans de bonnes conditions il y a deux solutions soit l'état nous donne beaucoup d'argent ce que je ne préfère pas soit on est dans des conditions pour gagner beaucoup d'argent et l'investir hein et je pense que effectivement si vous regardez ce qui est euh euh la la répartition euh des cashfow de l'industrie de la chimie vous constatz que le ce n'est pas là le le le l'actionnaire qui est le premier bénéficiaires mais bien la politique d'investissement de notre industrie voilà ce que je voulais dire sur sur sur cette première série de questions et sur sur l'export alors sur le coût de l'électricité enfin je reviens de dessus 5 minutes l'électricité va être dirimante dans une politique de décarbonation c'est-à-dire que on va de moins en moins consommer d'énergie fossile si cette électricité quel que soit le mécanisme quel que soit la décision que l'on prend et reste plus cher que le reste du monde nous serons condamnés à réduire notre surface industrielle en Europe en général et en France en particulier et donc là-dessus on peut le tourner dans tous les sens alors après on peut dire doit-on rester ou sortir de l'Europe moi j'ai pas d'avis à exprimer là-dessus je n'ai pas d'avis à exprimer là-dessus aujourd'hui il y a des règles qui ont été décidé par les politiques élu je les applique ou non pour répondre madame la sénatrice à votre question précise sur sur pardon sur sur les les les échanges aujourd'hui sur le prix de l'électricité postarine via via via via EDF nous dans dans notre cas on a eu des des discussions avec avec EDF sur la mise en place d'un d'un contrat qui qui à l'époque s'appelait un CNS contrat contrat nucléaire simplifié il y avait d'autres d'autres mécanismes mais en tout cas nous étant électrointensif on a eu cette discussion et pour l'instant la discussion qu'on a pu avoir avec avec EDF ne nous apporte pas de visibilité à long terme sur le prix à sur le sur le prix à à payer sachant qu'il y a pas d'en fait de prix contractuel ferme ce qui est quand même le vrai sujet parce que le vrai sujet c'est de ne pas payer d'avoir l'énergie d'avoir un prix de l'électricité compétitif et d'avoir de la visibilité sur ce prix et quand ces conditions sont pas res ce que disait le président gaucher on on investit pas on investit on investit moins donc pour l'instant C ces ces conditions là elles sont pas sont pas réunies puisqu'on a pas de cap de prix et on n pas non plus de tunnel de consommation donc c'est voilà c'est c'est on est dans cette situation là où on a encore on a encore de de de de grosses de grosses inconnues je rebondis sur les sur les investissements je suis très à l'aise sur le sujet on est une PME on réalise un peu plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires on a réalisé 15 en 2009 donc on a beaucoup grandi on a créé 140 emplois donc je pense que contribution sociale des entreprise à la à la préservation de notre modèle il est il est évident on investit entre 10 et entre pardon entre entre 7 et 10 millions d'euros hein de de de de on fait on réalise entre 7 et 10 millions d'euros d'investissement par an à peu près ce qui est très significatif par rapport à notre notre chiffre d'affaires euh donc le le le le modèle de subvention est est pas du tout dans notre modèle de développement c'est une vraiment une très une partie très infime de notre politique d'investissement mais on fait face comme l'a dit le président gaucher à des concurrents qui investisent qui investit qui investissent massivement dans le soutien à l'industrie l'IRA qui a été lancé aux États-Unis a complètement changé la donne sur l'investissement industriel al oui sur sur sur les questions de l'électricité je voudrais quand même rappeler quelque chose qui pas forcément connu de vous tous c'est que lorsque nous discutons avec notre énergéticien en tant qu'adhérant consommateur d'électricité nous signons des accords de confidentialité pour ne pas révéler en revanche l'actionnaire de cette entreprise et l'État donc je pense que si vous voulez entre entre actionnaire et dirigeants de l'entreprise avoir des informations là voilà là là je vous je vous confie le la tâche de l'obtenir voilà bon alors il y a un dernier point sur lequel je voudrais quand même nuancer il y a bien des cas de dumping hein et la Chine n'est pas épargnée par les instructions de dumping qui sont en cours ou qui ont été approuvées au niveau de Bruxelles mais ce n'est pas le seul État ce que je tiens à préciser c'est qu'aujourd'hui sans faire de dumping la Chine est moins cher que nous moi je peux vous donner un un un un exemple voilà alors il y a des non il y a des cas quon a des procédés innovants qu' on a des procédés innovants nous pouvons être moins cher et et aujourd'hui je vais je vais vous donner un exemple puisque c'est dans le domaine PUBLICIN on a beaucoup parlé de paracétamol dernièrement on a des usines en construction mais lorsque vous avez regardé la question vous êtes rendu compte que certains acteurs français de la pharmacie importer leur principe actif majoritairement non pas de l'Asie mais des États-Unis et pourquoi parce que jusqu'à présent les États-Unis ont un procédé de fabrication du paracétamol qui est plus performant que celui des asiatiques et là on revient à un point fondamental c'est si nous avons des procè des plus performant que la concurrence en payant très bien tout le monde on peut être moin ch que nos concurrents asiatiques et plus on fait de recherche pour trouveres ces procédés performants plus on a de chance de d'être en situation de rester une grande puissance de l'industrie de la chimie ça je voulais et donc il faut pas confondre dumping qui existe avec tout simplement des gens qui dans certains pays sont dans des conditions structurelles d'investissement et d'exploitation meilleur que ce que nous avons en Europe à procéder égal merci messieur nouvelle série de questions à Anne-Catherine Loisier madame la Présidente messieur les présidents donc vous avez beaucoup parlé de de baisse des charges de