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Podcast / conversationRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 22 septembre 2026 42 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéSolidarités & familleDéfense

Apolline Matin du 22 septembre - 8h/9h

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 4 %Attaque 4 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    La question des carburants devient vitale ce matin. Vous allez entendre tous ces Français qui arrêtent de travailler à cause de la flambée à la pompe.

  • 1:35ComplaisanteRéponse directe

    La vraie vie, comme Laurence, auxiliaire de vie dans le Tarn. Elle a composé le 32-16 ce matin pour nous raconter son quotidien.

  • 2:20OuverteRéponse directe

    On a aussi entendu ce matin sur RMC le témoignage de Fadela, infirmière en Haute-Garonne, qui limite ses tournées de patients pour économiser du carburant.

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Et ces artisans du bâtiment aussi, qui réduisent le nombre de chantiers dans le Loiré que Marion Gauthier a rencontrés.

  • 4:02OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron et Donald Trump se sont vus cette nuit, 45 minutes. On va en reparler des tensions au Moyen-Orient au cœur des échanges.

  • 8:31OuverteRéponse directe

    Vous ne verrez pas le pape, il recevra un certain nombre de victimes, mais pas les associations. Et à vos yeux, du coup, ce n'est pas suffisant.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:44InvitéFait
    « Il s'agissait, selon elle, d'une fête organisée avant les vacances. »
  • 20:46PrésentateurFait
    « Le coup de pression de Gérald Darmanin à son homologue belge : la libération conditionnelle de Mohamed Bakali serait un affront aux victimes du 13 novembre. »
  • 38:39PrésentateurFait
    « Un, parce que la République islamique d'Iran a besoin de la guerre puisqu'elle est détestée en interne par sa population. »
  • 38:51PrésentateurChiffre
    « Et parce que Trump est le premier producteur, les Etats-Unis sont le premier producteur d'hydrocarbures au monde. »
  • 39:08PrésentateurFait
    « L'Etat américain ne perd pas grand-chose dans cette guerre. Le contribuable américain, peut-être, mais pas l'Etat. »
  • 39:18PrésentateurFait
    « Je pense qu'il se fiche des mid-terms. »
  • 39:29PrésentateurFait
    « Ils ne cherchent pas sérieusement à ce que ça s'arrête aujourd'hui. »
  • 39:39PrésentateurFait
    « Ah oui, je pense que ça se joue autour de l'Arabie saoudite, en Arabie saoudite même. »
  • 39:57PrésentateurFait
    « L'accord du Kouinsis c'était en 1945 entre Roosevelt et Séoud, donc le fondateur de l'actuelle dynastie. »
  • 40:52PrésentateurFait
    « Elle a un rôle et elle est prise au sérieux au Moyen-Orient. »

Temps de parole

  • Présentateur89 %
  • ?2 %
  • Invité2 %

≈ 11,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Invité

écoutez

0:01
Présentateur

RMC, 8h01, il fait beau et chaud.

0:07
Invité

Du soleil absolument pour tout le monde aujourd'hui, c'est l'été qui continue. On va avoir du mal à croire qu'on passe en automne demain. Et pourtant, toute la semaine, on va avoir ce temps très ensoleillé, très chaud avec des températures même en hausse sur la moitié nord. Cet après-midi, on ira de 22 degrés à Lille jusqu'à 33 degrés pour Perpignan, 31 à Montpellier, 30 à Marseille, Bordeaux, Toulouse. Il fera 27 à Lyon, on aura 25 à Paris et 24 à Brest ou encore à Reims. Et ces températures qui vont rester encore élevées au moins jusqu'à la fin de la semaine. La météo sur RMC avec Penny Lane, l'outil qui réunit compta, facturation et compte pro.

0:44
Locuteur

Très

0:44
Présentateur

belle journée à tous, merci d'avoir choisi RMC 8h02, le journal. RMC, Apolline Matin. Avec Quentin Binet, bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. La question des carburants qui devient vitale ce matin. Vous allez entendre tous ces Français qui arrêtent de travailler, limitent les tournées, réduisent le nombre de chantiers à cause de la flambée à la pompe. Le gouvernement doit faire des annonces en fin de journée et il en sera question également aux Etats-Unis, au sommet de l'ONU qui commence aujourd'hui. Parce qu'Emmanuel Macron et Donald Trump se sont vus cette nuit, 45 minutes, on va en reparler les tensions au Moyen-Orient au cœur des échanges.

Et on va en reparler aussi de ces deux assistantes maternelles jugées aujourd'hui dans l'Essonne pour avoir caché des enfants en tentant d'échapper à un contrôle.

1:23
Locuteur

Et

1:24
Présentateur

donc nous en sommes là, des Français qui sautent des repas, qui arrêtent de travailler pour tenter de s'en sortir. Oui, alors il va y avoir des annonces aujourd'hui à Bercy, un sommet aussi à l'ONU après deux réunions hier à Matignon. Et au milieu de tout ça, il

1:36
Locuteur

y a

1:36
Présentateur

la vraie vie, comme Laurence, auxiliaire de vie dans le Tarn. Elle a composé le 32-16 ce matin pour nous raconter son quotidien. Écoutez-la, elle saute des repas pour pouvoir faire le plein et continuer de travailler. Nous

1:46
Invité

avons des salaires au SMIC. Nous avons quelquefois des patients à plus de 15 kilomètres de chez nous. Et quelquefois, ces mêmes patients, nous les voyons deux fois par jour. Je me restreins sur la nourriture. Je ne sais de... Comment vous dire ? Excusez-moi, mais c'est... Ça devient tellement compliqué. Là, on est à plus de 200 euros par mois de frais de gasoil. Je ne mange pas le midi. Et le soir, je grignote. Je ne fais des courses réellement que quand j'ai mon petit-fif qui vient le week-end.

2:18
Présentateur

Alors, Laurence n'est pas seule. On a aussi entendu ce matin sur RMC le témoignage de Fadela, infirmière en Haute-Garonne, qui limite ses tournées de patients pour économiser du carburant. Alain, également, accompagnant d'élèves en situation de handicap dans l'Hérault, qui va arrêter de travailler là, vendredi, à la fin de la semaine, parce qu'il perd de l'argent en allant bosser. Et ces artisans du bâtiment aussi, qui réduisent le nombre de chantiers dans le Loiré que Marion Gauthier a rencontrés.

2:40
Locuteur

Donc voilà.

2:40
Présentateur

L'un est maçon, l'autre menuisier, penché sur les plans d'un chantier commun. Pas loin, précise David, il faut limiter les déplacements.

2:48
Locuteur

On

2:48
Invité

réduit les chantiers maintenant, c'est plutôt 50 kilomètres autour du siège social de notre société, alors qu'avant, on partait 100, 150 kilomètres autour. Et on est plusieurs, là, monsieur est maçon, et après, je connais des électriciens, des plombiers. Des professionnels qui renoncent à des clients, insiste Pierre. Il montre ses fourgons

3:05
Présentateur

dans son entreprise de rénovation.

3:07
Invité

La semaine dernière, j'ai payé 227 euros, le plein. Sachant que quand on est loin, en gros, on fait un plein par semaine. Et j'ai 5 camions. Vous imaginez le coût. Donc

3:15
Présentateur

c'est plus de 1000 euros par

3:17
Invité

semaine de carburant. Oui. On est vraiment de plus en plus inquiets de ça. Les artisans rognent sur leur marge. Mais jusqu'à quand s'interroge Christelle Gingot ? Elle est directrice de la CAPEP du Loiré. Je pense que c'est la goutte de trop. Parce qu'effectivement, tous les matériaux sont transportés via des camions. Et en termes d'augmentation du coût des fournitures et des matières premières, c'est exorbitant. Elle raconte des appels de plus en plus nombreux d'artisans qui grondent et cherchent le meilleur moyen de se mobiliser.

