Public Sénat - Nicolas Dupont-Aignan invité de l’Épreuve de Vérité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
La menace terroriste fait irruption dans la campagne avec ces arrestations à Marseille. Est-ce que vous aviez été informés des risques ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Ce sujet ne va pas s'imposer désormais jusqu'à la fin de la campagne ?
- 1:17OuverteÉludée
Est-ce que vous feriez un lien entre le terrorisme et l'immigration comme Marine Le Pen ?
- 1:53RelanceRéponse partielle
Vous dites qu'avec vous on serait mieux protégés. Avec qui d'autre le serait moins ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Sur le lien entre immigration et terrorisme, qu'est-ce que vous dites ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Vous avez un meeting demain au Cirque d'hiver. Avez-vous pris des mesures de sécurité supplémentaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« Oui, nous avions été informés des risques. »
- 1:57Invité politiqueChiffre
« François Fillon, Premier ministre, a supprimé 40 000 postes de militaires et 10 000 postes de policiers et de gendarmes. »
- 2:57Invité politiqueFait
« J'avais mis en garde sur les terroristes qui pouvaient se glisser parmi les migrants. »
- 3:56Invité politiqueChiffre
« François Hollande avec M. Macron ont supprimé encore 20 000 postes de militaires. »
- 6:33Invité politiqueFait
« Les achats publics, obligation de 75% d'achats publics, ça existe aux États-Unis et au Japon. »
- 6:46Invité politiqueFait
« L'impôt sur les sociétés divisé par deux si vous investissez sur le territoire national, ça existe aux États-Unis. »
- 13:50Invité politiqueChiffre
« Dernier sondage IFOP, ma cote de popularité et de confiance est à 41%. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- ?11 %
- Présentateur7 %
- Invité6 %
- Invité 24 %
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—
Bonsoir, M. Dupoignan, et merci d'être avec nous. La menace terroriste fait irruption dans la campagne, vous l'avez constaté, avec ces deux arrestations à Marseille d'individus qui apparemment s'apprêtaient à passer à l'acte. Est-ce que vous aviez été informés, vous, des risques
?
—
Oui, nous avions été informés des risques. Mais vous savez, j'ai toujours pensé que la France étant en guerre, le risque était permanent. Et je regrette d'ailleurs
que
pendant cette campagne, on ait si peu parlé des questions de terrorisme et des questions de sécurité, comme si, après les massacres du Bataclan de Nice, la France était entre parenthèses. Non. Et
c'est dommage. — Est-ce que ce sujet ne
va pas justement s'imposer désormais jusqu'à la fin de la campagne ? —
Je
le souhaite.
— Ah, vous le souhaitez. —
Je souhaite qu'il s'impose parce que la France est en danger. Les Français sont en danger car les mesures
n
'ont pas été prises. Et c'est pas nouveau d'ailleurs. Et les projets sont très différents. Entre mon projet et les mesures que j'ai énormément travaillées sur la sécurité et ceux de certains, je crois qu
'il y
a une grande différence. —
Et
justement, je demande aux Français de lire les projets avec attention car ce ne sera pas la même chose d'être gouverné avec les mesures que je propose et avec les autres. — Ah, monsieur Francis.
— Est-ce que vous feriez, Nicolas Dupont-Aignan, un lien comme Marine Le Pen hier entre le terrorisme et l'immigration ? Est-ce que vous iriez aussi loin qu'elle quand elle dit « Avec moi, il n'y aurait pas eu un Mohamed Merah, il n'y aurait pas eu les attentats du Bataclan ».
— Écoutez,
je crois que l'affaire est suffisamment grave
pour
que... En tout cas, moi, je ne le fais pas
pour
dire « Avec moi, ça aurait été parfait ».
En
revanche, je pense que l'obligation de moyens
n
'a pas été prise par beaucoup de gouvernements successifs.
Et
quand je vois certains donner des leçons... —
Donnez des noms parce que vous ne donnez pas
de noms pour l'instant, par exemple.