maîtrise des coûts de l'énergie je dirais que ce sont des grands défis de de l'économie française en général qu'on retrouve dans la plupart des secteurs d'activité le vôre il est particulièrement étant fondé d'abord sur l'export il est effectivement particulièrement exposé donc moi je voudrais revenir sur ce que vous évoquez là comment est-ce que vous analysez le contexte quand même qui se durcit de de protectionnisme d'augmentation des doigts doine surtout au vu de ce que vous venez de nous dire c'estàdire que vous avez besoin d'acheter des matières premières à l'étranger euh et puis en fait vers quel pays exportez-vous par ailleurs euh ma question c'est en fait est-ce que vous pensez que il existe quand même un certain nombre de pays dans lesquels vous pourriez valoriser ces démarches de décarbonisation de décarbonation et de verdissement qui sont quelque part votre votre valeur ajoutée voilà donc est-ce qu'il y a matière quand même demain à à à valoriser cette plusvalue merci anque jacqum merci présidente merci messieur pour avoir dressé à une situation aussi factuelle de vos industries alors moi je nous allons démarrer bientôt une mission d'information sur l'avenir de la filière automobile et on sait que la filière chimie et l'industrie automobile ont des liens étroits alors sachant que les acteurs de l'industrie automobile cherchent à adapter des nouvelles technologies pour réduire les émissions et la consommation de carburant améliorer le confort et la sécurité des véhicules comment la filière chimie contribue-t-elle à ces objectifs plus spécifiquement quels sont les innovation et matériaux développés par l'industrie chimie qui joue un rôle dans cette transformation et par ailleurs comment la filière chimie accompagne-t-elle le verdissement de l'industrie automobile hein vous nous avez dit tout à l'heure que plus on verdit plus on est compétitif et c'est bien aussi une des un des problèmes de la filière automobile et j'aurais une deuxième question dans votre plan de soutien pour la chimie votre axe d'action 5 c'était importé de la main d'œuvre qualifiée vous nous avez parlé des du niveau de qualification j'avais fait lapsus pas importer apporter VO ok donc apporter donc vous nous avez dit que c'était une main d'œuvre qualifiée aussi bien en cadre qu'en technicien alors est-ce àd que la filière d'enseignement ne répond pas à vos besoins est-ce qu'il y a pas assez de place ou est-ce qu'il y a pas assez d'étudiants qui sont intéressés par cette filière et si oui comment faire pour les motiver à aller vers la chimie quels seraient les les actions à mettre en place merci anque Daniel Fargeot oui merci madame la Présidente Messieurs les Présidents oui prix de l'énergie plus élevé en Europe poids de la réglementation concurrence déloyale de la Chine croissance européenne plus faible plusieurs facteurs s'accumulent pour grever la compétitivité de la chimie européenne votre modèle économique est remis en cause et les grands acteurs de la chimie française ne s'y trompe pas je prendrai pour exemple arquema qui a réparti son activité à par égal entre l'Asie les États-Unis et l'Europe pour autant soyons un un tantinet positif et tentons de sauver l'industrie de la chimie franche chimie selon V rapport annuel annoncé en 2023 a annoncé en 2023 plus de 250 projets engagés dans France relance et France 2030 pour un total d'environ 5 milliards d'euros et bien évidemment avec des aides publiques pour faire un petit clin d'œil à mon collègue Fabien Guay qui vient de sortir comment ces projets se développent-il dans not territoire quelles sont les relations avec les collectivités territoriales en terme de réussite et de quelles seraient les difficultés rencontré et par la même rencontre-t-il des problématiques de mobilisation de groupes militants souvent sans lien avec le territoire enfin deuxième petite question dans le secteur de l'automobile et ma collègue faisait référence la Commission européenne a fait le choix de mettre en place des mesures de protection de son industrie automobile pensez-vous qu'une telle démarche même si elle ne résout pas les problèmes structurels de compétitivité nous en avons bien conscience soit pertinente et puisse être envisager pour le secteur de la chimie merci messieur oui alors donc sur le euh sur sur sur les sur les différentes euh questions que vous soulevez euh là aussi je pense que la la la réponse est est est est claire dans nos nos au chiffres euh nous sommes opposés à du protectionnisme industriel pourquoi parce que tout à l'heure je disais que sur les 109 milliards que nous avons réalisé en 2023 comme chiffre d'affaires 80 milliards était exportés mais comme le sol n'est que 18 ça veut dire que nous avons également euh exporter 62 milliards c'estes 62 milliards importer pardon 62 milliards ces 62 milliards sont essentiels pour la plupart de nos industries à fonctionner donc et et et si on on met de telles barrières on va créer une inflation considérable sur les prix de reviens en Europe et on va accentuer notre perte de compétitivité à l'export alors l'export qu'est-ce que qu'est-ce que ça représente elle s'est de entre 2003 et 2023 continuement développé à l'échelle EUR européenne puisque au début des années 2000 je crois me souvenir que seul 15 % du chiffre deaffaire de la chimie est exporté en dehors de l'Union Européenne hein donc c'est-à-dire que l'essentiel et ce était soit consommé dans les états soit échanger au au sein de l'Union européenne ce qui montre l'efficacité d'un marché unique en la matière avec une réglementation quand même homogène en 2023 cette proportion a plus que doublé hein alors si vous le voulez on vous fournira les les les chiffres précis he je j'ai suiv de mémoire donc c'est devenu essentiel parce que tout à l'heure je rappelais que pour que nos usines soient rentables il faut qu'elles soient occupées à au moins 80 % donc si vous amputez quelque chose qui représente aujourd'hui à l'échelle européenne près de 30 % de nos activités on s'en sort pas hein