Covid 19 : une troisième dose pour tout le monde ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 8 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:04OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on a trop lâché sur les gestes barrières ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Est-ce que le Covid est toujours largement sous contrôle ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez tranché sur la vaccination des 5-11 ans ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Est-ce que les effets de la vaccination s'estompent ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Comment préparez-vous cette troisième dose ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Faut-il rouvrir les centres de vaccination dès maintenant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32PrésentateurFait
« Nous sommes dans un pays plutôt bien vacciné, à deux doses, en tout cas, même s'il reste évidemment de quoi faire. »
- 4:04InvitéFait
« Cette réticence, elle est tout à fait légitime. »
- 4:18InvitéChiffre
« On a un effectif d'enfants qui ont été vaccinés qui est relativement faible. »
- 4:43InvitéFait
« Un des facteurs de risque de forme grave, c'est la surcharge pondérale et l'obésité. »
- 5:25InvitéFait
« Au départ, on a pensé que les enfants transmettaient moins. »
- 6:59InvitéFait
« Tout médicament va subir une série d'essais et va être mis sur le marché après avoir fait des études de phase 3. »
- 9:06InvitéFait
« On a cessé d'être en phase de descente. Et on a un air qui est supérieur à 1 depuis déjà plusieurs semaines. »
- 9:28InvitéFait
« On a vu que des gens qui avaient été vaccinés étaient néanmoins malades, de façon moins importante, bien sûr. »
- 11:15InvitéFait
« On a une espèce de bouclier vaccinal qui a permis de découpler la montée des cas avec l'augmentation des formes graves dans les services de réanimation. »
- 16:36InvitéFait
« Aujourd'hui, on n'a pas de corrélation, de lien clair entre le taux d'anticorps que l'on a et le niveau de risque que l'on a de faire une forme grave. »
- 21:06PrésentateurChiffre
« En gros, 80% de la population en France était vaccinée au Pfizer. »
- 24:22InvitéFait
« C'est plus de 65 ans mais 6 mois après la dernière dose. »
- 24:29InvitéChiffre
« Aujourd'hui on a vacciné 30% des gens de plus de 65 ans avec une troisième dose. »
- 29:37InvitéFait
« On y fera face après 4 vagues consécutives et avec des personnes qui sont fatiguées sur une période qui arrive vers Noël. »
- 32:25AuditeurFait
« le parlement a voté jusqu'à juillet 2022 l'utilisation de l'outil est possible jusqu'en juillet 2022 »
- 32:31AuditeurFait
« le conseil constitutionnel a validé cet après-midi »
- 35:12AuditeurChiffre
« le FMI dit qu'elle pourrait atteindre 7% à la fin de l'année »
- 35:20AuditeurFait
« je vous ai presque sorti de la crise sanitaire »
- 35:51AuditeurChiffre
« on a vu fondre en tout cas ces manifestations du samedi qui rassemblaient jusqu'à 200 000 personnes à la fin du mois de juillet »
- 36:42AuditeurFait
« c'est pour des raisons de calendrier électoral que ça se pose »
- 36:46AuditeurFait
« le 28 février vous n'avez plus de député qui siège donc vous ne pouvez pas avoir la clause de revoyeur au parlement »
- 37:08AuditeurFait
« le pass sanitaire conditionné à cette troisième dose pour les plus de 65 ans »
Temps de parole
- Présentateur31 %
- Invité30 %
- Présentateur 216 %
- Auditeur15 %
- Auditeur 23 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 19h21, France Inter, le 18-20, Fabienne Sintès. On avait presque oublié ces rendez-vous présidentiels pour nous donner des nouvelles de la pandémie. Et pourtant, ces presque deux dernières années, il y a eu les rendez-vous des mauvaises nouvelles. Nous sommes en guerre, on confine, garder les masques, pas de vacances ou presque. Il y a eu les rendez-vous de bonnes nouvelles, on enlève les masques, on a des vaccins, on ouvre le restaurant. Il y avait longtemps, il y avait si longtemps qu'on a peut-être nous aussi un peu oublié certains gestes barrières, soyons honnêtes. Nous sommes dans un pays plutôt bien vacciné, à deux doses, en tout cas, même s'il reste évidemment de quoi faire.
Nous avons passé un automne quasi normal, même si les masques sont toujours dans nos poches et au fond de nos sacs, et que le réflexe de les mettre dans les transports et les magasins est resté. Moi, j'avoue par exemple que je me lave beaucoup moins souvent les mains au gel hydroalcoolique qu'à une certaine période. C'est vrai que ce n'est pas très bien, mais enfin, je ne dois pas être la seule. Voilà à peu près où nous en sommes, avec encore quand même beaucoup de questions et peut-être aussi quelques questions nouvelles. Alors, en attendant de savoir ce que nous annoncera le Président, refaisons donc ensemble un point. Ça nous permettra d'y voir plus clair.
Est-ce qu'on a trop lâché justement sur les gestes barrières ? Est-ce que le Covid est toujours largement sous contrôle ? Est-ce que vous avez tranché, vous, l'idée de vacciner les 5-11 ans ? Est-ce que les effets de la vaccination sont réellement en train de s'estomper gravement ? Et comment est-ce que vous êtes prêts, du coup, à cette troisième dose et peut-être plus vite ? D'ailleurs, faut-il rouvrir les centres de vaccination, le faire dès maintenant, y compris pour les moins de 65 ans ? Où en sont les chaînes de contamination ? Parlons-en ensemble. C'est le téléphone sonne. Et soyez les bienvenus. Le téléphone sonne. 01 45 24 7000. Céline, on est ravie de vous accueillir.
C'est vous la première. Soyez la bienvenue.
Oui, bonjour. Merci de m'accueillir. Alors moi, je vous appelle en tant que maman de 4 enfants, dont 2 en dessous de 12 ans. Et je voulais manifester mon opposition formelle à la vaccination des enfants. Je ne suis pas du tout de la vaccination générale, ni sous la forme d'obligation, ni sous la forme de proposition, mais sur la vaccination des enfants, pour moi, personnellement et pour beaucoup de mes amis et des parents qui sont autour de moi, ce sera vraiment... On dépassera le seuil de l'acceptabilité. Il y a quelque chose qui paraît vraiment impensable.
