Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 18 avril 2017 20 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & international

Public Sénat - Nicolas Dupont-Aignan invité de l’Épreuve de Vérité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    La menace terroriste fait irruption dans la campagne avec ces arrestations à Marseille. Est-ce que vous aviez été informés des risques ?

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Ce sujet ne va pas s'imposer désormais jusqu'à la fin de la campagne ?

  • 1:17OuverteÉludée

    Est-ce que vous feriez un lien entre le terrorisme et l'immigration comme Marine Le Pen ?

  • 1:53RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'avec vous on serait mieux protégés. Avec qui d'autre le serait moins ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Sur le lien entre immigration et terrorisme, qu'est-ce que vous dites ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Vous avez un meeting demain au Cirque d'hiver. Avez-vous pris des mesures de sécurité supplémentaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « Oui, nous avions été informés des risques. »
  • 1:57Invité politiqueChiffre
    « François Fillon, Premier ministre, a supprimé 40 000 postes de militaires et 10 000 postes de policiers et de gendarmes. »
  • 2:57Invité politiqueFait
    « J'avais mis en garde sur les terroristes qui pouvaient se glisser parmi les migrants. »
  • 3:56Invité politiqueChiffre
    « François Hollande avec M. Macron ont supprimé encore 20 000 postes de militaires. »
  • 6:33Invité politiqueFait
    « Les achats publics, obligation de 75% d'achats publics, ça existe aux États-Unis et au Japon. »
  • 6:46Invité politiqueFait
    « L'impôt sur les sociétés divisé par deux si vous investissez sur le territoire national, ça existe aux États-Unis. »
  • 13:50Invité politiqueChiffre
    « Dernier sondage IFOP, ma cote de popularité et de confiance est à 41%. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan71 %
  • ?11 %
  • Présentateur7 %
  • Invité6 %
  • Invité 24 %

≈ 65,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

—

0:04
Présentateur

Bonsoir, M. Dupoignan, et merci d'être avec nous. La menace terroriste fait irruption dans la campagne, vous l'avez constaté, avec ces deux arrestations à Marseille d'individus qui apparemment s'apprêtaient à passer à l'acte. Est-ce que vous aviez été informés, vous, des risques

0:18
Nicolas Dupont-Aignan

?

0:19
Locuteur

—

0:19
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, nous avions été informés des risques. Mais vous savez, j'ai toujours pensé que la France étant en guerre, le risque était permanent. Et je regrette d'ailleurs

0:28
Locuteur

que

0:29
Nicolas Dupont-Aignan

pendant cette campagne, on ait si peu parlé des questions de terrorisme et des questions de sécurité, comme si, après les massacres du Bataclan de Nice, la France était entre parenthèses. Non. Et

0:42
Locuteur

c'est dommage. — Est-ce que ce sujet ne

0:43
Présentateur

va pas justement s'imposer désormais jusqu'à la fin de la campagne ? —

0:46
Locuteur

Je

0:46
Présentateur

le souhaite.

0:47
Locuteur

— Ah, vous le souhaitez. —

0:48
Nicolas Dupont-Aignan

Je souhaite qu'il s'impose parce que la France est en danger. Les Français sont en danger car les mesures

0:53
Locuteur

n

0:54
Nicolas Dupont-Aignan

'ont pas été prises. Et c'est pas nouveau d'ailleurs. Et les projets sont très différents. Entre mon projet et les mesures que j'ai énormément travaillées sur la sécurité et ceux de certains, je crois qu

1:07
Locuteur

'il y

1:07
Nicolas Dupont-Aignan

a une grande différence. —

1:08
Locuteur

Et

1:08
Nicolas Dupont-Aignan

justement, je demande aux Français de lire les projets avec attention car ce ne sera pas la même chose d'être gouverné avec les mesures que je propose et avec les autres. — Ah, monsieur Francis.

1:17
Invité

— Est-ce que vous feriez, Nicolas Dupont-Aignan, un lien comme Marine Le Pen hier entre le terrorisme et l'immigration ? Est-ce que vous iriez aussi loin qu'elle quand elle dit « Avec moi, il n'y aurait pas eu un Mohamed Merah, il n'y aurait pas eu les attentats du Bataclan ».

1:30
Locuteur

— Écoutez,

1:31
Nicolas Dupont-Aignan

je crois que l'affaire est suffisamment grave

1:33
Locuteur

pour

1:34
Nicolas Dupont-Aignan

que... En tout cas, moi, je ne le fais pas

1:36
Locuteur

pour

1:37
Nicolas Dupont-Aignan

dire « Avec moi, ça aurait été parfait ».

