Dominique de Villepin achève Macron et demande sa démission
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« Il a fait notamment l'impasse sur tout l'aspect budgétaire et il se réveille, même pas aujourd'hui parce qu'il n'en parle pas, il se réveille dans une France très endetté avec des déficits importants qui n'en peut plus. »
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« agir en responsabilité, rigueur et sérieux en matière comptable. »
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« Il y a un effet de sidération de ce que nous vivons depuis maintenant plusieurs mois pour les Français. Il y a un effet aussi d'humiliation et de colère profonde. »
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« Au mois de juin, le président récupère la possibilité d'une censure du gouvernement. Donc il retrouve en quelque sorte toutes ses prérogatives. »
Temps de parole
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il a compris que on pouvait s'exprimer euh avec des positions totalement opposées sur des médias différents et satisfaire des clientèles différente. Il a introduit le clientellisme diplomatique qui une notion un peu nouvelle pour moi. Pour moi, la parole de la France c'est ça vient d'en haut et c'est et et c'est pas négociable. Lui, il peut dire des choses totalement différentes. Une coalition antiterroriste taper sur Israël le lendemain, faire un pas vers les Palestiniens le surlendemain et sans avoir l'impression de se contredire. Mais ça c'est un génie qui qui lui est particulier et souhaitons que ce ne soit pas euh quelque chose qui fasse trop de d'enfants dans la République.
[musique]
Ce qui est très intéressant, vous avez souligné à quel point on est peut-être en train de basculer dans euh l'exercice de l'article 20 de la Constitution, c'est-à-dire que c'est peut-être enfin le gouvernement qui va conduire et déterminer enfin déterminer et conduire la politique de la nation. Mais vous avez parlé de du renouvellement du macronisme. Est-ce que vous pensez qu'il faut renouveler le macronisme ou qu'il faut ouvrir une nouvelle voie et dans ces cas-là, laquelle ? Alors, je pense que le macronisme est épuisé. On le voit maintenant depuis maintenant plusieurs années.
Il est épuisé et la tentative d'Emmanuel Macron répétée pour continuer à se placer au centre du jeu politique, y compris en inventant une nouvelle méthode, montre qu'il n'a jamais renoncé à incarner ce macronisme, un macronisme intrusif qui domine le jeu politique. Alors, il est épuisé à la fois sur le plan des principes. D'abord parce que le macronisme n'a jamais eu de principe. Et c'est en ça que le macronisme est un opportunisme et ne sera jamais un gaulisme. Il y a pas de principe qui fondent le macronisme et il change d'avis comme de chemise. Le en même temps est une façon d'être partout présent selon les segments télévisés et selon les les différentes franches de l'électorat.
Il y a pas de principe et par ailleurs, il y a pas de ligne politique. C'est-à-dire que le macronisme par exemple a été l'ambition de renouvellement français technologique, la startup nation, l'ambition de modernisation, mais il s'est jamais véritablement donné les moyens.
Il a fait notamment l'impasse sur tout l'aspect budgétaire et il se réveille, même pas aujourd'hui parce qu'il n'en parle pas, il se réveille dans une France très endetté avec des déficits importants qui n'en peut plus mais et donc c'est toute cette addition que François Baïrou va devoir faire et François Baïou peut par petite touche changer le logiciel macronisme, le faire évoluer au point avant que Emmanuel Macron ne se rende compte de le convaincre qu'il doit évoluer.
jusqu'au moment il le convaincra bah que le macronisme est mort et qu'il faut autrement évoluer vers quoi quand vous voyez que l'idée d'Emmanuel Macron c'est de sortir de l'arc républicain le RN et la France insoumise est-ce que vous vous dites que c'est la bonne méthode non c'est ni la bonne méthode ni les bons principes et je crois qu'il est très important que nous puissions tous ensemble toute la classe politique et les Français clarifier ces ces concepts qui sont des outils de campagne électorale le Front républicain la défense républicaine, la concentration républicaine, c'est des outils de combat politique et électorux.
