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Podcast / conversationForces Françaises de l'Industrie· 10 avril 2026 55 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieTransports

Réindustrialisation : où en est vraiment la France ? Avec Sébastien Martin, Ministre de l'Industrie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43ComplaisanteRéponse directe

    Monsieur le ministre, bonjour. Bonjour Laurent. ravi de d'être reçu hein parce qu'on a souvent l'habitude de recevoir chez nous dans notre studio, mais là nous avons l'honneur d'être à l'hôtel de des ministres exactement à Beril.

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Raisons qui vous ont fait arriver petit à petit dans ce bureau et votre vision de la situation industrielle en France.

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous commencer par vous présenter en détail ?

  • 10:10OuverteRéponse directe

    Vous vivez-vous comme une assistante sociale du système avec un pouvoir limité ?

  • 11:34OuverteRéponse directe

    Votre avis sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale pendant des mois ?

  • 14:31OuverteRéponse directe

    L'impact du budget sur la compétitivité des entreprises industrielles est-il désespérant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:03Fait
    « même si le budget est certainement pas parfait, mais je crois qu'il était nécessaire aussi pour notre pays, pour son image, pour son attractivité, bah de dire stop. »
  • 13:47Chiffre
    « on a fait 0,9 % de croissance mieux que nos voisins allemands, mieux que nos voisins italiens avec une grosse dépense publique quand même. »
  • 15:16Chiffre
    « il y a quand même un effort supplémentaire de un peu plus de 6 milliards en direction de la défense. »
  • 17:24Chiffre
    « c'est 6 ou 7000 personnes à recruter euh pour euh doubler nos capacités de traitement des déchets nucléaires »
  • 19:33Promesse
    « il va falloir effectivement pour la présidentielle de 2027 savoir si on prend ce sujet à bras le corps sans doute autrement que juste avec des quelques mesures paramétriques »
  • 21:01Fait
    « Moi je veux donner beaucoup plus la main au préfet pour dire bah voilà ici il y a un foncier qui est disponible, il peut être clé en main. »
  • 36:02Fait
    « 2005 1 million d'emplois industriels détruit et comme vous le dites, on a arrêté la courbe 2018-224. C'est pas moi qui le dit, c'est la fabrique de l'industrie. »
  • 36:46Chiffre
    « l'Allemagne depuis le Covid a détruit 250000 emplois industriel. »
  • 37:29Fait
    « ils produisaient gros comme ça. Leur marché intérieur se ferme le marché américain se ferme. »
  • 38:12Chiffre
    « l'automobile qui est aussi aujourd'hui une industrie fragilisée, euh un peu plus de 2 millions d'immatriculations en 2019 et aujourd'hui 1600000 donc on a perdu un peu plus de 600000 immatriculations »
  • 38:56Chiffre
    « les véhicules électriques représentaient 1,2 % des immatriculations et que aujourd'hui représente 25 % »
  • 46:06Fait
    « la France a mis en place l'écoscore sur les véhicules électriques. C'est la préférence européenne avant l'heure. »
  • 51:54Chiffre
    « la R5 électrique est la voiture la plus vendue euh en France. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Je rencontrais un certain nombre de de chefs d'entreprise et je leur disais "Mais vous avez le droit d'être en colère parce que finalement on a eu ces ces derniers temps première séquence autour de l'été où on expliquait que que si tout allait mal c'était la faute au boomer et au retraités et puis après on a eu la séquence Zucman et où si tout allait mal c'est de la faute des riches et des chefs d'entreprise. Tout le débat budgétaire a tourné autour de ça et tout ça envoyé des messages, je crois, qui ont fait que au bout d'un moment, premier ministre, même si le budget est certainement pas parfait, mais je crois qu'il était nécessaire aussi pour notre pays, pour son image, pour son attractivité, bah de dire stop.

0:43

Monsieur le ministre, bonjour. Bonjour Laurent. ravi de d'être reçu hein parce qu'on a souvent l'habitude de recevoir chez nous dans notre studio, mais là nous avons l'honneur d'être à l'hôtel de des ministres exactement à Beril. Donc merci pour nous accorder ce temps. Merci à vous. Euh on va parler de tout un tas de choses évidemment autour de l'industrie parce que comme vous le savez le podcast des forces françaises de l'industrie, comme son nom l'indique bah parle d'industrie. He c'est quand même plutôt bien fait pour ça. Ouais. Euh et euh bah on va essayer de balayer rapidement parce que vous êtes un homme occupé. Donc déjà que d'habitude on a l'habitude enfin on a l'habitude de parler beaucoup euh mais on aimerait balayer quand même votre parcours, les

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raisons qui vous ont fait arriver petit à petit bah dans ce bureau euh et votre vision de la situation qui est une situation que nous on vit en parlant avec nos membres qui sont dans dans tous nos clubs de France de façon, j'allais dire inégale en fonction des secteurs mais avec quand même pas mal d'inquiétude. pour sauf pour certains secteurs qui sont pas mal aidés par l'actualité en ce moment, on va dire, mais pas forcément pour des bonnes raisons. Voilà, donc ça nous intéresse d'avoir ce point de vue mais déjà de comprendre qui vous êtes, d'où vous venez. Donc si vous pouvez commencer par vous présenter, pas nécessairement de façon succinte, mais prenez le temps. Mais ça nous intéresse d'avoir un petit peu les détails du pourquoi.

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Bon, euh d'abord merci pour l'invitation. Je suis très heureux de vous recevoir ici à Ber dans ce beau bureau du ministre de l'industrie qui a toujours été le bureau d'ailleurs des ministres de l'industrie. C'est très codifié à Ber 3è étage, c'est l'industrie. Et quand un ministre dans son portefeuille, l'industrie est ici. Alors mon parcours jusqu'à ce 3è étage euh bah tout commence écoutez il y a il y a un peu plus de il y a 48 ans à Vichi dans l'allié. Mes parents étaient commerçants, donc chef d'entreprise. Donc le milieu de l'entreprise est quelque chose dans lequel je suis né, surtout que ils étaient commerçants dans une ville d'eau, une ville thermale Vichi. Et donc ben c'était ouvert 7 jours sur 7. Donc on a jamais fait les 35 heures à la maison euh comme beaucoup

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de chefs d'entreprise aussi dans l'industrie aujourd'hui. Et euh très tôt, j'ai su que je voulais faire de la politique en fait. Mon père était conseiller municipal à Vichi avec Claude Maluret qui fait beaucoup parler de lui aujourd'hui comme sénateur de l'allié, président de son groupe au au Sénat et euh mon père était un chirraakien. Voilà et donc à la maison, on parlait beaucoup de politique et beaucoup de chirak. Et je je donne souvent cette anecdote mais ma prise de conscience politique, c'est 1988. Shirac vient de perdre le deuxième tour face à face à face à Mitan et un ami à mon père lui dit ben au premier tour

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j'ai pas voté pour Chirac, j'ai voté Le Pen. Et mon père lui a dit "Bah écoute, très bien mais tu n'as plus rien à faire chez moi." Euh et j'avais 11 ans. Euh ce qui explique peut-être aussi pourquoi moi les extrêmes, c'est pas vraiment mon truc. Ouais. Euh et j'ai donc j'ai toujours su que je voulais faire de la politique. Donc j'ai fait l'Institut d'études politiques à Grenoble. J'ai fait un DSS de communication politique à Parisien. Euh et pendant ce DSS d'ailleurs, fallait travailler. Donc j'étais assistant parlementaire à l'Assemblée nationale d'un député de Haute Loire qui s'appelait qui s'appelle Jean Proriol député mais monsieur Prorol existe toujours vivant. Et après ça bah j'ai été recruté par Dominique Perben qui était député maire de Chalon Sur comme