1:40
Locuteur

En

1:40
Nicolas Dupont-Aignan

revanche, je pense que l'obligation de moyens

1:44
Locuteur

n

1:45
Nicolas Dupont-Aignan

'a pas été prise par beaucoup de gouvernements successifs.

1:48
Locuteur

Et

1:49
Nicolas Dupont-Aignan

quand je vois certains donner des leçons... —

1:51
Locuteur

Donnez des noms parce que vous ne donnez pas

1:53
Présentateur

de noms pour l'instant, par exemple.

1:54
Locuteur

Vous dites qu

1:54
Présentateur

'avec vous, on serait mieux protégés. Avec qui d'autre, on le serait

1:57
Locuteur

moins ? — Écoutez,

1:57
Nicolas Dupont-Aignan

je constate que François Fillon, Premier ministre, a supprimé 40 000 postes de militaires et 10 000 postes de policiers et de gendarmes. Et je constate que François Hollande avec M. Macron ont supprimé encore 20 000 postes de militaires et n'ont pas vraiment réussi à compenser les gendarmes. Et maintenant, ces personnalités, ces candidats nous donnent des grandes leçons de sécurité. Je dis « Ça suffit ». Et moi, j'ai un projet politique qui est de recruter 50 000 militaires. Et bien avance cet attentat. Je l'ai depuis des mois. Je l'ai même depuis des années. De revenir au niveau militaire de 2007.

Car on ne peut pas assurer, et c'est un point grave, la sécurité du pays avec les forces militaires qu'on a malgré leur dévouement exceptionnel. —

2:43
Invité

Sur le lien, pardon, entre l'immigration et le terrorisme, qu'est-ce que vous dites là-dessus

2:47
Locuteur

?

2:48
Nicolas Dupont-Aignan

— Je dis qu'il y a, bien évidemment, et je l'avais examiné en allant sur l'île de l'Eros, et j'avais mis en garde sur les terroristes qui pouvaient se glisser parmi les migrants.

3:00
Locuteur

C

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

'est une évidence. Pour autant, tous les terroristes n'ont pas été des migrants. Et je crois que dans ces affaires graves... — On parle

3:09
Locuteur

là de personnes à

3:10
Présentateur

Marseille, justement, nées sur le sol français. —

3:12
Nicolas Dupont-Aignan

Pour ces affaires graves, il faut éviter les polémiques inutiles. Moi, je veux rassembler les Français. Je veux rassembler les Français et prendre les mesures qui s'imposent.

3:23
Locuteur

Et

3:24
Nicolas Dupont-Aignan

on les connaît. On sait ce qu'il faut faire. Et on ne le fait pas depuis des années.

3:29
Invité

— Alors vous êtes en meeting demain soir au Cirque d'hiver à Paris. —

3:32
Locuteur

À 18 heures. — Est-ce que vous avez

3:33
Invité

pris des mesures de sécurité supplémentaires ?

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

— J'imagine que des mesures sont prises. J'imagine que les autorités de l'État assurent la protection des meetings et des candidats. —

3:44
Invité

Vous aviez été informé la semaine dernière sur ces menaces ? — Oui, oui. Mais qu'est-ce que vous voulez ? Vous savez, dans la

3:50
Nicolas Dupont-Aignan

vie... — Vous assumez ces menaces.

3:52
Locuteur

—

3:52
Nicolas Dupont-Aignan

On assume toutes les menaces. Ce qui est important, c'est de prendre les mesures. Et je voudrais revenir sur un exemple très précis. J'ai été moqué. Oh, qu'est-ce que j'ai entendu quand j'ai demandé qu'on isole les djihadistes dangereux.

4:07
Locuteur

J

4:07
Nicolas Dupont-Aignan

'ai été moqué. —

4:08
Invité

Vous avez même changé cette proposition. Vous aviez

4:10
Locuteur

proposé d'abord à Guylaine et désormais sur les îles

4:12
Invité

Kerguelen. —

4:13
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce que j'ai blessé les Guyanais.

