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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 7 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Victoire de l’extrême droite en Allemagne: le RN «ne fera pas d’alliance avec l’AfD», assure Sébastien Chenu

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Bonjour Sébastien Chenu.

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Un mot sur ce séisme en Allemagne avec la victoire de l'extrême droite dans le land de Sachs-Hanthalt.

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous réjouissez de cette victoire, Sébastien Chenu, et de quoi est-elle le nom ?

  • 1:51FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous pourriez refaire un jour alliance avec l'AFD ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    L'immigration est en question dans la levée de boucliers en France après le protocole d'accord signé avec Nigel Farage.

  • 2:37FerméeRéponse partielle

    Est-ce que Jordan Bardella a été dupé par Farage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « L'AFD n'est plus notre alliée depuis déjà un certain temps. Deux ans. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Nigel Farage sera possiblement Premier ministre anglais à un moment ou à un autre. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Il stipule que tout migrant qui aura traversé la Manche et qui sera ramené sur les côtes françaises sera expulsé. »
  • 4:20Invité politiqueChiffre
    « Ils font entrer, ils ont fait entrer dans le pays, chaque année, 500 000 personnes. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, les personnes qui veulent traverser la Manche, elles sont sur le territoire français. »
  • 5:22Invité politiquePromesse
    « Nous le ferons aussi dans le cadre du référendum que nous voulons proposer aux Français sur l'immigration. »
  • 5:43Invité politiquePromesse
    « Le point de notre programme sur l'immigration, c'est le référendum que valideront les Français. »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « Nous avons fait une proposition claire aux Français : Marine Le Pen présidente de la République, Jordan Bardella pour appliquer la politique. »
  • 7:26Invité politiqueFait
    « Les buralistes sont en grève dans notre pays. Nous, nous les soutenons. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu71 %
  • Présentateur25 %
  • ?3 %

≈ 6,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien Chenu.

0:01
Sébastien Chenu

Bonjour Madame.

0:02
Présentateur

Merci de nous rejoindre sur RFI. On reviendra bien sûr sur

0:05
Locuteur

cette

0:06
Présentateur

rentrée politique quelque peu compliquée. On vient de l'expliquer pour Marine Le Pen. Pour commencer, si vous le voulez bien, un mot sur ce séisme en Europe, en Allemagne, avec cette très large victoire de l'extrême droite dans le land de Sachs-Hanthalt. L'AFD, votre ancienne alliée, avec qui vous avez coupé les ponts, triomphe. Est-ce que vous vous réjouissez de cette victoire, Sébastien Chenu, et de quoi est-elle le nom

0:33
Locuteur

? Non,

0:35
Sébastien Chenu

pas particulièrement. Nous, nous prenons acte du vote qui a eu lieu, de la décision dont émane ce vote, de ce qu'ont décidé les Allemands dans cette région. Vous l'avez rappelé, l'AFD n'est plus notre alliée depuis déjà un certain temps. Deux ans. Oui, voilà. Donc, nous n'avons pas de raison de nous en réjouir particulièrement. Mais vous dites de quoi c'est le nom. C'est vrai que c'est intéressant de le présenter comme ça. Je pense que ceci résulte de deux choses. D'abord, d'un épuisement, je pense, des électeurs de ces coalitions qui n'ont aucun sens, qui allient la carpe et le lapin, des gens opposés politiquement, qui font du bricolage en permanence.

Et au bout de ça, il n'y a évidemment pas de résultat. Et donc, les gens sont fatigués. Et puis, de l'autre côté, effectivement, des problématiques migratoires, des problématiques de déclassement, de pouvoir d'achat, que subissent aussi un certain nombre d'Allemands dans cette région, en tous les cas. Et ils manifestent, évidemment, le rejet de ces politiques qui n'amènent pas de résultats attendus. Donc, voilà. Ça ne vaut pas approbation, évidemment, en ce qui nous concerne de la victoire de l'AFD. Mais cela l'explique. Ce sont probablement les causes de ce résultat électoral.

1:46
Présentateur

L'AFD, on le rappelle, un parti pro-russe qui ne cache pas si sympathie pour le nazisme. Est-ce que vous pourriez refaire un jour alliance avec eux ? Vous avez des sujets en commun. La lutte contre l'immigration, la suspension, possiblement de l'aide à l'Ukraine également.

