Audition d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mes chers collègues je propose que [Musique] nous reprenions le cours de notre commission nous recevons aujourd'hui monsieur le Président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitant agricoles la FNSEA je vous remercie monsieur le Président pour votre venue qui fait suite à votre récente élection le 13 avril dernier à la tête de la FNSEA pour évoquer avec notre commission et les sénateurs de cette commission les grands enjeux de l'agriculture française et j'allais dire ce également qui sont liés à l'agroalimentaire puisque tout ceci est très lié l'actualité agricole qu'elle soit européenne législatives et je dirais médiatique étant particulièrement riche depuis plusieurs mois voire depuis plusieurs années votre parole en tant que nouveau représentante du principal syndicat agricole français est attendu et ne manquera pas j'imagine d'être commenté les sujets que nous allons aborder ce matin sont cruciaux ils sont complexes et ils sont souvent extrêmement sensibles souverain des thématiques centrales celles de l'excès des normes de l'excès de charge ou du besoin d'innovation au service de la productivité de l'attractivité aussi du métier d'agriculteur et enfin bien sûr de la nécessaire transition écologique certaines mesures ont eu un écho particulier je pense au livret Agri au diagnostic carbone mais aussi à l'usage expérimental de drones au pouvoir du ministre de l'Agriculture vis-à-vis de l'ancêtre ou encore aux enjeux de l'eau surtout cette PPA a permis au Sénat de se positionner en amont de l'examen prochain de la loi d'orientation agricole qui sera sûrement portée à l'automne par le gouvernement ce sera donc mon interrogation est-ce que vous adhérents qu'est-ce que vous adhérents attendent de cette loi d'orientation agricole quels sont les leviers pour permettre une meilleure transmission des exploitations agricoles Faut-il rouvrir le vaste débat sur le foncier agricole quelques mois après la véritable entrée en vigueur de la loi sans passe tous dont les décrets d'applications ne sont intervenus que la présentation attendue pour juillet d'un vaste pacte vert qui impactera profondément l'agriculture négociation pour citer quelques impacts importants négociations autour du règlement de l'usage durable des pesticides pour lequel la France vient de se positionner en soutien au projet de la commission sans toutefois souscrire à un certain nombre d'amendements proposés par la rapporteur notamment sur le relèvement de la cible de réduction des pesticides des plus dangereux d'ici 2030 ou encore sur l'extension des ZT à 50 mètres négociations houleuse autour de la directive sur les émissions industrielles qui risquent de très durablement impacter l'élevage français rejet inédit par la commission agriculture du Parlement européen de la proposition de règlement sur la restauration de la nature au moment où le président de la République a invité à une pause réglementaire en matière de normes environnementales ou bien d'autres textes en cours d'élaboration comme l'actualisation de la législation sur le bien-être animal ou encore les négociations autour des nouvelles techniques d'édition génomiques comment cet environnement législatif réglementaire français européen changeant impact notre agriculture et l'impact qu'elles en sont les opportunités qu'elles en sont les risques si l'on veut rester positif ce pacte vert ne pourrait être l'occasion pour la France d'obtenir enfin des résultats sur certains dossiers majeurs à commencer par les fameuses clauses miroirs apremment défendues ici au Sénat et surtout les bancs surtout ces sujets nous sommes impatients de vous entendre je sais que mes collègues ne manqueront pas de vous interroger à leur tour sur les problématiques et l'avenir de notre modèle agricole français si particulier et qui convient alors où l'on redécouvre les vertus de la souveraineté alimentaire de protéger voire d'aider à se développer voilà monsieur le Président quelques premières questions assez vastes je vais vous laisser la parole et ensuite je laisserai la parole à tous ceux qui souhaitent vous poser des questions en commençant par les trois rapporteurs à l'agriculture auront du plonge recrutisso et Françoise Ferrat monsieur le Président c'est à vous bien merci beaucoup madame la Présidente de l'invitation qui m'est faite et je voudrais évidemment saluer l'ensemble des sénatrices et sénateurs de cette commission nombreux et que je remercie de l'intérêt qu'il porte à ce sujet qui nous est cher et donc je sais que votre commission régulièrement sans part vous m'avez posé beaucoup de questions dans la Présidente j'ai compris que j'avais une quinzaine de minutes donc je suis pas complètement sûr d'être en mesure de répondre à la totalité de nos interrogations mais j'essaierai en tous les cas de d'éclairer le propos peut-être si my autorisé un petit mot introductif pour me présenter puisque vous avez d'abord devant vous un agriculteur Seine-et-Marnais d'une région de grande culture du bassin parisien une exploitation que j'ai repris derrière mes parents en 2002 qui était eux-mêmes installé derrière leurs parents donc je suis dans ce terroir du Multien qui est le nord de l'abri depuis plusieurs générations maintenant mon exploitation est essentiellement tournée vers la production de grandes cultures mais également les légumes de plein champ et depuis peu vers l'énergie c'est aussi que vous avez à plusieurs reprises aborder la thématique ici et notamment me concernant la méthanisation vous l'avez compris mais mes paires m'ont élu à la présidence de l'AFPA il y a maintenant près de d'un mois et donc l'objet que je me propose d'évoquer devant vous c'est l'ambition que nous portons à l'intérieur de de ce syndicat de ce corps intermédiaire dont il me semble tout le monde a compris maintenant l'intérêt suite à ce qui s'est passé dans les dernières années et et tout le rôle des échanges et de la relation qu'on peut avoir dans la construction du du dialogue social alors je voudrais peut-être évoquer devant vous les quelques grandes ambitions que nous avons portées dans le cadre de la réaffirmation de notre ambition la première c'est évidemment la souveraineté et souveraineté alimentaire que je voudrais décliner alors évidemment derrière ce mot je voudrais te précis on dire que pour nous la souveraineté c'est la capacité que la France a demain à pouvoir assurer la fourniture d'une alimentation de qualité et en quantité pour de ses compatriotes mais c'est aussi la place que la France occupe en Europe et dans son environnement immédiat et je pense notamment à la Méditerranée au continent africain dans lequel nous pensons que en termes de co-construction on peut aussi faire valoir un certain nombre de nos atouts parce que la France à cette chance particulière d'être un pays ouvert sur 4 océans dans un bassin de consommation européen important avec une formation avec une expertise scientifique parmi les plus reconnus au monde et je crois des agriculteurs des adultrices formés qui ont cette capacité à produire je crois qu'on a trop tendance à l'oublier et finalement de pouvoir bénéficier à l'échelle de la planète de ces conditions de production est une chance dont nous considérons que probablement nous n'en n'avons pas assez conscience alors cette compétitivité je vous l'ai dit elle est une compétitivité ouverte ça n'est pour nous ni l'autarcie ni sur soi même si en terme de production on peut avoir dans un certain système de production des intérêts à une grande mais en tous les cas la vision de notre souveraineté est une souveraineté qui ne renonce pas aux échanges et aux commerces et si vous m'ont donné l'occasion je vous dirai ce que je pense de la balance commerciale des produits agricoles qui sont en chute libre alors même qu'elle était un des rares éléments contributifs au grand déficit de la balance commerciale de notre pays il nous reste encore un peu les vins et spiritueux quelques produits laitiers un peu de céréales mais nous avons largement perdu des parts de marché derrière le mot souveraineté il y avait évidemment le sujet de la compétitivité et là aussi je voudrais essayer de prendre quelques minutes pour vous expliquer que quand on regarde ce qu'est la ferme France et ce qui se passe dans la ferme France depuis une vingtaine d'années sur bien des plans nous sommes en recul sur le plan de la production ça a été dit sur le plan de la création de valeur ajoutée sur le plan aussi des échanges vient parler de la balance commerciale voilà tout un tas de facteurs qui nous interroge sur le position à la fois l'agriculture et donc sur notre propre positionnement en termes de vision et de déploiement mais aussi sur l'intérêt de la nation pour la production agricole et alimentaire alors il se trouve que les récents événements si je puis dire que sont le covid puis le retour de la guerre sur le continent européen ont remis sur le plan sur les premiers plans dirais-je l'intérêt de garantir de compatriotes une alimentation de proximité de qualité de naturalité parmi j'aime à le rappeler et je veux le faire ici absolument une agriculture reconnue comme étant parmi les plus durable au monde alors je sais pas si si on est numéro 1 et on va être co-cardé mais en tous les cas l'agriculture française à l'échelle internationale est reconnue comme une agriculture de grande qualité en termes de durabilité donc je parle bien du plan économique environnemental et sociale et si je le dis c'est parce que on a parfois un peu en France dans les débats qui sont les nôtres le sentiment que la prise de conscience de la qualité de cette agriculture n'est pas toujours au rendez-vous je veux le dire aussi dans la compétition mondiale une quinzaine de pays dans le monde sont en capacité de projeter de pouvoir fournir de l'alimentation en plus de ce qu'ils ont eux-mêmes besoin quand je dis une quinzaine c'est d'ailleurs plutôt une dizaine alors tout le monde a une production locale voilà bdpi qui sont capables de fournir durablement des produits laitiers des céréales de l'huile de la viande enfin les grands produits nécessaires sont finalement pas si nombreux et derrière la souveraineté il y a évidemment les intérêts de la nation et je veux dire un tout petit mot des aspects de géopolitique et de géostratégie alors à l'échelle européenne puisque quand on parle d'agriculture on est très rapidement à l'échelle européenne mais après tout on voit bien que les grands blocs mondiaux je parle des États-Unis je parle de la Chine sont en train de regarder ce qu'est la question alimentaire et comment cette question est aussi une arme de soft power pour le moment je dis pour le moment parce que vous voyez bien que le conflit en Russie entre la Russie et l'Ukraine à immédiatement eu des impacts en termes de marché nous avons atteint des prix de céréales inédits peut supportable d'ailleurs pour la plupart des consommateurs et des enjeux évidemment immédiats à la fois de logistique mais aussi vous avez vu sur le continent africain la bataille qui se perd pour notamment alimenter en céréales et donc on voit bien que derrière des aspects qui pourraient apparaître comme étant technique les grands enjeux de sécurisation et de garantie d'une forme de paix où en tous les cas de vision stratégique sont évidemment essentiels et si la question énergétique est apparue très rapidement aux Français parce que les coûts de l'énergie ont rapidement imposé des réactions vives le coût de l'alimentation à lui-même était directement impactée l'alimentation a augmenté de l'ordre de 16%. donc l'histoire n'est pas une bataille sur les chiffres mais de prendre conscience que dans cette histoire de compétitivité nous avons eu en France dans les 10 dernières années et avant que les lois égalim dont je sais qu'elles ont fait l'objet de beaucoup de débats ici vous l'avez rappelé madame la Présidente quelque chose d'insupportable pour les agriculteurs avec de la déflation pendant près de 10 ans de la destruction de valeur de la perte d'exploitation et de l'autre la période que nous vivons où on observe qu'un certain nombre de nos compatriotes ne sont plus en capacité de se nourrir on a vu que les baisses étaient substantielles et que nombre aujourd'hui de foyers y compris parmi les plus modestes renonce parfois à se nourrir de manière équilibrée et et plusieurs fois par jour il y a aussi qu'à l'échelle de la planète les sujets de malnutrition ou d'absence de nutrition sont en train de repartir c'était près du 800 millions de personnes sur la planète qui n'avaient pas accès à une nourriture de qualité et en quantité avec les l'apport journalier nécessaire ce chiffre est en train d'augmenter on a passé le milliard donc évidemment je fais une transition tout trouver sur les aspects du changement climatique on sait qu'un certain nombre de pays vont être confrontés et la France en sera et ce d'entre vous qui sont élus du sud de la France et je pense notamment aux Pyrénées-Orientales ont vu depuis quelques semaines ou quelques mois les impacts des aspects du changement climatique et je reviendrai sur la question de l'eau donc cette souveraineté elle ne peut pas aller sans compétitivité elle ne peut pas aller son moyen de production je voudrais en dire un mot aussi parmi les moyens de production il y a le foncier et donc comment nous préservons la terre agricole dans ce pays et comment nous l'équilibrons entre les aspects agricoles mais aussi les aspects nécessaires de déploiement des activités économiques de l'habitat et ne pas dire mais je il se trouve que je suis élu local d'une petite commune rurale comme il en existe beaucoup en France 260 habitants et donc je vois bien les équilibres et je sais que ici dans cette maison les sujets autour du Zéro artificialisation nette ont été sont encore des sujets de discussion et donc nous évidemment ce qui nous importe c'est de trouver cet équilibre d'abord pour défendre la terre agricole puisque il y a eu énormément de consommation et si on peut évidemment faire un certain nombre de reproches à l'agriculture sur la perte de biodiversité sur les aspects tenants à l'environnement évidemment quand on a de l'artificialisation des sols agricoles on peut dire que là pour le coup ce sont des disparitions définitives mais j'assume et nous assumons aussi de dire la NSA que évidemment on vit dans un écosystème dans lequel on a besoin de pouvoir sur soi à la construction à l'aménagement au déploiement des services publics à tout ce qui fait que la cité a besoin de le faire en revanche on considère comme c'est trop souvent le le cas dans les documents d'urbanisme que la terre agricole n'est pas une forme de réserve ou un puits sont fond dans lequel on aurait le moyen de déployer l'urbanisation il faut qu'on le fasse de manière équilibrée et on sait aussi que sur le plan sociétal parfois le partage de l'espace peut être objet de crispation ou de tension donc on a besoin d'être vigilant sur ce point sur les moyens de production il y a la question de l'eau qui est une question de plus en plus centrale sur lequel le débat c'est un peu exacerbé notamment autour des du sujet des réserves de Poitou-Charentes que certains appellent les méga bassines je voudrais vous donner quelques chiffres parce que j'ai parfois le sentiment que tout le monde n'a pas forcément conscience des enjeux il pleut de l'ordre de 500 milliards de mètres cubes par an en France le réchauffement climatique n'a pas fondamentalement bougé les chiffres un peu moins depuis deux ans mais globalement c'est de l'ordre de 500 milliards de mètres cubes par an de réellement utilisable c'est environ 200 milliards de mètres cubes le reste étant le cycle de l'eau pour ceux qui se souviennent de leur cours de collège et le prélèvement sur le milieu et de un peu supérieur à 30 milliards entre 31 et 32 milliards l'agriculture prélève elle 3,2 milliards de mètres cubes par an donc voilà 500 200 prélèvements 32 pour l'agriculture c'est 3,2 milliards de mètres cubes par an je voudrais dire que l'agriculture en prélevait 