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interviewBrut (sur YouTube)· 24 août 2026 65 min

8h-13h, interdiction des portables, bac plus dur… Le ministre de l’Éducation Nationale répond à Brut

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Est-ce que les portables seront interdits à la rentrée ? Tous les ministres, il allaient de leur petites vidéos TikTok en disant "Oui, c'est super, le 8h 13h, je vous écoute." Machin et cetera.

Ça parle beaucoup mais finalement ça agit peu. À l'école, j'ai pas besoin de téléphone pour apprendre. J'ai pas besoin de téléphone.

On est peut-être en train de sauver une bonne partie de leur vie. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Brut. Très heureux de vous retrouver pour une nouvelle interview.

À quelques jours de la rentrée scolaire sur Brut, le ministre de l'éducation nationale répond à mes questions mais aussi les vôtres. Vous l'avez vu sur les réseaux sociaux de Brut. On a posé un appel à question où le ministre vous a demandé de poser vos questions.

Et bien durant et bien cette demi-heure, cette heure de d'interview, on va revenir un peu sur tous les sujets de la rentrée en exclusivité sur Brut avec le ministre de l'éducation nationale. Bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous. Euh voilà, on va aborder beaucoup de sujets. Il y a un sujet qui est énormément revenu, vous imaginez bien, c'est celui des téléphones portables au lycée.

Beaucoup se disent "Est-ce que c'est sûr ? Est-ce que c'est confirmé ? Est-ce que les portables seront interdits à la rentrée Et bien c'est confirmé depuis quelques heures parce que le président de la République a annoncé ce midi en conseil ministre qu'il voulait donc promulguer la loi.

Donc il y a une partie sur les sociaux qui a été annulée par le Conseil constitutionnel mais il y a un autre article qui prévoit l'interdiction du téléphone portable au lycée et qui donc entrera en vigueur à la rentrée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Parce que la question qu'est-ce que ça veut dire ?

C'est concrètement comment ça va se passer. Voilà c'est ça parce qu'une fois qu'on a dit çaou moi j'ai moi j'ai 15 16 ans. Ça veut dire quoi ?

Quoi ? Donc voilà. Donc qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que les élèves ne pourront pas utiliser le téléphone portable à l'intérieur du lycée, sauf pour des cas que les chefs établissement auront autorisé. Par exemple, s'ils ont besoin de biper à la cantine, il y a des cantines aujourd'h ils pourront biper à la cantine. S'ils ont besoin, s'ils sont autorisés à le faire pendant certains cours parce qu'il faut accéder à certaines applications par exemple en en numérique, c'est possible.

Mais une question très concrète, ça veut dire est-ce que le téléphone il garde dans leur poche ou il mettent dans une boîte en arrivant. Ça veut dire alors il les il y a plusieurs organisations possibles, ça dépend du lycée. Il y a des lycées où il y aura une boîte à l'entrée.

Bon mais sinon c'est au fond du sac ou au fond de la poche et puis on n'est pas dérangé par les notifications toute la journée. C'est le but c'est ça de pas être dérangé par les notifications durant la journée. C'est pas seulement ça.

On a un problème de surexposition aux écrans et aux téléphones et aux réseaux sociaux. C'estàd que je me permets hein euh vraiment en tant que ministre ééducation nationale, on a un problème majeur de destruction des capacités cognitives de nos élèves et de leur capacité euh sociale. Les réseaux enfin certains réseaux sociaux euh ils sont pas sociaux, c'est des courtscircuits sociaux et c'est des courtscircuits intellectuels.

C'est que vous ressortez, vous êtes vous êtes vous êtes moins capable d'apprendre que qu'en y entrant. Vous pensez à quel réseau ? Bah, je pense à des réseaux euh type TikTok et cetera où en fait on swipe toute la journée pour voir des vidéos et puis en fait on a une capacité de concentration à la fin qui est de une ou 2 minutes et ça c'est pas possible.

Et puis la deuxième chose, c'est que on voit qu'il y a un lien très fort entre la santé mentale et l'exposition aux écrans. C'estd que aujourd'hui, il y a des études scientifiques qui le montrent partout dans le monde. Plus un jeune consomme du petit écran au sens téléphone portable et cetera, plus il a des problèmes de santé mentale.

Et [grognement] donc notre devoir collectif, moral presque, c'est de dire qu'au bout d'un moment, il y a des espaces où il y a pas de téléphone. À l'école, j'ai pas besoin de téléphone. Pour apprendre, j'ai pas besoin de téléphone.

C'est ce que le président de la République a voulu dès le départ. C'est quelque chose qui remonte l'année dernière. Et donc maintenant, on aura une scolarité entière pour nos élèves sans téléphone.

Alors ça va être un peu dur au début parce qu'ils vont devoir l'accepter évidemment. Mais en réité, on est peut-être en train de sauver une bonne partie de leur vie à ce point-là. à ce point-là, ouais, à ce point-là, on se rend pas compte si vous vous et moi, vous êtes jeune, vous avez de la chance, moi un peu moins, mais nous on est on est venu au téléphone.

Eux, ils sont nés avec le téléphone. Euh et nos jeunes, au bout d'un moment, ils ont besoin de décrocher un tout petit peu et c'est un âge où il y a une espèce de surexposition qui est vraiment mauvaise, y compris en terme de développement cérébral. Et tout ça a été démontré scientifiquement.

Les capacités de mémorisation de nos jeunes ne sont pas les mêmes qu'il y a 10 ans ou il y a 20 ans. Et c'est très clairement lié aux écrans. Alors, il y a certains qui vont trouver cette mesure très bonne en disant que ça sanctuarise l'école, d'autres qui vont dire que ça infantilise des jeunes qui ont déjà pour certains au moins 15 ans et même peut-être même parfois majeur.

Qu'est-ce que vous leur répondez ? C'est pas une infantilisation mais c'est une question de responsabilité. D'abord la première chose c'est que tout le monde fait comme si et c'est intéressant d'ailleurs, ça prouve que c'est une addiction.

Tout le monde fait comme si on ne pouvait plus vivre son téléphone portable. C'est ça le vrai problème, c'est que je vous dis mais qu'est-ce qu'ils vont faire si on pas le téléphone portable à l'école ? Bah depuis quand est-ce que pour aller en cours de physique, chimie ou de SVT au lycée, j'ai besoin de mon téléphone ?

J'en ai pas besoin. C'est pas vrai. Et précisément, au bout d'un moment, le le devoir de des adultes et du législateur, d'ailleurs, c'est de dire "Bah, il y a des choses qui ne passent pas.

Il y a des choses qu'il faut qu'il faut pouvoir justement bloquer euh au bénéfice des gens." Donc on les prive pas de téléphone, on leur dit juste que au lycée et notamment sur le temps de cours, ben on n'est pas sans axe son truc dans la poche bit bit et qu'on a qu'une envie, c'est de regarder au lieu de suivre le cours. Voilà, même quand on a 18 ans.

Mais même quand on a 18 ans, c'est pas c'est pas une question alors d'abord il y a toujours 17 18, il y a la limite d'âge qui qui peut se discuter. Qui est la question très concrète que les gens se disent moi voilà je suis majeur, je vais au lycée, la règle est la même pour moi. Bah oui.

Oui, il y a pas de Je suis élève dans un lycée en classe de terminale. J'ai 17 ou 18 ans sur le moment de l'année auquel je suis né. Bah, c'est pas grave, c'est la même règle.

Vous imaginez, c'est dans la même salle de classe, on dit à des terminales "Ah toi, tu as 18 ans, tu peir le truc qui fait bis biz dans ta poche et puis toi, non." Non, mais euh est-ce qu'il y a des règles qui vont être mises en place par établissement ? Parce que vous dites, certains vont garder les téléphones dans leur poche, d'autres peut-être dans des boîtes.

Imaginons par exemple, un élève utilise son téléphone portable dans une salle de cours. Qu'est-ce que vous faites ? on confisque, on confisque le téléphone et puis il le récupère euh le soir à l'issue des cours et puis quand ça quand ça revient souvent deux fois, trois fois, c'est les parents qui viennent le récupérer et puis au bout d'un moment si vraiment ils s'entête bah ils peurent des sanctions mais on narrivera pas là.

Donc ça c'est partout ça la confation c'est partout. Ça c'est partout. Ça c'est partout c'est la règle de base.

Vous utilisez un objet que vous n'avez pas utilisé, on vous le confisque. Après les dérogations, elle elles varient en fonction d'établissement. Je vous donne un exemple pour les élèves internes.

Moi je vais souvent en internat. Déjà trois ou quatre fois que je dors en internat. Trois fois.

Euh c'est très intéressant de voir les dans ce cadre là. Bah dans un internat bien sûr, vous laissez le téléphone portable le soir pendant 2h pour que les jeunes puissent téléphoner leur parent. C'est normal.

Mais par contre la nuit le téléphone il est dans un casier parce qu'on on passe pas sa nuit sur son téléphone, vous voyez ? Typiquement. Donc ça aussi c'est vrai pour les internats.

Ouais. Euh il y a une question qui revient aussi énormément si on on tourne la page justement par rapport au téléphone dans les lycées, c'est la question des rites scolaires. Oui.

Ça fait des années que la question revient. Je veux dire sur brute, c'est même celle qui revient en numéro 1 à chaque fois qu'on interview un ministre de l'éducation nationale des années, les mêmes réponses mais il se passe pas grand-chose. Alors moi j'ai envie de vous poser cette question, c'est le fameux 8h 13h 8h15h qui est souvent évoqué sur les réseaux sociaux à partir de quand ?

Je vais vous répondre pas une autre question. À partir d'où ? Parce que moi je suis très frappé de voir, c'est très français comme approche, on a toujours tendance à penser qu'il faudrait la même chose partout.

Donc je suis élève à Paris avec mon collège qui est au pied de chez moi. Je suis élève à qu'est-ce que je peux vous donner comme exemple ? Dans les dans les Hautes Alpes avec mon collège à Gap et je suis élève au collège en Guyane.

Il faut que je prenne la pirogue tous les matins sur le Moroni. Et ben nous on fait comme si c'était pareil. Je suis désolé c'est pas pareil.

Et donc il y a des endroits où il faudrait pouvoir commencer un peu plus tard. à 9h ou 9h30, il y a des endroits comme en Guyan parce que les jeunes prennent la pooque très tôt où il faut au contraire ouvrir à 7h15 sinon ils sont dans la rue et pograph il faut leur donner un petit déjeuner. Donc moi je crois pas à une réponse universelle sur les rythmes scolaires.