3:45
Présentateur

Et voilà dans quel contexte le gouvernement doit annoncer de nouvelles mesures d'aide aux automobilistes. En fin de journée,

3:50
Locuteur

il

3:50
Présentateur

sera 17h à Bercy, au lendemain de la double réunion à Matignon et avant l'Assemblée Générale de l'ONU. Ça se passe à New York où il sera question pendant deux jours des tensions internationales à l'origine de cette flambée des carburants. Antoine Hollard, vous êtes aux Etats-Unis pour RMC. Emmanuel Macron et Donald Trump se sont vus et ont discuté pendant 45 minutes cette nuit. Oui, Emmanuel Macron dit qu'il veut des résultats rapides face à la crise du pétrole, la crise du pouvoir d'achat des Français. Et lors de son entretien avec Donald Trump, il a mis sur la table deux propositions concrètes. D'abord, un projet de résolution à l'ONU pour rouvrir le détroit à Dormuz.

Et puis, et c'est la nouveauté, la France se dit prête à intervenir militairement pour protéger les infrastructures pétrolières saoudiennes, les pipelines, les ports, les tankers, qui depuis une dizaine de jours sont attaqués régulièrement par les Houthis, ce groupe armé soutenu par l'Iran. Alors, on nous explique qu'il ne s'agit pas pour la France d'entrer en guerre contre les Houthis, mais simplement de mener une opération défensive avec l'idée que cela ferait baisser la tension sur les marchés pétroliers. Ces initiatives françaises, en tout cas, ont été accueillies favorablement par Donald Trump. Les discussions ont été très bonnes, dit Emmanuel Macron.

La question du Moyen-Orient, du détroit d'Hormuz, seront en tout cas au cœur des discussions cette semaine à l'ONU, alors que s'ouvre l'Assemblée Générale, en présence d'une délégation iranienne, le président Pézechian et le ministre des Affaires étrangères Galibaf doivent arriver à New York aujourd'hui. Et au moment où le monde entier arrive en quelque sorte aux Etats-Unis, ça tombe mal, immense panne dans l'Est américain, ça affecte de nombreux vols, des centaines de vols qui ont été annulés, des ouvriers de chantier qui ont sectionné un câble dans la région de New York. Le trafic a repris à l'aéroport de JFK, bien connu, mais il y

5:33
Locuteur

a

5:33
Présentateur

toujours des perturbations au moment où on se parle. Ça, ce sera l'événement de la fin de la semaine. En France, la visite du pape, à partir de vendredi, il atterrira à Orly, il va rencontrer le maire LFI de Saint-Denis, Bali Bakayoko, pour un accueil républicain, selon les informations de RMC, avant une veillée devant 80 000 personnes vendredi soir au Stade de France. Il y a la France qui met la pression à la Belgique ce matin à propos de la possible libération. Elle en a parlé d'un des condamnés des attentats de novembre 2015, Mohamed Bakali, considéré comme le logisticien des attentats, emprisonné en Belgique et admissible à une libération sous surveillance électronique là-bas.

6:05
Locuteur

Ce

6:06
Présentateur

serait un affront à la douleur des victimes. Voilà ce qu'écrit le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à son homologue belge. Aujourd'hui, ce sont deux assistantes maternelles qui seront jugées à Évry, dans l'Essonne, pour avoir tenté de cacher des enfants qu'elle gardait en trop grand nombre. 12, c'était cet été, âgés de 4 mois à 8 ans. Elle les avait entassés dans une voiture au moment d'un contrôle. Nicolas Genestière avec Mathias Tesson, c'est une information RMC. Après leur mise en examen, vous nous dites qu'elles ont écrit aux parents de ces enfants pour s'excuser. Vous avez eu accès à ces messages.

6:39
Invité

Oui, dans un de ces messages, l'une d'entre elles tente de justifier le trop grand nombre d'enfants présents ce jour-là. Il s'agissait, selon elle, d'une fête organisée avant les vacances. Un argument qui ne convainc pas cette maman.

6:50
Présentateur

On n

6:50
Locuteur

'a

6:50
Présentateur

eu aucune information de cette fête. Aucun message nous a été relayé en disant qu'il y aurait plus d'enfants que sur cette journée de façon exceptionnelle. Il ne nous a pas demandé d'amener de goûter. Aucune information.

6:58
Invité

Elle dit avoir observé quelques semaines plus tôt des dysfonctionnements et explique avoir été inquiète pour son fils de 5 mois.

7:04
Présentateur

L'enfant a faim, il n

7:06
Locuteur

'est

7:06
Présentateur

pas changé. Des problèmes de poids, des problèmes de cohérence entre les retours qui nous sont faits le soir et l'état de l'enfant.

7:13
Invité

Une des deux assistantes maternelles reconnaît, selon son avocat, avoir caché les enfants au moment du contrôle. Mais d'après maître Geoffrey Delpierre, cela ne les aurait pas mis en danger. Aucun enfant n'a été hospitalisé d'urgence en l'état des pièces que j'ai de ce dossier. Aucun enfant n'a subi de séquelles. Dans un autre message consulté par RMC, la seconde assistante maternelle formule des regrets et évoque des événements qui les ont dépassés.

7:36
Présentateur

Je vous signale que le trafic des trains va rester perturbé jusqu'à vendredi. Donc, pour toute la semaine, entre Toulouse et Carcassonne, conséquence de l'accident. Un passage à niveau, c'était dimanche. Aucun bus de substitution, prévient la SNCF. Et puis, je vous dis aussi que tout va bien en équipe de France de football. Il n'y

7:50
Locuteur

a

7:50
Présentateur

pas de tension entre Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé. C'est un ami à sur Mbappé après leur sortie respective sur le ballon d'or. Ils se sont revus hier au premier jour du rassemblement de l'équipe de France de football à Clairefontaine avec le tout premier entraînement dirigé par Zinedine Zidane en survêtement bleu et blanc, chronomètre et sifflé autour du cou. C'était le journal de Quentin Vina. Il est 8h09 sur RMC.

8:10
Locuteur

Vous

8:10
Présentateur

le disiez d'ailleurs, Quentin, le pape arrive. Il arrive vendredi en France. Visite de trois jours, Paris, Lourdes, Metz. Première visite de Léon XIV sur le territoire français. Bonjour Marie de Rhin de Vaucrosson. Vous présidez l'instance nationale de reconnaissance et de réparation pour les victimes de violences sexuelles dans l'église. Vous ne verrez pas, le pape, il recevra un certain nombre de victimes, mais pas les associations. Et à vos yeux, du coup, ce n'est pas suffisant. Vous nous le dites dans un instant. Il est 8h09. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h13. Vous êtes bien sûr RMC et RMC Sori. Marie de Rhin de Vaucrosson, vous êtes toujours avec nous.

8:50
Locuteur

Vous

8:50
Présentateur

présidez l'instance nationale de reconnaissance et de réparation pour les victimes de violences sexuelles dans l'église. Le pape arrive en France dans trois jours. Il va rencontrer sept victimes de violences sexuelles, mais pour vous, ça n'est pas suffisant.

9:03
Locuteur

C

9:04
Présentateur

'est-à-dire qu'on pourrait imaginer, alors que la France a beaucoup avancé sur ces questions ces dernières années, que la préparation d'une rencontre comme celle-ci soit ouverte à davantage de personnes. On pourrait se dire que ça peut se faire en deux temps. Peut-être que 150 ou 200 personnes victimes peuvent échanger ensemble et se mettre d'accord sur une parole apportée auprès du Saint-Père.

