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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 9 mars 2022 50 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & famille

Contre-Matinale #106 | Les contre-vérités de Macron, les candidats et leur argent, l'actu du jour

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 7 %Attaque 73 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 14:28OuverteRéponse directe

    Comment s'est produite cette accumulation de patrimoine pour Valérie Pécresse ?

  • 17:36RelanceÉludée

    Tout ceci doit susciter ton indignation ?

  • 20:56FerméeRéponse directe

    Vous le reprochez ?

  • 31:58ComplaisanteRéponse directe

    On peut y aller ?

  • 34:45ComplaisanteRéponse partielle

    Merci David Guirault.

  • 34:47RelanceRéponse directe

    La seule affaire Benalla aurait dû suffire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:50PrésentateurFait
    « Les États-Unis et l'UE peuvent-ils se passer des hydrocarbures russes ? »
  • 6:00PrésentateurChiffre
    « 113 femmes ont été tuées en 2021 en France et déjà au moins 4 depuis le 1er janvier 2022. »
  • 10:48PrésentateurChiffre
    « Valérie Pécresse est de loin la plus riche parmi les prétendants à l'Elysée avec un patrimoine de près de 10 millions d'euros. »
  • 13:53PrésentateurFait
    « D'où provient le pognon dingue de Valérie Pécresse ? »
  • 24:38Invité politiqueFait
    « Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d'épreuves : terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe. »
  • 27:01Invité politiqueFait
    « Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis 15 ans. »
  • 28:58Invité politiqueFait
    « Grâce au travail de tous, nous avons pu investir dans nos hôpitaux et notre recherche. »
  • 32:04Invité politiquePromesse
    « Nous investirons »
  • 31:21Invité politiqueChiffre
    « il faut travailler plus, comme si avec 5 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, pour environ 300 000 emplois vacants »
  • 31:31Invité politiqueFait
    « allongé l'âge de départ à la retraite »
  • 32:05Invité politiquePromesse
    « Nous investirons pour permettre à chacun de vivre le grand âge à domicile tant qu'il le peut, pour rendre les maisons de retraite plus humaines »
  • 32:26Invité politiqueFait
    « en 2018, par exemple, notre députée Caroline Fiat avait participé à la rédaction d'un rapport qui disait qu'il faut se bouger dans les EHPAD parce que c'est chaud la situation pour nos anciens »
  • 32:45Invité politiqueFait
    « C'est toujours pas ce qu'ils ont prévu de faire »
  • 32:52Invité politiqueFait
    « le groupe La République En Marche s'est opposé à la déconjugalisation de l'allocation adultes handicapés »
  • 33:07Invité politiqueChiffre
    « 12 000 enfants concernés ne seraient pas pris en charge par l'école »
  • 34:11Invité politiqueFait
    « Affaire du syndicat Avenir Lycéen sous l'influence de Jean-Michel Blanquer, enquête ouverte pour détournement de fonds publics »
  • 34:16Invité politiqueFait
    « Affaire Benalla, affaire Colère pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence sur les liens cachés entre Colère et l'armateur Italo-Suisse MSC »
  • 34:25Invité politiqueFait
    « Affaire du Modem, démission de François Béroux, affaire de Rugy, Léomar, affaire Buzyn, mise en examen pour mise en danger de la vie d'autrui suite à ses propos sur la gestion de l'épidémie »
  • 34:36Invité politiqueFait
    « Affaire Dupond-Moretti, enquête ouverte pour prise illégale d'intérêt »
  • 35:46Invité politiqueFait
    « Le niveau de détestation d'Emmanuel Macron était au plus haut »
  • 44:11Invité politiqueChiffre
    « Total, 16 milliards d'euros de bénéfices nets en 2021 »

Temps de parole

  • David Guiraud50 %
  • Présentateur49 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Cher Matineau, bonjour. Comme tous les mercredis, c'est aux côtés de David Guiraud, porte-parole jeunesse de la France insoumise, que nous discuterons de l'actualité. Notre chroniqueur a choisi de se pencher aujourd'hui sur l'aide d'Emmanuel Macron aux Français. Ah, l'aide du Président de la République. Au programme également un focus sur les déclarations de situation patrimoniale des candidats à la présidentielle. Nous sommes le mercredi 9 mars et il est 7h48, navré pour le petit retard. Nous tournons la 106e contre-matinale grâce à votre soutien qui nous permet de vous offrir l'accès à des contenus gratuits de très grande qualité.

Vous trouverez le lien vers la cagnotte en description de la vidéo. Si vous n'avez pas les moyens d'apporter une contribution financière, vous pouvez faire grandir la communauté du Média en vous abonnant à la chaîne, en likant et partageant nos programmes. Et merci d'être de plus en plus nombreuses et nombreux à nous suivre sur les réseaux sociaux. Merci pour votre confiance. Sans plus attendre, voici la titrologie du jour. Pétrole et gaz russe, l'autre guerre est déclarée.

C'est le gros titre alarmant de libération qui fait suite à l'annonce d'un embargo sur le gaz et le pétrole russe par les États-Unis hier, qui laisse présager un durcissement du bras de fer entre eux avec Moscou et un choc économique sans précédent depuis un demi-siècle. Le monde lui emboîte le pas avec cette une. L'Europe peut-elle se passer du gaz russe ? Face au prix du sang et de l'exode payés depuis deux semaines par le peuple ukrainien et au barrage inédit de sanctions internationales qui risquent de ramener les Russes une génération en arrière, les conséquences économiques de la guerre peuvent évidemment paraître accessoires, prévient l'Ibé, mais la question se pose inexorablement.

Plus globalement, les États-Unis et l'UE peuvent-ils se passer des hydrocarbures russes ? Pour le pays de l'oncle Sam, les enjeux en termes d'approvisionnement énergétique sont en réalité modestes. Devenus en 2020 exportateurs nets d'hydrocarbures, ils n'achètent pas de gaz mais peu de pétrole à la Russie. Dans un marché mondialisé, les prix à la pompe s'en ressentiront néanmoins. Défendre la liberté va avoir un coût pour nous aussi, assume Joe Biden. Le Royaume-Uni envoie le pas aux États-Unis. Il annonce l'arrêt de ses importations de bruts et de produits pétroliers russes d'ici la fin de l'année. L'Union européenne reste partagée.

Plusieurs pays se sont opposés à un embargo, dont l'Allemagne, estimant que l'approvisionnement de l'Europe ne pouvait pas être assuré autrement pour le moment, et la Bulgarie, ultra-dépendante du gaz et du pétrole russe. L'Europe a des solutions pour devenir indépendante du gaz russe, a de son côté assuré le ministre français de l'économie Bruno Le Maire, tandis que l'ancien président François Hollande appelle, dans une tribune au monde, à cesser d'acheter le gaz qui finance la guerre de Vladimir Poutine. Quant à la Commission européenne, elle a dévoilé son plan pour réduire de deux tiers les importations de gaz russe de l'Union européenne dès cette année.

