Stéphane Ravier met Jean-Glaude Gaudin face à son bilan désastreux
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« En ce qui concerne les investissements, l'effort de la ville sera puissant et exceptionnel. Effort d'investissement sans précédent de votre municipalité, M. le maire. »
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« Vous pouvez le constater, Marseille est gérée de manière exemplaire. La ville marche bien. »
- 1:26Invité politiqueFait
« L'insécurité et la violence ont franchi un cap supplémentaire qu'on en a qualifié du bout des lèvres d'inacceptable. »
- 1:44Invité politiqueFait
« Le chômage n'a pas baissé, la pauvreté a explosé, les touristes préfèrent visiter Lyon, le Mucem ne fait pas recette. »
- 1:52Invité politiqueFait
« L'extension du stade Vélodrome met en lumière le laxisme dispendieux, pour ne pas dire ruineux, de la municipalité et l'inévitable augmentation des impôts qui l'engendre. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Elle est la seule grande ville de France dans laquelle il n'a pas été possible de mettre en place des nouveaux rythmes scolaires sans faire appel aux juges »
- 3:17Invité politiqueChiffre
« Marseille reste la deuxième ville de France dont le volume de la dette est plus important qu'après Paris, mais avec une capacité de désendettement deux fois moindre. »
- 3:29Invité politiqueFait
« Les faits et les chiffres sont là, ils sont durs, mais pas plus que le quotidien des marseillaises et des marseillais. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Les faits sont là, ils sont têtus, au point de démontrer que votre rapport d'orientation budgétaire pour l'année 2015 ne nous annonce que des larmes et des désillusions pour celles et ceux, en tout cas, qui avaient cru en vos promesses. »
- 5:26Invité politiqueChiffre
« Notre pays participe en effet à hauteur de 20 milliards d'euros au budget de l'ogre européiste et n'en reçoit en retour que 13 seulement, soit une perte sèche de 7 milliards. »
- 6:24Invité politiqueFait
« « La fiabilité des comptes de la Ville demeure affectée par diverses pratiques irrégulières déjà relevées par le précédent contrôle 2006, ce qui signifie que vous n'avez tenu aucun compte des observations des magistrats de la CRC. » »
- 9:26Invité politiqueChiffre
« Au 31 décembre 2013, l'encours de la dette était de 1,841,000,000 euros et elle représentait 2,142 euros par Marseillais, soit le double de la moyenne de la strat qui est de 1,131 euros par habitant. »
- 10:50Invité politiqueFait
« Quant à l'effet de votre politique d'investissement sur le recul du chômage dont vous vantez les bienfaits, il reste à démontrer, puisque le taux de chômage était en 2011 à Marseille de 18% contre 12,1% pour le bassin d'emploi à Marseille-Aubagne. »
- 11:28Invité politiqueFait
« Entre 2007 et 2012, la population de la Ville n'a cru que d'une poignée de personnes. Ce n'est plus de l'approximation, c'est la méthode Coué. »
- 14:58Invité politiqueFait
« Je vous ai écrit à ce sujet en juin 2014, M. le maire, sans résultat pour l'instant. »
- 18:28Invité politiqueChiffre
« La Chambre vous a fait observer qu'en fixant illégalement le temps de travail des agents en dessous du seuil prévu par la loi, la ville perdait un volume d'heures de travail évaluées en 2011 à 43 000 heures par an »
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En ce qui concerne les investissements, l'effort de la ville sera puissant et exceptionnel. Effort d'investissement sans précédent de votre municipalité, M. le maire. Que nos concitoyens soient rassurés. Grâce à notre gestion sérieuse, je dirais méticuleuse, cela se fera sans augmentation des impôts de la ville et avec une réduction significative de la dette par habitant et une réduction de la dette globale. Vous pouvez le constater, Marseille est gérée de manière exemplaire. La ville marche bien. Marseille est la deuxième destination à laquelle il est souhaitable de venir. Quant au reste, pour la mauvaise réputation de la ville, ce ne sont pas mes amis qui y contribuent.