Je dis tout de suite je ne crois pas à ça. Mais dans [grognement] la philosophie est-ce que de se dire que par exemple c'est vrai ce qui revient souvent, il y a eu des pétitions ces dernières années, le fait de se dire on commence un petit peu plus tard, on finit un peu plus tôt des activités un peu plus entre guillemets ludiques l'après-midi. Est-ce que c'est quelque chose sur lequel vous êtes favorable vous ?

Alors, on commence un peu plus tard, oui, mais si on dit on commence un peu plus tard, on finit un peu plus tôt et on touche pas aux vacances, ce qui est souvent ce que j'entends quand je rencontre des jeunes, je comprends que ce ser idéal de vie à ce stade. Mais en fait, ça rentre pas dans la chaussure. Donc là, vous leur dites "Bon, OK, pourquoi pas ?

C'est une bonne idée, mais si on fait ça, bah va falloir réduire les vacances scolaires." Bah, un peu plus tard, un peu plus tard, c'est jouable. Mais si on dit un peu plus tard et on finit à 13h ou à 14h ou à 15h, ça veut forcément dire qu'au bout d'un moment, faut réduire les vacances scolaires, sinon on a plus le temps d'apprendre.

Donc et je suis pas sûr à personne que ce soit une bonne idée de sortir à 14h ou à 15h parce que je sais pas ce qu'on fait après. Et qu'est-ce et qu'est-ce qu'on fait du coup ? Et donc ça suppose qu'il y ait enfin quand on fait ça, c'est parce qu'il y a des activités sportives, culturelles et cetera qui sont proposées après.

Donc c'est vraiment enfin il faut repenser l'organisation sociale et une fois encore ça suppose mécaniquement au bout d'un moment de réduire les vacances. On peut vouloir ça hein. Et et concrètement moi j'ai envie de poser cette question.

On sait que le quinquena se termine dans quelques mois. Est-ce que vous allez agir concrètement sur ce sujet ? Non, pas maintenant parce que précisément Non mais parce que précisément c'est un projet de quincana.

Repenser l'ithythme scolaire si on veut pas se prendre les pieds dans le tapis et mettre tout le monde dans une situation compliquée, il faut compter au moins 1 an et demi 2 ans. Ça veut dire que la majorité qui arrive en mai 2027. Donc là, vous reportez sur prochain président ou présidente.

Ah pour repenser l'atmoscolaire. Oui, parce que si jamais je le fais là, de toute façon, je ne sais pas le faire pour la rentrée prochaine. Accessoirement, ça est-ce que c'est pas un échec quelque part ?

Parce que je veux dire très concrètement des ministres de l'éducation nationale euh pendant 10 ans sur Brut, on en a reçu énormément et déjà du temps de Jean-Michel Blanquet, on entendait les rpt scolaire. Même tous les tous les ministres, il allaient de leur petitte vidéo TikTok en disant "Oui, c'est super le 8h 13h, je vous écoute." Machin et cetera.

Ça parle beaucoup mais finalement ça agit peu. Non mais chacun peut répondre quand il veut sur les réseaux sociaux en disant "Oui, oui, je vous écoute." Après ça, le problème c'est le réel.

Bon, le réel, il est pas le même partout. Mais le r mais tous les jeunes qui nous suivent, ils savent très bien une chose. Je peux garantir que quand vous allez dans votre montagne, la question elle se pose pas comme pour les petits parisiens quoi.

Voilà. Bon donc moi ce ce à quoi je ne crois pas et je n'ai jamais cru à ça, c'est une réponse universelle consistant à dire tout le monde même heure, même jour, même alors ça on l'entend mais il y a eu largement le temps pour pouvoir le faire. Je veux dire moi je je pense à tous ceux qui nous regardent qui se disent voilà Emmanuel Macron il est au pouvoir depuis 2017.

Ce cette questionl elle revient à chaque fois. Il y a même eu des concertations qui ont été faites, un rapport qui a été mis au président de la République. Voilà.

Et au final, on se dit aujourd'hui bah il y aura rien. Est-ce que est-ce que c'est pas un aveu d'échec un peu quelque part ? Non non mais attendez enfin moi vous savez l'enfant qui naî aujourd'hui il va passer son bac en 2044 et moi je pense à ceux qui regardent aujourd'hui.

Non mais moi les aveux d'échec à l'horizon 6 mois ou 1 an ça m'a toujours fait un peu soit quand on parle d'école si vous voulez faut un peu prendre du recul. Donc la convention citoyenne sur les sur les rythmes de l'enfant, elle a rendu ses conclusions de mémoire en novembre en décembre dernier. Bon et d'abord je les ai reçu, on analyse les choses.

Euh mais j'ai toujours dit que je ne pouvais pas en ultime année électorale changer la règle du jeu pour la rentrée suivante, y compris en terme démocratique. Si jamais il y a des gens qui arrivent l'année prochaine avec une conviction différente des mén qui vous disent pas du tout, il faut faire mon différemment, qu'est-ce qu'on va faire ? On va faire une rentrée puis on va refaire une deuxième différente.

Après, il faut donner un tout petit peu un tout petit peu de stabilité au système. Aujourd'hui, on arrive déjà à adapter les rythmes. Donc là, vous dites là, on peut dire concrètement aux élèves, il va rien se passer avant la fin du quincana sur ce sujet-là et le prochain président ou la prochaine présidente qui sera que la fin du quincana, l'année scolaire commence après-demain.

Donc leur année scolaire va pas être différente cette année. On va pas leur supprimer des cours et on va pas les faire. Voilà, celle d'après, on prépare les choses en terme de réflexion et pour la rentrée 27, si ceux qui sont à ce moment-là au pouvoir veulent s'en emparer, ils pourront le faire.

Mais quoi qu'il arrive, je je me permets hein, je pense que c'est quelque chose qui prend un petit peu de temps. Vous avez d'ailleurs des la vie économique, vous avez la vie des familles, vous avez la vie des professeurs, vous avez même la capacité d'accueil en terme de nombre de s dans un établissement. Enfin, ça se décrète pas comme ça depuis la rue Grenelle si vous voulez.

Le coup de dire il y a qu'à faucon depuis la rue de Grenelle et puis le lendemain matin, ça se passe partout, c'est pas le réel. Ça c'est l'idéologie peut-être mais c'est pas le réel. Le réel c'est regarder à l'été locale ce que vous pouvez faire par rapport à votre volume de salle, à votre nombre d'élèves, à l'heure à laquelle ils arrivent, au transport scolaire et cetera et cetera.

À ce que vous pouvez leur proposer aussi d'autres quand vous les libérez et ensuite construisez une solution qui corresponde à votre besoin. Moi je crois à ça. Il faut redonner un peu d'autonomie au niveau local sinon au bout d'un moment on finit par mourir sous l'uniformité.

Donc on comprend donc au prochain président ou président de de prendre le sujet en main euh sur de l'immédiat, on a l'interdiction réseaux sociaux au moins de 15 ans justement sur le concret. Il y avait cette loi qui avait été votée et retoquée par le Conseil constitutionnel sur ce point. Euh alors on va parler très concrètement à ceux qui nous regardent parce qu'ils se disent ça devait rentrer à la rentrée scolaire.

Finalement ça passe pas. On demande à Emmanuel Macron demande à Sébastien Lecornu de réécrire un nouveau texte. Concrètement qu'est-ce qui se passe et qu'est-ce qui va se passer ?

Alors concrètement euh donc le la loi avait prévu d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans à partir de septembre. À partir de septembre. La disposition qui prévoyait ça, donc le texte qui prévoyait ça a été annulée par le conseil constitionnel invalidé.

Ça veut dire qu'elle ne peut pas rentrer en vigueur. Donc pas de rentrer en vigueur à la rentrée. Voilà.

Donc ça veut dire qu'un jeune de 14 ans qui aurait actuellement un réseau social, il le garde à la rentrée. Il le garde tant qu'il y aura pas la loi. Et la question c'est jusqu'à quand ?

Alors jusqu'à quand ? jusqu'à ce que le législateur au niveau national ou l'Union européenne a pris un texte euh j'allais dire juridiquement approuvé par toutes les instances et qui permettent effectivement cette interdiction. Donc pour l'instant ça reste possible pour un jeune de 14 ans par exemple d'avoir un réseau social jusqu'à ce qu'un texte dise le contraire.

À partir de quand ce serait la cible du président de la République ? C'est d'ici d'ici le printemps 2027. Donc on va voir comment les choses se passent.

Mais vous savez auelà de ça, vous dites on verra comment les choses se passent. Ça veut dire que vous n'êtes pas certain de pouvoir le le mettre en place d'ici mais la question est de savoir comment ça va se passer d'un point de vue juridique. Alors c'est un tout petit peu compliqué mais pour être simple, il faut articuler deux droits.

Il faut articuler le droit national et droit européen. Il y a des initiatives à la fois au niveau national et au niveau européen. Donc il y a il y a un travail à faire de mise en en cohérence entre les deux pour que les textes soient soient soient applicables.

Donc on va pour ça que je dis on va voir comment ça se passe au sens c'est pas une question de calendrier, c'est peutêtre une question de de bon vecteur, le bon texte qui va permettre de le faire. Mais au-delà de ça, euh je pense aussi qu'il faut qu'on explique à nos jeunes les méfets des réseaux sociaux. Pardon hein, mais je dire il y a quand même euh dans les réseaux sociaux, il y a de tout.

Euh vous avez des réseaux sociaux sur lesquels vous avez la moitié ou les de tiers des vidéos maintenant qui sont exclusivement produites par de l'IA ou qui sont des fake news. Euh et puis vous avez tout simplement, je le redis hein, mais au niveau intellectuel en terme de développement cérébral, on passer sa vie là-dessus. Et donc moi, j'ai tendance à penser que si vous avez moins de 15 ans, s'il y a des jeunes qui nous écoutent on moins de 15 ans euh qui nous regardent plutôt, euh bah franchement h moi je leur conseille de se désabonner à une bonne partie de leur réseau.

Ils en ont pas besoin. Et vous savez, c'est assez intéressant parce que moi je vais souvent à l'établissement. J'ai visité euh 31 départements depuis ma nomination.