Nous ne pouvons tout simplement pas dépendre d'un fournisseur qui nous menace ouvertement à marteler sa présidente, Ursule von der Leyen. Après l'exclusion de nombreuses banques russes du système SWIFT, le blocage des réserves étrangères de la banque centrale russe, les restrictions aériennes, la saisie des avoirs de centaines d'oligarques, les embargos sur les exportations de composants électroniques ou aéronautiques, ou encore l'interdiction des médias officiels RT et Sputnik au sein de l'UE, cette offensive occidentale contre les hydrocarbures russes marque une escalade nette dans les représailles imposées à la Russie, souligne Libé.

Faute d'actions coordonnées, certains experts redoutent que l'arme des hydrocarbures se révèle à double tranchant, en premier lieu pour les Européens, confrontés à court et moyen terme au double défi de l'approvisionnement et de l'exploitation des cours dans un contexte déjà extrêmement inflationniste. Mettant au jour la dépendance des 27 à la Russie, le conflit pousse les chefs d'État à diversifier leurs sources d'énergie et à limiter leur consommation, rapporte Le Monde. La transition énergétique sera au cœur du sommet de jeudi et vendredi à Versailles, mais l'on sait d'ores et déjà que la réorientation économique s'annonce difficile pour beaucoup.

Face à l'urgence humanitaire en Ukraine, l'heure étale l'entraide, nous rappelle l'humanité, qui s'associe à l'appel lancé par le Secours populaire. Le journal d'inspiration communiste se réjouit de l'élan de solidarité qui s'exprime sur le territoire. Depuis le début de l'invasion russe, des petits villages aux grandes agglomérations, des citoyens s'organisent pour tenter de venir en aide aux milliers de réfugiés arrivés en France, à travers des dons financiers, des collectes de dorés alimentaires et de médicaments, ou encore en offrant un abri.

L'humanité nous raconte que des convois prennent la route vers ce théâtre de guerre à quelques heures de Paris qui émeutant la population, dont celui lancé par l'humaniste boulanger Stéphane Ravaclay. Le convoi d'une vingtaine de camions partis de Besançon le 6 mars a pu décharger sa cargaison ce 8 mars. Le 8 mars, c'était aussi la journée internationale des droits des femmes, à laquelle Rapport de Force consacre sa une. Déclarée grande cause du quinquennat par Emmanuel Macron en 2018, l'égalité entre les femmes et les hommes n'a pas suscité une ligne dans la lettre aux Français qui marque l'entrée officielle en campagne du président de la République, regrette le journal.

Pourtant, des féminicides imponctuent toujours tragiquement l'actualité. 113 femmes ont été tuées en 2021 en France et déjà au moins 4 depuis le 1er janvier 2022. Les salaires des hommes sont toujours supérieurs de 28,5% à ceux des femmes dans le privé, selon les derniers chiffres de l'INSEE. Les revendications salariales sont au cœur de cette édition 2022 de la journée internationale des droits des femmes qui prend la forme d'une grève féministe à un mois du premier tour des présidentielles. Un peu partout en France, des manifestations ont commencé à 15h40.

15h40, c'est cet horaire symbolique qui symbolise le moment à partir duquel tous les jours, les femmes travaillent gratuitement alors que les hommes continuent à être payés. Rappel Rapport de Force, outre les questions des salaires, celle des violences sexistes et sexuelles a également été portée dans les nombreux cortèges qui ont défilé hier. Campagne présidentielle oblige. Les six candidats de gauche étaient présents dans le cortège parisien en soutien à la lutte du jour et sans surprise. On n'a pas vu Éric Zemmour. En revanche, on a beaucoup entendu parler du candidat d'extrême droite qui se souviendra du 8 mars 2022.

Mediapart a publié hier une vidéo en accès libre dans laquelle Éric Zemmour est accusé par huit femmes de comportements inappropriés et d'agressions sexuelles pour des faits présumés allant de 1999 à 2019. Certaines s'expriment face caméra pour la première fois dans cette enquête vidéo. L'homme qui se définit comme le candidat à la présidence de la République qui aujourd'hui défend le mieux les femmes, tout en étant un adversaire déclaré de MeToo, a multiplié ces dernières années les propos sexistes, à lire toujours sur Mediapart le dossier consacré à Éric Zemmour et les femmes.

Basta s'élèvre également le 8 mars avec cet échange passionnant avec l'écrivaine Léonara Miano, « Méconnu, l'histoire des femmes de l'Afrique subsaharienne est pourtant riche et dense ». L'autrice leur rend hommage dans son dernier ouvrage « L'autre langue des femmes » qui nous emmène à la rencontre des femmes subsahariennes méconnues qui furent reines, guerrières, commerçantes ou résistantes au trafic humain translatantique puis au colonialisme. Les sociétés de femmes étaient et restent nombreuses en Afrique subsaharienne. Leur autorité fut aussi politique.

Venue de pays où cela n'existait pas, les colons européens n'accordèrent pas d'intérêt à ces instances féminines dont la voix fut alors étouffée. L'intégralité de l'entretien est à la une du site Basta. On ne pouvait pas parler des hydrocarbures sans évoquer le réchauffement climatique. Des bourgeons éclosent trop tôt. Des oiseaux sont balayés par des cyclones. Des insectes se reproduisent à gogo. À cause du réchauffement climatique, les hivers sont de plus en plus doux et de plus en plus courts. Alerte reporter.

On rappelle que la combustion des énergies fossiles, charbon, pétrole et gaz, est responsable, que la combustion des énergies fossiles est responsable de la majeure partie du réchauffement climatique. La fin de l'hiver a été marquée par plusieurs records de chaleur avec des températures allant à 21 degrés à Marseille en décembre et à 23,2 degrés à Toulon en février. En Europe, l'hiver a été 0,6 degrés plus chaud que la moyenne a enregistré entre 91 et 2020 selon le programme Copernicus. Selon cela, des conséquences désastreuses pour la biodiversité, les plantes et notamment les arbres sont les premières victimes de la disparition de l'hiver.

Beaucoup d'espèces de l'hémisphère nord ont besoin d'hiver froid, prévient Camille Parmesan, écologue membre du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat et spécialiste des conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité interrogée par reporters. Du côté des animaux, les conséquences du réchauffement de l'hiver diffèrent selon leur température interne. Au lieu d'hiberner, certaines espèces restent désormais actives toute l'année, d'autres cessent leurs activités en décembre plutôt qu'en octobre et la reprennent au mois de février plutôt qu'en mars.

Avec le réchauffement de l'hiver, les poissons dont les oiseaux marins se nourrissent pourraient également se déplacer vers le nord et les tempêtes devenir plus fréquentes. Si le retour des températures douces en cette fin d'hiver peut faire frissonner de plaisir pour le vivant, la dispération du froid n'annonce rien de bon, s'inquiète reporter. Ça y est, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a posté sur son site internet hier soir les déclarations de situation patrimoniale des candidats à la présidentielle du mois prochain.