Le président de la République, il faut le lui rappeler quand même parce qu'il oublie parfois des éléments élémentaires. Il est président de tous les Français. Il n'a pas lui à distinguer selon les bons et les mauvais français. Et la façon dont il a conduit les négociations pour choisir ce nouveau Premier ministre montre bien qu'il n'a rien appris. Il continue à choisir sur euh les chiqu lui vont et ce que et et à écarter ceux qui ne lui vont pas. La République, Dominique de Villepin, vous feriez quoi ? Parce que cette coalition, on a du mal à l'imaginer encore.
D'abord la situation actuelle et je pense que c'est un des constats que va faire François Baou, ne laisse pas beaucoup d'autres choix au Premier ministre qu'un accord de non censure. Donc c'est dans les trois choix qu'avait présenté le président de la République, l'accord de coalition, l'accord de programme et l'accord de non censure, il ne reste que ça. Donc c'est vraiment la politique rédu àquets parce que pour l'instant on en est à un deal, pas de 493, pas de censure, pas de dissolution. C'est-à-dire quoi ? C'est-à-dire que chacun, le président, le parlement et le gouvernement, chacun renonce à ses prérogatives centrales, institutionnelles. C'est en quelque sorte un reniment.
On se dépouille, on arrive et là encore marché de dupe parce qu'il est bien évident que chacun d'entre eux peut à tout moment y recourir aux mamans qui leur a choisi tout en ayant pris l'engagement de ne pas le faire. Mais si le pays est bloqué, Emmanuel Macron à partir du mois de juin, pourquoi renoncerait-il à clarifier le jeu politique et à dissoudre ? Mais le pays est-il condamné à être bloqué ? Vous feriez quoi ? Vous vous gouverneriez avec qui ? Et ben c'est là où il faut se donner de nouvelles marches de manœuvre. Et c'est à mon sens ce que va essayer de faire François Baïou à partir d'une modification du logiciel macroniste.
En d'autres termes, agir en responsabilité, rigueur et sérieux en matière comptable. agir avec une toute petite vision du moyen long terme sur le plan de la politique économique. Et ça veut dire donc intégrer cette exigence technologique qui est le seul moyen de gagner de la croissance et de développer le pays. Troisièmement, c'est le point de départ de tout, c'est l'exigence sociale. La justice sociale, c'est le péché fondateur du macronisme. Quand le macronisme a commencé en roiant les APL, on avait compris, il s'était perdu.
Euh il a pas il fallait pas beaucoup d'imagination pour comprendre que Emmanuel Macron considérait que la justice sociale ne venait pas au début mais venait à la fin à travers une théorie qui est la théorie du ruissellement fondée sur une politique de Love Tous Azimut qui malheureusement n'a pas donné les résultats. Vous me donnez un programme mais vous ne me donnez pas la méthode. La méthode justement la méthode. Vous gouvernez avec qui ? Vous formeriez quelle coalition ? Mais vous ne pouvez pas aujourd'hui séparer euh le fond de la forme. Et donc il faut essayer de rassembler l'équation politique la plus large.
Elle ne sera pas très large mais en tout cas éviter l'effondrement, éviter qu'il ne soit renversé en partant du programme le plus élémentaire. C'est quoi le le noyau du programme aujourd'hui ? C'est un budget. Vous savez, c'est le point de départ. Moi, je serai François Baou. Je je proposerai aux Français d'abord que les partis politiques au moins donnent un budget à la France. La loi spéciale ne nous donne pas un budget satisfait. Elle permet tous les mois de de voter le budget de l'an dernier. Donc il faut donner un budget au français. Satisfaire à une exigence sociale, il y a un geste à faire. Satisfaire à l'exigence budgétaire, il y a un effort de sérieux.
Michel Barni avait mis la barre haute 60 milliards donc 40 milliards de réduction d'impôts. C'était trop. Je pense que il s'était mis dans l'idée lui déjà de se positionner en sauveur possible. Donc il avait mis la barre haut alors que les marchés se seraient satisfaits. Les marchés ils veulent de la continuité, de la stabilité. Ils ne veulent pas forcément un champion de sans hauteur. Mais comment vous qualifiez cette période qu'on est en train de vivre ? Est-ce que quel mot vous mettez sur ça ? Est-ce que c'est une crise de régime ?