2:02
Locuteur

Non,

2:02
Sébastien Chenu

madame. Nous ne ferons pas alliance avec des gens qui sont dans l'état d'esprit que vous avez indiqué. Nous n'avons pas de point commun à défendre avec des gens qui sont dans cet état d'esprit-là. Donc, la réponse est non.

2:13
Présentateur

L'immigration, justement, il en est question dans la levée de boucliers en France de l'ensemble de la classe politique après le protocole d'accord signé le week-end dernier entre Jordan Bardella et votre allié britannique, le pro-Brexit, Nigel Farage, accord qui prévoit que la France récupérerait les migrants illégaux, entrer via la Manche dans les eaux britanniques. Est-ce que Jordan Bardella a été dupé par Farage ? Est-ce qu'il s'est fait avoir dans cet accord

2:45
Locuteur

? Non,

2:46
Sébastien Chenu

mais c'est plus un engagement de vision. En réalité, Nigel Farage sera possiblement Premier ministre anglais à un moment ou à un autre. Jordan Bardella sera possiblement Premier ministre français. Et l'engagement de vision sur l'immigration, c'est-à qu'il faut arrêter cette immigration clandestine des deux côtés. C'est-à qu'il faut mener, et c'est la première étape d'ailleurs de cet engagement, une politique migratoire qui soit nationale, dans chaque pays, restrictive. Et ça, c'est le premier élément de cet accord. Et cet accord, il stipule qu'effectivement, il envoie en cela un signal à l'extérieur qui est très fort.

Il stipule que tout migrant qui aura traversé la Manche et qui sera ramené sur les côtes françaises sera expulsé. C'est exactement la logique que nous défendons. Et ça, si vous voulez, c un signal qui est important adressé aux gens qui veulent traverser la Manche, mais aussi donc traverser la France pour se rendre en Angleterre. C'est que ça ne sert à rien d'emprunter les voies françaises et d'aller jusqu'à Calais ou aux côtes françaises pour traverser la Manche. Ils seront de toute façon arraisonnés, seront renvoyés sur les côtes et renvoyés dans leur pays d'origine. Donc c'est la logique que nous poursuivons.

3:52
Présentateur

Sébastien Chenuet, pourquoi la France récupérerait ses migrants ? Qu'est-ce qu'elle y gagne ? Est-ce que notre pays a vocation, comme le dit votre adversaire Edouard Philippe, à devenir le garde-barrière des Anglais

4:04
Locuteur

?

4:05
Sébastien Chenu

Non, ça c'est Jean-Luc Mélenchon qui a dit cela, avec tous les excès qu'on lui connaît lorsqu'il parle d'immigration, puisque lui, veut accueillir le

4:10
Locuteur

monde entier, le déménagement. Il a été de'ensemble de la classe

4:13
Sébastien Chenu

politique. Oui, mais vous savez, nos adversaires en font des tonnes pour masquer, évidemment, leurs suffisances et leurs insuffisances en la matière. Ils font entrer, ils ont fait entrer dans le pays, chaque année, 500 000 personnes. Donc évidemment, aujourd'hui, ils en font des tonnes, mais ça ne masquera pas le fait qu'eux n aucune idée de la façon dont on peut stopper l'immigration. Aujourd'hui, les personnes qui veulent traverser la Manche, elles sont sur le territoire français. Elles sont dans des campements dans le Pas-de-Calais, que je connais bien, autour de Calais, dans un certain nombre de communes. Elles sont sur les côtes françaises.

Et donc, par conséquent, si elles essayent de traverser au prix de leur vie et qu'elles sont ramenées sur ces côtes où elles sont actuellement, ça ne change pas grand-chose, simplement, il y a la volonté de les expulser et de montrer que ce chemin de la France vers la Grande-Bretagne n'a aucun sens pour ceux qui s'y engagent, mais aussi pour tous ceux qui les soutiennent à s'engager de cette façon-là. Les associations, les passeurs, tous ceux qui font commerce de cette immigration clandestine et illégale. Donc, c'est un signal formidable, quelque part, que nous envoyons au monde entier en disant « Ne prenez pas le chemin de la France et des côtes françaises pour aller en Angleterre.