Mais vous faites un contresens majeur sur cette année 2013 en nous disant que c'est seulement des fêtes et des jeux. C'est un programme d'ensemble, un programme de développement économique, social et citoyen de Marseille et de son agglomération très large. Je pense, M. le maire, que vous reconnaîtrez ces grandes déclarations préélectorales qui voulaient s'inscrire dans le marbre, marbre devenu stuc à l'aune de la réalité d'aujourd'hui. Comme nous l'avions annoncé au lendemain de l'année qui se voulait culturelle et festive, les Marseillais se réveillent avec la gueule de bois. L'insécurité et la violence ont franchi un cap supplémentaire qu'on en a qualifié du bout des lèvres d'inacceptable.
La sécurité même des policiers municipaux reste suspendue à une réflexion que vous semblez avoir entamée en vue, un jour ou l'autre, de les doter en armes létales. Le chômage n'a pas baissé, la pauvreté a explosé, les touristes préfèrent visiter Lyon, le Mucem ne fait pas recette. L'extension du stade Vélodrome met en lumière le laxisme dispendieux, pour ne pas dire ruineux, de la municipalité et l'inévitable augmentation des impôts qui l'engendre. Les habitants désertent la ville qui s'approuvrit et se communautarise chaque jour un peu plus.
Elle est la seule grande ville de France dans laquelle il n'a pas été possible de mettre en place des nouveaux rythmes scolaires sans faire appel aux juges et l'une des rares dans lesquelles ces activités seront payantes. On nous annonce une tarification modulée, une fois de plus ce seront les mêmes qui paieront. Les familles qui travaillent et qui paient déjà beaucoup, beaucoup trop d'impôts pour si peu de services en retour. Je vous le dis tout net, en ce qui nous concerne, le groupe Marseille Bleu Marine, il est hors de question de faire payer par les Marseillais l'idéologie gouvernementale et la chienlit municipale.
Des tapes donc, des temps d'activité périscolaire qui ne seraient plus cumulés sur le seul vendredi, mais sur les mardis et jeudis après-midi. Je ne peux dès lors m'empêcher de me poser une question, et par la même vous la poser, M. le maire, pourquoi passer du tout vendredi après-midi au plus de vendredi après-midi du tout ? Pourquoi ne plus proposer ces fameux tapes ce vendredi après-midi qui commençaient à prendre un certain rythme de croisière ? Plutôt curieux. Marseille reste la deuxième ville de France dont le volume de la dette est plus important qu'après Paris, mais avec une capacité de désendettement deux fois moindre.
Les faits et les chiffres sont là, ils sont durs, mais pas plus que le quotidien des marseillaises et des marseillais. Les faits sont là, ils sont têtus, au point de démontrer que votre rapport d'orientation budgétaire pour l'année 2015 ne nous annonce que des larmes et des désillusions pour celles et ceux, en tout cas, qui avaient cru en vos promesses. Économie de fonctionnement, baisse des investissements, augmentation des impôts, même si dans une nouvelle fanfaronnade, vous annoncez que le défi de la capitale européenne du sport en 2017 mobilise d'ores et déjà les énergies.
Ces énergies, nous aurions préféré les voir mobiliser au service de nos concitoyens et du redressement de nos finances. A la différence de votre volubilité provençale habituelle, vous êtes taiseux sur la mobilisation des finances dans la perspective de cet événement planétaire. Un oubli, sans doute. Sachez, M. le maire, que le sénateur que je suis vous propose d'utiliser une large part de sa réserve parlementaire dans le but de créer une maison des sports qui manque si cruellement au quartier Nord et qui accueillerait les Marseillais de tous âges et de toutes conditions.
