Les candidats à l'élection présidentielle 1969 |Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 27 %Défensif 9 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Fait
« lorsque l'on sait comment Monsieur Marcelin est devenu ministre de l'intérieur lorsque l'on sait que le pouvoir Gauliste s'est institué à l'issue d'un coup d'État militaire le 13 mai 1958 »
- 18:46Fait
« l'hostilité au par le gouvernement aux revendications de la classe ouvrière et de l'ensemble des masses laborieuses ainsi que la carence du gouvernement en matière d'éducation nationale furent à l'origine des événements de mai et de juin ça c'est indiscutable »
- 19:31Fait
« on voit très nettement que ma candidature est désavantagée par rapport à certaines autres ce qui veut dire que même certains qui parlent d'objectivité ont un sens très relatif de l'objectivité elle-même »
- 20:14Chiffre
« il y a eu 15 milliards de francs qui se sont qui sont partis à l'étranger et on voudrait bien connaître l'identité de ceux qui ont joué le deut che Mark contre le franc »
- 24:40Fait
« avez-vous vraiment l'impression que les responsables ont l'intention de répondre à cette espérance que vous avez formulé »
- 30:28Fait
« contre la dictature des technocrates contre une information dirigée contre les atteintes aux libertés communales contre une politique de logement absurde contre le carcan dirigiste contre la force participation contre le sort fait au rapatriés et aux expropriés »
- 52:15Fait
« le responsable nous les connaissons et le principal d'entre eux celui qui a eu la charge in tendance pendant plus de 6 ans appelonsle par son nom c'est Monsieur George bonpidou »
- 55:09Chiffre
« la France est celui de ces pays où les salaires ont augmenté le plus lentement les salaires constant mon const prix plus vite prix de la vieugmenté plus vite que chez nos partenaires »
- 56:34Fait
« quand on pense au piétinement du logement de la construction je dis qu'il n'y a pas un mallogé en France qui devrait voter pour ceux qui sont responsables de cela »
- 1:03:23Fait
« je n'ai pas confiance en sa politique il veut tout changer dit-il pourquoi n'a-t-il pas fait hier quand il était au pouvoir »
- 1:04:48Fait
« l'ORTF information téléguidé opinion le reformé nous en reparlons dans une autre émission mais également la main mise sur l'état des agents de l'État qui deviennent des agents de propagande »
- 1:05:32Chiffre
« l'impôt direct a augmenté de 50 % l'impôt indirect de 80 % »
- 1:06:14Fait
« la France se ruine par ses dépenses de prestige et sa puissance industrielle est en retard quand on regarde à côté de nous en Allemagne ou en Italie »
- 1:08:28non_speechChiffre
« chiffrer àprès de 2000 milliards d'anciens francs par an toutes ces dépenses »
- 1:08:40non_speechChiffre
« le budget est déjà en déséquilibre près de 1000 à 12 milliards »
- 1:09:11non_speechPromesse
« je vous ai offert un contrat 12 points qui a été publié avant le premier tour »
- 1:09:54non_speechFait
« la France n'est calme que parce qu'elle attend une gestion nouvelle »
- 1:12:44non_speechFait
« ma campagne à moi restera ce qu'elle a été une campagne d'idée une campagne politique et non pas une campagne personnelle »
- 1:13:27non_speechFait
« vous avez à élire un Président de la République à choisir entre Pompidou ou Po pour libérer la France du clan politique qui la domine »
- 1:14:33non_speechFait
« pour la première fois depuis plus de 50 ans nos soldats vos fils vos frères vos maris ne se battent plus nulle part sur la terre »
- 1:15:17non_speechFait
« en 1962 le général de Gaulle m'a nommé d'emblé Premier ministre »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
pour la première fois un militant révolutionnaire a la possibilité de s'exprimer devant vous cette possibilité n'est pas le résultat d'une quelconque élection cette possibilité n'est pas non plus le résultat de la bonne volonté de l'officine de propagande gouvernementale qu'est aujourd'hui l'ORTF si je peux m'exprimer aujourd'hui devant vous c'est grâce à l'extraordinaire mouvement de 100 millions de travailleurs en mai 1968 récemment monsieur Marcelin le ministre de l'Intérieur nous expliquait que le pouvoir était dans les urnes et qu'il n'était pas dans la rue en fait lorsque l'on sait comment Monsieur Marcelin est devenu ministre de l'intérieur lorsque l'on sait que le pouvoir Gauliste s'est institué à l'issue d'un coup d'État militaire le 13 mai 1958 nous pouvons calmement demander à Monsieur Marcelin si ce pouvoir il l'a pris par les urnes il l'a pris par les élections ou si au contraire il n'a pas utilisé la violence pour devenir ministre de l'Intérieur il est clair que pour nous jamais la gauche socialiste ne peut envisager de prendre le pouvoir d'imposer ses solutions à l'aide des élections ou à l'aide d'une quelconque consultation électorale toutes les expériences vécues en France ou dans d'autres pays montre que soit la gauche développe un programme de droite et à ce moment-là bénéficie des voies de droite et peut effectivement obtenir une majorité gouvernementale ce qui est aujourd'hui le cas de Monsieur Wilson en Angleterre ce qui fut le cas de guimolet ou mitran en France mais lorsque cette gauche développe un programme beaucoup plus avancé un programme qui ne peut plus bénéficier du soutien de la bourgeoisie alors cette bourgeoisie est prête à violer sa propre légalité et à imposer ses solutions par des coups de forces militaires on connaît l'exemple de la Grèce et du régime fasciste qui règne aujourd'hui on connaî l'exemple de l'Indonésie on connaît aussi l'exemple de l'Espagne républicaine en fait nous ne faisons absolument aucune confiance au bulletin de vote nous pensons et Mai 68 l'a montré que les travailleurs possèdent leurs propres moyen de lutte en mai 68 par des manifestations par des occupations d'usine les travailleurs ont réussi à imposer ce qu'aucun bulletin de vote n'avait pu faire auparavant c'est-à-dire faire reculer le pouvoir faire reculer l'état fort quiétait l'état Gauliste en quelques semaines l'état Gauliste a donné ce qu'il n'avait jamais accordé en 10 ans de pouvoir mais pour nous mai 68 ne sera pas un anniversaire que nous fêterons comme d'anciens combattants ni un enterrement ce que s'est force de faire aujourd'hui la totalité des partis de la gauche officielle mais fut pour nous un immense espoir et ce que nous nous efforcerons de faire à travers cette campagne que nous voulons avant tout une campagne militante c'est d'expliquer ce qui s'est passé durant ces journées c'est d'en tirer tous les enseignements de montrer toutes les carences aussi du mouvement de Mai de façon à armer les étudiants les travailleurs pour les prochaines luttes qui ne seront pas qui ne peuvent pas être des luttes électorales les enseignements sont extrêmement nombreux on nous a expliqué pendant des années qu'il n'y avait plus de classe ouvrière que le régime capitaliste néocapitaliste avait résolu toutes ces contradictions que aujourd'hui il était capable d'augmenter de façon permanente le niveau de vie or que voyons-nous et les travaille d'ailleurs l'ont vu en mai 68 il existe des centaines de milliers de chômeurs il existe aujourd'hui des dizaines de milliers de jeunes sans emploi ou lorsqu'il trouvve un emploi dans une usine généralement le trouvve pour des tâches qui ne correspondent pas à leur qualification professionnelle aujourd'hui dans les entreprises les cadences augmentent avec la perspective d'augmentation du profit en mai 68 parM les travailleurs ont pris conscience que le problème n'était plus de se battre pour telle ou telle réforme pour 2 ou 3 % d'augmentation immédiatement reprise par le patronat mais qu'il était nécessaire pour faire aboutir leur principal revendication de transformer radicalement la société et de prendre en main eux-mêmes les centres de production c'est ce qui a commencé à être fait par les occupations d'usine par la mise en route par les travailleurs eux-mêmes dans C localités des usines mais sans les patrons une période de véritable liberté arigné sur la France pendant ce mai ce mois de mai 1968 à cette époque nous disions que tout était possible et on nous a traité de gauchiste d'enragés mais lorsque l'on regarde de près la situation lorsqu'on lit tous les ouvrages qui paraissent aujourd'hui sur cette période lorsqu'on voit la panique qui régnait dans les bureaux ministériels désertés pour la plupart lorsqu'on voit dans quel état d'isolement se trouvait cette grande bourgeoisie couper des travailleurs couper des étudiants couper des couches moyennes couper de la petite paysannerie on peut comprendre qu'effectivement à cette époque si les partis ouvriers avaient donné une véritable alternative politique une alternative socialiste permettant d'offrir la perspective d'un gouvernement des