J'ai rencontré des centaines d'élèves et je discute longtemps avec eux. souvent je reste 1hure 1h30 voir plus avec eux et on discute. Et quand vous êtes un jeune vous vous faites un sondage alors qui regarde 3h 4h et vous avez pas mal de main qui se lève et tout ça très bien.

Je dis et vous dites au jeunes quand vous vous arrêtez est-ce que vous dites pas je pensais pas que j'avais pas d'autant de temps regardant votre montre. Ah bah si si c'est vrai. D'accord.

Est-ce que 5 minutes plus tard vous avez pas envie de rallumer votre téléphone ? Si. Bah ça c'est la définition d'une addiction.

Une addiction, c'est exactement ça. Quand vous consommez quelque chose, que vous dites "J'aurais pas dû en consommer autant et que 5 minutes peur vous avez envie d'en consommer", ça s'appelle une addiction. Et ce qui se passe aujourd'hui avec certains réseaux sociaux, ça s'appelle une addiction.

Ça veut pas dire qu'il faut les interdire, les bannir, que c'est forcément mauvais, mais ça veut dire qu'il faut apprendre à les domestiquer tout simplement. Apprendre à les domestiquer, justement, ça pose la question parce que certains disent "Bon, une interdiction c'est très strict. Est-ce qu'on a pas plutôt la possibilité d'être dans l'éducation, la responsabilisation ?

C'est toujours un peu deux paroles qui s'écoutent. Il y a celle de l'interdiction [raclement de gorge] très nette et celle de dire "Bon, est-ce que c'est pas mieux finalement qu'un qu'un adolescent de 13 ans on au lieu de lui interdire, on l'éduque, on le responsabilise à avoir une une utilisation raisonnable ?" Mais le principe même de l'éducation, c'est que avant d'exposer les enfants euh à un risque, vous commencez précédemment par éviter le risque et par leur expliquer mais vous évitez le risque.

Mais là, vous le reportez 2 ans. Enfin, quand ils vont avoir sauf qu'en réalité, sauf qu'en réalité aujourd'hui, vous avez plein de mineurs de moins de 13 ans qui sont sur des réseaux sociaux et tout le monde le sait parce qu'en réalité, c'est pas contrôlé. ce sera probement encore le cas après.

Ah non parce que vous aurez un système de tire de confiance qui fait qu'on sera obligé de vérifier que vous avez bien effectivement l'âge pour pouvoir le faire ce qui est pas la même chose. Et vous imaginez que des fois il y a des parents qui vont probement outrepasser mettre leur visage à la place de de suit de leur enfant qui vont trouver des et bien à ce moment-là ils seront dans mais c'est pas pareil les transgresser en interdiction euh c'est pas la même chose que ne pas se voir interdire quelque chose. Mais pardon, mais le principe de l'éducation, vous avez un un bébé avec une crise, vous dites pas je vais faire de dication et puis mettre pas les doigts à ma prise, vous commencez par mettre un cash prise et puis le jour elle a compris que c'était dangereux.

Dans ce moment, vous ti prise mais vous lui apprenez qu'il peut allumer la lumière. Bon, quand vous êtes sur des des questions par exemple d'alimentation, d'alcool, de cigarettes et cetera, il y a un âge au-delà duquel en duquel vous ne vendez pas mais vous éduquez et puis après au bout d'un moment ça devient accessible. Les réseaux sociaux contenuent leur risque.

C'est beaucoup plus difficile à contrôler. C'estàd que un jeune qui va au supermarché qui a moins de 18 ans, on contrôle son identité avec une carte d'identité, le vendeur, la la le caissier ou la caissière peut contrôler facilement. Là sur les réseaux sociaux, on voit encore par exemple beaucoup de jeunes qui malgré les interdictions d'accès au site porno au moins de 18 ans avec des contrôles qui sont à peu près similaires d'ailleurs avec ce qui va être mis en place continue d'y avoir accès.

Donc il y a déjà quand même beaucoup moins qu' beaucoup moins mais il y a encore Mais si dans le buffet si chez vous dans le buffet de la cuisine il y a de l'alcool et que vous votre fils de 12 ans se lever le soir pour aller se servir un verre vous l'arrêtez. Bon, si vous voyez un gamin qui se connecte à des réseaux sociaux qui ne devrait pas avoir accès, je il y a un pourcentage, j'ai plus le chiffre en tête, mais il y a un pourcentage énorme de de jeunes qui disent "Ah oui, c'est vrai que j'ai déjà été exposé à des contenus que j'aurais pas aimé voir quoi, qui était qui était agressif, sexuel et cetera et cetera." Je dire "Vous laisseriez pas faire ça si c'était sur l'écran de votre télévision et sous prétexte qu'il y a une espèce de solitude de l'enfant sur son téléphone portable, on laisse passer." Mais on est fou.

Enfin, on est une responsabilité éducative. Donc ça c'est un message un peu aux parents aussi quelque part, mais collectif, c'est aux parents, c'est à toute la société, c'est à moi, c'est à tout le monde. Ce qu'on ne laisserait pas faire au vu au su de tout le monde, on le laisse faire dans la relation, j'allais dire intime mais en été plutôt solitaire d'un jeune avec son téléphone portable.

On peut pas faire ça. Et d'un point de vue négatif, on ne peut pas faire ça. On peut pas vouloir protéger les enfants comme on nous demande tous les jours sur tous les sujets à juste titre.

Et c'est dire que tout d'un coup parce qu'il y a un petit écran et que l'enfant est seul devant son petit écran, tout ça tombe. Non, ça tombe pas. La protection elle vaut y compris de l'autre côté de l'écran.

Alors, on parle euh des parents, de l'éducation. Moi, j'ai aussi envie d'avoir votre avis sur des questions parfois plus sociétales sur la place des jeunes également. Euh ça ça pose la question notamment du partage entre l'État et la famille sur le rôle de l'éducation des enfants.

Euh notamment par exemple, il y a des communes qui cet été ont mis en place des couvre-feu interdisant à des mineurs euh de pouvoir sortir à partir de telle heure. Est-ce que vous en tant que ministre de l'éducation nationale, vous êtes solidaire de ces décisions là ? Je suis enfin je crois pas devoir être solidaire.

Là aussi, c'est des questions de réalité locale. Il y a une chose qui la réalité locale, c'est est-ce que c'est une bonne idée de le faire ou pas ? Pour moi, c'est comment dire mitigé.

C'est un peu le la solution de dernier recours. C'est que normalement, mais c'est aussi une question d'autorité là aussi parentale et puis même d'autorité collective, euh un jeune de 12 13 ans, il a pas ben le soir tout seul dans la rue à minuit ou 1h du matin. Il est censé être sous la responsabilité de ses parents.

Bon, donc euh la règle c'est quand même celle-ci et je crois qu'il faut que collectivement effectivement on ait un certain nombre de repères éducatifs qui sont qui qui qui quand même soi importants. Euh si ensuite il y a des réalités locales où on constate que c'est pas possible et où en réité les jeunes se mettent en danger eux-mêmes ou mettent en danger des tiers parce qu'ils ont des comportements de jeunes de 12 13 ans seul la nuit dans la rue euh et qu'on est obligé de faire ça. Ah moi je veux pas aller en faire reproche au maire.

Si j'imagine que s'ils le font c'est qu'ils ont des bon le faire. Je suis pour euh je préfère quand même dans ce domaine l'éducation prioritairement éducation à type de réponse. Mais si l'éducation ne fut pas ou s'il y a des gens qui sont défaillants à ce moment-là cette réponse-là elle peut effectivement localement s'avérer la bonne.

Alors gens défaillant parfois ça même encore plus loin. On a pu voir des communes qui ont été jusqu'à suspendre les aides sociales aux parents d'enfants auteur d'infraction. Là, on va plus loin, c'est-à-dire de fait de se dire euh un enfant va dégrader quelque chose, va commettre une infraction euh et bien les parents, on peut leur retirer des des aide social.

Est-ce que vous vous trouvez que c'est une bonne idée ou pas aussi ? Euh là, on est sur le cran supérieur. Ouais.

Il y a mais il y a deux questions. Il y a est-ce que c'est efficace ? J'en suis pas je suis pas sûr qu'il y a un effet immédiat.

Je suis pas sûr parce que vous avez plus les allocations, vous allez changer de comportement éducatif. Donc voilà, je suis assez prudent. Euh et puis il y a euh la question que ça pose derrière, c'est-à-dire comment est-ce qu'on fait pour permettre à des parents de d'exercer pleinement leur autorité ?

Et voyez, typiquement la à l'école par exemple cette année pour cette rentrée, on va diffuser une charte euh qu'on a travaillé avec les parents d'élèves, une charte des parents et de l'école dans la relation avec l'école, ce que je respecte, quels sont mes droits et cetera. Et on voit bien que c'est un système d'équilibre. J'ai des devoirs et j'ai des droits.

Je respecte l'école enseignement. J'ai le droit d'être élu par d'élèves et même je on incite les gens à quoi il pour travailler main dans la main avec l'école. Mais on marche sur deux jambes dans la vie hein.

On marche sur les droits et les devoirs. Et très clairement aujourd'hui, malheureusement on a une on a une petite partie de nos parents qui sont un peu défaillants et qui ont été sans s'en rendre compte par cette défaillance mettre en danger été leur enfant parce que c'est pas une chance pour un gamin de pas être de pas être suffisamment porté par ses parents en terme de de comportement. Donc il faut qu'on travaille là-dessus.

Moi je crois à l'éducation et actuellement je crois à la jeunesse. C'est pas c'est principalement mais je crois à la jeunesse. C'est beau d'être jeune.

C'est extraordinaire. On a une jeunesse qui est qui est qui est qui est fabuleuse. Simplement cette jeunesse là elle est pas en apesanteur.

Elle s'inscrit dans une histoire. Elle s'inscrit dans une société et le rôle de la société c'est lui permettre à la jeunesse de donner son plein potentiel mais de l'ancrer un tout petit peu et dans ses comportements et dans les principes qui nous fondent et dans les comportements à l'école et dans les apprentissages. Alors vous évoquez les parents des faillons.

