Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSénat (sur YouTube)· 6 mars 2026 55 min

Marges de la grande distribution : audition de Philippe Thirache

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bien je vous propose que nous débutions notre audition monsieur. Merci beaucoup de de votre présence. Donc monsieur Philippe Tirache, président de Stocomanie, merci d'avoir répondu à notre invitation.

Donc la règle des commissions d'enquête est de prêter serment avant d'être entendu. Donc je vais vous demander de bah d'ouvrir votre micro, c'est fait, de lever la main droite et de dire je le jure. Je le jure.

Merci. Merci monsieur. Est-ce que vous auriez par ailleurs des liens d'intérêt, des mandats sociaux ou des activités à porter à la connaissance de la commission d'enquête ?

Non, pas particulièrement, hormis celui chez hormis celui qui motive votre audition. Donc merci beaucoup monsieur. Donc merci une fois encore de de vous être rendu disponible puisque votre enseigne est à la fois une enseigne de discount et de déstockage euh qui connaît un certain succès, mais vous nous en direz plus si le modèle est toujours aussi performant.

Vous comptez euh 155 magasins, en tout cas selon nos nos références et euh 3200 salariés l'année dernière, vous nous direz euh où où vous en êtes, euh le secteur des discounters classiques accuse visiblement un recul en 2025 de 7 % subissant de plein foie, nous semble-t-il le succès des des plateformes chinoises. L'Institut CIRCAN note qu' entre 2019 et 2025, il avait bondi de 40 %. Or, pour la première fois, donc il a reculé de 7 % en 2025.

Les représentants du personnel. Euh, visiblement, on se disent être victime des mauvais choix stratégiques. Les anciens dirigeants de Stocomanie s'éloignant, par exemple du succur historique de l'activité, le déstockage textile pour s'orienter vers la vente de biens alimentaires.

Il soulligne aussi la montée en puissance de nouveaux concurrents et une politique sociale désastreuse malgré par un marqué par un taux de turnover dépassant 40 % et ayant conduit l'entreprise selon eux dans une impasse prévisible. Dans ce contexte, est-ce que vous pourriez nous expliquer, monsieur votre modèle, votre business model, votre politique en matière de prix, de marge et de négociation et nous en dire un peu plus sur vos perspectives à venir pour votre entreprise. Euh vous pourrez également nous parler bien sûr plus précisément de votre réseau et de la stratégie des prix et des marges au sein de vos réseaux de discount.

Euh alors, je vous propose de vous donner la parole pour une dizaine de minutes, une quinzaine de minutes et puis ensuite madame la la rapporteur vous posera des questions. Voilà, la parole est à vous, monsieur. J'ai eu peur de répondre à toutes les questions en même temps.

Bon, déjà peut-être pour vous euh mettre et vous donner un peu ce qui est l'environnement de Stocomie. Vous m'entendez bien ? Oui.

OK. Donc Stockénie est une enseigne comme vous l'avez dit française qui a été créée il y a un peu plus de 60 ans dans Loise à Creille notamment et cette enseigne a évolué fortement. On était une petite enseigne de déstockage avec quelques magasins et aujourd'hui on est effectivement avec 156 magasins sur le territoire français en métropole.

Nous sommes aujourd'hui basés, il y a eu un déménagement il y a 1 an du siège social sur Roi Civil Peinte, toujours dans la dans la région du nord de Paris parce qu'on avait besoins de locaux plus neufs, plus récents. Les autres étaient, vous dites bien, depuis 60 ans, un peu vétustes et plus du tout adapté à nos besoins actuels. Nous, nous sommes un modèle vraiment encré dans les territoires.

On a 156 magasins qui agissent localement. On est une entreprise qui effectivement comme vous l'avez dit, a 3350 salariés. Donc on a tout est intégré, siège, logistique et les magasins.

On a 156 magasins sur le territoire à peu près de manière homogène. Notre mission principale, c'est de rendre accessible au meilleur prix un ensemble de produits du quotidien pour pour les pour les pour les clients et de les aider à répondre à un enjeu majeur dernièrement et qui n'est pas neuf qui est le pouvoir d'achat. On a principalement trois grands métiers, trois grands univers comme on dit chez nous.

Euh le premier, le plus important, c'est le textile. On est né de ça. On est un déstockeur de textile, de grandes marques de textile notamment.

On a un 2è univers qui représente aussi un/3 à peu près l'activité qui est tout l'univers autour du bazar et de la maison, la décoration, euh le jardinage, les les déc Noël par exemple. Et le troisème univers, c'est les produits de la grande consommation autour de l'hygiène, de la beauté, la droguerie et un peu d'alimentaires. Notre alimentaire à nous est un alimentaire, on dit sec, c'est-à-dire uniquement épicerie sucrée, salée, un peu de boisson, du Coca, des choses comme ça.

Pas de produits frais évidemment. Nous ne sommes pas un distributeur dit traditionnel mais un distributeur plutôt alternatif. On intervient en aval de la chaîne de valeur, c'est-à-dire qu'on est vient on vient finaliser ou finir une activité qui était lancée et on n'est pas des metteur en premier sur le marché.

On achète, on revend des stocks de résiduels, des stocks d'invendus aussi bien des fournisseurs que des industriels, des surstocks qu'il peut avoir sur le marché. Et effectivement, on a une petite partie où c'est nous qui mettons sur le marché en premier parce que nous sommes fabriquants aussi sur quelques instances de produits. Nous, on donne une chance, enfin une dernière chance à des produits qui globalement devraient être éliminés, devraient finir abandonnés ou devraient même peut-être négocier à l'extérieur de la France.

Nous sommes un acteur qui était basé sur un modèle de déstockage en majorité. On est à peu près à 70 % en déstockage et 30 % en discount. C'est ce qui nous fait un peu un acteur un peu hybride dans tout ce marché du destockage et du discount.

On est entre un NOS et un action. Je sais que c'est deux acteurs que vous interrogez également. Nous, on a un rôle essentiel et important parce que on on est un peu économique, un peu circulaire sur pour trois raisons.

Un, nous apportons des solutions concrètes au consommateurs français en leur proposant des produits de qualité et j'insiste par deux qualités. On en parlera peut-être. euh et au meilleur prix chaque jour.

Nous, c'est vraiment notre DADA, notre façon d'être et notre light motive. Nous avons aussi un deuxième sujet que on est des partenaires solides. Si on est là depuis 60 ans, c'est qu'on a des partenariats aussi bien avec les industriels, avec les fournisseurs, avec certains fournisseurs avec les déstockeurs depuis très longtemps.

On est là pour les aider à écouler leur excédent avec une grande sécurité. C'est-à-dire que nos magasins sont complètement euh euh aux normes et aussi avec une grande discrétion car très souvent on a des acteurs qui ne veulent pas qu'on communique sur le fait que nous vendons leurs produits par exemple en déstockage. C'est assez connu par exemple dans le textile ce qui est assez logique.

Et donc nous nous permettons d'être de de connaître de se faire connaître par les clients avec le boucheil d'avoir toujours innovation des arrivages de marques sans avoir besoin de communiquer sur les marques. Et le tre point, c'est qu'à notre petit niveau, nous contribuons à éviter le gaspillage de toutes ces denrées alimentaires. Un petit peu mais surtout texter les maisons.

On a des fournisseurs principalement en France, également en Europe et pour la partie textile que nous faisons faire effectivement en Asie, au Bangladesh et en Chine. Nous, on achète plutôt et c'est notre cœur de métier, des produits qu'on appelle fini, c'est-à-dire qu'ils ont en en permanence ou en en parallèle été mis sur le marché parfois et nous, on vient chercher les fins de stock. Nous, on les valorise avec un prix qui est un prix de marché, qui est un prix net qu'on appelle prix de revient et nous sur lequel nous mettons une marge.

Donc on n'est pas du tout dans la recherche de marges industrielles ou de marges agricoles. C'est pas notre sujet à nous. Nous, on arrive vraiment à la fin de la chaîne de valeur.