travailleurs et donnant aux travailleurs les moyens de lutte pour obtenir un tel but alors la situation aurait complètement changé alors nous ne nous prononcerions pas aujourd'hui dans cette période électorale pour savoir si nous devons avoir un Pompidou ou un poè à la tête de l'État aujourd'hui en l'absence de Lutte Ouvrière la bourgeoisie a pu restabiliser provisoirement son système elle s'est même permis le luxe de renvoyer de Gaulle à colomber les deux églises il est clair que de Gaulle a permis en mai 58 d'assurer un changement décisif dans les institutions mais après mai l'instabilité du régime est apparue de Gaulle avait perdu énormément de prestiges et face aux nouvelles luttes possibl et prévisiblebl la bourgeoisie a compris qu'il était nécessaire de se séparer de de Gaules pour envisager un régime capable de d'affronter la classe ouvrière dans les mois à venir deux candidats s'offrent à nous poè et et Pompidou chacun présentant un programme extrêmement différent comme vous pouvez en juger l'un est pour le mouvement dans la continuité l'autre est pour la continuité dans le mouvement Voilà la démocratie voilà le choix décisif qu'on nous impose aujourd'hui mais ceci est possible parce que face à ses candidats la gauche officielle n'offre aucune alternative plusieurs candidats se proposent mais nous pouvons leur poser la question où étiez-vous en mai lorsqu'il ne s'agissait pas de voter lorsqu'il y avait ces luttes ouvrières lorsqu'il y avait ses grèves où était molet où était de fer où était mitran cette question mériterait une réponse mais je crois que tout le monde déjà peut la donner ce combat de mai elle n'a pas su l'amener aujourd'hui elle se présente contre la 4e République contre le retour à ses mœurs mais demain defer mitran molet et les autres viendront nous dire il faut s'opposer nous sommes contre les murs de la 5e République ce qu'il faut comprendre c'est comment avons comment est-il possible d'arriver à une telle situation un an après Mai 68 en fait la gauche vit sur deux mythes qui la paralysent la croyance au bulletin de vote et la croyance dans cette fameuse union de la gauche pour nous et nous le disons clairement nous sommes contre cette union de la gauche car ce terme ne recouvre aujourd'hui absolument plus rien si la gauche signifie une place géographique au Parlement c'est-à-dire à la gauche du président du Parlement alors bien c'est une définition géographique mais si il s'agit d'un programme politique alors nous pouvons poser la question est-ce que lorsque julemoc était ministre de l'Intérieur et faisait matraquer les mineurs était-il plus à gauche que Marcelin est-ce que guimelet était un homme de gauche lorsqu'il envoyait les parachutistes à suè est-ce que mitran était un homme de gauche lorsqu'il parlait d'Algérie française nous ne connaissons pas nous une gauche nous connaissons une classe ouvrière nous connaissons des organisations qui défendent les revendications de la classe ouvrière mais nous ne pouvons pas aller au-delà l'Union qui est nécessaire à l'heure actuelle pour aboutir à une transformation radicale de la société c'est l'union de tous les travailleurs permettant par la suite une alliance de la classe ouvrière unie sur un programme socialiste avec les couches moyennes nous nous refusons quant à nous à rentrer dans ce jeu des politiciens de gauche quel qu'il soit mai 68 a fait apparaître en France un nouveau courant communiste courant communiste pour qui le socialisme est tout à fait autre chose que la caricature qui existe aujourd'hui en Union soviétique pour pour nous le socialisme ce n'est pas les camps de concentration pour nous le socialisme ça ne peut pas être un régime qui met comme en Union soviétique les intellectuels en prison qui empêche toute démocratie ouvrière qui n'hésite pas à rétablir ce qu'il appelle la légalité d'un pays frère en envoyant des troupes d'occupation comme cela a été fait en Tchécoslovaquie ce nouveau communisme ce nouveau courant d'avant-garde n'existe pas seulement en France il existe à l'heure actuelle dans toute une série de pays d'Europe d'Amérique latine et même aux États-Unis ce socialisme aujourd'hui n'est pas incarné par bregnef ou cossigin mais beaucoup plus incarné par T Gevara et nous pensons que Mai 68 rend tout à fait actuelle la fameuse phrase de T Gevara le devoir de tout révolutionnaire est de faire la révolution lorsque l'on voit comment les occasions ont pu être manqué en 36 en 1946 47 et récemment en 1968 nous nous apercevons et il est clair aujourd'hui que le titre de communiste ne se mérite pas en achetant une carte ce n'est pas un monopole d'un parti c'est un titre qui se mérite à travers la participation aux actions de la classe ouvrière c'est un titre qui se gagne dans la lutte de classe en ce qui nous concerne nous nous envisageons à travers cette campagne électoral de rendre compte du combat mené en mai par 100 millions de travailleurs et de donner les moyens de le poursuivre Jacques Ducla vous allez le voir apparaître dans quelques instants sur le petit écran mais permettez-moi auparavant à moi qui suis un de ses camarades de vous le présenter brièvement ce qui me frappe d'abord dans la vie de Jacques Ducla c'est la fidélité inébranlable à ce qui fut l'idéal de sa jeunesse quand il choisit de lutter pour le socialisme Jacques lucla peut-être certains d'entre vous le savent est né dans une famille modeste dans les Hautes Pyrénées dès l'âge de 12 ans il doit gag gagn son pain il est apprenti d'abord à Tarbe ensuite il monte à Paris comme on dit où il se lit avec les socialistes comme jores et Anatole France il a 18 ans quand éclate la guerre il est mobilisé il est à Verdin il est blessé et au lendemain de la guerre il entend l'appel des de l'ENIL au travailleur du monde entier et il est un des condateurs un des fondateurs du parti communiste français désormais on peut dire qu'il sera mêlé à toutes les luttes ouvrières puisqu'il est membre à la direction du Parti communiste il est député bientôt en 1936 il est un des grands leaders du Front populaire et sous l'Occupation hitlerérienne où sa tête est mise à prix il joue un rôle de premier plan sur le sol de la patrie dans l'organisation de la résistance et de l'insurrection nationale et c'est à cette époque je m'en souviens que si je peux me permettre une un souvenir personnel que le jeune étudiant contestataire que j'étais lu pour la première fois le nom de Jacques Duclot sur une feuille polycopiée qui était jeunni qui était S qui était froissé et qui avait pour titre l'humanité je dois dire que je m'en souviens encore en tout cas depuis la Libération Jacques Duclot a poursuivi le combat pour les grandes causes qui éclairaient ses espoirs d'adolescents qui s'agissent de la défense des revendications des travailleurs français ou qui s'agisse aussi de manifester sa solidarité avec les travailleurs des pays coloniaux tel est Jacques Ducla qui aurait pu comme tant d'autres choisir de faire carrière et qui a préféré être un militant il est un homme politique mais il n'a jamais été un politicien jamais son nom n'a été mêlé au moindre scandale et même des journalistes qui ne partagent pas ses idées ont tenu à rendre hommage à son honnêteté à son intégrité au cours d'un demi-siècle qui a été fertile d'un événement de toutes sortes et en tragédie aussi bien il n'a pas cessé de mener le même combat courageusement généreusement sans jamais dévier de la voix qu'il s'était tracé et je me souviens encore de la réflexion peut-être mélancolique que fut un jour François Moric aux obsèqu de Marcel Cachin qui fut un compagnon de lut de Jacques Ducla et qui fut le directeur de l'humanité toute une vie au service de la classe ouvrière disait François moriaac toute une au service de la classe ouvriire cela mérite le respect et bien je crois que Jacques Duclot pour les mêmes raisons mérite le même respect Jacques Duclot je ne t'appellerai pas monsieur le Président et je vais te tutoyer je sais que je cours le risque de choquer ou de surprendre tout au moins un certain nombre de téléspectateurs mais nous nous connaissons depuis longtemps nous menons le même combat nous sommes des camarades des amis et il y a entre nous quelque chose de très fort et de très précieux qui s'appelle la fraternité alors pourquoi faire du cinéma si j'ose ainsi m'exprimer peut-être ce n'est pas conforme aux usages mais c'est conforme à la réalité puisque nous nous tutoyons dans la vie est-ce que tu es d'accord tu as bien raison de me tutoyer puisque nous tutoyons ailleurs et comme ça nous ne faisons pas du cinéma ni du théâtre c'est la vie tout simplement bien alors un autre problème c'est que je n'ai guère l'habitude à la télévision de poser des questions et que je me bat en général pour défendre mes idées et a difficulté