À partir du moment où on a pu vacciner les populations fragiles, où chacun a fait ce choix-là, où chacun s'est engagé dans cette citoyenneté, ou je ne sais pas comment le dire. Pour la question des enfants, c'est tout autre chose. Il y a un autre arbitrage. Il y a une autre balance bénéfice-risque. Et on est aussi quand même toujours dans une situation de vaccin en phase expérimentale.
Donc voilà. J'allais vous poser la question justement de savoir pourquoi vous ne considérez pas... Et je vous pose la question à vous, Céline, parce que vous êtes là, mais visiblement, vous n'êtes pas la seule au standard en ce moment. Pourquoi vous ne considérez pas le vaccin contre le Covid comme un vaccin classique ? Puisque j'imagine que sur les autres vaccins, vos enfants sont vaccinés.
Oui, absolument. Alors déjà, on peut quand même repréciser qu'un vaccin, ce n'est jamais anodin. C'est quand même une injection. Certes, oui. Et que c'est pour ça qu'on utilise cette fameuse balance. Donc moi, je considère en tout cas que ce vaccin-là n'est pas un vaccin comme les autres. Et que si moi, je peux me l'infliger parce qu'il y a un enjeu collectif de taille et qu'on était dans une situation de blocage total, pour la question des enfants, c'est tout autre chose. Sachant en plus que les enfants ne sont pas malades. D'après les associés de pédiatrie, l'instupateur ne sont pas tellement vecteurs. Je ne vois pas pourquoi on n'appliquerait pas le principe de précaution.
Merci beaucoup, Céline, pour votre appel et aussi pour cette remarque et cette question. C'est intéressant, on en parlait dans l'émission précédente et pas plus tard qu'hier. D'ailleurs, tous les pays comme nous sont dans cette espèce d'entre-deux pour les 5-11 ans, qui sont quand même très très jeunes. Pour en discuter et dialoguer ensemble jusqu'à 20h, Philippe Amouyel est avec nous, professeur de santé publique au CHU de Lille, avec Jacques Battistoni, aussi médecin généraliste, président du syndicat MG France. Je vous salue tous les deux, messieurs. Je vais vous poser la question l'un et l'autre à votre tour.
Philippe Amouyel, cette réticence de notre amie Céline, cette vraie interrogation sur les enfants, on a vraiment le sentiment qu'elle est partout. Vous, vous en pensez quoi pour l'instant ?
Bonsoir. Cette réticence, elle est tout à fait légitime. Aujourd'hui, on n'a pas encore eu d'avis formels de l'Agence européenne, bien sûr, et pas de l'Agence française ni de la Haute Autorité de Santé. On a un effectif d'enfants qui ont été vaccinés qui est relativement faible, que ce soit avec le vaccin de chez Pfizer ou le vaccin de chez Moderna. On a un élément supplémentaire qui va s'ajouter à titre d'information, c'est le déclenchement de la vaccination aux Etats-Unis. En effet, là-bas, les enfants ont des facteurs de risque un peu plus fréquents que ce qu'on a en France, et ils ont voulu déclencher sur les 28 millions d'enfants de moins de 12 ans.
Comment se fait-il ? Pardon de vous interrompre, M. Amouyel. Pourquoi il y a un facteur de risque plus important chez les petits Américains ?
Un des facteurs de risque de forme grave, c'est la surcharge pondérale et l'obésité. D'accord, ok. J'ai compris. Et là-bas, c'est un problème qui touche les adolescents et les plus jeunes de 12 ans. D'accord. Donc, ils ont eu plus de cas graves que nous n'en avons eu, d'où leur urgence de les protéger et de les vacciner. On estime à peu près qu'un tiers de la population des parents américains sont prêts à faire vacciner leurs enfants. Donc, on aura là, d'ici quelques semaines, près de 5 à 9 millions d'enfants qui vont être vaccinés, ce qui nous donnera une meilleure vue par rapport à ce qu'évoquait Céline sur la balance bénéficierie.
Alors, où est-ce qu'on en est ? Parce que moi, j'ai l'impression quand même, là pour le coup, comme nos auditeurs, qu'on a entendu beaucoup de choses assez contradictoires sur la contagiosité des enfants. Qu'est-ce qu'on dit là-dessus, Philippe Amouyel ?
Alors, au départ, on a pensé que les enfants transmettaient moins. Et puis après, on s'est aperçus, en fonction de la diffusion de l'épidémie sous confinement et du retour à l'école, puisque la France, à juste titre, a fait une balance bénéfice-risque en faveur du bénéfice du maintien des écoles ouvertes. On s'est rendu compte qu'on avait des foyers de contamination scolaire qui venaient contaminer les familles. Donc, finalement, le niveau de transmission était à peu près équivalent à celui des adultes dans ce contexte. Donc, on est revenu sur ces avis en termes de transmission. Je ne dis pas en termes de forme grave ni de gravité.
Ça, c'est toujours resté à un niveau extrêmement bas et tant mieux. En revanche, on a dit, voilà, à un moment, il faut faire porter le masque aux enfants en dessous de 12 ans et jusqu'à 6 ans, parce qu'à cette période, ils sont susceptibles d'être vecteurs, parce qu'eux plus pronts à échanger entre eux dans cette classe d'âge et ensuite à ramener les virus à la maison. Donc, il existe en effet une transmission par les enfants et d'autre part, il existe une infection des enfants qui constitue pour le virus un lieu de réplication qui pourrait être susceptible par la suite d'une pérennisation, voire de l'apparition de mutants.
Philippe Amouyal, avant de donner la parole à Jacques Battistoni, je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre aussi dans la question de Céline l'idée que lorsqu'elle parle du côté même citoyen de cette vaccination, tout en appuyant sur le fait que ce vaccin est en phase 3, est-ce que vous pouvez nous rappeler ce que ça veut dire que la phase 3, parce qu'on entend et je vois là venir des questions sur la phase expérimentale du vaccin, est-ce qu'on peut remettre ces points-là très concrètement sur l'AI ?
