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interviewSénat (sur YouTube)· 8 octobre 2025 117 min

Radio France : audition de Sibyle Veil

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Continuons notre cycle d'audition sur l'audiovisuel public en recevant ce matin madame Similveille, présidente de Radio France. Merci madame la présidente d'avoir accepté notre invitation, d'être venu avec partie de vos équipes ce matin. Euh nous avons entendu, comme vous le savez, la présidente de France Télévision hier et la semaine dernière le président de l'Arcom, Martin Alar.

Je rappelle que vous dirigez Radio France depuis avril 2018 et que vous avez été renouvelé en 2023 par l'ARCOM pour un second mandat de 5 ans. Votre action s'inscrit dans un contexte en profonde mutation du point de vue économique et technologique. Cette audition sera l'occasion de faire un point sur la situation du d'une entreprise qui joue un rôle majeur dans le paysage culturel et audiovisuel français.

Si nous avons souhaité vous entendre aujourd'hui, c'est bien sûr parce que l'actualité aussi euh nous y incite en raison des interrogations suscitées par l'affaire dit le grand Cohen qui a ravivé le le débat sur l'impartialité de la radio publique en particulier. Des extraits vidéos diffusés sur internet le le 5 septembre dernier ont mis en cause la neutralité du service public. Vous avez alors décidé de suspendre le journaliste Thomas Land de l'antenne de France Interre.

Nous avons été nombreux à nous émouvoir de la la suspicion que les propos diffusés pouvaient générer et au risque qu'il faisait peser sur la confiance du public. Le principe d'impartialité ne se confond pas avec le pluralisme. On va avoir l'occasion d'y revenir ce matin même s'il en est un pilier.

Il suppose de distinguer clairement information et commentaires journaliste et éditorialiste. Au-delà de l'épisode que je viens d'évoquer, il s'agit de s'interroger plus largement sur la manière dont Radio France garantit dans ses pratiques quotidiennes l'équilibre des points de vues et la diversité des analyses. Ces questions concernent l'ensemble des médias audiovisuels, mais elles ont une importance particulière s'agissant du service public.

L'ARCOM a d'ailleurs engagé un travail à ce sujet comme le groupe Radio France, comment le groupe Radio France entend-il s'y associer et quelles évolutions vous avez vous pour renforcer vos mécanismes internes en la matière ? Je vais à présent madame la présidente vous laisser la parole pour un proposiminaire si vous le souhaitez et puis bien entendu après nous engagerons un cycle de questions-réponses. Le rapporteur budgétaire Cédric Vial commencera par vous poser les premières questions et après toutes celles et ceux qui le souhaitent le feront et puis bien sûr vous pourrez aussi donner la parole à à vos équipes.

Madame la présidente, monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs. Donc je vous remercie pour l'initiative de cette audition qui arrive à un moment de vérité et je ne fais pas allusion au contexte national, je vais me concentrer sur l'audiovisuel public ce matin. Aujourd'hui, nous dans une situation paradoxale sur l'audisel public parce que Radio France va bien.

Radio France guide le marché de la radio avec des audiences qui sont en hausse, qui se rajunissent, qui se diversifient. Depuis 10 ans, l'entreprise se transforme estelle est à la pointe des technologies. On a ces 10 dernières années fait des économies substantielles qui euh ont contribué à hauteur de 120 millions d'euros aux efforts de la nation.

Quel autre service public peut aujourd'hui afficher un tel bilan ? Et pourtant, je vois bien que il y a un récit négatif qui se cristallise autour de l'audiel public. Et je veux saisir cette occasion pour qu'on l'on puisse en parler.

Un média de service public n'est pas un média comme un autre et euh vous avez raison d'être exigeant, monsieur le président. Nous sommes au service de tous les citoyens et nous avons un devoir d'exemplarité qui est évident. À cet égard, je veux rappeler que Radio France a toujours pris ses responsabilités, a toujours su améliorer les choses ou reconnaître ses erreurs quand il le fallait.

C'est ce que nous avons fait après la publication d'une vidéo le 5 septembre dernier sur le site internet de l'incorrect puisque comme vous l'avez rappelé monsieur le président le soir même de sa diffusion nous avons pris la décision de suspendre à titre conservatoire Thomas le Grand de l'antenne de France Interre qui a immédiatement voilà parce que nous avons immédiatement compris les mois et les fantasmes que ces vidéos pouvaient faire naître Et je le dis devant vous, rien n'est plus insupportable pour un journaliste de Radiofrance et pour l'ensemble des équipes que d'être soupçonné d'être l'instrument d'un parti, d'un camp, voire d'un complot. Mais pour la bonne compréhension de la représentation nationale, il me semble important de revenir sur les faits. Thomas Land n'est plus membre de la rédaction de France Interre depuis 2022. ces trois dernières années, il n'intervenait pas dans des il n'intervenait à l'antenne de manière régulière que pour un magazine consacré à l'histoire des idées politiques qui a cessé en juin dernier.

En cette rentrée, il devait participer à un débat contradictoire de 12 minutes le dimanche matin dont le premier invité fut à la Madelin et après la diffusion à la MAC, pas à la Madelin, à la mainc et après heureusement Céline Piga, je l'a présenté des tris. Après la diffusion et après la diffusion de la vidéo, Thomas le Grand a décidé de renoncer à ce débat. Ce qui fait que très factuellement aujourd'hui, Thomas Le Grand n'a plus d'engagement contractuel avec Radio France.

Alors en vous disant tout cela, c'est un simple rappel des faits. Ça ne vise pas à excuser, à minimiser et je suis prête à répondre à toutes les questions et toutes les critiques. Et je pense que dans une même éthique de sincérité, je ne peux pas non plus laisser dire que un journaliste qui est un journaliste de libération qui n'appartient plus à la rédaction de France Interre, qui devait intervenir 12 minutes par semaine le dimanche matin à 8h45 dans un face-face contradictoire peut à lui seul orienter la ligne éditorale de France interre et manipuler l'opinion.

Et quand on a on envient à la réalité crue des faits que je viens de rappeler, la thèse du complot, vous en conviendrai avec moi, ne tient guère. C'est pourquoi je pense que il ne faut pas faire dire à cette vidéo ce qu'elle ne dit pas. Maintenant, je ne suis pas aveugle à ce qui se passe et cette polémique, on le sait et j'en suis très consciente, va laisser des traces.

J'entends ceux qui disent qu'elle vient conforter le sentiment d'une prétendue partialité. Ça me fait penser à cette dialectique bien connue entre les statistiques de l'insécurité et le sentiment d'insécurité. Je ne sous-estime pas voilà ce sentiment que certains peuvent avoir mais je pense qu'il faut rappeler la réalité des faits.

L'effet c'est que Radio France touche chaque mois 76 % des Français avec ces antennes et ses différentes offres numériques. Peut-on être un médiartisan quand 76 % des Français se retrouvent dans nos contenus ? Et si on regarde de près la composition de nos audiences, on voit que nous parlons à toutes les générations, à toutes les catégories sociales et dans tous les territoires.

Sur les 10 dernières années, nous avons gagné 1lion et demi d'auditeurs, donc 400000 de moins de 25 ans, à une époque où euh les jeunes sont happés par les écrans. C'est une victoire qui nous oblige. Nous sommes le deuxième groupe de radio sur les catégories populaires.

Et enfin, très loin, mais vraiment très loin de l'image d'une citadelle parisienne, nos auditeurs sont pour 80 % pour 80 % d'entre eux, ils habitent en région, donc hors de l'Île-de-France. 8 auditeurs sur 10 habitent hors de l'Île-de-France. C'est exactement les proportions du pays.

Nos auditeurs sont à l'image du pays, loin de toutes les caricatures qu'on peut en entendre. Et si nous avons ces dernières années gagné de nouveaux éditeurs, c'est que nous avons réussi à donner des raisons à chacun d'entre eux de venir écouter nos antennes. Ce qui m'amène à la question de notre impartialité que vous avez évoqué, monsieur le président, et qui est au cœur de la polémique. est une exigence permanente pour toutes les équipes qui travaillent sur nos antennes et qui s'appuie sur un corpus de règles de déontologie extrêmement exigeante.

Puisque aux règles habituelles de la profession, nous avons ajouté au fil des années des règles qui couvrent tous les champs les plus sensibles. Devoir de réserve, usage des réseaux sociaux, prévention des conflits d'intérêt, collaboration extérieure, règles renforcées en période électorale. Bref, on n rien laissé au hasard et ces règles, je voudrais le dire, ne sont pas un tableau qu'on accroche au mur.

Elles s'appliquent. Je veux en donner pour preuve le fait que ces deux dernières années, j'ai été amené à prendre h sanctions disciplinaires pour des manquements déontologiques. Cela montre que l'on ne tolère ni conflit d'intérêt ni covinivance.

Je vais même vous dire ces sanctions sont critiquées et cela d'ailleurs abondamment à la fois par ceux qui estime que nous sommes trop sévères avec ceux qu'ils aiment et ceux qui est que nous sommes trop laxistes avec ceux qui n'aiment pas. Mais je préfère ces critiques au soupçons pesant sur notre travail qui abîme la confiance des Français. S'agissant maintenant de la question du pluralisme de nos antennes.

Je suis venu avec cette audition avec Charles Emmanuel Bon, notre secrétaire général et deux professionnels de nos antennes. Céline Pigal, directrice de l'information de Radio France et directrice du réseau ici et Vincent Mêlé, directeur éditorial. de manière à répondre de très concrètement aux questions que vous vous posez sur notre travail.

Mais je voudrais d'abord rappeler une chose, quand on examine une journée type sur nos antennes, il y a une diversité de thèmes et une diversité d'intervenants qui n'a rien de comparable avec ce que peut ce que l'on peut retrouver dans les autres médias. Ce qui me permet de dire et d'affirmer que nous ne choisissons pas les sujets que nous traitons. Nous traitons à maximum de sujet chaque jour.

Autre élément de pluralisme, l'équilibre sur nos entraînes entre les contenus internationaux, nationaux et locaux qui là encore n'ont pas d'équivalent dans les autres médias. Nous ne sommes pas un média de commentaire de plateau parisien. Nous sommes le média du terrain.

J'en veux pour preuve les 180 heures de reportage sur nos antennes chaque semaine. des contenus de nos 44 locales qui constituent jusqu'à un/art de nos journaux nationaux parce que nous ce que nous cherchons à faire, c'est à faire entendre la réalité du pays que vous sénateurs connaissez si bien parce que notre objectif c'est de répondre aussi aux attentes de ces Français qui estiment que les médias aujourd'hui ne traitent pas assez de leur vie et de leur situation. Enfin, nous avons développé ces dernières années des espaces de débat importants, contradictoires et on peut entendre débattre à la fois Françoise Fress du monde, Guillaume Roquet, Isabelle Lacer, Alexandre de VO du Figaro, Charles Saintin Dupes voix ont leur place sur nos antennes dans la seule limite du respect des droits fondamentaux, de la science et des faits.

Et parce que nous sommes conscients des exigences qui pèsent sur nous en tant que service public, nous avons multiplié ces dernières années les initiatives pour renforcer la confiance des citoyens. Je vais pas rentrer dans le détail maintenant, on pourra revenir si ça vous intéresse par la suite. Mais je voudrais revenir sur une initiative que nous avons lancée il y a un an.

À la suite de la décision du Conseil d'État sur le pluralisme des opinions et la délibération de l'ARCOM, nous avons lancé une réflexion interne portée par Vincent. qui est avec nous aujourd'hui sur la manière d'y répondre et l'arc nous a dit que nous avions été le premier et voir même le seul média engager un tel travail de réflexion en interne. La première traduction c'est le développement d'un outil qui va nous permettre d'aut d'avoir des bilans automatisés sur les intervenants et les thématiques traitées sur nos antennes. nous les rendrons publiques afin de démontrer l'extrême pluralité de ce qui est traité par nos antennes, ce que j'évoquais et j'espère que cela permettra à l'avenir d'objectiver les débats et les analyses sur ce que font nos antennes.

Enfin, je rappellerai que nos succès historiques ne sont ni gauche. Prenez le masque et la plume. Prenez l'émission réplique dont nous avons fêté avec Ain Finkelcot les 40 ans il y a une dizaine de jours.

Prenez aussi le jeu des 1000 € qui est hyper populaire. Plus fondamentalement, ce que je veux vous dire, c'est que ce que nous faisons, aucun autre média ne le fait aujourd'hui. Qui d'autre diffuse chaque semaine 500 he de savoir, que ce soit de la philosophie, de la science, de l'histoire auquel s'ajoutent les contenus de grandes institutions intellectuelles ou euh d'enseignement ou de recherche que nous rendons disponibles à tous les Français gratuitement en podcast. sur l'application et le site Radio France.

C'est ça aussi notre service public, c'est de rendre accessible à tous les cours du collège de France, même à ceux qui ne peuvent pas s'y rendre physiquement. Et ça, personne n'en parle. Personne ne parle non plus de ce que nous avons développé ces dernières années pour lutter contre l'excès des écrans dans la vie des enfants.

La semaine prochaine, le 16 octobre, nous lançons la première radio pour les jeunes. une radio de service public avec des contenus pour les enfants qui les incitent à se concentrer, qui développent leur attention, leur imagination dont la qualité est telle que beaucoup de radios de services publics européennes nous demandent d'en adapter les contenus. Mais euh voilà, si nous l'avons fait, c'est parce que nous estimons que d'une partie d'intérêt général et qu'il n'y a que le service public qui veut, qui peut et qui est capable de s'en saisir.