4:14
Locuteur

Et

4:15
Nicolas Dupont-Aignan

je n'aime pas blesser des ultramarins qui n'ont rien demandé. Et j'ai reconnu mon tort. Et comme, en plus, j'ai vu qu'à Le Kerguelen,

4:22
Locuteur

il

4:22
Nicolas Dupont-Aignan

y avait des baraquements tout à fait possibles pour accueillir les djihadistes. Et qu'est-ce que j'ai été moqué ? Mais je vois que ce gouvernement laisse revenir dans notre pays

4:32
Locuteur

des

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

gens dangereux. Certains sont en liberté. D'autres sont dans des prisons 4 étoiles. Je trouve ça inacceptable. Alors je ne suis pas pour le rétablissement de la peine de mort. Mais à partir du moment où on n

4:44
Locuteur

'a

4:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas la peine de mort, je demande que les djihadistes qui reviennent sur notre sol, s

4:48
Locuteur

'ils

4:48
Nicolas Dupont-Aignan

ne sont pas étrangers. Sinon, il faut bien sûr les expulser. S'ils sont binationaux, il faut les déchoir de la nationalité française.

4:55
Locuteur

—

4:55
Nicolas Dupont-Aignan

Ils font tous l

4:55
Locuteur

'objet d'un suivi

4:56
Présentateur

judiciaire serré, vous le savez.

4:57
Locuteur

— Non,

4:58
Nicolas Dupont-Aignan

ce n'est pas vrai. Ça, ce sont des mots. La réalité, ce n'est pas ça. Et tous les spécialistes des services secrets et des services de sécurité vous diront qu'ils font le maximum. Et je les remercie. Et il faut les remercier, là, pour ce qu'ils ont fait. Mais

5:12
Locuteur

compte

5:13
Nicolas Dupont-Aignan

tenu des faibles moyens de l'État

5:15
Locuteur

et

5:15
Nicolas Dupont-Aignan

de l'ampleur des retours, le danger, c'est qu'il y en ait un qui passe à travers les mailles du filet. Et heureusement, j'allais dire, grâce à Dieu, il n

5:25
Locuteur

'y

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

a pas eu d'incident et de drame. Mais moi, la responsabilité d'un candidat à la présidentielle, c'est qu'on se donne les moyens. Et les moyens ne sont pas donnés.

5:34
Présentateur

— Alors on l'a noté. Alors on va revenir maintenant à votre programme économique. —

5:39
Locuteur

Voilà.

5:40
Invité

Dans le monde de ce soir, 25 prix Nobel d'économie lancent un appel très clair et très fort

5:45
Locuteur

à

5:46
Invité

résister au programme anti-européen. Ils disent « L'Europe a besoin, la France a besoin de la solidarité européenne. Et très clairement, toutes les politiques isolationnistes, protectionnistes mènent à la catastrophe. Elles mènent à des rétorsions, à des guerres commerciales. Et au final, c'est la France qui en sera victime. Est-ce que vous vous sentez visé, d'abord ?

6:10
Nicolas Dupont-Aignan

— Pas du tout, parce que d'abord, ils n'ont pas assez lu mon programme,

6:12
Locuteur

le

6:13
Nicolas Dupont-Aignan

protectionnisme incitatif. Dans mon programme,

6:17
Locuteur

il

6:17
Nicolas Dupont-Aignan

n'y a

6:18
Locuteur

que

6:18
Nicolas Dupont-Aignan

des mesures qui ont existé ou qui existent et qui ont marché

6:24
Locuteur

dans

6:25
Nicolas Dupont-Aignan

des pays

6:25
Locuteur

qui

6:26
Nicolas Dupont-Aignan

respectent les règles de l'OMC.

6:28
Locuteur

Les

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

achats publics, obligation de 75% d'achats publics, ça existe aux États-Unis et au Japon.

6:33
Locuteur

Le

6:34
Nicolas Dupont-Aignan

fonds de relocalisation, c'est-à-dire 10 milliards d'euros pour aider les entreprises qui rapatrient des usines et les inciter à aller dans des zones rurales ou des villes moyennes, ça existe au Japon. L'impôt sur les sociétés divisé par deux

6:49
Locuteur

si

6:50
Nicolas Dupont-Aignan

vous investissez sur le territoire national, ça existe aux États-Unis. Toutes les mesures que je propose sont des mesures qui visent à relocaliser l'emploi,

7:00
Locuteur

à

7:00
Nicolas Dupont-Aignan

éviter le chômage de masse sans tomber dans un protectionnisme de rétorsion. — Et la monnaie unique ? La monnaie unique, elle est une calamité, tout le monde le sait. J'aimerais bien voir d'ailleurs

7:13
Locuteur

où ces prix Nobel... — Certains la défendent, oui, quand même. D'autres candidats,

7:17
Nicolas Dupont-Aignan

elle est Nobel.