Et le fait qu'il n'accepte pas de rencontrer ou qu'il n'est pas prévu de rencontrer les associations pour vous, ça dit une chose, et c'est très important de le dire ce matin, c'est que les drames, je n'ai pas d'autres mots, sur les agressions, les violences sexuelles dans l'église, ce ne sont pas des cas individuels, il y a quelque chose de systémique. C'est ça aussi la différence entre recevoir quelques témoignages, aussi fort soit-il, et recevoir des associations. En tout cas, c'est le message que l'on reçoit.

Après, encore une fois, la manière dont la France a abordé cette question, y compris l'église, en confiant la mission à Jean-Marc Sauvé de pouvoir clarifier quelle était cette situation au travers de la Siasse, de cette commission qui a rendu un rapport qui a caractérisé justement la dimension systémique. Donc l'enjeu aujourd'hui,

10:12
Locuteur

c

10:12
Présentateur

'est de se dire comment dans l'église, à tous les niveaux, et au plus haut niveau au Vatican, on prend en compte cette question. Arthur ? Oui, alors, moi je comprends tout à fait ce que vous dites, et c'est un sujet majeur. Mais est-ce que c'est un sujet, un, particulièrement français ? Je veux dire par là que c'est un sujet qui concerne l'église dans son ensemble, hélas pour elle. Bien d'autres pays. Voilà. Deux, est-ce que c'est, entre guillemets, le moment pour le pape de recevoir des associations ? Et l'argument du Vatican n

10:37
Locuteur

'est

10:37
Présentateur

pas faux non plus, c'est-à-dire, on l'a délégué à la Conférence des évêques de France, qui a fait son travail, on l

10:41
Locuteur

'a

10:41
Présentateur

laissé travailler librement, il y a d'ailleurs eu beaucoup de réparations qui ont été apportées aux victimes. Est-ce que c'est le moment pour ça ? Est-ce qu'on peut comprendre que le pape choisisse un geste symbolique plutôt qu'un geste administratif

10:51
Locuteur

? Alors,

10:52
Présentateur

ce n

10:52
Locuteur

'est

10:52
Présentateur

pas du tout un caractère administratif, c'est une dimension politique. Et c'est peut-être aussi la dimension politique que le Vatican et que le Saint-Père peuvent porter. C'est-à-dire que quand dans un pays qui est plus en avance sur une question, on peut tirer des leçons qui sont utiles à d'autres personnes dans la perspective de protéger des enfants et de rendre une vie meilleure à un certain nombre de personnes parce qu'elles ont été victimes de violences sexuelles dans d'autres pays, ça vaut peut-être le coup de l'envisager comme ça. Vous estimez que la France est en pointe sur cette question-là aujourd'hui dans la conscience qu'elle a eue, dans la réparation qu'elle apporte ?

Alors, les évêques ont parfois du mal à le dire et je regrette vraiment. Du coup, je le dis pour eux. Effectivement, je pense que les évêques français en 2018, en instituant la SIAZ et puis en 2021, en mettant en place les commissions de reconnaissance et de réparation, pardon, ont un temps d'avance sur un certain nombre d'autres pays. Le pape ira à Lourdes notamment, il n'ira pas à Bétaram, c'est à 15 kilomètres, mais on sait que Bétaram est vraiment un lieu emblématique aussi de ces violences systématiques qui ont pu être faites sur des victimes. Vous auriez aimé symboliquement qu'ils s

11:59
Locuteur

'y

11:59
Présentateur

rendent ? Alors, pas du tout,

12:00
Locuteur

parce que justement,

12:01
Présentateur

je pense qu'à un moment donné...

12:02
Locuteur

Parce que certaines

12:02
Présentateur

associations, et notamment l'association des victimes de Bétaram, estiment qu'il y aura bien une des personnes de Bétaram qui va rencontrer le pape, mais il ne va pas rencontrer le collectif. Oui, je comprends que les personnes soient déçues et qu'elles attendent ce type de démarche symbolique. Simplement, l'enjeu des personnes victimes, c'est aussi de ne pas être en concurrence victimaire. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de violence entre les personnes victimes. Au sein même de Bétaram, il y a plusieurs collectifs qui ne se mettent pas d'accord, mais qui créent des dissensions entre elles, entre eux, les collectifs, et puis surtout, se font du mal. C'est-à

12:38
Locuteur

-dire

12:38
Présentateur

que dans, par exemple, cette question des seulement 7 personnes qui vont rencontrer le pape, une personne victime m'a dit « On a dû choisir et on n'arrivait pas à se décider. » Et en fait, on s'est encore engueulé, c'est le mot qu'elle a employé, sur cette décision

12:53
Locuteur

à devoir choisir quelqu'un. Comment on

12:55
Présentateur

choisit une victime plutôt qu'une autre ? Eh bien oui, c'est vraiment tout l

12:58
Locuteur

'enjeu. C

12:59
Présentateur

'est pourquoi, moi, j'avais imaginé, et j'avais proposé d'ailleurs, qu'on puisse le penser en plusieurs temps. Imaginez qu'il y

13:05
Locuteur

ait

13:05
Présentateur

plutôt 200 personnes qui aillent à Lourdes, même si, au bout du compte, il y avait seulement 7 personnes qui rencontraient le Saint-Père. Mais qu'il soit nombreux avec là. Un mot encore, Emmanuel. Ce pape, vous considérez qu'il est dans la continuité de ses prédécesseurs sur ces sujets-là, ou est-ce que vous sentez quand même une évolution

13:18
Locuteur

? Alors,

13:20
Présentateur

d'abord, tous les papes ont pris à bras-le-corps cette question-là. Très clairement, le pape Léon a dû la gérer au Pérou, on le sait. Et ce qu'il a mis en place depuis son arrivée, il y a un peu plus d'un an et demi, montre qu'il est très engagé sur ces questions. Et quand vous disiez, la France, finalement, est-elle en pointe ? Il faut rappeler que la commission pontificale, aujourd'hui, à Rome, au Vatican, est dirigée par un Français, Mgr Thibaut Verny, l'évêque de Chambéry. Donc, on peut dire aussi que le pape a entendu et vu ce qui s'était passé en France. Merci beaucoup, merci Marie Derain de Vaucresson, d'être venue dans ce studio ce matin, à trois jours de l'arrivée du pape.

Vous présidez l'Instance nationale de reconnaissance et de réparation des victimes de violences sexuelles dans l'Église. Merci à vous. Il est 8h18, c'est l'heure d'Arnaud de Manche.

14:09
Locuteur

C

14:10
Présentateur

'est tous les jours de Manche. Et bonjour les amis. Apolline, ça fait plaisir de vous revoir, vous êtes de retour. Parce qu'on vous dit tout, chers auditeurs. Hier, Apolline n'était pas là parce qu'elle n'avait plus d'essence. Voilà, à 2h du mat. Merde ! Chérie,

14:28
Locuteur

t

14:28
Présentateur

'avais dit que tu faisais le plein. Et voilà, le temps de trouver du carburant, il était 18h30. Il n'y a plus d'essence nulle part. Heureusement, Emmanuel Macron s'en occupe. Oui. Il a

14:37
Locuteur

été rencontré Donald Trump, il a dit je m'en occupe. Hier, il a dit j'y vais. Superman ! Il lui a dit, dis donc Donald,

14:43
Présentateur

tu vas me le rouvrir ton détroit d'Hormuz à cause de ta guerre, l'essence elle monte. Et les Français,

14:47
Locuteur

ils

14:47
Présentateur

croient que c

14:48
Locuteur

'est

14:48
Présentateur

de ma faute. Oh yes, le détroit d'Hormuz. Quelle histoire ça aussi. Sometimes it is open. Sometimes it is fair made. Là, il est fair made. Et Macron va mettre un gilet jaune. Mais rouvre-le ! Et on a eu un gilet jaune contre un homme orange. Du coup, ça va être résolu. Et puis, alors, un autre truc. Emmanuel Macron a aussi rencontré plusieurs chefs d'État en entretien privé. Ça, c'est une sorte de speed dating des chefs d'État.