donc aujourd'hui la déglobalisation et la fermeture des frontières est une condamnation à mort de notre industrie c'est comme ça qu'il faut qu'il faut le percevoir parce que c'est un écosystème qui est devenu mondial on parle de certaines vallées qui souffraient de la de la perte d' maillon et des effets dominaux cet effet dominau peut exister à l'échelle à à l'échelle mondiale donc je crois que ça c'est extrêmement important de le retenir donc nous on veut des conditions de concurrence dans le commerce qui soit équitable et pas naïf on veut pas de protectionnisme on ne veut pas fermer les frontières voilà pour répondre à cette question extrêmement extrêmement sensé alors après vous parlez de la valorisation de la décarbon de de notre politique de décarbonation ou décarbonisation là aussi il faut être bien au courant de ce qui se passe dans le reste du monde alors effectivement les projecteurs sont braqués sur sur les États-Unis et drill baby drill mais beaucoup d' entreprises dans le monde internationale veulent se décarboner c'est-à-dire que de nombreuses entreprises y compris aux États-Unis suivre les règles ecoVadis ou sbti hein donc ça c'est une réalité nous avons de plus en plus de clients qui le demandent et qui ne sont pas forcément européen en revanche nos concurrents hors Europe ne sont pas restés sans rien faire aujourd'hui l'électricité solaire est plus abondante en Chine qu'en Europe donc ce n'est pas un facteur de différenciation comme ça aurait pu l'être à un moment le vrai facteur de différenciation qui nous reste encore accessible et làdessus sur le territoire hexagonal nous avons très très belle réussite c'est dans le age et l'économie circulaire et par exemple il y a quelque chose qui fait le devant de la scène ce sont les terres rares aujourd'hui nous avons un savoir-faire français extraordinaire en terre rare historique qui a plus de 70 ans on a été pionnier en la matière et qui s'est mis au recyclage donc ça c'est une des solutions qu'il faut absolument promouvoir c'est c'est c'est C ce savoir-faire et ce développement de ce savoir-faire qui fait que lorsque l'on n'a pas les ressources et bien par le recyclage on peut attirer les ressources et assurer une certaine souveraineté des ressources et donc ça c'est un message que je je voulais passer à cette à cette occasion et là encore il va pas falloir fermer les frontières parce que notre ambition c'est de traiter les déchets des autres qui est une matière pour nous qui se viendra une matière première noble hein voilà hein pour illustrer j'espère avoir répondu à cette question très complexe que vous m'avez posé monsieur le sénateur alors sur l'éducation ça c'est très important sur l'éducation alors votre sujet est clé pourrais dire que c'est un sujet de la chimie mais c'est un sujet de l'industrie en au sens large c'est que on le voit et il y a une accélération je discute encore récemment avec un professeur du du lycée profiseur du lycée de Compiegne et je je pas c'est pas un propos polémique je veux faire c'est que les ication des processus des options au bac notamment sur la cause scientifique ont été un genre de vide en créer un vide sur l'alimentation des filières scientifiques qui est assez dingue à tous les niveaux et que tout toute la Val vair va être touché donc là il y a vraiment un côté donner toujours si on naime pas la science il est vrai que nous sommes dans l'industrie dans des métiers alors encore une fois faut pas se projeter simplement sur les bacs + 5 il y a on a quand même industrie a la chance de porter offrir des emplois de l'opérateur au docteur quand même pas autant quand même de d'activités qui le font on a un vrai enjeu d'attrait de de de formation c'est-à-dire d'avoir que l'éducation nationale en tant que telle n'est pas des processus qui fassent pour dire des qui réduisent l'opportunité de d'aller dans des filières scientifiques ça c'est quand même clé et il y a eu actuellement même si c'est un peu ajusté vraiment un vide le deuxième je peux vous dire que nous ce sujet-là c'est un sujet je crois qu'il y a pas un un un conseil administration on travaille pas sur ce sujetl on est on est volontariste on a le prix potier des lycéens qui était public on a des lycéens qui donc on est on est volontariste sur ce sujet-là mais il est sûr que la chose technique la chose la chose la science il faut qu'on aille chercher finalement très tôt dès le collège et on se pose la question on va souvent dans les lycées d'aller en amont parce qu'on doit se battre sur finalement quand on est au lycée c'est un peu trop tard et alors qu'on a des belles filières alors on est on a des challenges sociaux hein et de transformation mais on a aussi des métiers qui se transforment on peut aller du technicien au laboratoire donc on on amène on amène beaucoup de de sujets donc pour nous un c'est un sujet de avoir des filières qui soient pertinentes et je ne crois pas et Jacques tu pourrais dire on a quand même une palette de formation qui est riche par l'Éducation nationale en filière normale mais aussi en filière parallèle de formationin ou ou ou des acteurs le font donc on est quand même assez riche sur le sujet mais c'est la pétence puis aller chercher casser ces a priori pour aller pour aller chercher directement un moment du collège pour montrer combien les filières industrielles et pas queement chimiques ont quand même de quoi développer des gens et avoir des belles carrières non je peux rajouter qu'prends effectivement beaucoup d'initiatives je pense que on peut sans doute parler d'alternance aussi sur l'objectif d'alternance je vrais pas dire de d'imprécision sur le nombre d'alternants Frédéri mais on doit être peu près aujourd'hui à 8000 alternants par an à tout niveau à tout niveaux voilà alors là vous vous nous avez posé une colle je vais essayer quand même d'y répondre parce que aucun de de nous trois n'est dans l'industrie automobile mais et peut-être il y a peut-être un président que vous pourriez inviter sur cette sur cette