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interviewyoutube.com· 6 novembre 2025 67 min

Oléron, Algérie, voile, Shein... Bruno Retailleau était l'invité d'"En campagne" sur BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est le grand retour de Bruno Retailleau sur le terrain. Première étape d'un tour de France aux allures de pré-campagne présidentielle. Monsieur Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur.

Dès sa prise de fonction, il s'est engagé dans une logique de communication Tous azimuts. Trois priorités, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre. Les narco-racailles n'ont plus de limites.

La France sera sur la voie de la mexicanisation. Il est dans la foulée du Rassemblement National. Le faire de la politique avec de de la déclaration, avec des anathèmes.

Je suis pour l'union des électeurs de droit. La victoire sans appel de Bruno Retailleau, qui est donc le nouveau patron des Républicains. C'est autour de lui qu'on va se rassembler pour que notre famille politique se redresse.

Laurent Wauquiez, c'est un traître, il ne tient pas sa parole, il a promis, il a trahi. Bruno Rotaillot vient-il de signer l'arrêt de mort de ce gouvernement ? J'ai remis la démission du gouvernement.

On n'avance pas en zigzag, on avance droit devant. Bonsoir à tous. Le temps politique s'est accéléré.

Le pays est en crise et on le sent bien. Nos politiques eux-mêmes se vivent comme en sursis. À tout moment, il peut y avoir blocage, il peut y avoir censure, dissolution.

Il y a même des appels à la démission ou à la destitution du président de la République. Alors le pays est entré en campagne. Sur BFM TV, on a voulu être au rendez-vous de ce défi créer ce nouveau format où l'on va à la rencontre sur le terrain de ceux qui comptent et de ceux qui compteront demain, de ceux qui sont en campagne.

Et pour ce premier numéro, c'est avec Bruno parce que d'abord, j'étais venu comme ministre. C'était un moment pour moi très chaleureux mais très émouvant. J'étais venu pour l'inauguration d'une statue d'Arnaud Beltrame, colonel qui a donné sa vie et pour moi, c'est une figure d'espérance.

Il faut de l'espérance dans ce monde un un peu gris aujourd'hui. Et Arnaud Beltrame pour moi, c'est la radicalité du bien face à la radicalité du mal. Vous savez qu'il a donné sa vie.

C'est une des figures, si ce n'est la figure que vous retiendriez quand vous parlez d'un français, du courage. C'est une des figures certainement et en plus il l'a fait face à une radicalité du mal incarné précisément par la barbarie islamiste. Et puis Brice-sur-Marne pour moi, c'est vraiment la ville moyenne.

Moins de 20 000 habitants, très représentatifs à la fois des classes moyennes de la France que j'appelle la France des honnêtes gens. C'est la raison pour laquelle je suis venu ici pour commencer un tour de France. C'est important pour moi parce que je pense que les politiques, la politique est trop déconnectée de la réalité de ce que vivent nos compatriotes, les Françaises, les Français.

Moi, je veux les écouter. La radicalité du bien face à la radicalité du mal, la France des honnêtes gens. Je crois que vous avez posé le décor ici à Brissure-Marne.

On va prendre le temps, justement, d'un entretien en profondeur sur votre projet pour la France. Comme vous voulez. On y va.

Bruno Retailleau, pendant un an, un peu plus d'un an, vous avez été ministre de l'Intérieur. Pour la première fois aujourd'hui, peut-être que vous pouvez prendre un peu de recul. Quelle France vous avez vue ?

Quel est le défi qui, à vos yeux, est le plus grand auquel on doit faire face ? – Comme ministre de l'Intérieur, Le défi, c'est le défi sécuritaire. C'est cette France qui sont sauvages, avec ce que j'ai appelé une fabrique de barbares.

C'est-à-dire qu'on dit qu'il faut que ce soit la gendarmerie, la police, qui qui fassent régner l'ordre. Bien sûr, ce sont des forces de l'ordre. Mais ce que j'ai perçu, moi, c'est qu'on a une société qui se délite.