On ninfluence pas les les tout le sujet sur les prix sur les matières premières et les prises sur les sur les marchés, la mise en marché. Nous négocions pas de matière agricole et nous négoons pas évidemment tout ce qui tourne autour de ces métiers là. Nous ne sommes pas sur des sujets de marche arrière.

Nous nous achetons un produit. Nous avons notre propre marketing, notre propre distribution. Il y a aucun sujet sur les marges arrière et tout ce qui s'en peut être connu dans certaines distributions la plus habituelle.

Notre modèle, il est fait sur un modèle économique de magasin. Nous n'avons pas de site marchand. Nous ne sommes que des magasins physiques.

Donc nous notre volonté c'est d'être au plus près des clients et d'apporter une offre des produits qui leur permettent effectivement d'avoir tous les jours, de pouvoir comparer, toucher, évoluer, être remboursé. Donc ça veut dire que le service il est absolument important pour nous. Nous avons un modèle qu'on appelle responsable plutôt pérenne.

Nous, on est conforme aux normes, je vous le promets avec une fierté pour 100 % des collaborateurs de Stockoménie de tenir une promesse qui est chaque jour en France, essayer d'apporter une offre et des découvertes et des arrivages qui respectent les lois et les règlements à l'ensemble des de nos clients. Évidemment, la tonne que j'ai et la discussion qu'on pourra avoir, elle est forte sur le fait de travailler dans un écosystème qui soit loyal avec l'ensemble des différentes chaînes et des différents concurrents qu'on peut avoir aujourd'hui sur le marché qui ne sont pas toujours dans les mêmes conditions que les nôtres. Voilà ce que je peux vous dire pour introduire un peu stocken en général.

Je sais pas si vous avez des questions. Bien, on va donner la parole à madame la rapporteur. Bien, je vous remercie. est très clair.

C'est vrai que c'est un système un peu hybride et donc c'est intéressant pour nous aussi de vous écouter puisqu'on a vu certains des stockers, je pense à nos en particulier, on va voir certains on va voir Action bientôt. Donc c'est intéressant vous qui vous situez un peu entre les deux. Est-ce que vous pouvez nous donner une idée de vos marges puisque vous dites "Vous achetez, vous achetez au prix de moins cher, j'imagine que vous négociez les fins de stock pour ce qui est de la partie des stockages.

Vous négociez les fins de stock et vous mettez ensuite en marché. Est-ce qu'on peut avoir cette idée-là ou en tout cas au moins comment est fait comment est constitué votre marge pour un produit de 100 par exemple ? Alors, on a des marches différentes puisqueon est sur trois grands marchés très différents au niveau alimentaire.

On veut dire PGC en général ça terme PGC pour les grandes consommation donc hygiène alimentaire on est autour des marges de 30 % à peu près entre 30 et 34 % sur le textile on est un peu plus puisque le textile a des marges plus importantes. On est autour donc là on parle de marge commerciale. Marge commerciale bien sûr et on est autour de 40 % sur les marches textiles et sur les la maison et le bazar.

Ça dépend si nous on prend des stocks en des stockages ou si nous-même nous achetons parce qu'on achète aussi des stocks directs avec des grands industriels français que sont des gens comme JJA par exemple où on achète directement des modèles. On est autour de 40 45 de marge. D'accord.

Marge commerciale. D'accord. Et donc infiner la marge qui reste la marge nette elle se situe à peu près à combien ?

On a ensuite des points de décote. Quand il y a des fins de série, on a un peu de de démarque inconnue évidemment. On est à peu près six points en dessous à chaque fois.

D'accord. Six points en dessous de la marge commerciale. Vous avez besoin de 6 points pour votre fonctionnement.

Entre la démarque inconnue et la décodes, ça fait à peu près ça. La démarque inconnue à peu près de 2 %. Alors, je vous dis ça dépend des pourcentages puisqueon a une marge alimentaire sur 30 % de notre activité, une marge textile et une marge produit grand consommation.

On a à peu près deux points de démarque inconnu et le reste c'est des démarches que l'on fait selon les marchés plus ou moins importantes, les soldes en textile ou autre chose. D'accord. C'est-à-dire que les promotions, c'est vous qui les financez toujours.

Bien sûr. Bien sûr. Vous achetez, vous financez.

C'est pas J'achète un stock. Moi, j'achète un stock net. Oui.

Oui, c'est ça. Vous n'avez pas du tout les mêmes pratiques que la grande distribution. C'est pour ça qu'on dit qu'on est on est vraiment alternatif.

Moi, j'achète un stock de textile de marque ou alors c'est du textile que j'ai acheté moi-même avec des fournisseurs. Après, j'ai plus personne. Je suis tout seul à devoir liquider ce stock.

D'accord. Très bien. Donc, je fais des solds, des remises en respectant évidemment l'ensemble des règles et des lois que sont les sur les remises, mais il y a pas de sujet.

C'est à moi d'assumer la démarque ensuite. Alors, je vous avoue que moi, j'ai pas bien compris votre réponse sur la marge nette. Est-ce que est-ce parce que vous ne voulez pas nous la donner ou quand vous je vous donne pas une marge globale mais globalement si je prends la marge globale de Stockanie, on est à peu près aux alentours total de tout marché confonduit quand je fais l'ensemble on est aux alentours de 42 de marges à peu près.

D'accord. Donc là on parle de la marge commerciale. Marge commerciale tout marché confondu.

D'accord. Et quand vous en différence entre l'alimentaire du T. D'accord.

Mais une fois que vous enlevez vos charges de personnel de personnel et cetera. Ou d'accord. Vous êtes sur sur autre chose là.

Moi je suis sur la margeette mareta sur la marge produit. Voilà. Donc une fois qu'on arrive à la marge nette donc c'est quoi le le résultat ?

Bah après globalement on est sur on est à peu près sur 38 de marg net net en enlevant toutes des codes des marques inconnues et ensuite on paye évidemment toutes nos charges les loyers les faites personnelles, les impôts, les ce qu'on appelle les OPEX qui sont le siège, la logistique et tout le reste. Et on arrive vous voulez savoir une marge un résultat c'est ça ah d'accord. On a on a sorti en 2000 le 2025 est encore en train de se finaliser.

On a sorti en 2024 15 millions d'bit d' D'accord. Sur un chiffre d'affaires de de 600 millions hors taxes. D'accord.

Donc on est vraiment sur des petites marges he Ouais, je sais pas c'est pas si petit. Oui. Oui.

OK. Très bien. Euh donc là je crois qu'on voit à peu près comment vous fonctionnez.

Est-ce que vous nous avez pas trop parlé de vos salariés ? Donc est-ce que vous embauchez en propre tous vos salariés sur l'ensemble de vos points de vente ou est-ce que vous avez un système de délégation de franchise de enfin ? Voilà, je vous ai dit 100 % notre parc est intégré donc en succursal donc c'est 100 % nos collaborateurs.

Nous avons des équipes ressources humaines qui sont dispatché partout en France et qui recrutent pour tous les magasins, le siège et évidemment la logistique. On est à 3350 salariés, je à peu près. D'accord.

Très bien. Et donc ça vous considérez que c'est un atout, que c'est une force dans la gestion de votre magasin ou comme votre marque ou comme beaucoup ? C'est un c'est un atout parce qu'aujourd'hui on a des salariés qui sont très très impliqués, très mobilisés pour l'entreprise.

L'idéal serait d'avoir peut-être un jour un mix. On est globalement sur le territoire français, on est 100 % intégré. Si demain nous devions nous développer à l'international par exemple, je pense qu'on le ferait plutôt sur le format de Master Franchise.

D'accord. Donc aussi vous réfléchissez. Non mais ça fait partie des des réflexions que vous avez puisqu'on voit que c'est quand même un peu la grande tendance de toute la distribution en ce moment.