Alors, tout médicament va subir une série d'essais et va être mis sur le marché après avoir fait des études de phase 3, des études cliniques de phase 3, qui ont une caractéristique, c'est-à-dire qu'on compare un groupe avec un placebo de manière totalement aveugle. Ensuite, ces phases 3 sont examinées par les agences qui regardent si on peut les mettre sur le marché. Et on passe à ce moment-là dans la phase 4, qui est la phase de mise sur le marché. Pour une indication, il y a normalement un type de phase 3 et une mise sur le marché. Pour les enfants aujourd'hui, dans ce type d'analyse, elles sont relativement récentes. Les résultats sont sortis à l'automne et sont en train d'être examinés.
Mais ça ne veut pas dire que c'est un vaccin expérimental. Ça veut dire qu'on a besoin de ces études cliniques pour justement mesurer cette balance bénéfice-risque dans un certain nombre, avec un certain nombre de patients. Après, charge aux agences d'estimer si les données sont suffisamment convaincantes ou non pour pouvoir l'ouvrir sur le marché et le mettre en phase 4.
Jacques Battistoni, je ne vous ai pas oublié, je vous mets Guillaume entre les mains. Bonsoir Guillaume.
Oui, bonsoir.
On vous écoute.
Oui, moi, je me pose des questions. Toute cette effervescence autour de la troisième dose. Alors, dans le même temps, le réseau SentiWeb, qui a plus de 120% de 1000.
Attendez, Guillaume, excusez-moi. Pouf, pouf, on va recommencer. Parce que je ne sais pas comment vous avez bougé, etc. Mais on vous a entendu comme si vous aviez changé de pays entre deux phrases. Donc, allez-y, recommencez à zéro. C'est parti.
Oui, bonsoir. Donc, je voulais savoir pourquoi tout est effervescence autour de la troisième dose. Puisque dans le même cas, le réseau SentiWeb, lui, comptabilise 120 cas pour 100 000. Donc, 0,12%. Toutes infections respiratoires confondues. Alors, pourquoi ?
Eh bien, une question rapide. Réponse rapide, peut-être, Jacques Battistoni. Est-ce qu'il y a des signes qui nous inquiètent pour qu'on reparle effectivement à nouveau de troisième dose, d'étaler même la troisième dose au-delà des plus de 65 ans ? Pourquoi on est inquiet, là, en ce moment ? Oui, bonsoir à tous. D'abord, on est inquiet parce que, d'abord, il y a une petite remontée. Alors, bien sûr, notre auditeur souligne que ce n'est pas très important. C'est vrai que ça redémarre de façon très douce. Mais on a cessé d'être en phase de descente. Et on a un air qui est supérieur à 1 depuis déjà plusieurs semaines.
Et donc, toutes les semaines, tous les jours, pratiquement, il y a un petit peu plus de malades. Et évidemment, on a l'expérience des vagues précédentes. Et on se demande si ça ne va pas continuer à monter comme ça et éventuellement, à quel moment ça ne va pas s'accélérer. Alors, pourquoi faut-il faire une dose de rappel ? On a vu quand même, on a regardé ce qui s'était passé, notamment pendant l'été. Et on a vu que des gens qui avaient été vaccinés étaient néanmoins malades, de façon moins importante, bien sûr. Notamment les gens qui avaient été vaccinés avec le vaccin Janssen.
Et on sait que, quand on est âgé, et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'on vaccine contre la grippe tous les ans, on a une immunité qui baisse, qui baisse plus vite que quand on est plus jeune. et que les personnes âgées en sont bien conscients, si on veut être bien protégé, il faut certainement avoir un taux d'anticorps suffisant. Mais est-ce que ça veut dire qu'il faudrait ouvrir les vannes, pardon de le dire comme ça, plus rapidement et maintenant, d'ailleurs, pour la troisième dose, dès lors qu'on est à six mois après de la deuxième dose, parce que, de toute façon, on va tous finir à la troisième dose, ou ça, ce n'est pas sûr encore ?
Aujourd'hui, ce qui est important, c'est de vacciner les gens qui ont une immunité qui n'est pas suffisante pour les protéger efficacement. Et ça, c'est avant tout les personnes âgées, avant tout les gens de plus de 65 ans, comme les gens qu'on vaccine contre la grippe, et je dirais à mesure qu'ils arrivent à l'échéance des six mois. Et beaucoup de ces personnes âgées, aujourd'hui, moi j'en ai vu aujourd'hui plusieurs, me disent, ben non, c'est six mois, c'est au mois de décembre, au mois de janvier, ce n'est pas encore maintenant.
Donc, je crois qu'il faut y aller progressivement, et il faut surtout protéger d'abord, comme on l'a fait depuis le début, les personnes qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les personnes qui ont une immunité qui n'est pas très bonne. Après, Philippe Amouyel, ce que je constate, moi, en regardant les chiffres, c'est qu'il y a effectivement une augmentation du nombre de cas, mais qui ne met pas l'hôpital sous tension du tout.
Donc, est-ce que ça veut dire que, grâce à la vaccination, effectivement, on est dans une forme désormais de contamination, qui sont des contaminations nettement moins graves, en tout cas dans la population des gens qui sont vaccinés, et que du coup, effectivement, comme le disait notre ami auditeur à l'instant, au fond, paniquer ne sert à rien.
Alors, oui, on a une espèce de bouclier vaccinal qui a permis de découpler la montée des cas avec l'augmentation des formes graves dans les services de réanimation. On l'a très bien vécu cet été, on l'a moins bien vécu, bien sûr, dans les territoires d'Outre-mer, où les personnes étaient beaucoup moins vaccinées. Le seul problème, c'est qu'on se rend compte, et ça, c'est à la lumière des études israéliennes et du pic israélien qui a été observé, parce qu'eux étaient vaccinés extrêmement tôt. Ils ont eu une très lourde quatrième vague, en effet. Voilà, il y a eu une remontée.