Je ne suis pas là pour dire devant vous ce matin que tout est parfait. On est conscient qu'il y a des choses qui sont perfectibles. C'est pourquoi nous sommes ouverts au débat.

Mais il faut que ce débat soit posé avec justesse. On doit parler de ce qui ne va pas, mais on doit aussi tenir compte de tout ce qui va bien parce que ce débat doit être mené non pas pour détruire le service public mais pour l'améliorer et je pense fondamentalement qu'il peut améliorer ce service public dont notre pays a besoin. Pour clore mon propos, monsieur le président, mesdames les sénatrices, monsieur le sénateur, je voudrais parler de ce qui compte le plus aujourd'hui, à savoir notre pays.

Et notre pays a un défi majeur qui est la qualité du paysage démocratique que nous voulons avoir et que nous aurons à l'horizon des 10 prochaines années. Il ne faut pas faire que ce paysage-là fasse le jeu de la désinformation et de manipulation. Il ne faut pas céder tout le terrain aux plateformes américaines et chinoises qui se moquent de la cohésion dans notre pays.

Mais il ne faut pas non plus faire le jeu du morcellement de la société que l'on diagnostique depuis des années. Vous connaissez l'analyst de Jérôme Foquet et d'autres qui nous interpellent beaucoup. Il me semble que notre pays a besoin dans la durée de médias français souverain indépendant tout toute pression de médias qui soient solides qui travaillent en faveur de la création de commun autour d'émotions positives et qui ne courent pas après le buz facile les polémiques et les divisions. dont on a besoin, c'est d'un contreemodèle aux médias d'opinion et rosé sociaux et le service public peut-être ce contre sinon on est condamné à importer le modèle américain dont on voit on a sous les yeux les effets de ce modèle une société qui est fracturée, qui est tellement divisée à force d'exacerber les tensions qu'elle en devient irréconciliable.

Aujourd'hui, si on n dit pas stop, il me semble que c'est vers ça que nous allons tout droit. C'est cette inquiétude, voilà, qui que je porte en tant que citoyenne, mais aussi qui engende une grande responsabilité en tant que dirigeante d'un médiia de service public. C'est pourquoi je pense qu'il serait dommage de jeter le bébé avec l'eau du bain comme on l'entend avec le développement de l'idée de privatisation de l'ode public qui s'est répandu comme une traînée de poudre dans le sge de la diffusion de la vidéo qui nous a réuni voilà c'est pourquoi cette audition doit nous permettre d'en parler et de sceller je l'espère avec les Français et leurs représentants que vous êtes une confiance durable.

Voilà je vous remercie. Merci madame la présidente. Alors première question de Cédric Vial, rapporteur des crédits budgétaires.

Merci monsieur le président, madame madame la la présidente directrice générale. Alors, je le dis pour mes collègues, on a déjà eu l'occasion de de discuter de du sujet de ce sujet et de de parler de de votre réaction entre nous, mais pour pour que les choses soient bien claires et et bien claires pour tout le monde dans l'affaire qu'on appelle le grand Cohen, quel est le problème qui se pose et et pour nous et notamment pour la représentation la représentation nationale en préambule, je voudrais je voudrais rappeler quand même que les les conditions effectivement dans lesquelles ont été capté ces cette conversation répond pas forcément aux règles déontologiques et et je pense que ça ça pose ça pose pardon ça ça pose ça ça pose un problème euh qui à à mon à mon avis devrait tous nous interroger sur la manière dont dont ça ça a été fait. Deuxièmement, vous l'avez dit, vous avez raison, il y a eu un un traitement de l'affaire qui peut-être considéré comme disproportionné par certains médias par rapport à l'actualité euh et qui ont qui ont monté c cette affaire dans des proportions dont qu'elle ne se justifiait peut-être pas.

Néanmoins, le problème reste posé et c'est pour moi un problème d'indépendance. Vous savez qu'aujourd'hui, vous savez mieux que qui compte, la loi de 86 fixe pour l'audiovisuel et et donc le y compris pour Radio France trois règles impérieuses, trois valeurs qui sont l'impartialité ou la présentation honnête de l'information, l'indépendance et le le pluralisme. Là, on est vraiment dans un problème d'indépendance. indépendance par rapport à à la direction ou par rapport à un actionnaire, ce qui peut être le cas problème qui peuvent se poser par ailleurs, mais indépendance par rapport à un parti politique ou par rapport à une stratégie électorale extérieure à la rédaction.

Que faisait-il dans cette conversation ? Rien d'autre que lors d'une discussion avec un parti politique, il se ils étaient en train d'échafauder une stratégie pour avantager un candidat et se servir de leur position sur une antenne de du service public et donc se servir des moyens de l'État français pour mettre en place une stratégie électorale et favoriser un candidat en l'occurrence Raphaël Gluxman. On est et ça veut dire que ça met le doute sur l'auditeur.

Pourquoi on a cette loi 86 ? Elle fixe ces trois valeurs d'indépendance, de pluralisme et et d'impartialité pour donner pour que les auditeurs qui vous écoutent et qui écoutent le service public puissent avoir confiance dans ceux qui s'expriment. Quelle que soit leur opinion, qu'il soi de gauche, qu'ils soient socialistes, ça ne pose pas de problème en soi ou comme on peut être de droite, j'espère.

C'est beaucoup plus récent mais ça ça peut ça peut arriver quand on est journaliste. Ça pose pas de problème. Ce qui pose problème c'est que quand il s'exprime aujourd'hui, on ne sait pas s'il exprime son opinion ou s'il est dans une logique d'essayer de convaincre des électeurs en se servant de sa position.

Et là, on n'est plus dans une logique journalistique ou même de chroniqueur, mais on est dans une logique dans une logique politicienne. C'est ça qui pose problème. Et cette indépendance et donc ce défaut de présentation honnête de l'information est posé parce qu'on on a le doute sur l'indépendance et dire pourquoi il s'exprime de cette manière-là et qui s'exprime.

C'est un problème donc c'est un problème qu'on peut pas négliger. Alors vous avez réagi de manière très forte et et instantanée quasiment en les suspendant de de leur fonction. Mais moins de 48 heures après, Patrick Cohen était sur France Interre le matin pour faire sa chronique.

Donc c'est une suspension qui était som toute de très courte durée. Et et Thomas le Grand quelques jours après quelques jours après fait un comuniqué de presse pour dire qu'il démissionnait de lui-même ou qu'il renonçait lui-même à à son émission et qu'il partait avec toute la la sympathie, la confiance de de sa direction. C'est c'est pour le moins pas une sanction enfin qui c'est pas comme ça qu'on définit une sanction chez nous.

Je pense que euh si c'est un départ volontaire ou une sanction, on aimerait vous entendre là-dessus. Est-ce que euh est-ce que vous s'il était pas parti, est-ce que vous l'aurez sanctionné ? Est-ce qu'il méritait une sanction d'après vous ?

Je pense qu'on est euh tous d'accord ici, le Parti socialiste aussi pour dire qu'ils auraient dû être sanctionnés euh beaucoup plus fortement, n'est-ce pas ? Vous non, vous voyez, je en en l'occurrence, on a on interroge la présidente de Radio France, pas le Parti socialiste. Je voulais Allez, on laisse finir le on est Je voulais juste Merci, vous avez raison de me rappeler.

Monsieur le président, je voulais juste faire la démonstration que quand on n'est pas d'accord, on le dit en général parce que l'argument de dire que Patrick Cohen était bien présent quand on on dit avec avec Patrick, on va s'occuper de Rachidati, on a dit et vous avez vous voilà, vous faites vous faites ce qu'il faut. On a dit que Patrick Cohen ne méritait pas une sanction parce qu'il ne s'était pas exprimé. Je voulais juste faire la démonstration que quand on n'est pas d'accord, on s'exprime en général et quand on ne dit rien, souvent on consent, hein, n'est-ce pas ?

Mesdames et messieurs ? Je vous remercie d'avoir contribué à ma petite démonstration. Je donc madame la présidente, je j'avais une deuxième question mais j'ai je crains que de pas pouvoir la poser.

Non non, je crain pas pouvoir la poser. C'était sur le budget. Donc je On va se concentrer là-dessus pour vous laisser répondre.

On on voulait on voulait on voulait madame la présidente vous entendre à nouveau sur la sanction. Est-ce que pour vous ça mérite sanction ou est-ce que le le sujet ne le méritait pas ? Est-ce est-ce que vous avez pris conscience quand même de les mois que ça suscite et des problèmes que ça pose en terme même de droit cette question et de de et et dernière et dernièrement vous vous l'avez dit s'il vous plaît on laisse finir le rapporteur et et et dernièrement vous vous l'avez dit vous vous traitez de tous les sujets la question du du plural isme des thématiques et même d'un certain nombre de points de vue n'est pas remis en cause et je ne le remets pas en cause en tous les cas.

Euh il y a aussi de la place pour euh malgré l'impartialité la présentation nette des informations le pluralisme, il y a de la place pour une ligne éditoriale que on met pas en cause. Par contre, on pourrait considérer quand même qu'il y a des biais éditoriaux qui sont un peu sy systémiques systématiques notamment sur sur l'antenne de France inter et c'est sur ces biais éditoriaux qu'on aimerait aussi vous entendre et faire une présentation des faits qui sont présentés ou des invités, c'est une chose, mais je pense qu'on pourrait considérer sans trop se tromper que qu'on s'approche aussi d'une ligne éditoriale qui est qui qui pourrait être considérée comme une celle d'une chaîne d'opinion. Bien.

Alors, plusieurs questions déjà autour de ces notions d'indépendance. Madame la présidente, je vais vous laisser répondre et puis bien sûr transmettre la parole aussi si vous le souhaitez à votre équipe et puis après nous passerons à une seconde série de questions. Tout d'abord, je vais juste rappeler les faits monsieur le sénateur, nous avons pris une décision de suspension à titre conservatoire qui concernait Thomas le Grand, pas Patrick Cohen.

Nous avons tout de suite dissocié les deux situations. Pour la raison suivante, c'est que la vidéo est tronquée, donc on ne sait pas ce que Patrick Con a pu dire ou pas dire. En tout cas, il ne dit rien.

Euh donc, il ne s'associe pas au propos de Thomas le Grand et entre nous euh c'est je voulais rappeler euh Thomas Lebrand intervenant au maximum 12 minutes par semaine dans un débat contradictoire. Donc il intervient quand on j'ai j'ai écouté le premier débat, il intervient à 45 minutes, qui peut dire que il va changer la ligne édit littorale de France interre ou utiliser l'argent public pour inciter les Français à voter pour tel ou tel avec 5 minutes d'antenne une fois par semaine. Honnêtement, c'est pas sérieux comme critique.

Donc nous avons regardé la situation avec beaucoup d'objectivité. Nous avons regardé l'ensemble des chroniques de Patrick depuis qu'il fait l'édito politique le matin sur France Interre. Nous n'avons rien trouvé qui puisse étayer le moindre soupçon qu'il souhaiterait euh euh apporter voilà du crédit à ceux qui sont hostiles à la ministre des missionnaires de la culture Rachidati ou qui viendrait alimenter une polémique dans le cadre de sa candière parisienne.

Je rappelle qu'il a fait plus d'édito critique sur Annie d'Alg que sur Rachid Atati. Donc en fait la vérité c'est que quand on regarde ce qui est dit par Patricon dans ses éditaux, ça corrobore exactement ce qu'on voit sur la vidéo, c'est qu'il assiste, il écoute comme beaucoup de journalistes le font quand ils rencontrent des politiques et on sait bien que le jour où on ne permettra plus à nos journalistes de sortir de leur bureau pour aller sur le terrain et rencontrer les acteurs, on pourra plus faire de journalisme. Mais dans ce cas-là, on sera remplacé par des IA ou par des agences de presse, mais on pourra plus faire ce métier de journaliste.

Donc, on fait vraiment la différence entre Patrick Cohen d'un côté, Thomas le Grand de l'autre. Thomas le Grand, nous avons donc pris une décision de suspension à titre conservatoire. Donc le et très rapidement, il a lui-même reconnu que le débat auquel il devait participer n'était plus tenable.

Mais je rappelle qu'il n'est plus journaliste de la rédaction de France Interre. il devait intervenir et quand il intervient sur nos antennes, c'est de manière très claire avec la casquette de journaliste de libération. Donc on sait très bien quand on écoute Thomas Land, quelles sont ses idées, qu'est-ce qui défend comme position dans libération ?

Et c'est bien justement pour ces débats contradictoires qu'on est extrêmement clair sur ce que porte chacun des intervenants. Quand on fait intervenir monsieur Devo ou monsieur Guillaume Roquet, on sait très bien pour quel journal il travaillent, qu'est-ce qu'ils écrivent dans leurs éditaux, qu'est-ce qu'ils vont amener et c'est des débats contradictoires qu'on essaie d'organiser. Donc personne n'est dupe sur ce que va dire Thomas Land sur nos antennes.

Et par ailleurs, il n'est pas n'étant pas journaliste de nos rédactions, les textes de déontologie que je vous ai rappelé ne sont pas applicables. S'il avait été journaliste de la rédaction chez nous, on aurait eu un traitement qui aurait été évidemment très différent. C'est-à-dire qu'on aurait regardé euh euh est-ce que il y avait un conflit d'intérêt ?

Est-ce que il y avait un soupçtion de connivance, est-ce qu'il y a une déloyauté vis-à-vis de l'entreprise ? Euh est-ce que son devoir de réserve était respecté ? Je pense qu'à ces différentes questions, on aurait répondu non.