Une société qui a dévalorisé la notion de respect, la notion d'autorité, la notion d'hier. La notion de respect, la notion d'autorité, la notion de hiérarchie, et cette société permissive, très laxiste, a engendré ce que j'ai appelé une fabrique de violents, une fabrique de barbares. Et ce qui m'a beaucoup choqué, voyez Apolline de C'est que ce sont des jeunes, très jeunes, de plus en plus jeunes, qui sont capables aujourd'hui des pires crimes.

Mais vous dites fabrique. Est-ce que ça veut dire qu'en quelque sorte nous avons, nous tous, société Françaises, État français générer cette violence, cette barbarie. Oui, moi je pense qu'il y a une idéologie à la suite des années 68.

Il est interdit d interdire. C'est vraiment le laisser faire. C'est la dévaluation de la notion d'autorité, encore une fois, entre le maître et l'élève, entre le parent et l et on arrive aujourd'hui et c'est ce qui me préoccupe le plus ça me préoccupe pour aujourd'hui et surtout pour l'avenir moi vous voyez quand j'avais notamment quand j'étais à Beauvau.

Lorsqu'il y avait des mineurs qui commettaient des crimes, parfois avec une mort qui s'ensuivait ou alors des blessés très graves, je demandais systématiquement à voir ce qu'on appelle le tâge, les antécédents judiciaires. Ces jeunes étaient de plus en plus jeunes. Mais je constatais que ces antécédents, ils n'étaient pas au nombre de 10, de 15 et souvent de plus de 30.

Ça veut dire qu'on laisse faire. Ça veut dire que notre société est permissive, qu'on refuse de sanctionner les mineurs qu'est ce qui se passe quand ils commettent un premier délit et continue il y a le sentiment d'impunité n'y a pas de punition n'y a pas de sanctions et donc on les enferme dans des parcours de délinquance et ça se termine mal, très très mal. Mal pour les victimes, mal pour eux aussi.

Parce qu'au bout du compte, quand il y a un meurtre ou un crime, évidemment qu'il y a de la prison. C'est trop tard. Ce qui vous a le plus frappé, c'est la jeunesse.

C'est la jeunesse. Mais regardez, les les narcotrafiquants, posez-vous une question. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, ces organisations criminelles, les narcotrafiquants utilisent comme des Kleenex des jeunes qui sont des adolescents 14 15 ans 16 ans comme des hommes de main pour commettre des crimes ?

Parce qu'un, ils savent qu'il y a le sentiment d'impunité. Et ils savent que ces jeunes désormais sont capables de tout. C'est-à-dire qu'ils peuvent commettre un crime grave, parfois même avec torture.

Et quelques minutes après, prendre un pot avec une amie, un ami, à la terrasse d'un café. – Ça veut dire que c'est aussi cette distinction entre le bien et le mal. On a l'impression presque que quand vous parlez justement de ce passage sans transition de la pure barbarie à la légèreté d'un pot avec une amie, est-ce que ça veut dire que vous avez constaté une forme de démoralisation, c'est-à-dire au sens où il n'y a plus de morale, il n'y a plus le bien et le mal ?

Est-ce que c'est ça ce que vous avez...

On a tout fait pour ça, Pauline de Malherbe. Souvenez-vous, il ne fallait surtout plus parler de morale. Et à la limite, on on effaçait la frontière entre le mal et le bien.

Tout ça, c'était ringard, vous voyez ? C'était pour la société d'avant, le vieux monde. Est-ce que ça a changé ?

Est-ce que ça change ? Je pense que ce que j'appelle moi la France des honnêtes de gens, elle veut de l'ordre. Et ça commence d'ailleurs par l'autorité parentale.

Il y a trop d'ailleurs de mères qui sont isolées ou sont les pères. La figure de l'autorité aujourd'hui, souvent, elle est absente. Ça commence l L'autorité, le respect des autres, l'altérité avec des frères et des sœurs dans le cadre familial.