thématique qui est notre numéro 1 du marché français mais pour la chimie voilà mais je pense que les actions de la chimie sont multiples en faveur de en faveur de l'automobile décarboné he je pense que on on a quand même un savoir-faire sur le territoire français en matière de de matériaux résistants extraordinaire on a quand même une belle entreprise qui est portée tard en la matière on a également une entreprise que vous avez cité qui se préoccupe beaucoup de sortir toutes les terres rares pour faire les aimants qui vont bien pour que les les les moteurs élect des voitures soient plus puissant et et durable pareil pour les batteries donc il y a énormément à la fois au niveau de la recherche et au niveau de l'industrialisation de projets qui ont été faits pour pour aider l'industrie l'industrie automobile merci alors il y avait peut-être une dernière il y avait il y avait une une dernière question alors là je vais passer la parole à à Jacques Pidou vous nous avez en fait indirectement demandé est-ce que les territoires régionaux sont accueillants pour nous Jacques est-ce que tu veux pas faire part de ton expérience sur la matière alors att je juste bien précis la question est-ce que les territoires est-ce que tu as été aidé et protégé localement pour mener à bien tes projet VO pardon oui oui oui je peux je peux confirmer qu'on a été qu'on a été écouté et et accompagné ouis dans le cadre de France relance dans le cadre de France relance 2030 mais on a aussi beaucoup de on a on a aussi de bonnes synergies avec les pôles de compétences régionaux on a de bonnes synergies aussi avec les universités le domaine de la recherche on travaille beaucoup notamment agriculture durable on en parlait à un moment donné avec l'INRA et puis tous les services de l'État aujourd'hui on a on a je trouve qu'on a il y a un très bon niveau d'attention des services de l'tat je pense à la je pense à la région enfin je pense aux régions je pense au au au au service des des des préfets euh au service que j'ai cité euh l'ADEM l'Agence de l'eau ou on est on est dans l'ensemble bien bien accompagné je pense que votre point quand je discute localement avec euh les présidents des communautés de communes euh et et le maire finalement euh euh nous avons le maire et nous industriel local à se battre avec les mêmes viscosités de l'administration qu'on parle du zan qu'on parle d'un nombre d'experti qui peut être intellectuellement justifié mais quand elle s'en pile font et du temps et de l'argent et du manque de visibilité et j'ai beaucoup à chaque fois je discute avec les maires j'ai l'impression qu'on est dans leê dans la même barque de d'un projet qu'on a du mal à mener parce que on a une manque de visibilité sur les aides éventuelles on a des barrières pour progresser qui sont longues donc j'ai souvent de sympathie c'est que et on est dans le même bateau sur comment on peut faire pour mieux y arriver alors pour pour conclure parce que on a été critique mais il faut savoir aussi rendre hommage à ce qui marche bien je crois que la France se distingue par rapport c'est mon expérience très pratique par rapport au reste du monde avec au moins trois entités d'origine étatique l'Agence de l'eau laadem et puis aussi un outil absolument formidable qu'on a en France et qui existe qui n'a pas d'équivalent dans le reste du monde c'est c'est la BPI et toutes ces instances régionales de la BPI et ça c'est des vraiment des des atouts qui faut qui qui qui nous aide beaucoup par rapport à à ce qu'on voit sur à l'étranger et puis euh alors état d'avancement des projets là je vais vous faire une réponse simple he sur sur l'ensemble des des des adhérents concernés nous n'avons à la dernière enquête que 20 % d'entre eux qui disent que ça avance comme prévu donc il y a énormément d'attentisme et de de décalage en attendant d'y voir plus clair merci Yve blunven Yve merci à vous trois pour ce bel exposé je vais m'adresser assez naturellement en tant que sénateur morbillanais à mon collègue du morbillan Jacques Pidou président de BCF la France science d'abord pour redire parce qu'il a été discret dans la présentation de son entreprise qu'on est sur une pépite économique du morbillant avec en plein milieu de notre département rural une entreprise qui emploie plus de 200 personne qui a été financé au début et je tiens à le dire par de l'investissement citoyen on avait un maire visionnaire dans cette commune qui a été voir tous les paysans du coin pour leur réclamer un peu d'économie pour lancer en capitale cette entreprise ça a été dit une entreprise qui est sur de l'économie circulaire souvent le mot chimie s'est associé un gros mot mais là vous faites de l'économie circulaire et surtout vous valorisez des coproduits issus de la filière volaille morbianis puisqu'on est dans le premier département volaille et vous valorisez les plumes en acides aminés en kératine en cistine pour des noms un peu connus en tout cas bravo pour tout ça et on est très fier de cette entreprise vous êtes venu nous parler sensibiliser sur le manque de compétitivité de nos entreprises françaises vous êtes pas les premiers et vous serez sans doute par les derniers depuis des mois et des mois euh on a un défilé ce sujet devrait être mis euh dans une instance comme la note comme un sujet d'intérêt général majeur mais pour avoir passé une partie de ma nuit dans le débat de la souveraineté alimentaire et queon a palabré pendant 3 He sur la hauteur la largeur et la taille de la haie je finis par me décourager mais bon restons confiant euh je voudrais juste mettre l'accent sur un des points de compétitivité qui va sans doute vous donner des frayeurs sur l'année 2025 c'est le prix de l'eau alors il se trouve que BCF a beaucoup investi sur la réuse sur la réutilisation de l'eau là encore la France dernier pays à s'intéresser à ce sujet première question êtes-vous satisfait des décrets qui ont mis énormément de temps à sortir est-ce qu'aujourd'hui avec les outils règlementaire que vous avez entre les