Mais là, en l'occurrence, ces textes ne s'appliquent pas à lui puisqu'il vient comme intervenant apporter la contradiction à un autre invité dans un débat. Encore une fois, il n'est plus journaliste de la rédaction de France Interne depuis 2022. Donc la seule chose que nous pouvions faire, c'était bien de suspendre cette émission qui a été tout simplement supprimée, qui n'existe plus.

Thomas le grand n'est pas sur nos antennes. Il n'est plus sur nos antennes. C'est ça la rêé des faits.

C'est pour ça que cette vidéo qui a été instrumentalisée dont on a à laquelle on a fait dire beaucoup de choses, y compris le fait que on nourdissait un complot, faut revenir à une juste réalité. Faut pas non plus euh euh être dupe de l'instrumentalisation de cette vidéo. Et encore une fois euh moi je suis prête à répondre à toutes les questions sur ce que vous avez dit, à savoir le sentiment que notre antenne peut avoir une ligne éditoriale.

Après, avoir une ligne éditoriale, ce n'est pas être un média d'opinion. Et il y a une vraie différence et d'ailleurs la décision du Conseil d'État qui fixe le cadre d'application par l'ARCOM. Parce que s'il y a une autorité dans ce pays qui est là pour évaluer ce que nous faisons, notamment en nos obligations en terme de pluralisme et d'impartialité, c'est l'ARCOM.

L'ARCOM dans aucun de ces rapports d'évaluation ne nous a pris à en défaut sur nos obligations de pluralisme. Et évidemment que s'ils avaient eu le moindre soupçon que notre ligne s'apparentait un médiia d'opinion, je pense que ça ferait longtemps que nous aurions des sanctions à ce titre ou ça aurait été à tout le moins évoqué dans les différents rapports qui font chaque année et qui vous sont présentés sur l'exécution de nos obligations puisque il y a un rapport sur nos contrats d'objectif et des moyens. Nous nous en avons plus pu faire fin 2023.

Mais il y a aussi un rapport sur le cahier des missions et des charges qui rappelle l'ensemble de nos obligations de services publics dont les principes que vous avez bien fait de rappeler monsieur le sénateur. Donc euh laissons l'ARCOM nous dire est-ce engagé un travail à ce sujet, je pense que ça permettra d'objectiver et de clarifier le débat. Moi, en tant que présente de Radio France, je peux vous dire que l'impartialité est une vraie est une vraie exigence et que la diversité des points de vue et des opinions qui sont exprimées sur nos antennes nous différencie très fondamentalement d'un médias d'opinion. dont on peut le voir parce que il y en a des exemples dont on peut voir que ils sélectionnent certains sujets, ils sélectionnent certains faits ceux qui vont dans le sens du récit qu'ils veulent amener quand on écoute Radio France sur tous les sujets et on pourra prendre des exemples précis parce que je suppose que vous avez des exemples en tête qui euh vous ont peut-être posé questions.

On pourra voilà peut-être détailler devant vous sur les différents sujets, comment ils sont abordés sur nos antennes et ce qu'il y a ou non du contradictoire. Bien, nous allons prendre maintenant toutes les questions et je vais vous inviter du coup à les à les noter. Vous ferez une réponse à la fin.

On va commencer par Sylvie Robert. Nous sommes comme à la radio ici. Quand c'est vert, on parle, quand c'est rouge, on s'arrête.

Oui, il faut que ce soit valable pour tout le monde, monsieur le président. Mais vous allez voir, madame la vice-présidente, ça va l'être. Monsieur le président, on sait Monsieur le président, un petit point un petit point de règlement. vu le nombre de d'intervenants sur les bancs de la gauche et la faible nombre d'intervenants sur les bancs de la droite et du centre depuis que nous parlons de ces sujets, je pense que la balance est largement favorable à la gauche.

Donc votre limitation intervenant par intervenant me pose problème. Mon cher mon cher Max mon cher Maxement, on peut parfaitement avoir une approche qui il y a aucun règlement à la b Je vous rappelle les règles. Je vous rappelle, non, il y a pas besoin de discuter là-dessus.

Je vous rappelle les règles de notre commission. Chaque groupe a a droit à un intervenant et après tous ceux qui veulent s'exprimer peuvent le faire. Et je rassure Max Brisson puisque j'ai la liste des intervenants sur les sous les yeux, vous verrez c'est assez équilibré.

Pas proportion des groupes monsieur le président. Alors Robert règle chers collègues rien pas. Chers collègues, rien n'interdit au membres de votre groupe d'intervenir et le président l'a dit, c'est une des règles de fonctionnement de notre commission par contre.

Voilà. Ouais, je pense que quand même, pardonnez-moi mais hier, nous avons respecté. N'oubliez pas quand même que nous sommes enregistrés et que nous sommes diffusés en direct sur le site de public sénat.

Je vous demanderai de rester sur le le sujet de notre commission ce matin. Madame la madame présidente, allez-y. Merci.

Merci monsieur le président. Tout d'abord, je voudrais remercier madame la présidente pour ses propos et la réponse à notre collègue Cédric Vial. Vous dire comme nous l'avons fait hier à Delphine, à la fois notre soutien dans la période et notre attachement très fort à l'audiovisuel public.

Je ne pensais pas que notre rapporteur allait revenir de façon aussi longue sur la question de l'affaire Cohen le Grand. Mais euh quelques chiffres en propréliminaire puisque comme ça on s'attache à des faits pour dire que oui, il y a une offensive idéologique très forte du groupe Bolloré face à l'audiovisuel public et singulièrement euh et singulièrement euh par rapport à l'instrumentalisation qui en a été faite de cette affaire-là. Quelques chiffres et je m'arrêterai là. 95,6 % c'est la part de C News qui a représenté la couverture médiatique de l'affaire Thomas Le Grand sur les chaînes d'info entre le 5 et le 19 septembre. 36,8 fois plus que LCI et 61,3 fois plus que BFM.

Pour euh Europain, ça a été 68,4 % de la couverture sur cette même affaire et je vous dis pas 30 fois plus que RTL et cetera. Ce sont des faits et ça montre et ça témoigne en tout cas qu'il y a une vraie instrumentalisation de cette affaire et je le regrette. Quant à la question du pluralisme et de l'impartialité, je le je redis et je l'ai dit au président de l'ARCOM.

L'impartialité cert dans la loi de 86 pour l'audiovisuel public est pour moi pour nous une composante du pluralisme et ilutéit très intéressant que l'ARCOM élargisse son étude sur la question de l'impartialité et du coup du pluralisme à l'ensemble de l'officiel public et privé. Je trouve qu'aujourd'hui dans le contexte, ça aurait été très salutaire et nous en de toute façon, nous en avons fait à la demande. Alors, deux euh deux questions rapides sur la question budgétaire.

Bien sûr, euh je ne citerai pas le rapport de la Cour des comptes, mais stratégie numérique réussie, euh stratégie adaptée à l'évolution des usages et cetera. Vous l'avez dit madame la présidente, vraiment euh c'est en tout cas au niveau des audiences et au niveau de ces stratégies euh beaucoup de satisfac site. Il y a un certain nombre de fragilités, la question RH, la question de la proximité.

Peut-être doit-on encore plus euh aller faire cette question de proximité. Mais j'ai en tout cas euh un constat mais qui est comme pour France TV euh un des enjeux majeurs attrait à la visibilité ou je dirais l'invisibilité financière et au soutien clair de l'État actionnaire. C'est ça la question de la visibilité et de la prévisibilité.

Si les premiers chiffres qui ont circulé concernant le budget de l'audiovisuel public ne sont pas bons, concrètement, pouvez-vous nous préciser ce concr entraînerait une baisse supplémentaire du budget de Radio France pour 2026 ? Quel impact à la fois social mais aussi sur les projets cela aurait-il ? Et enfin, et je terminerai là rapidement, on n' pas traité beaucoup de la question des humoristes, des artistes.

Cette question de la liberté d'expression, de cette identité qui est pour moi tellement importante qui fait aussi la marque de Radio France surtout aujourd'hui en phase de de censure ou en tout cas d'entrable à la liberté de création et d'expression. Comment faites-vous vraiment ou en tout cas avez-vous un un un philosophie particulière pour préserver cette identité et cet espace de liberté auquel nous tenons tous ? Je vous remercie.

Pierre Ozouillas. Merci monsieur le président. Bonjour madame la présidente.

Moi je je souhaitais vous remercier vous remercier de façon très forte et solennelle vous et et vos équipes pour le concours énorme que vous avez apporté à la lutte contre l'antisémitisme. Le le balado sur l'affaire de Refus en 2024 a été vu par 6 ou 7 millions de personnes. Je pense que dans la période actuelle, c'est une démonstration historique fondée sur des faits, sur une rigueur et je salue le travail de Philippe Collin, Violè Balet et Juliette Mi des Vieilles qui qui éclaire qui éclaire les citoyens, qui éclaire le débat politique.

Je rajouterai les balado, vous me permettrez d'utiliser ce terme. C'est c'est celui qu'on doit utiliser en français, le balado sur Bloom et puis récemment sur celui consacré à Sigmaringen. Même chose, même chose.

Ils apportent à nos concitoyens un éclairage. Euh on n'est pas loin du 7 octobre, on est proche aussi du 16 octobre et j'ai vu que vous aviez un un balado sur Samuel Patti. Tout ça concourt au même travail, au même travail d'éducation parce que je crois que c'est la mission principale du service public qui est d'apporter des faits et de pouvoir ouvrir les yeux des citoyens par un dialogue constant entre ce qui se passe aujourd'hui et ce qui s'est passé hier.

À ce titre, je vous suggère un balado sur l'année 1957 qui a connu trois gouvernements successifs avec trois blocs qui étaient dans l'incapacité de composer du gouvernement. Je pense que ça serait intéressant tout ça pour pour vous dire que face à la montée des périls, la France doit assumer son destin historique et je pense que le service public et l'instrument de cette de cette revendication de la place particulière de la de la France dans le dans le monde euh vous parlez à intelligence des Français et c'est une réussite. 85 millions d'écoutes des balado.

L'application, votre application c'est plus de 50 % en un an. Donc quand on fait le paris parler à l'intelligence, il y a un succès, il y a il y a un succès qui est très fort. Et même France musique hein, quand on dit que c'est la pire station élitis plus 8 % France musique alors que France Musique n'a rien changé de de sa proposition.

Euh donc pour finir, avant de rendre l'antenne, moi j'aimerais vous poser la même question que que que celle que j'ai posé madame hier, c'est quelle politique vous allez avoir vis-à-vis des plateformes qui utilisent très largiquement votre vos contenus pour qu'elles payent normalement ce qu'ell ce qu'elles utilisent. Là, il y a un combat à mener aujourd'hui contre les plateformes de l'intelligence artificielle. Merci monsieur le président.

Max Brisson. Merci monsieur le président, madame la présidente, à l'exception de vos propos très français, donc d'honneur de leçon dès que l'on parle de l'étranger des États-Unis, j'ai apprécié votre approche préliminaire plus humble et moins autosatisfaite que celle que nous avons entendu hier. Je vous sais également très investi sur la question de l'impartialité du service public et que vous tentez d'apporter des réponses au respect du tricycle, impartialité, indépendance, pluralisme.

Nous sommes même sur ces bancs des passionnés du service public et plusieurs éléments participent à notre malaise dont vous avez d'ailleurs dit que vous voulez le prendre en compte. Madame, nous connaissons désormais votre argumentation dans l'affaire Cohen le Grand dans leur relation de stratégie électorale avec le Parti socialiste. Nous ne la partageons pas dans ta mais je voudrais revenir dans le profil de ce qu'a dit madame Sévie Robert sur l'étude de LINA publiée dans le site la revue des médias et qui montre que certes ces news et européens ont beaucoup traité de cette affaire mais que France Info et France Inter n'en ont au début que très peu parler.

Donc, quelles sont les raisons qui ont conduit le service public à occulter ce sujet à minima jour suivant ? les révélations. Par ailleurs, nous avons hier demandé à madame Hernot de dire ce qu'elle entendait lorsqu'elle qualifiait ses news de chaîne d'extrême droite.

Notre directeur éditorial Vincent Ble étant parmi nous, je rappelle qu'il a affirmé aux Parisiens le 13 septembre que ces news et européens étaient des médias d'opinion, des médias militants d'obsession et que les journalistes du service public ne faisaient pas le même métier. Est-il possible que la direction éditoriale de Radio France sous votre autorité puisse publiquement prendre de telles positions ? le rôle de l'audiovisuel public de se poser en contre-poids du groupe Boloré.

Pensez-vous enfin que l'audiovisuel publique, que la radio publique, que vos rédactions ont fait preuve d'impartialité et d'approche pluraliste dans le traitement de la taxe zugmane ou dans le traitement de la loi de notre collègue Laurent Dupl. Ne pensez-vous pas au contraire que le service public a poussé dans l'agenda politique un point de vue porté par ailleurs par des forces politiques ? Est cela son rôle ?

Est-ce le rôle de l'audiovisuel public ? Nous ne le pensons pas. Je suis resté dans le vert.

Merci Monique de Marco. Merci. Merci madame la présidente.