15:14
Invité

Tu sais, Volodymyr, j'ai toujours aimé ton courage. Mais je serais encore plus admiratif si t'arrêtais de frapper des raffineries. Parce que là, je suis à deux doigts de finir en

15:22
Locuteur

barbecue sur un rond-point. Tu connais

15:25
Présentateur

Poutine, mais tu ne connais pas Sophie Binet.

15:28
Locuteur

La

15:28
Auditeur

CGT, ce n

15:29
Locuteur

'est

15:29
Auditeur

pas des rigolos.

15:31
Présentateur

Après, j'imagine qu'il a vu le président iranien. Eh, moche tabac. Tu sais que le turban, ça te rend super sexy. Mais tu sais ce qui te rendrait encore plus sexy ?

15:39
Locuteur

Ce

15:39
Présentateur

serait que tu

15:40
Locuteur

te

15:41
Présentateur

laisses un peu aller, que tu ouvres un peu ton détroit d'Ormousse. En plus, tu as plein de pétrole. Moi, j'adore ça. Les balades dans les champs pétroliers, d'ailleurs.

15:50
Locuteur

On pourrait se rapprocher

15:50
Présentateur

tous les deux. Bon, ça ne

15:51
Locuteur

s

15:51
Présentateur

'est peut-être pas passé comme ça. Mais bon, on peut extrapoler un peu. C

15:54
Locuteur

'est

15:54
Présentateur

une rubrique créative

15:55
Locuteur

ici, quand même. J'aime

15:56
Présentateur

beaucoup le «

15:57
Locuteur

Tu

15:57
Présentateur

connais Poutine », mais tu ne connais

15:58
Locuteur

pas Sophie Binet.

16:00
Présentateur

En déplacement dans le Maine-et-Loire, chez un agriculteur, Edouard Philippe s'est mis en scène en train de manger une pomme. Oui, il a piqué le « Manger des pommes » de Jacques Chirac.

16:07
Locuteur

Alors, vu que

16:08
Présentateur

Chirac mangeait une pomme comme nous, on mange une pomme, Philippe, on dirait qu'il a découvert le concept de pomme pendant un séminaire de McKinsey. Ça fait quoi ? On a brainstormé avec

16:17
Locuteur

la team et

16:17
Présentateur

on

16:17
Locuteur

a décidé de

16:18
Présentateur

Chiraciser

16:19
Locuteur

ta campagne. No bullshit.

16:21
Présentateur

Déjà, le pantalon, tu le remontes jusque sous les bras. Et on te présente ta nouvelle femme. Elle s'appelle Bernadette. Elle a l'air méchante.

16:28
Auditeur

Elle l'est ! En tout cas,

16:31
Présentateur

au prochain face, vous n'allez pas le reconnaître, Apolline. Edouard Philippe, bonjour. Bonjour, crac, crac, c'est moi,

16:41
Invité

Edouard Philippe. Écoutez-se, Madame de Malherbe, la situation de la France est abracadabrantesque. Manger des

16:49
Auditeur

pommes, crac, crac. Edouard Philippe, vous avez dit que vous avez... Qu'est

16:55
Locuteur

-ce

16:55
Auditeur

que vous faites ? Je me suis décapsulé d'une corona, crac, car c'est moi, Edouard Philippe.

17:02
Présentateur

Je suis populaire. Et Emmanuel Lechy proposerait une question. Edouard Philippe, je vais-moi intervenir. C'est quoi cette bonne odeur ? C'est de la tête de veau qui vient de chez moi, le Havre,

17:15
Auditeur

en Corrèze, crotte de caniche. Je suis décapsulé, mangez les pommes. Et puis

17:22
Locuteur

un collège...

17:26
Présentateur

C'est magnifique,

17:27
Locuteur

Arnaud. On jurait

17:28
Présentateur

avoir le vrai en face de nous. Un collège a interdit aux élèves de porter des maillots de foot pour éviter les conflits. Oui, c'est bien ça. Ça générait des tas de problèmes. À Nantes, il y

17:36
Locuteur

a

17:36
Présentateur

des élèves qui portaient des maillots du club, ils se faisaient bolosser à la récré. Comme les joueurs sur le terrain. À Marseille, on a interdit aux Minos de porter des maillots de l'OM, ça faisait pleurer les profs. Et à

17:45
Locuteur

Bétarame,

17:45
Présentateur

pour les punir, on leur faisait porter le maillot de l'Algérie. C'était terrible.

17:48
Locuteur

Enfin, c'est une très vieille idée,

17:50
Présentateur

interdire les maillots de foot. Déjà,

17:52
Locuteur

Jack Lang l

17:52
Présentateur

'avait eu quand il était ministre de l'éducation. Il passait dans les collèges. Mais enfin, Théophile ! Tu vois bien que Sébastien porte un maillot de l'OM et doit du PSG. Vous allez finir par vous battre. Allez, tous les deux dans mon bureau

18:05
Locuteur

et

18:06
Présentateur

vous enlevez votre maillot. Oh non ! Et c'est quoi cette jean ? C'est un Lévis, c'est ton camarade à un chevignon. Allez, on enlève son pantalon, sinon vous allez vous battre. Bon, un Calvin Klein maintenant.

18:20
Auditeur

Il

18:21
Locuteur

y a la prof qui récupère les maux. Non, monsieur Lang, ça va aller, je crois qu'ils ont compris. Donc c'est une très bonne idée.

18:26
Auditeur

Et à demain.

18:27
Présentateur

À demain. Un iPhone duo. Est-ce qu'on est prêt ? Nicolas est avec nous. Bonjour Nicolas. Bonjour Apolline. Bonjour à toute l'équipe. Nicolas, on espère

18:40
Locuteur

que vous allez

18:40
Présentateur

gagner. Nicolas, Nicolas.

18:48
Locuteur

Alors

18:48
Présentateur

évidemment, je n

18:49
Locuteur

'y

18:49
Présentateur

arrive pas. Mathieu, vous pouvez m'aider. Mathieu,

18:50
Locuteur

je

18:50
Présentateur

n

18:50
Locuteur

'y

18:50
Présentateur

arrive

18:50
Locuteur

pas. C'est la moitié du gars. Mathieu, je n'arrive pas à

18:52
Présentateur

avoir le code. Ah, ça y

18:54
Locuteur

est,

18:54
Présentateur

je l'ai. Attention. Nicolas, vous connaissez le principe. Moi, je fais les cinq premiers numéros, c'est le zéro. Et pour débloquer l'iPhone, il faut que vous me donniez le bon dernier chiffre. Alors, quel est votre chiffre, Nicolas

19:06
Locuteur

? Le

19:07
Présentateur

8. Le 8. Ah là là là là. Ça n'a pas marché. Ils me remettent de saisir le code.

19:14
Locuteur

Ça

19:14
Présentateur

n'a pas

19:15
Locuteur

marché, Nicolas. Mais

19:16
Présentateur

sur RMC, on ne

19:18
Locuteur

fait

19:18
Présentateur

quand même que des heureux. Vous ne repartez pas les mains vides. Vous avez gagné les derniers Airpods, les Airpods 5. Et vous pourrez écouter tout ce que vous voulez, mais en particulier RMC, Nicolas. On vous félicite tout de même. Merci beaucoup. Très belle journée à vous, Nicolas.