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assistant parlementaire et je connaissais pas vraiment Chalon à l'époque, j'en avais entendu parler. Donc j'arrive en septembre 2001 à Chalon. Donc un Auvernia qui un Auvernia qui va en Bourgogne. Voilà. Mais ça se mélange bien. Euh et je vous parle en tant que Lou donc comprends. Voilà. Même si je venais d'une ville d'eau, la Bourgogne. Bon euh en tout cas je suis très très vite très bien accueilli à Chalon. Il y a un comme dans toutes les villes industrielles finalement il y a une culture de l'accueil, une culture assez populaire liée sans doute au fait bah voilà que il y a des ouvriers, il y a des gens qui viennent à Chalon, qui en font un bout de leur carrière, qui partent, qui reviennent. Donc c'est une ville très accueillante et puis je m'implante plutôt là-bas puisque j'y rencontre

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aussi mon épouse. Et bah la vie fait que un jour vous franchissez le le cap c'estàd de passer de collaborateur à élu et en 2014 je deviens président de la communauté d'agglomération. Alors comment ça se fait d'ailleurs justement ce cette transition ? Parce que collaborateur, on travaille beaucoup, on est dans les sujets mais il y a pas ce risque, il y a pas cette date. Oui, mais parce que je l'ai toujours vu le rôle de collaborateur comme l'apprentissage de ce que je voulais faire après. Euh, j'ai pas fait tout mon parcours et tout mon CV, mais j'ai beaucoup appris au contact de différents euh élus différents et d'ailleurs, j'ai vécu au côté de celui qui aujourd'hui est président du Grand Chalon parce qu'il m'a succédé la à la GLO, Dominique Juot.

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J'ai vécu à ces côtés à l'époque en tant que directeur de cabinet au Grand Chalon euh la fermeture de Kodak euh qui nous est annoncé en 2005. Euh énorme usine, 2500 salariés euh implanté depuis la fin des années 50, alors avec des phases successive de développement mais qui était une énorme usine et qui produisait pour toute l'Europe les pellicules photos et les films également au cinéma et aussi un gros volet médical puisque la radiographie à l'époque était se faisait avec des films. Voilà. et et à l'époque, il y a déjà il y a une il y a une belle réaction de tout le monde euh y compris de l'État d'ailleurs qui qui débloque un contrat de site pour

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la réindustrialisation du bassin chalonné. Il y a 164 millions d'euros qui sont mis sur la table. Euh Kodak à l'époque dit "Bah, on va pas fermer le site, on va essayer de l'ouvrir, d'en faire un campus industriel." Voilà. Et puis après quelques années après, le foncier est cédé à l'agglomération. Et moi quand j'arrive et bien on commence les aménagements qui permettent d'accueillir de nouvelles entreprises sur ce foncier. On fait un raccordement à l'autoroute, on fait un site industriel Clé en main qui est aujourd'hui devenu une des politiques d'ailleurs du gouvernement. Mais tout ce qu'on aménage, on le fait pour que l'industriel arrive et puisse s'installer rapidement. Euh je m'implique beaucoup dans la

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politique nationale des territoires d'industrie. Je deviens aussi président des intercommunalités de France et à ce niveau-là d'ailleurs, je vraiment défends avec intercommunité de France les sujets liés au développement économique et à la réindustrialisation. Euh et puis je suis élu député en mai dernier, en mai 2025. Voilà. Ouais. Et puis vous avez vu que quand Sébastien Lecornu décide de composer son gouvernement, il fait à la fois appel à des personnalités de la société civile et puis à des parlementaires nouveaux. Et je pense que mon parcours sur les questions industrielles et territoriales et a beaucoup pesé dans le fait que un dimanche soir, il m'appelle en me disant bah voilà, est-ce que

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est-ce que tu serais d'accord pour rentrer au gouvernement sur le pour t'occuper de l'industrie ? Alors, qu'est-ce qui vous a pris vu les vu les conditions, la difficulté euh qui était peut-être prévisible à l'époque, hein, d'avoir euh finalement un un poste à responsabilité euh dans un j'allais dire dans une période de j'allais dire de l'Assemblée nationale qui est pas forcément simple à naviguer. Bah, d'abord un, au regard de mon parcours euh du fait que j'ai porté dans mon territoire, même au niveau national avec Intercommunaité de France, les questions autour de l'industrie et de la réindustrialisation euh faisait que pour moi c'était quand même enfin je me voyais pas ne pas accepter le défi. Et puis je pense que

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finalement, vous savez c'est peut-être quand c'est plus difficile, qu'on est plus utile encore. Euh quand la situation est difficile, je le vois bien d'ailleurs. Bah, on compte encore plus peut-être sur un ministre. On a beau dire dans notre pays que qu'on critique beaucoup les hommes politiques mais au final on se tourne quand même beaucoup vers eux. Oui, ça c'est tout le paradoxe français hein. Oui. Oui. Oui. C'est tout le paradoxe français. C'est donner beaucoup de pouvoir à des gens qu'on adore détester. C'est voilà. Ben c'est c'est un peu ça. Ouais. Mais en même temps, on se tourne beaucoup vers l'état. Ouais. C'est comme ça. Je sais pas si c'est bien, si c'est pas bien, mais c'est comme ça. Euh aussi parce que la

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5e République a été très euh très organisé autour de l'État, très organisé avec de manière assez verticale quand même. Euh et d'ailleurs ce je pense que ce qui perturbe pas mal les Français en ce moment, c'est que cette verticalité, elle est remise en question par une assemblée nationale très complexe à gérer. Mais pour en revenir au sujet, moi j'ai pas hésité parce que parce que cet enjeu de la réindustrialisation, regarde ce que j'avais fait à Chalon, je me suis dit que ça pouvait être utile au niveau du pays, que je pouvais emmener cette expérience d'élu local d'un certain savoir-faire, de la nécessité effectivement de simplifier les implantations d'entreprises en y associant les collectivités locales. Et

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donc quand Sébastien Lecorn m'a proposé, j'ai dit oui. Bon, voilà. Et est-ce que vous en êtes maintenant que vous êtes en poste et vous avez vu la complexité des choses ? Euh moi je discutais avec euh quelqu'un qui a des postes aussi importants euh qui me dit enfin on avait quand même l'impression pardon de d'avoir cette formule mais il y a des moments c'est un peu d'être l'assistante sociale du truc, c'est-à-dire de voir passer des sujets, d'être là, d'écouter, mais parfois d'avoir un pouvoir qui est un petit peu un petit peu moins fort que ce qu'on voudrait pour l'action. Vous vous le vivez comment ça ? C pas non, ça vous êtes Ah non non non, je crois pas. Euh vous savez, on peut dire beaucoup de choses de l'administration mais en fait l'administration, elle a besoin d'être dirigée.