de te poser des questions c'est que je connais en général la réponse puisque nous défendons l'un et l'autre à la même politique mais comme je reçois beaucoup de lettres à l'humanité à l'heure actuelle je voudrais me borner aujourd'hui à être l'interprète l'intermédiaire de ces lecteurs auprès de toi pour que tu puisses répondre aux questions qu'il se pose alors Jacques Duclot une première question qui revient souvent n'aurait-il pas été préférable qu'il y une candidature unique de la gauche ben nous avons pensé nous-même au Parti communiste français qu'il était préférable qu'il y ait une candidature unique de la gauche et à cet effet nous avons fait des propositions au Parti socialiste nous avons demandé que on élabore ensemble un programme commun aux formations démocratiques et aux organisations professionnelles après quoi on aurait pu procéder à la désignation concerté d'un candidat unique de la gauche malheureusement la réponse du parti socialist e a été négative le congrès socialiste d'alfville a désigné Gaston de fer et à partir de ce moment-là toute possibilité de désignation d'un candidat unique était avait disparu c'est dans ces conditions que le comité central de notre parti a été amené à me désigner comme candidat à la présidence de la République et le soir même de ma désignation j'ai donné à ma candidature la signification d'une candidature d'union des forces ouvrières et démocratiques par conséquent voilà la réponse que je puis faire à cette question elle est simple elle est claire elle est un effet parfaitement clairire mais voilà nous sommes dans la situation suivante c'est qu'en définitive il n'y a pas me semble-t-il enfin un certain nombre de de candidats à gauche et un certain nombre de candidats en droite en définitive le le choix essentiel devant lequel se trouvent posés les électeurs c'est le choix entre la poursuite sous une autre forme de la politique qui étaé mené hier et une nouvelle politique que tu es le seul en effet à défendre oui il y a deux politiques qui s'affrontent mais elle c'est cette politique elle est représentée en ce qui concerne la politique nouvelle c'est moi qui la représente et il y a des candidatures de division dont l'importance est ce qu'elle est mais en face de nous il y a la politique réactionnaire qui a deux défenseurs deux candidats monsieur Pompidou et Monsieur poè monsieur Pompidou c'est le candidat de la continuité puisque il est le candidat de l'UDR il est le candidat en quelque sorte officiel le candidat du gouvernement et bien il est le représentant d'une politique que nous avons été amenés à jugé depuis déjà longtemps au fond le bilan de 11 ans de politique est assez lourd et si N pour ne reprendre que quelques points je peux constater ceci c'est que l'hostilité au par le gouvernement aux revendications de la classe ouvrière et de l'ensemble des masses laborieuses ainsi que la carence du gouvernement en matière d'éducation nationale furent à l'origine des événements de mai et de juin ça c'est indiscutable au surplus on peut constater que le gouvernement avait par exemple sur le plan de l'information fait de l'ORTF son instrument de propagande alors que nous considérons comme nous l'avons déjà dit comme nous l'avons dit dans un projet de statut que nous avons élaboré à cet effet que l' RF n'appartient pas au gouvernement c'est un service public qui appartient à la nation et puisque je j'ai l'occasion de m'adresser aux françaises et aux Français sur le petit écran je veux dire que nous communistes nous demandons la réintégration des journalistes qui ont été licenciés l'année dernière pour avoir demandé l'objectivité de l'information à l' RTF et puisque je parle d'objectivité je suis bien obligé de reconnaître qu'encore aujourd'hui à l'ORTF en deors évidemment de cette émission électorale et dans d'autres moyens d'impression d'expression plus exactement et bien on voit très nettement que ma candidature est désavantagée par rapport à certaines autres ce qui veut dire que même certains qui parlent d'objectivité ont un sens très relatif de l'objectivité elle-même donc ce gouvernement la politique gouvernementale a ce bilan négatif euh que nous sommes amenés à juger de plus il faut bien dire que dans la dernière période il y a eu la la spéculation la spéculation qui a fait euh qui a fait de bonnes affaires puisqu'il y a eu 15 milliards de francs qui se sont qui sont partis à l'étranger et on voudrait bien connaître l'identité de ceux qui ont joué le deut che Mark contre le franc parce que vous qui m'écoutez vous français et français qui m'écoutez vous n'avez pas vous exporter des milliards en Suisse pour jouer le de sur le de chez Mar moi non plus je nen ai pas exporté mais il y en a qui l' on exporté et les noms de Cuxa vous ne les connaîtrez jamais ils sont cachés parce que on ne veut pas frapper les spéculateurs ça aussi c'est un des traits de la politique menée par le gouvernement de cette politique qu'il faut combattre et à ça nous voulons opposer nous une politique de démocratie avancée cette démocratie avancée doit l'être dans tous les domaines économiques social politique et elle doit préparer dans notre notre esprit la marche au socialisme pour notre pays une marche pacifique qui sera fondée sur la volonté populaire car nous ne pensons pas que ce sont quelques minorités qui peuvent imposer leur volonté c'est le peuple lui-même qui doit foroger son destin et nous avons confiance dans la force créatrice du peuple et dans sa volonté de changement voilà voilà par conséquent la politique de changement que nous opposons à la politique que défend monsieur Pompidou en tant que candidat officiel et et oui justement c'est et que défend aussi c'est la question que je voulais te poser parce que certains disent mais monsieur poè et Monsieur poè défend exactement la même politique c'est si vrai c'est qu'il ne veut pas dissoudre l'Assemblée national parce qu'il veut collaborer avec les députés Gaulistes qui sont en majorité dans cette Assemblée nationale voilà qui est significatif ça veut dire que ce qui veut dire que les hommes qui sont les véritables maîtres du pays les hommes qui sont dissimulé derrière le gouvernement derrière le Parlement qui tire les ficelles ce que l'on appelait hier les les 200 familles ce que ce que les hommes des des monopoles capitalistes les détenteurs de la véritable puissance capitaliste ceuxlà ils doivent examiner le jeu électoral avec beaucoup de tranquillité il doivent se dire si Pompidou gagne nous gagnons et si poer gagne nous gagnons aussi par conséquent pour nous il n'y a pas de différence entre ces deux candidatures qui sont à à appelé qui ont pour objet de présenter deux variantes d'une même politique et il est regrettable justement que des la gauche que dans la gauche non communiste il y a des éléments qui a favorisé ce jeu au lieu de créer les conditions d'une candidature unique de la gauche en tout cas pour ma part j'ai conscience face aux candidatures de puissance d'argent que je combats d'être le candidat du peuple et j'ai conscience aussi que l'avenir de la France et dans le peuple c'est le peuple qui est porteur d'avenir et c'est pourquoi je demande aux Français et au français de voter pour renir française français au cours de ce premier entretien vous attendez sans doute de moi que je vous dise pourquoi je suis candidat à la présidence de la République et aussi qui je suis votre attente est d'autant plus justifiée que je suis celui dont on a évité de vous parler avant la proclamation officielle de ma candidature par le Conseil constitutionnel je suis en effet celui qui ne respecte pas la règle du jeu instituée par les partis et que vous aviez quelques raisons de croire définitivement périmé français et français le 27 avril dernier dans votre majorité vous avez signifié au responsables de la politique à tous les responsables votre immense espoir de renouveau en déposant votre bulletin dans l'urne ce jour-là vous avez dit il faut que ça change avez-vous vraiment l'impression que les responsables ont l'intention de répondre à cette espérance que vous avez formulé vous allez voir défiler pendant quelques jours sur les écrans de vos postes de télévision les différents candidats et vous allez constater bien vite que le choix qui vous est offert n'est pas celui qui peut répondre à votre attente que vous proposeons en effet d'un côté l'homme qui pendant 6 ans a été le principal responsable de la politique à laquelle vous avez dit non le 27 avril de l'autre les hommes des partis responsable de la politique à laquelle vous avez dit non en 1958 est-ce cela le renouveau n'est-il possible de choisir le prochain Président de la République que parmi les fantômes de la 5e et les revenants de la 4e française français cette constatation douloureuse