mains pouvez-vous aujourd'hui mettre en œuvre correctement puisque vous avez investi 6 millions d'euros euh rien que sur la réutilisation de l'eau dans vos process et puis la deuxème chose vous savez que la réforme des agences de l'eau a fait que la facture d'eau va donner quelques sueur froides aux industriels avec notamment la suppression du plafond de 6000 m³ vous êtes à plus de 250 m³ euh de consommation d'eau j'ose même pas imaginer la facture que vous allez vous prendre en 2025 comment vous réagissez par rapport à tout ça parce que ça va être encore un élément supplémentaire dans votre manque de compétitivité marilise ousseo merci madame la Présidente moi je je suis originaire du département du Tarne euh qui habite qui abrite deux flurons hein Pierre Fabre industrie pharmaceutique et veillechart que vous devez bien connaître he premier producteur mondial de de gélatine et dont nous sommes nous les élu extrêmement fier mais bon je suis aussi de de la région Occitanie euh et chez nous tout le monde a en mémoire une date le 21 septembre 2001 explosion de laazf et le traumatisme est toujours présent et ça peut induire une certaine méfiance vis-à-vis de certains projets qui sont bloqués par exemple on a des projets sur une usine à enrober et également le projet d'ISO hipsopè je crois voilà qui voulait faire une usine de paracétamol sur l'île d'ampalo dans à à Toulouse et dans une ancienne usine désinffectée donc le super projet finalement on manque de paracétamo et c'est une usine désinfectée et qui se heurte à à beaucoup d'obstacles de la part des des habitants alors je voulais vous poser la question est-ce que cette image négative de de la chimie malgré tous vos efforts de communication influent encore sur vos projets de création et de développement et comment est-ce que vous vous luttez pour faire oublier voilà AZF finalement euh ensuite vous avez dit que vous souteniez le règlement rich et et son actualisation euh nous dire ce qu'il en est dans le reste du monde et est-ce que ces contraintes qu'on qu'on vous impose peuvent devenir un argument concurrentiel notamment vis-à-vis des Européens merci Marie-Elise Philippe grovalet merci madame la Présidente vous avez évoqué la concurrence internationale la Chine les États-Unis PhIP un peu plus fort c'est le micro qui n'est pas assez long et et mais il y a aussi une concurrence internationale qui s'exerce sur le sol français je vais vous citer l'exemple de Yara international qui chez moi en Loire Atlantique euh Yara international he qui a réalisé un excès un un bénéfice de près d'un milliard d'euros en 2024 mais qui chez moi en Loire Atlantique préfère payer les amendes euh plus d'un près d'un200000 € à l'état pour non respect des norme environnemental qui va licencier 140 personnes et qui euh va installer sur le sol français sur un grand port maritime français euh un des plus grands sites de stockage des amonitrat donc ça nous renvoie à deux questions au-delà de du protectionnisme que vous avez évoqué on parle beaucoup et on en parle en ce moment ici de souveraineté agricole on parle de souveraineté industrielle et et et j'aimerais vous entendre parce que je je je conçois qu'il soit parfois difficile pour les filières où les association professionnelle de dénoncer celles et ceux qui se comportent mal en l'occurrence Yara qui a déjà été condamné dans son pays en Norvège pour corruption euh comment vous-même dénoncez-vous des grands groupes et comment est-ce qu'on est capable de garantir sur le sol français notre souveraineté en produisant nous-même les produits nécessaires à notre agriculture sans se sans s'en remettre à des grands groupes internationaux qui vont produ ailleurs vont St sur le sol françaisieurur sénateur je remcie pas meilleur ambassadeur merci encore pour les compliments de l'entreprise que je n'ai pas cré que j'ai reprise en 2009 et donc le succès d'une entreprise doit aussi on doit aussi aux gens qui sont arrivés avant nous sur le sur le sujet de l'eau il est il est c'est c'est effectivement un enjeu pour l'industrie euh c'est un autre enjeu avec l'énergie parce que la différence de l'énergie l'eau est une ressource finie on peut pas en créer d'avantage et donc et en fait et la position en tout cas je vais vous parler de mon cas je je pense que il illustre les enjeux c'est c'est aujourd'hui on ne peut pas avoir un projet d'investissement industriel d'augmentation capacitaire sans en consommant plus d'eau donc grandir avec des nouvelles capacités industriel ça ne peut se faire qu'à isoonsommation d'eau et pour ça la seule façon de le faire c'est de réutiliser l'eau qu'on utilise déjà c'est ce qu'on appelle la réute ou la ruse et alors pour répondre donc on a fait un gros investissement qui va nous permettre d'économiser à peu près 80000 m³ d'eau par an et qui nous permettra demain d'augmenter nos capacités industrielles euh euh sur l'aspect réglementaire vous avez raison de le souligner on a perdu un temps fou à mettre en place une réglementation qui permettent aux industriels de faire du reuse la réutilisation puisqu'il a fallu de mémoire à peu près 5 ans pour qu'on arrive une réglementation dont l'objectif était de dire s'il y a une eau de reuse qu'il faut qu'elle soit conforme au code sanitaire et ce qui est ce qui est ce qui est le vœu de tous les industriels hein d'ailleurs mais on a mis 5 ans donc aujourd'hui il y a eu une le le verreou réglementaire c'est a été c'est un peu libéré surtout sur la partie agroalimentaire et et il reste encore des verrous réglementaires sur la partie industrielle nous en l'occurrence on utilisera l'eau pour nos ce qu'on appelle nos utilités nos chaudières et cetera mais pas en autre process donc donc ça ça sera l'enjeu de l'enjeu demain sur l' donc il y a encore des virau réglementaires ça a un peu bougé mais pas assez vite euh et voilà et après c'est c'est je le dis pas à titre anecdotique vous parliez de souveraineté dans dans notre métier la filière avicole que dont vous connaissez l'importance pour