4,5 en 2000 donc elle a déjà réduit très sensiblement son impact et c'est une bonne chose de près de 30% depuis 2000 et qu'avec un mètre cube d'eau aujourd'hui on s'est produire de l'ordre de 30% de biomasse supplémentaire ça c'est l'eau prélevé l'eau réellement consommé c'est de l'ordre pour l'agriculture toujours de 2,8 milliards de mètres cubes les chiffres que je vous donne sont les chiffres du du ministère de l'Écologie et donc ce qui fait débat c'est parfois la période de prélèvement et notamment la question du maïs qui défrait la chronique mais si ça vous intéresse je vous expliquerai que le maïs en termes de matière produite par au consommer et finalement une plante intéressante en tous les cas ce qu'il nous faut c'est assurer la continuité et je le dis parce que demain dans la capacité que nous aurons collectivement à relever le challenge de la réduction de l'émission des gaz à effet de serre dans lequel l'agriculture a une responsabilité et culture c'est de l'ordre de 20% des émissions de gaz à effet de serre en France qui elle-même représente 0,9% des émissions mondiales nous considérons que nous avons donc une responsabilité pour contribuer à cela et pour réduire de même nos émissions il faudra que nous produisions de la biomasse et produire de la biomasse il faut de l'énergie c'est la photosynthèse mais il faut aussi de l'eau soit de l'eau qui tombe du ciel soit de l'eau qui est stockée d'où le combat que nous menons pour le stockage de l'eau et je le dis on est parfois un peu décontenancé par le caractère déraisonnable de la discussion autour de ces sujets la question du stockage de l'eau est une question très ancienne très ancienne voilà les Grecs les Romains avaient déjà ce sujet et dans le cas de la planification écologique ce que nous avons demandé c'est qu'on puisse réfléchir de manière apaisée à la question du stockage de l'eau qui peut-être d'ailleurs un stockage partagé il n'y a pas que les sujets agricoles nous en avons conscience qui peut-être un stockage donc multi-usage très différents en fonction des endroits où on se situe en France et la problématique de Poitou-Charentes n'est pas qui est plat n'est pas du tout avec un planimétrie faible n'est pas du tout la même que celle qu'on pourrait trouver dans d'autres dans d'autres territoires on peut avoir des tailles diverses avec des projets collectifs ou plus plus concentré mais en tous les cas avec ce que nous disent aujourd'hui les hydrogéologues et les météorologues on aura des pluviométries plus ératiques et on aura donc besoin de mieux stocker l'eau et de faire en sorte qu'on la partage mieux je n'ignore pas que dans un certain nombre de territoire l'accès à l'eau est devenu beaucoup plus compliqué je pense notamment à votre département madame ou dans les Alpes-Maritimes les sujets de l'eau sont très compliqués en ce moment et notamment laduction d'eau potable mais on a besoin en tous les cas de se poser ce sujet de manière un peu des passionnée et quand on évoque un modèle productiviste moi je veux rappeler devant vous que l'agriculture française est plurielle et que les modèles sont très différents en fonction des territoires et des régions dans lesquels on se situe je reviendrai sur la question de l'eau je voudrais dire un mot évidemment dans les moyens de production ça les produits phytosanitaires sur lequel on dit beaucoup de choses on prêt beaucoup de choses à l'iPhone et soit je voudrais être assez précis devant vous aujourd'hui on ne sait pas être en capacité de produire en quantité et en qualité sans se passer d'un certain nombre de produits phytosanitaires qui soient de synthèse ou qu'il soit naturel est-ce que ça veut dire qu'on renonce au fait d'améliorer et de tendre vers le zéro Phyto la réponse est non et je voudrais rappeler ici les efforts qui ont été faits à la fois sur les produits les plus dangereux qu'on appelle CM1 qui ont disparu pour 87% d'entre eux et sur les cmr2 qui ont déjà baissé est-ce qu'on peut aller plus loin la réponse est oui la question c'est la trajectoire et c'est l'investissement qui nous permet de ne pas nous retrouver en situation d'impasse et ce que porte la FNSEA c'est le refus de se trouver en situation d'impasse et singulièrement en France vous le savez les produits phytosanitaires ont des homologations européennes et des autorisations de mise en marché nationale et si un produit pose des problèmes de santé publique ou d'autres natures il est en France il est évidemment en Allemagne et en Italie et donc le retrait de certaines molécules en France et pas ailleurs évidemment nous questionne dans un cadre de compétitivité puisque c'est mon propos qui permettra à nos voisins de bénéficier de moyens dont nous ne disposons pas et je veux rappeler ici puisque j'en dis un mot tout à l'heure que sur les importations évidemment nos concurrents les plus féroces ne sont pas à l'autre bout de la planète mais sans nos voisins immédiat à l'intérieur de l'Europe je poursuis mon propos je voudrais vous parler aussi de la recherche de l'innovation et notamment puisque il y a un sujet pendant ce moment à Bruxelles autour des nouvelles techniques de sélection que dans un cadre qui a besoin évidemment d'être clairement défini avec des questions d'éthique d'encadrement du brevetage du vivant mais nous avons besoin demain de pouvoir continuer à bénéficier du progrès comme l'agriculture on a bénéficié depuis plusieurs années non pour nous vendre à quelques grandes firmes ou pouvoir renoncer à une forme d'équilibre et je le dis pour un agriculteur l'équipe ce sera toujours l'agronomie donc des choix opérés en fonction des saisons des situations et des territoires mais nous avons besoin de pouvoir bénéficier demain de techniques qui nous permettront d'accélérer je veux le dire ici je parle de mutagenèse et non de transgenèse donc on parle pas d'organismes génétiquement modifié on parle bien de de muta Genèse voilà [Musique] [Musique] une petite TPE entreprise de l'artisanat du commerce fait en sorte que encore une fois ils vivent de son produit et c'est tout le combat qui avait été mené sur egalim et le fait que on renonce à cette déflation ce qui est le cas depuis un an même si encore probablement des choses à améliorer mais en tous les cas c'est le cas vous savez aujourd'hui l'agriculture et la classe socioprofessionnelle qui travaille le plus par semaine c'est 55 heures par semaine de travail en moyenne un peu plus dans l'élevage et donc ça me fera ma transition avec mon deuxième point si nous voulons demain attirer des jeunes générations des talents j'irai comme tous les secteurs d'activités économiques de ce pays à un moment où c'est plus difficile de les trouver il faudrait évidemment qu'on y mette un peu d'attractivité or expliquer demain un jeune ou une jeune agricultrice que il va choisir un engagement pour une vie pour une partie de sa vie avec un engagement de capitaux qui sont lourds l'agriculture et le plus faible secteur avec la rentabilité des capitaux si vous expliquez ça un bon pied ou un industriel il quitte la pièce sur le champ la rentabilité des capitaux employés en agriculture c'est de l'ordre de 1 à 2%. c'est plutôt entre 6 et 7 dans le commerce et artisanat plutôt vise dans l'industrie et plutôt au dessus de 20 dans les services voilà bon donc employé des sommes conséquentes pour s'installer pour acheter un cheptel un hangar un peu de matériel agricole une serre que sais-je voilà nécessite des capitaux importants avec une rentabilité faible un travail important par semaine et parfois des doutes sur la reconnaissance de la Nation et bien écoutez vous avez là une équation pour lequel nous nous avons envie de nous battre parce que nous pensons que d'abord ces métiers du sens que nourrir nos compatriotes trois fois par jour ça donne du sens qu'on peut le faire qu'on peut le faire manière qualitative qu'on est inscrit dans les transitions que évidemment on s'adaptera à la demande du consommateur d'une demande de plus grande proximité naturalité mais qu'il faut aussi veiller à ce que selon les équipes économiques je voudrais rappeler ici que les achats se font principalement dans le cadre de la grande distribution que le covid avait permis notamment aux exploitations tournées vers l'avant-directe de connaître une embellie importante qui nous avait donné quelques exploits et qui sait noyer si je puis dire avec le retour d'une vie plus normalisée donc on a besoin évidemment d'attirer et des talents je voudrais vous dire que l'agriculture cherche en ce moment de l'ordre de 70000 collaborateurs qui peuvent être potentiellement demain les nouveaux installés et que on a du mal à les trouver et pour autant nos métiers offrent aujourd'hui un plus grand confort d'exécution en tous les cas une pénélité au travail moins importante mais c'est vrai que on a aujourd'hui en agriculture une pénibilité plutôt plus importante que la moyenne des métiers que c'est une vie voilà essentiellement extérieur avec des conditions parfois ruines mais en tous les cas une amélioration de ces conditions et donc on a besoin de travailler sur ce renouvellement des générations nous reste un peu moins de 420 000 exploitations professionnelles on considère que sans 62 à 175000 agriculteurs vont partir en retraite dans les 5 à 7 ans et que évidemment si on veut renouveler les talents et faire en sorte qu'on continue à avoir l'exploitation qui mâle le territoire et qui crée de la dynamique de territoire on a évidemment besoin d'attirer des jeunes alors il y a quelques bonnes nouvelles notamment ce qu'on observe dans les lycées professionnels et dans la formation agricole qui a repris qui a repris des couleurs depuis maintenant quelques années mais il faut qu'on soit capable de le faire nous avons d'ailleurs commis un rapport d'orientation cette année à la FNSEA pour dire aussi notre intérêt d'accueillir de nouveaux talents on pense que dans les installations des 10 prochaines années on aura de l'ordre d'un quart d'exploitant issus du monde mais que pour trois quarts d'entre eux ils seront ce qu'on appelle des nimas pardonnez-moi cette acronyme et des nones issus du milieu agricole c'est-à-dire des gens qui embrassent ce métier parce qu'encore une fois ils y trouvent du sens avec des productions qui peuvent être encore une fois très différentes nous avons intérêt à accueillir ces gens à leur expliquer comment on peut les aider dans leur projet professionnel avec une mission de la FNSEA qui était redéfinie redéfini et qui est s'engager avec les femmes et les hommes qui ont le goût d'entreprendre en agriculture pour des territoires vivants et dynamiques et vous retrouvez le triptyque évidemment de la place de l'homme et de la femme parce que l'agriculture ça restera toujours une activité d'hommes et de femmes quel que soit par ailleurs la mécanisation et la modernisation et l'innovation le deuxième chose c'est le goût d'entreprendre parce que on considère que quel que soit là encore une fois la taille du projet c'est quand même un moment quelqu'un qui fait le choix de le de se lancer dans l'entreprise Fustel toute petite mais ça veut dire la connaissance de son écosystème de ses clients de ses partenaires qui soient financiers institutionnels voilà la capacité à trouver aussi du financement pour développer les projets pour être accompagnés pour se former continuer la formation pour bénéficier de l'expertise de ceux qui ont déjà eu une expérience et donc ça on a besoin de le faire donc ce combat de l'installation il est important et on a besoin de relever le troisième point est j'en terminerai par là et évidemment je me tiens disponible pour répondre à vos questions le troisième point que nous portons c'est la nécessité qu'on a de recréer un dialogue avec avec l'ensemble de la société ce que nous constatons à regret c'est que il y a encore 10 ou 20 ans la plupart de nos compatriotes avaient un lien avec l'agriculture plus ou moins directe un cousin un oncle un grand-père voilà aujourd'hui un certain nombre des Français ne savent plus rien de l'agriculture plus rien sur le rythme des saisons plus rien sur l'élevage voilà et que et que évidemment il faut que nous réexpliquons l'intérêt qu'on a conservé une agriculture de production qui ne veut pas dire productiviste par ailleurs mais qui continue à produire et si je le dis c'est parce que les chiffres de l'importation depuis 5 ans nous alarmes nous importons mais vous le savez on le répète à tour de bras nous importons aujourd'hui une part de plus en plus importante de nolder alimentation 40% nos légumes 60% de nos fruits 50% de nos poulets 25% de notre viande bon vide 50% de notre viande et je pourrais continuer et évidemment au regard de ce que je vous ai dit on ne peut pas on ne peut pas durablement projeter l'agriculture si à un moment on ne porte pas une vision durable de cette agriculture et donc demain la capacité que les agriculteurs auront à répondre et c'est ce que nous voulons expliquer la société au grand challenge du changement climatique de la restauration de la biodiversité dans lequel l'agriculture des 30 dernières années a une responsabilité si on veut continuer à fournir une alimentation de qualité de proximité à des prix abordables pour le consommateur si on veut défendre notre modèle social auquel on tient c'est-à-dire ne pas faire en permanence la courte échelle les agricultures du reste du monde sur lesquels les conditions de production ne sont pas les celles qu'on nous demande alors on a besoin de redéfinir le projet politique et de l'expliquer à l'ensemble de nos compatriotes je le dis parce que le temps nous est compté je j'observe que la puissance publique aujourd'hui parle beaucoup de réindustrialisation ce qui signifie que nous nous sommes trompés collectivement il y a une trentaine d'années en considérant que peut-être d'autres produiraient plus vite mieux et à moindre coût que ce que nous étions capables de faire en France et puis la fin d'une forme de multilatéralisme et le retour d'une forme de tension nous montre que nous avons abandonné dépend entier de notre souveraineté nous ne sommes pas là en agriculture nous avons encore les moyens de transition pour autant que on le réaffirme et de ce point de vue là et je voudrais en terminer ce que le Sénat apporté dans le cadre de la PPL alors je veux pas aborder les 26 articles mais en tous les cas bien des égards nous convient et c'est ce que nous porterons d'abord dans le pacte qui est en préparation avec le ministre de l'agriculture et dans les débats région qui viennent de s'achever et pour répondre là aussi à la question que vous m'avez posée madame la Présidente sur le cadre de la loi aujourd'hui sur le portage notamment du foncier nous sommes prêts à discuter parce que c'est un vrai enjeu de renouvellement des générations et donc j'essaie d'être cohérent avec ce que je viens de vous dire avant en revanche il nous semble important de de cadrer les choses et de faire en sorte que si la loi est parfois nécessaire on fasse attention à pas multiplier les règlements je voudrais quand même le dire puisque je suis devant le législateur nombre aujourd'hui de nos agriculteurs ne s'y retrouvent plus dans la multiplication des règlements et de tout ce qui encadrent et ce que je peux vous dire de manière très concrète c'est que aujourd'hui ça tombe de contrôle sont diligées sur le terrain et c'est normal quand il y a des politiques publiques et que donc nos fédérations organisent des accompagnements ou des prêts contrôles et que aujourd'hui à peu près 90% des prêts contrôle qui sont opérés relève des des erreurs ou alors des erreurs de bonne foi dirigent en tous les cas des non-respects de la réglementation qui pourraient conduire à de la verbalisation alors voilà ce que je vais vous dire aussi c'est qu'un certain agriculteurs ont baissé les bras de ne comprennent plus qu'on leur demande et que ils ont besoin encore une fois peut-être qu'on leur signifie quelle est la trajectoire quelle est l'étoile du Bergerac si je puis dire et faire en sorte que pour ce qui est encore une fois nécessaire le règlement