Donc vous dirigez Radio France dans un contexte de profonde mutation avec notamment ce projet de réforme de l'audiovisuel public toujours en standby et des interrogations croissantes, on l'a vu, sur l'indépendance des médias et des polémiques montées par des médias de droite et d'extrême droite sur le manque de neutralité et nous l'avons vu dans certaines interventions. Je reviens sur cette affaire que le Grand Cohen avec cette violence là de ce qui a été porté les discussion qui en ont suivi cette polémique sur cette méthode de conversation tronquée et volée sur la mise à l'écart. Moi sur le fond Thomas Le Grand est un chroniqueur, je dis bien un chroniqueur, un chroniqueur qui ne s'est pas caché. ce n'est pas une découverte que c'est un chroniqueur de gauche.

Certains chroniqueurs avancent et on le sait, on connaît leurs tendances politiques, ce qui permet à l'auditeur donc de moduler ses propos en fonction. Pourquoi madame la présidente ne pas assumer vraiment qu'en définitive vous avez des chroniqueurs de gauche comme Thomas le grand mais aussi préciser qu'il y a des chroniqueurs aussi qui ne sont pas de gauche et on en connaît certains que je ne vais pas citer. Donc vous venez là par vos propos donc de faire en partie donc de nous rassurer de pour vous en avez parlé et cetera. vous m'avez assez convaincu.

Euh donc je reviens sur une question puisque on est là aussi pour poser des questions et sur alors tout à fait autre chose. été. Ça concerne donc certaines inquiétudes qui me sont relayées au niveau local sur la fusion actuellement qui se fait sur les 44 radios locales de France Bleue qui ont changé de nom qui s'appelle ici Dorénavant avec l'objectif vraiment ambitieux de créer un créer un donc un média de proximité radio télé web.

Bon, moi j'aimerais maintenant au bout d'un an à peu près à savoir où vous en êtes, quel a été le coût, quels sont les résultats en matière d'audience, est-ce que c'est à la hauteur ou comment celle-ci va évoluer ? Pu m'excuser de poser une question technique. Merci Pierre-Antoine Lévi.

Merci monsieur le président, madame la présidente. Vous vous félicitez d'avoir gagné 400000 auditeurs de moins de 25 ans en disant avec France interpositionné au 3è rang des radios sur cette cible. Vous annoncez vouloir créer la première radio enfant de services public en France avec deux web radio prévus pour la saison 2025-2026.

Pourtant, dans le même temps, vous fermez MVE sur la FM depuis la rentrée 2025. Créé en 1997, MVE était la seule radio, le radio France dédié aux jeunes et aux cultures urbaines centrées sur le rap et les musiques actuelles. Alors, c'est vrai, elle enregistrait certes que 276000 auditeurs quotidiens début 2025, soit 0,5 % d'audience.

Mes questions sont les suivantes. Premièrement, comment comptez-vous toucher les jeunes des quartiers populaires premières cible de mouv avec France inter, France Culture ou France info ? Ces antennes aussi excellentes soit-elles ne parlent pas le même langage ni ne diffusent les mêm mêmes contenus que mouv.

N'y a-t-il pas un risque de perte sèche d'audiences jeune et populaire ? Enfin, vous annoncez créer une radio enfant alors que vous supprimez une radio jeune. D'où viendront concrètement les moyens financiers et humains alors que vous devez économiser 23,9 million d'euros ? et surtout une radio pour les 5 ans remplace T-Amve dans sa mission auprès des adolescents, jeunes, adultes et cultures urbaines.

Sur notre sujet, euh la Cour des comptes a salué en janvier 2025 votre transformation numérique tout en alertant sur une masse salariale représentant 55 % de vos charges d'exploitation. Vous avez annoncé, je viens de le dire, en avril 2025, une baisse budgétaire de 23,9 million d'euros et vous avez rendu donc les fréquences FM de MOVE depuis la rentrée, ce qui génère environ 6 millions d'euros d'économie annuelle. Cette stratégie s'inscrit dans une logique de migration vers le DAP plus.

Cependant, selon les données officielles, la couverture d'AP Plus atteignait seulement 65 % de la population française fin 2024 avec un objectif de 70 % 2025. Et comme le soullignent les spécialistes, 65 % de la population ne signifie pas 65 % du territoire. Les zones rurales restent largement souscouvertes.

La 3è phase de déploiement prévue pour 2025 concerne essentiellement des axes autoroutiers par les territoires ruraux. Les questions sont les suivantes. Premièrement, pouvez-vous garantir qu'aucun territoire rural ne se retrouvera en zone blanche radiophonique suite à l'arrêt de la FM ?

Deuxièmement, avez-vous mesuré l'impact social de cette décision ? Combien de Français devront acheter de nouveaux récepteurs d'A plus pour continuer à recevoir vos antennes ? N'est-ce pas leur faire supporter le coût de vos économies ?

Enfin, comment justifiez-vous l'abandon de la FM alors que près d'un tiers de la population n'a pas encore accès à la DAP plus ? N'est-ce pas contradictoire avec la mission d'égalité territoriale du service public ? Merci Emeric Durox.

Merci monsieur le président. Madame la présidente, le 13 mars 2024, un article du monde révèle une soi-disante collaboration entre le journaliste de France info Jean-François Achili avec Jordan Bardella autour de l'écriture d'un livre autobiographique. Jean-François Akili a toujours nié cette collaboration.

Pas de contrat, pas de rémunération, juste des échanges entre un journaliste politique et un homme politique. Mais à Radio France, pas de présemption d'innocence pour se soupçonner de pactiser avec le diable. Et seulement un mois après, Jean-François Kili était licencié pour faute grave à 61 ans après avoir été suspendu à tricite conservatoire.

Le jour même de son licenciement, le 29 avril 2024, le directeur de France info révélait le potorose dans le monde et la vraie raison de son renvoi aussi brutal. Je cite, "C'est une collaboration et quand cette collaboration se fait dans une période électorale, cela revient à participer à une stratégie de conquête du pouvoir. Le vrai prétexte est donc lâché." Mais chez Radio France, il y a apparemment la mauvaise stratégie de conquête du pouvoir et la bonne stratégie de conquête du pouvoir.

La bonne, c'est par exemple celle de Thomas Le Grand et Patrick Cohen qui a été longuement évoqué qui à tablé avec des hauts responsables politiques du PS se félicitent de leur audience sur France interre pour faire gagner le Parti socialiste. Quelles ont été les sanctions ? Thomas Leand a été suspendu, certes, vous l'avez dit, mais s'est retiré lui-même de son émission dominicale.

Pourra-t-il revenir un jour sur Radio France ? Jean-François Akili ne le pourra plus jamais lui. Et surtout aucune sanction envers Patrick Cohen qui pourtant participe à la conversation, moins que Thomas Laur Grandon certes, mais il dit contrairement à ce que vous dites dans la vidéo, il participe et il dit en parlant de Gluxman avec un score tout mouillé de 32 33 %.

Et surtout, il approuve évidemment par son silence complice. Au contraire, les deux journalistes ont été largement défendu par vos services et leur confrères en argant que ces propos étaient privés, volés et cetera. En revanche, quand ces compléments d'enquête qui usent des mêmes méthodes, là il n'y a pas de problème.

Cela donne aussi l'impression que le principal souci ne sont pas les propos montrant une connivance idéologique entre les journalistes du service public mais et et des hommes politiques de gauche. Mais la façon dont ils sont révélés, la façon dont les échanges privés entre Jean-François Kili et Jean-Danne Bardella ont été révélés ne semble là pas non plus poser de problème. Comprenez-vous donc, madame la présidente, la désagréable sensation de deux poids, deux mesures que ressentent des millions de français dans ces deux affaires et qui renforce le sentiment que vous contestez certes, mais qui existe dans une très grande majorité de la population et qui est corroboré par des études comme celle de Thomas Mor par exemple, d'une sensibilité de gauche, de Radio France en particulier et de l'au du visuel public en général.

Merci Lord Arcos. Merci monsieur le président. Chers collègues, j'aurais voulu avoir le même et moi que vous avez actuellement sur cette affaire, soit-disant le grand Cohen qui pour moi est une conversation privée et en effet, j'en ai été très choqué avec ce qu'a pu dire un ministre de la culture, une ministre de la culture, la nôtre actuellement sur des plateaux comme France 5 contre Patrick Cohen où c'était Trburderline, elle a même eu un rappel à l'ordre de la part du gouvernement puisque c'était vraiment des euh des commentaires sur le plan purement judiciaire où madame la présidente contre vous sur France inter enfin moi je l'ai pris que c'était contre vous des attaques vraiment àominem absolument honteuses sur le service public une ministre de la culture ne devrait pas dire ça voilà pour reprendre un un titre et je voulais le dire parce que j'ai été profondément choquée et je trouve que personne n'en a eu un tel et moi et je l'ai dit je m'en cache pas je l'avais même dit dans ma discussion générale en juillet.

Je voulais aussi vous féliciter madame la présidente des podcasts que vous faites euh balado. Mais balado, moi moi je continue à dire podcast mais voilà je trouve qu'en effet tout le monde tout le monde peut y trouver des richesses et quelque chose qui nous tient à cœur avec mon ami Pierre Ousouias qui est la culture scientifique, votre partenariat avec l'Institut de France et notamment avec l'Académie des Sciences. permet mais vraiment des émissions absolument de très haut de volet et ça c'est quand même extraordinaire. on le dit pas assez et je trouve que les jeunes devraient systématiquement euh pouvoir avoir une sorte de d'invitation à l'école à aller écouter euh vos programmes sur Balado.

Moi, je voulais juste vous poser la question euh dans les premières annonces financières inquiétantes pour l'audiovisuel public dans le le la PPL de Laurent Lafond a été évoqué à l'Assemblée nationale le déplafonnement du marché publicitaire. Vous savez que bien évidemment ça inquiète beaucoup les radios privées, pareil pour les télévisions privées face à à France Télé. Est-ce que vous croyez pouvoir réussir sans ce déplafonnement du marché publicitaire ou est-ce qu'au fond aujourd'hui euh il on doit trouver un système qui puisse contenter tout le monde ?

Mais parce que vous n'aurez pas le choix avec cette baisse budgétaire annoncée. Merci Colomb Brossel. Merci beaucoup monsieur le président.

Madame la présidente, nous en sommes donc à la 3e audition sur ce qui est donc appelé dans cette commission l'affaire le grand Cohen. C'est vrai qu'il n'y a aucune autre actualité dans le pays depuis quelques semaines. Mais donc nous sommes au travail et j'ai hâte de voir arriver les autres auditions puisqu'il y en aura peut-être une 4e, une 5e tout ça.

Bon bref, je remets tout ça dans le casadre d'une phrase que vous avez eu en disant il y a un récit négatif sur le service public. Oui, il y a un récit négatif sur le service public. Cette séquence aujourd'hui est certainement l'un des épisodes de ce récit, mais qui n'est pas un récit non organisé, qui est un récit choisi, coordonné, organisé.

Et Sylvie Robert a redonné quelques éléments de fait sur la façon dont cet épisode a été instrumentalisé euh par un certain nombre de médias, elle les a déjà cité. On pourrait se poser la question de savoir pourquoi il n'y a pas eu autant des mois dans le pays et sur l'ensemble des autres médias quand des journalistes ont fait des allers-retours avec la politique sont revenus au journalisme. Je pense à Bernard Getta, je pense à Bruno Roger Petit, je pense à Dominique Bodis, je pense à Myiam Lévi, je pense à Oui, voilà, on peut et Cavala, on peut continuer la liste.

Pardon ? Ah oui, c'est vrai, il était joint. C'était il y a très très longtemps ça.

Vraiment, j'avais un peu oublié avec tout le respect que j'ai pour lui, j'étais vraiment petite. Bref, aujourd'hui, on voit bien qu'il y a une utilisation et une instrumentalisation qui n'est pas que le fait du hasard et qui est le fait d'une stratégie politique affirmée. Or, je crois, nous croyons que le service public est un élément absolument fondamental dans l'état de dénitement de la démocratie que nous vivons actuellement et notamment pour lutter contre les fake news, pardon.

Alors, j'allais le dire, les infox, voilà pour nos amis qui nous rappellent à l'ordre. Vous avez par exemple dans votre propos donné un certain nombre de chiffres de faits sur l'audience aujourd'hui des chaîne, sur le nombre d'auditeurs de moins de 25 ans qui vous écoutent, sur la diffusion des podcasts balado, sur le fait que vous n'étiez pas, je pense à à France Interre, vous l'avez posé comme ça, qui avec ses 7 millions d'auditeurs n'est pas exclusivement 7 millions de Parisiens. Et le problème c'est que ces faits sont démentis dans une politique assez stratégique là aussi de fake news par la ministre de la culture.

Votre autorité tutelle. Et donc on a une difficulté euh à avoir un débat rationnel, c'est que euh à chaque fois que nous rappelons ces faits, la ministre de la culture les dément, les met de côté, les nit en expliquant que euh le service public et notamment Radio France est euh une radio de vieux de club de CSP+ AG. Comment faire pour lutter contre ces fake news ?

An Billon, merci monsieur le président. Alors hier nous auditionnons Delphine Hernot présidente de France TV. Aujourd'hui nous vous auditionnons madame Sibilveille PDG de Radio France.

Une précision au préalable. Je suis particulièrement attachée au service public qui propose des émissions de grande qualité. Je vais utiliser des des podcasts remarquables et qui comptent forcément des experts et des professionnels dans leur domaine.

Cet attachement au service public ne doit pas nous empêcher le contrôle, la vigilance. Vous êtes le service public. vous avez une obligation d'exemplarité, d'impartialité, de pluralisme.