7:18
Locuteur

— Bon

7:18
Nicolas Dupont-Aignan

courage. J'aimerais d'ailleurs voir s'ils ne travaillent pas dans certaines banques, ces prix

7:21
Locuteur

Nobel. — Ils expliquent qu'ils ne font pas des ménages dans les banques. — C'est très différent

7:24
Invité

de n'être jamais rentré dans l'euro et

7:26
Nicolas Dupont-Aignan

de vouloir en

7:26
Locuteur

sortir.

7:26
Invité

Mais je

7:27
Locuteur

ne suis pas...

7:27
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai évolué sur ce point. Et je propose une solution qui est raisonnable, qui est la monnaie commune, que propose Jean-Pierre Chevènement, que proposent beaucoup d'experts,

7:36
Locuteur

qui

7:37
Nicolas Dupont-Aignan

est tout simplement de la flexibilité. Car tous les prix Nobel, et je peux vous sortir des dizaines de prix Nobel, qui vous diront que l'euro tel qu'il est est en train de dynamiter l'Europe... — Ces

7:48
Locuteur

prix Nobel, ils disent qu'on en a assez d'être instrumentalisés par des candidats. — Oui. Ben eux, en tout cas, ils sont instrumentalisés

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

par certains candidats. Ils sont instrumentalisés... Excusez-moi, je finis. — Les 25 ? — Il y a... Oui, bien évidemment. Par ceux qui ont un bilan accablant,

8:04
Locuteur

qui

8:04
Nicolas Dupont-Aignan

ont des millions de chômeurs sur les mains, qui vivent de privilèges et qui croient qu'on peut continuer comme ça à affaiblir les peuples et à les rendre dans la misère. Alors moi, je vous le dis clairement. Je ne suis pas...

8:15
Locuteur

Et

8:16
Nicolas Dupont-Aignan

il faut être clair. C'est le sens de ma candidature. Je ne suis pas, comme M. Mélenchon, pour le délire fiscal. Je ne suis pas, pour Mme Le Pen, par exemple, pour la taxe sur les importations. Parce que, oui, la taxe sur les importations entraînerait des rétorsions.

8:32
Locuteur

— Alors une question... — En

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

revanche, je finis ma phrase. Je suis convaincu

8:35
Locuteur

qu

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

'il existe une voie intermédiaire pour protéger notre pays, relocaliser un million d'emplois, en créer un autre, sans être naïf dans la mondialisation.

8:46
Locuteur

— D'accord. Guillaume... — Alors,

8:46
Invité

créer l'emploi, redynamiser le tissu économique, est-ce que la monnaie commune que vous proposez, c'est pas simplement de la complexité ? On est une petite entreprise... —

8:56
Locuteur

Ça

8:56
Invité

ne changera rien. — Je ne sais où en France.

8:58
Locuteur

Est-ce qu'elle ne va

8:58
Invité

pas...

8:58
Locuteur

— Ça ne changera

8:58
Invité

rien.

8:59
Locuteur

— Est-ce que ça changera

9:00
Invité

pour elle au quotidien

9:01
Nicolas Dupont-Aignan

? — Rien. En revanche,

9:02
Locuteur

je vais vous dire... — Alors quel

9:02
Nicolas Dupont-Aignan

intérêt, du coup

9:03
Locuteur

?

9:03
Nicolas Dupont-Aignan

— L'intérêt, c'est que quand vous avez, par exemple, l'affaire de la Grèce, au lieu d'imposer aux Grecs des souffrances considérables

9:10
Locuteur

et

9:10
Nicolas Dupont-Aignan

d'exposer l'épargne

9:12
Locuteur

de

9:12
Nicolas Dupont-Aignan

nos Français,

9:14
Locuteur

des

9:14
Nicolas Dupont-Aignan

Allemands, des Français, eh bien la Grèce aurait dévalué sa monnaie de moitié. Nous aurions ainsi évité de garantir des dizaines de milliards qui pèsent sur l'épargne des Français et nous aurions évité de mettre en péril un pays. Voilà. — D'accord. — Mais c'est pas que ça. Je vais vous dire, l'enjeu aujourd'hui,

9:34
Locuteur

l

9:35
Nicolas Dupont-Aignan

'enjeu aujourd'hui, c'est de donner de l'air à nos PME.

9:38
Locuteur

C

9:39
Nicolas Dupont-Aignan

'est de baisser les charges pour ceux qui investissent en France. C'est de simplifier la vie des entreprises. Et parallèlement,

9:45
Locuteur

de

9:46
Nicolas Dupont-Aignan

taxer les multinationales qui payent moins d'impôts, qui se font du beurre sur le dos des PME. Regardez Uber. Uber, c'est incroyable.