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Ouais. Euh je pense d'ailleurs que mon passé d'élus local qui dirigeait une collectivité sans doute quelque chose de très de très utile. Euh et j'ai jamais eu l'impression de ça fait pas très longtemps, vous me direz hein, ça fait 5 mois. Enfin, vous avez Mais j'ai jamais eu l'impression d'être un espèce de passager. Euh bien sûr qu'il y a une forme de continuité de l'État. Il y a des choses qui étaient commencées avant moi qui poursuivront après moi. Mais en même temps, je crois que chacun amène en tout cas à sa manière des priorités, une manière de défendre les dossiers et les sujets, l'argumentation qu'on y voit, ça le rôle du politique

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d'ailleurs. Mais c'est quoi votre jugement, enfin votre avis par rapport à ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale pendant des mois où nous, chef d'entreprise, on a regarder ça avec des yeux. C'est terrible. Voilà. Euh à midi, je je je rencontrais un certain nombre de de chefs d'entreprise et euh je leur disais euh "Mais vous avez le droit d'être en colère, vous avez le droit euh et je veux bien prendre tout sur mon dos si ça peut vous aider parce que euh finalement on a eu ces ces derniers temps, première séquence autour de l'été où on expliquait que que si tout allait mal, c'était la faute au boomer et au retraités. Et puis après, on a eu la séquence Zucman et où si tout allait mal

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pardon, c'est de la faute des riches et des chefs d'entreprise. et tout le débat budgétaire a tourné autour de ça, même si je pense que au gouvernement on a tout fait justement pour repousser ces un certain nombre d'horreurs qui étaient proposées en la matière mais pour autant ces messages ont été véhiculés véhiculés véhiculés véhiculés des mois durant plus un jour vous vous ouvrez votre téléphone et vous avez une alerte 53 milliards d'euros d'impôts supplémentaires décidé par l'assemblée. Bon non, c'est juste un amendement qui a été voté, adopté, peut-être des fois en commission. Bon, mais tout ça envoyé des messages euh je crois qui ont fait que au bout d'un

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moment, premier ministre, même si le budget est certainement pas parfait, mais je crois qu'il était nécessaire aussi pour notre pays, pour son image, pour son attractivité, bah de dire stop. Alors, peut-être que ce budget est pas le budget dont tu aurais rêvé tous les chefs d'entreprise, hein, et je suis prêt à parfaitement l'entendre. Mais je crois qu'on a essayé d'éviter un certain nombre de choses et de faire en sorte qu'au bout d'un moment, ben voilà, il fallait trancher, il fallait que le pays est un budget et que maintenant on passe à autre à autre chose et que malgré tout ça, moi je tire toujours un sacré coup de chapeau à à au chef d'entreprise parce que malgré tout ça, on a fait 0,9 % de croissance mieux que nos voisins allemands, mieux que nos voisins italiens

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avec une grosse dépense publique quand même. Ben, vous savez, nos voisins italiens par exemple aujourd'hui certes dans les ratios, on a l'impression que c'est mieux mais il bénéficient à plein de leur plan de relance européen où ils ont eu 200 milliards, nous 70 et eux ils sont à plein de en plein dedans. Donc on on verra quand ce plan sera terminé, c'est-à-dire à la fin de cette année 2026 et que il y aura plus les fonds européens, quel va être l'état des finances publiques italiennes aussi ? On verra très bien. Et ce que je ce que je vous disais juste avant, c'est c'est c'était un petit peu à la j'allais dire à l'ône de de votre réponse sur le sur l'Assemblée nationale. Vous avez vous des un certain nombre de prérogatives et vous venez de nous le

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dire, vous êtes dans l'action, vous avez l'impression d'être utile. Ça c'est le rôle du ministre directement et ensuite le rôle d'un gouvernement qui va défendre un budget. Donc on a pu constater, vous l'avez dit vous-même, que c'était pas forcément votre budget qu'il fallait faire avec, mais c'était comme ça. En attendant, l'impact du budget a naturellement euh enfin se sent tout de suite sur la compétitivité des entreprises et surtout les entreprises industrielles. Donc vous voyez, c'est est-ce que ça c'est pas désespérant de se dire on est dans l'action, on essaie d'aider. Euh moi, j'entends beaucoup de de chefs d'entreprise qui voient aussi des différences de ministre à l'autre et euh il y en a Mais ce budget, je je veux bien, mais ce budget aussi il y a quand même un effort

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supplémentaire de un peu plus de 6 milliards en direction de la défense. On va pas me faire croire que ces 6 milliards en direction de la défense ne vont pas aussi un peu servir tout notre tissu industriel. Donc certes, il y a des côtés négatifs, mais il y a encore un certain nombre de crédits pour accompagner à la décarbonation des entreprises qui sont présents. Il y a le crédit impôt recherche qu'on a maintenu alors que certains voulaient y mettre fin. Voilà. Oui, il y a des mesures qui sont complexes pour l'entreprise. Oui, il y a eu un débat qui a été un peu nuisible et nocif, c'est clair. Mais l'ambition de

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ce gouvernement de continuer à industrialiser le pays, elle demeure intacte. Par contre, on vit un moment qui est difficile. Voilà, on vit un moment qui est difficile et je crois qu'il a été nécessaire de sortir de ce moment néfaste pour l'attractivité de notre pays en matière de ce que nous renvoyons euh et que on ne peut pas dire aujourd'hui que tout est fini. Euh moi j'étais il y a 2 ans, j'étais pas à cette place mais il y a même pas 2 ans quand vous rencontriez les chefs d'entreprise le sujet c'est on narrive pas à recruter toujours. C'est il faut qu'on recrute toujours un peu là d'ailleurs toujours. Non enfin vous pouvez pas dire d'un côté tout va mal et de l'autre j'arrive pas à recruter. Vous voyez ce que je veux dire ? Je pense qu'on et et parfois c'est des bons

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problèmes. Quand je vais dans certains secteurs euh du pays, je rencontre certains chefs d'entreprise qui me dit rendez compte, j'arrive pas à recruter. Mais je dis mais c'est une c'est un bon problème quelque part parce que moi j'ai des chefs d'entreprise parfois que je rencontre qui me disent je vais devoir licencier et ça c'est plus inquiétant. Et on a des filières économiques aujourd'hui effectivement qui recrutent massivement. Euh j'étais euh dans la manche dans la manche euh autour de ce qu'on appelle le projet aval du futur euh avec euh Orano par exemple, c'est 6 ou 7000 personnes à recruter euh pour euh doubler nos capacités de traitement des déchets nucléaires euh à l'ague pour accompagner Naval Group pour c'est

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colossal. Et ça, comment vous l'expliquez dans un pays qui a quand même plus de 7 % de chômeurs qu'on est tant de mal à recruter ? Mais d'abord, il y a cer je pense que la notion de plein emploi est pas du tout la même en fonction des territoires. les territoires qui ont été marqués par les crises industrielles longues qui ont eu parfois des populations qui pendant longtemps ont été dans un chômage de masse un peu élevé sont des territoires dans lequels ben vous savez ce qu'on appelle le chômage structurel ou frictionnel c'estàd celui en dessous duquel on peut pas descendre je pense qu'il est plus élevé dans certains territoires

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et que dans d'autres effectivement va se situer autour de 4 5 % des fois la formule un peu rapide qui consiste à dire "Non mais moi envoyez-moi quelqu'un, je l'embau, je le forme et tout ça, c'est pas vrai." Oui, chef d'entreprise veut quelqu'un qui est quand même à peu près apte à commencer. Après, peut-être qu'il y a des réformes aussi à faire euh dans l'assurance chômage. D'ailleurs, les partenaires sociaux viennent de se mettre d'accord sur la question des ruptures conventionnelles, par exemple, euh que peut-être que dans notre pays euh il y a certaines situations où on n'incite pas assez euh à sortir du chômage sans doute où on a fait en sorte que les gens restent peut-être trop longtemps dans le chômage. Ouais. Avec l'impression parfois que le travail paye pas tant que ça entre le