Alors, permettez aussi que l'on puisse douter en tant qu'auditeur parfois. Je reviens sur deux exemples qui ont été cités tout à l'heure assez récents. Le 79 de France Interre avec le matraquage sur la tax Zman ou encore la loi du plomb.

Le 79 a été une tribune très large pour à charge d'ailleurs avec des humoristes, des chroniqueurs, des experts en tout genre. Alors, je vous l'exprime aujourd'hui comme auditrice. Je pense qu'il y avait à un moment une question d'impartialité sur le traitement de ces deux sujets par exemple.

Alors, je vous interroge ce matin sur ce sondage également ifop à l'issue des élections européennes. Un journal que je ne lis pas, je précise, tit-moi comment tu t'informes, je te dirai pour qui tu votes. Ce sondage démontre une info à charge, une info partisane. 70 % des auditeurs de France Interre avaient voté à gauche au moment de des élections européennes.

Alors, oui, France Interre a à ce moment-là favorisé Raphaël Kman. Oui, l'humanité relè idées communistes, on sera tous d'accord aujourd'hui. Oui, ces news fait la part belle aux idées de droite voire d'extrême droite.

La différence quand même, c'est que France TV et Radio France et bien c'est le service public, c'est de l'argent public. Adelan. Oui, merci madame la présidente et merci au président Lafont aussi à titre personnel d'avoir initié ce cycle de discussion et de rencontrre avec les responsables de l'audiosiel public.

La semaine dernière sur cette semaine, nous avons vu le président de l'ARCOM hier, madame Delphine Arnut et où vous aujourd'hui madame la présidente. Un débat, je vous remercie, monsieur le président parce que dans le contexte actuel la question qui se pose c'est d'objectiver des notions, des concepts à mon sens qui sont parfois mal compris ou dévoyés. Je pense à ce titre, au concept de pluralisme, à notion d'intégrité.

Merci président de nous donner l'occasion d'en débattre parce que tout ce qui tourne autour de l'opinion malheureusement ne fait pas sens dans un pays qui se veut une démocratie républicaine. Et je veux d'abord appeler une évidence Radio France ce n'est pas un média parmi d'autres, c'est un service public, vous l'avez rappelé madame la présidente, qui touche toutes les générations dans tous les territoires, les grandes métropoles, les zones rurales les plus isolées. Et contrairement à ce que certaines caricatures ont pu laisser penser dans les propos tenus par la ministre de la culture par exemple, si je prends, ce n'est pas une audience urbaine et bobo, je prends un exemple, la dépêche, un article dans le journal de pêche qui était paru en septembre dernier qui rappelait que dans l'Ariège, l'Aude, la haute Garonne, le Gersce, le Lotte, France Interre caracolé en tête dans les audiences entre 2023 et 2025 des chiffres d'audience, ça a été rappelé par ma collègue aussi Sylvie Robert qui a rassemblé Radio France 14 millions d'auditeurs. avec des matinales comme celle de France Inter qui est la première de France.

Ce sont des données factuelles qui invalident toute idée d'une audience limitée aux grandes ville parce que si ça se révélait vrai, la gauche serait à 25 millions d'électeurs pour elle dans les prochaines années, ce qui n'est pas le cas. Et donc je pense qu'il faut peut-être le rappeler, ça a été évoqué par Pierre Ozouias hier. Au-delà des chiffres, Radio France remplit donc cette mission essentielle si cela leur intéresse.

Elle fait elle donne la possibilité d'accéder à une information indépendante, à la culture, au sport et des émissions, on l'a rappelé la tête au carré, question du soir. Je pense aux audissées du Louvre aussi pour parler des podcasts euh qui sont vraiment des outils qu'on ne trouve nul part ailleurs, ni sur ces news, ni sur d'autres chaînes du de de la télévision diffusée. et qui d'autre que le service public pour assumer cette mission civique, éducative et culturelle ?

Merci président de nous donner l'occasion de le rappeler. Euh je veux souligner aussi puisque ça fait partie des discussions qui ont été lancées depuis une semaine, les attaques répétées par la galaxie Boloré, il il est un peu il est important de rappeler que la légitimité repose autant sur la confiance d'auditeur que sur la qualité et la diversité de ces programmes. Et j'en veux pour preuve pour les les rares incidents survenus sur les antennes de Radio France.

La direction a systé systématiquement pris ses responsabilités. Vous l'avez rappelé madame la présidente, tandis qu'entre 2012 et 2014, C8 et C News ont cumulé 52 sanctions de l'ARCOM sans que leur responsable, à ma connaissance et à la vôtre peut-être, chers collègues, n'en tire les conclusions qui s'imposaient. Euh et Laurence Bloc le rappelait encore hier, euh le service public, c'est aussi un lieu de liberté éditoriale, de liberté de ton et ces instruments sont instru des instruments indispensables surtout à gauche et à droite puisque je pense que ça a été rappelé par la présidente.

Vous avez donné les excusez-moi président parce que j'ai été coupé sur ma gauche et pas sur ma droite. Patrick Cohen faisait des éditau qui étaient à la fois à charge contre Annie d'algo mais également contre Rachidati de manière équilibrée. Ma question et c'est bien de pouvoir le rappeler ce matin, ma question.

Quel moyens supplémentaires peut-on mobiliser pour garantir que Radio France à l'au de ce que je viens de dire continue d'atteindre toutes les populations et de jouer pleinement son rôle démocratique, culturel et citoyen malgré les pressions d'intérêt privés et les campagnes de désinformation infox qui tentent de détourner parfois son action. Je vous remercie. Sonier de la provoté.

Oui, merci beaucoup. Moi, j'aurai de deux sujets. Le premier, c'est celui de l'outil que vous avez évoqué pour euh objectiver et faire un bilan régulier de du pluralisme exprimé sur sur vos antennes.

Euh et j'aurais aimé savoir quel euh de quelle façon vous allez opérer ces bilans automatisés et quelle transparence il y aura sur l'outil lui-même. parce qu'on sait bien que en fonction des mots clés, en fonction de ce qu'on choisit d'analyser, la méthode, l'algorithme en quelque sorte, est-ce que ça sera un outil numérique ? Je le suppose, on sait bien que les les chiffres ne sont pas forcément les mêmes et donc est-ce qu'il est prévu vraiment une interaction et une transparence pour faire évoluer l'outil pour qu'il colle le plus possible aux attentes finalement des auditeurs qui qui souhaitent y voir leur leur opinion exprimée et notamment sur les antennes, il y a ce qu'on dit et ce qu'on ne dit pas, ce qu'on évoque et ce qu'on éévoque pas. et dans le dans le ce qu'on n'évoque pas aussi, il y a à pouvoir parler du pluralisme et et des choix qui sont opérés.

Euh mon deuxème sujet porte sur le le la représentation, j'allais dire la plus proche de la de de la société France Métropole et Outre. Comment comment vous vous choisissez euh vos interlocuteurs ? On voit bien que les dernières polymiques sont quand même très de restaurants parisiens sans faire de la caricature mais pas loin euh et sans et en gardant le même excès de langage.

Est-ce que vous vous parvenez dans les opinions exprimées à ce qu'il y ait des opinions qui collent plus aux aspirations des territoires, plus aux aspirations de la province ? C'estàd que le point de vue du centre de Paris n'est pas celui évidemment de du Calvados pour parler de mon département mais aussi de la Creuse ou de la haute Savoie et et pour le coup ou de la vender et pour le coup peut-être aussi cela permettrait de consolider comment dire une meilleure représentativité des opinions exprimées notamment notamment dans les débats et c'est je pense aussi un enjeu important du pluralisme. Et puis ma troisème question, on remarque repose sur cette question des des médias d'opinion et et de et de la place singulière dans le paysage médiatique qu'occupe évidemment l'audiovisuel public.

Est-ce que on peut quand même se permettre quand on est audiovisuel publique d'avoir des plages dans lesquelles on est médias d'opinion ? Parce qu'en réalité le sujet c'est celui de la transparence et d'assumer les choses. À partir du moment où on a un doute sur la transparence, où on a l'impression qu'on assume pas un certain nombre de moments ou de situations où des opinions sont exprimées, et bien à ce moment-là, le doute le doute s'insinue sur l'indépendance du média en question.

Jean-Gérard Pomier. Oui, merci monsieur le président. Madame la présidente, au printemps dernier, la direction de Radio France annonça que Moove cesserait d'émettre sur la bande FM pour devenir une radio 100 % numérique uniquement musicale.

La direction de Radio France a également annoncé avoir proposé à l'État et à l'Arcom de permuter une partie des fréquences de France Musique afin de compléter la couverture de France info ici dans les zones géographiques où elles sont peu diffusées. Les acteurs privés de la radiodiffusion ont eu l'occasion de faire part de leurs craintes. Ce projet de bascule stratégique faisant peser à leurs yeux un risque sur les équilibres du secteur dans la mesure où France Info et ici accède au marchés publicitaire.

Les radio commerciales privés pour leur part ont demandé avant toute mise en œuvre du projet une analyse d'impact économique préalable contradictoire préalable à tout réaménagement de la ressource herdienne du service public. La transformation de mouv en flux musical semble déjà à l'œuvre. Aussi madame la présidente, pouvez-vous nous en dire plus sur ce dossier ? notamment les travaux de concertation avec l'ARCOM et les radios privées ont-ils débuté ?

Merci Karine Daniel. Bien, merci monsieur le président, madame la présidente, merci d'avoir rappelé dans vos propos liminaires que la radio publique, c'est un élément fort et structurant de notre démocratie et et du débat démocratique. C'est important de le rappeler alors qu'il y a des offensives qui ont été soulignées, des offensives qui sont de de des attaques et puis des offensives aussi budgétaires dans un moment où l'ambition doit rester et et où la radio publique doit couvrir de plus en plus de champs et de domaines.

On peut aussi s'inquiéter des de l'enjeu budgétaire qui qui arrive sur les questions qui se pose et pour décliner un peu cet enjeu démocratique, moi j'aimerais souligner le travail qui est fait par Radio France sur la question de l'éducation aux médias et vous interroger sur la politique spécifique que vous menez dans ce domaine et sur les développements que l'on peut attendre de lutte contre la désinformation de l'éducation au médias parce que ça me paraît vraiment un élément structurant pour l'avenir et le développement de des médias et de nos médias publics. Et puis j'aimerais aussi vous interroger et et revenir sur la question de la visibilité des experts et des universitaires sur vos antennes. Alors, je suis un peu choquée d'avoir entendu ce que ce que j'ai entendu sur le le les la visibilité de Gabriel Zucman sur vos antennes.

Rappelons-le. Gabriel Zucman qui est un universitaire économiste qui fait des propositions mais qui ne qui ne qui n'a pas à être vraiment démenti dans au moins sa qualité. Mais sa qualité, excusez-moi, sa qualité d'universitaire.

On est on est dans une on est dans une commission qui a aussi en charge l'enseignement supérieur et la recherche. Et moi, j'ai un attachement spécifique à ce que les universitaires et les experts puissent s'exprimer et défendre leurs travaux dans le cadre de nos médias publics et de nos médias en général. Et sur ce volet, j'ajoute une question sur la question sur le l'enjeu de la mixité de la représentation des experts et et des universitaires et notamment de l'équilibre homme-femme sur les antennes qui je sais est un enjeu sur lequel vous portez une attention particulière.

Catherine Morin de Sayi. Merci monsieur le président. Hier, l'audition d'Elpine Ernote a été l'occasion d'évoquer la la réforme de l'audiovisuel, une réforme attendue long depuis longtemps, annoncé à maise et régulièrement euh différé avec une tutelle, je l'ai dit hier, changeante et et parfois avec des stratégies un peu quelque peu ératique.

Hier Delphine Hernot a réaffirmé le bien fondé de la réforme de l'audiovisel, notamment de sa gouvernance, cette fameuse holding. Euh à la différence de Delphine Ernote, la présidente, vous êtes exprimé contre cette réforme. Pourriez-vous nous en donner les les raisons et les et les arguments ?

Ma deuxième remarque va porter sur la culture. Je ne vais pas parler d'information, c'est vrai, ça a été rappelé le la radio publique est un élément important pour animer le déma démocratique mais aussi pour relayer la culture, la la création. Et je voulais tout simplement saluer l'immense travail qui est fait France Culture, France Musique Sens et radio.

Dans nos territoires, toutes nos formations théâtrales, musicales, toute la production ne serait pas relayée comme elle est aujourd'hui sur les antennes en lien avec France Télévision. régulièrement, on pense bien sûr au victoire de la musique, mais au long cours, au quotidien, il y a ces émissions, ces balado pour prendre une expression bien française et puis ces émissions de savoir, ces émissions d'histoire, mais je veux dire que la musique de patrimoine et de création trouve là de manière assez importante un relais tout à fait essentiel qui permet de mettre en lumière aussi les missions de service public de de toutes nos formations orchestrales à travers l'hexagone. Alors, ma question est la suivante parce que Radio France, ce sont aussi des formations musicales.

Pouvez-vous nous dire car le la suppression de la la redevance et la diminution de la ressource publique à a quelque peu j'ai cru savoir, affecter le le le fonctionnement de ces formations musicales ? Pouvez-vous nous dire quelles sont les perspectives, quels sont les enjeux autour de de celle-ci, les difficultés auxquelles vous vous trouvez aujourd'hui confronté ? Mathilde OOvier.