Alors, ce qui est intéressant, dans les données françaises, on s'aperçoit que quand on regarde la vitesse de montée des cas, on s'aperçoit que la catégorie d'âge qui monte le plus vite en nombre de cas, même si les chiffres sont faibles, et ça, c'est le côté positif, c'est les 60-80. Donc, avec les données israéliennes, le fait qu'on s'aperçoive qu'on ait le même phénomène de manière indépendante en France, l'idée, c'est que derrière ça, il faut faire une troisième dose chez ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les plus de 65 ans. Pourquoi ? Parce que leur protection à ce moment-là diminue d'éviter une forme grave.
Et les Israéliens ont bien montré que ceux qui étaient vaccinés trois doses par rapport à ceux qui étaient vaccinés deux doses plus de six mois après leur dernière injection, les trois doses diminuaient par près de 20 leur risque de faire une forme grave par rapport aux deux doses. Donc, c'est justement pour anticiper, le faire suffisamment tôt, potentiellement une augmentation des cas dans les services hospitaliers, qu'il est important de réaliser cette troisième dose. Et il faut savoir que l'épidémie de grippe est en train de revenir. Vous l'aviez fort justement dit, on utilise peut-être moins nos masques et moins le liquide hydroalcoolique.
Et cette épidémie, couplée à une augmentation des cas beaucoup moins importante que ce qu'on a connu de Covid, pourrait amener peut-être à une saturation des hôpitaux. Et c'est ça qu'il faut éviter à tous.
Mais vous parlez d'Israël à l'instant, Philippe Amouyel. Israël, non seulement, effectivement, a donné une troisième dose aux plus fragiles d'abord, et puis désormais, on en est aux 30 ou 35 ans, même, on est au-dessous de 40 ans, en tout cas, sur cette troisième dose. Donc, qu'est-ce qui nous empêche, au fond, de nous dire, même si on ne le fait pas maintenant, que oui, on y passera tous, en fait ?
Je crois que c'est clairement la priorisation. À un moment, il y a des priorités. Aujourd'hui, ce qu'on veut, c'est passer un hiver serein dans les hôpitaux. Donc, il faut accélérer dans une catégorie de la population qui sont les plus de 65 ans. Aujourd'hui, en matière de balance-bénéfice-risse, je n'ai pas vu d'études en population qui démontrent que, passé une certaine date, qui sera peut-être plus longue, des sujets qui sont jeunes, qui sont en pleine santé, ont une diminution, une augmentation de leur risque. Donc, il va falloir attendre ces résultats qui vont probablement venir d'Israël à nouveau.
Jacques-Baptiste Ony, vous qui êtes médecin généraliste, est-ce que vous avez le sentiment que les plus fragiles et les plus âgés qui ont déjà eu deux doses vont spontanément finalement à la troisième dose ? Ou est-ce qu'à nouveau, vous devez faire preuve de conviction pour les y amener ? Pas tant que ça. Non, je suis d'accord avec ce que vous venez de dire. Les gens les plus âgés, surtout plus que les plus fragiles peut-être d'ailleurs, ont envie de se faire vacciner. Ils ont fait l'effort de faire les deux doses pour se protéger. Parce que quand on est âgé, parfois on a peur. On se dit qu'on est à risque de se retrouver à l'hôpital.
Parfois, on connaît aussi des gens de son entourage qui ont été malades, voire qui sont décédés. Et donc, on a envie, puisqu'on a été vacciné, d'être vraiment correctement protégé. Donc, tous mes patients âgés, pratiquement, hier, aujourd'hui, m'ont tous demandé quand est-ce qu'ils devaient être vaccinés. On a fait des calculs avec eux. Ils ont vraiment envie d'être protégés. Qu'est-ce que ça veut dire d'ailleurs pour vous, le généraliste que vous êtes ? Parce qu'on se souvient bien, au moment du démarrage du vaccin, qu'il y avait eu beaucoup de discussions et même des discussions assez vives entre les médecins généralistes, les vaccinodromes, qui doit vacciner, etc.
Est-ce que vous avez le sentiment que là, pour le coup, vous, généralistes, vous avez peut-être encore plus ce rôle-là à jouer et que les choses et la revaccination se fait de manière beaucoup plus fluide, en fait, y compris, encore une fois, dans qui vaccine, du pharmacien, du vaccinodrome, de l'infirmière ou du médecin généraliste ? Oui, les gens, ils nous demandent une solution, finalement. Et donc, moi, je leur propose, moi, j'ai un centre de vaccination dans ma commune, il est à un kilomètre de mon cabinet. Je leur donne le numéro, je leur dis, vous appelez demain, on va vous prendre. D'ailleurs, moi, je vais y aller au centre de vaccination, vacciner dans quelques jours.
Donc, il n'y a pas de problème, mais ils peuvent aussi se faire vacciner à côté. Ce n'est pas de problème. Ils veulent trouver une solution. On la trouve facilement. Ils sont dans un processus de vaccination continu, je crois. Ils ont compris. Michel, bonsoir.
Oui, bonsoir. On vous écoute, Michel. Alors, j'ai 69 ans. J'ai eu une première dose de vaccin il y a 7 mois et j'ai déclaré la COVID ensuite. Oh, ben, pas de chance. Donc, mon médecin m'a reproposé de faire une autre dose de vaccin et je m'y suis opposée au motif que j'avais sans doute des anticorps. Je suis passée par la sérologie et j'ai vraiment tout à fait ce qu'il faut pour me défendre. J'ai beaucoup d'anticorps contre la COVID. Alors, on ne parle jamais des cas de gens qui ont eu la COVID. Je suis immunodéprimée, j'ai l'âge, j'ai tout, mais je considère que je ne suis plus une personne à risque puisque j'ai ce qu'il faut pour me défendre. Eh bien, on va voir
si vous avez raison de le penser. Merci beaucoup pour votre appel, Michel. Philippe Amouyel, est-ce qu'elle a raison d'être optimiste, notre amie Michel, puisqu'elle a été vaccinée et qu'elle a eu le COVID et qu'elle est visiblement remplie d'anticorps ?