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brut et le net. On parlait de réforme hein, c'est un petit peu autour de ça, ça un impact quand même. Ass B. Oui, on aura enfin le Premier ministre a eu l'occasion de le dire 2027 l'heure d'un certain nombre de choix vraiment structurel parce que regardez le regardez le le le paradoxe aujourd'hui, on a des systèmes d'allègement de cotisation sociale qu'on fait depuis des années. Pour quoi faire ? pour essayer de garder un peu de compétitivité pour nos entreprises euh mais qui ont été fait surtout pour compenser le coût d'un état providence qui est généreux dans notre pays et on est content de

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pouvoir se soigner, on est content d'avoir des retraites, on est content de quand on perd son boulot et que c'est pas forcément de sa faute de pouvoir être indemnisé. Voilà. Mais tout ça un coup qui est en plus avec le phénomène démographique de vieillissement de la population est de plus en plus important et que donc il va falloir effectivement pour la présidentielle de 2027 savoir si on prend ce sujet à bras le corps sans doute autrement que juste avec des quelques mesures paramétriques euh pour pouvoir faire en sorte bah que oui que le brut se rapproche du net parce que pour que le brut se rapproche du net, il faut que les cotisations sociales soient moins élevées. Ouais, vous savez parfaitement.

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Euh et et pour ça faut faire des réformes en profondeur, mais on n pas une assemblée nationale qui permet de faire des réformes en profondeur aujourd'hui. Donc 2027 ça sera des choix courageux. Et ça veut dire les Français le choix entre les démagogues Ouais. qui leur feront croire que tout peut continuer sans sans rien. Et puis ceux qui qui diront la vérité. Et donc ça ça veut dire que d'ici là vous pouvez enfin vous pensez quand même pouvoir agir d'un point de vue tail là si d'ici là on peut quand même agir. Moi je j'ai pris des mesures avec les services de l'État pour qu'on essaie de faire en sorte queon facilite encore plus les implantations d'entreprise. Ça ça veut dire réforme notamment du foncier enfin l'accession au fonciers tout ce qui sur l'accès au foncier sur l'accès au

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foncier. Moi, je veux donner beaucoup plus la main au préfet pour dire bah voilà ici il y a un foncier qui est disponible, il peut être clé en main. Allez-y, on y va, on y va. Donc si une grenouille, on va pouvoir construire quand même. Même si on trouve une grenouille, on va pouvoir construire. Je sais pas si on va même si on trouve une grenouille, on pourra on pourra construire. Mais en tout cas, moi je veux beaucoup faire plus enfin m'appuyer beaucoup plus sur le terrain euh et dans le dialogue entre élu locaux et préfet. Moi je l'ai fait chez moi, c'est comme ça que ça a marché. Donc si ça a marché en Son Loir, je pense que ça peut marcher ailleurs. Ouais. Ça c'est vraiment votre expérience de terrain. Vous qui avez justement et en plus de façon rapide

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puisqueentre le moment où nous on a commencé à discusité, vous étiez effectivement à Chalon. Je crois qu'on s'était donné rendez-vous en se disant voilà oui mais il y a la députation qui arrive donc on a repoussé puis le temps que on arrive ça y vous étiez ministre. Donc vous az vous avez quand même traversé les couches assez assez rapidement mais vous les avez traversé. Il y en a beaucoup quand même des couches. Est-ce que comment vous vivez ça vous qui avez été sur le terrain en tant que élu local et que maintenant vous avez un peu plus de hauteur ? Ben, je me rends compte dans les autres pays, il y en a autant. Ouais. Ouais. En fait, c'est l'histoire de tous nos pays euh qui fait ça. Que ce soit en Espagne, ce soit en Italie, même en Allemagne, il y a

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beaucoup de couches. Il y a beaucoup de couches. Euh la vraie différence en fait entre la France et la plupart des autres pays, c'est que les autres pays sont soit régionalisés ou fédéraux. H Ce qui est à peu près la même chose. Ouais. Euh alors que nous on a cette ce système très unifié euh où les règles sont partout les mêmes pour tout le monde et où parfois d'ailleurs on dit "Ah c'est pas bien parce que c'est rigide et machin." Et moi quand je vais dans d'autres pays, ils disent "Ah c'est vachement bien la France parce que on est à Bordeaux, on est à Nant ou on est à où on est à Chalon, bah les règles c'est à peu près les mêmes. Alors que nous industriel, bah dans notre propre pays, quand tu passes de la Catalogne à

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l'Andalousie, c'est pas les mêmes règles, pas la même fiscalité. C'est pas la même fiscalité, c'est compliqué. Euh on a des faut qu'on sache parler l'espagnol, le catalan et l'anglais. Euh voilà. Donc ne nous disons pas non plus que notre système français, il est aussi différent que ce que vivent que ce que vivent les autres. Par contre, il faut qu'on identifie mieux les acteurs. Ça c'est vrai. Moi, je crois beaucoup au fait que par exemple sur le développement économique aujourd'hui, il faut être clair, c'est interco sur le territoire et euh la région au niveau euh régional pour travailler euh sur la carte des formations, sur euh euh comment

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dirais-je euh le soutien à l'innovation, sur faire venir des boîtes, l'exogène pardon, et faire un un premier filtre parce que les boîtes, elles peuvent pas à l'étape à la porte de 1250 54 intercén d'ailleurs elles vont plutôt taper à la porte de l'État et après c'est l'État qui reréparti entre les régions en tout cas pour les pour les projets étranger. Et donc ça il faut que ça soit clair. Le patron du développement économique sur un territoire c'est le président de l'Interco. C'est le président de l'aglo, c'est le président de la métropole, c'est le président de la communauté urbaine et il a avec lui les outils pour le faire. le foncier, les mobilités et les transports, les questions énergétiques. Euh et comme ça le chef d'entreprise, il a un espèce de guichet

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unique vers lequel il se tourne et avec les régions, c'est il faut que ça il faut que ça soit hyper fluide. Voilà. Et tout ce qui est agence de l'État, ça c'est vous vous êtes pour le retour enfin le renforcement du pouvoir du préfet parce qu'on l'a un peu déshabillé aussi le préfet. Euh moi euh l'avantage des des des agences, c'est qu'elles ont plus de souplesse notamment budgétaire par exemple. Euh par contre, il faut effectivement qu'elle soit bien placée et d'ailleurs c'est ce que souhaite le premier ministre sous l'autorité des préfets. Donc ça ça va arriver. Et ça ça va arriver. D'ailleurs, c'est déjà arrivé par exemple l'ADEM désormais clairement sous l'autorité du préfet. Je pense que vous allez faire des heureux. Ben j'espère,

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j'espère. J'espère j'espère. Mais parce que effectivement on a besoin il y a rien de il y a rien de pire que parfois d'avoir le sentiment que l'État parle à plusieurs voix et ça d'ailleurs avec mon collègue Mathieu Le Fèvre à l'environnement c'est quelque chose sur lequel on essaie de réfléchir et de travailler parce que très souvent c'est des sujets voilà c'est soit soit Ber soit environnement en fait les les deux grosses administrations à qui on a à parler euh donc euh et et et on veut de faire des avec Mathieu aller avec en région et faire des revues de projets sur les projets stratégiques ensemble, voir s'il y a des choses qui bloquent et dans ce cas-là, en interministériel tous les deux, on essaie de débloquer les choses.