On s'en doutait un peu, mais on le sait désormais, Valérie Pécresse est de loin la plus riche parmi les prétendants à l'Elysée avec un patrimoine de près de 10 millions d'euros. Elle est suivie par Éric Zemmour avec plus de 4 millions d'euros, puis par Éric Dupont-Aignan, 2 millions d'euros, Jean-Luc Mélenchon, 1 million 400 000 euros, et Marine Le Pen, 1 million 200 000 euros. Les moins fortunés étant Fabien Roussel avec 200 000 euros, Daniel Artaud avec 219 000 euros et Philippe Poutou avec 122 000 euros. Mais qu'est-ce qui se cache derrière ces différentes sommes ?

La Haute Autorité de la vie publique additionne notamment la valeur des biens immobiliers des candidats, de leur placement financier, de leur assurance vie, de leurs comptes bancaires et de leurs fonds de commerce divers. La majorité des candidats dits de gauche à la présidentielle possèdent un ou deux biens immobiliers de valeur inégale, naturellement. L'essentiel du patrimoine de Jean-Luc Mélenchon, par exemple, c'est un appartement parisien, celui où il vit, un appartement de 110 mètres carrés, acheté en 2014 à 800 000 euros et qui vaut désormais 1 million 400 000 euros.

Cet appartement qui lui vaut aujourd'hui d'être présenté comme un millionnaire qui prétend défendre le peuple, une attaque prise au sérieux, au point il s'en est expliqué lors de son dernier passage sur la chaîne Thinkerview. Jean-Luc Mélenchon a aussi une maison de campagne à Montargis dans le Loiret, achetée à 90 000 euros, et qui vaut aujourd'hui, après 100 000 euros de travaux, 160 000, 70 000.

12:17
Locuteur

Négatif.

12:18
Présentateur

Négatif. Mauvais choix, Jean-Luc. Anne Hidalgo possède à 50 % une maison individuelle à Paris d'une valeur environ d'un million 400 000 et à 25 % un appartement en Espagne dont elle a hérité, sa part valant, environ 28 000 euros. Désolée pour les fourrirs, on a un peu parlé de tout ça avec David, juste avant l'antenne. L'essentiel du patrimoine de Nathalie Arthaud est aussi immobilier. C'est un appartement de 48 mètres carrés, situé en Seine-Saint-Denis, dont elle détient la moitié de la valeur, une cote-part qui représenterait 100 000 euros en 2009 à l'acquisition et qui représente aujourd'hui 170 000 euros.

Pareil pour Fabien Roussel, qui possède en tout ou partie deux maisons dans le Nord. Son patrimoine immobilier est de 300 000 euros, moins les 99 000 euros qui lui restent à solder de son dernier crédit immobilier. Ni Annick Jadot ni Philippe Poutou ne sont propriétaires. Annick Jadot possède plus de 300 000 euros sur ses comptes bancaires et produits d'épargne, tandis que Philippe Poutou, récemment licencié de l'usine Ford de Blanquefort, possède environ 100 000 euros toujours sur ses comptes et produits d'épargne. Marine Le Pen est une héritière et on comprend pourquoi elle souhaite favoriser les donations familiales.

Son patrimoine immobilier issu des donations est d'environ 1 300 000 euros. La déclaration de patrimoine de Marine Le Pen laisse aussi apparaître un emprunt contracté auprès d'une banque hongroise, un emprunt de plus de 10 millions d'euros qui semble manifestement contracté à titre individuel. D'où provient le pognon dingue de Valérie Pécresse ? D'abord, de son très riche patrimoine immobilier constitué de terres agricoles et de trois maisons individuelles valant plus de 4 millions d'euros. Les produits d'assurance-vie de la candidate des Républicains valent à eux seuls plus de 3 700 000 euros.

Sur ses comptes bancaires, il y a environ 140 000 euros et elle a acquis pour près de 60 000 euros. Des tableaux d'art contemporain et une lithographie de Miro. Je crois que tu l'as aussi, David Guéraud. C'est bien sûr.

14:24
David Guiraud

Oui, un incontournable qui est insoumis. Oui, c'est sûr, c'est sûr.

14:28
Présentateur

Comment s'est produit cette accumulation ? Certes, Valérie Pécresse gagne bien sa vie avec environ 55 000 euros par an mais le regard se tombe vers son mari. Jérôme Pécresse, patron d'une broche de Général Électrique et ancien dirigeant d'Alstom. Alors, Jérôme Pécresse a été impliqué dans la vente controversée de plusieurs activités du géant industriel français Alstom à l'américain Général Électrique.

Le couple Pécresse est soupçonné de prise illégale d'intérêt, en gros, d'avoir possédé des actions Alstom et de ne pas l'avoir dit alors que Valérie Pécresse, en tant que présidente de la région d'Île-de-France et d'Île-de-France Mobilité, a acheté pour plus de 2 milliards de matériel roulant Alstom. Éric Zemmour, de son côté, possède en tout au parti 5 appartements parisiens et la valeur de ses parts est de près de 3 millions d'euros. Ses produits d'assurance-vie valent près de 450 000 euros. Merci à ses nombreux livres écrits sur le dos des musulmans qui lui permettent d'amasser toute cette fortune.

Sa déclaration de patrimoine montre comment son activité professionnelle d'éditorialiste, tellement pour moi sa seule faux multicondamnée l'a enrichie au Figaro détenu par la famille d'assaut qui elle-même tire sa fortune de l'industrie et de l'armement, Éric Zemmour était payé environ 5 600 euros mensuels. Mais sa véritable machine à cash, c'est sa société Rubenpré qui lui permet d'éditer ses livres à compte d'auteurs et de collecter ses droits d'auteur, des droits tirés de ses essais et manifestement de son activité sur CNews. Seulement sur les années 2019 et 2020, sa société d'édition lui a permis d'engranger plus d'un million d'euros, l'équivalent de presque 50 000 euros par mois.

C'est pas mal. Oui, mais vous devriez, nous avons beaucoup plus de taper sur les musulmans que de les défendre à la France insoumise. Mais oui, que dire d'Emmanuel Macron comme en 2017, sa fortune est étrangement faible par rapport à l'argent qu'il a accumulé alors qu'il était banquier d'affaires. Il déclare zéro bien immobilier et 500 000 euros de patrimoine environ. Alors, bien entendu, le sentiment d'incrédulité est grand au sein de l'opinion publique. Sur Twitter, un hashtag fait déjà fureur, Macron 500k.

En 2017, déjà la même incrédulité prédominée quand il publiait son patrimoine ridicule pour un banquier d'affaires ayant gagné 800 000 euros entre 2008 et 2012 alors qu'il était chez Rothschild. Des sommes qui semblent s'être évaporées. À l'époque, l'ONG de lutte anticorruption, anticorps, avait demandé à la Haute Autorité de Transparence de la Vie Publique de vérifier les déclarations de Macron et déclarer craindre une nouvelle affaire qu'à Usac. Mais rien ne s'est passé. Ah si, anticorps a failli perdre durant le quinquennat qui s'achève, le précieux agrément qui lui permet d'agir en justice, il a fallu six mois de flottement pour que les choses rentrent dans l'ordre.