Ça me permet de rebondir sur les violences à l'école. Il y a un décret qui est passé au mois de juillet qui évoque que s'il y a un parent qui est auteur de violence ou en tout cas qui va malmener un professeur, ça peut avoir une incidence aussi sur l'élève. Ça c'est quelque chose de nouveau.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi ça consiste concrètement ? Alors c'est très simple, c'est pas une sanction, c'est une mur de protection de l'institution, de l'école. Je vous donne un exemple. des parents qui molestent euh donc qui secouent, qui frappe éventuellement une professeure des écoles à la sortie de l'école le jeudi soir.

Bah parce que leur enfant a pas une bonne note et cetera. C'est rare mais ça arrive. Est-ce que c'est d'ailleurs on dit c'est rare ça arrive parce que on a toujours parfois fantasme v réalité.

Est-ce que les violences sur le corps enseignant violent des parents ça augmente ces dernières années ? violence les les violences graves ont plutôt tendance à augmenter et à l'école donc dans le premier degré à l'école maternelle élémentaire 30 % des incidents graves sont le fait des parents. Donc c'estàd que les parents sont à l'origine de 30 % des incidents graves.

Alors ça fait une infime minorité de parents. Je dis tout de suite. Enfin quand même.

Bon on constate une augmentation à la fois des parents et des élèves sur des violences vis-à-vis des enseignants global. Alors dans les remontées qu'on a nous. Oui.

De quel ordre ? Alors c'est c'est c'est difficile à dire parce qu'en fait on sait enfin il y a la part entre ce qui augmente j'allais dire du fait d'un meilleur signalement et ce qui augmente en en réalité. Bon mais grosso modo en 5 ans ça ça augmenté de 50 %.

C'est énorme. C'est énorme. Et c'est pour ça qu'on fait c'est pour ça que bon si vous voulez moi je je Mais comment on explique ça ?

Est-ce que ça veut dire que il y a une violence à l'école qui augmente ? Non ça enfin non si mais c'est surtout qu'en réalité l'école n'est pas étanche par rapport à son environnement. On voit bien qu'il y a des tensions sociales.

Il y a des tensions sociales. Il y a des fractures qui sont d'ailleurs travaillées par certains parce qu'on considère que fracturer euh ça provoque de l'énergie. Peut-être qui ça les extrêmes.

On n'est pas des atomes en apesanteur hein. Quand vous dites les extrêmes, vous ciblez euh peu importe de tout bord. Non mais faut dire les choses.

Oui mais vous avez vous avez aujourd'hui il y a il y a un discours, il y a des discours qui traversent nos sociétés qui sont les discours très catégoriques et très radicaux fondamentalement. Et donc il y a un risque de de de de d'extériorisation d'un certain nombre de crispation. Bon et par ailleurs, tout le monde constate, vous comme moi, que dans la société en général, chiffre le montre, il y a des tensions qui sont plus importantes qu'avant.

Bon, l'école est globalement un abri par rapport à ces tensions, elle est pas étanche et donc ces tension se répercut sur l'école. discours politique d'extrême qui c'est pas ce que j'ai dit. Il y a une société sous tension.

Ces tensions là peuvent être enfin comment dire trouvent aussi leur expression politique. Plutôt ça dans ce sensl c'est détentions qui existent qui trouvent une expression politique parfois catégorique ou radicale. Et tout ça fait un ensemble.

Bon on est dans une société qui est plus tendue qu'elle ne l'était il y a 20 ou 30 ans. C'est clair, on le voit pas. Notre rôle à nous à l'école c'est justement de remettre de la civilité c'est de faire en sorte que ces tensions n'existent pas ni dans la société ni dans l'école. des points de vues très différents et compris très radicaux sans être en tension.

Les deux choses qui sont tout à fait compatibles. Est-ce que c'est pas aussi un échec des des deux quinquena cette question là ? Vous dites c'est un peu une question du vivre ensemble aussi quelque part dire d'une société sous tension vous paraître 20 30 ans mais qui pourra aussi être réduit sur les 10 dernières années mais c'est pas propre à la France.

On est sur des phénomènes de très de très long terme et on parlait tout à l'heure des écrans et cetera. Tout ça il participe. La déréalisation de la violence à travers les écrans, la mise à distance tout simplement dans les relations quand tout se fait par numérique et vous voyez un problème franco-français.

C'est pas un problème franco-français et c'est pas un problème qui a une cause unique. Mais on voit bien en tout cas qu'il y a des tensions que ces tensions elles se répercutent au bout d'un moment sur l'école. Et moi ma ligne elle est très claire c'est qu'on ne touche pas à un professeur, on touche pas un personnication mais pas un cheveux.

Donc là, un parent qui fait ça, l'élève directement. Donc quand un parent s'en prend à un agent d'éducation nationale, ce que je souhaite, c'est que si il fait peser une menace grave sur l'éducation nationale, on puisse effectivement changer l'enfant établissement. Il aura un suivi évidemment pédagogique, social, scolaire renforcé.

On protège l'enfant mais on protège aussi l'institution. Comment voulez-vous je dis à une professeur ou un professeur qui se fait menacer ou ou frapper un vrai soir que lundi matin il va être à la grille tout sourire en train d'accueillir les parents de l'enfant en question en disant mais bien sûr je suis ravi de récupérer le petit corentin dans ma classe mais ça marche pas ça et donc une fois encore on peut avoir on peut avoir des frustration les parents peuvent avoir des frustrations par rapport à l'école et cetera, il y a des canaux pour exprimer la frustration mais la frustration elle s'exprime pas par des invectifs par des menaces ou par des coûts. Ça non, toutes les opinions peuvent être enfin les points de vue très différents peuvent s'exprimer pas dans la violence et pas contre l'école.

Et ça pour moi c'est catégorique. Je protégerai l'école mais mordicus. Un tout autre sujet qui nous a pas mal concerné en mai et en juin je pense vous voyez où je vais en venir, c'est celui de la climatisation.

Euh, on a vu des images dans des classes où on se demandait "Mais est-ce que c'est possible de voir ça en France euh avec parfois des professeurs qui étaient obligés d'humidifier leurs élèves avec des brumisateurs, des classes qui étaient parfois fermées ? Enfin, on se dit comment c'est possible qu'en France on nit pas anticipé cela dans un moment où on nous parle du réchauffement climatique depuis des années de se dire on va se retrouver face à ces phénomènes là et au final pas d'anticipation, on est entre guillemets devant le fait accompli. Alors, on peut pas dire qu'on est pas anticipé d'abord pas assez mais simplement il y a deux choses.

La première chose, c'est qu'on a aujourd'hui 60000 implantations scolaires en France. 60000 école ou établissement qui sont la propriété des collectivités territoriales et qui ont pour la plupart lancé des plans de modernisation, d'isolation et cetera. Au passage d'ailleurs, historiquement, on a plus pensé l'isolation par rapport à l'hiver que par rapport à l'été.

Bon, donc on parle d'un bâti qui est très dispersé. Première chose. Deuxième chose, il y a un stand de nos de de ceux qui nous regardent qui se souviendront de leur école ou qui sont peut-être qui sont les écoles féries.

Les écoles féries, le modèle de école type en France, c'est des écoles féries avec des bé vitrées pleins sud parce qu'il fallait que les enfants puissent prendre le soleil l'hiver parce qu'on savait pas chauffer les bâtiments. Aujourd'hui, on cherche plutôt les fenêtres plein nord pour protéger de la chaleurité. C'est pas seulement isolé, c'est qu'il y a un bâti entier à restructurer.

Par rapport à ça, déjà au moins 4 5 ans qu' a il y a il y a un programme de fonds qui a été financé par l'État, mais ce sont les collectivités locales qui font les travaux. Mais l'État finance avec le fond vert, avec les du rénov et c enfin c'est des fonds bref qui permettent de financer la rénovation de plusieurs milliers d'écoles. Simplement, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?

On a deux problèmes. On a un problème d'échelle, 60000 implantations, on a peut-être rénové 10000 pour l'instant. Enfin, en tout cas, l'État a aidé à la rénovation de 10000 entre elles.

Et puis on a un problème de temps, c'est que ce qu'on avait prévu pour 2040 en été hein, des états à 40°gr comme cette année arrive en 2027. Donc, il faut qu'on accélère, c'est très clair, assez massivement. Et en attendant, est-ce que vous pouvez promettre aux gens ?

Voilà, moi je pense à beaucoup d'enseignants, même certains qui nous ont envoyé leurs vidéos en disant j'envoyais même certains qui humidifient le visage de de leur de leurs élèves de leur dire l'été prochain ça n'arrivera plus. Alors, j'aimerais pouvoir dire ça à tout le monde, mais je rappelle que ça dépend des collectivités locales parce que ce sont elles qui ont bâti et elles qui achètent les matériels. Ce qu'on sait dire aujourd'hui, c'est qu'il y a plusieurs milliers d'écoles qui pendant l'été là au mois de juillet août ont été équipés de climatiseurs, de ventilateurs et cetera dans le cadre d'un plan qu' a lancé le premier ministre Sébastien Lecornu.

Donc là, on a des chiffres un peu sur l'implantation ou alors pas encore précis, nous on a été saisi, nous éducation nationale, on a été saisi par 3000 écoles établissement qui ont souhaité bénéficier du dispositif et qui donc nous ont demandé de une mise en relation pour le faire. Ensuite, en réalisation, par définition, comme je ne suis pas propriétait de loca, je sais pas faire le décompte exact. on va faire on va avoir des remontées périodiques mais en tout cas il faut savoir qu'il y a plusieurs milliers d'écoles et d'établissements qui cet été se sont en grande partie équipé grâce au soutien de la puissance publique.

Maintenant on a un enjeu d'adaptation c'estd que il suffit pas de mettre un climatiseur ou des ou des ou des bromisateurs. Ça c'est un enjeu de transition. Alors il y a l'adaptation.

Il y a l'adaptation mais c'est aussi l'adaptation sur les rptes scolaires. Alors sur un autre sujet aussi c'est on a vu il y avait des épreuves de du bac et cetera qui étaient voilà sous 40°gr dans des salles justement qui étaient pas forcément prêtes à accueillir ces épreuves là. Qu'est-ce qui va se passer pour s'adapter en fait quelque part au aux conséquences aussi du réchauffement climatique ?

Alors euh effectivement euh de on adapte les lieux, ce qu'on disait tout à l'heure, on adapte l'organisation, c'est-à-dire que euh dans les heures qui viennent là euh va sortir donc le calendrier des épreuves du baccalauréat et du brevet 2027 demain. Donc demain, tous les élèves sauront quel jour ont lieu les épreuves du baccalauréat et toutes les épreuves auront lieu le matin, sauf j'ai quelques épreuves de professionnels qui en fait durent la journée. Le format de l'épreuve, c'est la journée.