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On va essayer de mettre maintenant que les élections municipales vont être passées, que les acteurs locaux vont être installés, on va essayer d'aller faire ça dans les régions assez régulièrement. Donc ça c'est dans vos mains, ça peut avancer avant. Bon, c'est déjà un très bonne chose. Oui, mais vous savez comment dire faut moi je crois pas, j'ai jamais vraiment cru à tous les grands chocs de simplification. Bah, c'est devenu une blague en fait depuis Ouais. C'est devenu la running joke de regardez le le le projet de loi simplification, je crois qu'il est rentré à l'assemblée avec une vingtaine d'articles, il en ressort avec presque une centaine. Donc au final, ça veut dire produire plus de normes. H euh

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et de mon expérience, je je dis ça avec un peu de de recul et et avec modestie, mais j'ai j'ai remarqué que les acteurs finalement ils préfèrent une mauvaise règle à des règles qui changent tout le temps. La mauvaise règle, on finit par s'y adapter, on trouve les solutions, on discute avec les autorités locales souvent et on trouve les moyens de se faufiler dedans. Quand ça change tout le temps, l'instabilité permanente, qu'elle soit politique d'ailleurs ou juridique, alors c'est bien pour les conseils juridiques, mais pour le le cadre et l'environnement économique, c'est pas toujours ce qu'il y a de mieux. Et c'est pour ça que vous savez, on parle tout le temps de ces problématiques foncières sur

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l'environnement et l'environnement. Et c'est pour ça que moi je me bats pour qu'on ait j'ai donné la main au préfet pour qu'on ait plus de fonciers industriels clés en main, de sites industriels clés en main et des vrais clés en main. Parce que dans 99 % des cas, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Et quand le chef d'entreprise devient fou, le chef d'entreprise, il devient fou quand il a un foncier qu'on lui a proposé il y a quelques années, qu'il l'a acheté et puis que quelques années plus tard, après avoir construit sur une partie de la parcelle son premier atelier et qui veut agrandir sur la deuxième partie de la parcelle, bien que quelques années plus tard, il se rend compte qu'en fait son foncier, il est plus il y a une zone humide.

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Voilà machin. Donc il faut vraiment qu'on propose d'abord un, il faut que les fonciers privés, les chefs d'entreprise et ça avec les moi avec les organisations professionnelles, que ce soit le MEDF, la CPME euh je leur ai dit qu'il faut qu'on travaille avec les chefs d'entreprise pour que quand ils ont du foncier chez eux, faut qu'ils l'entretiennent pour que ça devienne pas une friche. Parce que si ça devient une friche, il y a une espèce naturelle protégée qui va s'installer ou il y a une zone humide qui va se créer. Et puis deux, que nous les collectivités, enfin je dis encore nous les collectivités, vous voyez que les collectivités euh et plus de sites industriel clé en main, de fonciers industriel clé en main à proposer parce que ça c'est l'assurance de la sécurité juridique

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pour l'industriel. Mais ça ça veut dire des études qu'on n'est pas obligé de refaire tous les 5 ans enfin quand elles sont ça veut dire que les collectivités elles prennent tout ça en charge. OK. et que quand vous arrivez, vous avez juste votre permis de construire et votre ICPE à déposer et que si en plus la Glo euh quand elle vous a reçu et qu'elle vous a accompagné sur votre foncier, elle a fait venir les services avec monsieur le sous-préfet ou le préfet de la Dréal pour bien étudier en amont votre projet et savoir si votre ICPE ça va être une autorisation, une déclaration ou un enregistrement, bah votre projet se passe bien. Et il y a j'ai plein d'exemples en France comme ça. On parle tout le temps de ce qui se passe mal, mais combien de projets se

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passent bien ? Parce que c'est organisé comme ça, parce que les la collectivité a pris les choses en main. Parce que dans une relation de confiance avec les services de l'État, on anticipe les choses. Bah ça, il faut que ça se déploie de plus en plus. Cette culture là se déploie de plus en plus. Donc ça ça veut dire que les histoires où il y a effectivement l'attribution d'un d'un territoire enfin je dire d'un terrain où on a le droit de construire, toutes les études ont été faites. À ce moment-là, il y a d'abord du temps pour le permis de construire puis on a un recours et puis le tribunal administratif met 2 ans à juger. Puis au bout d'un moment, vous arrivez à la fin des études. On est en train de travailler sur un décret euh pour que les recours au titre de

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l'environnement soit traité directement en cours administratif d'appel. Donc vous encadrez plus les recours ? Bah surtout on va gagner un an parce qu'on enlève la première instance en fait. OK. Directement en cours administratif d'appel. Euh donc on va gagner beaucoup de temps. Ça c'est le le le le le le premier élément. Deuxième élément, je pense qu' il y a des territoires qui ont gardé la culture industrielle et d'autres moins. D'autres qui l'ont perdu complètement même. Et donc c'est plus difficile de faire des projets industriels là où ils l'ont complètement perdu. H je dis quand je dis ça, j'ai pas la réponse à la question euh de ce qui peut se passer dans certains de ces territoires. Mais euh

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l'autre jour, j'étais à Dquerk. À Derk. Oui. Ou au creuseau. Ouai. Il y a jamais de recours sur les projets d'implantation d'usine. Jamais. Euh dans le grand test, j'ai pas beaucoup d'exemples de recours sur projet d'usine dans certains territoires à vocation industrielle. Et puis il y a des territoires qui ont une sociologie qui a changé, qui ont des belles façades maritimes et où la culture industrielle est un peu différente et où c'est parfois plus difficile et où on a beaucoup d'associations qui se montent et où il y a beaucoup de recours qui qui s'opèrent. Voilà. Bon ben, il faut travailler avec les huiles locaux et puis pour les autres territoires qui sont très attractifs et

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ben ça leur donne une chance aussi de rebondir parce que ces territoireslà, ils ont beaucoup souffert. Ouais. Ouais. Et moi quand je vois aujourd'hui à Dinquer au Creuse ce qui se passe et comme ça je parle pas de Chalon, et ben ça me fait plaisir. Et ben ça me fait plaisir parce que c'est des territoires qui méritent aujourd'hui d'avoir ce rebond là grâce à l'industrie parce qu'ils ont voulu garder la culture parce qu'ils ont toujours cru et qu'aujourd'hui quand il s'agit de faire des projets ben ça se passe bien. Voilà. Alors justement on parle de projet on a beaucoup parlé effectivement simplification. Qu'est-ce qu'on peut faire pour aller plus vite ? pour sortir aussi un certain nombre d'industriel d'un sentiment de on n arrive pas en France, on nous ennuie

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machin et cetera. Bon, avec ça reste des Français donc on aime bien râ nécessaire mais enfin il y a quand même il y a quand même eu un certain nombre de cas où ça se ça justifiait. Donc ce que je comprends de votre message, c'est que euh vous l'avez entendu et vous êtes en train d'améliorer un certain nombre de choses pour pas faire souvent on a proposé des fonciers qui étaient pas prêts. Souvent regardez les projets qui sont compliqués, ce sont des fonciers qui n'étaient pas prêts. On a dit tiens, il y a un beau projet là, ah bah là j'ai 200 hectares. Ouais mais ils sont prêts non ? Ah ouais mais il faut que ça soit prêt dans faut faut que ça soit prêt dans 6 mois. Alors on fait tout ce qu'on peut. Moi, j'ai eu des cas où c'était prêt. Il y a eu des recours ? Non, pire