9:55
Locuteur

— 3 milliards de

9:55
Nicolas Dupont-Aignan

pertes.

9:56
Locuteur

— Uber, 2

9:57
Nicolas Dupont-Aignan

,8... Vous avez tout à fait

9:58
Locuteur

raison. — Uber.

9:59
Nicolas Dupont-Aignan

— 2,8 milliards de pertes.

10:01
Locuteur

Et

10:02
Nicolas Dupont-Aignan

pourtant, est en train de tuer la concurrence. Ce sont des entreprises dominatrices qui ne payent pas d'impôts, qui sont en train d'assécher

10:10
Locuteur

les

10:11
Nicolas Dupont-Aignan

contribuables. Et en conséquence, c

10:14
Locuteur

'est

10:14
Nicolas Dupont-Aignan

les PME,

10:15
Locuteur

les

10:15
Nicolas Dupont-Aignan

artisans, les commerçants, les TPE qui sont accablés. Eh

10:19
Locuteur

bien

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je veux prendre aux grandes entreprises et rendre aux petites.

10:22
Présentateur

—

10:22
Locuteur

Un

10:22
Présentateur

exemple concret. Si vous étiez au pouvoir, que feriez-vous aujourd'hui pour les salariés de Whirlpool, Damien, qui ont manifesté à Paris contre la délocalisation de leur usine en Pologne

10:32
Nicolas Dupont-Aignan

? — Eh bien avec les mesures que je propose. Les mesures que je propose. Whirlpool n'aurait pas délocalisé parce qu'en investissant en France, il aurait eu un bonus fiscal considérable. Premier point. Deuxième point. J'arrête de donner 8 milliards d'euros à l'Union européenne pour financer les délocalisations vers la Pologne. La Pologne, qui n'est d'ailleurs pas dans l'euro et qui a dévalué sa monnaie pour gagner des parts de marché, le zlot. La Pologne empoche, a empoché 80 milliards d'euros en 10 ans.

11:02
Locuteur

Ce

11:02
Nicolas Dupont-Aignan

qui lui a permis de concurrencer nos entreprises, d'attirer nos entreprises. Ça suffit. Et en plus, maintenant, la Pologne achète des hélicoptères américains avec l'argent que nous lui versons. Ça suffit, la naïveté française. Et je veux tout simplement

11:17
Locuteur

que

11:18
Nicolas Dupont-Aignan

les intérêts de nos concitoyens, et notamment des petits qui font la vie française, qui bossent, soient défendus. Je veux récompenser le travail. Et ça, c'est curieux. Notamment en défiscalisant les heures supplémentaires. J'étais à Rungis ce matin. Et je vois bien que cette mesure...

11:36
Locuteur

Ça s'est mal

11:36
Invité

passé d'ailleurs, apparemment, votre... Très

11:38
Nicolas Dupont-Aignan

bien

11:38
Locuteur

passé.

11:39
Nicolas Dupont-Aignan

Il y

11:39
Locuteur

a

11:39
Nicolas Dupont-Aignan

une

11:39
Invité

altercation

11:40
Nicolas Dupont-Aignan

entre

11:40
Locuteur

le

11:42
Nicolas Dupont-Aignan

patron de

11:42
Invité

Rungis...

11:42
Locuteur

Ah, ben j'ai

11:43
Invité

dit ma

11:43
Locuteur

vérité au patron de Rungis.

11:44
Invité

Pourquoi ça c'est...

11:45
Nicolas Dupont-Aignan

Ben je lui ai dit la vérité. Il ne voulait pas que je vienne parce qu'il y

11:47
Locuteur

avait

11:47
Nicolas Dupont-Aignan

la seigneurie M. Macron qui venait. Et je lui ai dit qu'il n

11:50
Locuteur

'y

11:50
Nicolas Dupont-Aignan

avait pas de différents candidats. Et je lui ai dit que son comportement n'était pas républicain.

11:54
Locuteur

C

11:54
Nicolas Dupont-Aignan

'est tout. Très bien.

11:54
Présentateur

Alors, des questions politiques maintenant, puisque vos électeurs sont très courtisés, vous le savez,

12:01
Locuteur

par...

12:01
Présentateur

Ah, tout à coup, tiens. Ah, ben, par François Fillon notamment.

12:04
Invité

On est à cinq jours, M. Dupont-Aignan, du premier tour. Et dans le camp notamment de François Fillon, on appelle au vote utile. Et certains voudraient qu'on vous appelle Christiane Taubira,

12:12
Locuteur

en référence à 2002.