que vous êtes amené à faire aujourd'hui a seul été à l'origine de ma candidature les centaines d'élus locaux qui ont questionné ma candidature ont considéré que je pouvais être l'homme qui tournant le dos à un passé révolu incarnerait une véritable ouverture vers l'avenir pourquoi parce que je suis comme des millions d'entre vous un homme qui chaque jour dans ses activités professionnelles subit l'inhumaine dictature des bureaucrates et constate les méfit des lois que nous impose une technocratie hélas toute puissante parce que je suis un homme libre tolérant respectueux de toutes les opinions et de toutes les croyances mais qui pense au plus profond de lui-même que la véritable grandeur et dans la recherche du mieux-être pour le plus grand nombre qui croit que la véritable grandeur est dans une une politique de bonheur qui croit qu'il est temps de rendre la joie de vivre aux Français en les libérant de l'oppression d'une administration qui trop souvent a perdu le sens du service public je dis bien l'administration et non pas les fonctionnaires qui sont mieux placés que quiconque pour savoir que la véritable révolution des temps modernes sera celle qui renouera les liens rompus par la technocratie dans ces état-majors parisiens entre l'administration et le peuple j'ai accepté de répondre à cet appel et de poser ma candidature parce que cet acte de fois dans la liberté et la justice pour tous répondaiit à l'action que j'ai mené toute ma vie je suis un homme du peuple mon père était savetier dans un petit village du Pas de Calais grâce au sacrifice de mes parents j'ai pu poursuivre mes études et obtenir à 19 ans mon diplôme d'ingénieur des travaux public j'ai d'abord travaillé pour les autres j'ai fini par créer ma propre entreprise j'y ai acquis le sens des responsabilités et cette expérience sans lesquelles je n'aurais jamais accepté de me présenter aujourd'hui à vos suffrages comme beaucoup d'entre vous j'ai fait la guerre je suis lieutenant colonel de réserve dans l'infanterie et officier de la Légion d'honneur pendant les années noires de l'Occupation allemande j'ai rejoint les forces françaises de l'intérieur j'ai occupé des postes importants dans la Résistance j'ai participé au combat contre l'ennemi et je suis titulaire de la médaille de la Résistance je suis donc de ceux qui n'ont pas attendu septembre 44 pour reconnaître ce que le pays devait au général de Gaulle même si par la suite je n'ai pu accepter une politique faite en son nom et dont chacun d'entre vous a pu juger dans sa vie quotidienne les conséquences j'ai été pendant 20 ans élu municipal et j'ai été vice-président du conseil municipal de Paris et vice-président du conseil général de la Scine je me présente à vous comme un libéral je ne suis pas un conservateur je crois que chaque matin apporte à l'homme public l'occasion de nouvelle bataille à livrer pour le bonheur de ses contemporain l'occasion d'un nouvel engagement la direction d'un grand pays comme la France exige à la tête de l'État un homme libéré des dogmes et des disciplines des appareils de partis c'est seulement ainsi qu'il peut être le véritable arbitre que vous attendez c'est seulement dans où le président de la République de demain ne sera pas le prisonnier des chapelles et des sectes politiques qu'il pourra appeler au gouvernement l'équipe républicaine comprenant les hommes les plus qualifiés pour redresser notre économie et faire face à la situation monétaire devant laquelle nous nous trouvons aujourd'hui et qui est grave vous le savez et ces hommes qualifiés il faudra non seulement les choisir dans les différentes familles spirituelles mais aussi parmi les représentants des groupes sociau-pressionnels où leurs compétences se sont affirmées contre la dictature des technocrates contre une information dirigée contre les atteintes aux libertés communales contre une politique de logement absurde contre le carcan dirigiste contre la force participation contre le sort fait au rapatriés et aux expropriés contre l'oppressif TVA contre la dépréciation des prises agricoles contre le sort fait aux commerçants artisans PME contre la crise universitaire contre la sreprésentation des organisations professionnelles contre la coûteuse et illusoire politique de prestige contre les contradictions de la politique étrangère poursuivie ces dernières années vous venez d'exprimer votre refus mais pouvez-vous sérieusement penser que ceux qui viennent aujourd'hui vous faire de belles promesses seront capables d'accomplir demain ce qu'ils ont été incapables de réussir hier pouvez-vous un seul instant croire que pour ouvrir les portes d'un d'un avenir plus juste plus humain plus he vous devez vous adresser aux hommes d'hier ou à ceux d'avant-hier il n'en est pas un seul de ceux contre lesquels je me présente aujourd'hui auquel la France n'est pas dit non d'une façon catégorie à celui-ci elle l'a dit le 27 avril dernier à cela elle l'a dit en 1958 devant les échéances tragiques qui nous menaçaient à ses autres elle a signifié en juin dernier lorsqu'ils exploitaent à des fins partisannes le mouvement spontané de la jeunesse je suis ainsi celui qui vient devant vous les mains propres libre de passer avec le peuple de France un contrat sincère et loyal française français je suis présent dans cette élection présidentielle certes pour vous permettre de faire respecter le choix que le peuple de France a fait le 27 avril dernier comme beaucoup d'entre vous hommes et femmes de toutes condition j'entends que l'État désormais soit au service de la collectivité nationale et se préoccupe de réaliser pour chacun et pour douous des conditions de vie meilleur je sais que vous êtes très nombreux à partager mes sentiments j'aime les citoyennes et les citoyens qui accomplissent chaque jour honnêtement leur devoirs et quel que soi leurs opinions religieuse philosophique ou politique j'entends les servir avec passion je respecte les hommes d'État qui mettent leur connaissance et leur expérience au service de la nation j'onore et je considère les hommes politiques qui gagnent leur vie en faisant leur métier et qui en plus pour servir leur idéal consacrent leurs efforts à la gestion des affaires publiques et font ainsi bénéficier leurs concitoyens de l'expérience qu'ils ont acquise dans les luttes de la vie mais je m'éprise comme vous ceux qui viennent de la politique qui vivent de la politique et surtout ceux qui n'éant pu réussir leur vie prétendent mener les affaires du pays c'est ainsi que je me présente à vous aujourd'hui j'espire à être un président citoyen à l'image des citoyens de ce pays j'aspire à être un véritable arbitre seulement soucieux d'apporter la liberté et la justice pour tous Après tant d'expériences douloureuses vous êtes en droit de l'exiger française français je fais confiance à votre jugement et à votre sagesse ensemble vous et moi nous allons montrer professionnel de la politique que quelque chose va changer en France vous venez d'entendre l'homme qui plus que tout autre est responsable de la crise politique économique et sociale que traverse notre pays cet homme a été pendant 6 ans Premier ministre du général de GA et chef de cette majorité qui sans vous consulter en rien décider de tout ce qui concerne votre avenir le bilan de cette gestion il est écrasant mais vous le connaissez par votre situation même d'aujourd'hui à chacun de vous l'enjeu de cette élection présidentielle cela aurait dû être de savoir si maintenant il est possible à la France de se choisir un autre avenir et à côté des deux candidats de droite qui de plus en plus disent là la même chose et défend la même politique au point qu'il s'en accuse réciproquement en face de ces deux candidats de droite la grande question c'était de savoir si ce soir vous auriez pu avoir en face de vous un candidat unique de la gauche j'ai pour ma part avec tout le courant qui se bat sur les solutions socialistes lutter autant que possible pour parvenir à une candidature réellement socialiste autour de laquelle l'ensemble de la gauche aurait pu se rassembler mais cela n'a pas dépendu de nous et les responsables de cette situation vous les connaissez c'est une fraction c'est un clan de la SFO sous la conduite de Monsieur deer qui a décidé qu'on en arriverait là en fait cette division si elle nous a déçu ne m'a pas pour ma part beaucoup surpris car elle a des raisons et nous en reparlerons d'ailleurs car nous sommes amenés à nous revoir n'est-il pas vrai et il s'agit là du problème le plus difficile que la gauche française est à aborder dans les prochaines années mais je voudrais aujourd'hui en prendre un seul exemple si la gauche éclate si elle se meurt c'est qu'elle n'a rien à dire et si elle n'a rien à dire aujourd'hui tout entière c'est que devant les plus graves des