Cérémonie de passation de pouvoirs entre Anne Genetet et Élisabeth Borne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:26Chiffre
« En France, dans notre pays, presque deux élèves par classe sont harcelés à l'école. Cela représente 1 million d'élèves en souffrance parmi nos 12 millions d'élèves. »
- 8:09Fait
« Nous avons renforcé l'exigence pour élever le niveau de tous les élèves. Nous avons aussi voulu rétablir le mérite et le travail pour transmettre à nos élèves une idée : la réussite, ça se mérite. »
- 15:14Élisabeth BorneChiffre
« Je suis la 6e ministre à être nommée en un peu plus de 2 ans et demi et je mesure les difficultés et les attentes de la communauté éducative et du monde universitaire et de la recherche. »
- 20:59Élisabeth BorneFait
« Malgré les efforts des gouvernements successifs, malgré les lois votées, malgré les crédits importants accordés, malgré la conscience professionnelle de chacun, malgré les exhortations régulières pour faire de l'éducation nationale la mère des batailles, les résultats ne sont pas encore au rendez-vous. »
Temps de parole
- ?100 %
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Madame la Première ministre, chère Élisabeth, monsieur le ministre délégué, cher Philippe Baptiste, monsieur le ministre délégué, cher Alexandre, à ma ministre déléguée, Clara Chappaz, mesdames et directrices et messieurs les directeurs d'administration centrale, cher personnel de ce très beau ministère, chers amis, voici donc venu le moment de passer le relais. Je ne partirai pas dans des envolées lyriques sur l'école, son bien-fondé, son importance, son rôle, ses objectifs, ni sur la promesse républicaine de l'école que chacun ici connaît parfaitement et a cœur de défendre avec force et sincérité, je n'en doute pas un instant. Aujourd'hui, au moment de passer le relais, je voudrais prendre le temps de remercier celles et ceux qui font vivre l'école de la République.
Et d'abord, remercier nos professeurs. J'aimerais vous dire, comme tant d'avant moi, vous exercez le plus beau métier. Seulement, voilà, combien de fois ai-je entendu cette ? Combien de fois l'avons-nous ? Tout le monde le dit. Mais au fond, combien le ? Combien vous respectent pour ? Combien vous en savent ? Bien peu. Trop peu. La réalité est que vous êtes injustement contestés. La réalité est que vous exercez un métier trop critiqué et souvent par ceux-là même qui ne l'ont jamais exercé. Et vous exercez ce métier dans une très
grande, trop grande solitude, je l'avais déjà souligné ici même il y a tout juste 3 mois. J'aurais voulu mener avec vous cet indispensable et ambitieux chantier du retour à l'autorité statutaire de l'enseignant, cette autorité qui devrait être évidente, cette celle conférée par votre statut, pas par votre comportement. Et il y a là une urgence. Oui. Combien réalisent que votre métier force le ? Que votre métier c'est simplement celui qui rend tous les autres métiers possibles. Alors merci du fond du cœur, chers professeurs, pour votre patience à construire encore et encore, année après année, par votre pour votre engagement sans relâche, pardon, pour ce que vous donnez
de vous-même à notre jeunesse, pour cette mission que vous portez avec tant de noblesse. Je veux également saluer les personnels de direction, les accompagnants d'élèves en situation de handicap, les assistants d'éducation, les conseillers principaux d'éducation, les psychologues de l'Éducation nationale, les personnels de santé, les personnels techniques et administratifs, les corps d'inspection, les rectrices et les recteurs et l'ensemble de leurs équipes. À vous qui êtes les chevilles ouvrières de notre service public de l'éducation, merci pour votre travail quotidien, votre travail difficile, engagé, dévoué, mais dont le sens parfois, à coup d'injonctions contradictoires et de demandes empilées, vous échappe. Je l'ai souvent observé et mesuré.