Merci euh monsieur le président, madame la présidente, attaché moi aussi au service public. On a on a beaucoup parlé d'éducation. Je pense que ce sont aussi les émissions ou plutôt les podcasts de de radio en France qui ont grandement participé à mon à mon éducation sur les questions climatiques environnementales tout comme sur l'archéologie, la géopolitique, la vie politique française et ce sans jamais avoir possédé moi-même de radio.

On nous parle d'une représentation, juste pour revenir sur sur le point sur sur la taxe Zugman, on nous parle d'une représentation la plus proche de la population française et alors que 80 % plus de 80 % de la population française est favorable à la mise en place de la taxmane, à une aspiration à plus de justice fiscale, c'est très clair. on ça a justement été assez peu visible dans les médias d'opinion et je trouve important que Radio France couvre bien cette thématique justement en reflet de des opinions de la dans la population française. Mais je voulais vous poser une question spécifique sur les enjeux climatiques.

Dans un rapport d'avril 2025, plusieurs ONG relèvent que seulement 2 % du temps d'antenne des médias audiovisuels sont consacré aux enjeux environnementaux tandis que 128 cas de désinformation climatique ont été détectés sur 3 mois dont la moitié sur Sud Radio et Cs. en tant que directrice de Radio France, comment envisagez-vous d'augmenter le temps d'antenne dédiée au climat tout en assurant une couverture rigoureuse et factuelle face au risque de désinformation. Et l'un des enjeux majeurs dans les cadres des informations climatiques, c'est celui du contradictoire, de la contradiction scientifique, ce qui contribue, si elle n'est pas présente, à la normalisation de de discours climatoceptique.

Quelle mesure mettez-vous en place à Radio France pour éviter la diffusion de telle désinformation et garantir la lutte contre les Infox, notamment en matière climatique ? Merci. Je vais rajouter deux questions pour terminer.

D'abord dans votre proposiminaire, vous avez raisonné antenne globalement toute antenne confondu. Or, on sait bien que les auditeurs de France Interne ne sont pas forcément ceux de France Culture ni même de ceux de France info. Est-ce que pour l'outil dont vous nous avez que vous nous avez annoncé tout à l'heure, est-ce que ça sera bien chaîne par chaîne et non pas global ?

Et deuxième question dans la question aussi de la confiance avec les Français se posent la question de budgétaire. le rapport de la Cour des comptes qui est paru en début d'année qui était plus favorable, il faut bien le reconnaître que celui de vos homologues de France Télévision a quand même souligné quelques points notamment sur le temps de travail qu'il a qualifié que le rapport a qualifié de de généreux avec des des accords collectifs qui donnent la possibilité d'avoir jusqu'à 14 voire 18 semaines de congé à partir de 8 ans d'ancienneté. Est-ce que comme votre collègue euh de France Télévision qui a annoncé euh une renouciation euh des accords collectif, c'est une piste que vous envisagez.

Merci monsieur le président. Donc je vais euh regrouper un certain nombre de questions pour répondre et peut-être démarrer par celle qui euh voilà nous a réus de purger le sujet. C'est euh la question euh laquelle certains d'entre vous sur laquelle certains d'entre vous sont revenus de cette vidéo.

Pourquoi est-ce qu'on en aurait pas parlé suffisamment sur nos antennes de cette vidéo ? Pour la raison suivante, c'est que euh cette semaine-là euh François Baou a euh euh perdu la confiance euh des représentants de l'Assemblée nationale. Il y a un nouveau premier ministre qui a été nommé qui est Sébastien le Cornu.

Il y avait donc une actualité nationale plutôt importante et dans la répartition du temps sur nos antennes, la pondération qui est faite par nos journalistes, c'est d'essayer de voir qu'est-ce qui intéresse ce pays, qu'est-ce qui est d'intérêt public. Et donc nous avons traité dans la mesure où il se devait la question de cette vidéo. Il y a une chose que nous ne faisons pas, c'est instrumentaliser nos antennes pour répondre à des concurrents, pour se justifier ou pour militer dans un sens ou un autre.

Donc effectivement, nous n'avons pas utilisé les micros nos antennes. Ça aura été peut-être plus simple pour se justifier ou revenir sur cette affaire. On l'a fait à l'occasion d'intervention dans les médias des dirigeants de Radio France.

Certains d'entre vous ont cité l'interview de Vincent M dans le Parisien. Céline Pigal est également intervenue dans les échos parce que nous estimons qu'il ne faut pas instrumentaliser nos antennes qui elles sont faites pour les Français et que c'est ce qui concerne les Français au premier chef qui doit passer sur nos antennes sur ce qu'on a pu voilà sur ce qu'on plusieurs exemples ont été évoqués euh et je pense qu'on va revenir dessus après sur la taxe zu sur le reste. Il y a une mesure qui a été rappelée, qui a été mise en regard, c'est le licenciement de Jean-François Achili.

Là aussi, je sais qu'il y a eu beaucoup d'incompréhension au moment où ce licenciement a été prononcé. Ça fait partie des huit sanctions disciplinaires que je rappelais dans mon propos introductif prises pour manquement à des règles de déontologie. Jean-François Achili animait une émission très importante sur France info qui les inform de couverture de l'actualité quotidienne.

Quand nous avons pris connaissance de l'information divulguée dans le monde, nous avons fait comme nous l'avons fait pour Thomas Grand, nous avons suspendu Jean-François Achili pour pouvoir échanger avec lui sur cette question et pouvoir qui nous démontre que ce n'était pas vrai. Jamais Jean-François Achili ne nous a démontré que ce n'était pas le cas. Thomas le Grand n'est plus sur notre trentaine.

Donc Thomas le grand en fait ça s'est traduit de manière très rapide. Encore une fois, Thomas Grand n'était pas sur notre antenne. Là, on est face à un manquement à nos obligations qui étaient constituées puisque le livre le livre était bien et tout corrobore le fait que les livres étaient en train d'être écrit.

Il y a plusieurs articles de presse qui sont sortis ces derniers mois qui montrent que ce livre a été en train d'être écrit et à l'occasion de des échanges que nous avons avec Jean-François Achili, nous avons pris connaissance de collaboration qu'il entretenait avec des acteurs extérieurs, ce qu'on appelle déménages qui sont en contradiction avec toutes nos règles de déontologie qui sont en conflit d'intérêt. Donc nous avons pris la décision qui s'imposait à savoir celle de non respect. Je je n'ai pas connaissance d'un livre qui soit écrit actuellement par l'un de nos journalistes sur un dirigeant du Parti socialiste qui soit candidat et tête de liste à la stratégie sur une élection qui sera en cours actuellement.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, on laisse la présidente s'exprimer. Allez-y. Une enfin des discussions des discussions avec des responsables politiques chacun d'entre vous autour de dans cette salle.

On a eu avec des avec des journalistes. Après, en échafaudant des hypothèses et je vous rappelle ce que j'ai pas fait tout à l'heure, monsieur le sénateur, que ce rendez-vous avait été demandé par les élus du Parti socialiste au sujet des éditaux de Thomas le Grand en Libération qu'ils estimaient être trop défavorable à la direction du Parti socialiste. Je vous laisse à liberté de qualifier ce qui a pu se se dire.

S'il vous plaît, vous s'il vous plaît laissez parler la présidente, vous pourrez commenter après si vous le souhaitez mais en attendant la parole est à la présidente de Radio France et on l'écoute. Je rappelle je rappelle simplement les faits tels que nous les avons objectivés ces derniers mois concernant en particulier Jean-François Aili. Ensuite, on aura l'occasion de revenir sur le traitement d'un certain nombre de sujets.

Je laisserai la parole en particulier à Céline Pigal. Je voudrais revenir aussi sur les questions de stratégie puisque ça a été évoqué et les mettre en regard avec les préoccupations concernant notre budget sur la stratégie. Effectivement, nous avons dû ces dernières années faire face à une réduction de nos budgets et avec l'obligation de continuer à moderniser ce que nous offrons à nos auditeurs et aussi jouer un rôle d'impulsion dans la modernisation du média en France. ce qui nous a conduit ces derniers mois à prendre un certain nombre de décisions stratégiques qui se qui ont été de prioriser les moyens sur un certain nombre de nos antennes et à impulser une évolution importante de notre stratégie de distribution.

On voit qu'aujourd'hui la musique n'est plus écoutée par les jeunes que malheureusement de plus en plus sur les plateformes de streaming. Ça veut dire en numérique. Les audiences des radios musicales ces dernières années ont voilà ont traduit cette évaporation des jeunes avec une réduction très forte du nombre d'auditeurs de moins de 25 ans. a été le cas aussi pour Mov, ce qui nous a conduit à prendre la décision de transformer cette antenne en chaînes dédié exclusivement à une programmation musicale.

Et c'est choses faites puisqu'en cette rentrée et depuis le 22 septembre, Move ne comporte plus d'émissions parler. C'est une chaîne musicale, ce qui évidemment contribue aussi à l'effort d'économie que Radio France engage. Et nous sommes aussi dans une évolution vers une diffusion qui soit exclusivement numérique puisque nous visons toujours à toucher avec cette proposition musicale dans laquelle nous croyons un public qui soit jeune et les jeunes ayant un usage aujourd'hui principalement sur le numérique, sur le digital.

Donc nous allons le refaire cette proposition là musicale mais en priorité sur le digital. Sur les jeunes, ce que nous voyons c'est que la génération actuelle qui est adolescente ou de jeunes adultes se détourne des médias traditionnels, ne va plus que sur les plateformes de streaming ou sur les réseaux sociaux. C'est pour ça que nous avons pris la décision d'essayer de toucher les jeunes dès le plus jeune âge, dès qu'ils sont enfants avec une proposition qui permet de les de leur donner l'habitude d'écouter un contenu audio.

C'est ce sont tous les podcasts enfants que nous avons développés. On cumule aujourd'hui plus de 200 millions d'écoutes. C'est à peu près 5 millions d'écoutes chaque mois sur ces podcasts enfant et que nous allons créer la première chaîne qui sera d'abord diffusée purement en digital.

C'est une radio digitale et qui aura vocation à être diffusée en DAB+ parce que nous croyons fondamentalement dans le DAB plus qui est très développé dans les autres pays européens qui nous entourent et nous pensons que c'est le rôle du service public d'accompagner la mutation des usages et la mutation aussi de la distribution. Et le changement que nous envisageons qui concerne nos l'équilibre de nos fréquences vise aussi à cela à faire en sorte que le service public soit un acteur qui accélère la mutation des usages vers le DAV+. C'est pourquoi alors que l'équilibre de nos fréquences est un équilibre qui étient plus de l'histoire que de priorité de service public, nous avons proposé donc à notre ministre à nos ministres de tutelle, nous avons proposé à l'ARCOM un réaménagement de notre plan de fréquence qui est extrêmement complexe puisque ça il porte sur la bascule d'une partie des fréquences de France musique versorités. aujourd'hui en terme de mission de service public qui sont l'information en temps de crise au niveau national par France info et au niveau local par les 44 locales d'ici.

Donc il y a des fréquences de France musique qui seront rebasculé sur France info, d'autres sur les locals d'ici de manière à ce qu'il n'y ait plus de trop de couverture comme nous pouvons en avoir. Certains d'entre vous le savent sans doute dans le nord-est de la France, il y a encore de vrais trop de couvertures pour les locals d'ici. Il y a de vrais trous de couverture aussi pour une antenne comme France Info.

Donc ce qu'on vit, c'est un rééquilibrage de manière à concentrer nos fréquences sur ces priorités que sont l'information de service public et notamment la formation en temps de crise pour laquelle nous avons des obligations particulières. Donc ces derniers mois, on a voilà, on a cherché à continuer d'adapter notre stratégie au contexte, à la l'évolution des usage, l'évolution des technologies dans un contexte où vous le savez et ça a été rappelé euh par plusieurs d'entre vous, nous n'avons plus de contrat d'objectif et de moyens, plus de trajectoire pleuriannuelle et c'est vrai que quand on veut prendre des décisions qui n'abîment pas ce que nous offrons au public, il faut qu'on puisse avoir une vraie stratégie et une stratégie ne peut se faire que sur une visible. bilité sur plusieurs années.

D'où l'importance de retrouver assez rapidement une pluriannualité avec un contrat d'objectif et de moyen avec une trajectoire qui nous permett avec vous d'échanger sur les priorités stratégiques que doit avoir le service public. Et c'est ça je pense aujourd'hui l'un des enjeux y compris dans le cadre de l'examen du budget pour 2026. alors sur lequel il m'est difficile de me prononcer puisque nous avons eu des orientations mais qui étaient celles d'un gouvernement qui n'est plus en fonction.

Donc nous attendons de savoir quelles seront les prochaines orientations. Je voudrais simplement dire sur ce sur ce point et je m'appuyerai sur l'exemple des orchestres qui a été évoqué par Catherine Morin des Saaï sur les orchestres comme sur les autres secteurs d'activité de Radio France. Nous avons fait énormément d'efforts ces dernières années pour avoir une gestion qui soit la plus rigoureuse possible.

Par exemple, sur les orchestres, nous avons réduit d'un tiers la taille de notre cœur qui est le seul cœur symphonique professionnel de France. Ça a été le cas à l'occasion du plan de départ volontaire que nous avons mené en 2019 et je le rappelle parce que ça montre que ces dernières années Radio France a fait énormément d'efforts. Euh son budget a été baissé à plusieurs reprises.

Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de services publics français qui eu une telle trajectoire d'effort au cours des 7 h dernières années. Donc nous avons fait ces trajectoires d'effort de rigueur. Les efforts et leurs résultats ont été salués dans le rapport de la cour des comptes que vous évoquez, monsieur le président.

