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interviewBFMTV· 10 septembre 2023 11 min

Le discours de rentrée politique de Marion Maréchal, tête de liste de "Reconquête" aux européennes

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Marion Maréchal

Quelle joie de vous retrouver ici au cœur du pays de Provence, là où la France si belle est en première ligne face aux immenses défis qui se dressent devant nous. Merci, merci à vous militants, sympathisants, bénévoles, cadres et élus de Reconquête. Merci à ceux qui aujourd'hui sont auprès de nous pour assurer notre sécurité. Merci à Eric pour ta confiance qui m'honore. Et merci à vous tous, aussi enthousiastes, merci d'être aussi combatifs. Ce n'est pas rien pour moi de lancer cette campagne ici, en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Je n'ai pas oublié, je n'ai pas oublié que ce sont les Vauclusiens qui, les premiers, m'ont fait confiance et m'ont élu pour les représenter à l'Assemblée nationale alors que je n'avais que 22 ans. Je n'ai pas oublié qu'en 2015, nous avons été si prêts avec mon équipe de remporter et de diriger cette région. Et je veux ici saluer ceux qui étaient déjà à mes côtés à l'époque, le sénateur Stéphane Ravier, le maire Marc-Étienne Lansade et le conseiller régional et chef d'opposition à Nice, Philippe Bardon. Vous pouvez les applaudir.

Eux s'en souviennent, très bien, alors que la victoire était à portée de main, une fois de plus, les basiles, les tartuffes, les ganelons de la politique ont préféré s'allier à la gauche. Le candidat à LR de l'époque, Christian Estrosi, au socialiste Christophe Castaner, et tous les dos finiront plus tard main dans la main chez Emmanuel Macron. Comme ça, il y en a pour tout le monde. Ces incohérences, ces ambiguïtés, pour ne pas dire ces trahisons, trop d'élus et l'air en sont coutumiers, toujours à la dérobée, toujours dans les couloirs feutrés du Parlement européen.

Alors qu'en France, ils assènent de manière péremptoire qu'il faut plus de contrôle aux frontières, à Bruxelles, ils votent discrètement la répartition obligatoire des migrants partout en Europe. Alors qu'en France, ils critiquent le fonctionnement bureaucratique de l'Union européenne, et bien à Bruxelles, ils font élire Ursula von der Leyen à la tête de la Commission. Alors qu'en France, ils disserrent sur les enjeux de souveraineté et d'indépendance, à Bruxelles, ils votent les sanctions contre les gouvernements hongrois et polonais, coupables selon eux de défendre leurs valeurs de civilisation et les intérêts de leur peuple.

Alors qu'en France, ils cajolent les éleveurs et ils chantent les louanges de la France rurale, à Bruxelles, ils votent en catimini des accords commerciaux déloyaux qui menacent notre souveraineté agricole. Oui, le PPE au Parlement européen ont trop souvent trahi les intérêts des Français. Ils ne sont plus légitimes à porter les aspirations nationales de nos compatriotes. Avec vous, je lance un appel à tous les électeurs LR, à tous les électeurs de droite, à ceux qui, comme François-Xavier Bellamy, devraient être à nos côtés. Rejoignez-nous, grandes forces politiques dont la France a besoin pour changer radicalement le cap de l'Union européenne.

Vous qui avez cru dans le passé en Philippe de Villiers, en Nicolas Sarkozy, en Charles Pasquois, en Philippe Seguin, vous qui êtes aujourd'hui déçus d'Emmanuel Macron, venez à nos côtés défendre les convictions auxquelles vous avez toujours cru. Je lance ici devant vous cette campagne. Nous avons neuf mois pour convaincre tous les amoureux de la France, qu'ils soient Français de chouches ou qu'ils soient Français de branches. Et la maman que je suis peut vous garantir qu'en neuf mois, on peut accomplir de grandes choses. Sur cette terre de Provence, le grand mouvement des Français qui, avec nous, sont les ardents défenseurs de notre identité charnelle, culturelle et civilisationnelle.