Nous nous approchons de la crise de régime parce que derrière tout ce que nous disons et dernière, j'allais dire ce gouvernement qui est presque celui de la dernière chance pour Emmanuel Macron de François Baïou, c'est le gouvernement de la dernière chance, nous n'en sommes pas loin. Là aussi euh l'horloge fait tic- tac. C'est-à-dire que après avoir été désovué déjà trois fois par les Français euh aux européennes, aux législative avec la censure de Michel Barnier, s'il y a un 4e des aveux, très honnêtement euh la partie devient quasiment impossible pour Emmanuel Macron.
euh le les dégâts de sa politique, les dégâts de sa conduite, les dégâts causés par sa personne à la France et euh euh d'une manière générale aux Français font que il aura énormément de mal à assumer euh un temps soit peu sa Ça veut dire quoi alors ? Ça veut dire qu'il démion ça veut dire ça veut dire malheureusement que la question de sa démission sera posée. Elle se pose d'ors et déjà et je pense que c'est une mauvaise idée de la poser aujourd'hui.
Mais je pense qu'on arrive à un moment où le coût pour la France et le coût pour les Français fait que le président de la République, on lui demande pas d'être gauliste, il ne l'est pas à l'évidence, mais on lui demande à tout le moins d'avoir un peu de dignité et de respect de la fonction parce que là c'est la fonction, c'est les Français et c'est la France qui plonge. Voyons bien les choses d'en face. Il y a un effet de sidération de ce que nous vivons depuis maintenant plusieurs mois pour les Français. Il y a un effet aussi d'humiliation et de colère profonde. Nous voyons notre pays s'effacer de la carte internationale.
On a des changements majeurs qui se produisent en en Europe, en Ukraine, au Moyen-Orient. Et oui, nous sommes peut-être bien en bonne forme pour organiser une photo en marge de Notre Dame, mais nous ne comptons pas. C'est dire à quel point le président de la République à un moment donné va être obligé et bien d'assumer ses pertes. Là, ce que vous dites carrément, c'est que vous pré prédisez, si je comprends bien, une démission d'Emmanuel Macron à l'été prochain. Je dis que le calendrier fait que l'échéance de juin devient maintenant vitale pour le président de la République. Elle devient vitale pour plusieurs raisons. Partisane et politique au sens noble du terme.
Au mois de juin, le président récupère la possibilité d'une censure du gouvernement. Donc il retrouve en quelque sorte toutes ses prérogatives. Qui dit prérogative dit aussi les devoirs si le pays est bloqué. Donc si François Baou tombe dans cette période où n'est arrivé à rien, c'est enant lisé à un moment donné, il est comptable le président de cet échec. D'autant plus qu'il a fait semblant là encore euh d'être responsable de la nomination de François Baou, même si François Baïou c'est en partie autonommé au terme d'un bras de fer. Donc dans cette équation, il assume la responsabilité de ce que fera ou ne fera pas mais surtout de ce que ne fera pas François Baïou.
Deuxème élément de la date de juin, c'est que c'est à cette période que va avoir lieu le Congrès du Parti socialiste. Et donc plus le Congrès du parti socialiste sera derrière les socialistes, plus la présidentielle s'imposera au socialistes. Et donc le caractère très oppressant du jeu des alliances va refaire surface et le Parti socialiste sera obligé de rejoindre l'Alliance avec la France insoumise et donc de revenir, je ne dirais pas à la niche parce qu'il faut être respectueux mais en tout cas dans le dans le sillon dans le sillon d'une nécessité électorale. Vous président de la République aujourd'hui vous démissionnerez vous vous auriez déjà présenté votre démission ?
Je pense que comme gauliste, ça fait beaucoup de fautes de la part du président. Il est quand même le président de la République de la 5e République qui n'a jamais été capable de tirer une leçon de ces erreurs et qui a toujours pensé comme au poker qu'on pouvait se refaire. Il est comme ces joueurs intoxiqués qui croient que il peut tout regagner même un peu plus. Je crois que la vérité c'est de constater quand même les dégâts de la politique qui a été menée.
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