C'est vrai qu'aujourd'hui, si on va trop loin dans les efforts qui sont demandés, ça sera plus de la rigueur de gestion qui sera la réponse, mais ça sera nécessairement des choix plus importants sur nos offres. Et je pense que dans cette mesure-là, ce sont des vrais choix politiques qui euh doivent être qui baisser les budgets aux public à un moment donné, ça sera faire des vrais choix politiques au risque de casser des offres qui aujourd'hui ont utilité pour les Français puisque plusieurs d'entre vous ont rappelé que nos offres, c'est aussi énormément de contenu éducatifs, d'émissions de transmission de savoir, de podcast sur l'histoire de France, de contenu d'éducation au médias et c'est vrai que tous ces contenus aujourd'hui. Ce sont des moyens importants puisque nous ne faisons pas des débats sur des plateaux.

Nous essayons d'avoir une offre d'une qualité et avoir des contenus, des formats que peu d'autres médias aujourd'hui développent. C'est ce qui fait notre différence et c'est ce qui fait, je crois, l'utilité d'un service public de la radio aujourd'hui en France. Alors sur les différentes questions qui ont été pesées posées sur le pluralisme sur lesquels on va je vais prendre le temps de développer un peu plus compte tenu de l'intérêt qui a été exprimé par plusieurs d'entre vous sur cette questionlà.

Euh, il y a eu beaucoup d'études qui ont été citées. Il y a eu l'étude Thomas Mor qui a été publiée par le Figaro il y a quelques temps. Il y a deux études qui ont été citées.

Nous avons à chaque fois et notamment sur Thomas SM, ça a été d'ailleurs publié par le Figaro, contesté la méthodologie utilisée par ceux qui ont fait l'étude parce que l'étude, les études en question, quand elles sont faites par des organismes qui ont qui défendent des intérêts et des causes comportent elles comportent dans la manière même dont elles sont menées des biens. en particulier sur l'étude Thomas Mor, ce que nous avons pu mettre en évidence, c'est que avait été mesuré certaines émissions certains jours sur une période très courte et que le seul acteur qui dans le paysage aujourd'hui soit un acteur indépendant, qualifié pour faire ce type d'analyse encore une fois, c'est l'ARCOM. Nous nous attendons de voir quelle sera l'appréciation qui sera portée par l'Arcomalisme sur nos antennes et sur le respect de nos obligations d'impartialité.

Nous avons pris des devants pour montrer voilà ce que nous faisons, essayer de contredire pas mal de caricatures, pas simplement sur la nature des personnes, enfin la nature de nos audiences. Et là, j'essaie de débunker pas mal de fausses informations sur ce que sont euh nos auditeurs dans la réalité. Euh mais également sur ce qui se passe sur nos antennes.

Je pense que les caricatures qui en sont faites aujourd'hui sont extrêmement loin de la réalité allité et revenir à un débat qui soit objectivé en prenant antenne par antenne et monsieur le président confirme que ce qui sera diffusé sera fait antenne par antenne. on va pouvoir montrer la réalité de la diversité du pluralisme de ce qui se passe sur nos antennes. Je vais peut-être laisser Vincent Mêlé qui est à l'origine du travail qui a été mené sur ce diagnostic sur le pluralisme sur nos antennes.

L'expliquer. Oui. Donc notre objectif est très clairement de de proposer une fois par semaine un baromètre sur le nombre.

En fait, le pluralisme, il y a trois critères sur le pluralisme. Il y a le pluralisme des invités, le pluralisme des thématiques et le pluralisme des points de vue. Ceux qui sont assez facilement quantitatifs, ce sont les deux premiers. euh le pluralisme des invités, les pluralismes thématiques.

Donc l'idée est de pouvoir le publier euh régulièrement et nous avons comme objectif de le faire une fois par semaine. Euh par ailleurs, le pluralisme des points de vues euh demande un travail plus conséquent. Donc l'idée est de le faire en interne de manière régulière selon les thématiques choisies et bien entendu cela servira à répondre à toutes les saisines possibles aux critiques de l'extérieur pour argumenter de notre point de vue, ça sera aussi un service un moyen de piloter les choses.

Donc voilà pour ce point précis dit ce se ça se fera alors vous avez répondu sur chaîne par chaîne mais est-ce que c'est par émission par émission c'est est-ce que le 79 par exemple sera l'objet d'un traitement spécifique ou est-ce que ça sera aggloméré le 79 comme je prends l'exemple du 79 je pour rien prendre d'autre alors sur cette réponse précise sur ce sujet en sachant que tout est possible nous on est depuis un an de travail on s'est fondé sur l'arrêt du conseil d'état et la débration du de l'ARCOM qui nous disait que c'était sur un mois euh pour les chaînes d'information, donc France info sur 3 mois sur les autres chaînes. Donc nous le ferons globalement sur l'ensemble de l'antenne. Bien entendu, s'il y a besoin de de de faire un zoom sur telle ou telle émission, ce sera possible.

Je me permets de rajouter sur ce sujet que depuis que la discussion porte sur ce thème du pluralisme, nous avons travaillé activement pour développer des outils grâce à l'intelligence artificielle et aujourd'hui la démarche qui est un qui est la nôtre est absolument à ma connaissance unique dans sa proportion puisque l'ambition finale c'est de pouvoir prendre en chare l'ensemble des antennes, l'ensemble des rendez-vous et de pouvoir aussi entrer par thématique, c'est-à-dire de pouvoir prendre un sujet donné et de trouver tout ce qui a été fabriqué, mis en œuvre et aussi toutes les invitations qui ont eu lieu sur ce sujet donné. Ce qui est intéressant à noter, c'est que il y a désormais un immense appétit de ce sujet, des outils nouveaux à notre disposition et néanmoins dans les développements technologiques qu'il faut engager, les choses vont parfois un peu moins vite, ne serait-ce que parce que il faut réaffecter un certain nombre de salariés qui avaient d'autres missions et qui n'avaient pas encore à ce stade ce type d'outil en main pour qu'elle les développe. On voit en revanche à quel point il est nécessaire de le faire.

Il est nécessaire de le faire à la fois pour pouvoir démontrer ce qui existe déjà en matière de pluralisme sur nos antennes, mais aussi pour pouvoir avoir ce dialogue avec nos équipes et pour pouvoir leur dire au fond dans les équilibres que nous avons trouvé sur tel ou tel sujet, voilà la difficulté que nous avons pu rencontrer. Et donc on va réussir à factualiser énormément de choses et ça répondra d'ailleurs pour partie un certain nombre de vos interrogations qui aujourd'hui et je crois que vous le reconnaissiez dans les mots qui sont choisis nous accusent d'un certain nombre de biais mais qui sont plus il me semble que c'est les mots que vous que vous employez un ressenti, une impression au fond ce qu'on est en train de se dire et je crois qu'on partage tous ce souhait qu'il nous faut un vrai thermomètre sur lequel on s'entend. Est-ce que sur la taxe Zucman comme on a fait ce travail là de piéger ce qui a été dit sur la taxe Zucman sur nos enquêtes, peut-être que c'est l'occasion aussi de le présenter.

Alors ce que je voudrais dire sur le sujet de la taxe Zucman qui vaut pour la loi du plomb et qui vaut pour un certain nombre de sujets dans la façon de travailler des journalistes. Il y a des sujets qui surgissent. On a pour coutume de dire qu'on fait assez peu les trains qui arrivent à l'heure et qu'on fait ce qui fait rupture finalement avec l'actualité.

La raison pour laquelle ces deux sujets ont été pris en charge et l'ont été de façon relativement massive sur les antennes ne correspond pas à un biais et à une volonté de pousser telle ou telle dynamique, mais correspond à leur surgissement dans le paysage. Je m'explique pour ce qui concerne par exemple la loi du plomb, le fait qu'une pétition a été déposée par une jeune étudiante sur le site de l'Assemblée nationale, le fait qu'elle ait recueilli 2 millions de signatures validé du ment validé euh est en fait inédit. C'est un moment de rupture où un certain nombre de citoyens se saisissent de cette possibilité, signent cette pétition et pour cette raison, il y a à ce moment-là, je répondrai volontiers sur ce point si si vous le souhaitez, euh pour cette raisonlà, nous prenons en charge ce nouveau sujet.

On pourrait dire la même chose sur la taxe Zucman. La taxe Zucan, elle était proposée par monsieur Zucman. elle existait comme un débat théorique et soudain, elle prend une acuité particulière dans l'actualité.

Pourquoi ? parce que un certain nombre de représentants de la gauche bien sûr remettent sur la table au moment de la démission ou du départ plus exactement du dernier premier ministre en disant au fond ça fait partie des sujets dont nous voudrions discuter. Vous noterez avec moi que depuis 24 heures ou dans ou dans les dernières heures, nous parlons de l'éventuelle suspension de la loi sur les retraites parce que c'est l'objet de la discussion politique, pas parce que nous choisissons ce sujet-là. parce qu'il nous est soumis.

Une fois que ces choses se sont produites, il y a parfois des effets maximum. Le sujet de la taxe du Zukman est posé et d'un seul coup, ça prend énormément de place. Et puis après, je vais je vais vous parler de qui en parle et de comment on en parle.

Et ça prend énormément de place. Même chose sur la loi du PL. arrive la décision du Conseil constitutionnel sur le sujet et ça continue d'alimenter.

Et j'ai entendu et nous avons eu cette discussion avec les rédactions, le fait que ensuite ça donne un sens, une manière d'aborder le sujet qui mérite d'être rééquilibré, qui mérite par exemple qu'on interroge le principe de précaution. Euh un certain nombre d'interlocuteurs euh sont ensuite présents au micro, que ce soi des représentants de la FNSEA, que ce soi des producteurs de betterf qui par exemple nous alertent sur le fait que euh au fond on n'utilisera pas euh certains euh néonicotinoïdes en France mais qu'on les utilise ailleurs, qu'on les utilise dans le reste de l'Europe et que peut-être notre décision n'est pas juste. Il y a le moment du surgissement d'un nouveau sujet et ensuite il y a la nécessité d'équilibrer les points de vue qui sont exprimés sur ce sujet.

Je voudrais vous dire que dans le moment que nous sommes en train de traverser, dans le moment de massive polarisation, dès lors qu'on entend un représentant d'une formation ou quelqu'un qui défend un point de vue contraire au nôtre, on a une fâcheuse tendance désormais à se à à vouloir s'en désolidariser et à trouver que l'antenne est biaisée. Gabriel Zucman a été reçu sur France Culture. À ce moment-là, il y avait en studio Jérôme Fourquet, mais ça n'était pas quelqu'un qui s'opposait à la défense qu'il faisait de son de son idée. 2 jours plus tard, a été reçu Jean Tyrol, prix Nobel d'économie, qui a dit tout le mal qu'il pensait de la taxe Suzukman.

Quand vous êtes un auditeur lambda, si je prends uniquement cet exemple, mais je pourrais vous en donner d'autres sur France Interre, on avait fait le choix d'avoir un débat contradictoire. Gabriel Jucman était face à Dominique Yarlac du MEDF. Donc on organise ces épisodes mais quand vous entendez seulement au moment où vous êtes à l'antenne celui avec lequel vous êtes en désaccord, c'est trop souvent en effet le reproche qui nous est fait ensuite de ne pas avoir équilibré les choses.

Je veux pas être trop longue, on a repris différents exemples. par exemple sur France info, le jour où Bernard Arnaud fait sa tribune contre la taxe Zukman, les différents points de vues politiques qui s'expriment, comment on essaie de reposer ce débat, comment évidemment on rend d'abord compte des différents arguments. Euh on se l' dit déjà, il faut des instruments pour pouvoir démontrer sur une journée, sur une semaine, sur un mois, sur un sur un horaire donné.

Une fois qu'on va rassembler toutes les données, ensuite on pourra on pourra rentrer par différents points. Il y a une chose qui est certaine dans nos échanges, c'est que il y a une attente qui est immense de démontrer notre volonté avant même la réalisation de cette volonté de de respecter chaque jour et dans chaque programme le pluralisme. est une attente qui n'a cessé d'augmenter, qui est liée désormais à la revendication aussi de la nécessité de l'impartialité.

Et évidemment, nous allons prendre en charge chaque jour un peu plus ces réflexions, ces dynamiques et tenter de faire des démonstrations de notre engagement sur le sujet. Je pense que c'était important de prendre des exemples pour que l'on puisse montrer la manière dont nous travaillons sur tous ces sujets et dont une programmation est faite en équilibrant sur des tranches entières, sur une journée entière et je pense que c'est ça que qui est important de voir. Est-ce que je peux vous permetter président ?

Est-ce que par exemple vous avez parlé de la loi du plomb qui était un sujet d'actualité ? Convenons-en. À ma connaissance, vous avez jamais invité Laurent Duplomb sur France Interre.

Pourquoi ? Alors, je ne suis pas la programmatrice de de France Interre et je ne suis pas la programmatrice de l'ensemble des antennes. Et d'ailleurs, c'est important que ce soit comme ça parce qu'il y a des organisation euh dans dans la rédaction et et chacun doit être à sa place et il me serait reproché d'indiquer qui il faut inviter ou pas.

Néanmoins, j'entends votre point. Je dois quand même signaler qu'au moment où ce sujet est devenu d'actualité, on était dans une période estivale où il était plus que à d'autres moments difficiles parfois de programmer. J'entends néanmoins votre plan.