Je veux également saluer les équipes du ministère, l'ensemble des administrations centrales, pas aussi nombreuses que les récits fantasmés le prétendent, les différents secrétariats, avec un hommage appuyé à Adeline, Agnès et Nora. Merci pour elles. À l'intendance et tout son personnel tellement efficace et dévoué, au bureau des cabinets, aux chauffeurs, au service de sécurité, à notre photographe, à nos photographes, vous êtes le socle technique, juridique, social sur lequel est bâti notre service public de l'éducation. Merci pour votre travail à la fois essentiel et parfois justement mal compris de nos concitoyens. Vous pourrez compter, chère Élisabeth,
sur l'engagement et la loyauté sans faille de toutes les équipes de l'éducation nationale. Mais sur une note plus personnelle, je voudrais saluer bien sûr l'ensemble de mon cabinet qui n'a jamais compté ses heures pour porter nos ambitions, pour incarner pour incarner nos convictions pardon, pour affirmer nos orientations, pour défendre la priorité du président de la République, notre école de la République. Vous êtes le ciment, le ciment de notre service public de l'éducation, le ciment politique de ce service public. Sans vous, l'action d'aucun ministre ne serait possible et le ministère flotterait illisible. Je vous en fais exprimer mon infinie gratitude au président de la République, à nos deux premiers ministres Michel
Barnier et Gabriel Attal qui m'ont fait confiance et ont toujours soutenu mes projets dans ce ministère qui est la clé de voûte de l'avenir de notre pays. Madame la Première ministre, chère Élisabeth, vous prenez aujourd'hui la tête d'un ministère en ordre de marche, fort des réformes engagées et des transformations amorcées. En prenant mes fonctions en septembre dernier, j'avais fixé trois priorités et une méthode. Les trois priorités étaient élever le niveau de tous nos élèves, rétablir l'ordre dans nos écoles et remettre de l'humain à tous les étages de l'éducation nationale. Ces priorités sont désormais engagées. Ma méthode, c'est l'écoute, l'humilité, le respect
et l'encouragement à innover ensemble. Cette méthode est maintenant posée. Ces dernières semaines, le ministère s'est doté d'un plan de continuité budgétaire pour aborder avec sérieux et sécurité l'année 2025. À travers vous, c'est une promesse de continuité qui, j'en suis sûr, se concrétisera. Les professeurs, les élèves, leurs familles ont besoin de perspectives claires, d'une vision partagée et d'un cap fermement maintenu avec en ligne de mire cet objectif fondamental pour tous les républicains, rétablir la confiance des Français dans leur école, rétablir la fierté pour leur école. Depuis 2017, nous avons posé les fondements de ce renouveau. Nous avons renforcé l'exigence pour élever le niveau de tous les élèves. Nous avons aussi voulu rétablir le mérite et le
travail pour transmettre à nos élèves une idée : la réussite, ça se mérite. Et la persévérance fera la différence. Et c'est bien le travail qui permet cela, qui permet de grandir, qui permet de s'émanciper. Travail, persévérance, exigence. Ce sont là les mots clés qui remettront l'ascenseur scolaire en marche. Mais pour que cela soit possible, il faut que toute la société soutienne notre école, que toute la société respecte l'autorité de notre école. Et je le dis très clairement, mais très fermement, vous : en République, on ne conteste pas l'école, on ne s'attaque pas à l'école, on la soutient, on la protège, on la défend. Je sais, chère Élisabeth, que vous serez
la garante de cette ambition. Une Une ambition portée donc depuis 7 ans par notre parti politique commun et que j'ai tenu à accélérer ces trois derniers mois, car je savais qu'il me fallait faire vite. Et en voici les grandes lignes. Cette année, nous avons préparé une réforme essentielle pour la formation initiale de nos professeurs, pour changer leurs règles d'affectation aussi, en les rendant plus justes et plus humaines. Nous avons commencé à rétablir l'ordre et la discipline dans les salles de classe et dans les cours d'école. Travail de longue haleine qu'il faudra poursuivre avec fermeté et détermination. Nous avons élaboré enfin un programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, programme indispensable pour éduquer notre jeunesse au respect et à l'égalité,