la Bretagne et le morbiant il y a un vrai enjeu de souveraineté aussi c'est que on sait tous que la moitié des des poulets consommés en France sont des poulets importés oui oui et avec les ça va aller beaucoup mieux et sur le prix de l'eau alors le prix de l'eau pour tout vous dire euh on a pas reçu la facture on a on a pas reçu la facture j'ai vérifié euh sur le sujet de l'eau ce qu'on a demandé et a un vrai sujet sur la redevance ouais sur le déplaçonnement euh voilà je crois que oui je crois que vous aviez travaillé sur sujet dans le PLF et on était tout à fait en soutien de de votre amendement qui était extrêmement pertinent pour étaler la redevance dans le temps et qui malheureusement n'a pas été adopté voilà 500% ça non ben je crois que personne n vraiment pr je je précise parce qu'il n'a pas été présenté la personne qui vient de s'exprimer et et Mathias Girard qui est le directeur des affaires publiques de franche chimie qui nous a aidé à préparer cette séance très bien voilà voilà alors euh pour pour répondre alors la partie sur l'eau est pas complètement perdue hein alors la France est très en retard les verrou il y en a longtemps il y a longtemps qu'ils sont sautés dans d'autres pays compris en Union Européenne mais l'eau est un problème mondial donc là on n'est pas du tout comme avec l'électricité ou gaz naturel là on est face à un sujet mondial qui est l'accès des populations à l'eau potable et l'arbitrage avec l'utilisation des usages industriels donc là-dessus je ne vois pas structurellement de désavantages par rapport à ce que l'on observe dans le reste du monde entier y compris la Chine ou les États-Unis hein donc là-dessus on a encore toutes les chances alors vous vous avez évoqué un un un sujet évidemment qui qui est très compliqué pour nous hein qui est l'image de la chimie euh et et vous avez donné deux exemples celui d'AZF est infiniment regrettable et puis celui de d'dipsophen bon ce qu'on constate c'est que on a multiplié considérablement l'information donné sur les les les la la chimie et les produits de la chimie et l'industrie de la chimie si vous avez aller sur le site de franche chimie vous verrez qu'on a fait vraiment des efforts didactiques mais malheureusement on se bat contre des réseaux sociaux contre ce qu'on appelle trivialement des trolls et que il y a un obscurentisme scientifique qui est d'ailleurs rejoint le problème de l'éducation qu'on a voté tout à l'heure qui est en croissance parce que on a besoin de réintirer les jeunes dans les filières scientifiques et d'avoir des des citoyens qui sont formé à la science et qui peuvent comprendre un certain nombre de choses mais aujourd'hui il y a un amalgame et et et plus il le le il est spectaculaire plus il se propage et plus il il est porteur de peur et plus il est considéré comme vérité sur les réseaux et ça c'est absolument terrible pour nous donc là-dessus effectivement fabriquer du paracéamol ça rien à voir avec de l'aminonitrate alors la la dernière question qui est effectivement moi je vais pas pouvoir répondre pour euh pour pour Yara puisque euh là les les adhérents ce n'est pas moi qui qui légère en revanche que je peux vous dire sur la sur les engrais hein c'est aujourd'hui les engrais là on est en plein dans l'écueil de l'énergie et du gaz naturel puisque pour faire des engrais il faut du gaz naturel donc l'énergie représente plus de 60 % du prix de revien d'un engrais donc aujourd'hui c'est très clair contenu de notre situation il y a deux pôles dans le monde qui vont émerger pour faire les engrais moins chers que tous les autres c'est la Russie ne nous en déplaise et c'est l'Amérique du Nord donc là c'est vraiment alors éventuellement après il y aura peut-être certains pays du Moyen-Orient qui qui vont développer une industrie bon et et donc là-dessus sauf à trouver du gaz extrêmement bon marché c'est une industrie qui est totalement défavorisé et non viable sur le territoire européen au prix actuel de l'énergie et du gaz donc ça il faut il faut bien en avoir conscience alors je ne peux pas commenter les stratégies de sortie des uns et des autres mais on a un problème fondamental mais ça ce n'est c'est pas insurmontable parce que d'abord si vous interrogez les gens du monde agricole il y a peut-être d'autres sources d'azote que euh et et et et de phosphore et de de potasse qui peuvent être développés si on rend les prix des engrais prohibitifs de toute manière là on va mettre en péril effectivement la filière agricole donc il faut absolument trouver des sources alternatives faut trouver des sources alternatives mais là on est au pied du mur avec ce problème gazier ça c'est c'est c'est c'est très clair donc voilà ce que je peux vous dire en tant que Fédération de la chimie mais et puis en terme de valeur ajoutée pour pour pour pour le territoire il y a peut-être d'autres endroits où on peut être très fort et et c'est là où il faut pouvoir investir dans de bonnes conditions sur la question peut-être de Monsieur grosallet là sur les grands groupes et qui stockent alors qu'il produisent à l'extérieur oui alors c'est pour oui alors bon ça c'était bah c'était c'était la question des engrais hein c'est-à-dire que si j'ai bien compris ce que vous décrivez vous êtes face à un cas où on substitue la production d'angrais par une par par une plateforme de distribution oui bon donc c'était le sens de ma réponse je couvrais bien ce ce ce ce ce sujet là très bien alors dernière série de questions Daniel salmon Jean-Claude tissau et Guillaume Gontard merci madame la Présidente merci messieurs pour vos présentations bon vous nous parlez de compétition saine ma question c'est est-ce que c'est possible est-ce que ce n'est pas un vu pieux je comprends bien que N vous défendez un écosystème mondialisé mais est-ce que ce cet écosystème a de l'avenir et surtout est-ce que il est conforme à ce qu'on recherche comme souveraineté ça c'est vraiment une question une question de fond on a abordé aussi un en filigrane les contraintes