Vous dites qu
'avec vous, on serait mieux protégés. Avec qui d'autre, on le serait
moins ? — Écoutez,
je constate que François Fillon, Premier ministre, a supprimé 40 000 postes de militaires et 10 000 postes de policiers et de gendarmes. Et je constate que François Hollande avec M. Macron ont supprimé encore 20 000 postes de militaires et n'ont pas vraiment réussi à compenser les gendarmes. Et maintenant, ces personnalités, ces candidats nous donnent des grandes leçons de sécurité. Je dis « Ça suffit ». Et moi, j'ai un projet politique qui est de recruter 50 000 militaires. Et bien avance cet attentat. Je l'ai depuis des mois. Je l'ai même depuis des années. De revenir au niveau militaire de 2007.
Car on ne peut pas assurer, et c'est un point grave, la sécurité du pays avec les forces militaires qu'on a malgré leur dévouement exceptionnel. —
Sur le lien, pardon, entre l'immigration et le terrorisme, qu'est-ce que vous dites là-dessus
?
— Je dis qu'il y a, bien évidemment, et je l'avais examiné en allant sur l'île de l'Eros, et j'avais mis en garde sur les terroristes qui pouvaient se glisser parmi les migrants.
C
'est une évidence. Pour autant, tous les terroristes n'ont pas été des migrants. Et je crois que dans ces affaires graves... — On parle
là de personnes à
Marseille, justement, nées sur le sol français. —
Pour ces affaires graves, il faut éviter les polémiques inutiles. Moi, je veux rassembler les Français. Je veux rassembler les Français et prendre les mesures qui s'imposent.
Et
on les connaît. On sait ce qu'il faut faire. Et on ne le fait pas depuis des années.
— Alors vous êtes en meeting demain soir au Cirque d'hiver à Paris. —
À 18 heures. — Est-ce que vous avez
pris des mesures de sécurité supplémentaires ?
— J'imagine que des mesures sont prises. J'imagine que les autorités de l'État assurent la protection des meetings et des candidats. —
Vous aviez été informé la semaine dernière sur ces menaces ? — Oui, oui. Mais qu'est-ce que vous voulez ? Vous savez, dans la
vie... — Vous assumez ces menaces.
—
On assume toutes les menaces. Ce qui est important, c'est de prendre les mesures. Et je voudrais revenir sur un exemple très précis. J'ai été moqué. Oh, qu'est-ce que j'ai entendu quand j'ai demandé qu'on isole les djihadistes dangereux.
J
'ai été moqué. —
Vous avez même changé cette proposition. Vous aviez
proposé d'abord à Guylaine et désormais sur les îles
Kerguelen. —
Oui, parce que j'ai blessé les Guyanais.
Et
je n'aime pas blesser des ultramarins qui n'ont rien demandé. Et j'ai reconnu mon tort. Et comme, en plus, j'ai vu qu'à Le Kerguelen,
il
y avait des baraquements tout à fait possibles pour accueillir les djihadistes. Et qu'est-ce que j'ai été moqué ? Mais je vois que ce gouvernement laisse revenir dans notre pays
des
gens dangereux. Certains sont en liberté. D'autres sont dans des prisons 4 étoiles. Je trouve ça inacceptable. Alors je ne suis pas pour le rétablissement de la peine de mort. Mais à partir du moment où on n
'a
pas la peine de mort, je demande que les djihadistes qui reviennent sur notre sol, s
'ils
ne sont pas étrangers. Sinon, il faut bien sûr les expulser. S'ils sont binationaux, il faut les déchoir de la nationalité française.
—
Ils font tous l
'objet d'un suivi
judiciaire serré, vous le savez.
— Non,
ce n'est pas vrai. Ça, ce sont des mots. La réalité, ce n'est pas ça. Et tous les spécialistes des services secrets et des services de sécurité vous diront qu'ils font le maximum. Et je les remercie. Et il faut les remercier, là, pour ce qu'ils ont fait. Mais
compte
tenu des faibles moyens de l'État
et
de l'ampleur des retours, le danger, c'est qu'il y en ait un qui passe à travers les mailles du filet. Et heureusement, j'allais dire, grâce à Dieu, il n
'y
a pas eu d'incident et de drame. Mais moi, la responsabilité d'un candidat à la présidentielle, c'est qu'on se donne les moyens. Et les moyens ne sont pas donnés.
— Alors on l'a noté. Alors on va revenir maintenant à votre programme économique. —
Voilà.