Et ensuite, il y a le cadre scolaire. Mais j'ai touché le mal. Vraiment, à Beauvau, j'ai touché le mal.

J'avais l'habitude de dire, quand je m'adressais à mes troupes, sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes, préfets, que c'était un ministère en clair-obscur. Obscure, la part du mal. Toute cette chronique d'effet abominable qui me parviennent la nuit, le jour et je les reçois en direct sur mon portable.

Ça c'est la part obscure. Et puis il y avait une part beaucoup plus limineuse, ce sont les hommes et les femmes de Beauvau. Sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes, préfets qui s'engagent pas pour un salaire, qui s'engagent pour un idéal.

L'idéal français. Ils sont patriotes. Ils veulent protéger leurs compatriotes.

Vous vous rendez compte ? Quand je voyais des députés insoumis, qui mettaient une cible dans le dos de nos policiers et de nos gendarmes en disant la police tue. La police tue partout tout le temps.

Ça me rendait fou parce qu'ils protègent la république. L'un de vos prédécesseurs, Gérard Collomb, avait parlé au moment où il quittait Beauvau d'une France coupée en deux qui jusqu'alors disait-il vivait côte à côte mais il disait un jour Ils seront face à face. Est-ce que vous redoutez que ce temps ne soit déjà là ou n'arrive ?

On arrive au temps de l'ensauvagement. Il faut qu'on réagisse. Il faut qu'on réagisse en reversant la table avec une révolution pénale par exemple pour la justice des mineurs il faut que le conseil constitutionnel considère que l'éducation c'est aussi la sanction ça c'est fondamental parce qu'on n'y arrivera pas sinon et puis je pense aussi c'est ce qui me préoccupe c'est que il y a un phénomène à la fois des étrangers des nouveaux venus qui ne veulent même pas s'intégrer je parle même pas d'assimilation j j'ai parlé j'ai revendiqué l'assimilation on pourrait revenir pour les naturalisations quand on veut devenir pleinement français avec le droit de vote alors là oui je parle d'assimilation mais on a des nouveaux venus qui peinent de plus en plus à s intégrer parce qu'ils rejettent des valeurs, parce qu'il y a un écart culturel trop important.

Mais est-ce que la France est prête à les accueillir ? Ce que je pense aussi, c'est qu'on a des générations, la 2e, la 3e génération, où il y a quelque chose qui ne colle pas parce qu'il y a aussi un processus de désaffiliation. Et c'est ce qui me préoccupe.

Je pense, moi, que ce phénomène, il est à double face. Quand on est français, quand on veut devenir français, c'est pas seulement par le sol, par la naissance, par le sang, mais c'est aussi par le cœur, en aimant la France. Mais je pense, et ça rejaillit sur nous-mêmes qui sommes déjà français, est-ce que nous croyons suffisamment en nous, en la France pour qu'on se pose en modèle.

Non ! Parce qu'on a cultivé la repentance. On a dit à ces jeunes « La France, elle est détestable.

Elle est coupable, la France ». Au fond, vous estimez donc qu'il y a une Il y a une forme, Emmanuel Macron avant d'être président parlait d'une sorte de terreau qui avait permis une forme de radicalisation, de rejet de la France, qui avait une forme de responsabilité de la France. Là-dessus, vous n'êtes pas totalement en désaccord.

Il y a une responsabilité. Il y a une main qui n'a pas été tendue. La main, elle est tendue.

Vous me comprenez mal. Et c'est en cela que mon analyse est radicalement différente de celle d'Emmanuel Il n'y a pas d'excuses. Il parlait d'une forme de compréhension expliquée.