Vous reviendrez sur les côtes françaises et la France vous expulsera. » C'est exactement ce que nous disons au Rassemblement national. Bien entendu, nous le ferons aussi dans le cadre du référendum que nous voulons proposer aux Français sur l'immigration, dans lequel nous développerons et nous acterons toute la politique migratoire

5:31
Locuteur

que nous mettre en place.

5:33
Présentateur

Voilà, qui sera mise en place, ce protocole d'accord, si Marine Le Pen

5:36
Locuteur

devait acheter aux responsabilités et fera de

5:39
Présentateur

l'autre côté de la manche.

5:41
Sébastien Chenu

Non, je viens de vous expliquer, c'est un engagement de vision. Le point de notre programme sur l'immigration, c'est le référendum que valideront les Français, qui parlera effectivement du droit du sol, qui parlera de la capacité ou pas à bénéficier d'allocations, qui parlera effectivement de la capacité ou non à se maintenir sur le territoire français.

Là, c'est un engagement de vision, je voulais rappeler, c'est-à-dire mener des politiques migratoires nationales qui soient restrictives, arrêter l'immigration clandestine et surtout envoyer un signal à l'extérieur en disant « N'ayez pas d'espoir qu'en empruntant le territoire français et les chemins de la France vers l'Angleterre, vous puissiez aller en Angleterre, vous serez de toute façon renvoyés dans vos pays d'origine.

6:13
Locuteur

»

6:13
Présentateur

Un mot pour terminer, Sébastien Chenu, sur la campagne et les difficultés relayées par des sources de presse dans le binôme entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. On parle de vives tensions, notamment sur l'implication dans la campagne de Marion Maréchal. C'est elle ou moi en relancée Bardella, ce dernier dément. Est-ce que le binôme vit bien

6:34
Locuteur

? Le

6:36
Sébastien Chenu

binôme vit bien, mais surtout, moi j'étais présent à cette réunion, cette phrase n jamais été prononcée,

6:40
Locuteur

Jordan Bardella n'a

6:40
Sébastien Chenu

jamais prononcé cette phrase. Donc, à un moment, il faut quand même revenir sur terre. Ce n'est pas parce que nos adversaires patauchent, patinent, ne trouvent même pas de candidats pour porter leurs espoirs en ce qui concerne le bloc central, ou sont à des niveaux en dessous du niveau de la mer, comme Bruno Retailleau concernant les sondages qu'il faut inventer des choses. Nous, nous avons fait une proposition claire aux Français. Marine Le Pen, présidente de la République, Jordan Bardella pour appliquer la politique et le programme que Marine Le Pen proposera aux Français.

Et ça fonctionne en tous les cas, d'après ce que je comprends, ce que je vois, c'est que Marine Le Pen, aujourd'hui, elle est la candidate qui fait la course en tête. Alors, ça nous obligera à mieux travailler encore, à davantage expliquer, à toujours convaincre. Mais surtout, ça obligera peut-être nos adversaires politiques à essayer de faire des propositions de fond, de travailler sur le fond. Voyez-vous, aujourd'hui, les buralistes sont en grève dans notre pays. Nous, nous les soutenons. Nous n'entendons personne. Sur l'immigration, ils ont tout raté, ils nous font la leçon. Nous, nous allons au fond des choses. Nous parlons du fond des choses.

Ceux qui veulent juste parler de la mousse privent les Français d'un débat sérieux.

7:40
Présentateur

Et la débarthélisation du parti n'est pas engagée. On sait que le mot fait florès chez vos concurrents, en un mot.

7:47
Sébastien Chenu

Écoutez, aujourd'hui, nous avons un enjeu qui dépasse tout ça. je veux dire, l'État du pays nécessite sincèrement que les Français ne se fassent pas priver de cette élection présidentielle. Par

7:58
Locuteur

conséquent,

8:02
Sébastien Chenu

le débat, il doit s'engager sur le fond. C'est uniquement ce qui nous préoccupe.

8:07
Présentateur

Merci Sébastien Chenu.

8:08
Locuteur

Merci Madame.

8:10
Sébastien Chenu

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