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même pas. Bah, alors qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu On les a obligé à faire de l'archéo. Normal et alors c'est alors c'est que c'était pas prêt. Ah oui, voilà. Vous dites "Non, non, moi un un clé en main, il vous reste plus que votre permis de construire et votre ICPE installation classée au tille de la protection parce que ça, il y a que l'industriel qui peut le faire parce que ça dépend à l'activité que vous implantez." Donc ça veut dire vous faites toutes les études, l'archéo, les fait archéo, on fait fa flore quatre saisons, environnement dans tous les sens, on fait les voiries, on emmène les fluides, on met les bassins de rétention pour les eaux pluviales. Voilà, tout ce que l'on peut faire en amont est fait. Après, il y a des choses qui restent de la

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responsabilité de l'entreprise. Son bassin pour la sécurité incendie, il est lié à l'activité. Son ICPE, c'est lié à son activité. son bâtiment euh bah il le construit en fonction de son process industriel. Donc ça c'est le permis de construire et l'ICPE. Mais ça normalement si vous voulez vous avez pas de mauvaise surprise. Euh par contre effectivement si on vous voit un foncier et puis qu'on vous dit bah maintenant faut faire les études archéo et vous êtes pas loin d'une voie romaine Ouais ben on vous fait prendre un risque. C'est vrai. Et moi j'appelle pas ça un site clé en main. Jusqu'à présent, on faisait des appels à projet euh tous les 2 ans, enfin appel à manifestation d'intérêt tous les 2 ans en direction des intercommunautés en disant "Proposez-nous vos sites

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industriels clé en main, nous allons les labelliser." Ça c'est terminé. On a signé avec Françoise Gatel euh une circulaire qui a été adressée au préfet au début du mois, enfin fin, donc il y a quelques semaines à peine, pour leur donner la main, c'est et pour labelliser au fil de l'eau. Au fil de l'eau, pas tous les 2 ans, au fil de l'eau des fonciers qui sont clés en main. OK, très bien. Euh sur les secteurs, ouais, euh on parlait un petit peu pour préparer cette cette interview. Il y a quand même des des un écart, un grand écart absolument fou entre certains secteurs qui explosent, qui ont du mal à recruter et d'autres qui savent pas quoi faire pour éviter les licenciements,

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voire même qui qui sont dans des situations très difficiles où il y a des licenciements, voir des fermetures. C'est quoi votre lecture des choses ? Qu'est-ce qui est en train de s'opérer euh dans euh on va dire ce qui reste de l'industrie française, même si on est quand même sur quelque chose d'assez stable en tout cas depuis euh depuis le début du du on appelle plus ça mais du premier quinquena on va dire. Euh je sais pas si on a réindustrialisé mais en tout cas on a arrêté a priori la décroissance. Euh est-ce que qu'est-ce que vous voyez comme locomotive ? Juste sur le sur le constat pour qu'on soit bien d'accord. Euh la France s désindustrialisée. H

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euh 2005 1 million d'emplois industriels détruit et comme vous le dites, on a arrêté la courbe 2018-224. C'est pas moi qui le dit, c'est la fabrique de l'industrie. Ouais. qui rappelle qui dit 2018-2024 on recrée 180000 emplois industriels. Rappelle juste que l'Allemagne depuis le Covid a détruit 250000 emplois industriel. Euh ça c'est 2018-224 et là on vient de finir 2025 et on on commence 2026 et on voit bien qu'on a un moment de de bascule. Est-ce que ça redescend ? Est-ce que c'est stable ? Est-ce que ça repart ? C'est ça le sujet aujourd'hui.

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Et moi je vois une industrie contrastée entre des secteurs qui sont frappés de plein foués par ce qu'on appelle les surcapacités asiatiques. Ouais. Qui du fait du ralentissement du marché chinois puisque la croissance en Chine n'est pas à ce qu'ils annoncent puisqu'ils ont un plan. Donc il faut que le résultat à la fin de l'année soit le même que ce que lui qui a annoncé au début. Vous voulez dire que le Parti communiste chinois parfois ça a toujours été comme ça dirait des choses qui sont pas complètement sincères. Ça m mais sauf que on voit bien que tout le monde tous les toutes les études le montrent que la consommation intérieure chinoise ralentit. Enfin voilà phénomène démographique aussi ça ralentit. Les États-Unis de Trump qui sont fermés.

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Résultat ils produisaient gros comme ça. Leur marché intérieur se ferme le marché américain se ferme. Donc tout ça c'est pour nous. Tout ça vient chez nous et particulièrement sur l'acier, la chimie, la machine outil. Mais on fait peu de machine outil en France, ça concerne plus les Allemands. Euh où là, on voit bien que c'est si l'hérurgie, les clauses de sauvegarde arrivent. chimie qui est très fragilisée, la chimie est très très fragilisée qui sont complètement victime de ça. L'automobile qui est aussi aujourd'hui une industrie fragilisée, euh un peu plus de 2 millions d'immatriculations

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en 2019 et aujourd'hui 1600000 donc on a perdu un peu plus de 600000 immatriculations et on était à 3 millions. Il y a pas il y a pas et sans doute 3 millions, il y a encore un peu plus. Euh moi je me satisfais pas du constat qui est de dire bah c'est la faute la voiture électrique. D'abord parce que en plus la voiture électrique aujourd'hui tire tire le marché, elle est en croissance. Euh ensuite parce que ça commence à baisser certes avec le Covid et après mais à l'époque en 2019 je crois que les véhicules électriques représentaient 1,2 % des immatriculations et que aujourd'hui représente 25 %. Et j'ai du mal à expliquer que 25 % représentent 100 % des difficultés. Euh il y a eu une montée en gamme sur le

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thermique. Euh il y a eu des équipements de sécurité qui auparavant était optionnel qui maintenant sont obligatoires qui renchérissent aussi le coût des véhicules. C'est ça le sujet. D'ailleurs, il y a des changements de comportement. Ouais. Euh je sais pas si vous avez des enfants. Quatre. Quatre. Moi, j'ai un fils de 18 ans. Je lui ai rappelé qu'il fallait qu'il passe le permis. Oui, ça c'est sûr. Et et pourtant je c'est on n'est pas des on habite pas au cœur d'une grande métropole. Chanon sursun, l'agglomération, c'est 110000 habitants, hein. Euh et beaucoup de ses copains, c'est pareil. Euh on a développé massivement les transports collectifs et on a incité les pouvoirs publics à le faire. Et d'ailleurs, ça tire stom par exemple qui vend plus de train, plus de

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métro, plus de tramouais. Euh donc il y a un rapport à l'automobile à l'automobile qui a changé. Mais cela étant euh nous on travaille avec la filière automobile parce que c'est une industrie extrêmement importante pour nous et il faut que ça reparte mais on doit intégrer ça dans notre diagnostic. Et puis à côté de ça, il y a des filières industrielles qui euh je parlais des des transports avec Alstom par exemple. J'étais à Bfort où il recrute encore 200 personnes cette année. Euh vous avez le nucléaire. Nucléire c'est 10000 recrutements par an. Euh l'aéronautique, l'an dernier, ils ont recruté 25000 personnes. Euh le luxe euh qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il y a