le cadre et ça nous protège on puisse simplifier je vous appelle utiliser ce mot parce qu'à chaque fois qu'on nous explique qu'on va simplifier ça se passe pas toujours bien mais en tous les cas voilà l'idée qu'on poursuit je m'arrête on vous disant que évidemment la FNSEA est disponible partout où il y a besoin de porter cette ambition qu'on accepte évidemment de se faire challenger qu'on fait pas tout bien qu'on est en train de bouger très largement sur ce qui a été notre histoire collective des 70 dernières années mais que notre volonté évidemment c'est donner de l'ambition et que notamment cette ambition elle doit elle doit parler aux hommes aux femmes ce qui a été le rapport de la Cour des comptes la semaine dernière a été une blessure j'ai eu l'occasion de le dire la première ministre me semble-t-il à clôturer le débat hier en tous les cas pour ce qui est de la position du rap de ce fameux rapport de la Cour des comptes mais voilà vous pouvez pas au quotidien aller travailler porter l'ambition de produits alimentation de qualité quand la nation ne vous donne pas le signe que vous êtes attendu et encore une fois des efforts seront consentis dans le cadre des émissions dans le cadre de la biodiversité dans le cadre des attentes sociétales mais il y a besoin de donner d'énergie et c'est aussi le message que je suis venu vous délivrer ce matin merci beaucoup pour votre attention très bien merci beaucoup monsieur le Président je vais donner la parole d'abord aux trois rapporteurs vous pourrez leur répondre ou réagir sur leurs propos et ensuite je donnerai la parole au très nombreux collègues qui se sont inscrits et par conséquent vous me verrez dans l'obligation de réduire le temps de prise de parole y compris pour Monsieur Duplomb qui va attaquer qui va attaquer cette dans les rapporteurs faute de vous décevoir j'avais pas spécialement prévu de parler mais vu que vu que vous me laissez vous vous me laissez la possibilité vous me tendez la perche bien sûr que je vais la prendre avec avec plaisir remercier Arnaud des propos qui deviennent tenir je pense que pendant des années pendant trop d'années pendant ces dernières années nous avons eu trop de messages discordant je pense que nous avons eu trop d'égarements et qu'aujourd'hui les événements que nous avons connu tels que le covid tel que la guerre en Ukraine malheureusement nous ont fait redécouvrir des images qui existaient bien avant ces dernières décennies mais nous ont fait surtout toucher du doigt des enjeux stratégiques pour notre pays je pense qu'aujourd'hui l'agriculture française a deux objectifs principaux à retrouver le premier la souveraineté pour éviter le risque de la sécurité alimentaire parce que nous en sommes là et le deuxième se donner les moyens par la compétitivité de ne pas sombrer dans cette problématique de souveraineté et de sécurité alimentaire pendant trop d'années que ce soit les ministres ou même ceux qui ont défendu l'agriculture ils n'avaient pas de Cape clair et une multitude d'attaques faisant l'occupation journalière et de répondre à ces attaques faisant oublier l'objectif principal retrouver celui-là retrouvez celui de la souveraineté et de la compétitivité basons nous par rapport à cela sur tous les défis qui nous attendent sur ces deux objectifs et je peux vous garantir que non seulement en redonnera la fierté à notre réécriture française mais surtout on redonnera de la fierté à nos agriculteurs merci Laurent voilà je reconnais ton compter merci Jean-Claude Tissot ensuite Françoise merci madame la Présidente Monsieur le Président avant de vous poser mes questions permettez-moi de vous présenter toutes mes félicitations pour votre élection on avait pas le temps de débattre même si vous êtes venus déjà dans mon département c'était votre première sortie je crois dans le département de la Loire mais je pouvais pas être présent je sais plus pour quelle raison mais je m'étais excusé auprès de votre président ma première question portera sur votre position sur le texte que nous venons de travailler ici au Sénat sur la compétitivité de la ferme France dans mon territoire mon département je le disais la Loire et en tant que cancer de l'agriculteur du groupe et je côtoie évidemment des collègues des agriculteurs dont certains évidemment bien sûr sont syndiqués à la Finse et qui ont des exploitations en disant de taille raisonnable bien souvent en dessous de la moyenne nationale qui est 60-70 hectares dans mon département c'est 57 hectares en région aura ses 59 hectares et à ma lecture un autre lecture cette proposition de loi fut d'une grande part des dispositions proposées dans ce texte n'allait pas dans les mêmes pas les concerner si j'ose dire je pense notamment à l'augmentation des plafonds de la DEP car le ciblage du texte a été essentiellement fait on en a expliqué longuement pendant ces débat a été essentiellement fait sur les grandes exportations et les grandes structures et je me constituonne donc sur le regard extérieur que vous pouvez porter sur l'accompagnement de tous ces agriculteurs qui ont des petites exploitations et qui finalement forment une base importante de votre syndicat et qui sont finalement à travers ce texte me semble-t-il même pas écouter d'autant et là c'était aussi une surprise quand on a vu le récent décret je crois que c'est le 13 mai sur le statut de l'agriculteur actif qui est quand même à nouveau une porte ouverte à une financiarisation sans limite de notre agriculture avec un risque et je le pense vraiment avec des investisseurs qui vont venir de toutes parts et donc apparemment la rédaction se décrit vous avez soutenu cette rédaction donc j'aimerais avoir votre avis plus directement là dessus quel message comptez-vous à travers ce texte porté envers ces agriculteurs là et puis ma deuxième question est un sujet que vous connaissez parfaitement c'est sur le comme tous les autres d'ailleurs sur l'énergie mais je voudrais aborder la grivevoltaïs mais j'avais posé déjà cette question à votre prédécesseur Christiane Lambert à l'occasion d'un petit déjeuner ici travail et j'avais pas une réponse claire donc je vous la repose moi il y a alors je me suis opposé je suis plutôt plutôt généralement consensuel mais là la grivevoltaïsme fait peur et j'avais posé une question assez directe et assez claire que pensez-vous de la concurrence déloyale qui pourrait s'installer avec ses productions là la cryvoltaïs avec le statut du fermage et ça je crains vraiment que ce soit un petit peu un miroir aux alouettes ou alors au nom véritablement ça sera une opportunité pour certains agriculteurs mais au détriment justement finalement l'objectif que vous recherchez la souveraineté alimentaire et la concurrence des terres agricoles il était dévoluent à l'énergie voilà je serai pas plus long merci Jean-Claude Françoise Ferrat merci madame la Présidente Monsieur le Président puisque nous en sommes aux invitations vous seriez le bienvenu dans mon département la Marne on va attendre le champagne je n'osais pas le dire ça va de soi Monsieur le Président vous avez abordé le sujet de l'eau la sécheresse celle qui nous poursuit toujours plus forte et le nécessaire est difficile équilibre à trouver entre les ressources et les besoins moi je voudrais apporter un complément à vos propos en vous questionnant sur la désalinisation de l'eau de mer et la réutilisation des eaux usées quel est votre avis sur ces deux points et puis la surtance position est un sujet qui revient dans toutes les rencontres dans toutes les conversations que nous pouvons avoir ici et ailleurs et je trouve que notre pays se distingue dans ce domaine et l'arbitrage politique prend souvent le pas sur le bon sens et l'intérêt de l'agriculture je crois d'autres pays se sont posés cette question et il ressort que la majorité des États affiche une part de norme européenne plus faible que la nôtre alors je ne parle pas de ceux qui ne respectent pas l'énorme bien entendu mais je vais vous donner quelques exemples moi 14% au Danemark moi 10% d'Autriche -39% en Allemagne qui elle pratique le when out alors pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire mais ça m'étonnerait c'est ce système de compensation qui est quelquefois discuté voir discutable quel est votre avis sur ce point et vous dire également en ce qui concerne l'enseignement agricole c'est un sujet sur lequel je suis particulièrement sensible puisque j'ai rapporté le budget pendant 16 années je suis parfaitement d'accord avec vous il faut vraiment que cet enseignement colle le plus possible aux besoins d'aujourd'hui vous l'avez évoqué et la montée en compétence qui est absolument nécessaire et je pense que le personnel les agriculteurs mieux formés seront en plus grande capacité d'aborder leur quotidien je ne reviens pas sur ce que vous avez dit évidemment et que nous que nous connaissons parfaitement je pense ainsi qu'on pourrait peut-être s'éviter une détresse toujours plus grande au niveau de nos agriculteurs merci non je vais peut-être vous laisser réagir et répondre à nos trois rapporteurs merci madame la Présidente [Musique] je partage votre sentiment sur le nécessité de renouveler à la fois la souveraineté la compétitivité je l'ai dit moi je ne positionne pas les priorités je pense qu'elles sont dans ce que je vous ai exposées elles sont un tout je veux dire ici que si on restaure la souveraineté et qu'on restaure la compétitivité mais que on n'a pas les agriculteurs et les agricules pour pour faire le le travail on n'aura pas forcément gagné la partie donc c'est c'est vraiment un tout et le contexte je le dis est aussi important en tous les cas moi je tenais avec l'ensemble des administrateurs de la FNSE à remercier le travail que vous avez porté avec d'autres il a au moins le mérite de mettre le débat sur la table sur vos questions monsieur sénateur alors voilà il faitsea on oppose pas les tailles de production et les tailles d'exploitation et les types d'exploitation pour une simple raison c'est que vous parliez la moyenne des exploitations dans votre département mais chez moi c'est plus du quintuple la moyenne voyez-vous parce que le biotope n'est pas le même la planimétrie n'est pas la même et pour avoir eu la chance de me rendre dans votre département à la fois pour discuter avec un éditeur mais aussi pour aller sur des exploitations dans les mondes du Lyonnais j'ai vu la diversité de votre département et par conséquent je veille toujours à ce que les problématiques ne soient pas fait à l'aune de la taille des exploitations mais bien à l'aune de l'ambition qui est portée et donc je voudrais vous répondre notamment sur le sujet des agriculteurs actifs c'est un débat porté d'ailleurs à la FNSEA par quelqu'un qui est de votre territoire Bertrand Lapalu en l'occurrence qui porte cette ambition de la définition de l'agriculture actif pour qu'on veille à ce que justement on n'est pas demain des gens qui puissent bénéficier de la politique agricole commune de la pacte qui ne soit que des donneurs d'ordre et pas en tant que tel agriculteur c'est le cas notamment en Italie ce que nous avons porté nous c'est un certain nombre de points on avait même à l'iPhone était porté une volonté jusqu'à l'âge et qui n'a pas été reconnu d'un point de vue constitutionnel donc il y a eu des décisions de prises sur les retraites notamment on peut pas avoir purgé des régimes de retraite mais on a découvert aussi que par exemple des élus qui avait une petite retraite Ircantec de quelques euros par an se retrouvaient dans des incapacités donc on a eu à gérer ça qu'elle a été la difficulté je vais vous le dire aussi il y a une difficulté de timing parce que entre le moment où le ministre de l'Agriculture pas celui-là son prédécesseur avait arrêté les décisions dans le cadre du CSO et le moment où les applications les décrets sont sorties on a été relativement coincé on s'est retrouvé avec de très nombreux aquiculteurs qui nous ont dit que dans le cadre de la négociation de l'actif tel qu'il avait été menée on se retrouvait dans des incapacités à pouvoir bouger et l'objectif c'était pas de sortir des gens comme ça on a notamment eu des problèmes avec des gens qui étaient en société en participation vous savez des gens qui ont des assolements en commun qui se mettent à plusieurs ça arrive dans certains territoires on a eu des gens qui étaient salariés de leur structure vous savez ça peut arriver aussi notamment en viticulture dans les départements viticoles je pense à la Gironde mais à d'autres départements il y a beaucoup de viticulteurs qui font qui agissent qui prennent des décisions mais qui sont salariés d'une structure dans lequel parfois la famille porte le capital donc voilà donc là on a demandé au ministère de pouvoir essayer de baisser le curseur de telle sorte que les gens et le temps de s'adapter pour la première déclaration dont le terme était hier en revanche et pour réaffirmer que la FNSEA a une vision nous continuons à travailler à cette définition de l'actif non pas pour exclure mais c'est là où je vais être précis mais pour garantir que le capital agricole contient sera demain essentiellement un capital patrimonial et non pas un capital de fonds de pension qui n'est pas le modèle agricole à ce stade alors je le dis aussi on aura toujours besoin d'accompagnement bancaire on a besoin d'un banquier on a besoin d'un financeur mais l'agriculture française en tous les cas pour ce qui est de la fin du soir on veut qu'elle continue à être une agriculture patrimoniale après tout le monde n'a pas le même patrimoine mais c'est essentiellement ça et on a toujours été extrêmement vigilant à l'apport de capitaux notamment de capitaux étrangers mais deux capitaux d'une manière générale qui seraient demain des fonds de pension c'est une des raisons d'ailleurs pour lesquelles on a encore un foncier puisque ça va me faire la transition avec votre question sur le foncier on a un foncier relativement peu cher en France au regard de ce qui se passe en Belgique au Pays-Bas même en Allemagne dans certains coins et ça c'est aussi le prix de la politique d'encadrement à quel on tient à la condition sinequanone que ça ne réduise pas la capacité de production en tous les cas pas significativement la capacité de production dit autrement aujourd'hui on a vu naître beaucoup de projets dans lequel on avait un peu de projet agricoles que je qualifie d'exotique ou de peu crédibles et les projets qu'on commence à voir arriver sont beaucoup plus robustes pour permettre aux agriculteurs de continuer à produire soit de l'élevage soit en viticulture avec des panneaux des ombriers enfin des choses un peu technique qui permettent d'avancer et y compris maintenant aux grandes cultures avec des panneaux qui peuvent permettre aux engins de passer sur l'aspect opportunité et esprit de levier financier de de la production d'énergie versus la production agricole nous on est très favorable à des projets les plus collectifs possibles parce que c'est aussi la garantie qu'on aura demain de pouvoir assurer une forme de rentabilité des projets dans lequel le monde agricole aura sa part c'est la discussion que nous avons en ce moment avec les énergéticien c'est de dire que dans le cadre de l'intérêt de la nation développer des énergies renouvelables nous ne sommes pas ossiles simplement on veut pas juste être la variable d'ajustement donc nous on dit quels sont les types de projets quelle valeur crée le projet et comment on répartit la valeur pardonnez-moi la comparaison mais c'était exactement la même discussion qu'avec la grande distribution dire que on comprend qu'il y a besoin de développer on comprend qu'il y a un certain nombre d'acteurs souvent des très gros acteurs très bien organisés nous ce qu'on dit c'est que dit on va vous donner un peu plus que ce qu'est le fermage pour le propriétaire ou quelques compensations pour l'exploitant ça n'est pas suffisant et pourquoi on veut le faire de collectivement parce qu'on sait que si on le fait pas collectivement on va avoir des tensions fortes sur le terrain qui ne seront pas durables