Alors, pas complètement parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'a pas de corrélation, de lien clair entre le taux d'anticorps que l'on a et le niveau de risque que l'on a de faire une forme grave. Pourquoi ? Parce qu'en fait, le taux d'anticorps ne mesure qu'une partie de l'immunité. Il y a une immunité qu'on ne peut pas capter par les anticorps qui sont ces immunités qui touchent les muqueuses, qui permettent au virus de ne pas rentrer et qui pourraient, justement, être en décalage. Inversement, on pourrait avoir des gens avec des taux d'anticorps très bas qui, eux, auraient une meilleure immunité.
Donc, aujourd'hui, on n'a pas de seuil, on appelle ça le corrélat, on n'a pas de corrélation entre les deux. Donc, d'une manière générale, il vaut mieux le faire en fonction de la date à partir de laquelle vous avez eu le dernier contact ou la dernière injection. Alors, j'imagine que le COVID a été fait à une période où la première dose n'avait pas encore fait son efficacité. Donc, ça suppose qu'en fonction du moment où Michel a fait son infection, il aurait quand même été nécessaire d'avoir une deuxième dose.
Alors, tout dépend du vaccin qui a été utilisé et en fonction de l'estimation de la date de cette deuxième dose, d'envisager, là encore, une troisième dose en raison de son âge et justement pour éviter ce type de risque.
Ce que je comprends en vous écoutant, Philippe Amouyel, parce qu'on a tous plus ou moins, alors tous, non, peut-être pas, mais un certain nombre à avoir joué à ça, à aller faire une sérologie pour voir effectivement quel est notre état d'anticorps, c'est important de rappeler que, c'est ce que je viens de comprendre en vous écoutant, que ça ne dit pas grand-chose en fait, qu'on en est peu, qu'on en est beaucoup, ça ne dit rien de notre état d'immunité au moment où on le fait.
Oui, au niveau individuel, ça ne dit rien. C'est pour ça qu'il était important qu'on ait des données en population comme les données israéliennes pour bien confirmer qu'il y avait un bénéfice parce que le simple taux d'anticorps ne suffit pas à garantir que vous êtes réellement protégé. Christine est avec nous. Bonsoir, Christine.
Oui, bonsoir. On vous écoute. Oui, bonsoir. Oui, donc ma question, c'est sur le sens du port du masque dans des lieux de théâtre, enfin dans des endroits où on galpasse. Donc voilà, tout le monde rentre et contrôlé, tout le monde est vacciné. Et en fait, c'est arrivé plusieurs fois donc je me dis soit il y a des consignes qui m'ont échappé ou une logique parce que moi ça m'attrapique en fait. Vous quoi ?
Pardon, excusez-moi,
Christine, votre téléphone a haché, je n'ai pas entendu, vous disiez quoi ? Oui, je disais qu'on nous dit une fois installé sur notre siège alors que la salle est pleine, vous pouvez enlever votre masque parce que vous n'allez pas bouger.
Intéressant parce que moi je ne l'ai jamais entendu. Christine, merci beaucoup. Et c'est vrai, Jacques Battistoni, qu'on a l'impression que c'est différent d'un endroit à l'autre. À Christine, on dit c'est bon puisque vous aviez tous votre passe, vous pouvez l'enlever. Moi, j'étais au cinéma il n'y a pas très longtemps, le masque était recommandé. Dans une autre salle de cinéma, le masque est obligatoire. On finit par être un peu perdu là-dessus. Oui, moi aussi je me suis fait la même réflexion à partir des mêmes constats que vous, au cinéma et puis également aussi dans une grande salle où on était nombreux, on était rentrés avec un masque, enlever le masque après.
Il ne faut pas perdre de vue quand même que quand on respire et à forte raison si jamais par hasard on est un peu enrhumé, qu'on a le malheur de tousser, on projette devant soi des gouttelettes et que je crois qu'une mesure simple quand même, même si on a le passe sanitaire, c'est que dans les grands lieux publics, quand on se retrouve tous ensemble dans les salles de cinéma, on peut probablement continuer à porter le masque, on ne bouge pas, on n'a pas d'effort à faire et ce n'est peut-être pas un effort majeur.
Est-ce que, si les cas remontent, Jacques Battistoni, est-ce qu'on peut imaginer, ça va être compliqué pour nous tous, mais qu'il faudra nous remasquer dans la rue, c'est possible ça ou pas ? Oui, alors, le problème c'est de mettre des règlements. Quand vous mettez dans la rue, dehors, pas dehors, évidemment il y a des moments dans la rue où ça n'a pas grand intérêt parce qu'on a une distance respectable avec les gens, mais il y a aussi des endroits où les gens sont très près les uns des autres et là où effectivement on peut se contaminer les uns des autres. Donc, c'est la difficulté de mettre un règlement qui va forcément s'imposer dans tous les cas.
Mais il est possible quand même, on a bien demandé aux enfants dans certaines classes de remettre les masques, il est logique que les adultes fassent aussi un effort si jamais l'épidémie redémarre, ce qui à mon avis ne l'impose pas encore pour l'instant. Philippe Amouyel, on entendait tout à l'heure dans le journal puisqu'on faisait un point de l'état de la vaccination qu'en gros, 80% de la population en France était vaccinée au Pfizer, ça descend très très bas pour ce qui est de Moderna et encore plus bas pour AstraZeneca. On se souvient pourquoi.
Est-ce qu'il y a un certain nombre à ce que nous savons aujourd'hui si de nouveaux effets secondaires ont été décelés et inscrits dans la pharmacologie ou est-ce que pour le Pfizer notamment parce qu'on sait que pour le Moderna les moins de 30 ans désormais en sont exclus, est-ce que c'est pareil aussi pour le Pfizer ? Est-ce que de nouvelles choses ont été inscrites dans la pharmacologie ou est-ce qu'on est vraiment sur une ligne assez droite ?