au consentement. Le consentement, un principe au cœur de notre lutte contre toutes les violences sexistes et sexuelles. Et j'y tiens tout particulièrement. Programme nécessaire aussi pour que cette éducation soit assurée par l'école et par les parents, plutôt que par les sites pornographiques. Tel est un des enjeux majeurs de ce programme qui est désormais à votre disposition dans une forme que j'ai travaillé pour qu'elle ne prête à aucune critique, à aucune remise en question et puisse être publiée le plus rapidement possible. Nous avons également poursuivi une lutte implacable contre le harcèlement qui est enfin devenu une priorité absolue pour l'État et pour ce ministère. Je tiens à rappeler ici qu'en France, dans notre pays, presque deux élèves par classe sont harcelés à l'école. Cela
représente 1 million d'élèves en souffrance parmi nos 12 millions d'élèves. 1 million qui viennent à l'école la boule au ventre, c'est 1 million de trop. Entendons-les, il est du devoir des adultes d'écouter, de protéger ces enfants et de libérer leur parole. C'est une lutte qui m'est chère. L'école doit être exemplaire pour faire reculer le harcèlement et c'est ainsi que nous ferons progresser la société toute entière et je sais pouvoir compter sur vous, chère Élisabeth, pour poursuivre ce combat. Enfin, nous avons défendu sans relâche la laïcité dans nos écoles et protégé nos professeurs face à toutes les menaces et toutes les menaces de censure. Je le dis, la France ne sera jamais une terre de censure. La France ne sera jamais un
pays où l'on masque les caricatures. La France sera toujours un pays fait de consciences libres et d'esprits critiques. Alors, à tous les professeurs de France, soyez fiers, continuez à exercer votre métier la tête haute et l'esprit libre. Ces réformes, ces mesures et ces orientations, si vous en décidez, Madame la Première ministre, pourront se déployer rapidement et changer, j'en suis convaincu, le visage de notre école. Néanmoins, chère Élisabeth, je voudrais vous alerter sur un point. Si je devais résumer ces trois mois de travail pour notre école, je dirais l'élastique est tendu. Il ne faudrait surtout pas tirer dessus. Car notre école reste fragile. Disons-le. Notre école est malade. Malade de ses
inégalités, malade de l'entrisme et du laisser-faire qui ont trop longtemps prospéré, malade du trop d'écrans et du mal d'écrans qui ont envahi nos vies et le cerveau de nos enfants, malade du pas de vague dont la tentation funeste torpille à intervalles réguliers la nécessaire sérénité de nos personnels enseignants et éducatifs. Malade de politiques qui ont trop souvent préféré abaisser l'exigence plutôt qu'élever le niveau. Malade aussi d'avoir un système de santé à l'école bien trop faible. Ce sont là autant de combats indispensables et urgents pour redresser notre école, pour apaiser le climat scolaire et garantir la sécurité et la sérénité de tous. Pour que notre école demeure, selon le mot de Jean Zay, "cet asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent
pas." Tous ces chantiers, tous ces combats, je suis convaincu, Madame la Première ministre, que vous aurez à cœur de les poursuivre et d'en ouvrir de nouveaux de nouveaux. Car les Français comptent sur nous, les Français comptent sur vous parce qu'ils comptent sur leur école. Madame la Première ministre, messieurs les ministres, Madame la ministre, mesdames et messieurs, alors que je m'apprête à ouvrir un nouveau chapitre de ma vie politique à l'Assemblée nationale et à contribuer à la construction de la France au sein de mon groupe politique, je garde précieusement en mémoire les nombreux écoliers et lycéens qui ont eu la gentillesse de m'accueillir dans leurs établissements, leurs professeurs qui ont eu la patience et la passion de me présenter, de m'expliquer leurs projets,
leurs réussites, mais aussi leurs doutes. Les chefs d'établissement qui ont partagé avec moi les défis et les ambitions de leurs communautés scolaires, leur enthousiasme et leur curiosité aux uns et aux autres m'ont insufflé une énergie immense et je veux leur dire toute ma gratitude. Grâce à eux, grâce à vous, je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble et je porterai gravée en moi cette conviction : c'est par l'école que nous rendrons tous les destins possibles, c'est par l'école que la République triomphera. Et au moment de quitter ce ministère, je veux dire ma confiance, Madame la Première ministre, dans l'avenir que vous continuerez à bâtir. Pour ma part, je continuerai hors ces murs à soutenir notre école de la République de toutes mes forces. Nous ne
sommes que de passage, mais les valeurs et les combats que nous portons perdureront. Représentants de la nation, j'y veillerai. Je vous adresse donc, Madame la Première ministre, ma chère Élisabeth, mes sincères et plus chaleureux vœux de réussite pour notre école. Je vous remercie tous.