Il est plus simple que dès lors qu'on part à l'étranger, d'avoir un acteur qui connaît bien localement les connaissances clients, les connaissances immobilières, les connaissances business. Nous aujourd'hui, on est français donc connaît très bien notre marché français donc c'est pour ça qu'on est 100 % intégré. Mais si demain on devait partir dans un autre pays, évidemment, on pourrait le faire avec des master français.

D'accord. Mais il y a pas de projet de le faire pour la France. Pour l'instant, il n'y a pas de projet de le faire pour la France.

D'accord. Alors, autre point qui m'intéresse, c'est la partie immobilière. Comment vous gérez ?

Vous avez un parc immobilier que vous gérez en direct ? Non, nous ne sommes pas propriétaires de notre parc immobilier. Nous sommes locataires partout avec des bailleurs.

On a des partenaires bailleur depuis aussi là très longtemps, vous imaginez bien. Donc, on a une équipe de développeurs, en tout cas de négociateurs et qui au gré de nos ambitions et de nos volontés d'aller sur telle ou telle localité, travaille avec des bailleurs locaux et cherchent des emplacements, on a des magasins qui font à peu près 1500 à 1800 m². C'est des gros, ce sont des gros magasins.

Donc là, on a des mais on a 100 % de notre parc est en est en location. D'accord. Et quand vous dites en location, c'est en location euh à des entreprises externes qui n'ont rien à voir avec votre groupe.

Vous n'avez pas créé une série d'entreprises qui gèrent votre parc, une forme de situation. Pas du tout. D'accord.

Pourquoi pour d'autres ? Oui. Ah non, pourtoomie.

D'accord. OK. En ce qui vous concerne, pas du tout.

Concerne, je n'ai que des bailleurs partenaires. D'accord. Très bien.

Mais écoutez, je vous remercie. Euh, j'aimerais avoir votre avis puisque vous êtes sur des secteurs que ce soit la mode sur qui est qui est impacté fortement par la fast fashion, que ce soit la déco par la phase déco. Donc, vous avez quand même deux sujets qui sont des sujets importants.

Vous vous inscrivez dans cette nouvelle tendance, face fashion, face d'co ou alors vous en subissez la concurrence ? Alors, on n'est pas du tout dans la phase fashion phase déco. Nous, notre rôle, je le redis, c'est de déstocker des grandes marques.

Donc quand je fais du tex, vous pouvez déstocker de la face la face. Non, mais justement le refuse parce que un c'est pas notre intérêt, de c'est pas du tout un intérêt d'aller déstocker des produits à 2 3 €. C'est pas notre d'amitié.

Nous, on travaille avec des grandes marques euh que je ne citerai pas là si je pourrais vous les donner par écrit évidemment pour par volonté de discrétion, mais on est plutôt sur des très grandes marques françaises, européennes sur lequel le deal, c'est de déstocker ces marques là. Donc on achète soit par avec des partenaires notamment des distributeurs français de grandes marque, soit parce que parce qu'on a des des stockurs, soit parce qu'on achète directement aux fournisseurs qui ont des surstocks de marque. Donc on est plutôt dans le textile.

Notre volonté à nous, c'est ne pas faire de la fast fashion. au contraire, c'est d'être sur des marques valorisées, valorisables. C'est aussi notre point de différenciation avec beaucoup d'acteurs du textile en général, c'est que nous voulons absolument rester sur ce notion de marque et ce qui fait le rapport avec notre client et le fait qu'on a ces sujets de qualité dont on parlait, c'est qu'on a évidemment des produits qui ont été certifiés, qualifiés avec beaucoup de réglementation.

Quand je vends des jeans de telle marque ou des t-shirts de telle marque, on sait déjà il y a une renommée de la marque. C'est aussi un repère pour les clients de faire ça. Donc il y a pas du tout de sujet. pareil en maison, c'est un peu plus difficile en maison car il n'y a pas de très très grandes marques toujours en maison et en bazar mais on essaie toujours de faire ça par rapport à des grands du textile comme Kiabi, comme Gémeau, comme Léal, enfin je crois que tout ça d'ailleurs ce sont des entreprises que vous avez dirigé ou présidé ou en tout cas vous en avez été à la tête à un moment donné, vous situez comment ?

Ce sont des concurrents à vous ou vous êtes le niveau de qualité au-dessus qui vous permet finalement de vous distinguer ? Alors, on est euh on est toujours concurrent quand il ont des vêtements, forcément. Euh le petit vendeur sur le marché est un concurrent potentiel aussi.

Euh en tout cas, sur cette part de marché 30 milliards chacun à son parti. Nous, on est plutôt à côté d'eux. Euh en général, moi je suis souvent euh dans des parcs de magasins, on est à côté d'un Kabi ou d'un Gémeau que je connais effectivement très bien.

Eux, ils cherchent plutôt à faire de un de la mode accessible très rapidement. Moi quand je vends des marques forcément déjà les prix de vente sont pas tout à fait les mêmes. Même si je les déstocke, je suis toujours un peu plus cher que de temps sur certains produits parce que il y a une notion de marque et une notion de qualité un peu différente.

Donc on est plutôt complémentaire que réellement absolument concurrent. Mais évidemment quand ils vendent un site et que moi j'en ai aussi à vendre, ça peut être aussi des concurrents. D'accord.

Alors maintenant, si on en vient au votre deuxième spécialité qui est je crois vous avez dit les produits de la maison, mais je crois qu'il y a des produits ménagers là dedans. Alors, on a on a une parties qui est du bazar maison, c'est-à-dire que nous, on a ce qu'on appelle les grands événements là. Là, aujourd'hui, nous lançons un grand événement qui est le jardin et bientôt le plein air.

Donc, on a un énorme environnement acheté avec des fournisseurs européens en général et un peu asiatique pour certains marchés. et et on a plusieurs événements comme ça. Ensuite, on a la maison et la déco qui font partie de cet univers là.

On est plutôt des déstockeurs. On vend du déstockage de linge de maison par exemple. On a quelques marques que vous connaissez sur lesquelles on a des déstockages et et on complète par quelques collections que l'on fait nous-même.

D'accord. Vous ne vendez pas de produits d'entretien, de produits de ménage. Le trè point effectivement c'est ça.

On vend ce que l'on appelle effectivement du produit de grande consommation. Il y a un peu d'hygiène, un peu de beauté et un peu d'alimentaire. Voilà.

Alors là-dessus, vous est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous achetez, à qui vous achetez ? Est-ce que là aussi ce sont des des stocks, des fins de stock ? Comment vous faites pour avoir les mêmes produits qu'en grande distribution ?

Puisqueen fait en réalité, vous n'avez pas d'autres marques de produits que ceux qu'on connaît, que celles qu'on connaît toutes et tous et qui sont en grande distribution. Alors, comment c'est possible ? Alors, c'est possible parce qu'on achète justement des stocks des fins de stockindustriel.

Nous la grande différence avec la distribution que vous connaissez, c'est qu'on n pas une gamme qui est similaire tout le temps. Donc moi, je peux vendre un jour une marque de lessive X et ne plus en avoir parce que le déstockage est tout vendu et je vais avoir une max une marque Y derrière. Moi, j'ai pas besoin d'un référencement qui soit qui soit pérenne comme le frais la grande distribution alimentaire qui a un assortiment qui est toujours le même.

Moi, je vends des arrivages de produits déstockés. Donc je négocie avec des industriels, des fournisseurs qui sont majoritairement en France, un petit peu en Europe parce qu'aujourd'hui il y a des marchés qui sont plutôt européens. Et je négocie en disant voilà, je reçois des appels d'offre.

Tel ou tel fournisseur connu ou industriel me dit j'ai 50 palettes d'e de d'un produit de pâte à tartiner. Est-ce que ça t'intéresse ? Il y a une DLC de 8 mois.

Est-ce que tu es ça t'intéresse à tel prix ? Voilà. Donc moi, je négocie comme ça en direct un produit fini, un produit net avec lui et c'est plutôt une fin de stock de la lessive, des produits d'hygiène.