12:14
Invité

C'est-à-dire, elle a été accusée d'avoir pris les voies

12:16
Locuteur

nécessaires pour

12:17
Invité

qu'il se qualifie. Est-ce que vous serez la Christiane Taubira de 2017 ? Vous savez, c'est le monde à l'envers. Est-ce que chaque voie,

12:24
Présentateur

Dupont-Aignan, est une voie perdue

12:25
Locuteur

pour l'alternance ? Vous

12:26
Nicolas Dupont-Aignan

savez, M. Fillon, si l'on croit les sondages, et je m'en méfie beaucoup parce que je pense être bien au-delà des 5%, M. Fillon a divisé par deux son score en six mois. Passé de 34 sondages au lendemain de sa victoire à la primaire, s'offresse. Non, mais je les ai. S'offresse, 34. S'offresse. Je dis les choses précises. Donc, vos voies

12:48
Locuteur

viennent

12:48
Présentateur

de chez lui, donc.

12:49
Nicolas Dupont-Aignan

Non. J'aimerais avoir 17% dans les sondages aujourd'hui. Donc, cela veut dire que c'est le monde à l'envers.

12:56
Locuteur

C

12:56
Nicolas Dupont-Aignan

'est ce qu'on appelle la stratégie du bouc émissaire. Mais vous savez, les Français

12:59
Locuteur

sont

13:00
Nicolas Dupont-Aignan

des gens sages. Et si les Français se sont détournés de M. Fillon, c'est parce qu'ils n'acceptaient pas un certain comportement.

13:07
Locuteur

Et

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

je dis aux Français, le vote utile, le fameux vote utile dont on leur parle, on leur parle aussi pour M. Macron.

13:14
Locuteur

Si

13:15
Nicolas Dupont-Aignan

c'est le vote utile

13:16
Locuteur

pour

13:17
Nicolas Dupont-Aignan

des politiciens à recycler, alors oui, c'est un vote utile. Ce sera le vote

13:21
Locuteur

utile

13:22
Nicolas Dupont-Aignan

pour recycler des hommes qui ont gouverné pendant 20 ans et qui ont mis le pays par terre.

13:28
Locuteur

Et

13:28
Nicolas Dupont-Aignan

ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes

13:30
Locuteur

qui

13:31
Nicolas Dupont-Aignan

vont les résoudre. En revanche, si c'est un vote utile pour les Français, vraiment, eh bien je ne crois pas que ce soit le vrai vote utile. Et je dis aux Français

13:39
Locuteur

que

13:40
Nicolas Dupont-Aignan

la seule façon de changer les choses,

13:42
Locuteur

c

13:43
Nicolas Dupont-Aignan

'est de voter en fonction de ce qu'ils pensent.

13:45
Locuteur

J

13:45
Nicolas Dupont-Aignan

'ai été d'ailleurs très impressionné par les sondages, parce qu'on parle toujours de certains sondages et pas d'autres. Dernier sondage IFOP, ma cote de popularité et de confiance, est à 41%. Celle de M. Fillon est à 27%.

13:57
Locuteur

Celle

13:57
Nicolas Dupont-Aignan

de Mme Le Pen est loin derrière. Alors, c'est curieux, les Français me préfèrent. Et puis, à la fin, parce qu'on leur donne des sondages, on les conditionne,

14:05
Locuteur

ils

14:06
Nicolas Dupont-Aignan

disent on aimerait voter pour vous, mais on a peur. Eh bien, je leur dis,

14:10
Locuteur

prenez

14:11
Nicolas Dupont-Aignan

garde.

14:11
Locuteur

Parce

14:12
Nicolas Dupont-Aignan

que si vous votez pour ces gens-là,

14:13
Locuteur

qui

14:14
Nicolas Dupont-Aignan

vous ont abîmés pendant 20 ans, il ne faudra pas vous plaindre après. Et je propose une autre politique. Et je dis aux Français, tout simplement, votez en fonction de vos convictions. Et puis, c'est des Français qui décideront.

14:25
Invité

Jean-Français. Puisqu'on est dans la question du vote utile, au second tour. Utile à qui ? Une hypothèse qu'on ne peut pas totalement écarter. Oui. Celle d'une qualification de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Dans cette hypothèse-là, vous, vous votez pour qui ? Je ne

14:41
Locuteur

dis

14:41
Invité

pas, pour qui est-ce que vous appelleriez à

14:43
Nicolas Dupont-Aignan

vous

14:44
Locuteur

?

14:44
Nicolas Dupont-Aignan

Je me bats, M. Pécresse. Est-ce que vous croyez ? Je ne suis pas M. Hamon. Excusez-moi.