Hormis ces cas-là, toutes les épreuves ont le matin, les euros comme les écrits. Donc acté totalement plusieurs mois à l'avance, queles que soient les températures, c'est le matin. C'est le matin.

OK. On peut pas se permettre, si vous voulez de de jouer au hasard un an avant par rapport à la météo. Donc le meilleur moyen c'est d'éviter le hasard.

Éviter le hasard c'est de faire en sorte qu'il y ait des épreuves le matin et que le matin. On parle justement des épreuves. Vous parlez du calendrier qui va être révélé.

Est-ce que vous avez un petit peu quelques dates peut-être à pouvoir nous annoncer sur Ben alors, ça sera la deuxème moitié du mois de juin euh comme chaque année jusqu'au donc les derniers euros de page auront lieu vers le 9 juillet euh de mémoire. Donc euh j'allais dire c'est un calendrier assez standard. simplement, on va s'organiser différemment pour faire en sorte que le grand oral, l'oral de français et cetera ait lieu avant 13h ou 13h30 de manière à ce queensuite on soit pas tributaire de la météo de l'après-midi.

Alors, vous dites assez standard mais il y a des questions qui reviennent souvent ces dernières années sur le niveau d'exigence où des fois on se dit est-ce que le brevet surtout le bac a encore un niveau d'exigence suffisant vis-à-vis des élèves ? Est-ce que le bac qui va venir sera du même niveau que les précédents ou est-ce qu'on s'attend à une exigence, une difficulté supplémentaire pour l'année à venir et les années à venir ? Alors, en terme de niveau disciplinaire, donc de maîtrise de la discipline, le bac aujourd'hui, il permet de certifier un niveau que je crois être conforme, voilà, correct.

En revanche, moi je je j'insiste depuis mon arrivée sur la question de la maîtrise de la langue, la syntaxe, la grammaire, l'orthographe. Parce qu'il y a un enjeu à ce que nos élèves sachent exprimer et sachent exprimer correctement une pensée complexe. Ça veut pas dire que je leur demande de savoir écrire chaque mot ornitoring ou rindron, ça m'est égal.

Mais ça veut dire par contre que enfin c'est pas les interroger sur trois mots comme ça, mais ce qui m'intéresse, c'est que le leur niveau de langue globale soit bon. Et donc là-dessus, ce qu'on va faire, ça va être publié la semaine prochaine, c'est que euh on va publier des un peu ce qu'on appelle les attendus. C'est qu'on va expliquer ce qu'on attend en terme de niveau de langue et puis on va on va on va publier aussi des barêes.

Ça c'était jamais fait en fait. Jus à présent le barê, il tombait à la fin. Bon là, on va donner les éléments de barem pour dire dès le début combien entre guillemets coûtera un mauvais niveau d'expression en bacat.

Donc comme ça, ils auront toute l'année pour le savoir, toute l'année pour se préparer, pour s'entraîner, pour ajuster le tir et pour réussir leur bac à la fin. Parce qu'avant c'était pas le cas sur le en fait. Non.

Jusqu'à présent, le barême, il est défini au moment de l'épreuve. Donc, on dit l'exercice 1, il est sur 4 points, l'exercice 2 sur deux points et cetera et cetera. Sans préciser en fait les éventuelles retraits de points lié à la qualité de la langue.

Là, on va faire dès le départ, c'est qu'on dira bah je sais pas, en physique, chimie, ça fera x points, en histoire, ça fera x point. Ce sera transparent aussi vis-à-vis des des élèves. Ça sera transparent vis-à-vis tout sera publié la semaine prochaine.

Transparent vis-à-vis des élèves, transparent vis-à-vis des professeurs de manière à ce que chacun sache tout simplement ce qu'il a à faire pour bien réussir sa copine. Donc si on résume un peu aujourd'hui, il y a la transparence mais il a aussi une exigence plus importante vis-à-vis de l'orthographe par rapport à des élèves d'il y a 10 15 ans vis-à-vis du niveau de langue. Oui mais j'insiste niveau de langue tout le monde est obsédé par l'orthographe.

C'est pas que l'orthographe, c'est la syntaxe, c'est la grammaire, c'est juste savoir s'exprimer de manière correcte. Et une fois encore, je cherche pas des perd des points qu'on perdait pas avant. Mais effectivement, on pourra perdre des points qu'on perdait pas forcément il y a il y a quelques années.

Oui. Donc ça c'est un point important l'orthographe pour ceux qui nous regardent qui vont passer le bac cette année, c'est la petite la petite difficulté en plus. D'où l'importance d'ailleurs de lire régulièrement parce qu'en général plus on lit plus on a une expression de bonne qualité et comme ça ça permet de rejoindre les debouts.

Alors ça ça pose aussi la question parce qu'on sait que parfois il y a des critiques qui sont faites de dire le niveau des élèves est catastrophique en math, en français, c'est de pire en pire. Quel constat vous en faites ? Est-ce que aujourd'hui un un élève qui passe son bac en 2026, il a autant de maîtrise qu'un élève il y a il y a 15 20 ans ou même plus parfois.

Vous connaissez un peu l'histoire parfois des réseaux sociaux qui vont vous montrer des copies dans les années 60 70 euh parfois justement avec beaucoup plus de maîtrise dans le langage, dans l'orthographe, dans le dans le savoir. Est-ce qu'aujourd'hui un élève en 2026 il est plus il serait moins intelligent, moins armé qu'à un élève il y a quelques décennies ? Alors moins intelligent, certainement pas.

Moins armé, certainement pas non plus. Armés différemment, très probablement. Nos élèves savent faire des choses aujourd'hui qui et connaissent des choses qui qu'on connaissait pas il y a 20 ou 30 ans.

Quand j'ai passé mon baccalauréat, les problématiques d'environnement numérique, c'était inexistant. Aujourd'hui, ils les connaissent. Bon, ce qui a ce qui est quand même assez globalement admis, c'est que le niveau d'expression, c'est objectivement effrité.

La diversité du vocabulaire, c'est objectivement effrité. Et euh en science notamment, on a des disparités qui sont probablement plus fortes qu'avant. Ce que montre les différentes évaluations nationales, international et cetera, c'est que globalement on a une disparité, on a plus d'entes difficultés qu'auparavant.

Et donc on a on a un sujet si vous voulez à à à à appréhender qui est la très grande difficulté scolaire. On a plus d' grande difficultés scolairire qu'avant, ça oui. Mais en revanche aujourd'hui, un élève qui a un bon baccalauréat, ça reste un bon baccalauréat.

C'est pas forcément le décalque de celui d'ouil y a 30 ans. Mais enfin comme la société et le monde ne sont pas le décalque de ceux d'ou, je suis pas sûr qu'il faille non plus s'en mettre sans s'en s'en s'en préoccuper à l'excès si vous voulez. Faut pas chercher à comparer ce qui est pas comparable.

Là, on parlait du niveau des élèves du français. On pourra aussi parler parler d'histoire euh très régulièrement. Parfois, on peut voir des des micr trottoirs sur les réseaux sociaux qui vont interroger sur des faits historiques des des jeunes adolescents et parfois les réponses sont assez compliquées avec un très gros manque de connaissance.

Hm. Alors, sur l'histoire, on a deux choses. Euh, d'abord, on a on a un enjeu de culture général.

Pour savoir d'où on d'où où on va, il faut savoir d'où on vient. Et c'est pour ça que moi, par exemple, je à partir de cette année euh dans tout établissement scolaire, dans toutes les écoles, le 11 novembre sera commémoré. que tous les élèves, il y aura une cérémonie solennelle brève hein, peut-être 10 ou 15 minutes, mais tous les élèves seront amenés à commémorer le 11 novembre.

Pourquoi ? Parce que le 11 novembre, c'est la journée de la victoire et de la paix et puis c'est la journée des morts pour la France. Ça veut dire de tous ceux qui notamment au cours du 20e siècle ont sacrifié leur vie pour que vous et moi pour notre génération pour que les jeunes qui nous écoutent vivent libre.

Quand vous dites commémorer, ça veut dire quoi ? On fait une minute de silence et on parle. Alors ça veut dire que alors il il y a il y a je veux dire ça le format est est un peu à la main du établissement.

Il y a effectivement une minute du silence. Il y a le minut de silence partout dans tous les établissements. Ou on fait une minute de silence pour les morts pour la France.

On chante la Marseillaise bien sûr. Et puis évidemment ça permet aussi d'ancrer les choses dans les cours d'histoire. Donc il peut avoir la lecture d'un texte par exemple euh ou deux textes au pluriel et puis et puis c'est évidemment donc an encré dans les cours d'histoire pour savoir tout simplement une fois encore d'où on vient pour savoir où on va.

Et c'est important parce que mais je me permets quand on dit on chante la marseillaise ça veut dire qu'aujourd'hui un un élève au collège au lycée il doit connaître aussi l'im national par cœur normalement ils sont censés le connaître en la loi prévoit qu'elle est prise en primaire donc la Marseille aujourd'hui elle est apprise c'est l'hyne national c'est ce qu'on a en commun vous demandez des fois même ce qu'est l'hyne national vous êtes des jeunes qui vont pas savoir pour toujours ça prouve qu'on a encore du travail à faire mais l'hyne national c'est le dénominateur commun d'une nation Ça c'est pas négociable. Et d'ailleurs quand j'entends qu'il y en a qui considèrent qu'on peut le siffler, moi je considère qu'il doit être chanté. Mais parce qu'en fait il dit une histoire, il dit quelque chose.

Et surtout dit une histoire, permettez-moi de rebondir dessus. Ça veut dire que le 11 novembre, au-delà d'être une connaissance historique, est-ce que c'est aussi une le fait de vouloir transmettre des valeurs de la nation au travers ce moment-là ? Mais bien sûr, vous avez enfin la France, faut partir de ce qu'est la France quand même.

On a de la chance quoi. La France c'est un pays qui [grognement] repose sur un projet, sur une promesse. Et ce projet, cette promesse, c'est de dire à tout enfant, qui que tu sois, quelle que soit ton origine, que tes ancêtres fait la guerre de 100 ans ou que tu sois arrivé hier sur le territoire national, tu es enfant de France et on va t'amener au bout de tes potentialités.