À chaque fois mon seul sujet c'est est-ce que c'est réglementaire ? Est-ce que l'étiquetage est au norme ? Et est-ce que c'est quelque chose que je peux vendre sur le marché français ?

Est-ce que tu as l'autorisation de me le vendre ? C'est toujours quelque chose qui est très important pour nous. On peut dire que vous faites des coups en fait, vous allez chercher la bonne opportunité et vous la vendez.

On a déjà des arrivages, c'est plus marketing. Oui, d'accord. Alors moi, j'ai une question.

Par exemple, si vous achetez de la lessive A vari qui est une marque Procter et Gumble, vous l'achetez à Procter et Gumble ou vous pouvez l'acheter à l'acheter Gumble ou un déstockeur de Proctur et Gumble. Et donc là, vous pouvez me dire qui c'est qui les déstockers de Proctur et Gumble ? Parfois c'est du stock qui a pu partir, je sais pas moi, dans un pays européen et qui revient des stockers et qui lui se retrouve avec un stock parce qu'il a acheté un stock par exemple d'un distributeur belge qui a déposé qui a fait faillite donc qui se retrouve avec un stock sur les bras et c'est ce déstockeur là qui dit moi j'ai temps à vendre qui on veut. d'acc.

Donc on n pas tout seul mais on forcément de par notre ancienneté et de par la connaissance et le sérieux de notre entreprise, ben il dit voilà Stocomanie, j'ai x palett que je peux te proposer à tel prix, est-ce que tu es intéressé ou pas ? Tu as 48 he pour répondre sur la négociation sinon je le propose à tout le monde. D'accord.

Dans tous les cas bien sûr c'est le vrai produit. Ah oui oui oui. Alors c'est ce que je vous dis.

Moi je ma seule question à chaque fois et dans les conditions qu'on a avec ces personnesl c'est je veux m'assurer que c'est réglementaire, c'est bien identifié, c'est aux normes, les inscriptions sont bien en français. Enfin moi je m'occupe de tout ça. D'accord.

Si les inscriptions sont pas en français, vous mettez une étiquette. Moi, soit je le prends pas, soit le fournisseur me doit me les revendre avec le prix avec l'affichage. D'accord.

Alors OK. Et là, vous pouvez avoir quelle décotte par rapport au prix habituel sur ces produits qu'on que l'on retrouve en grande distribution. Vous voyez, c'est vraiment les enfin ceux sur lesquels vous pouvez être concurrent, pas sur l'ensemble de votre gamme.

Je vous l'écrirez, je vous l'écrirai par écrit si vous le voulez bien parce que c'est des sujets qui sont très un peu moins cher. C'est pas non plus excessivement très beaucoup moins cher puisque les prix sont sur des marges qui sont relativement faibles mais on a effectivement des avantages, c'est que comme c'est un stock qui pourrait être en fin de vie rapidement et qui n'a pas besoin de servir un un linéaire absolument précis, moi c'est un arrivage. H donc est-ce que tu peux donc ça veut dire qu'il peut être moins cher que s'il était en promotion chez un distributeur classique.

Alors les distributeurs, je c'est difficile de rentrer dans la comparaison avec les distributeurs parce que les DPH ont un encadrement des des promotions en volume et en valeur. Donc en fait ma question de savoir c'est est-ce que vous vous respectez cette disposition ? on la on on respecte ça mais on achète pas aux mêmes conditions générales que la grande distribution puisque eux achètent des produits avec un une une position, un achat qui est prévu et ensuite dans un linéaire ils font des promotions qui sont plutôt des promotions volume euh 2 + 1 euh 2e à - 50 Nous quand on nous prend ces produits, j'achète moi sur un prix net qui est sur le prix des stockés et ensuite je fais quasiment pas de de promotion. il est d'achat qui est mon modèle à moi si je fais de la promotion en plus globalement je ne suis plus rentable.

D'accord. Donc en fait vous avez pas besoin de respecter la prix d'achat que vous le sur ces produits là on est effectivement on respecte la loalim c'est que mais on a des petits stocks donc le sujet de par volume ou de maximum 34 à 40 % ça se pose pas chez nous. D'accord.

Très bien. C'est rarement d'autres marges donc on va pas plus loin. Ouais je comprends.

Très bien. Comment vous imaginez l'avenir de votre groupe ? On sait qu'il y a quelques que vous avez rencontré quelques difficultés, on sait que vous avez eu quelques soucis aussi avec vos représentants du personnel.

Euh comment vous voyez l'avenir de votre groupe ou en tout cas de enfin de tous ces distributeurs alternatifs comme vous les appelez ? Il y a deux sujets rapporteur très différents. Euh ce qui s'est passé et la phrase que vous évoquez avec un syndicat qui est représentatif chez nous, ça s'est passé lors du moment du déménagement il y a un an que vous reprenez.

D'accord. Euh ça fait 60 ans qu'on a des représentants du personnel et des collaborateurs qui siègent. On a 48 personnes au CSE chez nous.

Donc il y a aucun problème avec nos représentants. Effectivement l'année il y a un an et quelques quand on a pris la décision de déménager nos sièges, il y a eu évidemment un peu de discussion avec nos partenaires qui ne voulaient pas forcément tous vouloir bouger. On a bougé de 25 à 30 km.

Donc il y a eu des discussions, on a accompagné toutes les équipes, il y a eu des primes pour ça, il y a eu beaucoup de choses de faites. Ça se passe très bien aujourd'hui. Vous entendez d'ailleurs plus.

Je pense que ce que vous avez en note are c'est été après. Donc on a vraiment en terme social, il y a pas de sujet. L'autre thématique, enfin il y a pas de sujet, vous avez quand même eu un turnover très important.

Est-ce que ça stabilisé ? Alors, il est beaucoup stabilisé. Il est autour de 30 % ce qui au niveau du marché habituel dans nos retail. 30 % c'est le total du turnover de l'entreprise.

Euh il est un peu plus fort en magasin, il est un peu plus fort à Paris qu'en province. Voilà, il y a toujours des choses assez particulière dans nos métiers mais globalement c'est un turnover de base du métier du retail. On a très peu d'absentéisme.

On doit être à 3 4 % pas plus. On a des représentants. Moi, j'étais au CSE encore la semaine dernière pour leur présenter la stratégie 2026.

On est assez aligné. Donc ça s'est en tout cas pour vous rassurer, ça s'est apaisé complètement. D'accord.

Le deè thème de la question qui est l'avenir du groupe et de la distribution. On va être très clair. Le le sujet de la concurrence en France avec les acteurs historiques que l'on connaît a toujours existé.

Il y a de nouveaux acteurs qui rentrent. Action a fait une entrée fracassante en France. Il y a de nouveaux acteurs qui arrivent, EMA, TMU et d'autres.

Donc c'est quelque chose dont on est assez habitué. On est là depuis 60 ans, on en a vu passer pas mal. Euh on est nous en concurrence avec aussi des acteurs du digital dans le déstockage que vous connaissez bien, showroom privé, VIP qui sont aussi des acteurs dans le textile qui sont assez forts.

Là où globalement cette concurrence est assez habituelle, c'est tout à fait logique. Là où évidemment et c'est une demande vis-à-vis de vous représentant de l'ensemble de la population, c'est la d la la concurrence qu'on appelle tous et vous le savez plus desloyales de ces plateformes asiatiques qui effectivement rentrent sur le marché sans aucun contrôle qualité comme les nôtres. Nous vous savez, on vous l'a dit, on est en France, on paye on paye nos impôts ici, on est localement, on paye des taxes, on paye des loyers, on paye des charges, je 36500 collaborateurs.

Bref, il y a des sujets qui sont majeurs. On est vraiment dans le territoire, ancré dans le territoire complètement. Ces plateformes évidemment viennent taper fort sur des produits encore plus bas, sans aucun contrôle et sans être sûr que la réglementation soit appliquée pour eux.

On est très surveillé. J'ai les gens de la de la DGCRF très souvent chez nous qui viennent contrôler nos prix, nos balisages, nos produits et on a quasiment aucun retour de leur part. Tant mieux, c'est notre métier aussi et c'est ma responsabilité.