événements récents elle a hésité ou s'est dispersé vous vous souvenez il y a un an tout juste de cet extraordinaire mouvement à travers lequel des millions de travailleurs ouvriers mensuel cadre paysan aussi étudiants et enseignants fonctionnaires même posit la question de la situation qui leur est faite ce fut un mouvement un peu chaotique mal organisé avec bien sûr des actes démesurés mais c'était surtout une immense espérance et c'était aussi les problèmes de notre avenir à tous posé pour la première fois à l'ensemble du pays en face de cela il y a eu dans la gauche tout ce qu'on a voulu il y a eu ceux qui n'ont rien compris vous chcher vainement ce qu'a dit Monsieur deer à l'époque car il n'a rien dit il y a eu ceux qui délibérément ont chercher à limiter à amoindrir la signification du mouvement à le ramener à des revendications qui ne posaient pas les problèmes du pouvoir dans notre société notre conception à nous était autre c'est qu'à cette occasion la France prenait conscience et chacun de vous de l'ensemble des difficultés des problèmes qu'elle a à résoudre pour assurer son avenir aujourd'hui chez nous les tris/4 des paysans s'interrogent sur le destin qu'on leur prépare sur la place qui sera la leure dans ce pays même un très grand nombre d'ouvriers de mensuels de techniciens de cadres savent que leur emploi est menacé incertain parce qu'il n'y a pas de réponse au changement des techniques et parce qu'on ne prépare rien l'université qu'avait créé la grande bourgeoisie à son image et pour organiser la continuité de sa domination l'université est en pleine crise la moitié de nos régions stagnent certaines même dépérissent se dépeuple sans qu'on y prépare rien pour assurer véritablement un avenir d'expansion et de développement complet pour chacun et puis plus gravement peut-être notre monnaie même est très menacée menacé par cette spéculation absurde devant laquelle vous l'avez vu on dépend de tout de n'importe quoi d'une rumeur du climat c'est la monnaie météorologie quel système absurde jamais la démonstration ne nous en avait été faite avec autant de clarté alors tous ces problèmes ils appellent à nos yeux des solutions de type socialiste et puis il en est d'autres qui viennent de se poser plus récemment ceux que je viens de citer ce sont des problèmes économiques et sociaux on pour pourrait croire qu'il suffit de bien gérer pour les résoudre mais plus récemment se trouve posé le problème même du pouvoir deux exemples ces jours derniers à l'instant même un groupe financier étranger essaie de prendre le contrôle d'une des plus importantes de nos sociétés sidérurgiques le groupe schneeder et le gouvernement qui se veut libéral qui se veut capitaliste hésite tout de même sur la formidable démission que représenterait l'abandon à d'autres du P voir de décider de l'avenir d'un grand nombre de nos travailleurs et puis en même temps une équipe de journalistes qui pourtant ne défendit pas nos idées loin sans faut fait aussi une grève importante parce qu'elle veut exiger de contrôler ce qui est fait de son travail de limiter le droit absolu du propriétaire à faire ce qu'il en veut c'est la la question du pouvoir qui est posé elle l' dans toutes nos entreprises agricooles industriell ou de services elle est partout le mouvement syndical c'est aujourd'hui le problème du pouvoir qui est le problème de l'avenir de la France ce problème du pouvoir j'ai compris peu à peu que seul le socialisme lui apportait une solution mais qu'est-ce que c'est aujourd'hui que le socialisme dans une situation comme la nôtre dans un pays développé malcommode il n'y a pas de modèle il faut donc de l'imagination il faut réinventer c'est l'objet de la solution socialiste que je vous vous décrit aujourd'hui au nom de notre courant le socialisme c'est d'abord un combat regardez d'ailleurs le peu de sécurité que nous avons aujourd'hui dans la société française ces nationalisations qui nous garantissent contre les dégâts des crises économiques ou au moins une partie d'entre eux la sécurité sociale les congés payés la suppression des zone de salaire même que de longuees que de dures grèv il a fallu pour les imposer et cela continuera c'est partout et toujours la lutte qui arrache et la loi légalise après voilà pourquoi et comment le socialisme est un combat c'est un combat dans deux perspectives la première perspective c'est que la société contrôle ses propres affaires et ne laisse pas ce soin aux intérêts des hommes de profit il est inadmissible qu'un petit nombre d'industriels de banquiers de grands capitalistes décide de nos affaires sans rendre compte le moins du monde à qui que ce soit et en fonction de leur seul profit pour arriver à ce résultat il faudra nationaliser certains secteurs il faudra transformer bien des choses la seconde perspective c'est qu'en même temps et c'est là que la perspective est nouvelle par rapport à d'autres sociétés c'est qu'en même temps chacun de nous chacun de vous puisse dans son entreprise dans dans sa commune dans sa région connaître discuter puis contrôler les décisions qu'il subit les décisions qui façonnent fabriquent petit à petit ces conditions d'existence voilà la seconde perspective alors cela conduirait à développer tout un programme et c'est ce que je ferais au cours de ces différentes soirées mais de tout cela découlent d'abord trois objectifs principaux qui entraînent les autres a ces trois objectifs principaux le premier concerne l'état l'état cette énorme machine que vous connaissez d'ailleurs cette machine où on attend à tous les guichets pour rencontrer au bout du guichet quelqu'un qu'on ne connaît pas et qui de toute façon ne décidera pas car celui qui décide n'est pas là et lui vous ne saurez jamais s'il est informé de votre problème reconquérir l'État le démocratiser le décentraliser faire que ce dont dépend notre vie quotidienne soit cider dans la commune et dans la région sous notre contrôle faire ensuite que l'État central se borne à orienter l'économie à préparer l'avenir c'est le premier des des objectifs du socialisme le second concerne l'entreprise le lieu de travail quelle qu'en soit la nature agricole industrielle n'importe et là l'essentiel c'est de mettre fin à la monarchie patronale les travailleurs aujourd'hui sont éduqués organ compét ils peuvent peser sur leur décisions les travailleurs ouvriers mensuels techniciens CADR tous doivent pouvoir discuter l'embauche comme le salaire le licenciement comme la formation on peut d'ailleurs changer de président de la République ou changer de maire il faut que l'on puisse aussi changer de patron et c'est le deuxè des objectifs du socialisme le trè concerne notre système d'enseignement d'éducation per d'information et de culture vous le connaissez bien il a été fabriqué par une toute petite couche sociale par une classe très limitée la haute bourgeoisie pour organiser la continuité de sa domination il faut transformer cela et faire que tout ce système par l'éducation permanente comme l'information et la culture permett d'abord à chacun de mieux connaître son propre métier de s'y perfectionner d'en changer aussi souvent que le changement des techniques l'exige il faut surtout aussi que ce système permette à chacun de comprendre la société dans laquelle il vit de discuter le sort qui lui est fait de peser dessus de le contrôler de jouer pleinement son rôle et de prendre ses responsabilités dans la société voilà le trème objectif du socialisme ces objectifs sont considérables ils sont très importants c'est vrai mais c'est vrai aussi que quand vous vous allez voter vous engagerez la France pour longtemps aujourd'hui que la gauche est à refaire aujourd'hui qu'il faut qu'elle où il faut qu'elle retrouve quelque chose à dire vous n'avez rien de plus important à faire que de reconstruire cette gauche autour du projet socialiste ne vous laissez pas compromettre ou impressionner par le combat que se livre des hommes de droite vous seriez perdant de toute façon c'est la même politique aujourd'hui la tâche consiste à se rassembler autour de la solution socialiste à reconstruire autour d'elle une gauche puissante ainsi nous préparerons efficacement notre avenir c'est le sens de ma candidature comme c'est le sens de votre vote Roger priouré journaliste amis et supporteur de Gaston de fer un supporteur qui je l'espère saura préservver sa liberté de jugement mais il faut d'abord que nous vous disions que nous vous mettons en présence d'une présentation exceptionnelle très différente de celle de tous les autres candidats vous avez devant vous à la fois le candidat lui-même Gaston de fer et son éventuel Premier ministre Pierre mindz France Gaston de fer député mère de Marseille ancien ministre et Pierre mendz France dont je dirais parce que c'est à la mode qu' a