Ce projet structurant, je suis prêt à le cofinancer avec vous pour peu que l'intérêt général l'emporte sur la petite carrière personnelle espérée de certains. Alors, vous nous dites que le budget intervient dans un environnement inédit de désengagement massif de l'État. Et vous nous répétez à l'envie que cette diminution sans précédent des dotations amorcée l'an passé et qui se poursuivra au moins jusqu'en 2017 vient s'ajouter le surcoût généré par la réforme des rythmes scolaires. Certes, le désengagement de l'État est massif, nul ne saurait le contester, même pas les socialistes.
Mais ce désengagement est le corollaire de l'exigence de l'Europe de voir la France redresser ses comptes publics, de la dégradation desquelles votre famille politique n'est pas étrangère. Une Europe qui, rappelons-le, nous prive de 7 milliards d'euros par an. Notre pays participe en effet à hauteur de 20 milliards d'euros au budget de l'ogre européiste et n'en reçoit en retour que 13 seulement, soit une perte sèche de 7 milliards. Perte augmentée cette année de 800 millions, une participation que vous avez votée au Sénat avec vos amis socialistes, pour la plus grande satisfaction du ministre des Affaires européennes, un certain Arlène Désir.
Mais revenons à ce désengagement qui est annoncé depuis 2012. Et vous nous annoncez qu'en 2015, que vous alliez retrousser vos manches, mais pas suffisamment pour ne pas augmenter les impôts. Ce choc prévu depuis trois ans n'a pas été anticipé et la Ville l'aborde dans une situation financière très dégradée. Après les envolées lyriques du débat d'orientation budgétaire 2013, la Chambre régionale des comptes a rendu en octobre 2013 un rapport très sévère et très alarmant sur la gestion de la Ville.
Je cite, « La fiabilité des comptes de la Ville demeure affectée par diverses pratiques irrégulières déjà relevées par le précédent contrôle 2006, ce qui signifie que vous n'avez tenu aucun compte des observations des magistrats de la CRC. » Je continue. Elle concerne le défaut de rattachement des charges à l'exercice à hauteur de 25 à 30 millions d'euros par an, ce qui signifie que la Ville garde sous le coude des factures reçues au cours de l'exercice pour les payer sur le budget suivant.
C'est aussi une manière comme une autre de remplir son bas de laine municipal sur le compte des fournisseurs et des entreprises, ce qui contribue, hélas, à la dégradation de leur situation économique et de leurs emplois que vous prétendez pourtant défendre, voire de développer. Il en est de même pour les restes à réaliser en dépenses d'investissement que la Ville élimine irrégulièrement alors qu'elle prévoit de manière systématique et pour des montants importants des restes à réaliser en recette.
Cette asymétrie déjà relevée lors du précédent contrôle est incohérente et irrégulière car elle est pour effet d'améliorer de façon fictive les soldes de la section d'investissement et d'éluder la détermination de l'équilibre du compte administratif. La Cour constate ainsi que la Ville de Marseille dégage un résultat agrégé négatif sur toute la période. Ce déficit du compte administratif n'est certes pas supérieur au seuil au-delà duquel le préfet saisit la Chambre régionale des comptes pour proposer à la collectivité des mesures nécessaires au rétablissement de l'équilibre budgétaire.
Mais la CRC souligne que si ce seuil n'est pas franchi, il pourrait l'être s'il reste à réaliser en dépenses d'investissement apparaissées. Par cette pirouette comptable, la Ville améliore donc fictivement ses résultats, ce qui lui évite l'humiliation suprême de passer sous la tutelle du préfet et s'épargne ainsi la sanction électorale qui ne manquerait pas d'en découler. L'emprunt in fine auquel la Ville doit recourir contribue également à les améliorer en trompe-l'œil puisque ce type d'emprunt suspend la charge de remboursement du capital pendant sa durée. Le remboursement en capital de l'emprunt en dépenses d'investissement s'en trouve donc diminué d'autant.