Alors j'imagine David Guiraud que tout ceci doit susciter ton indignation ?

17:41
David Guiraud

Non, non, je pense que c'est Macron, je pense que c'est la vie d'Aloca, c'est carpe diem, je pense, je ne sais pas. C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui s'interrogent là-dessus, moi je vois ça de loin. Tout ce que je sais, c'est qu'au-dessus de 12 millions d'euros, on prend tout en termes de patrimoine. Alors Pécresse, elle n'est pas loin, je lui suggère de ne pas gagner. Mais après, bon, sur le reste, c'est toujours un peu difficile de commenter des déclarations de patrimoine à part celles de Macron où Pécresse, on sait, on est au courant.

Mais Macron, les 500 000 euros, j'ai vu même des députés, même de droite, etc., qui s'inquiètent un peu de la déclaration, qui se disent quand même, il gagnait plus quand il était banquier d'affaires parce qu'il avait des plus, en fait, il a fait des années où il a gagné plusieurs millions d'euros, il me semble, parce qu'il avait réalisé soi-disant des bonnes opérations et que la banque le récompensait pour ça parce qu'en fait, c'était sa dernière au bol en là-bas.

18:33
Présentateur

Il avait gagné 2 800 000 entre 2008 et 2012.

18:37
David Guiraud

Mais peut-être que tout est parti en mode de nuit,

18:39
Présentateur

je ne sais pas.

18:40
David Guiraud

Avec son cher ami. Avec son bon dos. Après tout.

18:45
Présentateur

On continue de parler d'Emmanuel Macron avec sa lettre au français.

18:50
David Guiraud

Eh oui. Eh oui. Bonjour Nadia. Bonjour chers auditeurs. Alors il y a quelques jours, en effet, vous avez peut-être reçu du courrier, une lettre plus précisément, enfin pas n'importe laquelle quand même, c'est la lettre du président de la République. Alors soyons précis tout de suite, ce n'était pas la lettre qui était dans votre boîte aux lettres parce que la lettre, en fait, elle était à l'intérieur de n'importe quel journal régional local qui s'est chargé de publier gratuitement ce qu'on peut appeler un tract pour le compte du président de la République. Alors n'importe quel journal sauf quelques rares exceptions.

19:18
Présentateur

Mais c'est comme ça qu'il fait des économies.

19:19
David Guiraud

Bah oui, non mais tu payes rien, c'est facile. Le journal La Voix du Nord, par exemple, par le biais de son rédacteur en chef, a décidé de ne pas publier toute la lettre parce que, je le cite, Emmanuel Macron, candidat, n'est pas Emmanuel Macron, président. Quand il s'exprime dans le cadre de la campagne, il le fait comme tous les autres candidats qui ont pour la plupart annoncé leurs intentions dans des conférences de presse. Nous pouvions les questionner et leurs réponses ont été analysées, disséquées avant d'atterrir dans nos pages.

Il démontre ainsi, le rédacteur en chef que je cite encore, que publier cette lettre aux Français in extenso dans notre journal serait établir un déséquilibre entre les candidats. Alors dommage qu'il ne soit pas écouté par tous ses confrères parce que oui, à peine entré en campagne, Emmanuel Macron nous montre assez ostensiblement que la démocratie, bon, c'est pas son truc pour ceux qui avaient un doute et que la contradiction, c'est pas non plus trop la marque de fabrique du quinquennat. Pour lui, c'est assez limpide en fait. Les Français sont une sorte de caisse automatique, une forme de formulaire administratif mais pré-rempli pour le coup, sinon c'est trop dur.

Alors attention, je vous préviens, ne réalisez pas Emmanuel Macron ou alors vous aurez à peine le temps de savoir qu'il y a une campagne présidentielle en 2027 qu'il vous annoncera déjà les résultats par SMS ou peut-être en post Facebook ou peut-être même en Snap, je sais pas. Mais dans le grand cirque de la Ve République, il faut bien donner quelques gages aux citoyens, quelques eaux arrongées, quelques petites sucreries. Voilà donc que Macron a décidé de s'adonner à son jeu favori, une parodie de débat improvisé. Regardez donc comment il se justifie d'être allé ce lundi à la rencontre des Français pour un soi-disant échange libre à Poissy.

20:55
Invité

Je ferai plusieurs formats qui prennent tous les candidats, mais après, je ne ferai pas de débat avec les autres candidats avant le premier tour. Vous le reprochez ? Aucun président en fonction qui se représentait ne l'a fait. Je ne vois pas pourquoi je serai différemment du général de Gaulle, de François Mitterrand, de Jacques Chirac ou de Nicolas Sarkozy. Ils vont vous dire que vous dérôlez, vous avez peur du débat ? Vous voyez que je ne me déroule pas de débat. Plutôt que faire des meetings où des gens vous applaudissent parce qu'ils sont déjà convaincus, je préfère le débat avec les Français, c'est ce que je leur dois.

21:26
David Guiraud

Un débat avec les Français, c'est ce qu'il leur doit, nous dit Emmanuel Macron. Un débat, ça ne vous rappelle rien par hasard. Parce que sous Macron, on a eu quand même plusieurs débats annoncés comme des grandes révolutions démocratiques. Et oui, souvenez-vous, il y a eu le grand débat national dont les réunions étaient cadenassées par les préfets et les maires proches de Macron dans le but de faire pourrir le mouvement des Gilets jaunes.

D'ailleurs, petite anecdote, moi à l'époque, je me souviens de ce truc, à l'époque, je travaillais pour Eric Coquerel et en fait, tous les députés avaient reçu à la fin du grand débat national un document qui faisait la synthèse de tous les débats qui avaient eu lieu dans la circonscription du député. Donc moi, j'avais reçu ça, bon, j'avais regardé, j'ouvre la synthèse, c'est un gros truc quand même. Première page, première demande, bim, des participants, c'est le retour de l'impôt sur la fortune. Bon, le retour de l'ISF sous Macron, ça me paraît mal barré, autant dire que les comptes rendus du grand débat national doivent encore être en train de servir à caler les meubles à l'Élysée.

Mais attendez, il n'y a pas eu que le grand débat national. Si, si, souvenez-vous, il y a eu aussi une grande messe démocratique, c'était la Convention citoyenne pour le climat. Quel grand moment de démocratie verte, la Convention citoyenne pour le climat, tellement verte d'ailleurs que la plupart des propositions de cet organe délibératif du XXIe siècle sont passées au salibroyeur. Et oui, parce que quand le texte de loi issu, soi-disant, de la Convention citoyenne pour le climat a été adopté à l'Assemblée, les 150 volontaires de cette Convention lui ont attribué la charmante note de 3,3 sur 10. Autant dire que l'écologie, ce n'est pas pour tout de suite non plus.