et c'est les lieux locales qui vous parle si on veut que les projets sortent vite que ils fassent l'objet d'une concertation entre les élus locaux comme idée d'agglomération comité de communes le monde agricole sur l'accès aux fonciers l'alignement des CD pennaf toutes les organisations on a intérêt que on ne part pas sur trois ou quatre ans de triple administratif d'appel voilà on a besoin un moment d'une forme de concertation équilibrée donc je ne crains pas ça pour peu que on continue à produire et qu'on ne détruise pas de valeur ajoutée on veut le faire collectivement et on veut protéger pour répondre là aussi très précisément puisque visiblement la dernière fois c'était ça l'était pas sur le statut du fermage on veut continuer à ce qu'on puisse bénéficier du statut du fermage on est en train de regarder parce qu'effectivement juridiquement il pourrait y avoir tel que son construit aujourd'hui les mots quelques quelques problématiques alors je suis pas assez à ce stade avancé pour pouvoir vous le dire mais on est en train de regarder et nous on continuera à défendre le statut du fermage évidemment et j'ajoute pour aller jusqu'au bout à la restitution des terres au terme parce que personne n'en parle aujourd'hui on dit on va construire mais l'agriculteur est là dans le temps long et donc nous ça nous intéresse de savoir ce que deviennent les terres au terme des projets et notamment les quantités nécessaires de structure si c'est du démontage ça va si c'est du béton c'est un autre sujet donc on a besoin de regarder tout ça voilà madame la sénatrice donc sur les sujets d'eau et de sécheresse j'ai essayé de répondre évidemment il y a le sujet du partage de la ressource je lis aussi parce que l'agriculture a beaucoup été montré du doigt et encore une fois elle est un acteur de premier plan mais vous savez aussi que sur les réseaux d'adduction d'eau on a quelques sujets quand même de réseau d'efficacité du réseau voilà donc nous on souhaite aussi qu'on puisse parler de l'ensemble de la problématique mais en tous les cas on est on est prêt votre département porte un certain nombre de réserves je pense au lac du Der voilà qui permet je le dis quand même ici au Parisien de bénéficier d'un flux d'eau permanent y compris l'été alors que c'était pas complètement acquis et donc c'était finalement pas si mal que la planification golienne permet de faire ça j'aurais pu en parler pour Serre-Ponçon si on parlait de la nuance et d'autres du canal de la NES dans le Gers enfin voilà tous les travaux hydrauliques qui permettent aujourd'hui à une agriculture équilibrée de vivre sont aussi le fruit de choix politique qui ont permis d'avoir une vision de long terme si je puis dire sur la réutilisation des eaux usées la France est très en deçà de la main donc je pense qu'on les on peut aller beaucoup plus loin alors il se trouve que j'ai eu la chance d'aller récemment en Israël qui est ce pays très en point pour des raisons de géopolitique que chacun comprend et qui obtient des résultats très très satisfaisant avec ce qu'ils appellent des eaux somatres y compris pour produire des fruits dans le négaie sous 45 degrés donc il se fait des choses enfin c'est possible quelle est la volonté politique et quel est le niveau d'investissement je vous renverrai bien la balle mais en tous les cas mais en tous les cas mais en tous les cas Nono je parlais évidemment du territoire national je vais vous sentez monsieur le sénateur voilà donc en tous les cas nous on est très parti prenante et sur la décennalisation ça pourrait être une opportunité mais les coûts sont aujourd'hui assez prohibitifs on sait que ça fonctionne Israël le fait aussi voilà mais oui le Maroc aussi va tous les pays donc probablement cela devrait-il faire l'objet d'une discussion voilà je pense notamment à la partie septentrionale de notre de pardon méridionale de notre pays parce que ce que ce que j'ai vu notamment dans les PO n'hésitera probablement qu'on ait des réponses un peu plus adaptées il faut trouver aussi l'équilibre économique parce qu'évidemment derrière quel est le coût d'accès à l'eau quelles sont les conditions et puis on aura un petit sujet quand même de de bactériologie on a aujourd'hui on a aujourd'hui des des essais qui sont pas complètement concluants l'objectif ultime étant évidemment de garantir aux consommateurs la plus totale innocuité sur ces sujets là je voudrais dire aussi parce que quand on parle beaucoup d'eau on dit on parle produit phytosanitaire vous le savez certainement mais on retrouve tout dans l'eau aujourd'hui toutes les matières actives y compris celles qui ne sont pas agricoles et pour ceux qui suivent ces sujets on a des petits sujets autour de l'oestrogène en ce moment qui font débat dans le traitement de l'eau voilà je le dis l'agriculture évidemment une responsabilité et pas question de se dégager mais c'est une vision un peu globale qu'il faut avoir sur les sujets de surtransposition que vous dire l'arlésienne notre pays à cette capacité à produire de la norme des règles dans des proportions qui montrent l'efficacité bon voilà ça n'est plus tenable je pense pour en discuter régulièrement avec d'autres corps intermédiaires en dehors du monde agricole que c'est devenu un des sujets central de la capacité à entreprendre et ça n'est pas je crois pas qu'il faille le vivre comme espèce de volonté de Total libéralisme pas du tout on a besoin de règles on a besoin d'encadrement et je veux le dire aussi devant vous l'agriculture a besoin de régulation en revanche le nombre de surtranspositions sur tout un tas de sujets l'afflux administratif rend même notre propre administration décentralisée je pense notamment à nos directions départementales des territoires parfois dans des dans des schizophrénies difficiles à comprendre pour l'agriculteur qui interpelle voilà donc je vais vous donner un cas que j'ai vécu en Côte-d'Or où j'étais vendredi où nous avons un sujet de tuberculose bovine et où les services de l'État entre l'Office français de la biodiversité d'un côté et la DGL de l'autre se renvoient la balle pour savoir comment on peut oui ou non nourrir les animaux aux champs voilà bon et les agriculteurs disent nous on veut bien mais dites nous et la plaisanterie dure depuis plus de 10 ans voilà et ça rend les gens absolument dingues de ne pas être en capacité de comprendre comment on peut faire donc voilà ça c'est des exemples très concrets je pourrais vous en citer bien d'autres donc sur la surtransposition effectivement si on pouvait au moins coller à la vision globale et faire en sorte que si des décisions se prennent elles se prennent pour tout le monde ça nous aiderait grandement en grandement enfin vous parliez d'enseignement agricole j'en ai dit un mot c'est une bonne chose je retiens surtout ce que vous avez dit sur la détresse je voudrais vous donner un chiffre qui date de ce matin qui m'a été fourni par le président national de la mutualité sociale agricole et qui constate une envolée du nombre d'appels dans les standards de la MSA depuis la parution du rapport de la Cour des comptes je vous le dis parce que il faut prendre mais ce sujet est un sujet grave je voilà une envolée des appels alors pas tout de nature dramatique et tant mieux mais enfin puisque la MSA a mis en place ce type de d'accompagnement et c'est une bonne chose puisque un ancien parlementaire monsieur damezin a repris le sujet du mal-être en agriculture voilà vous aviez travaillé absolument voilà que j'ai vu récemment je considère que il faut aussi qu'on veille à faire en sorte que les gens comprennent que ce qu'ils font ont du sens je crois que c'est vrai dans toutes les professions et on a ça régulièrement besoin de le faire en agriculture très bien merci pour ces premières réponses je voudrais d'abord réparer un oubli regrettable et je voudrais saluer monsieur Clément Forex qui est le directeur général de la FNSEA voilà que je n'avais pas accueilli voilà ainsi que Xavier Jamet que nous connaissons un peu dans cette maison et que nous remercions d'être là également je voudrais aussi excuser puisque vous avez cité le rapport de Françoise Ferrat et celui de notre collègue Henri Cabanel pour excuser Henri qui a un petit problème de suite dans son accident de tracteur comme quoi vous voyez on a les mêmes sujets voilà partout voilà je vais laisser la parole à mes collègues maintenant je vous laisse deux minutes mes chers collègues parce que sinon le on va on va trop dépasser Jean-Marc Boyer oui merci madame la présidente monsieur le Président je voudrais vous remercier de ce discours et de ses objectifs réconfortants que vous avez donné ce matin ça remet beaucoup et pas mal d'optimisme dans nos dans nos propos parce que dans le climat de contraintes et anxiogène que l'on vit actuellement sur les chaînes d'information continue et à travers le rapport de l'accord des comptes mais j'y reviendrai tout à l'heure j'ai deux questions concernant le zan en particulier la loi qui a été votée ici au Sénat qui ont des spare sera voté l'Assemblée nationale bientôt prévoit une garantie rurale d'un hectare par commune j'aimerais savoir ce que vous en pensez et si vous pensez aussi qu'il est nécessaire de sortir les bâtiments agricoles de la surface des ânes deuxième question concernant le rapport de la Chambre régionale des comptes qui préconise une baisse du nombre de bovins en France alors que en France on a 17 millions de bovins sur 17 milliards qu'il y a sur la c'est à dire 1% de l'ensemble des bovins qui a sur l'ensemble de la planète et qui correspond à 1% du libération de CO2 alors est-ce qu'aujourd'hui on est obligé de dire qu'il faut que le français mange pas plus de 500 g de viande par semaine parce que sinon il détruit la planète que pensez-vous de ces injonctions et ces mots d'ordre d'hyperticide qui pour nous enseigne tous les jours troisième question les gens témoin madame la Présidente vous avez parlé de l'enseignement agricoles alors on a eu on avait un rapport qui avait été produit concernant l'ancienne agricole il y a deux ans et seulement on s'apaisait aujourd'hui que des élèves d'origine de agricoles sont à peu près de 20% actuellement il y en a 80% qui ne sont plus d'origine agricole donc ils n'ont pas vraiment de projet de l'installation en agriculture et dont les critères pédagogiques aujourd'hui ne correspondent pas forcément à ce qu'on voudrait avoir en termes de en terme de projet donc quelle piste pouvez-vous préconiser pour qu'on ait effectivement demain des agricules des jeunes qui s'orientent beaucoup plus sur l'enseignement agricole et en particulier vers les filières bovins et le élevage d'été etc merci beaucoup Jean-Marc le 14 Bernard buis ensuite Dominique Estrosi ça sonne merci présidente merci monsieur le Président pour vos propos clairs et affirmés donc dans le cadre du plan de la loi d'orientation et d'avenir Agricole vous proposez de défendre la spécificité de l'enseignement agricole dans le cas de la réforme du lycée professionnel quel est votre position sur la réforme du lycisme professionnel et qu'entendez-vous plus précisément par défendre la spécificité de l'anciennement Agricole vous estimez qu'il est nécessaire d'adapter la réglementation de sorte que les jeunes de moins de 18 ans puissent s'effectuer davantage de stage de manipulation et de gestes techniques sur les exploitations agricoles la réglementation relative à la santé à la sécurité au travail des travailleurs mineurs et très exigeantes vous considérez qu'elle pourrait être assouplie afin de permettre aux jeunes de pouvoir se confronter davantage aux contraintes des métiers agricoles avec l'objectif que leur période d'alternance et de stage en entreprise et un sens comment souhaitez-vous concrètement adapter la réglementation en question avez-vous des exemples concrets en matière d'assouplissement de la réglementation et enfin j'ai été alerté par Madame Sandrine Rousset président de la dsea de la Drôme sur le projet de directive sur les émissions industrielles quelle est la position de la FNSEA sur ce sujet monsieur le Président avez-vous échangé sur ce sujet avec les ministères concernés et puis bien sûr vous êtes le bienvenue dans la Drôme peut-être à l'occasion du salon tech en bio en septembre c'est dégoûtant parce qu'il nous invite pas nous donc merci merci beaucoup Bernard ah voilà Dominique Estrosi ça sonne ensuite Martin Berthet merci madame la Présidente Monsieur le Président à mon tour de ma société à mes collègues pour la clarté la précision et l'engagement de vos propos trois rapides questions sur trois thématiques d'abord celle de la prédation je vais pas vous dire combien aujourd'hui cette prédation du loup cause des dommages considérables à l'élevage combien nos éleveurs aujourd'hui sont en détresse dans tous les territoires puisque l'espèce prolifère est aujourd'hui présente dans plus de 52 départements et bien évidemment elle cause d'importants dommages à travers les fortes attaques et les nombreuses victimes est-ce que donc on est dans une phase cruciale puisque donc on va rentrer dans le nouveau plan national lou est-ce que vous vous êtes donc vous échangez avec le gouvernement au sujet de la prédation plus généralement et aussi de la négociation du prochain plan national loup parce que force de reconnaître que le Parlement est pour le moins complètement écarté de cette négociation donc on a ainsi un groupe qui travaille sur le sujet du loup mais néanmoins c'est extrêmement difficile de pouvoir se faire entendre et faire porter un certain nombre de messages je voudrais revenir rapidement sur la question de la sécheresse dans mon département vous avez fait référence de nombreuses communes font aujourd'hui l'objet d'un arrêté préfectoral de sécheresse qui limite fortement la consommation d'eau il y a un certain nombre de gestionnaires de lots qui considèrent que le compteur d'eau intelligent a vraiment un rôle d'alerteur important que pensez-vous de la généralisation des compteurs d'eau intelligents et qui pourraient s'appliquer à l'ensemble des compteurs qu'ils soient agricoles ou non et aujourd'hui je sais que dans mon département la FDSEA souhaiterait qu'il puisse y avoir des compteurs séparés parce que vous n'ignorez pas qu'il y a dans notre département de nombreuses résidences voilà qui appartiennent à des gens qui sont extrêmement riches mieux n'économise en rien l'eau que ce soit pour arroser leur pelouse ou pour remplir leur piscine mais comme on a aussi l'obligation de ne pas couper l'eau puisque c'est un bien commun je sais que la fds ea06 souhaiterait qu'il puisse y avoir mais ça ça remonte à pouvoir revenir sur la loi Brotte qui puisse y avoir des compteurs qui soient bien séparés de façon à ce qu'on puisse peut-être couper certains compteurs mais pas d'autres et enfin dernière question sur votre approche sur les paiements pour service environnementaux en agriculture en 2019 la FNSEA est présentée épither un programme d'accompagnement des agriculteurs et des acteurs privés au public souhaitant signer ces contrats quel est le bilan aujourd'hui et comment vous voyez les choses évoluer potentiellement merci Dominique la parole est à Martine Berthet ensuite joël Labbé merci madame la Présidente alors deux points le premier Martine Berthet pardon sénatrice de la Savoie le premier pour appuyer ce que vient de dire ma collègue Dominique Estrosi ça sonne sur le sujet du loup et des messages reçus tous les jours quasiment d'agriculteurs d'éleveurs qui sont au désespoir qui nous disent qu'il casse ce problème du loup s'ajoute le problème de lentille élevage et pour eux c'est vraiment une catastrophe ils ont l'impression que leur métier est détruit y compris pour leurs enfants et ne voient plus de solutions donc voilà quelles actions comptez-vous mener dans ce cadre-là quelle mesure également auprès des collégiens pour l'attractivité de tous les métiers de l'agriculture je me fais le relais ici de nos arboriculteurs pardon producteurs donc de fruits qui sont très nombreux en Savoie mais ne trouve personne pour travailler à leur côté et