On va faire toi un homme libre. ou une femme libre avec les mêmes droits, les mêmes devoirs et qui sera unie au reste de la société par une destinée partagé. C'est ça la France.

Il y a pas beaucoup de pays qui sont donnés ça comme projet. Il y a pas beaucoup de pays qui marquent sur leur école liberté, égalité, fraternité. Bon sens, je faut se rendre compte de ce que c'est.

C'est le le projet français est un est un truc mais merveilleux et il est rendu possible par l'école et qui est pas inculqué pour vous aujourd'hui justement de Je suis parce que ça par exemple cette décision du du 11 novembre c'est une décision qui est prise par le président de la République en l'occurrence alors c'est c'est quelque chose qui a été effectivement initié par la République et puis enfin j'allais dire que je que je que je partage correctement et que je porte avec beaucoup de force parce que je crois que c'est effectivement indispensable parce que derrière on fait nation et la question c'est pas de savoir d'où je viens Si je suis arrivé en France, il y a ou si c'est mes parents qui sont arrivés en France ou mes an peu importe qui je suis, peu importe ma couleur de peau, peu importe les gens, je m'en fiche, je suis enfant de France et enfant de France, ça veut dire qu'il y a des hommes et des femmes qui se sont sacrifiés, qui savaient pas si un jour serait moi ou d'autres mais qui se sont sacrifiés, qui ont risqué leur vie pour que je sois libre. Et donc il faut être conscient de ce l'gle, il faut s'approprier cet héritage pour faire nation. Une fois encore vous dites pour faire nation justement ça me fait rebondir.

Est-ce que c'est aussi une réponse quelque part ? On se souvient ces dernières années, il y avait eu des minutes de silence notamment pour Samuel Pati pour Dominique Berner qui avait été émaillé même pour certains certaines fois d'incidents. Est-ce que c'est aussi une réponse à cela de vouloir je pas dire remettre les choses en ordre mais de de répondre à des situations où il y avait quelque part aussi alors c'est pas généralisé hein, il y a des chiffres là-dessus.

C'est c'est heureusement très faible. Ou mais mais est-ce que ça répond aussi à une situation où on se dit qu'aujourd'hui il y a besoin de remettre plus de de valeur, plus de C'est pas la réponse de l'un à l'autre mais je pense qu'il faut qu'on fasse collectivement l'expérience de l'unité. Moi, je crois à l'unité de la France.

Une fois encore à l'intérieur, la France c'est quand même extraordinaire. La France, c'est un pays qui est extraordinairement uni et en même temps, c'est un pays où parce que précisément qui s'est uni autour de sa liberté, irréductible, les gens peuvent avoir des opinions très différentes et et potentiellement très radicales. Mais mais au-dessus de tout ça, au-dessus de la confrontation des opinions que vous faites don vous faites l'expérience chaque fois que vous invitez du monde chez vous, quand vous allez dans un café, quand vous allez à l'assembléation et cetera, cette confrontation, elle est féconde parce qu'on a en dénominateur commun de la liberté.

Ce n'est jamais gagné. L'amour de la liberté, la liberté ne sont jamais gagné. Ça s'apprend.

Et on aurait tendance, les jeunes auraient tendance à l'oublier des fois. Vous pensez ? Je pense que tout le monde peut avoir tendance à l'oublier parce qu'en vrai, il y a une forme de quand vous vivez dedans, il y a une forme de confort, vous oubliez que c'est un combat.

La liberté, c'est toujours un combat. C'est toujours un combat. Et nos ancêtres [grognement] en 14 18, en 40 45 évidemment euh ont fait l'expérience du prix de la liberté.

Et donc simplement rappeler que la liberté a un prix pour qu'on sache à notre tour la défendre et qu'on sache aussi éviter ses remises en cause. Ben moi, je crois que ça fait partie des missions d'éducation. Alors, on parlait tout à l'heure des euh des violences vis-à-vis des professeurs.

Ça me permet aussi de parler euh de plusieurs sujets liés aux élèves, des violences que peuvent subir les les élèves. Il y a la question des violences sexistes et sexuelles à l'école. Au collège, près d'une fille sur 7, c'est 15 % déclarent avoir subi au moins une violence sexuelle au cours de l'année scolaire.

C'est des données publies par le gouvernement en 2026. Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement pour que ça change et mieux prendre en compte ces situations ? Ouais. de deux de deux éléments.

Il faut à la fois détecter et éduquer. Évidemment sanctionner quand il quand il se passe des choses. Je juste revenir sur un point important, c'est qu'aujourd'hui on a en moyenne 1 mur sur 10 en France qui a été victime de violence sexuelle et dans plus de 85 % des cas dans le cercle familial.

Ça veut dire quand vous rentrez dans une salle de classe, vous avez deux ou trois élèves par classe qui ont été victimes de violence sexuelle et une fois encore à 85 % des cas chez eux. C'est monstrueux. Et donc pour être tout à fait transparent avec vous à à compter du mois de novembre, vous savez que chaque année, on fait un questionnaire sur le harcèlement et on va adosser à ce questionnaire sur le harcèlement un questionnaire sur les vi sexuels et sexistes pour savoir enfin pour demander à nos élèves.

Nous avons la possibilité de dire s'ils ont été victimes de vi sexuel et ils pourront laisser à la fin du questionnaire qui est anonyme s'ils le souhaitent leur nom et leur prénom pour avoir un un entretien avec un adulte de confiance seulement dans le cadre scolaire ou dans un cadre général ? Le questionnaire se passe en casre scolaire de la grande section à terminale 100 millions d'élèves mais sur la réponse mais la réponse elle pourra ça sera à l'école ou en dehors de l'école et après si l'enfant souhaite un entretien mais l'idée c'est de c'est de libérer la parole c'est de déclencher la prise de conscience et s'il souhaite un entretien il pourra demander un entretien avec des personnes de confiance infirmière scolaire star qui l'orienteront ensuite vers une prise en charge. Donc ça c'est une nouveauté à partir de novembre.

C'est à partir de novembre. C'est c'est c'est je lance ça cette année parce que si vous voulez chaque fois qu'un un enfant est victime de violence sexuelle, de viol et cetera, enfin c'est c'est c'est des vies qui qui sont qui sont bouleversées quoi. Je veux dire, c'est une innocence qui est brisée.

Enfin, c'est c'est inadmissible, quoi. Et donc, il faut qu'à un moment on s'en part collectivement du sujet et qu'on ne laisse plus passer un phénomène qui quand même touche 10 % des enfants. Enfin, c'est pas on n'est pas sur quelque chose d'anecdotique, on est sur un fait sociétal.

Mais est-ce que ça veut dire que demain un enfant ou un adolescent qui dans ce questionnaire va signaler des faits précis, ça fait aussi l'effet d'un signalement à la justice ? Alors ce qu'on va lui demander, c'est s'il a été victime ou pas de d'actes qui n'étaient pas, j'allais dire rendus nécessaires, pas normaux et cetera et cetera. Pas évidemment hors opération médicale.

Voilà. Donc est-ce que quelqu'un par exemple vous a touché et cetera dans dans des circonstances qui étaient qui étaient qui étaient pas prévues ? Et souhaites-tu en parler un adulte de confiance ?

Si tu souhaites en parler d'une confiance, tu laisses ton nom et ton prénom. À ce moment, l'enfant sera reçu. Ce sont des modalités qu'on va évidemment travailler avec les la prente personnel et cetera, mais l'enfant sera reçu.

Et derrière effectivement, il y aura signalement à la justice. Quand il y a signalement à la justice systématique, bah dès lors que les faits seront enfin dès lors que les déclarations le justifieront. Est-ce que la personne qui reçoit, c'est une personne qui est habilitée, qui est formée à cela ?

C'est des personnes qui sont formées à accueillir la première parole, mais elle est pas là pour qualifier pénalement les choses. Elle accueille juste recueille la parole. C'est justement pour ça que je vous pose cette question, c'est de se dire donc concrètement cette personne accueille la parole euh et euh si dans cette parole recueillie, il y a des actes délicueux qui sont à ce moment-là, elle fait signalement au procureur à la justice systématique ou information préoccupante à la justice.

Il faut savoir d'ailleurs, pardon mais c'est important que l'école est le premier signaleur de France. On a aujourd'hui pendant l'année scolaire 2025-2026 les personnes d'éducation nationale ont fait 88000 88000 information préoccupantes ou signalement toute violence confondue. D'accord ?

Donc ça veut dire que l'école c'est un lieu de confiance aujourd'hui c'est qu'un enfant qui entre dans l'école et qui est victime d'actes criminels ou déluel il sait qu'il peut en parler à l'école et il le fait. Moi ce que je veux c'est m'assurer que cette libération de la parole elle soit universelle qui est une une une offre faite à tous les enfants de France de pouvoir dire à un moment dans un cadre sécurisé ben en fait il m'est arrivé quelque chose c'est pas normal et je voudrais bien avoir quelqu'un de confiance pour en parler. Libération de la parole dans les commentaires de la publication justement qu'on a posté avec votre appel à question.

Il y a beaucoup de gens qui nous parlent du harcèlement scolaire. Vous évoquez justement ce questionnaire adossé à suite du harcèlement scolaire. Est-ce qu'aujourd'hui on a un peu de recul sur ce questionnaire et sur son impact ?

C'est est-ce que on peut dire que depuis ces deux trois dernières années le harcèlement scolaire recule à l'école ? Alors le harcè scolaire le harcèlement scolaire est mieux mesuré ça c'est sûr grâce à ce qu' puisque il est universel et on sait qu'il y a en moyenne 5 % des jeunes qui aujourd'hui sont directement confrontés à une situation de harcèlement au moment où on les interroge au mois de novembre. Donc ça c'est une première chose.

Donc on on sait mesurer. Ils ont la possibilité maintenant, c'est moi qui a décidé l'année dernière avant c anonyme de justement laisser leur nom et leur prénom pour pouvoir être contactés. Donc ils sont mieux protégés et on sanctionne beaucoup plus qu'avant les comportements y compris d'ailleurs et et on et on a même trouvé d'une disposition qui permet de changer d'école un enfant qui harcèle qui a été prise à ce moment-là.