Alors, on pourrait se dire bon, cette fois, il a essayé de faire fonctionner correctement la démocratie. Faux, mon général. Regardez donc cette image. Alors voilà, ça, ce sont les fiches de l'organisateur qui était un peu étourdi. Il les a laissées traîner sur son siège. Malheureusement, elles ont été dégotées par France Inter qui n'a pas loupé l'occasion. Alors, on y va au niveau de renseignement sur les fameux Français lambda. qui posent des questions improvisées, dignes du KGB. Alors, il y a tout. Il y a la question. Évidemment, on ne se refait pas. Mais il y a aussi l'âge, la profession, les hobbies, la nationalité, le mandat politique, si on a un.

On n'était pas loin de savoir ce qu'ils avaient mangé ce matin. Ça donne quelque chose du genre Roger, 67 ans, tartine de beurre salé, confiture aux framboises, café, yaourt nature. Roger est un homme simple. Ça respire la spontanéité, tout ça. Ça transpire la sincérité. On imagine bien les réponses de Macron aux questions surprises. J'insiste sur le mot aux surprises des intervenants. Monsieur Sevezuc, c'est l'un des noms, je le reprends, je suis désolé pour lui. J'ai bien entendu votre question sur l'Ukraine et laissez-moi vous répondre en tant que président, mais aussi en tant que grand admirateur des clubs de football. Vous êtes président d'un club de football, Monsieur Sevezuc ?

Quel hasard ! Bon, on en est à peu près là au niveau de la spontanéité. Bon, allez, sans transition, on va passer au contenu de la fameuse lettre d'Emmanuel Macron aux Français. On n'a plus ça, on s'est dit les cinq mensonges de la lettre. J'ai dit cinq, il y en a plus, mais vu qu'il faut tenir le timing, je me mets à tout décrypter.

24:26
Présentateur

Tu peux t'être ajoutant aujourd'hui. On y est jusqu'à demain.

24:28
David Guiraud

Cette chronique est très longue, je préfère vous avertir tous, vous allez être en retard au boulot. Alors, premier mensonge, premier mensonge, je cite Emmanuel Macron. Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d'épreuves. Terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe, tout ça, tout ça. Il a osé. Ensemble, ensemble, qu'il dit, alors juste pour décrypter ce que ensemble veut dire, je n'avais pas très bien compris pour Macron, on va faire un petit retour d'expérience, c'était en 2018, regardez.

25:11
Invité

Voilà une classe qui se tient sage.

25:52
Présentateur

Il fait froid dans le dos.

25:54
David Guiraud

Tout c'est clair, il a dit ensemble, en fait ensemble, c'est au même endroit, c'est ça le mot. Par exemple, les policiers d'un côté, et les lycéens à côté, à genoux. En fait, c'est ça qu'ils voulaient dire par ensemble, l'un debout, l'autre par terre, ensemble, together. Ça veut dire, sur les Champs-Elysées, en fait, il y a les CRS sur la place et puis il y a 30 éborgnés durant les Gilets jaunes. C'est ça, être ensemble, je pense, en fait. Ils sont en face, ces Gilets jaunes. Ils sont ensemble, quoi. Enfin, ils sont là, ensemble. Ensemble, ça veut dire, chez Macron, je m'occupe de tout, tu ne s'occupes de rien.

Et c'est comme ça qu'on a dû avaler toutes les lois les plus sécuritaires de la Vème République, la loi sécurité globale, ensemble, la loi séparatisme, aussi ensemble. Mais aussi ensemble, on a eu les attaques contre les perquisitions. Alors ensemble, on a eu les perquisitions à la France Insoumise, mais il y a aussi celle de Mediapart, journaliste politique, together, ensemble, on est liés. Ou encore, il y a eu ensemble l'instrumentalisation du pass sanitaire, alors qu'il ne sera pas supprimé, c'est juste suspendu. Faites attention.

26:50
Présentateur

L'élection, quoi.

26:51
David Guiraud

On ne sait jamais, hein ? Il y a moyen qu'après l'élection, on s'en remange un petit peu.

26:55
Présentateur

Quels complotistes, David Guillaume ! Ensemble, quoi.

26:57
David Guiraud

Voilà, ensemble. Allez, deuxième mensonge, je le cite. Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis 15 ans. Alors, là, les chiffres ne sont pas bons, Macron, parce que les deux tiers, en fait, des 107 000 emplois nets créés au quatrième trimestre 2021 se situent dans l'intérim. Or, la direction des études du ministère du Travail, la Dares, montre que les contrats d'intérim ont été d'une durée moyenne en 2021 de deux semaines. Voilà, c'est pas mal.

Si, en plus de ça, on rajoute le halo du chômage en forte hausse qui n'est pas compté par le Bureau international du travail, les statistiques du chômage, tout ça, tout ça, plus 300 000 personnes en deux ans, quand même, on est pas mal, 1,9 million de personnes dans le halo du chômage. On nous répète en boucle que le taux de chômage des 15-24 ans est historiquement bas. Peut-être, mais il faut se demander pourquoi, parce que Macron a dépensé 12 milliards dans le plan Un jeune, une solution. Mais devinez quand est-ce que le dispositif s'arrête ? Allez, je vous le dis, c'est le 30 juin 2022, soit deux mois après les présidentielles.

Ça alors, quel curieux hasard, l'État met sous stéroïde l'emploi des jeunes en payant de lui-même l'apprentissage dans les boîtes, mais n'accorde aucune garantie d'emploi de long terme, tout ça pour gonfler des statistiques. J'aurais pas cru, personnellement. Je dis rien pour la création des entreprises, le chiffre est en réalité globalement assez stable. Ce qui explose, c'est les micro-entreprises. Le salaire moyen d'un micro-entrepreneur, c'est 500 euros par mois. Voilà, c'est bien vu de la part d'Emmanuel Macron qui en fait n'a pas combattu le chômage, il a combattu les chômeurs.

Les radiations ont explosé à Pôle emploi, 52 000 par exemple, radiations de Pôle emploi au quatrième trimestre 2021. et la réforme de l'assurance-chômage qui vient fliquer les plus précaires pour gratter 2 milliards d'euros d'économies dans leur dos. C'est assez habile. On passe au troisième mensonge. Je... Le choix des mots vous revient, Mme Lazouni. Troisième mensonge. Grâce au travail de tous, nous avons pu investir dans nos hôpitaux et notre recherche. Alors, petite astuce, ici, rhétorique, c'est de dire on a investi. Oui, en fait, à partir d'un euro où tu mets dans la tirelire, tu peux dire effectivement on a investi, mais le vrai critère, c'est est-ce que tu as répondu aux besoins ?

Alors là, on est entré dans une dimension parallèle avec cette phrase, je crois, parce qu'on est tombé dans un vortex en France. L'investissement par étudiant, par exemple, a chuté de 14% entre 2008 et 2022. Il a dégringolé notamment de 7% entre 2017 et 2022. Parce que ce n'est pas parce que tu mets de l'argent dans le budget des étudiants que tu réponds aux besoins puisque en ce moment, on a un problème, c'est qu'il y a de plus en plus d'étudiants donc il faut mettre de plus en plus d'argent sinon on ne répond pas aux besoins. Autre grande trouvaille du patronat bien aimé par Emmanuel Macron, le crédit impôt recherche.