Je ne suis pas sûr que soit la même chose sur les chaînes. Donc si on a une attente et une demande, mettez-nous dans une dans un marché du business, du déstockage qui soit loyal pour tout le monde. On n'est pas les seuls, nous sommes avec les gens du textile.

Vous le connaissez par cœur. Voilà, il y a une volonté. Équilibrer le marché. fait en sorte, moi j'ai rien contre Shain par exemple, ils ont fait un très bon business.

Moi si leur business est efficace, c'est pas Shain mon sujet. Les clients en tout cas, ils répondent à un besoin client. Ce qui m' ce qui m'ennuie c'est que ces clients ne connaissent pas l'égalité dans le dans le business avec nous.

Donc moi, j'ai rien contre Chain. J'ai quelque chose contre Chain quand il est pas du tout sur le même niveau de loyalté du business comme nous, réglementaire, social, économique, fiscal. C'est ça qui me pose problème.

Vous pensez que la taxe coli là qui entre en vigueur ces jours-ci, elle sera efficace ? C'est un début. C'est très loin d'être pour moi suffisant efficace.

Évidemment, vous connaissez peut-être mais il y avait dans le moment dans le monde du discount, il y avait certains discounters qui vendaient à côté qui avaient un entrepôt qui était prévu pour vendre du papier toilette parce que les gens pour passer la taxe et pour monter le prix reprenaient un papier un coup d'un un rouleau de papier des rouleau de papier toilette en plus. Ce qui faisait qu'on dépassait les fameux 49 €. On était en livraison gratuite.

B, j'ai envie de dire que les 2 € vont vite passer parce que les gens vont acheter, vont cumuler et vont revendre. Après, moi ce qui m'ennuie, c'est que ces produits si vous voulez les rendre, c'est très compliqué. S'il se pas réglementaire, vous n'avez personne en face de vous.

S'il y a un problème avec le produit, vous n'avez personne en direct. Chez moi, quand vous achetez un produit, les magasins sont ouverts quasiment 6 jours sur 7. Vous pouvez venir vous rencontrer, on rembourse.

C'est ça la différence avec pour moi. Et c'est là, on n'est pas du tout dans le même système concurrentiel. D'accord.

Alors, il y a il y a un sujet une question que je pose à tous les distributeurs et que je vais vous poser également, c'est est-ce que vous pratiquer euh dans votre magasin une forme de péréquation des marges ? C'est-à-dire que vous dites bon ben sur le textile, on va faire du 6 % ou je sais pas, on va parler en marge, on peut parler en marge commerciale si vous êtes plus à l'aise. On va faire du 38 % et puis on compensera sur des produits ménagers qui partent plus facilement.

Est-ce que il y a ça chez vous ? On n pas on n pas ce système là parce que on a des budgets de marge pour chaque pour chaque zone et chacun fait besoin de sortir la marge dont il a besoin. Je vous dis juste c'est pas les mêmes marges parce que la concurrence c'est pas la même.

L'alimentaire est plus concurrencé et on achète plus bas les prix. Le textile a une meilleure marge. Voilà, c'est un liquid entre les deux mais on ne compense pas la marge par rapport à un autre marché.

C'est pas comme ça que ça se passe. D'accord. C'est pas comme ça en fait.

Vous achetez vous vendez. Moi, je fixe une marge cible pour le textile, pour le la maison, pour le l'alimentaire et chacun doit tenir euh et les équipes sont missionnées, sont évaluées sur leur marge eux-mêmes. Il y a pas de péréquation dans la marge à l'intérieur du magasin et encore moins à l'intérieur du groupe puisqu'on est 100 % intégré.

Il y a pas de franchisé, il y a pas d'autres choses comme ça. D'accord. Donc vous avez un système qui est relativement simple par rapport à ce qu'on a entendu jusque là.

D'accord. Je je n'ai pas le même système que certains de mes concurrents. Tu sais pourquoi ?

Je n'ai pas le même système que certains de mes concurrents sur des enf pour pour certains, vous avez le même système. On n pas encore vu Action mais ça me semble assez proche. On est assez proche d'Action.

D'action quand même votre organisation de ce que je connais de Oui. Du marché maintenant après à la différence que ont des produits qu'ils achètent à 100 % alors que moi je suis sur du stockage mais c'est le même fonctionnement de modèle intégré. Effectiv c'est ça.

Vous êtes un modèle intégré comme peut l'être action ce qui n'est pas le cas. On a vu NOSE par exemple, ce qui n'est pas le cas de NOSE qui lui est un modèle particulier particulier d'indépendant uniquement sur la partie masse salariale et direction direction de site. OK, très bien.

Euh donc vous me dites il y a pas du tout de péréquation de marge entre rayons et il peut y avoir quand même de la péréquation de marge à l'intérieur des rayons. Enfin quand vous réfléchissez de cette manière-là, quand vous avez pas du tout, vous faites l'ensemble des catégories produits que nous avons ont chacune un objectif de marge, marge achat, marge vente et puis derrière ça, chacun doit travailler sur son budget. Donc l'objectif pour un acheteur, c'est de faire en sorte que son achat soit efficace.

Euh donc quand quelqu'un achète de la lessive, il sait à combien il peut l'acheter, à combien il peut le vendre. Voilà, c'est un sujet, c'est son problème et c'est sa volonté de d'acheter. S'il a mal acheté, ben il a moins de budget pour en acheter d'autres.

Il doit liquider celle-ci. Donc voilà, c'est toujours un sujet d'équilibre. C'est plus particulier, c'est plus facile pour le PGC, enfin le produit de grand de consommation.

Le textile, les systèmes et les rythmes sont plus taille mais beaucoup plus longs. On achète on soit des produits qui sont plus longs. On a une particularité chez Stockomanie, c'est que nous on peut acheter du déstockage.

On a dans notre entrepôt des équipes qui sont spécialisées là-dessus. on est un des seuls à le faire qui redispatch en fait les lots pour les renvoyer vers les magasins proprement. Et donc c'est vraiment une particularité de notre métier des stockers, c'est que moi je reçois des stocks d'une marque X, je vais refaire mais qui arrive parfois un peu désordonné et moi je refais les cartons, je refais les choses pour envoyer équilibré dans les magasins.

Là j'ai reçu plein de maillots de foot qu'on fait un carton auprès des jeunes et des enfants et bah j'ai dû refaire des lots et de pas envoyer des maillots du PSG à Marseille, pas de Marseille à Paris. Voilà, j'ai fait des équilibres. C'est une particularité qu'on a dans notre métier, c'est qu'on est capable avec on a on a une partie de nos logistiques qui représente à peu près 10000 m² où on a des gens spécialisés qui ne font que ça.

Dispatcher des lots de manière favorable, équitable et c'est là aussi on vérifie la qualité, on vérifie l'affichage, on vérifie tout. Donc vous avez des t-shirts du PSG en ce moment dans vos magasins. On l'a plus.

Tout a été vendu. D'accord. Dommage.

Euh je crois que la présidente a quelques questions. J'ai quelques petites questions complémentaires. Euh donc vu les l'évolution de de la concurrence euh on parlait de Shine ou d'autres choses, comment justement qu'est-ce que comment est-ce que vous voyez l'avenir de votre enseigne ?

Est-ce que vous n'êtes pas quand même challengé sur vos sur vos cœurs de cible habituelle ? Alors par rapport à Shane, c'est le modèle du business qui est qui est challenging. Nous, on vend des marques, ce qui n'est pas tout à fait le cas de d'un champ.

On est plus aujourd'hui en concurence. Vous az pas la même clientèle. Alors, je on en a une partie qui est commune forcément quand tout le monde cherche à équilibrer son pouvoir d'achat.