environnementales bon je tiens à rappeler qu'elles ne sont pas tombées du ciel juste pour torpiller l'industrie chimique mais bien parce que on a dû faire face à certains accidents et qu'aujourd'hui on a des pollutions je ne parlerai que d'épiface dans le près de près de Lyon donc effectivement vous l'avez bien dit vous soutenez rich et et il faut vraiment être volontaire dans dans cette action là par contre je vois bien que ça frotte un peu vous nous dites science mais pragmatisme et le pragmatisme des fois est là pour contrer des des études et c'est un vrai problème donc voilà comment est-ce que l'on fait pour avancer avec toutes ces contraintes qui je crois que c'est partagé ici sont quand même nécessaires pour pouvoir demain avoir un environnement qui est qui reste propice à la santé humaine voilà ce sera donc mes deux questions sur très bien Daniel si CIT deux questions on s'en arrête là Jean-Claude tissau et ensuite guillum merci madame la Présidente je je vais faire vite on est dans les derniers merci Messieurs les Présidents pour pour vos présentations moi je viens du département de la looire qui se situe comme la enfin comme viens d'en parler Daniel salmon qui situe à proximité immédiate de la vallée de la chimie au sud de Lyon et on sait depuis longtemps qu'il s'agit des zones des Frances les plus polluées au pface la semaine dernière des études ont d'ailleurs permis de mesurer la concentration dans l' ambiante de certains PFAC notamment la concentration est forte à proximité des usines chimiques alors Daikin Arkema et àoulin enfin veroulin pierbini vous savez la concentration de de ces pface dans les sols avait déjà été mis en évidence il y a quelques temps euh évidemment l'industrie chimique et et par nature au cœur des enjeux environnementaux mais finalement ma question est est un peu ouverte mais existe-t-il vraiment une solution pour rendre l'industrie chimique moins polluante est-ce que les solutions qu'on voudrait croire bonne une solution euh coercitive est-ce que c'est vraiment là où il faut qu'on qu'on qu'on aille et ma seconde question plus précisément s'adresse au président de BCF euh j'aimerais vous interroger sur les biostimulants que vous produisez donc on en a parlé euh ces biostimulant constitue sur le papier au moins une alternative très prometteuse pour les producteurs végétaux entre autres et et sur ces sujets sur vos sujets on peut pas faire l'impasse d'une connaissance parfaite pousser du produit j'imagine que vous l'avez bien évidemment je Jes pas en doute vous avez parlé vutre collaboration pas tout à fait collaboration mais avec l'INRA entre autres mais donc c'est un aspect scientifique qui qui nous tient à cœur et et à la fois les scientifiqu pour être tout à fait sûr que ces produits ne sont pas nocifs mais aussi euh est-ce que vous avez des retours des agriculteurs qui peuvent utiliser ces produitsl et et dans quelle mesure ils sont confidentiels ou est-ce qu'il y a des littératures là-dessus merci et Guillaume Gontard oui merci merci madame la Présidente merci de l'invitation et et de me laisser prendre prendre la parole en tant que sénateur iszrois et donc alors je sais messieurs les les présidents que vous n'êtes pas dirigeant et de de vancorex de et de Arkema mais je voulais quand même réintervenir après mon collègue Bernard buis sur sur la question justement de devant Corex et ETA qui impacte toute la toute la filière chimie le plan social aussi sur sur archema et une ressource une matière première parisquon en a beaucoup parlé avec la mine de sel de de Hautrive justement dans dans la Drome euh le somoduc qui vient justement jusqu'à jusqu'à vcorx et donc la fermeture de cette de cette unité qui impacterait qui impacte déjà l'ensemble de de votre écosystème et et donc du coup je voulais je voulais savoir comment justement la filière s'organise ou prévoit de s'organiser par rapport à ça notamment en terme de de fourniture de sel et de et de clore puisqu'on sait qu'ensuite c'est des transformations qui ont un impact à la fois sur la défense sanitaire l'énergie l'aérospatiale et cetera et donc du coup aussi les impacts à la fois en terme de sécurité d'écologie puisque on sait qu'il y a des des nécessités de transport du clore si on on ne bénéficiait plus justement de cette de cette matière cette matière première euh donc voilà du coup j'avais je je voulais en savoir un petit peu plus sur comment tout cela s'organiser et puis du coup aussi les le risque d'extrême dépendance notamment sur des aspects stratégiques et puis vous avez beaucoup parlé de compétitivité je voulais savoir aussi de cette manière-là puisque je voyais que Arkema justement acheté son sel aux alentours de 50 € à avancorex et qu'aujourd'hui il est prêt à l'acheter à plus de 150 € en Allemagne euh et donc il y a une logique économique du coup que j'ai un petit peu du mal à à comprendre dans cette organisation merci voilà monessieur les présidents pour répondre à cette dernière série de questions et pour le mot finir pour son encart publicitaire bon alors écoutez la la la première question et la et la dernière question se se rejoigne indiscutablement euh bon je je vais juste un clin d'œil à la science he tout le monde connaît le grand chimiste français la voix qui disait rien de secret rien de se perd tout se transforme alors rien de secret c'est c'est c'est c'est c'est le fondement de de notre globalisation c'est-à-dire que que ça nous plaise ou non sur le territoire hexagonal et même sur le territoire européen l'Union des 27 nous n'avons pas toutes les matières premières qu'il faut si on cherche du titane on en trouve pas si on cherche des terrars on en trouve mais pas dans des conditions exploitables donc la souveraineté absolue est impossible dans cette industrie parce que tout simplement on na pas certains atomes qui sont essentiels pour des applications qui sont importantes en France comme dans le reste de l'Union européenne ou le monde entier donc cette globalisation que ça nous plaise ou ça nous