Mais est-ce que concrètement aujourd'hui ce questionnaire on peut dire oui il a eu un impact ? Oui, il y a un nombre de situations qui ont été réglées grâce à ça. Alors oui, enfin là pour le coup, oui, il y a eu un impact et surtout on a des chiffres, des choses qui permettent euh alors on n' pas forcément des enfin on pas de chiffre comme ça à vous donner sur la table, mais ce qu'on sait c'est que par exemple voyez typiquement euh les signalements qui sont faits au 3018 donc le numéro de téléphone que je rappelle d'ailleurs le 318 quand vous êtes harcelé ou quand vous êtes témoins, vous faites le 318.

Les signements fait au 318 par exemple, c'est plus de 80 % des signalements trouvent une résolution définitive en un mois. C'est que dans le moi qui suis, il y a une résolution définitive a plus on résout définitivement le conflit entre le harceleur et le harceler en sanction de le harceleur, en faisant des changements d'école, en faisant des démarches éducatives et ce et donc on a aujourd'ui une capacité de réaction après là où il faut être lucide, c'est que et pardon reboucler avec ça mais enfin c'est quand même là aussi quand même un des éléments de déterminant notamment sous les fait des réseaux sociaux une bonne partie du harcèlement se passe en dehors de l'école et donc en réalité autant je pense qu'on sait mieux répondre et me le traiter on s on s'est apporté une aujourd'hui plus efficace au harcèlement. Autant en terme de génération, si je puis dire, de création de cas de harcèlement, ça continue à arriver aujourd'hui des proportions qui sont un peu plus faibles à ma connaissance mais pas encore suffisamment parce que tout simplement y complèt de l'école sur les réseaux et cetera, il y a des moqueries, des insultes et des prises à partie.

Sur ces questionnaires justement, on parlait des gens qui peuvent enfin des élèves qui peuvent adosser leur nom, leurs prénoms, mais qu'est-ce qu'on fait quand il y a des faits qui sont particulièrement graves qui sont signés de façon anonyme ? parce que c'est là aussi la limite euh des fois on peut avoir l'impuissance de se dire on a un élève qui signale l'effet extrêmement grave où il pourrait peut-être parfois parler de d'aller jusqu'au suicide s'il est victime de harcèlement scolaire qui a été euh peut-être victime euh d'inceste de violence dans un cadre scolaire comment on fait pour agir dans ces momentsl parce qu'il peut y avoir un sentiment d'impuissance de dire bon ok on recueille une parole mais si on sait qu' a une personne mais laquelle voilà tout à fait alors d'abord effectivement ça arrive je je je vous réponds parce que tout simplement j'ai enfin avec le cas très concret que j'ai en tête Euh dans ce type d'hypothèse, moi les éc j'ai rencontré en fait interviennent après en classe. Vous avez une intervention en classe alors d'une association, de l'infirmière scolaire, de l'assistante sociale, de la psychologue pour en fait libérer la parole.

C'estd que une fois qu'on sait que dans une classe, il y a un cas compliqué, même si on sait pas qui c'est, d'abord on a une autre vigilance, on se dit bah zut, il y en a un dans la classe là, ça va pas. Donc on fait attention et surtout on provoque derrière des actions de de prévention ou de sensibilisation qui en été libère la parole parce qu'une fois que l'enfant il a écrit que ça allait pas d'abord lui-même souvent prend conscience ça pas au moment où il coche les caisses ah bah zut en fait c'est vrai que c'est pas normal et derrière on libère la parole et on travaille avec la classe. Alors on parle de tous ces sujets là ça pose aussi la question de la santé mentale. 45 % des collégiens déclarent des plaintes psychologiques récurrentes et une santé mentale qui se dégroude qui se dégrade pardon au cours des années de de collège.

Comment vous expliquez ce mal-être ? Alors sur la santé mentale, on a on a un on a eu une forte progression euh post Covid, première chose. Deè chose, on le disait tout à l'heure, euh il y a une corrélation très étroite.

Il y a un lien très étroit entre la consommation d'écrans entre guillemets et de réseaux sociaux et la dégradation de la santé mentale. C'est que les jeunes qui passent plus de 6 heures par jour devant les écrans devant les réseaux sociaux ont deux fois plus de troubles anxio dépressifs que les autres. Deux fois plus donc il y a un lien évident.

Et c'est pour ça qu'on a besoin justement de travailler à la fois sur la prise en charge, l'accueil, l'écoute et puis aussi sur les autres formes de relation sociale, de sociabilité. C'est la question des moyens justement, ça permet de rebondir dessus parce que vous donnez le le constat de cela et la question des moyens, on a reçu pas mal de commentaires de gens qui disent "Mais par exemple Chloé qui disent "Est-ce que des moyens sont mis en place pour améliorer la santé mentale des jeunes ?" On a reçu d'autres commentaires qui disent "Oui, il y a des intentions.

Oui, on nous demande des choses mais on nous donne pas les moyens suffisants pour le faire." Alors nous on a créé là cette année dans le dans le web de finance 2026. Donc pour cette rentrée là en cette rentrée, il y a 300 infirmières psychologues infirmiers infirmières psychologues et assistantes et assistants sociaux supplémentaires.

Vous allez me dire 300 c'est pas suffisant fa plus. Ma conviction profonde c'est qu'il en il faut créer ces postesl de plus en plus au cours des prochaines années. Bon euh simplement si je vous avais dit euh ça fait 1000 je pouvais pas les recruter.

Ça il y a des gens qui disent il faut mettre + 1000 + 2000 + 5000. Comme ils seront pas les recrutés ça sert à rien. Ça s'appelle de la fausse monnaie.

Bon donc nous ce qu'on fait c'est que on a décidé de recréer progressivement de plus en plus de postes d'infirmière, de psychologues et cetera pour qu'il y en ait justement pour qu'on arrive à les recruter mais pour qu'on puisse répondre à cette demande. Et puis l'autre enjeu pour nous c'est que [grognement] une infirmière scolaire ou un infirmier scolaire ou un médecin scolaire il ne soigne pas un élève, il le conseille et il l'oriente vers la médecine de ville. Et ce qu'on a fait avec la mise de la santé stéphaniriste, c'est que on a créé ce qu'on appelle un dispositif coupefil.

C'est que si un élève va voir aujourd'hui son infirmière scolaire ou son médecin ou scolaire et cetera en lui disant bah voilà ça va très mal et dans une situation de détresse, mais il y a tout simplement comme son indique un dispositif coupefil, c'est qu'il est directement orienté vers les centres médicopps psychologiques ou vers la médecine de ville avec un droit de priorité qui permet d'être pris en charge très rapidement dans des structures publiques pour ne pas pour ne pas tout simplement sombrer. Alors, on parlait de la question des moyens, ça permet aussi de parler de la question de l'attractivité des professeurs. Là aussi, c'est quelque chose qui vient énormément dans les commentaires en disant "Oui, on nous dit tout le temps que c'est un magnifique métier.

On nous met souvent en avant mais par contre quand on regarde nos fiches de paix, on se sent pas respecter." Qu'est-ce que vous répondez aujourd'huisment rémunérés ? Est-ce que vous êtes d'accord avec leur constat ?

Alors moi ma conviction profonde c'est qu'il faut qu'on arrive à mieux rémunérer nos professeurs au cours des au cours des prochaines années. C'est c'est un cycle par définition long parce que voilà mais il faut mieux rémunérer de manière générale professeur. C'estd qu'aujourd'hui un professeur qui dit je suis pas assez bien rémunéré par rapport à mon travail aujourd'hui vous êtes d'accord avec son constat ?

Moi je pense qu' on devrait enfin idéalement il faut pouvoir mieux le rémunérer. Après ça, on a des contraintes budgétaires que tout le monde connaît aussi. Donc c'est toujours pareil, c'est des le pro de la décision en matière politique, c'est qu'il faut trouver des équilibres.

Euh mais euh euh ma conviction profonde, c'est que il faut que on arrive, j' dire quasiment constamment à améliorer des professeurs. Maintenant, on dit on arrive, je veux dire là encore, on est aussi alors de l'éducation nationale, il y a quand même des choses qui ont été faites entre 2020 entre 2020 2024. la rémunération des professeurs augmentait de 14 %.

Donc on pas dire qu'il soit rien passé. D'ailleurs, il y a une note qui est sortie récemment de de l'équivalent de l'INC pour une question qui s'appelle la direction des études de la prospectives qui qui acte cela. Donc il y a quand même eu 14 % net de rémunération plus 14 % net de rémunération en parallèle, il y a une étude de l'OCDE qui dit qu'après 15 ans de carrière, un professeur français gagne 14 à 17 % de moins que la moyenne de ses homologues.

J'y viens justement deux faits. Première chose, c'est qu'on a beaucoup mieux rémunéré les débuts de carrière. En 2020, un jeune professeur qui était sa première année de carrière, il gagnait 1700 € net.

Aujourd'hui, c'est 2121 € net. Entre 2020 et 2024. Bon donc il y a eu une compensation très forte sur les début de carrière qui a été rattrapé, il faut quand même aussi le dire aux gens par l'inflation de façon énorme en partie mais mais quand même 1700 il y a une augmentation je je suis pas sûr que tous les gens qui étaient à 1700 € en 2020 soient aujourd'hui à 2121 € net.

Ça veut pas dire que c'est que c'est vololant mais ça veut dire que il y a une une progression. La question c'est aussi de se dire c'est est-ce que avec 1700 alors 2100 € aujourd'hui on arrive à vivre décemment ? Alors c'est aussi la question de se loger, de se nourrir et d'illeurs le fait qu'on a toute une politique par ailleurs sociale qu'on essaie de développer mais je reviens là-dessus en début en réité donc les début de carrière ont été plutôt revalorisés et donc quand même de façon assez sensible comme vous pouvez le constater parce que c'est quand même de l'ordre de 25 30 % c'est c'est ça représente quelque chose et après par contre là on a un sujet c'est la première moitié de carrière c'est qu'on a une première moitié de carrière où la progression est très lente et une deuxième moitié de carrière où elle est beaucoup plus rapide et donc ce qu'il faut retravailler collectivement mais pourquoi ça pas été fait moi je cette question qui toujours.