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d'autre ? La défense, pardon, on en parlait tout à l'heure, qui tire notre économie. Voilà. Donc je pense que on peut pas enfin je dis pas que la situation est que tout va bien. Je dis absolument pas ça. Moi je préférerais qu' au lieu d'avoir 0,9 % de croissance, je préférerais qu'on ait 3 % de croissance ou 2 % de croissance et que comme il y a 2 ans, tout le monde vienne dans mon bureau en disant notre problème c'est de recruter. Bon il y en a qui viennent avec ça, on le disait tout à l'heure puis il y en a d'autres avec des industries qui qui font face à des difficultés à un marché mondial qui est pas là. Voilà, c'est c'est c'est ça le portrait aujourd'hui de notre industrie et donc il faut des réactions aussi au

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niveau européen, d'où la préférence européenne pour laquelle on se bat pour dire que quand on met en place des dispositifs de soutien à notre industrie, bah il faut qu'ils aillent euh aux industries qui font le choix de l'Europe. Comment d'ailleurs vous la vous la vivez ces c'est cette défense européenne ? parce que nous on est assez critique d'un point de vue géographique quand on voit le nombre de pays qui sont quasiment exttés en qui sont considérés quasiment comme des pays européens alors qu'ils ne le sont pas euh on parlait voyez on parlait voiture électrique on peut parler agriculture beaucoup de choses. Maroc par exemple, euh bah je je enfin aujourd'hui qui attire quasiment 50 % des investissements chinois dans la

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voiture électrique a quand même enfin bénéficie d'une porte je sais pas si elle est grande ouverte mais en tout cas elle est pas fermée. Comment est-ce qu'on gère ce genre d'exception où on a un effet d'annonce qui dit "ça y est, la préférence européenne est arrivée" puis on voit les paragraphe 8 et 9 où on se dit bah finalement il y a dû avoir une ego un peu compliquée avec certains états, alors on sait jamais lesquels mais on se doute qui fait que ça va moyennement nous protéger quoi. Ça vous a pas échappé que l'Union européenne c'est pas que la France ? Ça m'a pas échappé parce que si on avait tenu le stylo, c'est sûr que le texte sorti de la commission serait pas exactement celui-là. Hm. Euh, d'ailleurs, vous avez été assez mesuré, hein, sur le l'annonce. Vous avez fait

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partie des gens qui ont dit "Bon, on s'éte un pas mais bah, d'abord parce que le texte, en fait, il est pas fini. Euh c'est la proposition de la commission. Ouais. Après, il y a le travail du conseil et il y a le travail du parlement. Donc là, il y a moyen que c'est comme enfin si on devait comparer à notre fonctionnement en France euh quand il y a un projet de loi déposé par le gouvernement, ensuite il part à l'Assemblée nationale, il va au Sénat puis des fois il y a une deuxième lecture puis à la fin il est adopté. Donc là il y a un prochain rond. Donc il y a un processus européen qui est que la on a le texte de proposition de la Commission et je pense qu'il était important que au bout d'un moment il y a un texte qui sorte de la commission. Ce texte a mis sur la table la

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préférence européenne qui il y a quelques années était sans doute quelque chose d'inimaginable. D'inimaginable, c'est bien sûr. Et là où on a un désaccord, c'est que nous pensons que la préférence européenne c'est et que le made in Europe, c'est l'Union européenne que ça n'empêcherait pas de regarder au cas par cas. parce que euh la concurrence honnêtement de certains pays est une concurrence juste. Ouais. et que donc au cas par cas on puisse se dire qu'il peut y avoir des accords au

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cas par cas avec certains pays plutôt que la proposition telle qu'elle sort aujourd'hui la commission qui est de dire bah on intègre tout le monde puis on verra ensuite par acte délégué si on enlève des pays. J'ai crain je crains que par cette méthode là on enlève pas beaucoup. Donc maintenant on a tout un travail de pédagogie à faire. pour essayer d'inverser un peu cette manière de voir les choses et de parvenir à une préférence européenne qui soit d'abord faite pour le M in Europe et le vrai M in Europe. La semaine dernière, enfin non, c'était cette semaine, j'étais en Espagne et en Espagne, j'ai

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vu, je suis allé visiter une une usine Giga Factory de batterie qui est faite par la filiale de Volkswagen. Ouais. et j'avais la liste des projets de de Giga Factory en Europe, mais pas que pas que. Et là, avec mon homologue espagnol, je lui dis "Mais regarde là, tu as Giga Factory dont tu es très très fier. En fait, demain, si le mécanisme de préférence européenne est ouvert à tous les pays avec lesquels on a des accords de libre échange, bah au final, elle ta Giga Factory qui est ici en Espagne à Valence dont tu es très très fer, elle va être en concurrence directe avec un progrès, un projet de Giga Factory en Turquie, un projet de Giga Factory en

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Indonésie et je suis pas sûr que tu serais très content que l'argent européen des subventions éventuelles à des batteries qui seraient faites en Indonésie par de l'argent public européen européen puisse ensuite subventionner de l'achat de véhicule électrique. H donc il faut on a un travail de pédagogie à faire mais c'est passionnant et on va le faire. OK. Donc ça enfin en tout cas vous êtes lucide là-dessus. Il y a encore du boulot. Ah oui encore du boulot. Oui parce queil y a eu quelques effets d'annonce où on s'est dit ouais on a gagné. Il y a des choses bien. D'abord un, le fait que enfin quand même le principe de préférence européenne de l'inscrire rend quand même donne va donner quand même un cadre à des dispositions qui existent déjà et qui aujourd'hui peuvent

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être parfois un peu juridiquement fragiles. Je m'explique, aujourd'hui la France a mis en place l'écoscore sur les véhicules électriques. C'est la préférence européenne avant l'heure. Le cadre juridique européen va conforter cette position là. Euh donc ça c'est bien. Ce qui est bien aussi c'est que la préférence européenne c'est pas fermer l'Europe, c'est choisir un certain nombre de secteurs stratégiques qui peuvent être soutenus par des subventions comme l'achat de véhicule électrique ou l'aéronautique ou des choix politiques forts en direction de secteur industrie stratégique et aussi les marchés publics. Donc la préférence européenne, c'est pas une mesure protectionniste, c'est une mesure de

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soutien et de manière de d'envoyer l'argent public vers la production industrielle européenne et d'assurer finalement une base de production de valeur sur notre sur notre continent. C'est ça. Ensuite, dans l'industrie Accélérator Act, il y a tout un volet aussi investissement direct étranger où on met en place enfin parlier par exemple d'investissement chinois. Oui, un cadre pour que les investissements industriels de certains pays qui ont une part assez prédominante sur le marché euh et bien soit soumis à des autorisations et à un cadre qui fait que ben faut une jeune venture, faut que celui qui vient de l'étranger, il a que 49 % des actions qu'assure qu'il y ait

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du transfert de technologie, queil y ait une grosse part de la valeur ajoutée qui soit faite ici. Donc ça c'est très bien. Oui. Et c'est dans le texte. Donc bah on va travailler. Voilà. Autre question euh importante, il y a eu euh beaucoup de débats euh à l'Assemblée, il y a eu beaucoup de euh de de polémiques, c'est sur la PPE. Euh tout tout ce qui finalement euh doit être normalement euh une une planification énergétique et où on a l'impression quand on est parfois dans les territoires et dans les entreprises que c'est des choses qui se négocient plus de lobby à lobby et de partie à partie. que avec une réflexion qui est un petit peu plus posée et planifiée sur

