Clémentine Autain dans l'émission politique : Quand la France se parle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Clémentine AutainChiffre
« une entreprise qui a fait des bénéfices colossaux 288 millions de bénéfices l'année dernière qui a distribué 161 millions de dividendes aux actionnaires »
- 11:00Clémentine AutainFait
« ceux qui luttent n'ont pas encore gagné mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
d'abord en entendant la grande dame et non pas la petite dame qui est à côté de moi euh j'ai vraiment envie de de de souligner pour commencer l'apport extraordinaire et je le dis je pèse un peu mes mots euh des gilets jaunes pour percuter une sorte de mécanique politique qui a fini par se replier sur sur elle-même au sens où la colère qu'on a entendu la réalité simple euh cru euh direct qui s'est exprimé sur les réseaux sociaux autour des ronds-points et qui ont fait le tour pas simplement de la France d'ailleurs mais même au-delà je pense que ce cri de colère est un point de départ absolument formidable pour essayer de redonner corps chair goût à la vie politique à la politique parce que derrière il y a de l'humain et c'est de ça dont il est question je vous don sur l'ISF sur l'ISF précisément on a compris ce soir que la suppression de l'ISF il est pas question de revenir desessus je vais précisément vous répondre à au moins un point qui est que on a eu cette colère et que maintenant la question qui est devant nous c'est quelle solution nous pouvons apporter à ce qui émerge les inégalités sociales les illégalités territoriales elles sont maintenant sur la table je vais vous donner un exemple avec cet objet voyez cet objet c'est un bic et ce sont des travailleurs qui le fabriquent en France et il y a une des entreprise qui ferme qui est à Vann elle ferme pourquoi elle ferme je vous pose la question et je vous pose à tous la question parce que c'est une entreprise qui a fait des bénéfices colossaux 288 millions de bénéfices l'année dernière qui a distribué 161 millions de dividendes aux actionnaires et qui décid que 39 salariés ne pourront plus travailler à c'est terminé et ne pourront plus faire ces Bic bon alors il y a un des salariés qui a dit une chose qui me paraît tout à fait fondamental il a dit Pascal le plus dur à accepter finalement c'est qu'ils sont totalement dans leur droit c'est-à-dire que ces grands entreprises ce monte du CAC 40 pas de problème il peut vendre racheter fermer décider de nos vies sans aucune contrainte alors vous avez raison monsieur les r points non non bien sûr je suis tout à fait d'accord entre les petits d'entreprises et les grandes entreprises et d'ailleurs le taux d'imposition est inversement proportionnel c'estàdire qu' on on impose plus les petites entreprises que les grandes entreprises c'est le même code du qui est une injustice mais vous disiez allez voir les traders normal allez voir les traders par ça c'est normal je vous envisage je vous laissezmo juste vous pla je termine juste je termine juste là-dessus pour dire que le pouvoir politique peut décider ou non de contraindre les revenus des dividendes d'inverser les choses et donc le coût n'est pas celui du travail mais bien le coût du capital et des dividendes si on ne touche pas à ça alors on ne va pas réussir à résorber les inégalités si on ne touche pas à la question de l'austérité la dimension territoriale qui nous est posée on ne va pas y arriver c'est-à-dire qu'il faut qu'on réussisse à prendre sur l'ISF à prendre sur l'évasion fiscale toucher ne reviendra pas l'évasion fiscale oui c'est précisément parce que la défiance qui maintenant est structurelle entre les Français la majorité de nos concitoyens et le système institutionnel la vie politique a pris enfin c'est une défiance qui maintenant est est majeure et profonde et je pense que pour répondre et retrouver un niveau de confiance qui permettent à notre démocratie d'être vivante nous avons besoin d'une rupture qui euh n'est pas simplement le rque ou une dose de proportionnelle mais une rupture plus profonde c'est pour ça que nous proposons on parle depuis tout à l'heure d'avoir des solutions et s'il devait il y en avoir une en tout cas une première ce serait celle-ci c'est-à-dire de remettre à plat notre système institutionnel en convenquant des assemblées citoyennes dans l'ensemble du pays et en faisant en sorte que nous remettions à plat pas simplement le fonctionnement de l'Assemblée nationale ou la possibilité d'initiative citoyennnees par le RIC mais encore plus profondément d'aller toucher à l' per présidentialisation de notre régime c'est-à-dire de remettre en cause le fonctionnement qui donne à l'exécutif et à un homme énormément de pouvoir au détriment de décisions plus Collectiv mais aussi et c'est important dans le moment je crois qu'il faut qu'on s'intéresse à la question des médias il faut des lois antioncentration on est dans une société où malheureusement et je le dis sincèrement et et avec une certaine gravité malheureusement trop de Français doutent de l'information et de la qualité or il n'y a pas de société Démocr tique sans des médias vivants et qui sont reconnus comme légitimes et donc pluralistes nous avons besoin de prendre un bras le corp cette question la justice de la mê man les médias ne sont pas légitimes aujourd'hui pour vous clémentintin et pour la franç moi je pense qu'il n'y a pas de démocratie sans médias sans un journalisme de qualité et qu'il faut se donner les moyens donc les pardon mais je répète ma question c'est un sujet important les médias aujourd'hui les médias aujourd'hui ne sont pas légitim pour vous bien sûr qu'ils sont c'est pas moi qui dit qu'ils ne sont pas légitimes je constate dans toutes les enqu je dis pas je veux juste dire je dirige un média qui s'appelle regard depuis 10 ans et qui est d'ailleurs une coopérative puisqu'on parlait tout à l'heure donc c'est une société coopérative une SC une scope donc voilà c'est une question qui m'intéresse particulièrement et je dis et je redis que la question et de leur légitimité aux yeux de nos concitoyens est décisive dans une démocratie c'est pourquoi il faut le prendre en balc la question de la justice de la même manière doit être traitée et la démocratie dans l'entreprise doit être vivifiée et tout cela si on le remet à plat on abouti à une nouvelle république et je crois que c'est le seul moyen d'arriver à Renou un lien de conf et vie libérale- on a beaucoup parlé ce soir du partage des richesses du partage des pouvoirs ma conviction c'est que si on veut avancer sur ces sujets c'est le nombre qui va permettre de bousculer le gouvernement et de bousculer cet ordre des choses euh comme on le dit souvent vous connaissez peut-être cette phrase ceux qui luttent n'ont pas encore gagné mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu donc moi j'appelle tout simplement ce soir les gens à être peut-être samedi sur les rond-points dimanche à la manifestation sur le climat euh le 5 février encore une autre manifestation et à faire converger les différents secteurs aujourd'hui les différentes catégorie de la population pour qu'émerge non seulement ce nombre qui permettra de faire bouger la société le gouvernement mais aussi aussi je dirais et surtout de créer petit à petit une espérance et une issue émancipatrice au désordres contemporains
Clémentine Autain