eu déjà et qu'il est est appelé à avoir encore un grand destin national Gaston de fer ce mode de présentation a été déjà très critiqué par les autres candidats oui il a été critiqué par eux et il a même donné lieu à des polémiques non pas de caractère personnel mais de caractère politique je tiens à répondre mais d'abord à répondre sur le fond la Constitution prévoit en effet que c'est le gouvernement qui conduit la politique de la nation le président de la République est un arbitre et depuis qu'il est élu au suffrage universel il est le garant des grandes options politiques qui ont été faites par l'ensemble des électeurs si bien que en nous présentant ensemble bien France et moi-même devant les élect nous pouvons définir d'une part les grandes options du candidat à la présidence de la République et d'autre part et c'est très important étant donné la gravité de la situation économique sociale financière monétaire dans laquelle nous nous trouvons nous pouvons définir le programme et c'est Pierre malfance qui le fera du gouvernement car cela intéresse les Français le lendemain des élections que va-t-on faire quelle politique va-t-on appliquer c'est une question capitale pour vous tous et pour vous toutes qui nous écoutez et bien il faut que vous le sachiez et c'est parce que nous avons voulu que cette campagne se déroule en toute clarté et que nous avons décidé l'un et l'autre de nous présenter de cette façon devant vous ainsi rien ne sera laissé dans l'ombre et au lendemain des élections vous ne pourvez pas avoir l'impression d'avoir été trompé oui mais il y a quelque chose de très important dans cet accord entre le candidat et son premier ministre réfléchissez à ce qui est en train de se passer ceux d'entre vous qui lisent attentivement les journaux le savent monsieur poè président intérimaire et Monsieur cou de Murville ont engagé une guerre de communiqué cette guerre de communiqué vous vouslepargz à l'avance et il serait sain que les autres candidats en fil de temp oui mais ils ne peuvent pas le faire car et c'est là que le Balet blesse car s'il le faisait il risquerait de mécontenter certains de leurs amis et donc une partie de leur électorat nous savons parfaitement que si Monsieur Pompidou ou si Monsieur poer désigne tel ou tel Premier ministre ce ne sera pas la même politique qui sera faite si bien que suivant le choix du Premier ministre c'est une politique ou une autre qui sera faite par le gouvernement et que vous qui êtes directement concerné par cela vous qui nous écoutez vous en dirait les conséquences et la première chose que nous onons à faire d'ailleurs bien mes France et moi c'est le bilan l'inventaire pour savoir où on en est et à cet égard je dois dire que l'actuel gouvernement est le candidat gouvernemental ont de très lourdes et de très graves responsabilités ce ce bilan sera une chose très importante et avant de vous demander quelle est la note dominante de votre campagne je voudrais que nos téléspectateurs comprennent très bien l'importance qu'il y a à avoir choisi pour deux fonctions qui sont complémentaires et tout de même différentes deux hommes de tempérament et de caractère aussi différents que tous les deux car les tâches ne sont pas sont à la fois associé et différent puisque le président de la République a un rôle qui est distinct de celui de Premier ministre mais je vous demande Gaston de faire qu'est-ce qui vous ferait le plus important tout de suite à faire dès que 16 juin bien je l'ai dit d'abord le bilan ensuite déterminer les responsable et puis mettre en uvre immédiatement une politique pour faire face à la situation financière la situation monétaire financière dans laquelle se trouve notre pays le responsable nous les connaissons et le principal d'entre eux celui qui a eu la charge in tendance pendant plus de 6 ans appelonsle par son nom c'est Monsieur George bonpidou oh bien je sais qu'aujourd'hui il promet tout il oublie ce qu'il a fait il renit son passé et demain si nous l'en croyons il y aura moins d'impôt plus de logement plus d'hôpitaux d'école de lycées de faculté et même dit-il le téléphone fonctionnera bien je ve dire que quand on entend cela il y a lieu de sourire car est-ce que vous vous rappelez que en 1957 un grand hebdomadaire avait fait faire une enquête pour savoir quels étaient les services publics qui fonctionnaient le mieux ou le plus mal en France moins mal ou le moins mal en France or on avait conclu que c'était le téléphone qui fonctionnait le mieux voyez ce que ces monsieurs en ont fait et puis piermes France va vous le dire sur le plan de l'économie en général ils ont poussé notre pays ils l'ont acculé presque à la voix du sous-développement par rapport à nos partenaires du Marché Commun je ne parle pas bien sûr des grandes nations et des très grandes nations qui elles ont pris sur nous une avance considérable ils ont donc une très lourde responsabilité et il s'agit de savoir maintenant comment nous allons pouvoir sortir de la situation dans laquelle ils nous ont placés et avant cela je voudrais que Pierre mendz France nous précise bien sa pensée sur ce problème qui est le plus chaud en 1969 celui de la possible dévaluation du franc ah oui on parle beaucoup de dévaluation on parle beaucoup de la monnaie alors je voudrais tout de même ici dire quelque chose qui doit qui à mes yeux est très important la monnaie n'est qu'un refla n'est qu'une traduction d'une situation en profondeur situation de l'économie situation de la production industrielle agricole et cetera si tout cela se porte bien la monnaie se porte bien si tout cela est mal gérer c'est la monnaie qui en subi des conséquences et la monnaie c'est le pouvoir d'achat et par conséquent l'ensemble des Français en ressente les effets alors il faut que nous ayons conscience puisque nous allons faire un choix important pour les années qui viennent il faut que nous ayons conscience de ce qu'a été le bilan des années écoulées au point de vue économique au point de vue de la production à cet égard hélas le bilan est mauvais si vous regardez ce qui se passe par exemple à l'intérieur des pays du marché commun vous constatez que la France est celui de ces pays où les salaires ont augmenté le plus lentement les salaires constant mon const prix plus vite prix de la vieugmenté plus vite que chez nos partenaires par conséquent salaire augmentant moins vite prix augmentant plus vite pouvoir d'achat évidemment niveau de vie évidemment atteint c'est la même chose d'ailleurs dans beaucoup d'autres domaines peut parler du logement savez-vous que dans les qu dernières années le gouvernement actuel n'a pas été capable les gouvernements n'ont pas été CAPA de décoller du niveau très insuffisant de la construction de logement qu' s'agisse des logements mis en chantier ou qu' s'agisse des logements achevés depuis 4 ans nous sommes nous sommes dans la stagnation nous n'avançons pas et je pense que cela aussi c'est un fait ant que personne ne devrait oublier il y a le problème de l'emploi il y a un peu moins de chômage aujourd'hui qu'il y a un an tout à l'heure je dirais peut-être pourquoi mais nous savons bien combien ce problème reste préoccupant et spécialement pour les hommes qui ont atteint un certain âge et peut-être plus encore pour les jeunes qui commencent leur carrière professionnelle et qui ne sont pas très sûrs de trouver du travail et bien quand on pense que le niveau de ville pouvoir d'achat ainsi stagné depuis des années je dis qu'il ne devrait pas y avoir un salarié en France qui vote pour les hommes qui sont responsables de cela quand on pense au piétinement du logement de la construction je dis qu'il n'y a pas un mallogé en France qui devrait voter pour ceux qui sont responsables de cela quand on parle de l'emploi je dis qu'il n'y a pas un jeune en France à la recherche de travail qui devrait voter demain pour les hommes qui sont responsables de cela or je sais bien vous l'avez dit tout à l'heure de faire monsieur Pompidou nous annonce que tout va changer que demain il fera le contraire de ce qu'il a fait hier mais ce qu'il a fait hier nous continuons à subir les effets et le premier effet c'est ici que je réponds à la question de priouré le premier effet c'est l'effet monétaire parce que ce cette lenteur économique ce sous-emploie ce piétinement cette insuffisance de dynamisme industriel cette insuffisance de compétitivité dans tous les domaines et bien c'est naturellement la monnaie qui on subi les effets c'est-à-dire le pouvoir d'achat de tous les Français la monnaie ce n'est pas un St d'or stérile fugitif qui entre et qui sort c'était peut-être vrai au Moyen-Âge lorsque les gouvernement entassit de stocks d'or dans leur forteresse aujourd'hui la monnaie c'est la richesse collective c'est la production c'est le