19:36
Locuteur

Et comme

19:36
Présentateur

Nicolas,

19:36
Locuteur

vous pouvez tenter votre chance. Vous entendez l'alerte.

19:39
Présentateur

Ça veut dire que vous avez cinq minutes, cinq minutes pour envoyer code au 7-3216. Code au 7-3216. Et il

19:45
Locuteur

y

19:45
Présentateur

aura peut-être un nouveau gagnant, donc en direct dans les GG. Il est 8h24. On se retrouve dans un instant sur RMC et BFM TV. Mon invité, c'est Frédéric Ancel. Il est docteur en géopolitique. Et honnêtement, la situation paraît extrêmement préoccupante. Une menace imminente venant de la Russie. Voilà ce que disent les services de renseignement européens. Cette nuit, le ciel d'une partie de l'Europe, l'Europe de l'Est, a dû être fermé face aux menaces. On y revient dans un instant avec Frédéric Ancel. RMC, Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet. Le gouvernement doit faire des annonces à 17h sur les aides carburants aux particuliers et aux entreprises.

Qu'à l'avenir, pour le chèque de 100 euros déjà proposé aux plus modestes, les infirmiers libéraux ne seront pas abandonnés. Dit ce matin sur RMC, la ministre de la Santé, Stéphanie Riste. Le prix du carburant qui s'est invité au face-à-face Macron-Trump à New York cette nuit. Le président français a mis sur la table deux idées. Notamment, un projet de résolution aux Nations Unies pour garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz. Le coup de pression de Gérald Darmanin à son homologue belge. La libération conditionnelle de Mohamed Bakali serait un affront aux victimes du 13 novembre, écrit le ministre de la Justice.

Mohamed Bakali, c'est le logisticien des attentats condamnés en France et en Belgique, mais incarcéré chez nos voisins où il pourrait bénéficier d'une peine aménagée lors d'une audience dans une semaine. Une surprise, un rendez-vous qui ne figurait pas dans un programme millimétré. On l'a appris hier, le souverain pontife va rencontrer le maire LFI de Saint-Denis, Bali Bakayoko, vendredi prochain. Et puis la météo, nouvelle journée estivale qui nous attend. Du soleil pour tout le monde, du vent près de la Méditerranée et sur le Poitou-Charente, côté température. Comptez de 22 degrés à Lille jusqu'à 33 à Perpignan. Il fera 26 à Dijon ou encore 30 à Marseille.

21:31
Locuteur

La

21:31
Invité

météo sur RMC avec Penny Lane. L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro.

21:40
Présentateur

RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.

21:45
Locuteur

Face

21:46
Présentateur

à face. Apolline de Malherbe.

21:49
Locuteur

Il

21:52
Présentateur

est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Frédéric Ancel. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes docteur en géopolitique, professeur à Sciences Po. Imminent, voilà le mot qui a été choisi, savamment choisi par les services de renseignement européens à propos de la possibilité, je cite, d'une action russe imminente, donc, contre l'OTAN. Une menace jugée réelle, sérieuse et documentée. Hier soir, 22h, cet urgent reçu par les agences de France et d'Europe. Le vol Lufthansa-Francfort-Vilnus signalé comme se détournant vers Riga.

Et finalement, ce sont tous les vols à destination et en provenance de l'aéroport de Vilnus, capitale de Lituanie, qui ont été suspendus pendant quelques heures. La Pologne est immédiatement passée en état d'alerte. Des chasseurs de la mission de police de l'espace aérien balte de l'OTAN ont été activés. La menace a finalement été levée peu après 22h50. Que se passe-t-il ? Alors, le terme fondamental que vous avez l'employé, c'est celui de possibilité. Il est bien évident que si nous ne montrons pas à M. Poutine que nous sommes à la fois déterminés et puissants sur le plan politico-militaire, il continuera ses provocations. Il a commencé il y a déjà longtemps.

On se réveille, mais en réalité, l'impérialisme russe, non seulement sur l'Ukraine, mais sur une grande partie de l'Europe. Parce que nous sommes quotidiennement visés dans le cyberespace. Nous sommes visés, l'Allemagne notamment, on l'a vu il

23:17
Locuteur

y

23:17
Présentateur

a quelques semaines encore, là pour le coup, par un drone explosif sur un aéroport et pas n'importe lequel. Nos zones économiques exclusives sont systématiquement survolées et empruntées par des drones.

23:30
Locuteur

En

23:30
Présentateur

réalité, tout cela n'est pas nouveau. Mais j'insiste sur le terme de possibilité.

23:34
Locuteur

Je

23:34
Présentateur

ne

23:34
Locuteur

fais

23:34
Présentateur

pas œuvre d'un optimisme BA, mais la dissuasion, c'est le terme que je voulais employer depuis tout à l'heure, la dissuasion notamment vis-à-vis d'un homme à la fois autoritariste et surtout à un idéologue qui cherche à reconstituer un empire, notamment au détriment de l'Europe, elle est fondamentale. Si on ne le dissuade pas, il continuera. Au fond, la question, Frédéric Ancel, c'est à quel moment est-ce qu'on considère que l'on bascule de provocation à attaque réelle ? Qu'est-ce qui distingue, avant de réfléchir aux conséquences, aux scénarios et à ce qui permettrait de ne rester que dans l'ordre de la possibilité et non pas de la réalisation de ces menaces ?

Une question d'abord, vous avez utilisé le mot de provocation. Qu'est-ce qui fait basculer de provocation à attaque véritable ? Alors je dirais que c

24:14
Locuteur

'est

24:14
Présentateur

la conjonction de deux facteurs, de deux critères extrêmement simples, très précis. Un, la violation de la souveraineté.

24:20
Locuteur

Et

24:20
Présentateur

deux, l'intentionnalité, c'est-à-dire la reconnaissance officielle, la revendication de l'acte qu

24:26
Locuteur

'on

24:26
Présentateur

vient de perpétrer. Ça

24:27
Locuteur

n'est

24:27
Présentateur

pas le cas pour l'instant. Pas du tout. Poutine ne revendique pratiquement rien du tout. Et par ailleurs, la souveraineté, je vous l'ai dit, elle a été violée, mais pas au sens classique et militaire du terme jusqu'à présent. Et c'est la raison pour laquelle il est, je parle d'un Poutine tentant systématiquement de nous provoquer et surtout nous testant, essayant de savoir quelle est notre ligne rouge. Qu'est-ce qu'il teste d'abord et pourquoi ? Détermination et capacité. Alors capacité militaire,

24:55
Locuteur

je

24:55
Présentateur

commençais par ça, celle de l'OTAN, en principe, elle est extrêmement efficace. Il n

25:00
Locuteur

'y a

25:00
Présentateur

pas de là-dessus, il n

25:01
Locuteur

'y a

25:01
Présentateur

pas de sujet. Mais en considérant que le chef de la principale puissance de l'OTAN serait sérieux et lui-même déterminé, je parle évidemment de Trump, en cas d'une attaque

25:10
Locuteur

contre

25:11
Présentateur

l

25:11
Locuteur

'un

25:11
Présentateur

des membres de l'OTAN. Franchement, ce n

25:13
Locuteur

'est

25:13
Présentateur

pas gagné. Mais on peut quand même considérer qu'aujourd'hui, au moment où l'on parle, l'OTAN est de très loin la première puissance militaire au monde. Je dis bien de très loin. Donc ça, la capacité, on l'a. Mais j'insiste sur le deuxième point, c'est la détermination, la volonté.