Alors, crédit impôt recherche, c'est plus de 7 milliards d'euros jetés par les fenêtres pour les grands groupes censés booster la recherche. Devinez ce que font les grands groupes ? Ils licencient, comme d'hab. Par exemple, Sanofi, c'est 150 millions d'euros par an gagnés au titre du crédit impôt recherche. Mais en 2021, le géant pharmaceutique envisageait de supprimer 700 postes. Devinez où Sanofi supprime des postes suite à, après avoir trouvé, gagné le crédit impôt recherche ? Eh bien, dans la recherche, on ne se refait pas. Sur l'hôpital.

30:16
Présentateur

Ils n'ont pas raison de rien.

30:17
David Guiraud

La lettre de Macron s'est carrément perdue dans le monde de Narnia puisqu'il y avait 399 000 lits d'hôpitaux en 2017. Il en reste aujourd'hui 386 000. Macron a donc fermé 17 000 lits d'hôpitaux. Rien que ça, l'investissement est négatif. Quatrième mensonge. Nous lutterons, je le cite, contre les inégalités, non pas tant en cherchant à les corriger toujours trop tard qu'en nous y attaquant à la racine. Alors, je ne sais pas ce qu'est la racine, mais aujourd'hui, il y en a qui mangent des pissenlits. Selon l'Institut des politiques publiques, sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, le niveau de vie des 5 % les plus pauvres a diminué, tandis que celui des 1 % les plus riches a augmenté.

En effet, pendant ce temps, les milliardaires ont gagné près de 175 milliards d'euros entre mars et décembre 2020, en pleine crise pour tout le pays. Vous savez, le moment où tout le monde se serrait la ceinture. Le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a également augmenté de 30 % en un an, c'est pas mal, pour un montant qui côtoie les 1 000 milliards d'euros. C'est promis. C'est nous qui allons payer la crise. En fait, on nous annonce qu'il faut travailler plus, comme si avec 5 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, pour environ 300 000 emplois vacants, il fallait occuper encore plus longtemps un travail, c'est malin.

Même Trouvaille également, allongé l'âge de départ à la retraite, s'est dit, alors ils avaient tenté pendant le quinquennat, c'est pas passé malheureusement, il y a eu une petite grève et une obstruction parlementaire, sachant qu'à partir de 50 ans, quand tu perds ton boulot et que tu es au chômage, tu restes au chômage. C'est super malin d'augmenter l'âge de départ à la retraite. En fait, ce que tu ne payes pas en retraite, tu le payes en assurance chômage. Voilà. Donc, c'est un calcul audacieux, on va dire. On passe au cinquième mensonge, je fais vite, parce que vous savez, je vous avais dit qu'il faut quand même

32:00
Présentateur

y aller.

32:03
David Guiraud

Alors, cinquième mensonge, je le cite. Nous investirons pour permettre à chacun de vivre le grand âge à domicile tant qu'il le peut, pour rendre les maisons de retraite plus humaines. Nous poursuivrons sans relâche notre travail pour l'inclusion de nos compatriotes en situation de handicap. Alors, je ne sais pas comme si on avait alerté pour les EHPAD. Il y en a qui avaient fermé les yeux à l'époque. En 2018, par exemple, notre députée Caroline Fiat avait participé à la rédaction d'un rapport qui disait qu'il faut se bouger dans les EHPAD parce que c'est chaud la situation pour nos anciens. Il n'y avait personne qui avait répondu à l'époque.

qu'il a fallu attendre le scandale national sur Orpea pour que LREM se réveille. C'est toujours pas ce qu'ils ont prévu de faire. Aussi, contre toutes ces oppositions, le groupe La République En Marche s'est opposé à la déconjugalisation de l'allocation adultes handicapés qui permettait pourtant aux adultes en situation de handicap de retrouver leur autonomie financière et de s'émanciper. Récemment également, un collectif de parents d'enfants en situation de handicap dénonçait fin février le fait que 12 000 enfants concernés ne seraient pas pris en charge par l'école en plus des mauvaises prises en charge pour les enfants déjà scolarisés.

Dernier exemple, j'essaye de faire bref, les AESH, les accompagnants d'élèves en situation de handicap continuent de manifester après les très faibles revalorisations du gouvernement. Il faut savoir que quand on est AESH, on vit avec très peu d'argent malgré l'utilité du métier. On se souvient par exemple de la colère de François Ruffin en 2018 quand La République En Marche a refusé la loi d'Aurélien Pradié qui était un député LR donc pas très proche de nous pour aider quand même un peu réellement et concrètement les AESH. Bref, vous m'avez compris sur la question de l'inclusivité, on peut dire que Macron a été au max de l'inaction politique. Voilà pour les 5 mensonges.

On ne va pas finir la chronique sans se permettre un petit bonus. Une petite cerise sur le gâteau. Un petit bouquet final ? C'est l'artifice là. Écoutez bien, je vais juste vous lister quelques détails, pas tous, pour ne pas qu'on oublie. Vous êtes prêts ? C'est parti. Affaire du syndicat Avenir Lycéen sous l'influence de Jean-Michel Blanquer, enquête ouverte pour détournement de fonds publics. Affaire Benalla, affaire Colère pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence sur les liens cachés entre Colère et l'armateur Italo-Suisse MSC.

Affaire du Modem, démission de François Béroux, affaire de Rugy, Léomar, affaire Buzyn, mise en examen pour mise en danger de la vie d'autrui suite à ses propos sur la gestion de l'épidémie. Affaire Dupond-Moretti, enquête ouverte pour prise illégale d'intérêt. Et dire qu'il y en a qui veulent ça encore pour cinq prochaines années, je vous laisse juger.

34:45
Présentateur

Merci David Guirault. Je pense que la seule affaire Benalla aurait dû suffire.

34:51
Invité

Ouais, c'était pas mal

34:52
Présentateur

à l'époque. Oui, voilà. Parce que d'ailleurs lui-même, le président Macron, refuse de se présenter à un nouveau mandat, ne serait-ce que par souci, par dignité, intégrité, dignité. C'est un mot assez étranger à la politique. Mais tu vois, c'est ça qui est terrible, c'est que même d'ailleurs tout ce mouvement, cette crise sociale, la crise sanitaire aussi, devrait nous amener à réfléchir sur l'opportunité d'un vote pour la majorité et pourtant, il est le favori dans les sondages.

35:24
David Guiraud

Mais moi, quand j'ai refait, c'est vrai que quand on refait la chronique, quand on refait les... J'avais étudié la lettre, etc. Il y a... Notre mémoire est courte. Enfin, je veux dire même la mienne. Et c'est vrai que le Covid et la guerre en Ukraine, ça a effacé de la mémoire. Mais plein de choses ont... Par exemple, il y a trois ans, il y a des gens avec les gilets jaunes. Le niveau de détestation d'Emmanuel Macron était au plus haut. Et c'est vrai qu'on a eu des choses comme ça fortuites, sur lesquelles ils surfent. En même temps, la guerre en Ukraine est là, donc il faut aussi s'en occuper, mais qui ont un effet d'effacement des mémoires.