Non, pour vous, non. Pour moi, c'est la culture de la pénitence, de la culpabilité. A force de dire que la France n'est pas aimable comment voulez-vous que on la propose comme un modèle à aimer à ces jeunes générations donc de ce point de vue là je pense qu'il faut arrêter tourner la page définitivement ça comprend d'ailleurs aussi le côté pénitentiel ce ressentiment de culpabilité avec l'Algérie ça en est une illustration mais je pense qu'aujourd'hui il faut dire aux jeunes français la France bien sûr qu'il y a quelques pages sombres mais on a eu tellement de pages glorieuses il faut la proposer justement pour qu'elle puisse être aimable et donc aimé vous parlez de l'Algérie évidemment ça a été l'un des points sur lesquels vous auriez aimé dites vous allez plus loin dans une forme de bras de fer assumé vous dites d'ailleurs on ne m'a pas laissé faire il y a des sous-entendus dans cette phrase ça veut dire quoi très clairement que la ligne que j'ai proposée depuis le Je ne parle pas du peuple algérien, je parle d'un régime qui s'isole de plus en plus sur la scène internationale, qui se dévise de plus en plus contre lui-même.

Un régime qui utilise l'histoire une histoire douloureuse bien sûr de la colonisation pour la retourner contre nous et la france sert pour ce régime d'explication de bouc émissaire à tous ses échecs comme s'il y avait un droit de tirage mémoriel perpétuel et infini et ça c'est insupportable qu'il y ait comprenez moi bien qui est cette histoire tumultueuse orageuse douloureuse ça je le comprends je comprends parfaitement mais les douleurs de l'histoire ne permettent pas à un pays comme l'algérie ou à ce régime-là de s'essuyer les pieds sur mon pays ma patrie vous l'avez dit de manière fracassante en effet en estimant à plusieurs reprises qu qu'il fallait des ultimatums en quelque sorte, qu'il fallait mettre l'Algérie au pied du mur votre successeur Laurent Nunez choisit une voie différente il dit qu'au contraire il faut reprendre Relang, relancer le dialogue et il vient d'ailleurs d'être invité par le gouvernement algérien à se rendre sur place est-ce que sa méthode qui est une méthode davantage de dialogue n'est pas finalement plus efficace il va pouvoir aller leur dire il va pouvoir aller les voir je vais vous dire y avait aucun risque pour que monsieur teboun m'invite en algérie choses sont claires mais regardez vous auriez la crise si vous avez invité vous n'auriez pas été non il m'aurait jamais invité simplement ce que je veux vous dire c'est clama tendu ça fait des années qu'on l'attend à l'algérie mais avec quel résultat je veux simplement vous dire que la crise elle m'a précédé moi je rentre à Beauvau le 23 septembre 2024 mais entre 2022 et 2024 il y a eu plusieurs crises je me souviens que les algériens avaient refusé souvenez L'espace aérien, pour que nos avions qu'allaient lutter contre les terroristes djihadistes au Sahel, ils avaient refusé le survol de leur espace pour nos aéronefs. Ensuite, ils blacklistent nos entreprises, pour la commande publique. Ils sont en train d'éradiquer le français. – Ce que vous voulez dire, c'est que le refus du dialogue, ça n'est pas la France qui l'a amorcé. – Mais bien sûr que non.

Il nous utilise. Et nous, on est faible. On est faible. – Alors la crise, elle a culminé à un moment donné.

Ça a été lorsque le président de la République française, Emmanuel Macron, et je pense à juste titre, a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental qui est la grande d'affaires entre les deux pays, le Maroc et puis l'Algérie. Et la France a pris position pour le Maroc, à juste titre. Et alors là, évidemment, ça explosait.

Et à ce titre, la coopération de la sécurité, notamment contre le terrorisme, c'est brutalement interrompu. Je n'étais pas ministre. Ce que je veux dire, c'est que depuis qu'Emmanuel Macron est à la présidence de la République, il n'a cessé de tendre la main, excepté le Maroc et le Sahara, mais il a cessé de tendre la main.

Pour quel résultat ? Vous redoutez donc que cette visite de votre successeur en Algérie ne porte aucun fruit ? Il y a un principe que nous compatriotes, les Français vont comprendre.