Mais le remboursement in fine nécessite un effort d'épargne suffisant pour pouvoir assumer le remboursement de la totalité du capital au terme de l'emprunt. C'est donc un risque qui pèsera sur les futures générations de Marseillais et susceptibles de générer de nouvelles hausses de la fiscalité. Malgré cette situation financière que les magistrats qualifient pudiquement de préoccupante et qui est en réalité catastrophique, la Ville a continué, et je cite la CRC, à investir au-delà de ses moyens financiers uniquement grâce à l'emprunt. Ainsi, non seulement vous avez pratiqué une gestion hautement périlleuse des finances de la Ville, mais vous l'avez aussi endettée à un niveau insupportable.
Et dans ce domaine, on ne saurait se satisfaire que la Ville d'Aubagne fasse pire que la Ville de Marseille. Au 31 décembre 2013, l'encours de la dette était de 1,841,000,000 euros et elle représentait 2,142 euros par Marseillais, soit le double de la moyenne de la strat qui est de 1,131 euros par habitant. Cet encours était en 2012 de 1,806,000,000 euros. Où est le désendettement de la Ville dont vous vous félicitez à longueur de déclaration tonitruante ?
A titre de comparaison, l'endettement de la Ville de Lyon qui compte 500,000 habitants ou très exactement 492,578 habitants était au 31 décembre de l'année 2013 de 391,276,000 euros, soit 794 euros par habitant, soit la moitié de la moyenne de la strat. Alors vous vous félicitez aussi du niveau d'investissement de la Ville qui, de votre point de vue, est exceptionnel et constituerait un levier pour l'emploi. En réalité, en 2013, année au cours de laquelle l'effort de la Ville devait être puissant et exceptionnel, le niveau des dépenses d'équipement de la Ville de Marseille était de 328 euros par habitant seulement, inférieur à la moyenne de la strat qui est de 393 euros par habitant.
Ainsi, vous investissez peu, mais vous empruntez beaucoup puisque vous n'avez pas d'épargne pour financer l'investissement. Quant à l'effet de votre politique d'investissement sur le recul du chômage dont vous vantez les bienfaits, il reste à démontrer, puisque le taux de chômage était en 2011 à Marseille de 18% contre 12,1% pour le bassin d'emploi à Marseille-Aubagne. Il était de 12,5% en 2012 et de 12,7% en 2013 selon les chiffres de l'INSEE, bien supérieurs donc à la moyenne nationale. Quant à l'inefficacité de votre politique sur l'attractivité de la Ville de Marseille, elle n'est malheureusement plus à démontrer.
La rhétorique « Marseille accélère » dans l'affirmation « Marseille gagne 5 000 habitants par an » n'est plus vraie depuis 8 ans. Elle se dégonfle comme une baudruche à la lecture des chiffres implacables publiés par l'INSEE. Entre 2007 et 2012, la population de la Ville n'a cru que d'une poignée de personnes. Ce n'est plus de l'approximation, c'est la méthode Coué. Et l'on ne peut même pas parler de stabilité de la population. Marseille se vide de ses habitants. Certains ont même parlé d'exode, voire d'hémorragie, pour faire le bonheur des communes voisines qui accueillent avec joie ces classes moyennes fuyant le racket fiscal, l'insécurité et le communautarisme.
Le solde naturel, excédant des laissances sur les décès, est de 5 000 par an depuis 2010. Et la population aurait donc dû augmenter dans des proportions similaires. Or, elle reste stable, car ceux de ses habitants qui en ont les moyens la quittent massivement. À cet égard, que disiez-vous lors de l'inauguration du Mucem en 2013 ? Marseille est devenue attractive sur le plan économique, démographique, commercial et touristique. Depuis 18 ans, nous avons pu faire reculer le chômage de 21 à 12 %, tout en augmentant notre population de 5 000 habitants chaque année. Nous avons su créer des emplois, notamment pour les jeunes des quartiers, grâce aux zones franches urbaines que nous avons créées.
Les Marseillais apprécieront toute la saveur de vos paroles, car il y a loin de la réalité à vos espérances. Je n'aurai pas la cruauté, M. le maire, de développer les critiques qui vous ont été faites, tant par la Chambre régionale des comptes que par la Cour des comptes quant au partenariat public-privé pour l'extension du stade Vélodrome où vous avez littéralement bradé les intérêts de la ville. À cet égard, vous êtes déjà bien servi par les médias et pas seulement parisiens.