Dans le monde de ce soir, 25 prix Nobel d'économie lancent un appel très clair et très fort
à
résister au programme anti-européen. Ils disent « L'Europe a besoin, la France a besoin de la solidarité européenne. Et très clairement, toutes les politiques isolationnistes, protectionnistes mènent à la catastrophe. Elles mènent à des rétorsions, à des guerres commerciales. Et au final, c'est la France qui en sera victime. Est-ce que vous vous sentez visé, d'abord ?
— Pas du tout, parce que d'abord, ils n'ont pas assez lu mon programme,
le
protectionnisme incitatif. Dans mon programme,
il
n'y a
que
des mesures qui ont existé ou qui existent et qui ont marché
dans
des pays
qui
respectent les règles de l'OMC.
Les
achats publics, obligation de 75% d'achats publics, ça existe aux États-Unis et au Japon.
Le
fonds de relocalisation, c'est-à-dire 10 milliards d'euros pour aider les entreprises qui rapatrient des usines et les inciter à aller dans des zones rurales ou des villes moyennes, ça existe au Japon. L'impôt sur les sociétés divisé par deux
si
vous investissez sur le territoire national, ça existe aux États-Unis. Toutes les mesures que je propose sont des mesures qui visent à relocaliser l'emploi,
à
éviter le chômage de masse sans tomber dans un protectionnisme de rétorsion. — Et la monnaie unique ? La monnaie unique, elle est une calamité, tout le monde le sait. J'aimerais bien voir d'ailleurs
où ces prix Nobel... — Certains la défendent, oui, quand même. D'autres candidats,
elle est Nobel.
— Bon
courage. J'aimerais d'ailleurs voir s'ils ne travaillent pas dans certaines banques, ces prix
Nobel. — Ils expliquent qu'ils ne font pas des ménages dans les banques. — C'est très différent
de n'être jamais rentré dans l'euro et
de vouloir en
sortir.
Mais je
ne suis pas...
J'ai évolué sur ce point. Et je propose une solution qui est raisonnable, qui est la monnaie commune, que propose Jean-Pierre Chevènement, que proposent beaucoup d'experts,
qui
est tout simplement de la flexibilité. Car tous les prix Nobel, et je peux vous sortir des dizaines de prix Nobel, qui vous diront que l'euro tel qu'il est est en train de dynamiter l'Europe... — Ces
prix Nobel, ils disent qu'on en a assez d'être instrumentalisés par des candidats. — Oui. Ben eux, en tout cas, ils sont instrumentalisés
par certains candidats. Ils sont instrumentalisés... Excusez-moi, je finis. — Les 25 ? — Il y a... Oui, bien évidemment. Par ceux qui ont un bilan accablant,
qui
ont des millions de chômeurs sur les mains, qui vivent de privilèges et qui croient qu'on peut continuer comme ça à affaiblir les peuples et à les rendre dans la misère. Alors moi, je vous le dis clairement. Je ne suis pas...
Et
il faut être clair. C'est le sens de ma candidature. Je ne suis pas, comme M. Mélenchon, pour le délire fiscal. Je ne suis pas, pour Mme Le Pen, par exemple, pour la taxe sur les importations. Parce que, oui, la taxe sur les importations entraînerait des rétorsions.
— Alors une question... — En
revanche, je finis ma phrase. Je suis convaincu
qu
'il existe une voie intermédiaire pour protéger notre pays, relocaliser un million d'emplois, en créer un autre, sans être naïf dans la mondialisation.
— D'accord. Guillaume... — Alors,
créer l'emploi, redynamiser le tissu économique, est-ce que la monnaie commune que vous proposez, c'est pas simplement de la complexité ? On est une petite entreprise... —
Ça
ne changera rien. — Je ne sais où en France.
Est-ce qu'elle ne va
pas...
— Ça ne changera
rien.
— Est-ce que ça changera
pour elle au quotidien
? — Rien. En revanche,
je vais vous dire... — Alors quel
intérêt, du coup
?