Nous, on a un accord qui est totalement suranné, totalement déséquilibré. Les accords de 68 qui encouragent non pas une immigration de travail, mais une immigration de peuplement, une immigration familiale. Des privilèges exorbitants donnés aux ressortissants algériens, par exemple, par rapport aux Tunisiens ou par rapport à d'autres maghrébins, par exemple comme les Marocains.

Nous, petits doigts sur la couture du pantalon, bon élève, on applique l'accord. Il y a d'autres accords. L'accord de 94, par exemple.

Cet accord-là dit quand il y a un ressortissant algérien avec des papiers documentés donc, eh bien l'Algérie doit le reprendre parce que c'est... et le reconnaître comme un ressortissant algérien.

Ils ne le font pas, ça a été le cas de Mulhouse. L'attentat terroriste à Mulhouse il y a quelques mois, c'est cet Algérien qui n'aurait jamais dû se trouver sur le sol français. Il était sous le coup d'une OQTF.

Et voilà, OQTF. Il avait été présenté 14 fois aux autorités algériennes qu'il avait refusées. Donc il y a un moment donné, moi je veux bien qu'on aille faire des risettes à M.

Thiboun ou qu'on aille prendre le thé en Algérie. Mais pour quel résultat ? Tant qu'il n'y a pas le principe de réciprocité, alors il faut la fermeté.

Plusieurs rapports sur la question de l'antrisme. L'un, vous avez été remis au ministère de l'Intérieur sur la question de l'antrisme des frères musulmans. Un autre plus récemment sur la question de l'antrisme de la République iranienne en En France, est-ce qu'aujourd'hui vous estimez que ces deux rapports sont pris suffisamment au sérieux et qu'un certain nombre de mesures sont prises ?

C'est très différent. Je pense que la menace la plus grave c'est le rapport sur les frères musulmans, sur l'antrisme. Pourquoi est-ce que c'est grave ?

Cette menace elle est grave parce que c'est un islamisme à bas bruit. C'est un islamisme qui se qui utilise nos valeurs, qui va dire mais par exemple sur le voile, il va le dire c'est la liberté, vous êtes un pays de liberté, laissez-nous libres. Mais en réalité leur agenda, leur objectif c'est de faire basculer le territoire français, la société française dans la charia pour reconnaître qu'au dessus de la constitution au dessus de la loi de la république il y a le coran c'est leur agenda.

Vous venez de parler de la question du voile vous avez peut-être vu cette image, la tribune de l'Assemblée nationale le public dans la tribune une sortie scolaire semble-t-il à l'invitation de Marc Fénault l'un de vos anciens collègues qui était aux relations avec le Parlement qui a invité cette école, qui est une école hors contrat confessionnelle et on a donc vu dans l'hémicycle ces jeunes fille scolaire voilée comment vous réagissez le voile pour moi c'était un décombeur ceux qui pensent que le voile c'est qu'un simple bout de tissu se trompe donc ça n'est pas Le voile, pour moi, c'est au contraire un emblème. Un emblème pas seulement religieux, mais un emblème politique, d'une idéologie politique de l'islamisme. Et je Je pense que ce voile n'a rien à faire dans les tribunes de l'Assemblée nationale.

Il ne tient d'ailleurs qu'à l'Assemblée nationale de rectifier son règlement comme le Sénat. — Les choses sont pas très claires. Dans le règlement, il y a marqué qu'il faut être découvert.

Mais est-ce que ça veut dire visage découvert ? Est-ce que ça — Je peux vous dire que l'article 91 du règlement du Sénat est très clair. Vous ne pourriez pas assister à une séance dans les tribunes, dans l'hémicycle, au Sénat, si vous aviez un voile. — C'est-à-dire que les les questions religieuses, d'appartenance religieuse ne doivent pas être marquées.