Je ne reviendrai pas sur les 30 millions d'euros que la ville reste de voir depuis plusieurs années au Conseil général, ni sur le Palais de la Glace où glisse un gaspillage de plusieurs dizaines de millions d'euros, un financement qui aurait bien été utile pour les infrastructures sportives moribondes des quartiers nord. Mais il est vrai que votre adjoint au sport ne savait pas à l'époque que les Flamands pouvaient être observés ailleurs qu'en Camargue et que Château-Gombère n'était pas un vignoble bordelais. La liste des dérives est trop longue et les tentatives de justification bien maisses. Peut-être encore un mot sur le A+, qui a été attribué par l'agence de notation Fitch.
Il n'y a pas de quoi être fier comme l'est votre adjoint aux finances puisque c'est la plus mauvaise appréciation attribuée à une collectivité par cette agence. Voilà retracé brièvement la situation désastreuse dans laquelle vous avez plongé la ville de Marseille après 20 ans de mandat. Triste constat, amère réalité. Alors aujourd'hui, cette réalité, vous ne pouvez pas faire autrement que de la prendre en compte. Vous avez épuisé toutes les marges de manœuvres par votre gestion et vos investissements dispendieux et inutiles alors que nos quartiers manquent cruellement d'équipements de proximité et que ceux existants équipements ou écoles sont abandonnés dans un état déplorable.
Je ne citerai pour exemple M. le maire que la situation des élèves de l'école des micocouliers dans le 14e arrondissement qui en sont réduits à devoir rester vêtus de leur manteau lorsqu'ils se rendent à la bibliothèque ou en salle audiovisuelle les vitres de ces salles portant encore les traces de balles et pas des balles de tennis mais vraisemblablement d'armes à feu. Je vous ai écrit à ce sujet en juin 2014, M. le maire, sans résultat pour l'instant. Alors je vous renouvelle ma demande. M.
le maire, pouvez-vous distraire quelques centaines d'euros du budget pour faire procéder aux réparations qui s'imposent et permettre ainsi à ces enfants de travailler dans des conditions normales où la mairie de secteur doit-elle faire office de vitrier ? Les services manquent de moyens et de matériels. Dans une ville confrontée à la violence au quotidien, vous en êtes réduit à solliciter l'aide de l'État pour armer après avoir formé les policiers municipaux. Vous accédez ou plutôt vous étudiez la possibilité d'armer la police des Marseillais et me donnez enfin raison ce dont je ne peux que me réjouir.
je vous invite je vous invite monsieur le maire à ne pas perdre trop de temps dans votre réflexion car elle est inutile. Les formateurs nous les avons. Ce sont précisément des policiers municipaux marseillais agréés et qui forment déjà bon nombre de leurs collègues de la police nationale. Les armes ? Le préfet en a plus que nécessaire en stock. Il attend le feu vert du ministre de l'Intérieur dont vous avez récemment loué l'action ce qui soit dit en passant est en parfaite contradiction avec les interrogations de madame Boyer sur la véracité des chiffres de la délinquance présentée à Marseille entre deux rafales de Kalachnikov par Bernard Cazeneuve.
Mais vous pouvez faire confiance en madame Boyer monsieur le maire vous le savez. En matière de statistiques bidonnées nous avons affaire à une experte elle qui n'a pas hésité à soutenir Claude Guéant alors ministre de l'Intérieur lorsqu'il osait affirmer le 29 novembre 2011 à Marseille le climat de la sécurité s'améliore ce qui constituait de la part du ministre et de ses soutiens une véritable provocation. Alors aujourd'hui votre débat d'orientation budgétaire ne nous propose que des économies de fonctionnement une baisse de l'investissement une augmentation des impôts des activités périscolaires payantes et je gage que l'année 2015 nous réservera d'autres surprises de ce type.