— L'intérêt, c'est que quand vous avez, par exemple, l'affaire de la Grèce, au lieu d'imposer aux Grecs des souffrances considérables
et
d'exposer l'épargne
de
nos Français,
des
Allemands, des Français, eh bien la Grèce aurait dévalué sa monnaie de moitié. Nous aurions ainsi évité de garantir des dizaines de milliards qui pèsent sur l'épargne des Français et nous aurions évité de mettre en péril un pays. Voilà. — D'accord. — Mais c'est pas que ça. Je vais vous dire, l'enjeu aujourd'hui,
l
'enjeu aujourd'hui, c'est de donner de l'air à nos PME.
C
'est de baisser les charges pour ceux qui investissent en France. C'est de simplifier la vie des entreprises. Et parallèlement,
de
taxer les multinationales qui payent moins d'impôts, qui se font du beurre sur le dos des PME. Regardez Uber. Uber, c'est incroyable.
— 3 milliards de
pertes.
— Uber, 2
,8... Vous avez tout à fait
raison. — Uber.
— 2,8 milliards de pertes.
Et
pourtant, est en train de tuer la concurrence. Ce sont des entreprises dominatrices qui ne payent pas d'impôts, qui sont en train d'assécher
les
contribuables. Et en conséquence, c
'est
les PME,
les
artisans, les commerçants, les TPE qui sont accablés. Eh
bien
moi, je veux prendre aux grandes entreprises et rendre aux petites.
—
Un
exemple concret. Si vous étiez au pouvoir, que feriez-vous aujourd'hui pour les salariés de Whirlpool, Damien, qui ont manifesté à Paris contre la délocalisation de leur usine en Pologne
? — Eh bien avec les mesures que je propose. Les mesures que je propose. Whirlpool n'aurait pas délocalisé parce qu'en investissant en France, il aurait eu un bonus fiscal considérable. Premier point. Deuxième point. J'arrête de donner 8 milliards d'euros à l'Union européenne pour financer les délocalisations vers la Pologne. La Pologne, qui n'est d'ailleurs pas dans l'euro et qui a dévalué sa monnaie pour gagner des parts de marché, le zlot. La Pologne empoche, a empoché 80 milliards d'euros en 10 ans.
Ce
qui lui a permis de concurrencer nos entreprises, d'attirer nos entreprises. Ça suffit. Et en plus, maintenant, la Pologne achète des hélicoptères américains avec l'argent que nous lui versons. Ça suffit, la naïveté française. Et je veux tout simplement
que
les intérêts de nos concitoyens, et notamment des petits qui font la vie française, qui bossent, soient défendus. Je veux récompenser le travail. Et ça, c'est curieux. Notamment en défiscalisant les heures supplémentaires. J'étais à Rungis ce matin. Et je vois bien que cette mesure...
Ça s'est mal
passé d'ailleurs, apparemment, votre... Très
bien
passé.
Il y
a
une
altercation
entre
le
patron de
Rungis...
Ah, ben j'ai
dit ma
vérité au patron de Rungis.
Pourquoi ça c'est...
Ben je lui ai dit la vérité. Il ne voulait pas que je vienne parce qu'il y
avait
la seigneurie M. Macron qui venait. Et je lui ai dit qu'il n
'y
avait pas de différents candidats. Et je lui ai dit que son comportement n'était pas républicain.
C
'est tout. Très bien.
Alors, des questions politiques maintenant, puisque vos électeurs sont très courtisés, vous le savez,
par...
Ah, tout à coup, tiens. Ah, ben, par François Fillon notamment.
On est à cinq jours, M. Dupont-Aignan, du premier tour. Et dans le camp notamment de François Fillon, on appelle au vote utile. Et certains voudraient qu'on vous appelle Christiane Taubira,
en référence à 2002.
C'est-à-dire, elle a été accusée d'avoir pris les voies
nécessaires pour
qu'il se qualifie. Est-ce que vous serez la Christiane Taubira de 2017 ? Vous savez, c'est le monde à l'envers. Est-ce que chaque voie,
Dupont-Aignan, est une voie perdue
pour l'alternance ? Vous
savez, M. Fillon, si l'on croit les sondages, et je m'en méfie beaucoup parce que je pense être bien au-delà des 5%, M. Fillon a divisé par deux son score en six mois. Passé de 34 sondages au lendemain de sa victoire à la primaire, s'offresse. Non, mais je les ai. S'offresse, 34. S'offresse. Je dis les choses précises. Donc, vos voies
viennent
de chez lui, donc.