14:49
Locuteur

Vous êtes à

14:50
Invité

3,5%

14:51
Locuteur

dans les sondages à quelques jours de l'élection.

14:53
Nicolas Dupont-Aignan

On ne peut pas totalement exclure que vous ne soyez pas au second tour. C'est complètement faux ce que vous dites. Vous dites des sondages, dont les sondeurs eux-mêmes. Non, mais il faut le dire,

15:02
Locuteur

la vérité. Que disent donc les sondeurs ? Je comprends que vous faites campagne

15:05
Nicolas Dupont-Aignan

et votre conviction. Pourquoi les sondeurs le disent ? Dissent quoi ?

15:08
Locuteur

Ils disent raisonnablement,

15:11
Nicolas Dupont-Aignan

les sondeurs disent, il faut quand même dire les choses, les sondeurs disent en privé et partout, il y a 30% de Français qui n'ont pas tranché. Dernier sondage. 15 millions de Français. 15 millions.

15:23
Locuteur

Vous savez, il suffit. Ici, à dimanche,

15:24
Nicolas Dupont-Aignan

ils vont donc se décider.

15:25
Locuteur

15 millions. Parce qu'ils sont déçus par tous.

15:27
Nicolas Dupont-Aignan

Mais exactement. Et je leur dis, moi qui ai eu 15 fois moins de temps d'antenne, moi qui n

15:32
Locuteur

'ai

15:32
Nicolas Dupont-Aignan

jamais eu un article dans votre journal, M. Pécresse, dans les échos, moi qui n'appartiens pas à des familles politiques qui dictent leurs lois aux Français par des gros intérêts, moi qui ai eu 10 fois moins d'argent, parce que je ne vais pas faire les poches des grandes entreprises. Françaises qui ont des intérêts. Eh bien, je vous dis très clairement, malgré tout ça, dans le sondage sur le potentiel électoral, on peut voter pour lui.

15:58
Locuteur

J

15:58
Nicolas Dupont-Aignan

'étais à 18%. Donc ça veut dire quoi ? Les Français

16:01
Locuteur

ont

16:02
Nicolas Dupont-Aignan

toute la capacité d'éviter ce duel qui ne me satisfait pas,

16:06
Locuteur

pour

16:07
Nicolas Dupont-Aignan

le dire franchement, entre M. Mélenchon et Mme Le

16:10
Locuteur

Pen. Si je suis candidat,

16:11
Nicolas Dupont-Aignan

c'est pour justement offrir aux Français une alternative sérieuse. Est-ce qu'on peut un jour se débarrasser de ceux qui nous ont fait du mal ? Et on le sait. Sans pour autant partir dans le décor

16:23
Locuteur

avec

16:24
Nicolas Dupont-Aignan

des programmes délirants. Parce que quand je lis le programme de Mélenchon,

16:27
Locuteur

je

16:28
Nicolas Dupont-Aignan

me dis, mais attendez, il faut le lire.

16:29
Locuteur

Alors, qu'est-ce que vous en tirez comme enseignant ? On

16:32
Présentateur

va voir un de ses soutiens dans quelques minutes. Qu'est-ce que vous avez à dire sur le programme de Jean-Luc Mélenchon ?

16:36
Locuteur

Je

16:37
Nicolas Dupont-Aignan

dis très clairement, moi je veux baisser de 60 milliards les impôts, parce que c'est la question clé. Lui,

16:42
Locuteur

il

16:42
Nicolas Dupont-Aignan

les augmente. Lui, il les augmente. Entre 80 et 120, je n

16:44
Locuteur

'ai

16:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas tout compris, mais j'ai su, quand je prends les chiffres qu'il dit, c'est au moins 100 milliards d'impôts en plus. Je vois que M. Fillon veut augmenter la TVA, M. Macron veut augmenter la CSG, je dis que ses personnalités n'ont rien compris, que c'est la baisse d'impôts massive

17:00
Locuteur

qui

17:01
Nicolas Dupont-Aignan

va permettre de relancer la machine économique.

17:03
Invité

M. Dupont-Aignan, dans un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon...

17:06
Locuteur

Mais je ne réponds pas, je suis candidat pour l'éviter.

17:07
Invité

Je

17:08
Locuteur

ne vous demande pas. Et je demande

17:08
Présentateur

aux

17:09
Locuteur

Français de l'éviter. Ce n'était pas sa

17:09
Présentateur

question.

17:10
Locuteur

Mais c'était quoi donc ?

17:12
Nicolas Dupont-Aignan

C'est Jean-Luc Mélenchon dans un tel duel ? Le danger, c'est ce duel. Et je demande aux Français...