Bon oui, certes, vous êtes ministre de l'éducation nationale, non pas depuis 9 ans, mais vous appartenez quand même à un gouvernement euh qui est présent, enfin en tout cas un président de la République qui est en place depuis 9 ans et c'est de se dire bon finalement il y a eu 10 ans pour agir et le constat qu'on fait aujourd'hui c'est de se dire bah il faudrait il faudrait il faudrait mais vous allez bien faire. Pardon ? Quand je vous dis que la rémunération des professeurs moyenne a augmenté de 14 %, vous entendez bien qu'il s'est passé quelque chose.

Il s'est passé quelque chose. Mais si on a des questionet nationale le budget nationale a augmenté de 30 % 2017 et 2025 et le budget question nationale c'est à 97 % un budget de rémunération. Donc il faut pas faut pas faut pas enfin est-ce que c'est suffisant ?

Est-ce que j'aimerais faire plus ? Bien sûr que j'aimerais faire plus. J'aimerais bien pouvoir mettre je sais pas combien 10 15 milliards si j' 10 ou 15 milliards de plus bien sûr je est-ce que vous avez un appel à faire à Randcur pour lu dire pour mon budget à Ber il faut quand même enfin je on a on a quand même aussi des impératifs budgétagires et financiers comme tout le monde enfin je crois que tout le monde peut être d'accord là-dessus qu'il faut tenir à l'intérieur de ça l'éducation nationale a été une priorité depuis 2017 traduit pardez-moi ça s'est traduit une augmentation du budgetation nationale qui est un budget majoritairement de rémunération vous dites il y a des contraintes budgétaires certes mais le aujourd'hui on a un Quoi qu'il en coûte qui est mise en place par le président de la République sur les budgets militaires où on dépense des sommes énormes alors face à des menaces existantes et cetera, pourquoi on arrive pas aujourd' vis-à-vis de la santé ou l'éducation nationale de se dire aujourd'hui qui sont quand même des points importants pour les Français de se dire pourquoi aujourd'hui on narrive pas à dire bah l'éducation c'est le socle de la nation bah ça aussi c'est quoi qu'il en coûte on met l'argent nécessaire même parfois non mais la santé et l'éducation on sont des priorités depuis 2017 et on peut pas dire là je veux pas m'exprimer sur la santé mais enfin A priori, les quelques chiffres que j'ai vu depuis 2017 montrent l'effort financier très substantiel qui a été fait.

On peut pas dire qu'il y a pas d'effort qui a été fait. Simplement, il faut pas des efforts certes mais qui sont vus par les professionnels comme pas suffisants. Et d'accord, mais la il y a deux questions. 1 est-ce qu'il y a des efforts substantiels réalisés ?

Oui ou non ? La réponse est oui. De est-ce que ça veut dire que c'est pour sol de tout compte et qu'il faut plus rien faire ?

La réponse est non. Donc là vous faut évidemment poursuivre. Bon mais là vous pourrez pas poursuivre avec le prochain budget.

Actuellement une situation budgétaire qui est objectivement particulièrement contrainte et avec une actualité nationale qui a pas dû vous échapper complètement et qui fait peser des contraintes assez fortes sur viance publique. C'est pas un choix du gouvernement qu'il y a un environnement international qui fait peser des contraintes. Bon euh euh c'est pas de gué de cœur que je vous dis ça mais c'est comme ça.

Donc effectivement on en tire des conséquences et on essaie de faire au mieux. Là il se passera rien sur ce sujet là avant la fin du quinquena. On verra le les les discussions budgétaires sont actuellement en cours avec P.

Et sur les discussions budgétaires, vous vous avez un espoir de vous dire euh je peux aller arracher quelque chose sur ça ? On verra. Donc il y a un espoir.

On verra avec le sourire. Donc c'est que c'est pas impossible. Donc on suivra ça.

Euh j'ai j'ai une dernière question qui est sur un sujet euh très important. On est aussi dans un contexte qui est très particulier avec des révélations sur des agressions sexuelles et des vieux notamment pendant les heures du périscolaire. Euh mardi prochain, plus de 6 millions d'élèves vont prendre le chemin de l'école maternelle et primaire. [grognement] Euh il y a des parents qui vivent un peu dans la peur quand il voi tous ces touses ces histoires qui se sont révélées ces derniers mois, ces dernières années.

Euh bon, j'imagine que vous les comprenez, mais est-ce que vous pouvez leur dire les yeux dans les yeux qui peuvent être rassurés que les mesures ont été prises pour protéger leurs enfants ? Alors, d'abord l'école c'est un lieu de confiance et j'allais dire comme parent d'élèves, comme ministre, comme citoyen et cetera, je sais ce que c'est que de déposer son enfant à la grille de l'école et d'avoir ce petit mouvement de relâchement. Vous savez bon, ça y est, il est à l'école, il est en sécurité aujourd'hui n'est pas forcément le cas.

C'est parfois l'inverse. Donc il faut il faut que nos parents comme nos élèves se sentent en sécurité absolue à l'école. Tout ce que je fais depuis mon arrivée parce que je suis assez sensible à la question et assez catégorique sur la question, c'est de tout faire pour faire de l'école un lieu à l'abri des tourments extérieurs.

Donc tout n'est pas encore fini puisqu'il y a une loi qui est actuellement cours d'examen sur la protection des enfants qui ne va permettre de faire un fichier d'interdit d'école que je porte depuis mon arrivée qui permettra d'avoir de de de mettre un feu rouge à l'embauche de toute personne qui aura été précédemment licenciée du pécolaire, du scolaire, des sports et cetera euh en raison de son comportement avec les mineurs pour sûr qu'elle ne puisse jamais rerentrer dans les murs de l'école. Et tout ce qu'on va faire notamment sur les questionnaires violents sexuel et cetera doit nous permettre d'assurer cette cette sécurité absolu. Donc tout est fait pour.

Et à partir du moment où tout est fait pour, moi ce que je souhaite c'est que les parents et les enfants fassent l'expérience que tout le monde fait un mot à un autre dans sa vie. C'est toute l' expérience de la rentrée se mélange à la fois de traque et de joie mais qui fait qu'à la fin j'espère que mardi prochain, on aura 12 millions d'élèves qui seront contents de reprendre le chemin de l'école. 12 millions d'élèves contents de reprendre le chemin de l'école.

Petite dernière question politique, je pense que vous l'avez vu, il y a les universités d'été des différents partis politiques. Est-ce que vous en tant que ministre, alors on sait que vous avez pas forcément un parcours politique à la base, mais est-ce que vous allez vous allez aussi participer d'une façon ou d'une autre à soutenir un candidat à la présidentielle ou vous allez rester à l'écart ? Moi, mon rôle pour l'instant, c'est de faire en sorte que l'école puisse faire sa rentrée euh dans le respect de la neutralité du service public vis-à-vis des parents comme des élèves et des et des professeurs.

Donc, on verra en temps utile. Mais mais en temps utile, ça veut dire que vous pourriez soutenir un candidat un moment ou un autre. À un moment ou un autre, la question se posera sans doute et donc à ce moment-là, je serai amené à m'exprimer.

Mais pour l'instant, c'est pas mon sujet. Il y a une partie de la enfin toute la classe politique regarde vers mai 2027. Moi si ça vous dérange pas, je regarde vers septembre 2026.

On prépare parfois aussi plus loin septembre 2027. Est-ce que c'estd que demain vous ralliez un candidat ? C'est aussi de se dire si ce candidat gagne l'élection, j'aimerais poursuivre ma mission à l'éducation nationale.

Vous avez pas cette vision jusqu'à là ? Je suis pas venu là pour moi. J'ai j'ai la mission que le président de la République av premier ministre de me confier, je l'ai accepté parce que je crois dans l'école et que j'adore mon pays en fait.

J'aime profondément mon pays. Notre pays, je vous dis tout à l'heure, pour moi ce pays est il est la France c'est un pays miraculeux et l'école elle est le catalyseur du miracle français. Je suis fier de servir ça.

Ministre, ça veut dire serviteur. Alors franchement, pardon comme ça en terme tribu, ma pomme, j'en ai rien à faire. Est-ce que j'aurais une suite en politique ?

C'est pas mon sujet. Je suis pas venu là pour ça. Je suis là pour servir un pays que j'aime plus que tout, une France que j'aime plus que tout avec ses tensions, avec ses coups de gueule, avec ses radicalités, avec ses débats et cetera.

Mais ça vous aimeriez pouvoir servir encore après. Mais on verra. Moi j'ai au départ, je suis fonctionnaire donc je sers déjà.

Ça fait 20 ans que je sers mon pays et j'ai choisi de fonctionnaire parce que je voulais le servir. C'est pour ça dire que je comprends les fonctionnaires, je comprends les professeurs. J'ai fondamentalement mon ADN c'est l'ADN d'un serviteur de l'État et d'un serviteur du pays.

Je le sers actuellement en cas d'une mission politique. Est-ce queun jour j'aurai un nouveau de mission politique où est-ce que j'en aurai une autre ou est-ce que je retournerai comme fonctionnaire ? Ça met complètement franchement mais je me pose pas une minute la question.

J'ai peut-être tort hein d'un certain point individuel mais franchement c'est pas mon sujet. Très bien. En tout cas merci à vous d'avoir répondu à mes questions.

Puis aussi celle de la communauté brute. On a essayé d'être le plus large possible. Évidemment, si on avait pris toutes les questions, on aurait pu durer jus jusqu'au bout de la nuit, mais on a essayé de prendre en tout cas la synthèse des questions qui étaiit les plus importantes que vous pouvez retrouver donc en intégralité donc sur notre chaîne YouTube et puis les différents extraits de cette interview sur l'ensemble des réseaux sociaux de de Brut.

Évidemment dans cette année extrêmement politique, année présidentielle sur Brut, vous aurez l'occasion bien de retrouver aussi en parallèle les différents candidats à l'élection présidentielle. pluralité oblige et bien il y aura aussi l'ensemble des candidats qui seront présents qui pourront s'exprimer donner leurs idées, répondre à vos questions. Euh ça va être vraiment l'enjeu tout au long de de ces prochains mois de vous faire vivre aussi cette campag présidentielle en son cœur euh pour vous donner les clés, les éléments pour pour la comprendre.

Et en tout cas aujourd'hui, c'était important de faire ce focus sur la rentrée scolaire, une rentrée scolaire donc dans les prochains jours. On vous la souhaite bien bonne et heureuse et puis en vous remerciant pour pour votre temps, monsieur le ministre. Merci à vous.

Merci à vous et merci à tous et à tous.