Non. J'aimerais avoir 17% dans les sondages aujourd'hui. Donc, cela veut dire que c'est le monde à l'envers.
C
'est ce qu'on appelle la stratégie du bouc émissaire. Mais vous savez, les Français
sont
des gens sages. Et si les Français se sont détournés de M. Fillon, c'est parce qu'ils n'acceptaient pas un certain comportement.
Et
je dis aux Français, le vote utile, le fameux vote utile dont on leur parle, on leur parle aussi pour M. Macron.
Si
c'est le vote utile
pour
des politiciens à recycler, alors oui, c'est un vote utile. Ce sera le vote
utile
pour recycler des hommes qui ont gouverné pendant 20 ans et qui ont mis le pays par terre.
Et
ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes
qui
vont les résoudre. En revanche, si c'est un vote utile pour les Français, vraiment, eh bien je ne crois pas que ce soit le vrai vote utile. Et je dis aux Français
que
la seule façon de changer les choses,
c
'est de voter en fonction de ce qu'ils pensent.
J
'ai été d'ailleurs très impressionné par les sondages, parce qu'on parle toujours de certains sondages et pas d'autres. Dernier sondage IFOP, ma cote de popularité et de confiance, est à 41%. Celle de M. Fillon est à 27%.
Celle
de Mme Le Pen est loin derrière. Alors, c'est curieux, les Français me préfèrent. Et puis, à la fin, parce qu'on leur donne des sondages, on les conditionne,
ils
disent on aimerait voter pour vous, mais on a peur. Eh bien, je leur dis,
prenez
garde.
Parce
que si vous votez pour ces gens-là,
qui
vous ont abîmés pendant 20 ans, il ne faudra pas vous plaindre après. Et je propose une autre politique. Et je dis aux Français, tout simplement, votez en fonction de vos convictions. Et puis, c'est des Français qui décideront.
Jean-Français. Puisqu'on est dans la question du vote utile, au second tour. Utile à qui ? Une hypothèse qu'on ne peut pas totalement écarter. Oui. Celle d'une qualification de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Dans cette hypothèse-là, vous, vous votez pour qui ? Je ne
dis
pas, pour qui est-ce que vous appelleriez à
vous
?
Je me bats, M. Pécresse. Est-ce que vous croyez ? Je ne suis pas M. Hamon. Excusez-moi.
Vous êtes à
3,5%
dans les sondages à quelques jours de l'élection.
On ne peut pas totalement exclure que vous ne soyez pas au second tour. C'est complètement faux ce que vous dites. Vous dites des sondages, dont les sondeurs eux-mêmes. Non, mais il faut le dire,
la vérité. Que disent donc les sondeurs ? Je comprends que vous faites campagne
et votre conviction. Pourquoi les sondeurs le disent ? Dissent quoi ?
Ils disent raisonnablement,
les sondeurs disent, il faut quand même dire les choses, les sondeurs disent en privé et partout, il y a 30% de Français qui n'ont pas tranché. Dernier sondage. 15 millions de Français. 15 millions.
Vous savez, il suffit. Ici, à dimanche,
ils vont donc se décider.
15 millions. Parce qu'ils sont déçus par tous.
Mais exactement. Et je leur dis, moi qui ai eu 15 fois moins de temps d'antenne, moi qui n
'ai
jamais eu un article dans votre journal, M. Pécresse, dans les échos, moi qui n'appartiens pas à des familles politiques qui dictent leurs lois aux Français par des gros intérêts, moi qui ai eu 10 fois moins d'argent, parce que je ne vais pas faire les poches des grandes entreprises. Françaises qui ont des intérêts. Eh bien, je vous dis très clairement, malgré tout ça, dans le sondage sur le potentiel électoral, on peut voter pour lui.
J
'étais à 18%. Donc ça veut dire quoi ? Les Français
ont
toute la capacité d'éviter ce duel qui ne me satisfait pas,
pour
le dire franchement, entre M. Mélenchon et Mme Le
Pen. Si je suis candidat,
c'est pour justement offrir aux Français une alternative sérieuse. Est-ce qu'on peut un jour se débarrasser de ceux qui nous ont fait du mal ? Et on le sait. Sans pour autant partir dans le décor
avec
des programmes délirants. Parce que quand je lis le programme de Mélenchon,
je
me dis, mais attendez, il faut le lire.