17:17
Locuteur

Non mais là, vous avez chargé un programme, celui de Jean-Luc Mélenchon. Que dites-vous de celui de Mme Le Pen ? Mais je dis que le programme de Mme Le Pen a des

17:22
Nicolas Dupont-Aignan

excès, sinon je ne serais pas candidat. Enfin, tout

17:26
Locuteur

le monde me pose toujours la même question.

17:28
Invité

Le moratoire sur l'immigration,

17:29
Nicolas Dupont-Aignan

est-ce que c

17:30
Invité

'est un...

17:30
Nicolas Dupont-Aignan

C

17:30
Locuteur

'est un gadget. La fin de campagne.

17:32
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un gadget de fin de campagne, la réalité, c'est qu'il faut un projet sérieux sur l'immigration. Il faut contrôler les frontières, ce que ne veulent pas faire ceux qui aiment tant l'Union Européenne. Mais il faut aussi

17:43
Locuteur

bien

17:44
Nicolas Dupont-Aignan

comprendre qu'il y

17:45
Locuteur

a

17:45
Nicolas Dupont-Aignan

des étudiants qui viennent dans notre pays, qui n'aura jamais d'immigration.

17:47
Locuteur

Elle les a

17:48
Nicolas Dupont-Aignan

exclus de son moratoire,

17:49
Locuteur

ce

17:49
Nicolas Dupont-Aignan

matin. Alors ce n

17:50
Locuteur

'est

17:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas un moratoire, puisqu'il y

17:51
Locuteur

a

17:51
Nicolas Dupont-Aignan

80 000 étudiants. Et donc, il faut à un moment comprendre que c'est une affaire sérieuse. Et moi,

17:57
Locuteur

ce

17:57
Nicolas Dupont-Aignan

que je veux, c'est

17:58
Locuteur

un

17:59
Nicolas Dupont-Aignan

plan pour réguler l'immigration, contrôler nos frontières, supprimer certaines aides sociales, et surtout aider l'Afrique. Là, l'Europe ferait mieux de se secouer pour stabiliser le continent africain.

18:10
Locuteur

C

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

'est

18:10
Présentateur

quand même la base de tout. Nicolas Dupont-Aignan, j'ai lu dans l'Opinion ce matin que François Fillon avait un regret. Ne pas vous avoir rappelé dans l'entre-deux-tours de la primaire. Mais que vouliez-vous lui proposer donc ? Rien, je le félicitais en républicain. Ah bon, il a cru que c'était peut-être une main tendue,

18:28
Locuteur

ou je ne sais pas. Une perspective autre que simplement des félicitations, ou des encouragements.

18:34
Nicolas Dupont-Aignan

Mais vous savez, moi je me positionne, et en fait souvent les journalistes ne me comprennent pas.

18:39
Locuteur

Je

18:39
Nicolas Dupont-Aignan

suis une sorte d'incompris de la vie politique par le milieu journalistique. Mais

18:42
Locuteur

non,

18:43
Présentateur

mais non,

18:43
Nicolas Dupont-Aignan

mais non.

18:43
Locuteur

Vous ne comprenez

18:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas, je finis ma phrase, que je fais ça avec sincérité.

18:47
Présentateur

Oui.

18:48
Nicolas Dupont-Aignan

Je fais ça parce que j'ai vu mon pays se désagréger depuis 20 ans, parce que des mauvaises décisions ont été prises. Vous savez,

18:55
Locuteur

je

18:56
Nicolas Dupont-Aignan

veux que la France récupère ses leviers du pouvoir pour protéger son industrie,

19:01
Locuteur

pour

19:01
Nicolas Dupont-Aignan

contrôler ses migrations, pour rétablir la sécurité.

19:04
Locuteur

Je

19:05
Nicolas Dupont-Aignan

n'ai pas d'opposition personnelle aux uns et aux autres. Je n'accepte pas que des gens à Bruxelles prennent les décisions à notre place.

19:12
Présentateur

Très bien. On a compris votre message. Vous avez pu le répéter abondamment, y compris d'ailleurs dans les colonnes des échos, Nicolas

19:18
Locuteur

Dupoyant. Rarement. Mais un jour, peut-être,

19:19
Nicolas Dupont-Aignan

aurai-je une interview dans les échos. Bien sûr. Merci.

19:21
Locuteur

Sauf que vous dépêchez,

19:22
Nicolas Dupont-Aignan

il reste trois jours.

19:22
Présentateur

Merci d'avoir été avec nous.