Pour l'instant sur le Pfizer il n'y a pas eu d'alerte supplémentaire que ce soit en fonction de l'âge ou que ce soit au niveau des contre-indications. Les alertes qui ont été confirmées récemment comme sur le Moderna portaient en particulier sur ce qu'on appelle les myocardites et les péricardites des petites inflammations du cœur qui sont souvent dues par les virus le virus de la grippe qui généralement sont d'évolution favorable et qui surviennent chez les plus jeunes. Donc pour ça en termes de précaution on préfère maintenant ne plus vacciner au Moderna les sujets qui ont moins de 30 ans comme on l'a fait on a mis cette limite au fur et à mesure du temps pour le vaccin d'AstraZeneca.
Pour le Pfizer à ce jour on n'a pas d'éléments nouveaux ou d'alerte nouvelle qui imposent de telles réglementations.
Est-ce que vous diriez vous pour rebondir sur ce qu'on disait à l'instant avec Jacques Battistoni qu'on s'est un peu relâché sur les gestes barrières et que peut-être c'est ça qui peut nous rattraper à minima
au tournant ? Et oui on s'est relâché c'est légitime c'est naturel et on s'en rend compte pourquoi parce qu'à même époque l'année passée quand on maintenait serré nos gestes barrières et qu'on avait même alors c'était peut-être pas forcément nécessaire un masque en extérieur on n'avait plus de grippe on n'avait plus de gastro-entérite on se repassait bien les mains au liquide hydro-alcoolique et puis on avait beaucoup moins de bronchiolite voire quasiment pas chez les enfants donc ça veut dire que la percée qu'on voit à nouveau des anciennes si on peut dire infections virales est essentiellement due à la diminution du port du masque la diminution du lavage des mains
Jacques-Baptiste Ni puisqu'on était tout à l'heure dans la troisième dose faut-il l'accorder si je puis dire selon vous au pass sanitaire le sous-entendu de ma question c'est est-ce que vous avez le sentiment vous que ce pass qui a été décrié au début et puis qui finalement aujourd'hui passe plus tôt sans qu'on s'en rende compte est-ce que ça selon vous contribuait au fait qu'on a passé pour dire les choses clairement un automne assez serein ou en tout cas un début d'automne assez serein le pass sanitaire le pass sanitaire on l'a tous observé je crois a donné un très grand coup d'accélérateur à la vaccination pendant l'été ça a été impressionnant on a passé le 12 juillet quand le président de la république s'est exprimé on a vu dans les centres de vaccination et dans les cabinets une demande qui a cru de façon très très importante il paraît que ça remonte d'ailleurs en ce moment justement parce qu'en attendant la déclaration d'Emmanuel Macron tout le monde est revenu vous voir Oui tout à fait c'est exact et les rendez-vous pris sur les plateformes qui permettent de s'inscrire dans un centre de vaccination ont beaucoup augmenté aussi c'est tout à fait étonnant donc je crois que en tout cas coupler la troisième dose avec le pass sanitaire aujourd'hui ça serait extrêmement prématuré dans la mesure où les gens éligibles à cette troisième dose ne sont pas si nombreux je rappelle c'est plus de 65 ans mais 6 mois après la dernière dose et donc ça fait aujourd'hui on a vacciné 30% des gens de plus de 65 ans avec une troisième dose et c'est pas mal finalement sachant que pour un bon nombre d'entre eux ils ont encore un petit peu de temps quelques semaines avant de devoir se faire vacciner Philippe Amouyel Christian est à Clermont-Ferrand sur franceinter.fr il ne nous dit pas qu'elle agit là c'est dommage mais il demande s'il faut avancer la date de sa troisième dose ou est-ce qu'il peut attendre fin janvier pour avoir les 6 mois requis pour cette vaccination donc il doit avoir l'âge
si je comprends sa question oui oui il peut attendre clairement la cassure se fait à partir du 6ème mois la cassure dans la diminution de la protection donc de ce côté là ça sert à rien d'avancer plus particulièrement la date de la dose sous réserve qu'il n'ait pas d'autres points d'autres particularités qu'il nécessiterait comme un déficit immunitaire ou des choses comme ça mais s'il avait plus de 65 ans il faut attendre les 6 mois après sa deuxième dose
quand on dit cassure d'ailleurs ça veut dire quoi est-ce que l'immunité tombe en flèche vraiment comme une pierre
ou pas ? non c'est plus une côté cassure bénéficerie c'est à dire qu'à un moment on voit que le bénéfice par rapport au risque change un peu de pente c'est à dire qu'il va un peu plus vite et donc on prend ce point de cassure de la courbe pour dire ben voilà c'est au-delà de ce seuil qu'on prend une décision de revacciner
je vais quand même vous poser la question puisqu'on va arriver doucement vers 20h dans un peu moins d'un petit quart d'heure maintenant Philippe Amouya il y a des choses que le médecin que vous êtes attend du président de la république pour peut-être faire accélérer un certain nombre de choses ou pas du tout est-ce qu'on est selon vous encore dans une période où on peut s'en passer on sait quoi faire en quelque sorte
nous et vous non je pense qu'il est quand même important alors je vais prendre un mauvais jeu de mots de faire une piqûre de rappel sur toutes les actions et ce qui est très intéressant c'est que le président n'a pas encore fait son allocution qu'on sent déjà un frémissement dans les centres de vaccination comme le disait fort justement mon confrère on a la même chose à Lille on a de plus en plus de demandes avec l'idée que finalement on va y aller alors on pourrait avoir ce petit effet comment dire accélérateur de la vaccination comme on a connu au 12 juillet mais là on va au-delà on n'a pas encore le pass sanitaire il y a un impact du message donc s'il y a un rappel de ces gestes barrières avec une explication claire et solide alors peut-être que si on veut accélérer les choses on peut mettre une échéance à partir duquel le pass sanitaire pourrait être lié à la troisième dose il faut laisser aux gens le temps de pouvoir la faire de pouvoir prendre rendez-vous parce qu'on risque peut-être d'avoir une affluence monstre comme on avait eu au mois de juillet donc je pense que ces éléments sont à prendre avec considération mais le simple rappel le simple fait d'insister de dire ben voilà on n'est pas encore débarrassé d'épidémie il faut le faire très tôt pour éviter que tout ça s'emballe pour continuer à vivre un peu sereinement y compris pendant l'hiver et en particulier dans les hôpitaux