25:26
Locuteur

C

25:26
Présentateur

'est toujours pareil quand on demandait au grand Raymond Aron s'il pensait que les démocraties pouvaient l'emporter. On était dans les années 70, c'était extrêmement difficile. Il disait oui, je pense qu'elles peuvent l'emporter. Mais à une condition, c'est qu'elles le veuillent. C'est pareil aujourd'hui avec l'Europe, que j'aime bien qualifier d'Europe puissance, qu'on doit construire très rapidement, précisément, pour dissuader ce

25:46
Locuteur

genre d'attaque. Elle est

25:46
Présentateur

puissance en puissance, allais-je dire. C'est-à-dire, est-ce qu'elle est potentiellement puissante ou est-ce qu'elle assume de l'être aujourd'hui ? Ah non, elle ne

25:53
Locuteur

l

25:53
Présentateur

'assume pas encore. De toute façon, l'Europe a été créée notamment lors du traité de Rome de 1957. On peut remonter à la CECA sur le charbon et l'acier. Mais en réalité, sa vocation a jusqu'à maintenant été essentiellement économique, au sens très large du terme. Économique, industrielle, normative, énergétique, etc. Mais moi, je pense qu'il faut basculer à la deuxième grande dimension historique de la puissance, c'est-à-dire la puissance politico-militaire. Sinon, on n'est pas à une puissance globale. Simplement, entre guillemets, avec l'économie, on n'y arrive pas.

Regardez ce qui se passe avec l'Arabie Saoudite, premier pays exportateur de pétrole au monde, jouant un fonds sur le soft power, prétendu soft power, je fais ça entre guillemets, ces dernières années, et qui est incapable d'arrêter des attaques, y compris maintenant sur sa propre capitale. Regardez à quel point le Japon et la Corée du Sud, les Philippines même, en Asie, sont des pays qui aujourd'hui se réarment parce qu'ils ont compris qu'avec simplement l'économie, on n'était pas suffisamment dissuadés. Parce qu'on va y venir, l'autre front, si je puis me permettre, c'est évidemment la question de l'Iran, du détroit d'Hormuz et désormais du détroit de Bab el-Mandeb.

Mais si l'on reste sur cette question de la menace de Vladimir Poutine, les Russes vont augmenter la pression. Voilà aussi une des expressions qui a été utilisée récemment. De quelle nature ? Vous avez parlé des drones, il y a la question du sabotage éventuellement, il y a la question des cyberattaques, il y a la question de la désinformation. Est-ce qu'il faut s'attendre à une menace de cette nature-là ou est-ce qu'à un moment, on peut basculer sur une menace qui ressemble à une guerre plus conventionnelle ? Alors, je ne crois pas jusqu'à présent à la guerre conventionnelle, précisément pour la raison que je disais. C'est-à

27:22
Locuteur

-dire

27:22
Présentateur

que l'OTAN, aujourd'hui, est extrêmement puissant.

27:24
Locuteur

C

27:24
Présentateur

'est-à

27:24
Locuteur

-dire

27:24
Présentateur

que M. Poutine a énormément de défauts, il n

27:26
Locuteur

'est

27:26
Présentateur

pas complètement idiot. Et il sait très bien qu'aujourd'hui, attaquer deux fronts, de manière classique et traditionnelle, comme vous le dites très bien, l'OTAN, c'est un risque extraordinairement grave. En revanche, il va continuer sa désinformation, il va tenter de modifier ou d'altérer les campagnes électorales, et notamment celles françaises, en 2027, entre parenthèses, ça a déjà commencé. Il le fait aussi pour d'autres pays. Les cyberattaques, bien sûr, et puis les tentatives de déstabilisation via des sabotages qui ne lui coûtent quasiment rien du tout. Enfin, c'est epsilon en termes de coûts sur le plan économique.

Et tant qu'il ne les assume pas, il peut continuer à dire que les Occidentaux sont vraiment des paranoïaques, et qu'en réalité, lui est blanc

28:06
Locuteur

comme neige. Voilà pour la

28:06
Présentateur

nature de la menace, la géographie de la menace, maintenant. Il y a plusieurs questions. Il peut y avoir une attaque sur le front est, sur la bordure est de l'Europe. Il peut y avoir, comme vous le disiez, un aéroport stratégique en Allemagne qui est touché. Il peut y avoir le seul français qui soit touché par des actions de sabotage, de terrorisme. D'abord, la France, est-ce qu'effectivement, le territoire français à proprement parler, non pas dans un système de domino parce qu'un autre pays aurait été touché, mais la France, directement, est-ce que c'est une cible

28:35
Locuteur

?

28:36
Présentateur

Non, sur le plan strictement militaire. D'abord parce que, géographiquement, nous sommes éloignés de la Russie. Et deux, mais j'aurais dû commencer par cela, nous sommes une puissance nucléaire. Donc, encore une fois, Poutine a démontré en 26 ans, 27 ans de pouvoir, qu'il était extrêmement brutal, mais il n'a jamais démontré de véritable folie de type apocalyptique. En gros, il n

28:57
Locuteur

'est

28:57
Présentateur

pas suicidaire. Donc là, pour le coup, la France et le Royaume-Uni, ce serait extraordinairement dangereux de les attaquer directement. En revanche, je reviens sur ce qu

29:04
Locuteur

'on

29:04
Présentateur

disait, nous sommes déjà attaqués de manière pluricotidienne dans le cyberespace et en termes de déstabilisation. Frédéric Ancel, Emmanuel Macron a convoqué les chefs de parti vendredi. Il s'exprimera jeudi vis-à-vis des Français, semble-t-il, sur cette question précisément de la nature et de l'imminence de la menace. Il a parlé de sites à cartographier. Ça veut donc dire qu'il y a des sites plus ou moins stratégiques qu'il va falloir protéger, physiquement protéger ? Oui, de toute façon, les centrales nucléaires, elles le sont déjà, mais je pense que là, bien sûr, il va falloir les renforcer.

Les aéroports, les portes, bien évidemment, ainsi que l'essentiel des pôles de décision, à commencer par ceux qui existent aujourd'hui à Paris. Tout ça existe déjà, heureusement. Mais je pense qu'effectivement, ça doit être renforcé. Je me permets de rappeler que le territoire français n'est pas la seule cible lorsqu'on vise la France, puisque nous avons des amis, des alliés à l'étranger. Lorsque je parle du territoire français, j'évoque notamment les Outre-mer, qui sont déjà ciblés en termes de désinformation, Ce

30:09
Locuteur

n'est

30:09
Présentateur

pas

30:10
Locuteur

que la métropole,

30:10
Présentateur

ce sont les Outre-mer, ce sont nos bases éventuellement sur d'autres pays ? Absolument, et notamment nos alliés. On a bien vu à quel point nous avions reculé au Sahel, pas seulement parce qu'un certain nombre de pans de la population considèrent que la France est encore trop présente, mais parce que les menées russes, de manière extrêmement agressive. Les menées russes,

30:27
Locuteur

en

30:28
Présentateur

Afrique notamment, qui ont effectivement été en concurrence avec nos propres soldats, ou nos propres bases, nos propres intérêts là-bas ? Oui, ça a été l'une des variables explicatives de notre retrait relatif du Sahel, c'est la pénétration très violente de la Russie dans la région, c'était Wagner à l'époque, c'est l'Africa Corp aujourd'hui, et vous avez comme ça, pour multiplier les exemples

30:49
Locuteur

de menées

30:49
Présentateur

russes. de front également là-bas. Frédéric Ancel, je disais, est-ce que le sol français à proprement parler est ciblé ? Quand on dézoome, il y a effectivement les Allemands, ils ont déjà été ciblés, il y a la Pologne qui est en état d'alerte maximum, il y a le Danemark, les pays du Nord,

31:08
Locuteur

il

31:08
Présentateur

y a ce couloir

31:10
Locuteur

que

31:10
Présentateur

l'on redécouvre, je vous demande pardon, mais j'ai l'impression que récemment, on a dû revoir toute notre géographie, ce couloir entre les Pays-Baltes et le reste de l'Europe. Est-ce que c'est un lieu stratégique ? Est-ce qu'à un moment ou à un autre, Vladimir Poutine aura intérêt à tenter de tester notre capacité à être solidaire ? On le disait, cette nuit, c'est à Vilnius que la menace était le plus important. Est-ce que les Pays-Baltes pourraient être une cible et nous entraîner ensuite dans le soutien que l'on aurait de ces pays ? Oui, j'ai envie de vous dire qu'ils le sont déjà, via d'ailleurs une population russophone qui vit toujours dans ces Pays-Baltes.