Et en fait, en politique, les mémoires sont assez courtes. Au contraire,

36:01
Présentateur

le Covid aurait dû raviver cette mémoire puisqu'il y a eu une très mauvaise gestion. Tu le disais, fermeture des lits, des mensonges d'État. Tu parlais également de l'affaire Agnès Buzyn, mise en examen pour mise en danger de la vie d'autrui. Ce n'est pas comme si le président de la République n'en savait rien.

36:17
David Guiraud

Et oui, mais le problème, c'est que c'est aussi deux ans, enfin depuis le début du Covid, c'est aussi deux ans où il n'y a pas de mouvement social vraiment très fort. Il n'y a pas de perspective collective. Alors là, il commence à y en avoir une avec le vote. Moi, je trouve que le vote de Mélenchon justement redonne espoir dans une partie de la population.

36:36
Présentateur

Troisième dans les sondages.

36:37
David Guiraud

Voilà. Mais il n'y avait pas de mouvement collectif et donc les gens étaient seuls. Et donc, quand on est seul, c'est de la colère personnelle, c'est parfois de la dépression parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont très mal à la sortie des confinements successifs. Il y a de la précarité aussi beaucoup. On nous dit que le chômage, ça va. Mais en fait, quand on est occupé à lutter juste pour survivre ou pour nourrir ses gamins, on n'a pas forcément le temps de s'intéresser à tout, etc. Et puis, on est absorbé par l'actualité.

Mais ceci dit, par contre, ce que je vois venir, et je pense que c'est ce qui explique ce que tu viens de dire sur la place de Mélenchon dans les sondages, c'est qu'on a beaucoup cru, et ça, moi, je l'avais dit déjà. Je suis content de ça. Mais on a beaucoup cru qu'on allait avoir une campagne présidentielle qui serait rythmée uniquement sur des questions, sur des thématiques racistes, etc. Et en fait, ça a changé. Avec la guerre en Ukraine, mais même un peu avant avec le pouvoir d'achat, avec les prix à la pompe, etc. La question du social revient. Et moi, en fait, je me souviens, j'avais dit ça en 2018, 2019. Vous voyez le truc.

Non, mais parce que, en fait, je me disais juste qu'on se disait la même chose sous François Hollande. En fait, sous François Hollande, il faut quand même se souvenir d'un truc, c'est qu'il y a eu des attentats terroristes. Donc, tout le monde était légitimement choqué. Et donc, on s'était dit, on va parler du terrorisme H24, H24, H24. Et bien non, en fait, sous Hollande, pendant le débat des présidentielles, le premier des débats, ce n'était pas le terrorisme, ce n'était pas l'islam, ce n'était pas l'immigration, c'était le pouvoir d'achat.

Et en fait, tu le sens quand le pays est travaillé en profondeur par cette question-là, forcément, les gens qui sont les plus à l'aise sur ce sujet, c'est ceux qui ont des propositions un peu nouvelles qu'on n'a jamais essayées, que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou même d'autres, il y en a d'autres. Mais en fait, c'est un peu ce qui se passe et ce qui explique aussi que l'extrême droite a du mal en ce moment. En plus d'être divisée en deux candidatures, elle a du mal quand même à répondre au prix à la pompe, etc. On voit que Le Pen essaye.

38:30
Présentateur

Elle est quand même derrière Macron.

38:30
David Guiraud

Elle a perdu beaucoup, en fait. Elle a perdu beaucoup. Il faut se souvenir d'une époque où Marine Le Pen était à 25% dans les sondages. Elle est à 15 ans sur le dernier, voilà, aux dernières présidentielles de 2017. Ça ne veut pas dire qu'elle n'est pas forte dans les esprits, mais ce n'est pas forcément sur les mêmes thématiques. Moi, par exemple, je fais du porte-à-porte en ce moment à Wattrolo, qui est une ville très prolétaire avec des gens qui se sentent oubliés parce qu'ils le sont. Ils ont raison. Et en fait, le premier discours, ce n'est pas un discours raciste. c'est un discours qui dit voilà, moi, j'ai 60 ans, je suis encore au SMIC et il y en a qui vivent des aides sociales.

Et en fait, c'est des gens qui, ça se voit, ils sont maltraités socialement, etc., mais qui ont accepté le discours qui dit au lieu de demander-toi des augmentations de salaire pour toi, de demander-toi de mieux vivre, regarde dans la salle du voisin parce que peut-être qu'il te prend un peu d'argent subtilement. Oui,

39:26
Présentateur

le discours raciste, c'est un discours qui prédomine sans l'extrême droite.

39:29
David Guiraud

C'est un discours qui peut très vite devenir raciste. Mais moi, il y a des gens qui me disent ce n'est pas par rapport parce qu'en fait, en gros, les assistés, c'est les noirs, les arabes. Mais il y en a d'autres qui sont, moi, je les vois, tu vois, y compris des fois, parfois, qui sont issus de l'immigration et qui n'ont rien de spécial sur l'islam mais qui ont accepté ce truc de dire moi, je vais mal, il ne faut pas que les autres, ils aient trop d'aide parce que moi, je vais mal. Et c'est ça qui divise le plus, je trouve, en tout cas, là où je suis. Les discours bourgeois, c'est autre chose. Les discours bourgeois, c'est du racisme pur pour moi.

Mais dans le prolétariat, tu sens que les gens hésitent comme ça, sur la question du pouvoir d'achat, ils hésitent entre Mélenchon, entre l'abstention, parfois même entre Le Pen. Mais c'est le fait aussi que ce soit ces thématiques-là qui soient les plus fortes en ce moment, notamment parce que, tu vois, les prix à la pompe ou les prix du gaz, les gens n'arrivent plus à se chauffer. Dans le denr où je fais campagne, il y a beaucoup de passeport énergétique. Donc, forcément, en fait, quand il fait froid, tu es obligé de mettre le chauffage à fond. Si tu mets le chauffage à fond, tu payes plein pot.

40:27
Présentateur

Donc, voilà. On a Marine Le Pen aussi affaiblie par deux autres candidats. On peut même ajouter Valérie Pécresse à l'offre de l'extrême droite et du pont-Aignan. C'est pour ça qu'elle est aussi peut-être moins forte dans les sondages.

40:43
David Guiraud

Aussi, mais ils ont du mal à avoir de la dynamique parce que ce n'est pas leur thème. En fait, ils sont forts, électoralement, ils sont forts. L'extrême droite est forte. Elle a un niveau qu'on avait rarement vu et on les voit, les conséquences même sur la vie des gens, etc. Mais ils n'arrivent pas vraiment à avoir de dynamique. C'est-à-dire que Zemmour, par exemple, a eu une vraie dynamique au début sur son entrée en campagne parce qu'il a imposé ses thèmes aussi. Là, il n'y arrive plus. Sur l'Ukraine, il est cramé. Sur l'immigration, d'ailleurs, il l'a dit il n'y a pas longtemps. L'Ukraine nous détourne des vrais sujets. Il y a juste une guerre, la mini, mais on ne veut pas déranger.