qui surtout s'inquiète énormément pour la relève donc c'est une sujet assez désespérant pour eux et qui s'ajoute à toutes les contraintes qu'il subissent actuellement pour mettre en œuvre leurs production merci merci beaucoup Joël Labé ensuite Anne Catherine Loisier merci madame la Présidente une question concernant la viande d'invitrome monsieur le président lors d'une audition au Sénat dans le cadre de la mission d'information sur le développement de la viande d'une vitro le représentant de la FNSEA déclaré que votre syndicat n'était pas fermé à la viande d'invitro précisant que les femmes françaises étant trop petites pour être compétitive et de ce fait satisfaire une demande alimentaire bon marché donc ce serait une solution d'avenir donc c'est pas ce que nous partageons j'aurais souhaité votre point de vue là dessus d'autre part je voudrais dire monsieur le Président Madame la Présidente que je trouve très intéressant de que vous veniez vous nous présenter vos positions par rapport à l'agriculture l'agriculture est plurielle vous l'avez dit aussi tout à l'heure et je pense qu'il serait intéressant madame la Présidente chers collègues que nous recevions également en audition les représentants des autres syndicats je vous remercie très bien merci [Musique] pardon ensuite Daniel Gremillet merci Madame présidente merci monsieur le Président surtout de tracer des perspectives et les objectifs et je pense qu'effectivement on a besoin que ce soit les agriculteurs ou même parlementaires de de savoir un petit peu mieux où on va alors en matière de perspective vous avez pas beaucoup parlé de la politique agricole donc que pensez-vous aujourd'hui justement des objectifs du Green Deal puisqu'on sait que enfin tout faux qu'on était dans une stratégie de diminution de la production donc comment comment doit-on aujourd'hui peut-être revoir ses objectifs pour qu'il réponde mieux à tous les enjeux que vous avez largement évoqués vous avez parlé de la fin du latéralisme mais en l'occurrence dans le monde agricole c'est pas la fin du multilatéralisme et on a encore un certain nombre de de points à acter deux petites questions rapides madame la précédente sur le développement des EnR en Côte-d'Or le projet de loi qui a été validée pose un certain nombre cette question par exemple s'agissant de la médiatisation comment on peut faire en sorte que des petites unités sur des territoires où il y a un potentiel sur des zones intermédiaires à faible potentiel ne soit pas écartés de ces dispositifs et je crois qu'il y a un certain nombre de modalités tant dans la grève voltaïsme que sur la méthanisation qui écarte en fait un certain les petites unités et qui vont un peu à l'encontre finalement du modèle qu'on souhaite développer de diversification mais assis sur une production locale et puis deuxième dernière question sur egalim on a beaucoup parlé du revenu des agriculteurs le revenu c'est pas seulement les prises sont aussi les aides et les charges voilà donc comment effectivement diminuer les charges mais à ce stade vous m'aviez laissé entendre il y a quelques jours que vous vous aviez déjà quelques éléments de de bilan d'étape je dirais sur la contractualisation sur la non-négociabilité des matières premières agricoles donc quels sont ces éléments un peu de l'évaluation des PACS d'impact des galimes sachant que la première année on avait effectivement constaté une augmentation d'à peu près trois et demi je crois pour cent de des tarifs donc où en sommes-nous à ce stade merci merci Anne-Catherine Daniel Gremillet ensuite amalgaquer oui merci Madame la présente merci Arnaud pour la qualité de ton intervention j'aurai une première question c'est le problème de la relation de la consommation alimentaire par rapport à nos concitoyens aujourd'hui on parle du chèque alimentaire on parle du parnéatif et inflation des tas de collectivités prennent des mesures parce que la population n'est plus en capacité de se nourrir on imagine aussi pour les étudiants et pourtant en 80 un tiers du revenu de ménage allait pour l'alimentation et la part des jardins familiaux était très importante aujourd'hui en 2023 c'est à peine 16%. donc il y a une première question effectivement comment on marcher sur la tête et aujourd'hui que le contribuable en soit conduit à aller alimenter ça coûte et on est complètement à l'envers par rapport à la reconnaissance du métier de l'agriculteur deuxième point c'est la lame de fond sur l'élevage trop c'est trop et effectivement je vais plus loin que ce que tu as évoqué sur l'alerte de la MSA le rapport de la Cour des comptes c'est c'est vraiment ce qui va ce qui fait déborder le vase et arrive demain le dossier bien-être animal ne l'oublions pas qui va coûter et ça va faire ce qui s'est passé sur les productions 10 tours seul en France et pourquoi je parle de lames de fond j'ai la responsabilité du dossier énergétique ça me fait penser au nucléaire à force de dire qu'on en veut plus que ces mauvais etc et bien effectivement aujourd'hui le rapport de la Cour des comptes tu sais que j'ai encore quelques petites responsabilités dans l'alimentaire je suis choqué d'entendre des cadres d'entreprises agroalimentaires qui me disent mais attends Daniel moi je reste plus dans un pays je vais aller ailleurs dans un pays qui croit encore à la transformation des produits de l'élevage donc il y a un souci terrible qui frappe les éleveurs mais qui frappe aussi tout l'environnement de la valorisation alimentaire derrière sur leur nouvellement des générations qui vont être bref renouvellement des générations il faut rentrer dans des contrats plus longs depuis l'âge entre un jeune qui arrive qui est pas forcément issu du milieu agricole et un départ et c'est pas en trois ans il faut quelque chose de plus lourd plus offensif et dernier point sur dossier égalim et dossiers égalim on a toujours dit que le dossier mégalim ne pouvait fonctionner en France que lorsqu'on était dans la déflation n'oubliez pas les chiffres 2022 le prix du lait était à 470 euros les 1000 litres en France il est monté à 580 600 dans d'autres pays on est ils avant dernier de la classe en France par rapport à l'Europe aujourd'hui le prix baisse au niveau des autres pays et c'est seulement aujourd'hui que le système égalime peut apporter des revenus à l'éleveur français et pourtant c'est en France aujourd'hui ou même le ministre des conneries l'économie demande de renégocier les prix j'ai pas le temps mais j'aurais un exemple cuisant je le ferai dans le cadre du rapport avec Anne-Catherine sur le suivi Gallim mais il fait des chiffres très intéressant sur à qui est allé la valeur par rapport au prix payé par le consommateur merci Daniel heureusement Anne-Catherine t'avais laissé un peu de temps Amel gacquet ensuite Daniel salmon monsieur le Président tout d'abord je vais commencer par vous dire je me réjouis de certaines de vos positions très claires notamment celles sur l'usage des phytos des produits phytos donc oui à une réduction de leur usage mais non à des interdictions sèches qui nous mettent vraiment dans des impasses et j'ai envie de dire dans notre beau département dans mon beau département du Pas-de-Calais nous en avons fait les frères récemment notamment encore avec la culture betteravière qui aujourd'hui est encore dans une situation très compliquée deux questions rapides la première celle qui porte sur la situation de la filière de la pomme de terre affectée par la sécheresse de 2022 affecté aussi par la hausse des coûts de l'énergie en 2022 le rendement national a baissé de 12% par rapport à 2021 la récolte la plus faible depuis ses 20 dernières années donc un sujet essentiel pour nous dans la région de France puisque nous concentrons aujourd'hui deux tiers de la production nationale au sein de notre région donc c'est un vrai sujet et face à l'été qui se profile j'avais envie de vous entendre d'entendre votre vision parce que vous avez déjà évoqué le sujet de l'eau mais il y a des questions d'urgence aujourd'hui que peut-on attendre que pouvez-vous dire en tout cas que pourrons-nous attendre ensemble du gouvernement sur cette question autre et dernière question vous avez évoqué à plusieurs reprises nous avons évoqué la souveraineté alimentaire bien sûr l'enjeu hyper important que nous partageons puisque nous l'évoquons ici très très régulièrement nous savons que notre agriculture est dépendante de nombreux intrants la production agricole française dépend entre 40 et 50% d'un an importé directement ou indirectement avec mes collègues donc Sophie prima et Franck motoget nous avons co-écrit un rapport dans lequel nous recommandons pardons d'élaborer un plan de résilience de la chaîne alimentaire pour mieux prévenir qui inclut un meilleur suivi de stock stratégique pour les denrées agricoles j'en termine là-dessus l'Allemagne a adopté en 2017 une loi sur la fourniture de denrées alimentaires de base en cas de crise d'approvisionnement qui donne donc autorité au gouvernement pour déclarer une crise de la provisionnement et prendre les mesures nécessaires en amont y compris en amont donc notamment la constitution de stocks de denrées sont celles et l'obligation d'informations sur sur ces stocks que pensez-vous de cette recommandation est-ce que nous aurions intérêt à aller dans ce sens je vais terminer par vous dire également vous êtes le bienvenu dans 62 ça devient merci merci beaucoup Amel Daniel salmon suite Christian sarrazzi merci madame la présidente monsieur le Président je suis quelque peu inquiet parce que vous avez parlé de d'assurer la continuité or si je regarde le bilan de ces dernières décennies il n'est pas franchement bon nous avons plus 100000 actifs agricoles en l'espace de 10 ans nous avons perdu 80% de la masse des insectes et et l'effondrement des oiseaux c'est 60% des oiseaux des champs il y a une étude qui vient de sortir là-dessus et les pesticides sont pointés très clairement au niveau de l'Europe c'est pas simplement une histoire de patrimoine et d'histoire c'est aussi une question de résilience car vous le savez la biodiversité est essentielle à la résilience donc voilà est-ce que c'est continuité c'est dans ce sens là ce qui ce qui serait très inquiétant autre chose vous avez parlé du foncier agricole effectivement nous avons besoin de préserver ce foncier par contre un jeune sur deux qui se destine à l'agriculture souhaite s'installer en agriculture biologique à votre avis comment devons-nous faire pour accompagner ce mouvement qui me semble qui me semble crucial dernière chose effectivement aujourd'hui on met beaucoup sur la sellette des études celle de parfois de landeces là on parlait de la Cour des comptes on parle également de l'inrae parfois quels sont vos relations avec ces organismes merci Daniel Christian Redon sarrazzi ensuite Denis boide merci monsieur le Président donc pour vos propos vous avez évoqué le foncier ça a été évoqué aussi par plusieurs de mes collègues on le sait c'est central pour le renouvellement des générations et le maintien d'une activité agricole quel que soit le type de territoire d'ailleurs or dans les zones que l'on qualifie d'intermédiaire et en particulier d'élevage où le revenu à l'hectare est faible et ou par conséquent les installations sont en chute libre et encore plus dans ces zones qu'ailleurs les cédants qui sont souvent des marchés par les opérateurs d'énergie aux pratiques commerciales que l'on peut qualifier d'agressive se laisse parfois séduire et soustrait ainsi des hectares à l'activité agricole je voudrais savoir quelle est la position de la FNSEA sur ce sujet même si vous en avez un peu évoqué mais plus précisément sur les sécrétions d'activités et notamment soyons favorables à ce que des contraintes sur le devenir du foncier agricole s'impose aux propriétaires qui cessent leur activité et qui dans certains cas sont prêts à céder aux sirènes je dirais des des opérateurs d'énergie photovoltaïques ou ou bien c'est la Haute Vienne merci beaucoup Christian Denis de bois denis-boite pardon ensuite Fabien gay merci madame la Présidente Monsieur le Président vous avez déclaré dans un quotidien il y a un mois maintenant que sur 100 euros dépensés pour l'alimentation 6,90 € à l'agriculture pouvez nous expliquer en quelques mots ou passer la différence merci la concision de la question mais elle est directe et claire un gay ensuite Olivier Rickman qui apportera des précisions monsieur le président sur beaucoup de questions un dialogue démocratique et républicain j'ai des points d'accord des points des accords c'est normal je pense que la gestion de l'eau par exemple ça devrait nous animer beaucoup plus que que ça et je vois même que Dominique maintenant parle de bien commun non mais en tout cas c'est une véritable question je pense que personne a la solution mais moi je fais la différence entre le pompage la retenue mais il y aura une question parce que je pense qu'on est plus il y a 50 ans et que ça va nous poser des questions pour l'agriculture pour la biodiversité pour l'énergie et on va on va avoir des problèmes mais passons je vous inviterai dans mon département un beau département agricole aussi dans le 93 mais on a on a des terres agricoles à trembler à Coubron on fait l'apiculture du maréchal des vignobles devraient pas le dire ici mais il est pas très bon il était meilleur dans ma région d'origine directe moi c'est sur les traités de libre-échange parce que si on trouvait des points d'accord aujourd'hui je suis un farouche opposant à ces questions non pas que je ne pense pas qu'il faille commercer mais je pense que ce qui rentre ici ne peut pas être au moins 10 ans social et environnemental et interdire de faire de produire ici et l'autoriser évidemment à l'étranger donc la question quel est votre position sur les traités de libre-échange et sur une question particulière parce que c'est l'ancien ministre de Normandie qui avait commencé ça sur les clauses miroir qu'en pensez-vous moi je pense évidemment ça serait très bien mais permettez-moi de donner une opinion je pense que c'est fait pour nous faire avaler la question des traités de libre-échange parce que si demain il y a des clauses miroir bon bah il y a plus de traiter de libre-échange c'est ça la question parce que si on autorise plus ce qui est produit au moins de 10 ans social et environnementale c'est autre chose qu'un traité libre-échange c'est du commerce équitable une nouvelle coopération ce que moi je pense mais bon voilà je voulais en tout cas votre position sur cette question je vous remercie merci beaucoup Fabien et ensuite pierre Cuypers oui merci madame la Présidente merci monsieur le Président je vous poserai pas de question particulièrement je veux pas rajouter du débat au débat Olivier Rickman sénateur de la Haute-Saône j'aurais pu vous poser un certain nombre de questions j'étais rapporteur de son pastou et en ce moment je fais un rapport sur la simplification des normes et des règles donc voyez qu'il y avait matière mais quand vous viendrez dans le 70 on a l'occasion d'en parler je voulais rectifier et apporter une précision par rapport à la question de notre collègue joël Labbé parce que j'étais le rapporteur avec Henri Cabanel sur le rapport sur les aliments cellulaires ce qu'on appelle le virement la viande in vitro et c'est moi qui ai fait l'audition j'ai peut-être fait une erreur parce que j'ai fait l'audition simultanée des trois représentants principaux des syndicats agricoles Confédération coordination et FNSEA et immédiatement derrière le représentant pour pas le citer de la Confédération a fait un communiqué de presse déformant complètement les propos mesure présentant de la FNSEA disant que la FNSEA soutenait acté la future production d'aliments cellulaire etc alors c'est absolument pas le cas j'en suis témoin j'étais là donc voilà faut pas tout déformer jamais leur présentant de la FNSEA n'a soutenu par quelques moyens que ce soit il a la même position que nous là-dessus dans le sens où politiquement et en tant que représentant du monde agricole ne peut pas défendre ce genre