plaise pas elle résulte de ce qu'il y a sous nos pieds et ça c'est c'est absol absolument incontournable donc ilut il va falloir qu'on ait une position mesurée et de compromis parce que sinon des P entiers de d'application sont susceptible de s'arrêter si on décide qu'on doit pas importer les terras qu'on doit pas importer du titane c'est toutes des filières qui sont l'automobile l'aéronautique qui vont être complètement privé de matières premières et qui donc donc vont aller là où sont les matières premières donc il faut être extrêmement prudent dans des solutions je dirais à caractère total ça peut pas être la loi du tout tout ou rien là-dessus il y a malheureusement pas de pas de souveraineté qui soit synonyme d'autarci ça ce sera pas possible voilà pour répondre à cette à à à cette question sur les sur le alors moi je vais vous faire une réponse de chimiste je vais pas même pas vous faire une réponse de président de France chimie la chimie a encore énormément de capacité de progrès et la pollution que vous évoquez elle est du à deux choses enfin éventuellement à trois choses pour être honnête d'abord parce qu'on avait pas les connaissances malheureusement on a fait des bêtises faute de faute de connaissance et personne ne le nira mais ça répose sur deux sujets le confinement et le recyclage je pense qu'aujourd'hui on on peut encore continuer à mieux confiner les usines à mieux confiner les procédés et la contrepartie de ça est énergétique c'estàdire que plus on confine plus on consomme d'énergie donc pour pouvoir franchir un palier il faut que l'on continue à travailler à des solutions d'électricité principalement de moins en moins cher je prends l'exemple de l'hydrogène dont on parle souvent pourquoi l'hydrogène piétine aujourd'hui parce que faire une molécule d'hydrogène B il faut deux électrons pouvez le tourner dans tous les sens il faut deux électrons pour le faire d'une manière verte et ça se bat contre un produit fatal des procédés pétroch pour ça que l'Europe est distribuée en hydrogène par un pipeline qui qui part des des des raffineries et qui va dans les dans les grands centres consommateurs de d'hydrogène ça c'est c'est des principes de base donc l'énergie et la clé et sur le recyclage la plupart des problèmes qu'on peut avoir sur les lesépipace sont tout simplement parce qu'on ne les recycle pas parce qu'on ne s'était pas intéressé à la question jusqu'à présent et aujourd'hui là aussi le recyclage c'est une question d'énergie et d'investissement une nouvelle fois donc pour répondre est-ce que l'industrie chimique ne sera pas polluante du tout zéro ça je n'y crois pas est-ce qu'elle peut continuer à progresser dans l'intérêt de d'un équilibre harmonieux avec son environnement et avec l'homme je crois que oui ça c'est pour répondre à cette question assez fondamentale et et et là aussi il faut admettre que la recherche va être clé et que les solutions sont pas forcément trouvé immédiatement mais que si on est motivé elles finiront par être trouvé donc je voudrais passer au moins ce message positif sur l'ensemble de ces de ces questionsl et je pense que si on pouvait faire aussi bien en France pour pour la chimie que ce qu'on vient de faire pour l'intelligence artificielle ce serait merveilleux bon voilà faut retrouver 100 milliards mais bon c'est notre sujet voilà et puis je laisse je laisse Jacques terminer avec les exploits de BCF merci monsieur le sénateur pour un département qui met'est cher un autre département qui m cher raison familiale non sur les POS la question sur les sur les biostimulant l'impact sur l'agriculture durable non le sans aller sans prendre trop de temps sur le sur le sujet pu je suis pas je suis pas là pour faireectivement la publicité de nos produits mais on travaille sur des solutions bios qui sont en fait l'équivalent pour comprendre ce que c'est c'est c'est simple c'est l'équivalent des compléments alimentaires pour l'alimentation humaine c'est c'est des produits qui sont dosés des des mix des mix d'acides aminés qui sont très faiblement dosés et qui viennent en complément des solutions traditionnelles enrais fertilisant lutter contre des stress des stress hydriques de manque d'eau par exemple tous les stress qu'on appelle abotique et donc sur l'environnement travaille par exemple sur régénération du sol réactiver l'activité biologique des sols on travaille sur la captation de CO2 donc tout ce qui est activation de la la photosynthèse et avec beaucoup de de beaucoup de de performance prouvé de résultat d'essaiis donc si si vous voulez aller plus loin on a énormément de d'essais issu de on a fait plus de 220 ESS terrain aujourd'hui donc on a beaucoup de choses documenté mais en tout cas c'est oui c'est un exemple de la de la chimie qui va en faveur de de des enjeux d'agriculture durable voilà merci beaucoup Messieurs les Présidents du temps que vous nous avez consacré plus de 2h et demi je crois qu'il était important que l'on puisse pour la première fois en tout cas au niveau de la commission des affaires économiques entendre les représentants et les acteurs principaux de cette filière France chimie bah écoutez voilà on va rester mobiliser à vos côtés et vous savez pouvoir compter sur le Sénat vous avez bien compris que dans bon nombre des territoires qui sont représentés par les sénateurs qui sont dans cette salle et bien voilà il y a aussi des acteurs économiques que vous représentez qui sont particulièrement impliqués et ancrés et pour lequel nous voulons bien évidemment qu'ils puissent continuer à apporter leur leur contribution au développement de nos territoires mais aussi au développement économique de notre pays merci beaucoup je demande à nos commissaires de rester encore quelques instants parce qu'on a deux amendements du Gouvernement sur le projet de loi d'orientation agricole encore à examiner et après on vous LiCI beaucoup en tout cas merci de votre intérêt de votre soutien ça nous est précieux merci beaucoup merci beaucoup
Dominique Estrosi-sassone