Mais voilà, nous détourne de l'immigration.

41:17
Présentateur

On parlait de l'islam et l'Ukraine est venue.

41:19
David Guiraud

Mais il le dit en plus. Il fait oui, le problème n'est pas à l'ouest, le problème est au sud. Il y a juste une centrale atomique qui s'est prise des tirs, mais tranquille, on va parler des musulmans. Mais voilà, il avait commencé la dynamique un peu quand même sur ces thèmes-là. Il a quand même, il faut se rappeler que c'est quand même quelqu'un qui est entré en campagne deux semaines après. Le thème du grand remplacement était dans toutes les bouches. Donc voilà. Là, aujourd'hui, c'est d'autres thèmes. Et donc, ils ont du mal quand même à exister. Le Pen, elle a du mal aussi. Casemou, elle triangule.

Elle se dit peut-être qu'il faut que je repousse l'âge de départ à la retraite parce que le RN, ils ont toujours fait croire qu'il était pour la retraite à 60 ans. Ce n'est pas vrai. Donc là, ils sont en train de revenir dessus, etc. Donc voilà, ils galèrent. Ils galèrent et ça se voit. Et forcément, Macron, en fait, il bénéficie d'un truc, c'est que dans l'électorat de droite, l'électorat de droite a toujours été attiré par la posture du chef d'État. Et donc, en pleine guerre, forcément, ils sont très sensibles au discours de celui qui est actuellement au pouvoir. Il n'y a rien de très étonnant là-dedans. Je ne sais pas si ça va rester.

Vu que l'élection est dans 30 jours, pour la droite, c'est compliqué. Pour la gauche, ça va.

42:25
Présentateur

Oui. De toute façon, rien n'est joué comme quoi puisqu'on avait déjà parlé. Mélenchon n'était même pas une alternative possible dans l'esprit de beaucoup de personnes. Et finalement...

42:36
David Guiraud

Peut-être que ce sera la chronique de la semaine prochaine. On verra comment ça évolue. Mais en tout cas, c'est juste qu'il faut imaginer dans le pays ce que ça ferait d'avoir un second tour Macron-Mélenchon. Au-delà de juste la question... Il y a la question de gagner ou pas gagner. Moi, je pense que c'est vital de gagner, etc. Et qu'on peut le faire. Mais il y a aussi la question d'offrir un discours différent aux gens, de leur dire, écoutez, l'alternative, ce n'est pas forcément le racisme. Et ça, c'est un truc hyper fort. C'est-à-dire qu'après, derrière, je travaillerai un peu ce sujet mais ça donne une perspective différente aux gens. Même à ceux...

Enfin, moi, je le vois dans les portes-à-portes, les types qui sont un peu entre deux, qui ne savent pas trop, etc. Et en fait, ça fait cinq ans qu'on leur dit que l'alternative à Macron, c'est Le Pen. C'est ça aussi, quoi.

43:21
Invité

C'est vrai.

43:21
David Guiraud

C'est dans le récit. Donc forcément, il y a des gens qui acceptent le racisme aussi. Ils disent, si ça fait partie du paquet, je prends, ça ne me dérange pas trop. De toute façon, ça ne me concerne pas, moi, voilà. Donc voilà. Mais à partir du moment où tu commences à faire vivre une autre vision de la chose, et en plus, franchement, le débat, il aurait de la gueule, je pense, honnêtement. Ça ne serait pas les mêmes thèmes.

43:42
Présentateur

Ça fera surtout longtemps qu'on n'a pas vu une gauche au pouvoir parce que si on considère que Hollande n'était pas de gauche, ça remonte à...

43:51
David Guiraud

En plus, on n'est pas les bolcheviques couteaux entre les dents, ça va, mais quelque chose qui a la volonté de changer radicalement la vie des gens. Et oui, de s'attaquer à la répartition des richesses et de faire payer d'autres gens sur les fournitures de gaz ou de pétrole, sur l'énergie, en fait, par exemple, on dit que c'est aux fournisseurs de payer, au moins pendant la crise. Total, 16 milliards d'euros de bénéfices nets en 2021, peut-être que ces bénéfices, si on faisait un bol public de l'énergie, on pourrait les remettre dans la poche des Français. Pourquoi ça devrait partir aux autres parts, en fait ? Quel est le principe qui justifie ça ?

Mais bon, après, ça nécessite de s'en prendre à des intérêts puissants, quand même. Total, ce n'est pas rien. Donc, il y aura des vraies batailles à mener. On a besoin aussi d'un mouvement social, derrière. Voilà, ça fait quand même de belles perspectives. Oui, voilà,

44:33
Présentateur

c'est clair qu'est-ce qu'on veut comme projet de société ? Voilà, la cohésion nationale, c'est quand même toujours plus agréable que la division.

44:40
David Guiraud

On vient en paix, mais pas sans le respect.

44:44
Présentateur

Oh, beau slogan, c'est le slogan de la France insoumise à Roubaix, ça ou...

44:47
David Guiraud

Je vais le dire demain à Saint-Ouen, si vous voulez tout savoir, c'est quelque chose que je suis en train de construire pour le meeting de demain.

44:52
Présentateur

OK, merci beaucoup, David Guiraud. Merci à vous de nous avoir suivis pour cette 106e contre-matinale. On souhaite un beau rétablissement à Nicolas et à Lisa, qui sont nos chefs d'édition et qui sont encore, pour en tout cas, Lisa, touchés par le Covid. Donc, beau rétablissement à eux. Prenez soin de vous. Oui, alors oui, ce n'est pas parce que le pass sanitaire va être suspendu que le Covid va être suspendu avec. Voilà, le Covid ne joue pas, ne fait pas de calcul politique. Voilà, cette émission, vous pouvez la retrouver bien évidemment en replay, sur la chaîne YouTube du Média, ainsi qu'en podcast.

N'oubliez pas, il y a toujours cette levée de fonds, cette campagne de fonds, de dons, exactement, qui est en cours. Nous avons besoin de votre soutien pour pouvoir continuer à enquêter. D'ailleurs, cette dernière enquête sur le financement de l'extrême droite est en ligne. Le lien vers la cagnotte est en description de la vidéo et on se retrouve demain. Alors, on va parler d'un sujet dont on parle peu dans les médias mainstream. Vous pouvez trouver quelques images comme ça sur les réseaux sociaux. C'est ce qui se passe en Corse suite à, oui, suite à la mort cérébrale d'Yvan Colonna.

Ça chauffe beaucoup sur l'île et on aura l'occasion de recevoir un indépendantiste corse qui est également auteur et il fait beaucoup de choses. Enfin bon, voilà, vous connectez ces petits teasers. Voilà, on compte sur vous demain, nombreux et nombreux comme aujourd'hui. Bonne journée. suite.