d'industrie maintenant on a je pense également le rapport traduisait cette chose là c'est que la décision de mise sur le marché n'étant pas une décision nationale mais européenne si toutefois un jour ça venait arriver la présentatrice disait que il faudra que l'agriculture fasse en sorte elle défenseur des agriculteurs façon en sorte qu'il adapter voilà c'était juste ça ça vous exonère d'une réponse en même temps mais après le 16e marnais pierre Cupper ce qui va clôturer cette séance de questions qui va t'inviter force monsieur le Président de toutes les invitations qui vous sont faites je vous invite à rester néanmoins souvent dans le département de cinéma voilà vous avez abordé tout à l'heure la souveraineté alimentaire et très peu de la souveraineté énergétique pour autant l'agriculture apporte tellement de solutions et pour autant et en contradiction il y a toujours cette opposition entre les usages alimentaires et non alimentaires quelle est la position de la FNSEA que je connais mais merci de le dire très bien merci monsieur le Président vous avez fort à faire il y a des thématiques récurrentes le temps qu'il est nécessaire qui nous est nécessaire mais je vais essayer d'être concis je vais essayer d'être concis première question du sénateur Boyer voilà sur Lausanne donc effectivement on a eu on a eu une position de l'effet des soirs nous sommes favorables alors ça a été un débat parce que voilà vous savez dès qu'on parle du foncier les fenêtre une forme de crispation bon on a on a fait en sorte de faire comprendre que il y avait besoin de développement et l'idée que on puisse avoir un hectare alors dans les communes rurales qu'on soit précis serait une position d'équilibre que qui nous conviendrait et pour répondre là aussi à votre question pour les bâtiments agricoles on serait pas dansé surfaces là et je voudrais précis dans les bâtiments agricoles c'est non seulement les bâtiments agricoles mais c'est aussi ceux qui relève de la méthanisation agricole là aussi je le dis puisque dans les discussions qu'on a avec le gouvernement il y a l'idée de développer la méthanisation sous des formes à discuter mais en tous les cas voilà et que ça fera la liaison après avec d'autres questions que la méthanisation agricole nécessite une consommation foncier pas très importante que nous on préférait regrouper les projets à l'échelle locale pour éviter la multiplication de la consommation de fonciers mais qu'évidemment si l'objectif dont parle le gouvernement qui serait de à peu près 1000 unités agricoles aujourd'hui à entre 5 et 10 000 je sais pas quelle sera le chiffre encore une fois je laisse les gens non c'est la compétence le faire on aura évidemment des consommations de foncil haddock et ça peut pas rentrer dans sa voilà donc ok pour un hectare et bâtiments agricoles hors situations sur la Cour des comptes bah écoutez je crois que j'ai répondu alors juste pour vous dire donc d'abord la Cour des Comptes est une institution indépendante j'ai constaté que le président le premier président lui-même était venu expliquer son rapport ce qui me laisse à penser que il y avait une forme de gêne moi je vais vous dire ce qui me gêne plus profondément c'est que dans la d'ailleurs le contenu du rapport en lui-même et quelque chose qui mérite d'être regardé ce que nous avons évidemment fait de précision ce qui pose problème c'est la page 8 de ce rapport dans lequel il y a deux recommandations avec un esprit de synthèse c'est remarquable je dois dire un il faut réduire le cheptel et deux il faut faire un plan d'accompagnement à laver à la sortie de des éleveurs qui sont pas en situation de de résister bon évidemment quand vous synthétisez de travail de cette manière ça rend les choses compliquées plus largement parce qu'encore une fois et donc le premier président de la Cour des comptes monsieur Moscovici c'est rapproché de la FNSEA pour nous demander à pouvoir échanger ce qu'on aurait fait bien volontiers avant le rapport ce qui nous ont invité de le faire après évidemment si on peut se permettre d'être efficace ce n'est que mieux pour tout le monde et pour eux d'abord et je suis pas sûr que par ailleurs ça grandisse vraiment l'institution vous aurez été que la FNSEA n'a aucun moment attaqué la Cour des comptes sur son utilité alors qu'elle l'a fait sur une idée d'élevage je voudrais aussi le préciser ici il me semble que dans le cadre du débat autour des institutions les représentants des institutions ne devraient pas être ceux qui mettent de l'huile sur le feu sur les pistes des filières bovine on y travaille parce que et je voudrais essayer d'être équilibré dans mon propos mais dans ce rapport il y a notamment comment on continue à créer de la valeur ajoutée il y a un sujet autour de de l'engraissement qui est un sujet intéressant dans lequel nous on va faire des propositions avec un certain nombre d'acteurs économiques pour voir comment on peut tenir ça y compris et pour répondre à la question de comment on donne de la perspective aux jeunes qui veulent s'installer et pardonnez-moi j'essaie de répondre de manière synthétique mais il avait été question de comment on attire les jeunes il faut savoir que aujourd'hui l'élevage attire encore des jeunes et probablement plus que dans d'autres secteurs d'activité c'était le cas notamment chez vous monsieur le sénateur dans la Loire je continue sur les spécificités agricoles donc sur les spécifiques agricoles nous on tient à cette spécificité pardonnez-moi je cherche le sénateur buis là pardonnez-moi on tient cette spécificité d'abord parce qu'elle est rattachée au ministère de l'Agriculture et vous savez pour une partie de l'enseignement ça n'est pas le cas donc on compte nous on souhaite pouvoir continuer à garder la main ensuite parce que on trouve intéressant d'avoir la spécificité des exploitations au sein même des lycées d'enseignement on trouve que c'est intéressant pour les les élèves de pouvoir bénéficier d'un aspect pratique directement sur le lycée et on est convaincu que si on change on aura probablement un certain nombre de ces fermes qui qui disparaîtront et puis on est prêt aussi à on veut travailler sur les orientations ça nous paraît important d'être co-constructeur c'est à dire que à la fois les professionnels puissent dire qu'elle ambition il porte pour l'agriculture que ça puisse être fait de concert avec le corps enseignant et les gens qui construisent les programmes c'est la raison pour laquelle on a demandé à pouvoir continuer à conserver cette spécificité vous avez posé une question sur IOD donc la directive européenne bon moi je voudrais dire ici de manière très claire que l'élevage français n'est pas un élevage industriel au regard de ce qui se pratique sur le reste de la planète bon et que il y a une forme d'incompréhension donc là encore que que l'on demande un certain nombre d'encadrement de cadre de normes c'est tout à fait normal mais faisons constat quand même que nos élevages sont des élevages qui n'ont rien à voir avec ce qu'on observe en Chine en Russie en Argentine que si on veut là aussi permettre qu'on qu'on continue à porter l'ambition de l'élevage il faut quand même être un peu raisonnable je suis en mal de vous répondre définitivement puisque ce sujet est toujours en discussion à Bruxelles alors les seuils qui étaient descendus très bas qui sont pas les mêmes en fonction si on est en bovins en porcin ou en volaille ne sont pas je fais mais pour nous l'ambition c'est de faire en sorte qu'on les relève le plus possible possible encore une fois pour des élevages qui pour la plupart d'entre eux sont des élevages familiaux et qui seront transmis donc l'idée c'est pas de faire de la paperasse maintenant qui est un suivi sanitaire réglementaire c'est déjà le cas et c'est normal et pour assurer la traçabilité mais en revanche laisser à penser parce que c'est pas tant le mode opératoire que ce que ça laisse à penser qu'on aurait des élevages industriels avec cette espèce de marronnier autour de l'élevage industriel alors que il suffit de voyager un peu pour constater ce qu'est la réalité d'élevage français me paraît pas enclin et à promouvoir ce qu'on souhaite nous c'est à dire l'attractivité des nouvelles générations sur vos questions madame ça sonne sur le la prédation alors c'est le sujet qui est en train de monter très fortement en ce moment un vieux sujet notamment quand on est dans le Mercantour et vous le savez mieux que moi mais là où on avait quelques départements concernés il y a une dizaine d'années on est en train de d'observer une explosion du front de colonisation alors je veux être mesuré dans mon propos mais c'est insupportable pour les éleveurs insupportable pour les éleveurs de ne pas vous pouvoir aller vous coucher sans vous dire que vous allez vous lever le lendemain matin avec une partie de votre production c'est c'est moi j'ai vu des gens dans des situations psychiques intenables voilà avec malgré tout des solutions inadaptées de claustration d'animaux de chiens avec les problématiques du chien avec les voisins enfin voilà mais là on est en train de changer de dimension puisque maintenant les Francs de colonisation en Côte-d'Or dans la Nièvre en Saône-et-Loire ce sont des attaques sur des bovins et les bovins on va pas avec le stress tous les soirs je pardonnez-moi si j'ai oublié des départements il y en a enfin de façon le loup est en train de collier et donc là on ne peut pas un taureau d'une tonne 100 a été attaqué dans l'Yonne la semaine dernière bon donc on est plus du tout dans le même niveau et on ne rentrera pas les animaux tous les soirs enfin il faut absolument ne rien connaître à ce métier pour considérer qu'on rentrera les animaux tous les soirs bon donc en fait maintenant on est au pied du mur c'est à dire que là on expliquait qu'il y avait des solutions avec les ovins solutions inacceptables je le redis et voilà quel est le sujet et la position de la FNSEA ça n'est pas de dire on veut zéro loup là aussi je veux être équilibré le plan national du loup que vous connaissez madame prévoit l'objectif de 500 loup qui permet de maintenir la race les derniers comptages de l'ofb sont à 971 et je ne dis pas si c'est un comptage selon la police ou les manifestants mais nous considérons nous qu'on est probablement très au-delà bon mais je respecte le travail des agents de l'ofb qui nous disent aujourd'hui 960 c'est-à-dire bien supérieur ce qui a conduit un certain nombre de tirs de prélèvement et je m'en réjouis mais qui doit aller maintenant plus loin le sujet pour nous c'est que nous aurons dès demain dans les Hautes-Alpes au-dessus de Gap un rendez-vous sur les assises de la prédation voilà dans lequel nous souhaitons que les ministres à la fois de l'agriculture et Madame Couillard secrétaire d'État viennent nous expliquer comment ils entendent faire évoluer le plan loup qui doit être écrit avec un préfet coordonnateur qui de mon point de vue ne conduit pas complètement l'ambition qu'il portait c'est-à-dire de dire on essaie de faire en sorte que les 500 loups soient atteints mais on a besoin aujourd'hui je le dis non plus d'un plan de gestion mais d'un plan de régulation et les monte un sens l'idée de pouvoir maintenir une population de loups autour de 500 mais de faire en sorte qu'on n'est pas une colonisation ça n'est pas tenable j'ajoute que dans les financements il y a deux choses il y a la prévention et il y a évidemment l'indemnisation pour ce qui est de la prévention c'est le budget de la politique agricole commune qui le finance dans le cadre de la pacte le deuxième pilier que cette enveloppe quand on l'a négocié était autour de 35 millions d'euros qu'elle est au moment où je vous parle le 60 millions d'euros et que mes récentes discussions avec le ministère de l'Agriculture les sa pensée qu'on sera l'année prochaine à 100 millions d'euros nous ne sommes pas sous contrôle je parle de la prévention avant même qu'on parle du sujet des bovins compte à l'indemnisation qui évidemment légitime elle est évidemment pas à la hauteur parce que on indemnise les bêtes tuer mais vous savez que quand vous avez un troupeau qui a subi une attaque vous avez des problèmes de prolificité derrière vous avez des problèmes de gestion du troupeau enfin donc il y a les effets induits des attaques qui ne sont pas supportables dans des métiers où la rentabilité quand même plus que modeste bon je trouve qu'il y a une forme de condescendance qui est insupportable pour les éleveurs et donc devant les parlementaires moi je veux dire très clairement que il appartient il vous appartient de dire si oui ou non on garde un élevage alors à l'époque on disait un élevage en montagne mais on parle plus de ça on parle d'un élevage je vous dis que on a des attaques tous les jours j'ai eu un échange avant-hier vendredi pardon avec le préfet de région de la région Bourgogne Franche-Comté qui me dit je suis très inquiet je suis très inquiet nous ne sommes pas sous contrôle voilà bon je dis que cette situation nécessite qu'on réagisse rapidement et très volontairement sur la sécheresse et sur les compteurs pardonnez-moi je ne suis pas un expert voilà ce que je veux vous dire c'est que nous nous opposons pas et encore une fois je vous l'ai dit je suis élu local il est évidemment impensable que les habitants n'est pas accès à de l'eau potable voilà bon moi qui les gens qui les piscines je suis ravi pour eux et encore une fois voilà il appartient à un congère de manière responsable au et on a eu dans un certain nombre de départements des sujets de gestion notamment de l'eau hivernale qui n'est pas tenable je prends l'exemple des Pyrénées Orientales dans lequel il y a eu de largage d'eau cet hiver et puis on se retrouve un peu court là avec des questions de débit d'eau réservés pour maintenir une forme de biodiversité et dans lequel la question agricole doit être aussi nous ce qu'on défend c'est le fait que l'eau agricole pour produire de l'alimentation reste prioritaire en tous les cas au même niveau que les sujets ayant fait au flux d'eau pour la biodiversité voilà ce qu'on dit je veux rappeler aussi qu'il y a des efforts et de la sobriété à consentir on en est tout à fait d'accord et que quand on a eu ce sujet dans les pierres orientales les arboriculteurs avaient réduit de 75% leur consommation donc on est dans des efforts qui sont massifs l'objet étant de préserver le fond c'est à dire la vie des arbres on est plus sur les fruits donc nous sommes très favorables à avancer sur les paiements pour services environnementaux on est là aussi très favorable tout ce qui peut être contributif pour le faire et d'ailleurs je le dis les collectivités locales et territoriales peuvent être des appuis intéressants dans le déploiement de ses services ça a commencé je le dis trop trop doucement mais vous parliez d'épitaire donc l'ancienne présidente de la FNSEA Cristiano Lambert est resté la présidente d’épitter et on continue à porter cette ambition en accompagnement avec le carbone puisque nous avons aussi une structure dans lequel on veut proposer des crédit carbone et faire en sorte que les entreprises qui cherchent à décarboner leur activité puissent trouver à la fois ces fameux PSE et à la fois des crédits carbone français de proximité pour le faire je poursuis pardonnez-moi si mes réponses sont très courtes sur la Savoie pardonnez-moi madame donc même réponse sur l'élevage et on continue à pousser très fort on a notamment dans vos départements des sujets qui sont encore plus dramatiques en ce moment avec du dérochement enfin voilà donc je pense que ça va faire l'objet d'une discussion et on attend des décisions sur l'attractivité des métiers et notamment vous parler d'arboriculture qui est pas une spécificité de la département même si c'est le cas chez vous mais c'est le cas bien dans bien des départements qui sont à la recherche de main d'oeuvre je pense à l'habitude culture je pense à l'arboriculture on a une vraie crise d'évocation voilà pour lequel on est on est on est inquiet alors on essaie de développer l'attractivité je veux dire aussi que les