C'est un constat d'échec de votre gestion que vous essayez de dissimuler en vous retranchant derrière une baisse des dotations de l'État et une réforme des rythmes scolaires que vous n'avez pas voulu préparer ni su appliquer. En ce qui concerne le fonctionnement et pour le poste des charges du personnel vous nous annoncez des mesures de quasi zéro de recrutement ou de remplacement. Je relève que vous précisez que les recrutements ou remplacements seront limités aux seules situations d'impossibilité de redéploiement interne pour les postes indispensables au bon fonctionnement de la ville. Devons-nous comprendre que ce n'était pas le cas jusqu'à présent ?
Vous nous annoncez une action forte sur la mobilité professionnelle et la formation pour favoriser une meilleure affectation des ressources humaines en fonction des secteurs prioritaires. Devons-nous comprendre que ce n'était pas le cas jusqu'à présent ? Vous nous annoncez une meilleure utilisation des budgets alloués aux personnels non permanents en mutualisant les ressources. Devons-nous comprendre que ce n'était pas le cas jusqu'à présent ?
En revanche, je ne vois aucune mesure concernant le temps de travail des agents objet de la recommandation numéro 16 du rapport d'observation définitive de la Chambre régionale des comptes appliquée aux agents de la ville et la durée légale du temps de travail.
La Chambre vous a fait observer qu'en fixant illégalement le temps de travail des agents en dessous du seuil prévu par la loi, la ville perdait un volume d'heures de travail évaluées en 2011 à 43 000 heures par an et elle souligne qu'en rétablissant des horaires légaux, la ville ferait une économie qui peut être évaluée à 10 millions d'euros par an et accroîtrait sans dépense supplémentaire une capacité de travail équivalente à 280 équivalents en temps plein. Voilà qui couvre près de la moitié des dépenses que vous dites induites par la mise en place des activités périscolaires ou l'équivalent de ce que les Marseillais devront payer annuellement pour combler le gouffre du stade Vélodrome.
Je constate qu'une fois encore vous n'avez cur des observations des magistrats de 1995 à 2015 c'est la génération M'Enfouti. C'est dommageable pour le contribuable marseillais. Dans le contexte économique et social dans lequel se trouve la France et tout particulièrement notre ville je trouve cela extrêmement choquant. Toujours en ce qui concerne le fonctionnement vous indiquez laconiquement que ces dépenses baisseront de 7%. Ces dépenses comprennent notamment tout ce qui est nécessaire au fonctionnement des services et notamment le petit matériel les fournitures les matériaux l'eau l'électricité et les combustibles. Je crois que M. Royer Perrault est rayé. M. Royer Perrault est rayé.
Il s'agit donc des dépenses quasi incompressibles. Il s'agit donc de dépenses quasi incompressibles. Ah, la réalité fait mal aux oreilles. Il s'agit donc de dépenses quasi incompressibles et qui conditionnent la réalité du service rendu par la collectivité aux administrés ainsi que les conditions de travail du personnel sauf à admettre que là comme ailleurs vous avez fait preuve de laxisme ou de largesse. en revanche rien sur les mesures pérennes tels qu'un plan d'économie d'énergie notamment en matière d'éclairage public qui soit significatif pour ce qui concerne les subventions de fonctionnement vous annoncez une baisse de 8 millions d'euros.
Ce chiffre est à rapprocher du montant vertigineux des subventions aux associations qui s'élèvent à 62,669,000 euros. À ce niveau, le clientélisme et la paix sociale sont hors de prix. Là encore, les contribuables marseillais et les parents d'élèves apprécieront. Pour le reste, il s'agit d'un empilement de déclarations d'intentions dont la vacuité, tant par leur contenu vague que par le nombre proche de l'infini, limite remarquablement et inéluctablement vos ambitions pour les Marseillais. Des Marseillais, monsieur le maire, des ambitions, pardon, monsieur le maire, qui sont à peine le début d'un vague concept intellectuel.
Vous reconnaissez quoi ?
Stéphane Ravier