dynamisme c'est la capacité d'aller de l'avant et d'améliorer le sort de tous les hommes qui vivent et qui travaillent et bien aujourd'hui dans ce domaine hélas nous subissons les conséquences d'une mauvaise gestion et c'est à cette mauvaise gestion que les Français doivent mettre un terme pour AD des solutions positives celles qu'au cours de la campagne électorale nous allons définir ensemble et c'est un fait que ce billet de 10 francs vaut 8 francs 70 à Genève aujourd'hui et ce sera votre problème de départ et avant de donner rendez-vous à mardi 20h au téléspectateurs je demanderai à Gaston de fer de tirer la première conclusion de cette entrevue très brève entre nous et c'est maintenant à vous tous et à vous toutes qui nous écoutez que je m'adresser ce qui est en cause ce sont vos conditions d'existence c'est votre niveau de vie et cela dépendra des solutions qui sont adoptées solutions de caractère conservateur qui consisteront à maintenir les choses telles qu'elles sont ou au contraire solution novatrice de caractère socialiste de ce socialisme moderne qui veut transformer la société la faire progresser et donner à tous des chances égales dans l'existence chers compatriotes 5 millions 268613 français et français m'ont fait confiance au premier tour de scrutin ils m'ont ainsi fait l'honneur d'être le candidat au deè tour candidat pour le changement pour la défense de la démocratie républicaine la défense de vos libertés et tout simplement candidat pour l'honnêteté politique vous allez fixer votre destin pour 7 ans entre monsieur Pompidou et moi s'engage un grand débat national de son issue dépend l'avenir de chacun d'entre vous en un mot l'avenir de la France le choix est simple continuer le passé monsieur pompinou n'a-t-il pas été entre 1962 et 1968 Premier ministre et il a effectué 6 ans de pouvoir certains ont dit 6 ans de pouvoir personnel et moi je propose un changement politique profond changement de méthode politique changement d'orientation de l'État c'est d'ailleurs ce que veulent les français puisque 53 % d'entre eux se sont prononcés pour le nom référendom et que le 1er juin 56 % ont confirmé cette volonté les Français veulent que cela change et c'est pourquoi je n'ai pas envisagé quoi qu'on en ait dit une seconde de me retirer d'abord parce que la Constitution prévoit que les deux candidats arrivés en tête au premier tour se maintiennent pour le deuxè tour le Journal Officiel l'a confirmé ce matin chers compatriotes si vous m'aidez pour défendre votre désir de changement pour défendre le retour nécessaire au dialogue une gestion plus raisonnable de l'économie du pays l'avenir de vos enfants et la justice sociale la paix du monde par l'Europe unie si vous vous mobilisez à mes côtés pour défendre ma candidature parlez de moi autour de vous à vos amis à vos parents la victoire est encore possible croyez-moi qu'importe la pauvreté de mes moyens et la richuchesse l'opulence même de ceux des autres la valeur d'un programme ou d'un candidat ne se mesure pas au nombre d'affiches àoser sur les murs à la peinture répandue sur le sol en matière électorale la pauvreté c'est la liberté chers compatriotes si vous le voulez vous pourrez avec moi mener une nouvelle bataille du nom celle du nom à Monsieur Pompidou à quoi voulait aboutir monsieur Pompidou en demandant mon retrait que voulaient les bons esprits qui m'ont si longuement demander de me désister ou de partir est-ce qu'il voulaaiit obtenir pour Monsieur Ducla un succès plus important 35 à 40 % des suffrages est-ce qu'il voulait éviter de faire mentir monsieur merau qui a dit un jour qu'il n'y avait plus rien en France entre le gaulisme et le communisme et bien as si mes chers amis il y a en France ce courant national que j'incarne avec vous et qui crée maintenant une véritable novation politique pour la défense de la République venons-en à ce combat monsieur Pompidou a gouverné pendant 6 ans je vous disais tout à l'heure la France le connaît bien pour ma je n'ai pas confiance en sa politique il veut tout changer dit-il pourquoi n'a-t-il pas fait hier quand il était au pouvoir nous nous voulons d'abord libérer la République de l'emprise d'un clan et remettre de l'ordre dans l'état nous voulons très simplement éviter la colonisation de l'État après tout qui est responsable des polices parallèles financées par des ressources inavouées qui a donné des cartes de policiers à des trues et qui paye tous ces gens-là gens de sac et de cordes qui est responsable des pressions sur la magistrature qui n'a pas supprimé les juridictions d'exception et qui a favorisé la nomination rapide des magistrats qui acceptaient de siéger dans ses juridictions spéciales en matière de subvention au collectivité locale qui est responsable d'un certain favori n'a-t-on pas entendu dans une campagne électorale la dernière campagne municipale des candidats pouvoir dire que si on ne votait pas pour le liste la ville serait privée d'équipement oui parlons pas de laortf l'ORTF information téléguidé opinion le reformé nous en reparlons dans une autre émission mais également la main mise sur l'état des agents de l'État qui deviennent des agents de propagande pourquoi ne pas par non plus de l'absence de dialogue dans les assemblées du Parlement les votes bloqués l'administration qui gouverne à la place du gouvernement et du Parlement il faudrait à mon sens et c'est notre devoir libérer aussi les Français des charges grasantes qui pèsent sur leur économie épuisent la monnaie et menace le climat social le plein emploi les impôts sous la gestion de Monsieur Pompidou l'impôt direct a augmenté de 50 % l'impôt indirect de 80 % et si on nous dit aujourd'hui qu'on va dégrever 1 million d'assujettis à l'impôt général sur le revenu il faut tout de même considérer qu'en 1962 il n'y avait que 3 millions de cotisants maintenant il y en a 10 il en restera au moins 9 millions le chômage nombre de chômeurs qui é de 156000 en 1962 est à 30 juin 68 de 540000 on remarquez ce ne sont que des exemples j'en présenterai bien d'autres dans les émissions suivante je proposerai les solutions du redressement par le progrès et la sécurité la France se ruine par ses dépenses de prestige et sa puissance industrielle est en retard quand on regarde à côté de nous en Allemagne ou en Italie non seulement nous prenons du retard mais nous sommes dépassés dans toutes les statistiques il faut arracher la France à cette gestion malsain qui détruit sa vitalité l'Europe est un des moyens par l'Europe la France peut retrouver demain la vraie voix monsieur bidou promet le redressement d'ailleurs il promet tout mais je n'ai pas confiance dans cet ancien ministre qui hier était au pouvoir et qui oublie ses responsabilités d'autrefis c'est pourquoi en définitive j'ai maintenu ma candidature aprèsir parler de la gestion parlons aussi de l'entourage les ultras du gaulism et cette majorité unie qui va de Capitan à giscardestin en passant par Sanguinetti focard Debray du Catel kik viignantour et du Hamel du Hamel qui me combat aujourd'hui après m'avoir soutenu hier il y a une certaine démagogie aussi dans les exposés qui sont faits si je prends le cas des commerçants et artisans on leur pret maintenant le salaire fiscal qu'on leur refusait hier la réforme de la TVA et de l'assurance maladie qu'on a fait voter et maintenant à l'ordre du jour les agriculteurs on leur promet une amélioration du revenu de l'exploitation familiale que N l'-on fait plusôt les anciens combattants égalité règlement du contentieux au collectivité local une meilleure répartition des charges entre l'État le département et les communes mais tout ça a éta au programme d'hier et on ne l'a pas fait quand aux Européens on leur promet l'Europe unie mais pourtant qui est responsable des crises graves de 63 65 67 chaque voyage en province permet de connaître des nouvelles promesses d'autoroute d'équipement de tout genre mais tout ceci coûte de l'argent j'ai pu chiffrer àprès de 2000 milliards d'anciens francs par an toutes ces dépenses mais le budget est déjà en déséquilibre près de 1000 à 12 milliards qui paiera tout cela qui en définitive sinon le pays réglera les étraines de Monsieur Pompidou face à un candidat qui a oublié sa gestion passé et qui maintenant fait beaucoup de promesses moi je vous ai offert un contrat 12 points qui a été publié avant le premier tour j'affirme vouloir défendre la volonté des Français de restaurer les libertés et la réconciliation de tous J'ai vous le savez une conception nouvelle du rôle du chef de l'État qui est d'ailleurs celle qui existe dans la Constitution de 1958 le chef de l'État garant arbitre animateur car nous ne voulons pas revoir ce pouvoir arrogant et solitaire qui nous a mené où nous sommes Pompidou monsieur Pompidou invoque la menace du