conditions d'hébergement les conditions de rémunération ont aussi été travaillés pour permettre que on le lève mais aujourd'hui la solution vient essentiellement de travailleurs étrangers qui viennent pour des saisons que ce soit des pays de l'Est que ce soit du Maroc on a des contrats aux filles qu'on avec les services concernés enfin tout ce qui permet demain de continuer à produire on a aujourd'hui des producteurs qui renoncent à développer leur ferme ou leur production faute de combattants pour pour ramasser et pour faire les choses donc c'est c'est un vrai sujet de préoccupation par ailleurs l'agriculture le monde agricole un développe des des de la promotion des métiers enfin il y a tout un tas de de choses qui sont faites mais je reconnais que il reste beaucoup à faire monsieur le sénateur abbé sur la viande in vitro alors je voudrais très clairement et très précisément vous dire ce qui est la position de l'iPhone et soit qui au regard des commentaires qui ont été faits dans la presse et je remercie monsieur le sénateur Hitman d'avoir précisé les choses mais je veux le faire devant vous la FNSEA est totalement et clairement opposé à la production de viande in vitro pour des raisons je crois tout le monde peut comprendre qui tiennent à notre aspect identitaire culturelle productif voilà donc s'il y avait une ambiguïté je vous prie d'entendre qu'elle est totalement levée elle a été reprécisée par le conseil d'administration de l'effetsea il y a quelques jours et elle ne souffre pas l'ambiguïté mais une fois que j'ai dit ça et j'ai dit clairement que nous étions contre j'observe et ça a été dit que c'est le cadre européen qui opèrent aujourd'hui et donc la question c'est pas simplement d'être contre c'est que sommes-nous en mesure de faire pour que le développement de ces productions soit pour nous idéalement empêché mais je sais pas si on y arrivera mais en tous les cas très encadré et surtout qu'on explique ce qu'est la réalité à la fois des financements qui pour la plupart d'entre eux ne sont pas des financements européens à la fois la réalité du bilan carbone de cette production qu'on est en train de regarder très précisément et qui n'est pas du tout ce qu'on veut bien nous vendre voilà donc voilà j'espère que mes propos ont suffi à lever les vitibilité c'est-à-dire c'est un nom clair massif et franc et c'est pas seulement une fois qu'on a dit non maintenant c'est clair et on arrête c'est aussi quel est le combat à mener pour que l'objectif que nous nous sommes fixés on n'est pas des digues qui sautent à tous les étages et disons-le à Bruxelles il y a un courant marqué entre on va dire une DG trade une DG qui s'occupe du commerce qui est très tourné vers le libre-échange et de l'autre côté ce que je vous ai dit c'est à dire une nécessaire régulation que nous portons qui n'empêche pas les échanges mais qui ne doit pas faire preuve de naïveté sur la PAC vous avez raison j'en ai peu parlé parce que c'est un sujet que je considère un tout petit peu derrière nous même si la mise en oeuvre est maintenant sur le Green Deal nous avons été clair il y a un certain nombre d'enjeux du Green Deal qui sont d'une actualité brûlante je veux parler des aspects du dérèglement climatique des aspects de la biodiversité mais par rapport à la production du Green Deal il y a un certain d'éléments exogènes je pense notamment la guerre qui ont redistribué les cartes ce que nous n'acceptons pas nous c'est la baisse de l'ambition de production qui je redis n'est pas du productivisme mais qui est la nécessité que les européens continuent à se saisir de ce sujet je pense que l'exemple récent que nous avons vécu sur la question énergétique avec la Russie qui nous tenait Rennes courte et les sujets alimentaires sur l'Afrique doivent nous amener collectivement à prendre conscience que nous devons absolument dans le cadre du Green Deal ne pas renoncer à l'ambition qui nous concerne tous des solutions et des réponses aux dérèglement climatique et la réduction des émissions à la biodiversité à sa restauration mais de l'autre ne pas renoncer et nous on pense que c'est possible sans renoncer aux ambitions environnementales et aux attentes sociétales ça sera un challenge difficile mais nous ne devons pas y renoncer sauf à considérer que on laissera d'autres produire ce qui m'amène à vous parler des échanges alors quand je disais il y a plus des songes en tous les cas ceux qui demeurent sont des choses dont on parle depuis plus de 25 ans pour le reste on a plutôt des achats des échanges bilatéraux le multilat latéralisme a quand même un peu vécu bon et ça fera écho au sénateur qui est parti mais qui parlait du Mercosur notamment bon là aussi essayons d'être équilibré l'agriculture a des intérêts offensifs et défensifs elle a notamment sur le vin et sur les produits laitiers plutôt des intérêts offensifs mais on a des intérêts très défensifs notamment sur l'élevage et l'avion bovine et que vu sa situation il faut faire les ovins aussi il faut faire des choix je le dis tout le monde parle le Mercosur la semaine dernière l'Australie a obtenu un quota d'importation de viande de 24000 tonnes en franchise de doigts de douane en Europe donc je veux dire que en même temps que le rapport sortait tout tout ça voilà bon il faut qu'à un moment on soit cohérent je voudrais vous donner les chiffres je ne renonce pas à aucun moment au plan au Plan National Nutrition Santé qui est un bien public sur lequel il faut qu'on soit collectivement vigilant et je n'ignore pas les problèmes d'obésité ou malnutrition je dis simplement qu'on ne peut pas d'un côté nous expliquer qu'il faudrait réduire la consommation mieux manger et réduire le nombre de têtes de bétail et dans le même temps voir des importations qui ne cessent d'augmenter moi je vous donne la réalité des chiffres la réalité des chiffres c'est que nous consommons en France environ 1,5 millions de tonnes de viande bovine ce chiffre est relativement stable je parle de viande bovine je ne parle pas de la totalité des viandes ce chiffre est relativement stable il varie de quelques pourcents c'est à dire que ça n'est pas significatif il a tendance à baisser père capita mais le volume total et le même en revanche ce qui augmente beaucoup c'est les importations on est on a passé le stade des 400.000 tonnes importés donc on est à 25% d'importation novions bovine et et là je vous le dis 25% c'est avec aussi ce qu'on exporte on fait un petit peu de viande sur l'Italie les broutards un peu sur l'Algérie soldes c'est 25%. et ça ne cesse d'augmenter donc expliquer qu'on va pouvoir qu'il faudrait pardonner moi réduire sa consommation de viande certainement pour ceux qui en consomment trop de l'autre réduire un cheptel français alors qu'on ne cesse dans n'importe quel plus et que la consommation globale ne change pas c'est pardonnez-moi inacceptable pour le président de la FNSEA et donc on a besoin d'être très clair et dans le même temps évidemment nous expliquer qu'on va faire des accords et qu'on va importer cette semaine c'est pas une décision française c'est une décision bruxelloise 24000 tonnes de viande bovine d'Australie en franchise le doigts de douane quand vous êtes éleveur vous vous dites c'est c'est enfin au moins qu'on ait le courage politique de nous dire qu'on est un secteur d'ajustement et puis au moins on sera clair mais là ça n'est pas assumé c'est fait insidieusement et c'est insupportable donc j'ai entendu des propos de la première ministre hier à l'Assemblée nationale une ligne claire je veux croire que cette ligne sera tenue mais il va falloir aussi qu'on ait quelques gages que cette ligne n'est pas simplement un propos de tribune sur les EnR les petites unités de méthanisation donc oui nous on se bat pour qu'on puisse avoir des unités agricoles voilà et on est on n'est pas complètement aligné avec les grands énergéticiens qui sont en train de travailler à des unités de grande taille on oppose pas les unités de grande taille nous on dit simplement on veut pas être la variable d'ajustement et on ne veut pas se retrouver avec des situations où on nous expliquerait que simplement les grands universitiens font ça je pense qu'ils ont besoin de ça et ils ont surtout besoin des terres agricoles pour les plans d'épandage et ça on va pas laisser les choses se faire sans qu'on ait encore une fois le sujet de fond c'est la valeur ajoutée je veux dire aussi un petit mot parce que je sais que parfois la méthanisation peut s'opposer dans certains territoires avec l'élevage sur l'accès un certain nombre de produits nous on est très équilibré à l'iPhone et ce soir on considère que la méthanisation c'est comme le reste des projets de territoire et que la réalité des territoires n'est pas la même partout et donc on oppose pas les productions on dit simplement que il faut une forme de complémentarité et que dans certaines zones d'élevage on a vu des choses se faire qu'on ne valide pas je le dis aller chercher de l'ensilage à des distances parfois déraisonnable ou payer des prix qui sont hors du marché n'est pas tenable et dessert la méthanisation agricole en revanche la situation n'est pas la même partout il y a des endroits où la tension n'est pas le même nature et donc il ne faut pas s'empêcher de développer la méthanisation agricole on aura aussi si le gouvernement porte la volonté besoin d'éclairer les aspects réglementaires qui sont aujourd'hui intenables et vous savez que la méthanisation est arrêtée en tous les cas la plupart des projets parce que soit l'écoute de construction soit les coûts de rachat ne permettent plus aujourd'hui des équipes de projet sur la question du sénateur grimier sur la relation qu'on soit alimentation citoyen alors nous on porte une ambition claire c'est de réaffirmer que trop longtemps l'alimentation était considérée comme une commodité et nous ce qu'on dit c'est que les Français doivent aujourd'hui accepter même si ça n'est pas facile les Français doivent accepter de payer le juste prix du modèle alimentaire qu'il souhaite avoir je l'ai dit 13% 13% ça n'est pas tenable 18%, ça n'est pas pour le consommateur vous m'avez interpellé monsieur le sénateur je dis dans votre région par le Midi Libre qui me voilà donc je me balade toujours avec un faux billet de 100 euros dans lequel il y a la part agricole tout le reste c'est des coûts de transformation de logistique de modèles social et de distribution donc on a l'habitude de m'interroger pour dire qui en profite mais moi je dis l'agriculture est très transparente on a on a fait ça de manière transparente on explique alors le 690 est une moyenne bien entendu et que le reste ça n'est pas nous on nous a interrogé récemment je rappelle que dans une baguette de pain qui vaut 1 Euro 5 en moyenne en France le blé représente 7 centimes voilà bon donc je pourrais vous parler bon donc on a besoin là d'être très clair sur le fait que il y a un certain nombre de marge il y a eu un rapport de l'Inspection des Finances qui a été fait il y a un an et demi maintenant qui montrait que égali m'avait permis de rétablir un peu de marge en exploitation agricole de l'or 25% on était à 9% dans la nature alimentaire et la grande distribution avait encore ça parle du gâteau moi je n'oppose pas puisque dans un système on a besoin de tout le monde et 90% des gens consomment dans les grandes surfaces ce que nous disons nous c'est que la guerre des prix et l'idée que on pourrait être toujours le plus bas avec un modèle social auquel nous tenons tous n'est pas tenable pour le maillon de la production c'est clair et net on l'a toujours dit je le redis devant vous et je veux que cela soit su et j'œuvre depuis que je suis arrivé pour expliquer à la grande distribution qui commence à se poser des questions d'approvisionnement et je pense notamment la viande bovine qui commence à se poser qui est sur l'approvisionnement que la contractualisation pourrait avoir du sens et dans le petit jeu récent qui nous a tous occupé sur les radios depuis un mois sur qui à la marge je veux dire que bon il y a quand même un jeu enfin je veux dire un mot du chèque alimentaire puisque c'est ce que nous avions demandé nous étant très conscient qu'un certain nombre encore une fois de français ne mangent pas leurs faim ce sujet a été fermé il y a 100 millions de plus qui ont été mis auprès des banques alimentaires qui est une goutte d'eau dans le besoin réel de ces associations mais encore une fois nous nous ne voulons pas la réouverture de la guerre des prix le ministre de l'Économie Monsieur le Maire a mis tout son poids politique je l'ai moi-même inter publiquement interrogé pour dire si des gens exagèrent dites nous qui le sont mais arrêtons cette espèce de cirque qui consiste à dire c'est pas moi c'est l'autre tout ça ne me paraît pas très au regard des enjeux ne me paraît pas très durable en tous les cas nous pour ce qui nous concerne nous avons envie de proposer aux consommateurs une alimentation française de qualité et c'est aussi pour ça que nous nous battons pour la traçabilité pour l'étiquetage pour l'origine sur les sujets lames de fond élevage est répondu sur les contrats formation il nous paraît évident que ça fait d'ailleurs éco j'avais pas complètement répondu monsieur le sénateur sur le fait que on attire des jeunes dans nos exploitations et qu'on puisse leur faire faire des choses aujourd'hui vous prenez un jeune en alternance qui a 16 ans on agriculture il y a plein de choses qui sont pas possibles et souvent ça commence par un contrôle de l'inspection du travail pour être très clair bon on peut pas considérer que ce soit extrêmement incitatif voilà donc beaucoup de gens renoncent c'est les charges lourdes c'est le bruit c'est le travail en hauteur c'est voilà alors il s'agit pas non plus évidemment quand on accueille des jeunes l'idée c'est d'être très précautionneux de faire monter en compétences donc on peut pas tout faire dès le premier jour enfin si vous prenez un stagiaire dont l'objectif est de vous regarder toute la journée c'est évidemment ça limite un peu un peu la trait mais je sais que l'inspection du travail tient beaucoup à son indépendance que je respecte je dis simplement qu'à un moment si on veut faire que les gens se rencontrent il faut aussi peut-être un petit peu adapter les dispositifs sur la filière pomme de terre madame la sénatrice nous sommes très conscients de la situation difficile qu'elle traverse alors qui tient en gros au mot de l'agriculture de manière générale c'est à dire des problèmes de compétitivité vous savez que nos amis belges ont aujourd'hui les usines de transformation amène les produits les contrats et les camions l'agriculture française produit les produits quand elle le peut et la valeur ajoutée est faite ailleurs ça n'est pas tenable nous avons alerté à multiples reprises on a aussi en production de pommes de terre des sujets de plans on a des sujets de stockage dans les stockages froids avec des matières actives qui ont disparu et qui ne permet plus une conservation optimisée de la pomme de terre bon donc alors que on est un des pays européens les les plus les plus forts en production et que c'était un avantage compétitif notamment dans vos régions voilà on est en train une fois de plus dans ce secteur de père de la compétitivité ça pouvez pas tenable vous parliez des betteraves sucrières je ne veux pas rouvrir le chapitre des néoclinicotinoïdes dont on attend parler mais là aussi je vous le dis on est en pleine période de pucerons nous serons dans quelques semaines si oui ou non il y a de la jaunisse ce que je peux vous dire c'est que si on a de la jaunisse de manière importante on aura des fermetures de sites industriels on aura de la réduction de production parce que ça n'est pas tenable et donc cette production viendra d'Allemagne de Pologne pour l'agriculteur que je suis ça n'est pas évidemment encendable sur l'urgence de l'eau je crois que j'ai répondu sur les souverainetés alimentaires les équilibres vous avez raison je regarde qui m'a posé la question pardonnez-moi oui c'était les importations et notamment