On peut le faire parce que des gens veulent acheter un t-shirt chain mais veulent acheter une veste d'une marque X ou Y et qu'il viennent chez nous ou un jean qu'ils vont trouver de marques chez nous. H c'est pour ça qu'on a quand on parlait tout à l'heure de de de mes collègues de Kiabiille ou de Gémeau, évidemment on peut aujourd'hui quand vous êtes habillé, vous n'êtes pas monomarque avec une seule marque. En général, les gens croisent un peu les choses.

Quand je vais acheter un jean chez moi, je peux je peux aussi faire une très belle action en ayant en achetant de la lessive, en achetant autre chose ou une pâte à tartiner qui est moins chère parce que je vais acheter ça. C'est aussi ça l'équilibre nous et notre force, c'est que dans le parcours du client, on peut leur proposer tout pour la maison et tout pour les besoins. Donc on est là-dessus un modèle un peu hybride par rapport aux autres.

C'est ça qui est intéressant. Après évidemment la concurrence déloyale est un vrai problème. Nous nous avons un parc de 156 magasins en France.

On a largement de quoi encore se développer. Les parcs de retail habituel sont autour de 300 magasins pour être vraiment sur toute la France. Donc on a encore une marge de manœuvre pour nous développer.

Aujourd'hui, on est attaqué effectivement dans tous les marchés. tout le monde de effort. Alors, on se retrouve un peu au milieu parce qu'on est en face de la GSA, en phase de NOS ou d'action et en face de Kiabi ou des autres.

Donc effectivement, notre zone à nous, c'est d'être surtout pas comme eux, mais d'être différentiel par rapport à eux. Donc moi, je veux pas ressembler à Kabion. Donc je veux pas chercher à être par exemple dans des tout petits prix de produits chinois ou autres parce que c'est pas mon cœur de métier.

Moi je vends des marques déstockées. La peut-être la le premier sujet et le seul risque que je vois dans votre métier, c'est de continuer à trouver des marques en déstockage. Il faudrait pas que de nombreuses marques disparaissent trop vite, ce qui est un peu le cas actuellement au textile par exemple.

Oui. Donc en fait votre B Disney est quand même accroché aux marques nationales ou aux grandes marques. Bien sûr, bien sûr.

D'accord. Moi, je suis vraiment un partenaire. J'ai des marques que je ne peux pas vous citer là qui je suis partenaire avec eux depuis 20 ans.

Je suis un déstockeur de leur de leur marque par exemple de lingerie. J'achète tous les ans avec ces personnes qu'on qu'on connaît bien où il y a un fort respect dans le business. Ça leur permet aussi de prendre des risques.

C'est aussi pour ça que c'est intéressant. C'est pour ça quand on parle de partenariat équilibré, nous on aime bien ça avec cette marque de lingerie. De temps en temps, il dit moi je vais prendre des risques, je vais me développer sur un pays où je vais acheter de nouveaux modèles.

Est-ce que tu me suis si jamais j'ai trop de stock ? Bien sûr, je dans ce cas-là, si tu as trop de stock, moi ça m'intéresse de pouvoir le récupérer pour le vendre. Donc on est vraiment aussi dans un équilibre de pouvoir aider les partenaires et les marques à aussi se développer.

Il y a parfois jamais arrivé d'avoir une marque qui avait eu un problème, qui avait dû fermer un pays, bah je peux l'aider à déstocker ce stock. C'est pour ça qu'on est dans un partenariat très différent. Nous, on narrive pas à la fin quand les entreprises vont mal.

On essaie d'être tout le temps près des entreprises. Très bien. Est-ce que tu as Est-ce que madame la rapporteur a d'autres questions ?

Et donc que les marques vivent longtemps. Les que les marques vivent longtemps. Oui.

Oui. Vous êtes Moi, je voulais rebondir là-dessus parce que Nose nous a expliqué quand même qu'il vivait aussi du fait que c certaines marques fermaient enfin je pense à Promode puisqu'il a évoqué Promode je crois. Non, Promode leur dit pas ça malheureux.

Promode est très en forme et se redéveloppe très bien. J'ai dû parler de Pinky peut-être. Pardon Pinky, excusez-moi.

Non, c'est possible surtout je suis Non non non. Ben oui, alors je rectifie si c'est pas promode par j'ai parlé j'ai parlé trop vite, j'ai fait ça de mémoire et j'ai pas du tout. C'est vrai qu'on peut se perdre c temps-ci, il j'ai pas relu mes notes et donc je le dis de cette manière et Camailleux ont disparu du marché.

Effectivement, il y a eu un gros déstockage. Donc excusez-moi, c'est moi qui me trompe, c'est Camailleux, c'est voilà. Et donc il a évoqué Camailleux et en expliquant que c'était pratique enfin que ça a été intéressant pour lui parce que il a eu une grande partie des stocks et donc il avait tous les produits euh qui constituaient peut-être pas tous hein, peut-être que vous en avez eu aussi mais en tout cas une partie des produits qui constituaient ces stocksl.

Donc je dis ça parce que lorsque vous dites "C'est intéressant pour nous d'avoir des marques euh qui tiennent le coup", c'est aussi intéressant pour vous d'avoir des marques qui ferment qui ferment boutique parce que vous récupérez leurs inventes. Alors nous Camaillot, on en vendait depuis 15 ans. Donc on est plutôt triste qu'ils aient disparus parce que c'était une partie d'un business qui était important pour nous.

D'accord. J'ai on a effectivement quand malheureusement cette entreprise a fermé, on a bénéficié d'un achat de stock également. On nachète pas tout à fait les mêmes stocks avec l'entreprise NOS.

Nous, on achète plutôt des stocks qui par exemple on a une marque Esprit, vous connaissez peut-être qui était une marque allemande qui a disparu aussi malheureusement. Nous, on est allé acheter le stock qui était le stock qui était dans l'entrepôt digital donc qui n'avait jamais été en magasin. D'accord.

Donc c'est une qualité de stock qui est meilleure. Mais oui, eux ont acheté un stock qui venait de magasin belge qui est un stock qui avait déjà été longtemps dans les magasins, déjà porté beaucoup. Donc nous, on nachète pas nous non plus la même qualité de stock avec N.

Eux sont effectivement plutôt sur des stocks qui sont en fin ou entreprises qui sont en difficulté. Nous, je vous l'ai dit, c'est plutôt des entreprises avec lesquelles on travaille longtemps ou des déstockers qui nous J'ai une marque américaine par exemple, on est un gros déstockeur de leur marque en France que je ne veux pas citer parce qu'ils veulent pas qu'on les cite. Ça fait 20 ans qu'on est avec eux et on est le seul déstockeur en France physique qui peut vendre cette marque américaine.

D'accord. et euh et on leur vend chaque année. Vous l'aurez mon voisin me sou me souffle les marques au fur et à mesure hein, je tiens à le dire.

Un habitué [rires] en tout cas, il maîtrise pour mettre par écrit en tout cas. Il maîtrise bien votre magasin. Moi j'ai une question sur la fin sur la fin des stocks, j'allais dire.

Il vous arrive de refuser des stocks ? Évidemment. Évidemment.

Enfin, ça semble évident. Moi, ça me semble pas si évident. Qu'est-ce qui se passe de tous ces produits qui ne trouvent pas de place chez des déstockers ?

Peut-être que d'autres stockurs de de moindre j'imagine que vous aussi vous avez des gammes de déstockage, vous venez de nous l'expliquer peut-être de moindre gamme va les prendre mais est-ce qu'il arrive qu'il ait des produits qui les raisons du refus en général c'est que soit le stock est pas suffisant pour être intéressant pour nous c'està-dire qu'on peut pas le mettre au moins dans 50 magasins. Donc c'est des tout petits stocks parfois euh soit effectivement il y a il peut y avoir des problèmes de qualité ou de traçabilité des origines et donc on veut pas prendre de risque là-dessus. Euh soit dernièrement, c'est parce que le prix n'est pas adapté à notre besoin et hors marché pour nous.

D'accord. Et vous savez ce que ce qu'ils font de ces stocks là qu'il ne réussissent pas en général, il est proposé, vous savez, sur le marché. Donc après, il y a pas que nous comme des stockers.