Je ne dis pas qu'ils sont doublades les gens, je ne dis pas qu'ils sont traîtres à leur patrie, mais vous avez quand même des relais favorables à la Russie dans l'opinion, dans ces pays-là. Et puis effectivement, d'un point de vue strictement géographique, les Pays-Baltes se trouvent évidemment en première ligne, la Pologne aussi, et je pense que ces pays-là ont raison d'en appeler d'abord à la solidarité européenne et à celle de l'OTAN, et à s'armer, et à continuer de s'armer, parce que la Pologne, par exemple, achète énormément de matériel militaire depuis plusieurs années. Que veut Poutine ? C'est-à-dire que, est-ce que sa volonté,

32:17
Locuteur

c

32:17
Présentateur

'est simplement qu'on... Enfin,

32:18
Locuteur

simplement,

32:18
Présentateur

ce serait déjà beaucoup, mais qu'on arrête d'aider l'Ukraine ? C'est-à-dire qu'au fond, il veut nous faire renoncer à aider l'Ukraine, ou est-ce qu'il veut véritablement mordre sur le territoire européen ou affaiblir l'Europe ? Les choses sont très claires. Il le dit d'ailleurs lui-même, Catherine II...

32:33
Locuteur

C'est souvent

32:34
Présentateur

assez transparent, en réalité.

32:35
Locuteur

L

32:35
Présentateur

'Empire, oui. Mais vous savez, on ne se méfie jamais assez des dictateurs idéologues. Pardon de faire la comparaison qui vaut ce qu'elle vaut avec les années 30. Moi, je pense qu'elle vaut beaucoup, cette comparaison. On n'a pas écouté Mussolini, on le prenait pour un imbécile. On n'a pas écouté, on n

32:48
Locuteur

'a

32:48
Présentateur

pas lu Hitler. On n'a évidemment pas lu et écouté suffisamment Staline, ainsi que les ultra-nationalistes nippons, donc japonais, dans les années 30. Donc, je pense que Poutine, il faut l'écouter, il faut le lire. Il parle de l'Empire de Catherine II. Il parle systématiquement de l'URSS dont la chute a été, à ses yeux, selon lui, la pire catastrophe du XXe siècle. Fin de citation. Ce sont ses propres termes. Et par conséquent, il cherche non seulement à affaiblir l'Union Européenne, sur le plan qui est une menace économique, à affaiblir l'Europe parce que c'est un pôle démocratique fondamentalement important aujourd'hui dans le monde et qui résiste bien à ce niveau-là.

Et ça, évidemment, c'est une concurrence politique pour lui tout à fait désastreuse. Et enfin, trois, il cherche très concrètement à rétablir ou à établir la souveraineté russe sur un certain nombre de territoires qui donc ont appartenu à des empires russes. Donald Trump est-il notre allié dans ce contexte ? Il y

33:36
Locuteur

a

33:36
Présentateur

eu cette rencontre hier soir entre Emmanuel Macron et Donald Trump, 45 minutes en tête à tête, dans ce contexte de l'ouverture de ces journées à l'ONU. Emmanuel Macron qui propose plusieurs initiatives, notamment une résolution à l'ONU sur le détroit d'Hormuz, la protection, je cite, des sites saoudiens et une trêve énergétique dans le conflit en Ukraine. Est-ce que tout cela a une chance d'aboutir et est-ce que Donald Trump, de ce point de vue-là, est notre allié ? Non, parce qu'il est allié de personne. On a évoqué l'Arabie Saoudite tout à

34:03
Locuteur

l

34:03
Présentateur

'heure qui est un allié depuis 45, extrêmement important. Regardez à quel point les Saoudiens sont déçus du manque d'implication, c'est le moins qu

34:10
Locuteur

'on

34:10
Présentateur

puisse dire. Américaine, non seulement face à l'Iran ces derniers mois, mais aujourd'hui face au outil du Yémen. Regardez à quel point ils monnaient avec notamment des pays alliés du Pacifique Ouest, on les a évoqués tout à l'heure, Japon, Philippines, Corée du Sud, à quel point il monnaie son soutien. Regardez à quel point il a exercé des pressions très fortes sur le Groenland, voire sur l'Islande. Et on peut comme ça multiplier les exemples. Ce président n'a que des clients et des fournisseurs. Sa boussole, c'est le mercantilisme absolu. Il n'y a ni allié, ni ennemi.

Et entre parenthèses, on se souvient tous qu'avec la Russie de Poutine ces dernières années, il a quand même fait preuve d'une complaisance qu'on a évoquée d'ailleurs, à la manière d'une naïveté. Je ne

34:49
Locuteur

crois

34:49
Présentateur

pas qu'il soit naïf, il est réellement complaisant avec Poutine comme il est complaisant avec d'autres régimes. Mais lorsque, il y a quelques semaines, un envoyé spécial de Donald Trump a été à Moscou rencontrer les responsables russes et qu'à posteriori, on a compris que c'était vraisemblablement parce que cette menace dont on parlait au début de cet entretien est jugée suffisamment réelle et sérieuse pour qu'il aille en parler avec lui, est-ce qu'à ce moment-là, il fait vraiment le job en tant qu'un des patrons de l'OTAN ?

Non, il essaye de faire le job en prétendu arbitre, en jouant les utilités parce qu'en fait, Trump, ce qu'il souhaite, c'est la fin de la guerre pour pouvoir créer des consortiums par dizaines, peut-être par centaines en Russie. Parce qu'il pense que pour l'économie américaine et accessoirement pour lui-même et ses proches d'ailleurs, ça va rapporter rapidement. Le reste ne l'intéresse pas. L'Ukraine, je pense que M. Trump ne sait pas où ça se trouve sur une carte, ça ne l'intéresse pas. Et j'ajoute qu'il y a 4 ans et demi au début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le volume d'échange global de l'Ukraine avec les Etats-Unis,

35:51
Locuteur

c

35:51
Présentateur

'était quelques centaines de millions, ce n'était pas très important. Avec la Russie, c'était plusieurs dizaines de milliards. Donc encore une fois, si vous vous placez d'un point de vue strictement économico-mercantiliste, on va dire ça comme ça, en ajoutant une imprévisibilité et un égo surdimensionné, vous trouvez Trump aujourd'hui. Donc bien sûr, ce n'est pas notre

36:08
Locuteur

alli, malheureusement. Et vous

36:08
Présentateur

continuez à dire que vous osez être positivement optimiste ? Oui, à condition que nous soyons crédibles en termes de dissuasion. Et un dernier point, si vous permettez, non, il n

36:18
Locuteur

'y

36:18
Présentateur

aura pas de Troisième Guerre mondiale parce qu'il y a non seulement dissuasion pour l'instant en tout cas, mais parce que nous n'assistons pas, contrairement à ce qui s'était produit en 14 et en 39, à l'émergence ou à l'existence de deux blocs d'alliances militaires multi-étatiques. Pour l'instant, il n'y en a pas. Face à l'OTAN qui est une véritable alliance militaire multi-étatique, il n'y a rien. Il y

36:39
Locuteur

a

36:39
Présentateur

des états bien évidemment, mais il n'y a pas une alliance hostile

36:43
Locuteur

à l'OTAN. Sur

36:44
Présentateur

le fait que l'OTAN est une véritable solidarité aujourd'hui, c'est-à-dire que si effectivement l'un des pays est attaqué, mettons la Pologne, est-ce que vous vous dites, de manière immédiate, automatique, sans doute, le reste des pays fera bloc ?