Madame la ministre, chère Anne, Monsieur le ministre, Alexandre Portier, Madame la ministre, Clara Chappaz, Monsieur le ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche, cher Philippe Baptiste, que je suis heureuse d'avoir à mes côtés. Monsieur le secrétaire général, Mesdames les directrices générales et directrices, Messieurs les directeurs généraux et directeurs, Mesdames les rectrices, Messieurs les recteurs, Mesdames et Messieurs les agents de ce grand ministère. Il y a quelques jours, nos concitoyens mahorais ont été durement frappés par le cyclone Chido.
En ce lendemain de deuil national, je souhaite tout d'abord exprimer ma solidarité et ma compassion à nos compatriotes et tout particulièrement à la communauté éducative et universitaire, aux élèves, aux étudiants et à leurs parents. Nous en avons parlé, chère Anne, comme toi, je serai mobilisée à leurs côtés pour trouver les meilleures conditions de la continuité de l'enseignement sur l'île. Je ne prétendrais pas ce matin que j'avais prévu de longue date de me retrouver devant vous. Notre pays est face à une situation
politique inédite sous la 5e République avec une Assemblée nationale plus éclatée que jamais et un gouvernement qui a été récemment censuré. Aujourd'hui, sous l'autorité du président de la République, autour du Premier ministre François Bayrou, une nouvelle page s'ouvre. Celle-ci appelle à la responsabilité de chacune et chacun d'entre nous pour trouver la voie de la stabilité institutionnelle. J'ai souvent dit ces derniers mois combien je crois à l'importance du bloc central et à ce qu'il incarne. Combien je crois à la nécessité de faire émerger des alliances entre les forces
politiques républicaines, car notre démocratie est fragile et doit être défendue. C'est dans ce contexte particulier et grave, qu'en tant qu'ancienne Première ministre, qui n'envisageait pas de participer de nouveau à un gouvernement, sollicitée par François Bayrou sur un des défis majeurs pour notre avenir, j'ai décidé de répondre positivement. Je ne suis pas une spécialiste de ces sujets, mais je sais par contre combien les questions d'éducation et de formation de notre jeunesse, de son insertion dans la vie
professionnelle, de la qualité de notre enseignement scolaire et supérieur et de la force de notre recherche sont des pierres angulaires pour notre nation. En me proposant de rejoindre le gouvernement en tant que ministre d'État, le président de la République et le Premier ministre ont souhaité faire de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche la priorité de l'action gouvernementale. Cette place est légitime car l'école est le socle de la République. Je suis lucide.
Je suis la 6e ministre à être nommée en un peu plus de 2 ans et demi et je mesure les difficultés et les attentes de la communauté éducative et du monde universitaire et de la recherche. C'est donc consciente de l'importance de la tâche et avec humilité que je me présente devant vous. Je ne ferai pas de ce discours de prise de fonction une présentation de mes axes de travail. Mais je voudrais d'abord dire toute ma confiance aux professeurs qui à tous les degrés de notre système d'enseignement scolaire et supérieur transmettent des savoirs et forment des
élèves et des étudiants. Aux chercheurs et aux enseignants-chercheurs qui dans les organismes et les universités élargissent l'horizon des connaissances et à tous les personnels qui travaillent dans de multiples fonctions au sein de ce grand ministère. Je voudrais ensuite vous partager quelques convictions. Oui, l'école est le lieu de la fondation perpétuelle de la République, de l'apprentissage de ses valeurs et du respect de la laïcité. Elle est au cœur de notre vivre ensemble
en nous apprenant le respect de l'autre, du du professeur et de chaque personnel éducatif comme de chaque élève et étudiant et plus largement, le respect de l'autorité. Nous devons donner un coup d'arrêt à la montée des incivilités, des insultes voire des violences dans nos établissements, ainsi qu'aux atteintes à la laïcité dans nos écoles. Et je le dis avec gravité, face à toutes les attaques, les menaces et toutes les contestations, je serai toujours aux côtés de nos professeurs. Ils doivent être soutenus, protégés et
leurs conditions d'exercice confortées. Oui, l'école est le moyen privilégié de l'émancipation par les savoirs en reconnaissant la diversité des parcours de réussite et en veillant à réparer les inégalités sociales et territoriales. Ceci, sans rien lâcher du combat fondamental pour élever le niveau de tous nos élèves et tous nos étudiants. L'enseignement supérieur en est le prolongement naturel, de même que la recherche scientifique et technologique, vecteur d'innovation et de croissance, mais aussi de capacité collective à
faire face aux défis de demain. L'orientation est un enjeu crucial pour permettre à chaque jeune de choisir son avenir, de se former à un métier où il s'épanouit, qui lui offre de véritables perspectives tout en renforçant la compétitivité de notre pays. Et par ailleurs, vous connaissez mon engagement pour tous les jeunes et toutes les jeunes filles afin qu'aucun plafond de verre ne vienne les freiner. Et oui, nous devrons être attentifs au bien-être des écoliers, des collégiens, des lycéens et des étudiants.