Donc c'est ça, c'est que d'autres desstockers vont aller les chercher. C'est ça que vous dites. Et qu'il y a toute une gamme de prix en fonction des la gamme de produits que vous mettez en vente, y compris dans le déstockage.

Exactement. Il y a des il y a des marques qui ont qui fixent des minimums de prix qu'ils veulent atteindre que par qui parfois nous intéressent pas parce que c'est trop cher et qui ferait qu'on sortirait de l'équilibre budgétaire du panier moyen de nos clients. Donc on veut pas.

C'est quoi le panier moyen de vos clients à peu près ? Allez on va dire une trentaine d'euros ce qui est largement au-dessus de concurrent comme action par exemple. C'est moins élevé pour action.

Ah bah oui c'est normal les prix sont pas les mêmes. Je sais pas j'ai aucune idée. Action et vouteur.

Bon je le saurai une fois qu'ils seront passé. vous en parlera, c'est le roi du moins de 5 €. Euh oui, mais après ça ne dit rien du panier moyen ça hein.

Il peut y panier est beaucoup plus élevé mais nous c'est pas du tout notre notre cible. C'est pour ça qu'on est plutôt complémentaire. Moi je suis ravi d'être à côté d'un action parfois parce qu' il apporte une clientèle qui vient chercher tel ou tel produit et moi je peux être complémentaire avec tel ou tel autre produit.

Est-ce que vous partagez votre clientèle vous pensez avec les grandes surfaces traditionnelles ? Je vais m'expliquer en fait je vais expliquer ma question. Est-ce que dans la segmentation de la clientèle, il y a une partie de la population qui ne va pas en grande surface, mais qui par contre vient chez vous, va chez Action, va chez NOS et cetera et va ailleurs au marché pour faire ses courses ou chez Lidl ou dans d'autres euh dans chez d'autres distributeurs mais ne vont pas dans les quatre ou cinq grandes marques distributeurs connu.

Vous avez rencontré, je crois plusieurs personnes. Je crois que tout à l'heure il y a Guillaume d'Aras qui sera là. Il y a évidemment une part de la population aujourd'hui qui pour des raisons budgétaires ou de pouvoir d'achat peut avoir une réponse en grande distribution alimentaire mais aussi dans les marchés parallèles comme nous.

Vous parlez du marché effectivement c'est un un sujet très très intéressant parce qu'on retrouve beaucoup de choses sur le marché également et nous sommes comme les distributeurs, discounter et des stockers en général une réponse à une petite partie, je pense pas tout mais une partie des achats. Moi en textile par exemple quand les gens aiment les marques ou en tout cas une réassurance par rapport à des marques, c'est vrai que les acheter en déstockage chez moi, même s'ils sont d'une saison décalée parce qu'en général pour être très clair, mon déstockage c'est la saison d'avant. Moi, j'ai pas la dernière saison tout de suite, mais acheter un jean qui a un an, est-ce que c'est très grave pour une partie ?

L'important, c'est d'avoir telle ou telle marque qui est assez fondatrice un peu de l'image aussi des gens. Euh donc moi, je suis pas concurrent de la grande distribution de ces moments-là. Je le suis forcément quand je m'attaque au sujet alimentaire, quand je vends des pâtes, un petit peu de pâtes ou un petit peu de gâteau ou de goûter, forcément, je suis un peu concurrence concurrence avec elle.

Mais euh moi je le fais que sur comme j'ai pas un un sourcing et un approvisonnement stable, moi je peux vendre deux palettes de telle ou telle pâte à tartiner puis après j'en ai plus. Donc les clients viennent plutôt chercher les arrivages qu'on disait tout à l'heure déstockés que être sûr d'avoir des produits toute l'année. Moi je peux pas leur assurer que j'auraiis de l'Ariel tout le temps.

Oui oui bien sûr j'ai compris. Mais donc euh moi ce que je voulais savoir c'est est-ce que vous vous adressez à une typologie de clientèle qui ne pratique pas le commerce plus traditionnel de grande distribution ? Elle est pas ciblée ou cité comme ça ?

Il est possible qu'effectivement on a une part de cette de population qui préfèrent venir acheter chez nous des des coûts des d'arrivage. Après vous savez de la lessive c'est où le produit des PGC c'est des produits qui peuvent se conserver donc on peut faire des stocks, on peut faire des choses comme ça. Oui oui, je j'entends mais ça nous avait été dit au début de nos auditions en fait qu'une partie de la clientèle en France à peu près 30 % ne fréquentait pas la grande distribution et donc avait des circuits alternatifs parallè des circuits alternatifs effectivement pour cette population.

Est-ce que c'est 30 % ? Je sais pas honnêtement. C'est ce qui nous a été dit lors de l'une de nos de nos auditions.

Très bien. Ben écoutez, moi je vous remercie. Je n'ai pas d'autres questions.

Je vais vérifier que de petites questions complémentaires. Quelle est la part donc du PGC des PH dans votre dans vos dans vos résultats en fait ? Est-ce que pour vous c'est un c'est une part importante ?

Parce que c'est vrai qu'on a beaucoup parlé du textile, même de la maison, mais finalement on a un peu le sentiment en vous écoutant que que tout ce qui est DPH c'est un peu voilà, c'est c'est ça a une moindre importance. Alors ça n'a pas de moins d'importance. Ça représente la totalité des produits des produits de grande consommation doivent représenter 25 % de notre chiffre.

Ouais. Donc c'est pas neutre mais c'est pas ce sont pas forcément alors une partie de ces produits apporte un trafic mais c'est pas ça qui est la clé du trafic de Stocoménie. C'est d'abord le textile ou le bazar qui est notre clé de trafic.

Ça par contre ces produitsl sont importants parce que ils sont souvent à la fin du parcours du magasin et apportent des du panier et de la transformation. Donc quand effectivement quelqu'un a fait genu est venu acheter du textile ou autre, si en passant il peut acheter un goûter pour ses enfants et acheter un produit d'entretien, c'est toujours un plus pour nous. Et effectivement, on est devenu de de plus en plus sur des produits qui sont destinataires aussi pour quelques personnes.

Vous parlez 30 %, je connais pas le chiffre, mais effectivement, il y a des gens qui viennent acheter leurs produits d'hygiène notamment quasiment chez nous. Quand on a des marques comme l'Oréal qui sont des stockages, forcément il y a des gens qui sont très intéressés pour venir les chercher. Est-ce que vous avez l'impression que vous avez eu plus de clientèles depuis l'encadrement des promos des PH paralim ?

Alors moi je ne suis là que depuis un an et quelcadement prom 2019 2020 19 et 221 après en modification game 2. En tout cas ça a pris l'importance chez nous un peu plus. sera intéressant si vous arrivez à le revoir, à le constater dans vos chiffres.

Est-ce que il y a eu finalement un déport en 4 ans puisque à entendre les distributeurs traditionnels vraiment on leur a fait une mauvaise mauvaise voilà enfin en tout cas c'est ça a été très très compliqué c'est très compliqué pour eux depuis l'encadrement du DPH pense parce qu'il arrive pas à reporter les marges qu'il faisait voilà mais en tout cas si vous vous avez des chiffres sur votre activité sera intéressant pour nous de le mettre un peu en en comparaison et puis une dernière petite question est-ce que au final, vous vous envisagez aujourd'hui de vous remettre aussi dans le e-commerce ou pas du tout en fait ou vraiment vous voulez garder cette substance que vous disiez tout à l'heure, c'est ce contact physique et ce qui n'est pas ce qui n'est pas contradictoire. Vous pouvez garder vos magasins et faire en plus du pour faire de l'omnicalité comme c'est souvent le sujet ou du click and collect. Nous aujourd'hui notre force c'est nos magasins.