Pour ce pour ce qui pour ce qui concerne monsieur Duplomb, évidemment, on aura l'occasion de revenir à moment régulier sur ce sujet parce que la discussion sur ce texte n'est pas terminée. Mais est-ce que est-ce que pardon parce que vous vous me posez cette question, est-ce que de son côté il a souhaité nous solliciter et nous avons refusé de le recevoir ? Non non, je me permets.

Vous disiez c'est parce que l'actualité l'exigeait. C'était quelque cas sur Zukman. Vous l'avez interrogé parce que vous jugez qu'il était pertinent.

Je demandais pourquoi alors que la loi du plomb était un sujet d'actualité important, vous avez jugé que le rend du plomb n'était pas pertinent à s'exprimer sur ce sujet. Voilà, c'était c'était je prends votre point et nous ne manquerons pas de l'inviter sur une prochaine discussion sur ce sujet. Quoi ?

Le débat permet effectivement de voilà clarifier des choses et peut-être de les faire progresser. Encore une fois, il faut bien voir que faire un média, c'est pas une science exacte. C'est un travail qui est humain comme tout travail humain, il est faillible et que chaque jour en fait on repose les questions, on les remet sur la table pour essayer de faire le mieux possible.

Nous avons ces dernières années pris beaucoup d'initiatives compte tenu, on le voit de l'exigence beaucoup plus forte du public qui est très sensible sur ces questionsl qui attend beaucoup de nous. C'est pour ça que on est par exemple désormais on publie les messages des auditeurs qui nous sont envoyés des critiques, des réponses qui sont faites par la médiatrice des antennes. Donc souvent 150000 messages par an.

On publie les avis de notre comité d'éthique. On va publier prochainement et ça c'est sous l'église Pigal le l'expérience professionnelle des différents journalistes qui interviennent sur nos antennes et tout ce qui va dans le sens de la transparence, de la prise en compte aussi des questions qui peuvent être posées et de leur réponse ces dernières années. On a cessé de le prendre en compte et de l'intégrer aussi dans la manière dont nous fonctionnons.

Je pense que voilà, on est ouvert à ça et on a beaucoup parlé d'études sur le service public. Moi, il y en a une qui avait été cité par un rapport parlementaire il y a peu de temps. C'était une étude sur la satisfaction des Français envers leur services public.

C'était fait par l'iFOP en 2022 sur un échantillon large de près de 5000 français. La moyenne des Français pour 61 % n'était pas satisfait de leur service public. Radio France, le service public de la radio, le taux de satisfaction était de 80 %.

Je pense que c'est important de le rappeler parce qu'encore une fois, on peut euh répondre aux critiques, on est ouvert au débat. Je pense que l'utilité de ce que nous faisons en tout cas, on essaie chaque jour de faire en sorte que en ça soit le cas et qu'on soit vraiment sur des missions de service public qui soient utiles au français. Euh sur les questions qui ont été posées, monsieur le président, vous avez évoqué, il y a deux questions auxquelles j'ai pas encore répondu.

C'est la question de madame Morin d'essay sur la gouvernance et la question que vous posiez sur l'une des remarques du rapport de la Cour des comptes sur la gouvernance de l' duel public. Moi ce que j'ai toujours dit, y compris devant votre commission, monsieur le président, c'est que tout ce qui est dans un sens positif pour le dis public, dans le sens de son renforcement, je ne pourrais en tant que présidente du de l'un de ces médias que le soutenir dans un moment où on voit à quel point les débats sont politisés sur l'UV public, dans un moment où on voit aussi que la situation financière est très fragile. Une réforme comme celle-ci mériterait qu'il a une étude d'impact.

Nous nous avons eu très peu d'échanges avec l'administration sur les effets d'une évolution de la gouvernance. Pour tout dire, nous n'en avons pas eu. Nous avons fait nous-mêmes une appréciation des coûts que ça pourrait engendrer que nous avons évalué à quelques 150 millions d'euros.

La question c'est est-ce que le budget d'État est en capacité de les absorber ou est-ce que c'est le budget de nos entreprises ? au quel cas ça veut dire que c'est autant d'économie qu'il faudrait faire sur l'éditorial. Pour moi, c'est un peu comme un restaurant quand il a plus est-ce qu'il faut investir sur la qualité de la nourriture ou sur les murs surtout qu'il y a plus d'argent.

Je pense qu'il faut aujourd'hui insister sur la qualité de la nourriture que nous offrons aux français, des contenus que nous produisons pour eux. Après, le débat pourra se reposer dans d'autres circonstances. En tout cas, pour moi aujourd'hui, c'est ça la préoccupation première, c'est comment faire en sorte que dans une situation financière que nous voyons être aussi difficile et aussi tendu, nous faisons en sorte que les moyens que nous avons ne conduisent pas à détruire des offres.

Je dis très simplement, le jour où nous supprions par exemple une formation musicale, je ne le souhaite pas et ce n'est pas l'ordre du jour he comprenez-moi bien, elle ne se recrée pas en fait. On ne peut pas la recréer derrière. Donc en fait, il y a des choses que l'on peut faire comme effort, mais c'est de manière définitive.

Quand on ferme une radio, on peut pas la rouvrir. On ne recrée pas une marque, on ne recrée pas quelque chose qui est fermé. Donc ça veut dire que si le jour où la conduite d'une telle réforme devait être décidée, il faut qu'elle se fasse dans un cadre où on a de la visibilité sur son mode de financement et sur ce qu'elle coûte.

Et c'est pour ça que j'avais pris position dessus. Je crois que Delphinot partage cette préoccupation sur le coût de cette réforme et l'impact qu'elle aurait. Je me permets juste sur ce point puisque vous conz vous savez que c'est un sujet qui me qui m'est cher.

Les 150 millions, c'est l'hypothèse de la fusion. La PPL que nous avons voté en seconde lecture ici, c'est sur une holding et cours des comptes comme inspection des finances, on vient dit que c'était à coût nul ou quasiment nul. Donc les 150 millions ne se rapportent pas à la proposition de loi qui a été votée.

On aura d'autres occasions de l'évoquer sur où l'avenir l'avenir nous le dira, mais l'intégration des systèmes d'information au-delà même de ce qui pourrait concerner les accords collectifs, l'intégration du système de formation et d'autres. Nous, je rappelle simplement que ces dernières années, le plan de départ que nous avons fait aorté pour 70 % sur les fonctions support. Ça veut dire que nous ne sommes pas en capacité de dire à certains de nos collaborateurs, par exemple mon secrétaire général qu'il a travaillé pour l'Ouding, ça se ferait en tout cas ça ne peut pas être un coup nul.

Et après, on l'f l'a dit aussi, sans doute qu'une évaluation, une étude d'impact sur le montant précis serait très utile pour permettre que si ce sujet revenait était adopté, en tout cas ça se soit fait dans des conditions de responsabilité financière pour que une telle réforme ne se fasse pas au détriment de ce qui était offert comme contenu au Français. Vous avez évoqué aussi, monsieur le président, puisqu'on aborde tous les sujets, hein, sans de manière très claire aussi le rapport de la Cour des comptes sur le temps de travail. L'été dernier, justement au moment où il y a eu la dissolution, nous avons pu engager une négociation dans des conditions sereines avec nos partenaires sociaux qui nous ont conduit à réformer un des aspects de notre organisation du temps de travail qui est le CET.

Euh donc quand nous sommes dans un climat social serein, ça nous permet de faire évoluer le cadre social de nos entreprises. Aujourd'hui, avec une incertitude aussi forte sur l'évolution de notre gouvernance, c'est très compliqué d'engager des réformes et des négociations pour lesquelles il faut des partenaires de jeu pour négocier un accord à la fin. s'ils ne savent pas qui sera à la tête de cette entreprise dans les mois qui viennent, c'est très compliqué de démarrer ce type de négociation.

Et donc c'est vrai que le fait d'avoir un cadre plus stable avec une visibilité pluriéannuelle est beaucoup plus favorable pour engager des négociations sur des sujets sensibles et notamment sur une discussion sur le temps de travail. Euh si on devait euh revenir sur le temps de travail, il faudrait qu'on ait des partenaires syndicats qui signent quelque chose. Donc ça veut dire que il faudrait qu'on puisse racheter par exemple des semaines de travail.

L'incertitude même sur notre trajectoire financière rend ce type de construction aujourd'hui difficile. Ça veut pas dire qu'on ne le fera pas. Ça veut dire qu'avec de la prévisibilité sur notre budget, on pourra faire beaucoup plus de choses et en tout cas envisager euh beaucoup plus voilà beaucoup plus sereinement un certain nombre de sujets euh sur lesquels euh on est tout à fait conscient qu'il y a des choses à regarder sur toujours les les ressources financières.

Lordos a posé la question des recettes publicitaires. Nous ne demandons pas euh à faire changer les choses sur nos antennes de radio. Nous sommes plafonnés aujourd'hui en tant d'antennes en matière de publicité dans le cadre d'un marché de la publicité qui est extrêmement fragile notamment pour des acteurs privés qui ne sont financés que par la publicité.

En revanche sur le marché publicitaire digital, nous ne sommes pas en concurrence avec Airtel ou Europa, nous sommes en concurrence avec Spotify, Google et Apple. parce qu'en fait c'est là c'est comme ça qui que se joue en fait l'attribution des publicités numériques. Et donc en matière de publicité digitale, les recettes publicitaires et leur croissance ces dernières années sont liées à la hausse de l'écoute digitale de nos contenus, à la hausse de la fréquentation de nos plateformes dont certains ont rappelé les succès.

C'est ça qui a conduit à augmenter nos recettes publicitaires digitales. Et aujourd'hui, le plafonnement, puisque je sais que c'est un sujet qui avait été débattu, y compris dans le cadre de l'examen de la proposition de loi sur la gouvernance à l'été dernier. Ce plafonnement là, en fait, ça fait les affaires surtout de Spotify et d'Apple parce que ça fait un acteur qui a du succès de moi sur ce marché publicitaire digital.

Donc je pense que la question qu'il faut se poser, c'est plus euh qu'est-ce que on peut faire pour consolider les acteurs médiatique ? Aujourd'hui, nous ne sommes ne demandons rien sur le marché de la radio, des antennes, en revanche, sur le digital, les seuls qui peuvent avoir des craintes si on devait avoir plus de publicité digitale ou en tout cas des recettes en hausse, ce sont les acteurs digitaux étrangers plus que les radios françaises qui ne sont pas concurrencées par nos recettes publicitaires sur ce marché-là. Ça me permet d'ailleurs d'insister sur un point qui euh est souvent mal compris.

L'idée de privatisation de public en réalité est une idée qui n'a pas de fondement économique puisque beaucoup d'études le montrent à commencer par celle que l'ARCOM a faite sur le marché de la publicité. Il n'y a pas de place aujourd'hui sur le marché de la publicité en télévision ou en radio pour un acteur privé de plus qui représente un/ers de l'audience. Ce qui veut dire que quand on aborde ce type de question là, c'est pas de privatisation qui les sent qu'il y aurait la substitution par un acteur privé de ce que nous faisons.

Ça veut dire la suppression pure et simple de certaines activités. Et parce que c'est comme ça en fait qu'aujourd'hui euh la tension sur le marché publicitaire, on n'est plus en 1987 quand TF1 a été privatisé. Euh je regarde si j'ai oublié d'autres questions parmi celles qui ont été posées.

J'espère n'avoir pas oublié. J'ai essayé de faire un tour. Donc je crois que vous n'en avez pas oublié.

Merci madame la présidente, monsieur Mélé, madame Pigal. Est-ce que vous m'autorisez à dire que Laurent Duplom a été invité par France Interre ainsi que la ministre de l'agriculture et que ces invitations n'ont pas pu aboutir ? Donc j'ai le détail exact de leur réponse chaque jour, à chaque heure et en tout cas ces invitations ont bien été soumises.

Et est-ce que est-ce que c'est vrai que Mathieu Galet a été déprogrammé avant le passage en seconde lecture de la la PPL sur la holding ? Je crois qu'il était programmé et qu'il n'est pas venu dans cette émission. En effet, il est pas venu à son initiative ou parce qu'il a été déprogrammé.

Alors, je je voudrais juste rappeler que il y a une liberté de programmation des différentes émissions et que à cet égard l'émission en question qui s'appelle Zoom Zoom Zen qui est une émission de divertissement quand il y a des choix de programmation qui sont faits c'est ça relève de la liberté éditoriale de chacune des émissions. Et si la question c'est de savoir si nous avons débattu de ce sujet-là dans de d'autres émissions, nous avons eu l'occasion d'en débattre et d'inviter plusieurs personnalités qui sont favorables à cette évolution de la gouvernance de l'audis public. Monsieur le président, comme vous le savez dans une émission par exemple comme Soft Power, notre ministre de la culture qui porte ce projet a également été invité puisque plusieurs d'entre vous ont rappelé son intervention sur France Inter qui a fait pas mal de bruit, je dois le dire.

J'ai j'ai été invité j'ai été invité j'ai été invité plusieurs fois même à débattre avec Sylvie Robert mais pour être complet dans votre présentation c'était après le vote en seconde lecture ici mais je pense qu'on est tous attachés à la liberté éditorial absolument monsieur bon peut-être juste pour compléter les informations de madame Pigale monsieur Duplon est intervenu sur France info le 8 août et a répondu et le 28 et le 20 juillet et a répondu aux questions des auditeurs de ici au Vergne euh dans le même mois. Allez, merci beaucoup madame la présidente des réponses que vous nous avez apporté. Merci monsieur Bon, madame Pégal et monsieur M pour ces précis.