Et je sais à combien de sujets sensibles cela renvoie. De la santé, notamment la santé mentale et de la lutte contre le harcèlement, au soutien financier à travers les bourses, du logement à la restauration. Nous devons naturellement continuer à progresser pour bâtir une école et une université inclusive en veillant à un accompagnement adapté des jeunes en situation de handicap. Et oui, nos universités, nos établissements d'enseignement supérieur et nos écoles sont des éléments clés pour assumer notre devoir de formation et d'insertion et tenir notre place en matière
d'innovation. Je sais leurs difficultés et avec le ministre Philippe Baptiste, nous aurons à cœur de les accompagner face aux nombreux enjeux auxquels ils font face. Enfin, je suis convaincu que notre recherche doit gagner en simplicité et en clarté et en cohérence avec les grandes institutions européennes pour nous permettre d'anticiper et de répondre aux grands défis qui nous attendent, qu'il s'agisse des transitions écologiques, énergétiques, numériques, démographiques. Chacun de ces chantiers est essentiel et devra être mené à bien. Et il y en aura d'autres à ouvrir,
je le sais. Mais mesdames et messieurs, je voudrais partager avec vous une préoccupation majeure. Malgré les efforts des gouvernements successifs, malgré les lois votées, malgré les crédits importants accordés, malgré la conscience professionnelle de chacun, malgré les exhortations régulières pour faire de l'éducation nationale la mère des batailles, les résultats ne sont pas encore au rendez-vous. Ils ne sont ils ne le sont ni pour les élèves et les étudiants, ni pour les enseignants, ni pour le pays. Je ne me satisferai pas des résultats des évaluations internationales sur le
niveau d'une partie de nos élèves. Nous devons faire mieux. Comme nous devons faire mieux pour la réussite étudiante en premier cycle, malgré les progrès accomplis. Je sais aussi les difficultés que connaissent beaucoup d'enseignants, ils m'en ont parlé lors de mes déplacements partout en France. Je m'efforcerai notamment par un dialogue social attentif avec leurs organisations représentatives de répondre à leurs préoccupations. Je vous assure, je vous rassure, je n'envisage pas la préparation d'une énième loi, d'autant que le contexte législatif actuel est comme vous le savez compliqué.
Mais fidèle à ma méthode, j'entends bien que nous portions ensemble un diagnostic partagé, puis que nous élaborions dans la concertation des solutions au service de chacun et du pays. Pour ma part, avec le ministre en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche, j'apporterai à tous ceux qui sont concernés au niveau national et local, au sein des différentes collectivités, dans les divers organismes comme dans les établissements scolaires et universitaires et dans les écoles, dans les fonctions d'enseignement et dans les nombreuses autres fonctions, mon expérience, ma vision transversale,
ma capacité à défendre les budgets et à arbitrer. Et je compte bien m'appuyer sur le large champ de compétences qui m'est confié pour faciliter les coopérations et les synergies. En veillant à ce que la réussite de chacune, de chacun participe à la réussite de notre pays, avec ma volonté farouche de lutter contre le déterminisme social et de permettre à chaque jeune de donner le meilleur de lui-même. Car comme je l'ai dit, et je le crois sincèrement, nous devons faire advenir une société dans laquelle chacun se reconnaît, à laquelle chacun est fier
d'appartenir et où chacun contribue à l'é- à la hauteur de ses capacités au bien commun. Une société où chacun respecte l'ordre républicain et nos valeurs et bénéficie en retour de la promesse républicaine pour bâtir sa vie. Une société plus sobre qui maintient notre qualité de vie et préserve notre planète. C'est à la concrétisation de cette promesse que nous devons travailler et j'ai confiance en chacune et chacun d'entre vous pour y parvenir. Je vous remercie.
Bon courage. Merci beaucoup. Merci. Merci beaucoup.
Vous voulez trois ?
Élisabeth Borne