36:57
Locuteur

En

36:58
Présentateur

tout cas, l'article 5 de l'OTAN, le fameux article mousquetaire, doit jouer en cette faveur. Je pense que tous les membres aujourd'hui de l'OTAN, notamment les membres européens de l'OTAN, mais pas seulement, regardez le Canada, seraient solidaires. Le seul doute, vous allez me dire, il n

37:12
Locuteur

'est

37:12
Présentateur

pas négligeable, c'est évidemment le doute qui concerne Donald Trump. Et les conséquences au quotidien, ce soir à 17h, le gouvernement promet de faire un certain nombre d'annonces sur les conséquences, c'est d'ailleurs comme cela qu'Emmanuel Macron avait titré la réunion de vendredi, les désordres internationaux et les conséquences sur le front quotidien, notamment du carburant. A vous écouter, il y a assez peu de chances

37:39
Locuteur

que

37:40
Présentateur

les choses se calment et que les prix du carburant par conséquent se baissent. Non, là effectivement, je ne serai pas optimiste. Je pense que les prix du carburant vont continuer, vont se maintenir à un niveau élevé, voire vont continuer à augmenter. Mais ce n'est pas une question de politique gouvernementale interne. C'est réellement l'interventionnisme impérialiste de M. Poutine, c'est également, bien évidemment, la crise ou les crises en forme de poupées russes au Moyen-Orient qui créent cette situation. Comment vous diriez que les choses vont du côté de l'Iran ? Est-ce qu'on est encore en guerre ? Est-ce qu'on est en début de fin de guerre ? Est-ce que le fait que désormais, il

38:16
Locuteur

y a

38:16
Présentateur

un deuxième détroit qui devient périlleux au minimum qui est Babel Vendem, est-ce que ça veut dire qu'on est encore en guerre ? Est-ce qu'on est en semi-guerre ? Voilà, on est dans une situation bien connue sur des temps longs de ni guerre ni paix. Et je pense que ça va se maintenir. Et j'ose affirmer

38:33
Locuteur

que ça va se maintenir. Oui, je pense que ça va se maintenir. Vous dites que ça va se maintenir. Oui,

38:35
Présentateur

j'en suis convaincu. Ben oui. Et pour deux raisons très simples. Un, parce que la République islamique d'Iran a besoin de la guerre puisqu'elle est détestée en interne par sa population. Et vous savez, vous connaissez le fameux syndrome pointer le doigt sur les miens extérieurs. En général, ça permet de ressouder au moins pour un temps une partie de la population derrière soi. Et parce que Trump est le premier producteur, les Etats-Unis sont le premier producteur d'hydrocarbures au monde. Par ailleurs, dernier point,

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Locuteur

il se

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Présentateur

fiche... augmentez le prix, au moins eux, ils ont le stock, je dirais. L'Etat américain ne perd pas grand-chose dans cette guerre. Le contribuable américain, peut-être, mais pas l'Etat. Et quand on parle du contribuable américain et qu'on me dit depuis des mois mais Trump a un besoin vital, immédiat, que ça s'arrange parce qu'il y a les mid-terms, mais je vais vous le dire franchement, je pense qu'il se fiche des mid-terms. Et là, ça permettrait, si on adopte ce postulat, ça permet de comprendre pourquoi il va crânement en Iran sur le plan militaire de manière d'ailleurs assez ubuesque en réalité, ils ne cherchent pas sérieusement à ce que ça s'arrête aujourd'hui.

Depuis le début de cet entretien, vous avez plusieurs fois mentionné l'Arabie saoudite. Est-ce que ça veut dire qu'à vos yeux, c'est aussi là que ça se joue aujourd'hui ? Ah oui, je pense que ça se joue autour de l'Arabie saoudite, en Arabie saoudite même. Pourquoi ? Parce que c'est un pôle de stabilité dans la région, c'est en principe le géant parmi les pétro-monarchies, c'est en principe l'allié privilégié des Américains dans la région avant même Israël puisqu'Israël est créé en 1948. L'accord du Kouinsis c'était en 1945 entre Roosevelt et Séoud, donc le fondateur de l'actuelle dynastie.

Et donc oui, si l'Arabie saoudite est durablement menacée, affaiblie, je pense qu'il y aura recomposition au Moyen-Orient. L'espoir d'un moratoire sur les frappes, c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron, est-ce que c'est crédible ? Alors vous savez, un moratoire, oui, alors c'est crédible, mais pourquoi ? Parce que ce n'est pas une suspension officielle, ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas un traité de paix, et en fait, ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

même pas réellement un cessez-le

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Locuteur

-feu

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Présentateur

sur des temps longs. Donc un moratoire, oui, oui, c'est tout à fait possible, il durera combien ? 24 heures, 24 mois, 24 ans, on n'en sait rien. Mais donc, si vous voulez, ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas quelque chose de totalement décisif qu'un et ses partenaires a la résolution, notamment au Conseil de sécurité de l'ONU, est-ce qu'il rêve, pardon l'expression, ou est-ce qu'effectivement la France a un rôle et est prise au sérieux ? Elle a un rôle et elle est prise au sérieux au Moyen-Orient. D'ailleurs, les pétro-monarchés du Golfe, à commencer par nos alliés, les Émirats Arabes Unis, se rendent bien compte que les Français, pendant la crise face à l'Iran ces derniers mois, se sont comportés de manière extrêmement sérieuse en tant qu'alliés, les Américains, beaucoup moins. Alors ça, c'est le premier point. Le deuxième point, Emmanuel Macron a raison de tenter de manière systématique.

Il l'a fait dès le début de son premier mandat en invitant Trump au 14 juillet. Exactement. Il a raison de toujours tenter d'obtenir quelque chose, notamment en termes de prévisibilité et de rationalité. Je ne suis malheureusement pas convaincu qu'il parviendra. À partir d'aujourd'hui, les chefs d'État et de gouvernement du monde entier se retrouvent à New York, à l'ONU. Il y aura notamment le président iranien. Qu'est-ce qui peut se jouer

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Locuteur

? Rien

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Présentateur

de décisif. C'est un rendez-vous annuel qui permet aux observateurs que vous êtes et que je suis d'établir quels sont les rapports de force.

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Locuteur

C

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Présentateur

'est un peu une photographie ou une illustration des rapports de force et des volontés à un moment M. Mais il est bien évident que ce n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas là que ça va se passer. Et moi, je doute qu'il puisse réellement y avoir quelque chose d'une annonce officielle bouleversante ces prochains jours à l'ONU. Merci beaucoup, Frédéric Ancel, d'avoir fait le point avec nous. Frédéric Ancel,

42:07
Locuteur

vous

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Présentateur

êtes docteur en géopolitique, professeur à Sciences Po. Vous teniez ce week-end les rencontres géopolitiques de Trouville avec cette expression justement « L'Europe sera-t-elle puissante

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Locuteur

?

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Présentateur

» On vient d'en parler ce matin. Merci à vous. 8h49 sur RMC et BFM TV. Apolline Matin,

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Locuteur

c

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Présentateur

'est terminé. Dans un instant, les GG. Et nous, on se retrouve demain dès 6h50 sur RMC et RMC Story. et à demain. – Sous

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Locuteur

-titrage

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Société

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Radio-Canada