Alors, qu'est-ce que vous en tirez comme enseignant ? On
va voir un de ses soutiens dans quelques minutes. Qu'est-ce que vous avez à dire sur le programme de Jean-Luc Mélenchon ?
Je
dis très clairement, moi je veux baisser de 60 milliards les impôts, parce que c'est la question clé. Lui,
il
les augmente. Lui, il les augmente. Entre 80 et 120, je n
'ai
pas tout compris, mais j'ai su, quand je prends les chiffres qu'il dit, c'est au moins 100 milliards d'impôts en plus. Je vois que M. Fillon veut augmenter la TVA, M. Macron veut augmenter la CSG, je dis que ses personnalités n'ont rien compris, que c'est la baisse d'impôts massive
qui
va permettre de relancer la machine économique.
M. Dupont-Aignan, dans un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon...
Mais je ne réponds pas, je suis candidat pour l'éviter.
Je
ne vous demande pas. Et je demande
aux
Français de l'éviter. Ce n'était pas sa
question.
Mais c'était quoi donc ?
C'est Jean-Luc Mélenchon dans un tel duel ? Le danger, c'est ce duel. Et je demande aux Français...
Non mais là, vous avez chargé un programme, celui de Jean-Luc Mélenchon. Que dites-vous de celui de Mme Le Pen ? Mais je dis que le programme de Mme Le Pen a des
excès, sinon je ne serais pas candidat. Enfin, tout
le monde me pose toujours la même question.
Le moratoire sur l'immigration,
est-ce que c
'est un...
C
'est un gadget. La fin de campagne.
C'est un gadget de fin de campagne, la réalité, c'est qu'il faut un projet sérieux sur l'immigration. Il faut contrôler les frontières, ce que ne veulent pas faire ceux qui aiment tant l'Union Européenne. Mais il faut aussi
bien
comprendre qu'il y
a
des étudiants qui viennent dans notre pays, qui n'aura jamais d'immigration.
Elle les a
exclus de son moratoire,
ce
matin. Alors ce n
'est
pas un moratoire, puisqu'il y
a
80 000 étudiants. Et donc, il faut à un moment comprendre que c'est une affaire sérieuse. Et moi,
ce
que je veux, c'est
un
plan pour réguler l'immigration, contrôler nos frontières, supprimer certaines aides sociales, et surtout aider l'Afrique. Là, l'Europe ferait mieux de se secouer pour stabiliser le continent africain.
C
'est
quand même la base de tout. Nicolas Dupont-Aignan, j'ai lu dans l'Opinion ce matin que François Fillon avait un regret. Ne pas vous avoir rappelé dans l'entre-deux-tours de la primaire. Mais que vouliez-vous lui proposer donc ? Rien, je le félicitais en républicain. Ah bon, il a cru que c'était peut-être une main tendue,
ou je ne sais pas. Une perspective autre que simplement des félicitations, ou des encouragements.
Mais vous savez, moi je me positionne, et en fait souvent les journalistes ne me comprennent pas.
Je
suis une sorte d'incompris de la vie politique par le milieu journalistique. Mais
non,
mais non,
mais non.
Vous ne comprenez
pas, je finis ma phrase, que je fais ça avec sincérité.
Oui.
Je fais ça parce que j'ai vu mon pays se désagréger depuis 20 ans, parce que des mauvaises décisions ont été prises. Vous savez,
je
veux que la France récupère ses leviers du pouvoir pour protéger son industrie,
pour
contrôler ses migrations, pour rétablir la sécurité.
Je
n'ai pas d'opposition personnelle aux uns et aux autres. Je n'accepte pas que des gens à Bruxelles prennent les décisions à notre place.
Très bien. On a compris votre message. Vous avez pu le répéter abondamment, y compris d'ailleurs dans les colonnes des échos, Nicolas
Dupoyant. Rarement. Mais un jour, peut-être,
aurai-je une interview dans les échos. Bien sûr. Merci.
Sauf que vous dépêchez,
il reste trois jours.
Merci d'avoir été avec nous.
Nicolas Dupont-Aignan