mais parce que c'est vrai que ce qu'on a en tête c'est vrai que mais ce qu'on a en tête c'est que si ça avait tellement bien fonctionné après l'allocution du mois de juillet c'est parce qu'il y avait une épée de Damoclès au dessus de la tête des gens en fait qui était liée au pass sanitaire à partir du 21 juillet ce qui a accéléré la vaccination est-ce qu'il faut en remettre une couche d'épée de Damoclès disons les choses comme ça pour que ça fonctionne et que pour pour que ceux qui doivent aller à la troisième dose pour l'instant
y aillent franchement Philippe Amoyel oui alors on peut tout à fait envisager ça mais comme il y a forcément un délai il faut que l'épée de Damoclès tombe pas tout de suite sur la tête des gens et fixer une limite qui pourrait être je sais pas moi début décembre mi-décembre en disant voilà au-delà de ça pour pouvoir sortir au moment des fêtes où on sait qu'il va y avoir des brassages qu'il va y avoir des rencontres entre les groupes de plus jeunes de moins jeunes de différentes générations là oui pour pouvoir bénéficier de ça à ce moment là vous aurez besoin du pass sanitaire
Jacques Patistoni à votre tour puisqu'en plus vous resterez avec nous et vous pourrez commenter un peu ce que dit le président de la république il y a des choses en particulier que vous attendez et là aussi peut-être comme votre confrère c'est pas du français une manière de booster à nouveau les gens vers la troisième dose oui j'allais dire un coup de pouce merci un coup de pouce pour motiver comme on l'a vu au mois de juillet mais probablement plutôt sur la forme d'un appel à la responsabilité un rappel aussi que bah oui comme on l'a comme on aurait c'est pas ce qu'on aurait aimé on aurait aimé effectivement au mois de septembre à nouveau que ça soit derrière nous on a tellement envie de tourner la page et la page n'est pas complètement tournée et en même temps c'est pas c'est pas non plus on n'est pas comme comme à la Toussaint l'année dernière ça va mieux il faut il faut trouver le juste équilibre entre pas baisser la garde se protéger et en même temps pas non plus imposer des choses qui qui pourraient entraîner une espèce de réaction de rejet de la part de la population on va vous retrouver après l'allocution du président de la république Jacques Battistoni je vous remercie pour ça Yael Gauze est entré dans le studio on va se parler dans une minute j'ai quand même une dernière question pour vous monsieur Amouyel si vous le permettez puisque vous vous êtes attaché au CHU de Lille comment va l'hôpital au moment où on se parle et au moment justement où il y a une crainte d'un peu plus de contamination est-ce que vous l'attendez si elle venait avec une vraie anxiété
pour le coup alors si et on ne le souhaite pas un pic des contaminations que ce soit de Covid mais je pense aussi des autres des autres infections virales survenez on y fera face on y a toujours fait face la seule chose c'est qu'on y fera face après 4 vagues consécutives et avec des personnes qui sont fatiguées sur une période qui arrive vers Noël mais voilà on y a toujours fait face je pense qu'il faut maintenant essayer de construire sur ces problèmes qu'on a eu à l'hôpital c'est pas juste une question d'hommes c'est surtout une question d'hommes et de femmes au chevet des patients qu'il va falloir résoudre
Merci beaucoup merci vraiment tiens à l'instant on a une question d'Aline on l'a un peu évoqué mais je vais vous la donner quand même est-ce que je remets mon masque à l'extérieur ou pas alors Jacques-Baptiste-Ny on ne lui dit pas encore Aline ?
Non pas encore la voilà rassurée je vous remercie beaucoup à tout à l'heure il nous reste je ne sais pas peut-être à peu près neuf minutes et je vous salue Yael Gauze Bonsoir Fabienne à neuf minutes de la neuvième vous avez fait exprès chiffre neuf mais absolument mais je fais tout exprès monsieur de la neuvième intervention du président de la république autour de ces sujets c'est un peu ce que j'ai envie de vous demander d'abord Yael et avant que ça commence est-ce qu'elle sert vraiment à quelque chose cette neuvième là
en fait écoutez elle est un peu charnière cette prise de parole d'Emmanuel Macron parce qu'on est encore dans la présidence de la république on n'est pas encore dans la candidature elle viendra en son temps il y a un débat d'ailleurs chez les marcheurs pour savoir s'il faudrait qu'Emmanuel Macron soit candidat avant Noël ou après Noël bon ça c'est une histoire politique interne au camp en marche là il s'agit de faire une piqûre de rappel au sens figuré comme au sens propre parce que le Covid est encore là avec une incidence qui repart doucement bien plus doucement que chez nos voisins allemands ou ailleurs ou russes et donc il faut remettre un petit peu la conscience que l'épidémie n'est pas derrière nous il y a ça et puis il y a aussi plein d'autres sujets ça ne va pas être monosujet contrairement à d'autres allocutions
on va y aller effectivement aux autres sujets un mot quand même toujours sur le Covid est-ce que le risque c'est de remettre une pièce dans je suis le président Covid en quelque sorte ou au contraire est-ce que l'idée c'est qu'il faut absolument qu'on en finisse vite pour qu'on puisse parler politique et campagne électorale en excluant ou quasiment excluant ce thème du Covid