les sujets du cycle de la zone je vais en dire un mot nous sommes dépendants pour une certaine mesure de l'importation pardonnez-moi de l'importation de d'azote d'où notre préoccupation de pouvoir bénéficier d'abord de l'azote organique qui est le donc là aussi vous voyez bien les effets de bordure si je puis dire qui sont même plus des bordures quand on parle de cycles des productions et et de là aussi de la dépendance nous travaillons avec le gouvernement un certain nombre de solutions notamment pour décarboner la production d'azote en termes de pollution l'azote c'est 20% la production et 40 % et 80% pardon les pendages et donc nous travaillons aussi au niveau agricole pour que l'enfouissement et les épandages soient améliorés pour réduire l'ambition de l'émission enfin pardon pas réduire l'ambition de l'émission réduire l'impact de nos émissions et pouvoir remplir l'ambition qui est la nôtre en Allemagne sur les fournitures de stock nous nous sommes favorables on l'a dit on l'a au moment notamment du covid a des stocks de sécurité pour le moment ça n'est pas au goût du jour pour les aspects essentiellement budgétaires certains y voit le retour d'une forme de de de gestion de la puissance publique et ça rappellera l'intervention sur les céréales que qui a disparu depuis de nombreuses années mais ce sujet de toute façon reviendra dans le débat public à un moment ou un autre vous parliez de continuité monsieur le sénateur voilà sur les pertes de 100 000 actifs de 80% de disparition de la biodiversité j'espère que vous avez compris dans mes propos que quand je parlais de continuité c'était de l'ambition agricole française et non pas de la perte du nombre d'agriculteurs ni même de l'impact sur la biodiversité je veux dire aussi que je lis de 6 dollars qui auraient une forme de négation de l'impact de l'agriculture telle qu'elle se pratique je n'ai jamais tenu ses propos et je ne les tiendrai jamais je pense qu'on n'est jamais plus efficace que quand on est lucide sur la réalité des impacts qui sont les siens ce que je dis c'est que les transitions sont en cours que la volonté d'essayer d'accompagner tout ce qui permet de restaurer la biodiversité et portée par la FNSEA on a parlé d'épiteurs je veux parler de la haie un instant s'il veut mieux autoriser j'ai dit aux mises de l'agriculture que ceux qui bloquaient sur les c'est la pénalisation de la haie il y a des endroits où il y a de la haie et il faut la conserver mais il y a les endroits c'est notamment le cas de ma région où il n'y a historiquement pas de haies je n'en ai jamais connu mon père non plus et je trouve que l'intérêt ce serait d'en remettre là mais quelle est la compréhension pour un agriculteur de dire tu vas planter des parce que ça du sens pour la biodiversité parce que ça du sens pour l'agronomie parce que ça du sens pour l'érosion des sols parce que ça a du sens de le faire quand vous savez que le premier maître que vous avez planté vous êtes ficelé pour les 50 prochaines années et ben moi j'essaye d'expliquer à tous les ministres qui passent que le jour où dira aux gens faites-le ça a du sens de le faire et si jamais vous en avez 10 ou 50 mètres à faire sauter de toute façon il n'existe pas donc moi je plaide pour la clause grand-père qui permettrait de dire ce qui existe le garde dans le contexte actuel mais si on veut un coût d'accélérateur et faire en sorte que ça libère les gens et bien il faut qu'on lève le cadre ce sera possible ou pas ça vous appartient puisque c'est du cadre législatif notamment c'est aussi des aspects bruxellois sur les directives oiseaux sur tout ça mais ça a du sens de le faire donc entendez les mêmes propos la volonté d'accompagner ce mouvement j'appartiens à une génération qui est conscient des impacts qui ont été faits par l'agriculture dans les 50 dernières années et qui n'est pas hors sol voilà en revanche il faut trouver l'équilibre entre la nécessité de conserver l'attractivité du métier les productions dans des modèles de production qui peuvent être très différents et donc on est aussi très hostile à ce qu'on nous dise le vôtre modèle moi si vous savez quel est mon modèle ça m'intéresse beaucoup parce que au quotidien en fonction des départements puisque j'ai reçu de nombreux invitations je peux vous prouver très facilement que vos agriculteurs sont très diverses en fonction de là où vous trouvez mais il y a une volonté manifeste et nous l'avons écrit de faire en sorte qu'on soit plus ouvert sur les attentes sociétales et qu'on puisse faire muter le modèle pour peu que les agriculteurs gagnent leur vie puissent continuer à entreprendre parce que c'est important pour nous de le faire et de le faire de manière responsable [Musique] et que ce que on traverse en ce moment monde quand même la difficulté pour un certain nombre de consommateurs à pouvoir avoir accès à la culture biologique y compris pour des gens qui le font et moi je vous le dis aussi si c'est de l'agriculture biologique important ça ne me satisfait pas voilà donc on n'a pas de problème à développer l'agriculture biologique on le fait je voudrais rappeler que la FNSEA est le syndicat qui regroupe le plus de producteurs en agriculture biologiques que je n'oppose pas les systèmes mais que après il y a quand même des réalités de vente avec je le dis en passant des niveaux de marge en termes de distribution qui nous ont aussi interrogé bien donc j'essaie de voir le coup problème dans sa complétude mais au moment où je vous parle on a un urgent besoin de stabiliser la problématique biologique pourquoi parce qu'on assiste au moment où je parle de la déconversion qui est pas une bonne nouvelle pour l'iPhone et ce soir pas une bonne nouvelle pour le consommateur et pas une bonne nouvelle pour nous tous parce que quand vous avez quelqu'un qui met de l'énergie qui met des moyens qui développent et puis qui a un moment se fait casser les ailes puisque nous notre vocation c'est d'accompagner les gens qu'on goût d'entreprendre on agriculture biologique ou ailleurs ça n'est pas une bonne nouvelle et donc nous ce qu'on veut c'est pas développer avec des pourcentages qu'on nous annonce qui ne sont pas tenables à ce stade c'est faire en sorte qu'on ne perd pas de terrain on a quelque chose logique on stabilise les choses pour permettre que quand la consommation va reprendre quand l'inflation la consommation qui a baissé de 8,6% sur les six derniers mois et que on reprenne un cycle que l'on espère plus serein alors on soit capable de relancer la dynamique mais aujourd'hui convertir des jeunes en agriculture biologique dans le lait par exemple alors que le marché saturé et que les gens cachent du lait biologique le revend donc conventionnel ça n'a pas de sens voilà donc il faut le faire aussi de manière non idéologique si je puis dire et assez équilibré en coordination avec le marché enfin les relations avec les organismes lancent inrae avec landeces dans les derniers temps assez peu de relation parce que comme il y avait des petits sujets on a plutôt pris nos distances mais sinon d'une manière régulière pour comprendre alors là aussi je voudrais très précis sur la position de la fnse1 nous avons besoin d'un organisme indépendant qui produisent de la donnée scientifique nous avons besoin d'un pouvoir politique qui assume des décisions politiques c'est ce que président de la République a fait dans le cadre du covid avec un conseil de défense sanitaire et des décisions politiques donc le reste je laisse la polémique nous n'avons à la FNSEA pas attaquer l'anceste je n'ai publiquement jamais tenu propos de cette nature et je vais être très précis sur les propos que je tiens sur l'avenir la terre sur le photovoltaïque monsieur le sénateur est parti à pardonnez-moi pardonnez-moi pardonnez-moi donc là aussi nous on est on est dans l'ensemble du spectre donc on a dit que le photovoltaiko sol n'était pas étrangers au photovoltaïques sur les toits les toitures voilà mais il y a un sujet d'échelle acceptons-le bien donc nous on oppose pas ce qu'on veut et on est très vigilant parce que les décrets d'application sont en discussion en ce moment et on va les regarder de très très près ce qu'on veut pas je l'ai dit tout à l'heure c'est fait en sorte qu'on perde de la production agricole et qu'en fait on essaie une espèce de Man dans lequel ce serait le nouvel eldorado je vous ai expliqué que on portait plutôt des projets collectifs et que nous ce qu'on voulait c'était que la part des volu à l'agriculture ne soit pas une petite portion quelques miettes mais que on soit très vigilant et ensuite vous inquiétez pas on saura le réparti entre le monde agricole la perte aussi la perte d'exploitation vécue avec la perte de volume dans un certain nombre d'industries de transformation j'y pense et de faire en sorte qu'on ait le moins de paires possibles là on est dans le moment critique où on va figer la doxa et il faut qu'on soit nous extrêmement vigilant et je vous prie de croire qu'on le saura sur les 6,90 €, je vous ai répondu sur les traités de libre-échange je crois que j'en ai dit un mot sur les clauses miroirs bon alors close miroir versus miroir aux alouettes ce qui est sûr c'est que nous on sera on sera très vigilant sur au moins les contrôles je vais vous en dire un mot parce qu'on parle beaucoup de libre-échange mais il se trouve qu'il y a des échanges qui qui existent et qu'aujourd'hui les contrôles opérés sont extrêmement faibles avec des moyens extrêmement faibles et les les sons de cloche qui nous reviennent sont que les non-conformités sont de plus en plus importantes notamment sur la viande bovine bon donc moi je dis je veux bien qu'on parle du futur et de la manière dont on va échanger avec le reste de Planète j'aimerais juste qu'on déjà on mesure ce qui est la réalité aujourd'hui des échanges et les sujets qui nous concernent tout le monde sait aujourd'hui que par important de viande bobine importée c'est Allemagne Pays-Bas et que pour une partie de cette viande elle n'est pas d'origine allemande ou des Pays-Bas donc voilà je dis simplement qu'on a besoin de mieux contrôler et de mettre plus de moyens sur la réalité sanitaire de ces conditions de réciprocité après la FNSEA n'est pas naïve tout le monde est conscient de la réelle politique on a vu les États-Unis la Chine sans ce que relai à coup de d'aluminium de d'acier de soja voilà donc penser que l'Europe éclairera de sa suffisance le reste de la planète me paraît peu crédible en revanche on a besoin de continuer à commercer et de veiller au moins pour un certain nombre de molécules et de choses interdites en Europe qu'on ne fasse pas la courte échelle aux produits je le dis d'ailleurs notamment sur les produits alimentaires qui vont être aidés dans le cadre des financements de la solidarité si l'argent public français peut bénéficier à des produits français ça nous paraîtrait de bonne aloi par exemple [Musique] sur in vitro je crois que j'ai répondu sur la souveraineté énergétique et usage alimentaire non alimenté un question de du sénateur Kuypers bon là aussi on entend beaucoup de choses la vocation de l'agriculture c'est de nourrir pour autant l'agriculture a toujours réservé une part de sa production à l'énergie petite parenthèse de l'air pétrole et encore voilà aujourd'hui je voudrais vous dire que les surfaces consacrées à la production d'énergie c'est moins de 5% à l'arrivée de la méthanisation peut se challenger mais comme il y a une partie énergie et une partie de production parce qu'on fait trois production 2 ans bon on peut discuter des chiffres en tous les cas ça n'est pas significatif je vais vous dire l'enjeu entre l'alimenter et non alimentaire il va vite tomber parce que l'objectif commun de l'ensemble de l'agriculture au profit de la Société ça va être la production de biomasse et c'est ça qui va nous permettre d'être contributeur à la réduction des émissions gaz à effet de serre et donc on aura besoin de produire de la biomasse y compris des cultures intermédiaires à valorisation énergétique ou pas donc nos a seulement vont évoluer et on va le faire je n'oppose pas pour ma part les différents énergies avec le mix je vais vous dire quand même un mot de biocarburant je m'en voudrais de venir ici de ne pas l'aborder sujet nous avons aujourd'hui des biocarbures première génération qui font des bas d'abord les biocarbures en première génération pour partie qu'aux produisent des produits dont de la protéine dont nous avons un impérieux besoin c'est tout le plan protéines portées par le Président de la République porté depuis longtemps d'une moindre dépendance de nos soinsetés qui permettraient de réduire le soja notamment les soja parfois d'origine des forestantes pas systématiquement mais en tous les cas de faire que on soit capable de renverser la tendance dans laquelle on est donc on coproduit des choses deuxièmement il y a des sujets industriels je veux vous dire ici que une usine de biocarburant de première génération vaut de l'ordre de 150 millions d'euros une usine de biocarburant de deuxième génération qui n'existe pas aujourd'hui il y a un pilote avec le monde agricole total les grands de l'énergie vaut de l'ordre de 1 milliard d'euros il y a des sujets d'équilibre économique évidemment évident que chacun comprend dans un modèle dans lequel on n'est pas avancé et on aura des objectifs je pense notamment au fuel aérien voilà contribution au safetable donc on a besoin à viach and fioul on a besoin de de vraiment regarder le spectre complet donc je n'oppose pas encore une fois la méthanisation les biocarburants ceux qui devrait nous rassembler demain c'est la production biomasse évidemment pour nourrir voilà pour contribuer à l'indépendance énergétique pour faire en sorte que au plus près des territoires avec des modèles qui seront différents donc il y a pas un modèle vu de Paris qui le One fit soul ça ne marche pas en agriculture et on a besoin de le faire de manière apaisée en comprenant bien quels sont les coproduits et comment on le fait je le dis parce qu'on aura aussi des répartitions la biomasse quand on regarde aujourd'hui elle est comptée deux fois trois fois tout le monde dit il y aura assez de biomasse non il va en manquer il va en manquer donc il faudra dire où on la met et comment on le fait et on aura besoin de tout le monde parce que le concours de la volonté publique d'un retour du nucléaire ne se frappe au mieux pas avant une quinzaine d'années voilà et donc qu'est-ce qu'on fait dans ces 15 ans or on a des objectifs de décarbonation d'ici 2030 c'est ce que nous dit la première ministre voilà donc ne commençons pas à tirer sur tel ou tel énergie utilisons tous les moyens dont nous avons à disposition si on peut faire évoluer le modèle on le fera bien volontiers par ailleurs je lis notamment pour les tracteurs agricoles qui fonctionnent aujourd'hui avec du GNR avec une niche fiscale conséquente qui fait l'objet de discussion régulière avec le mystère de avec Bercy avec le ministère de l'économie et des finances nous pensons nous que demain des discussions avec les constructeurs peut-être nous permettront d'être plus efficace en termes d'économie circulaire d'apporter des solutions de territoire en termes de distribution en termes d'impact environnemental en termes de stockage et de normes puisque ça n'est pas un produit pétrolier à proprement parler il existe des multiplicités de solutions la question c'est quelle est la volonté politique et quel est le niveau d'investissement et assez conditions là si on a une ligne partagée assumer avec la continuité des politiques publiques je le dis parce que ces types d'investissement ne peut pas se faire avec un coup de barre à droite ou à gauche en fonction des alternances politiques alors je pense qu'on sera en capacité de relever le challenge merci beaucoup madame la Présidente merci infiniment monsieur le président pour ce tour complet ces deux heures d'audition merci infiniment c'était un premier round il y aura bien des sujets qui vont nous réunir mais vraiment merci beaucoup merci Arnaud merci à vous
Sandrine Rousseau