désordre l'argument est d'ailleurs assez usé avant le référendum on nous menaçait et avec l'aide du gouvernement comme président de la République intérimaire l'ordre a été assuré et il n'y a pas eu de chaos comme je vous l'avais promis mais qu'and s'y trompe pas la France n'est calme que parce qu'elle attend une gestion nouvelle et si son attente était frustrée il n'est pas sûr qu'elle conserve tout son calme car une France paralysé par le retour au pouvoir d'un clan dominateur serait une France sans recou il y aurait risque de désordre dans ce cas l'ordre je vous l'affirme n'est valable que lorsqu'il repose sur la justice et il ne peut se maintenir dans le cas contraire que par la répression c'est cette fatalité de la violence ce qu'il faut rompre en restaurant la démocratie et la justice sociale le dialogue avec toutes les catégories sociales il faut se préoccuper du sort des Français du sort des travailleurs qui paraissent un peu oubliés dans tout ça de leurs problèmes qutidiens de leur angoisse devant le chômage et la vichè comment aurais-je pu dans ces conditions-là abandonner la lutte mais j'ai eu aussi des problèmes personnels et je veux les évoquer par des milliers de tractes un chuchotage national on m'a diffamé calomnié couvert de bout ma famille elle-même n'a pas été épargnée fa résistant disait-on où écrivait-on hier mes camarades de lutte comprant 20 Compagnons de la Libération sont venus me rendre justice faux combattant ma CIX de guerre 3945 nelle pas déjà un témoignage agent de l'étranger complice des nazis candidat qui voulait disait-on rendre l'Alsace française à l'Allemagne on a osé envoyer de tels tractes en Alsace française homme de bonne de Bruxelles d'Israël je ne sais sen est assez pour un seul homme on peut être patriote et avoir des amis à l'étranger beaucoup d'amis à l'étranger en aimant sa patrie clérical franc-maçon tout à la fois adversaire de l'école libre adversaire de la laïcité j'en passe mais serait-ce un déshonneur d'être catholique et tolérant envers toutes les opinions en particulier bien sûr celle des autres uncapable médiocre ridicule mais je m'honore d'avoir été élu plusieurs fois président du Parlement européen par l'unanimité des délégués français à Strasbourg y compris les voix de l'UDR oh tout ça c'est déjà le passé et je remercie Monsieur Pompidou d'avoir hier fait justice de ses accusations et d'avoir tenu lui aussi à ce que la campagne reste décente je demande à mes amis je demande même à mes adversaires de contredire toutes ces propos d' F toi qui croyez-moi sont indignes de cette campagne électorale mais en ce qui me concerne ma campagne à moi restera ce qu'elle a été une campagne d'idée une campagne politique et non pas une campagne personnelle et je développerai successivement tous les thèmes j'ouvrirai les dossiers que je dois ouvrir car vous avez à élire un Président de la République à choisir entre Pompidou ou Po pour libérer la France du clan politique qui la domine pour redresser son économie en péril pour lui rendre ses libertés et défendre la République pour que la 5è République celle de la Constitution 1958 soit la République de tous les citoyens et de tous les Français vous me ferai confiance le 15 juin prochain merci mes chers compatriotes au moment où s'ouvre la campagne présidentiel je voudrais français française vous demander à tous sans distinction d'opinion d'avoir une pensée pour le général de Gaulle il a refusé la défaite incarner la résistance et la Libération il n'a cessé de dénoncer les faiblesses l'impuissance d'un régime dont les hommes tous presque sans exception sont venus un jour de 1958 lui demander de sauver la République et de résoudre le drame algérien la République a été sauvé le drame algérien a été résolu au prix je le sais de souffrance et de sacrifice pour les Français d'Algérie et le pays ne doit pas l'oublier mais enfin pour la première fois depuis plus de 50 ans nos soldats vos fils vos frères vos maris ne se battent plus nulle part sur la terre c'est dire combien la tâche de qui prendra la suite paraît écrasante et pourtant je suis candidat et je vais vous dire pourquoi pendant longtemps vous le savez peut-être je n'ai pas désiré une carrière politique active et puis en 1962 le général de Gaulle m'a nommé d'emblé Premier ministre j'ai fait mon apprentissage j'ai fait des fautes comme tout le monde mais je ne crois pas avoir été indigne de ma fonction et d'ailleurs le chef de l'État deux assemblées successivement et le pays chaque fois qu'il a été consulté d'une façon ou ou d'une autre m'ont confirmé ou même accru leur confiance et pendant toute cette période chaque fois qu'on parlait de succession et de dauphin et di sais il après s'en parlait et bien je ressentais plutôt une impression d'effroid et puis est venu mai 1968 l'agitation universitaire qui se développait partout dans le monde à Paris a pris une ampleur impr je me trouvais malheureusement en voyage officiel loin de la France et quand je suis revenu j'ai trouvé Paris hérissé de barricade la grève générale proclamée des milliers des dizaines de milliers de gens qui défilaient derrière des drapeaux rouges et des drapeaux noirs et un complot politique qui s'ébauchait et l'un se présentait déjà comme président de la République et offré à l'autre c'était monsieur mades France déjà d'être son premier ministre il fallait tenir il fallait d'abord rétablir l'ordre progressivement mais fermement et sans faire couler le sang sans nous jeter dans la guerre civile il fallait remettre la France son travail et ce furent les discussions et les longues nuits de Grenel vous vous en souvenez et puis des accords qui ont je crois donné satisfaction à beaucoup de travailleurs et puis il fallait déjouer le complot politique faire comprendre à l'opinion ce qui se passait jusqu'au jour où le chef de l'État dans un appel historique pu renverser la situation c'est à ce moment-là que j'ai compris quand viendrait le jour je n'aurais pas le droit de me dérober je suis donc candidat et je voudrais vous dire de choses d'abord je n'imiterai pas le style du général De Nul ne le pourrait d'ailleurs et puis vous le voyez bien je suis un homme différent je me propose une politique d'ouverture et de dialogue ouverture cela veut dire qu'un gouvernement rénové reposant sur une majorité très large étendue à tous ceux qui acceptent les principes essentiels de la 5e République dialogue cela veut dire des rapports constant confiant entre le gouvernement et le Parlement assemblée et Sénat avec tous les élus élus locaux en particulier et avec le pays car j'ai l'intention de lui expliquer fréquemment simplement franchement la politique et naturellement de permettre aux oppositions de la critique tout cela pourquoi et bien pour maintenir la dignité et l'indépendance de la France sur laquelle repose notre paix d'abord mais aussi pour me pencher sur les difficultés quotidiennes les préoccupations de chaque foyer il faut réaliser une expansion rapide permettant de développer la justice sociale d'assurer l'emploi de défendre la monnaie il faut faire une France moderne et en même temps ne pas oublier que la solidarité nationale doit jouer pour les régions des héritées les catégories défavorisées les professions menacées mais tout cela ne sera pas facile il y aura naturellement des difficultés technique il faut que l'administration devienne plus souple plus efficace moins tatillon d'ailleurs la plupart des fonctionnaires l'immense majorité des fonctionnaires le souhaite il faut avoir à sa disposition les moyens financiers administratif économique mais il faut aussi avoir les moyens politiques il faut que le nouveau président puisse d'embler avec un gouvernement rénové reposant sur une majorité très large Satel à la tâche car la situation actuelle ne vous y trompez pas et d'un calme en période électorale chacun se garde bien de faire peur mais nous le savons bien des difficultés se préparent dans l'université l'agitation persiste elle ne demande qu'à exploser ici ou là on amorce des revendications on prépare des des des grèves peut-être du désordre et en tout cas comment pourrait-on réaliser tout ce qu'il y a à faire s'il fallait se heurter à des difficultés politiques un gouvernement composé de briquet de broc aller vers la dissolution vers de nouvelles secousses de nouveaux retards alors croyez-moi nous nous préparerions un mauvais été un dangereux automne mais 1968 il y a à peine 1 an ne l'oubliez pas français française je suis un démocrate je crois être humain et libéral je crois aussi et je le dis sans vanité soyez- en sûr être capable de fermeté et la voir prouvé pour préparer des lendemains qui peuvent être qui doivent être heureux mais qui peuvent être dangereux j'ai l'honneur de solliciter vos suffrages
[Musique]
Alain Krivine