C'est vraiment on a des magasins qui sont puissants quand on ouvre. On est vraiment très reconnu par souvent en plus je je je le dis parce que moi je le vois chez moi c'est souvent bien placé avec des facilités de stationnement avec voilà donc c'est assez pratique on n'est pas toujours dans la zone on n pas en centre-ville du tout on est vraiment des gens de périphéri on est provincial on est par exemple on a que 10 10 magasins autour de Paris c'est pas beaucoup et jamais en centre-ville on reste assez loin sur les périphéries c'est aussi parce que notre modèle demande à avoir des loyers qui soient relativement raisonnables. Moi, je peux je peux difficilement me payer les zones principales dans ces cas-là.

C'est le rôle de tous les les déstockers discounter en général. Ça fait partie du modèle. Pardon, sauf action.

Sauf action maintenant. Mais au départ, il a commencé comme nous par les périf donc e-commerce peut-être. Et alors le e-commerce c'est un sujet, on en a eu un à un moment donné.

Il y a deux sujets pour nous qui on l'a arrêté il y a un an et demi. Il y a deux sujets pour nous qui sont importants dans l'e-commerce. Il faut une fiabilité des stocks qui soit parfaite.

Quand je fais une promesse à mon client de lui vendre un maillot du PSG, je peux pas lui vendre un maillot de Marseille à côté. Et souvent nos référencements, comme c'est du déstockage, c'est un référencement qui n'est pas au détail du produit. Moi, je suis pas spécialiste.

Donc moi, je vais acheter à une je vais mettre une référence pour tous mes t-shirts. J'ai pas forcément de t-shirt jaune bleu avec une référence différente. Donc ça voudrait dire beaucoup d'investissement dans la partie digitale qui pour nous aujourd'hui clairement n'est pas rentable.

D'accord. C'est pour ça vous avez nos marches sont très petites aujourd'hui. Les allers-retours des produits et puis les abus clairement.

D'accord. C'est intéressant. Donc ça veut dire que le digital a euh implique des coûts logistiques et des coûts d'accord plus important.

Très important. Bien sûr. OK.

D'ailleurs, vous vous voyez c'est très souvent on est 100 % pur player enfin soit 100 % digital 100 % physique. Il y a quelques grandes chaînes qui font de l' ce qu'on appelle l'omnicanal et qui sont de sur l'omnicanal parce qu'ils ont des référencements courts. Moi j'ai 20000 références en magasin.

Euh c'est compliqué de d'imaginer dire à nos clients, vous pouvez acheter tout. Alors je pourrais limiter une partie du stock mais bon après c'est toujours très compliqué. Faut un entrepôt, faut une supply chaîne particulière.

Il y a aussi un abus qui un abus consommateur 7 ans en 6 et j'achète quatre paires de chaussures, je renvoie trois. Ça coûte très cher au chou. Je pense que beaucoup de sites pur player sont en difficulté à cause de ça.

C'est vrai. Des renvois. Ouais.

D'accord. Il le facture maintenant pour plus ou de plus en plus. Oui.

Oui. J'ai vu que c'était une nouvelle une nouvelle manière de répondre à ce phénomène sur nos amis des nos amis asiatiques. Estce qu'ils ne reprennent rien.

C'est vrai. C'est vrai. Mais c'est plus compliqué quand même chez eux. c'est plus compliqué d'obtenir les remboursements et cetera.

Peut-être que les gens jouent moins à ce jeu-là avec les plateformes asiatiques. Pour l'instant, ça se voit pas encore dans les chiffres. Ouais, mais j'aimais j'aimerais bien que ça se passe comme ça, évidemment. [rires] Très bien.

Ben écoutez, moi pour ma part, vous avez répondu à toutes mes questions et je vous en remercie. D'accord. Est-ce que de votre part il y a un sujet que vous souhaitiez évoquer et que nous n'aurions au moins une remarque complémentaire que vous que vous voulez porter à notre connaissance ?

Je je vous l'ai dit voilà, c'est ce sujet de concurrence loyale qui pour nous est très important. Je connais évidemment bien beaucoup d'acteurs du métier du retail, beaucoup de marques qui ont disparu aussi euh de fondateurs qui sont bagarés beaucoup pour tenir leur marque. Je pense qu'aujourd'hui votre responsabilité enfin vis-à-vis de nous, c'est de nous mettre dans une concurrence ou dans un marché ou un business qui soit sans concurrence desloyales.

Évidemment, nous on est très fier de d'être en France, on est très fier d'y rester. On est encore, j'espère, de très très longues années en France ici. Moi ce que je voudrais c'est pour dire à mes salariés tous les jours qu'on qu'on navigue dans un environnement concurrentiel stable pérenne qui fasse que chacun c'est pour ça que je le redis moi je ne suis pas anti nouveau concurrent vous allez vous allez rencontrer vous de batteurs que je connais qui est d'action qui sont des gens qui font très bien le métier aussi c'est juste qu'on soit dans la même concurrence les mêmes contrôles, la même réglementation fiscale réglementaire moi mes produits sont tous contrôlés j'ai 10 personnes en qualité qui ne font que ça j'aimerais bien que ce soit dans le même environnement donc s'il vous plaît mettez-nous dans une concurrence loyale, aidez-nous à le faire, ça serait important aussi bien en Europe qu'en France.

Dis, c'est ce que nous disent les grands distributeurs. À votre égard, s'il vous plaît, mettez-nous dans une concurrence loyale puisque nous devons respecter les 35 % de réduction. Donc, nous ne pouvons pas faire des prix qui soient concurrentiels des déstockers sur l'encadrement des promos.

Et donc, nous avons affaire à une forme de concurrence des loyales. Alors, madame la rapporteur, je suis aussi soumis un tout petit peu au loyal. dans le même sujet sur la partie alimentaire et PGC quand je négocie des choses je suis aussi dans la loialimme si je suis à la fin du système moi aussi je fais attention à ça non mais sur sur les DPH bon vous avez compris que les DPH sont un sujet vraiment un irritant l'encadrement des promos DPH est un irritant particulier avec les distribuir vous allez en reparler tout à l'heure je pense.

Ouais. Quel peut-être au vu de ce que vous venez de dire, la concurrence des loyales, vous la ressentez vraiment de la part des la asiatique. Vous ne la ressentez pas d'autres concurrents européens ?

Parce qu'on pourrait se dire que les coûts de production, je sais pas moi, en Espagne ou ailleurs sont un sujet donc qui est important et vous avez raison madame la présidente parce que on a entendu dire assez facilement que si la France mettait en place des lois un peu plus protectrices, il suffirait d'avoir un entrepôt en Espagne ou proche de la France. pour passer par les lois, faut que les lois européennes suent évidemment les lois françaises si on protège. Sinon, c'est trop facile de faire un entrepôt aux portes de la France et de pouvoir irriguer le marché français en passant une fois arrivé sur le sol sur le territoire européen et arriver comme ça.

On l'a vu et c'était une discussion qu'il y avait avec des plateformes internationales. Donc ça c'est un vrai danger pour nous aussi. Donc il faut vraiment que les lois européennes et françaises s'associent ou aillent dans le même rythme à peu près.

Les légalim européen notamment. Exactement. Après non, puisque tous les gens qui sont en concurrence aujourd'hui en France ou en Europe, on les connaît, on est dans le même système et il y a pas de sujet.

Moi quand je me bagarre avec des gens comme showroom sur des achats de stock et de l'eau, on sait qu'on va avoir les mêmes contraintes, les mêmes environnements réglementaires. Donc, il y a pas il y a pas de sujet là-dessus. Après, c'est au meilleur de jouer, c'est le sujet la concurrence loyale qui est tout à fait logique chez nous.

Et euh donc moi j'ai pas de thématique avec ça dans le non alimentaire. Quand la GSA veut faire des des opérations commerciales, bah ils sont un peu concurrents avec nous aussi. Donc c'est pas de sujet non plus.

Très bien. Et ben merci beaucoup monsieur pour cette échange. Merci à vous.

Merci. C'était très intéressant.

Marges de la grande distribution : audition de Philippe Thirache — Anne-catherine Loisier · Pourquijevote