c'est un peu les deux c'est-à-dire que vous avez dans la majorité des gens qui craignent un petit peu que ce soir le président se remette dans la nasse sanitaire alors qu'il doit enfiler un autre costume désormais sauf que le président il est toujours président il veut l'être jusqu'au dernier quart d'heure et sa priorité c'est protéger les français protéger les français contre les crises crise économique crise sanitaire donc on est on est dedans là c'est pour ça que vous allez avoir une dimension sanitaire évidemment ce soir qu'est-ce qu'on fait avec le pass il est prolongé vous savez le parlement a voté jusqu'à juillet 2022 l'utilisation de l'outil est possible jusqu'en juillet 2022 et le conseil constitutionnel a validé cet après-midi et puis vous avez tout ce qui concerne évidemment la relance la relance économique il s'est passé plein de choses depuis septembre que les français n'ont pas forcément imprimé c'est ce qu'on estime chez certains conseils d'Emmanuel Macron que tout n'a pas encore suffisamment infusé des milliards des milliards d'euros une relance keynésienne qui n'a pas forcément imprimé dans l'esprit des français il faut leur dire ce qui a été fait sur le contrat jeune sur la France 2030 le plan à 30 milliards d'investissement d'ici à 2030 plein de choses tout est allé très vite et il y a une dimension politique aussi c'est qu'Emmanuel Macron n'a pas eu d'élocution nationale face aux français comme ça depuis le 12 juillet dernier sur les sujets du quotidien or vous avez une campagne politique présidentielle qui est partie très tôt tambour battant dès la fin août dès la mi-août et il est temps pour lui disent ses proches de remettre aussi un petit peu sa parole au centre de se remettre au centre du jeu au moment où vous avez les républicains qui enchaînent les débats où vous avez Eric Zemmour qui a percé dans les sondages il faut que le président reprenne sa place aussi centrale
alors c'est le président qui va parler ou est-ce que c'est et c'est bien les critiques qu'on va probablement lui faire immédiatement après ou est-ce que c'est le candidat potentiel
on vous dit en fait c'est un peu un secret de Paul Hichinelle c'est en même temps c'est les deux habits les deux habits du président sortant et du futur candidat on vous répondra à l'Elysée qu'il ne s'agit nullement de campagne mais simplement d'un moment présidentiel sans doute l'un des derniers il y aura les voeux du 31 décembre évidemment encore dans ces habits là a priori pas encore de candidat mais ça interroge certains marcheurs qui vous disent mais pourquoi ce soir qu'est-ce qu'il a à nous dire de si important avant d'être candidat réellement
où est-ce qu'il est son taux de popularité en ce moment Yael Goz Emmanuel Macron
autour d'entre 38 et 42% selon les instituts de sondage
donc ça a un peu remonté on est d'accord
ça a un petit peu baissé depuis la rentrée mais il y a des niveaux que François Hollande et Nicolas Sarkozy lui ont envié à la même époque
c'était ça effectivement la comparaison on en est là donc là aussi est-ce que le risque c'est pas de jouer avec ça typiquement
c'est-à-dire ça dépend si vous partez du postulat que le Covid est un repoussoir dans la tête des français quelque chose qu'on veut oublier tourner la page psychologiquement et donc l'associer à la crise associer le président à la crise c'est l'associer au Covid donc dans ce cas-là c'est un aspect négatif ou si au contraire on estime qu'Emmanuel Macron a su s'en sortir pas si mal de cette crise on voit les résultats économiques aujourd'hui il va sans doute s'en vanter ce soir d'y regarder d'où on est parti lorsque je vous ai dit nous sommes en guerre au municipal 2020 souvenez-vous le 12 mars et où on en est aujourd'hui économiquement avec un taux de chômage qui baisse fort avec une croissance dont le FMI dit qu'elle pourrait atteindre 7% à la fin de l'année donc tout ça est à mettre en balance et pour Emmanuel Macron ça peut aussi être un atout regardez je vous ai presque sorti de la crise sanitaire
alors Covid repoussoir d'ailleurs j'allais vous poser cette question effectivement ou sortie de crise sanitaire est-ce qu'on peut dire que de ce point de vue-là il a eu un début d'automne assez serein Emmanuel Macron le post-pass on va le dire comme ça que l'on pouvait craindre parce qu'il y a eu un certain nombre de manifestations etc ça a très peu pris finalement les choses sont un peu rentrées dans l'ordre enfin on a tous cette espèce d'habitude qu'elle soit bonne ou qu'elle soit mauvaise en tout cas nous l'avons est-ce qu'on dit que là-dessus il a réussi son coup
en fait on a vu fondre en tout cas ces manifestations du samedi qui rassemblaient jusqu'à 200 000 personnes à la fin du mois de juillet souvenez-vous Florian Philippot debout sur les tribunes malmenant parfois aussi certains confrères certains journalistes on a vu quand même fondre ces mobilisations et il en reste quelque chose dans des candidatures qui considèrent que nous sommes en dictature sanitaire qui disent ça aujourd'hui mais c'est extrêmement minoritaire et aujourd'hui la vie presque normale oui a été rendue possible par le pass sanitaire dans des plaises à certains réfractaires qui considèrent que c'est un flicage au long cours tout le débat parlementaire qui a eu lieu on a entendu Bruno Retailleau à droite ce matin sur France Inter à 8h20 c'est est-ce qu'on doit est-ce qu'on peut continuer ce schéma-là jusqu'éternellement jusqu'en juillet 2022 c'est pour des raisons de calendrier électoral que ça se pose parce que le 28 février vous n'avez plus de député qui siège donc vous ne pouvez pas avoir la clause de revoyeur au parlement et donc resiéger pour revalider ce dispositif donc si l'épidémie était amenée à vraiment régresser très très fort la question du pass faut-il le lever se poserait effectivement c'est pas la direction qu'on prend ce soir puisqu'il y a une incidence qui remonte et que on s'attend à ce qu'Emmanuel Macron dise que le pass sanitaire est reconduit pour notamment les plus de 65 ans troisième dose le pass sanitaire conditionné à cette troisième dose pour les plus de 65 ans c'est ce qu'on entend on verra si ça se confirme dans les mots du président
parmi les choses il nous reste deux petites minutes un peu moins avant le début de cette allocution présidentielle parmi les les sujets qui fâchent si j'ose dire y a-t-il des sujets qui désormais et ce sera peut-être l'occasion vont devoir être mis sous le tapis
vous pensez aux retraites par exemple là il y a une clause de revoyeur par rapport au 12 juillet il faut qu'il nous dise il va nous dire ce soir si ou non il abandonne les retraites par rapport à ce qu'il avait dit il fallait deux feux verts une reprise économique forte elle est là et des conditions sanitaires réunies là c'est moins vrai
restez avec nous vous revenez dans deux petites minutes Yael Goz