Le grand mouvement des Français qui, avec nous, sont imperméables aux politiquement corrects et les adversaires résolus de la propagande woke et LGBT. Le grand mouvement des Français qui, avec nous, sont les conservateurs et les continuateurs de la France, du bonheur de vivre libre en France. Une France où l'on parle le français dans nos rues. Une France où nos enfants ne seront pas les cobayes de l'idéologie transgenre. Par des Frances fières, tacle pour l'inauguration de la France de demain. Mes chers amis, Eric, vous l'avez dit, depuis quelques années, le visage de l'Europe a bien changé.

Une partie de la vieille Europe, endormie, culpabilisée, effacée, retrouve la mémoire d'elle-même et la volonté de dire des choses au monde. La belle Europe, ridée par les comptables de Bruxelles, s'illumine à nouveau à Rome, à Budapest. Un grand mouvement est lancé. Il ne tient qu'à nous de l'amplifier jusqu'au niveau. Une opportunité historique de mettre fin à cette majorité européenne du centre alliée de la gauche et des verts pour la remplacer enfin par une véritable politique de droite. Faire appliquer notre rêve européen de puissance, d'indépendance et de prospérité. L'enjeu qui vient est immense. L'Union européenne s'est perdue en chemin. Il est temps de lui redonner une boussole.

Cette boussole, c'est son âme. C'est notre âme. C'est notre civilisation. Une authentique politique européenne devrait servir à définir, à protéger et à transmettre notre magnifique civilisation commune. Définir. Définir, c'est-à-dire assumer et promouvoir ce que nous sommes. Nous, la terre des libertés, celle de la liberté d'expression, de pensée, d'opinion et de conscience. Nous ne sommes pas une société de crédit social et de censure. Nous, la terre romanisée, christianisée et soumise à l'esprit de discipline des Grecs. Nous ne sommes pas une terre d'islam, de charia et de terrorisme.

Nous ne sommes pas la terre de la marchandisation des ventres et des enfants, ni de la soumission des femmes. Protéger, protéger nos frontières, notre indépendance, notamment en matière numérique et agricole. Protéger nos industries. Et enfin, transmettre, transmettre notre patrimoine architectural, naturel et culturel. Mais pour transmettre, mes chers amis, il faut des héritiers. Alors, ensemble, faisons mentir la sinistre prophétie de Marie-France Garraud qui disait « L'Europe est un berceau vide où il n'y a pas d'enfant ».

En France et en Europe, nous devons apporter une réponse déterminée à l'effondrement de la natalité et au risque de voir nos nations sortir définitivement de l'histoire. Avoir notre jeunesse abîmée par la drogue, par la pornographie et par l'addiction aux écrans. L'Union européenne doit prendre tous ces sujets à bras le corps. Car notre jeunesse, c'est notre avenir. Nous devons dire aux Français que nous ne pourrons pas les protéger du grand remplacement sans une réponse nationale, bien sûr, mais aussi européenne. Le voilà de ces élections. Nous serons le 9 juin prochain le vote contre l'immigration anarchique, contre l'islamisation, contre l'insécurité et contre les émeutes.

Nous serons le vote qui remet la valeur travail au cœur de notre société. La récompense de ceux qui se donnent du mal, de ceux qui se lèvent tôt, premiers de corvée, qui ne se portent plus de voir les aides, les chèques et les primes financées, ceux qui ne font toujours aucun effort. Je serai avec vous le porte-voix de cette France du travail, toujours trop pauvre pour être aisée, toujours trop riche pour être aidée. Le porte-voix de ces chefs d'entreprise qui ne demandent qu'à embaucher et qu'à innover. Réservez bien cette date. Gardez-la en mémoire. Le 9 juin prochain, nous allons créer la surprise. Ou mieux encore, pour nos enfants, pour nos fils et nos filles.

Au nom de nos pères et de nos mères, soyons au rendez-vous de l'histoire. J'ai besoin de vous. J'ai besoin de votre énergie. J'ai besoin de votre espérance. J'ai besoin de votre enthousiasme. Avec Éric Zemmour, Guillaume Pelletier et Nicolas Bay, nous comptons sur vous. Nous offrirons aux Français le visage éclatant de la reconquête. Si nous sommes rassemblés, alors nous soulèverons des montagnes. Notre voix portera alors chez nos alliés européens. Ils diront oui, la France fière.