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les véritables besoins de la France en en énergie et comment est-ce que ça peut se découper, j'allais dire en fonction des technologies qui produisent de l'énergie. C'est quoi votre sentiment sur ça ? La France, elle a besoin d'électricité. H et donc cette PPE, c'est une PPE électrification. D'ailleurs, un plan d'électrification ça a annoncé avant l'été en lien avec cette PPE. Maintenant, l'électricité, comment on la produit ? On a fait un choix clair en faveur du nucléaire et du renouvelable. Et du renouvelable euh qui euh prend en considération tout ce qu'on s'est dit depuis le début, c'est la capacité à le faire. Bon, je crois qu'on

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a tous compris que sur l'éolien terrestre, c'était un peu compliqué. Hm. Donc on s'est plutôt concentré sur euh l'éolien euh offshore que par contre sur euh le le solaire. Ça c'est c'est quand même cher hein le mais c'est cher aussi. Ouais. L'éolien offshore c'est c'est c'est cher oui et non. Euh parce que on voit bien qu'au fur et à mesure on a des équipements beaucoup plus performants, on a des capacités à produire qui sont beaucoup plus massives et donc le prix il finit par baisser et être plus compétitif. Donc là, c'est un paris sur l'avenir pour dire au début d'une technologie, ça et puis de toute façon, si on veut électrifier plus et électrifier rapidement, euh nos premières centrales, elles arrivent en 2038. Donc bon euh il y a un moment, faut savoir ce qu'on veut. On peut pas dire

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on veut électrifier et puis tout muser uniquement sur le nucléaire, ça ne marche pas. et les usages parce que et il faut maintenant passer à l'électrification et aux usages. Euh donc euh véhicule électrique, on garde le cap. Euh pompe à chaleur, on garde le cap et puis on est en train de regarder secteur par secteur pour développer effectivement les usage de de de l'électrique y compris au domicile, y compris dans l'industrie. Voilà, pour suivre un cap d'électrification de notre économie et des usages du quotidien. Parce que là, on a quand même des centrales nucléaires qui sont vraiment pas à fond, hein, qui sont 70 même pas 80 % de capacité. Est-ce que enfin il y a un certain nombre de personnes là nos centrales elles tournent à plein

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hein. Ouais. Ah oui oui. Bah et d'ailleurs je peux vous dire que dans la crise que l'on traverse en ce moment Oui. Là c'est euh on est plutôt l'Europe toute l'Europe peut dire merci à la France d'avoir un parc nucléaire qui fonctionne hein parce que du coup fameux truc là du RN là machin. Euh du coup le poids du gaz, il est très faible et particulièrement faible en France et il est particulièrement faible du coup aussi pour les autres parce qu'on exporte de notre électricité nucléaire. Donc merci la France. Non mais ça c'est sûr. Le le le Ouais mais pourquoi Ouais mais c'est important aussi on passe notre temps à pas être fier de nous-mêmes. Ah mais ça tout à fait mais oui mais mais mais il y a pas tant de pays que ça et je pense que ce sera

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peut-être notre mot de la fin. C'est le seul. Il y a pas tant de pays que ça qui savent faire tout ce qu'on sait faire. Il y a pas tant de pays que ça qui ont été capables d'envoyer un porte-avion et un certain nombre de de bateaux. C'est sûr, ça fait ça fait drôle aux anglais là. Non mais moi j'ai vu sur les réseaux sociaux cette vidéo, on disait "Ah, il y a 30 ans c'était merveilleux parce qu'on faisait des centrales nucléaires, on voyait une voiture qui décollait d'un porte-avion, on avait le TGV et puis on avait le Concorde." Bon bah, on a plus le Concorde mais on a Airbus, des centrales nucléaires, on en lance des nouvelles des automobiles, on sait toujours en faire. On sait toujours en faire. Et même dans l'électrique qui est une technologie euh qu'on apprend et ben la

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R5 électrique est la voiture la plus vendue euh en France. Voilà. Donc euh arrêtons un peu avec ça. Arrêtons un peu avec ça. Il y a des difficultés. Oui, il faut prendre les problèmes à bras le corps. Oui, mais la France est un grand pays. Oui, la France est un grand pays et quand les Français arrivent à être fiers d'eux-même, bah on arrive à faire des choses assez extraordinaires. Alors, moi, je terminerai sur ça. On est des résistants, n'est-ce pas, les FFI ? Nous sommes des résistants. Qu'est-ce que la France est un grand pays quand elle décide d'étonner le monde. On l'a vu pour la reconstruction de Notredame et pour les JO où il y a eu des lois spéciales qui ont permis d'aller beaucoup plus vite. Le seul moment historique où les Français sont pas engueulés hein finalement.

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Pourquoi est-ce qu'on fait pas ça avec l'industrie ? Pourquoi on dit pas "Allez loi spéciale", on cloisonne les choses. On a pu le faire pour des choses symboliquement merveilleuse parce que une fois encore, je pense que vous prenez les exemples de trucs qui pouvaient pas marcher. Je je vous donne un exemple. Euh désolé, je vais reparler de Chalon, mais au moins c'est concret. C'est bien. On vient tous de quelque part. Bon bah voilà. Non, je tiens, je vais pas parler de Chalon. J'ai rencontré il y a pas longtemps le patron de Vorverk qui fait le Thermomix allemand. Qu'est-ce qu'il m'a dit le patron de Vorvec ? Il m'a dit "J'ai construit mon usine en France deux fois plus vite que si je l'avais fait en Allemagne.

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Sans doute parce que effectivement il y a eu une bonne organisation locale. Je vais vous prendre maintenant l'autre exemple à Chalon. Usine de pompe à chaleur, pas sur un petit terrain de 300 m². 19 hactares. 19 hactares. Donc je fais pas de pub. Je vous dis pas qui construit cette usine. Ils m'ont annoncé en octobre 2023 que ils avaient ils prenaient la décision de construire cette usine sur l'ancien site de Kodak sur un terrain de 19 hectares. Août 2024, moins d'un an plus tard, il commence le chantier. C'est en France. Donc c'est possible, c'est pas aux États-Unis, c'est pas en Chine. Donc c'est possible. Il faut qu'on ait des fonciers clairs, qu'on ait

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une organisation territoriale et administrative claire et que la volonté de réindustrialisation qui passe par l'association de l'État, des chefs d'entreprise et des acteurs locaux, elle continue à être affirmée. Et c'est pour ça que je dis faisons attention en ce moment, arrêtons de dire que que nous ne serions pas ce grand pays capable de faire des choses. Si, parce que sinon on va casser le moral de tout le monde et on n'y arrivera pas. Oui, il y a des difficultés. Je suis premier à les vivre. Je peux vous dire je v des moments pas rigolos quand des dossiers arrivent sur mon bureau parce que ce sont pas des dossiers derrière ce sont des gens. Ce sont des familles, ce sont des des familles qui vont perdre leur job. Voilà et j'en ai plein en ce moment. Bon mais à côté de ça aussi, on

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est capable de réussir les trucs. Il faut pas changer grand-chose, faut être un peu mieux organisé parfois. Bon ben très bien monsieur le ministre. Merci beaucoup et j'espère qu'on on pourra compter sur vous pour l'inauguration du club FFI à Chalon dans quelques temps, mais ça vous nous le direz hors caméra. Ça marche. Merci. Merci.