Il ne doit pas y avoir de marqueur. C'est écrit noir sur blanc. — Bien sûr. — Donc la Fondé nationale n'a qu'à faire la même chose, à vos yeux. — Exactement.

Simplement, je redis une chose. C'est que ne soyons pas naïf. Et que le voile a deux objectifs pour notamment les islamistes.

Le premier objectif, c'est de dire la femme est l'inférieur de l'homme. Deuxième objectif, c'est que nous ne Nous ne sommes pas comme vous. Nous refusons de nous assimiler.

Il y a une séparation qui se fait dans l'espace public. Et moi, je pense et j'ai toujours milité, notamment au Sénat. Nous avions voté plusieurs textes de loi, proposition de loi à l'initiative du groupe LR.

Par exemple pour que dans les compétitions sportives fédérales on ne tolère aucun voilement. Il y a la question de l'âge de l'âge de de ces jeunes filles. Alors on n'a pas l'âge exact, il semble que ce soit probablement autour de 10-12 ans.

Est-ce qu'il faut ? Je précise qu'il s'agit, semble-t-il, d'une école confessionnelle qui donc n'a pas à répondre à la loi de 2004, qui interdit les signes religieux, non seulement à l'école mais aussi dans les sorties scolaires. Semble-t-il, de ce point de vue-là, il n'y a pas de règlement qui s'applique.

Mais il y a la question en effet de l'âge certain. Gabriel Attal lui-même disait il faut interdire le voile aux jeunes filles. A partir de quel âge est-ce que vous estimez ?

D'ailleurs, faut-il qu'il y ait une interdiction ou non ? Moi je suis pour l'interdiction notamment dans les lieux publics dans les services publics c'est l'école bien entendu c'est toutes les excroissances l'école hors les murs par exemple les sorties scolaires mais y compris pour des écoles hors contrat écoutez les écoliers de contrats c'est une C'est une différence. C'est une différence.

C'est une différence. C'est une différence. La loi 2004 est une grande loi portée par ma famille politique.

Mais je pense qu'il faut aller au-delà. Moi, je suis pour l'interdiction du voile dans l'université. Je suis pour l interdiction du voile, comme je le disais à l'instant.

Notamment dans les compétitions sportives fédérales, tout simplement parce que le sport, c'est un moment de rassemblement. Mais vous ne mettez pas de limite d'âge ? Il n'y a pas pour vous la question du discernement ou pas ?

Je suis évidemment défavorable à ce que des fillettes soient violées. Vous voyez, parce que c'est un endoctrinement. Mais c'est très compliqué.

Je ne peux pas laisser passer ce lapsus sans y revenir. Pardon. Mais est-ce que...

Comment vous expliquez avoir pris un mot pour un autre ? Je l'expliquerai facilement. C'est une forme de viol de la conscience.

Voilà. Et c'est la raison pour laquelle je pense que ce qu'on est en droit de faire, c'est que dans des lieux publics, de services publics, on puisse interdire. Voilà.

Je pense que là, ça me paraît être un bon équilibre pour que dans ces lieux, qui sont des lieux républicains, on affirme une posture laïque et cette séparation et ce non-endectrinement. Un mot sur ce qu'il s'est passé sur l'île d'Oléron, cette attaque, un déséquilibri marginal semble-t-il, convertie récemment à l'islam qui fonce sur des passants, un périple meurtrier de 35 minutes. Cinq blessés dont deux très graves.

Il a crié à la Ouagbar, il avait une bonbonne de gaz dans sa voiture qu'il a tenté d'incendier. Au moment où l'on se parle, il n'y aurait pas de motif terroriste à proprement parler. Le parquet national antiterroriste reste en observation mais ne se saisit pas comment vous jugez cet acte j'ai pas toutes les informations que le parquet national antiterroriste a et je fais confiance au pnat que je connais bien parce que j'ai eu à côtoîler évidemment un certain nombre de magistrats.

Simplement, je trouve quand même qu'il y a des indices qui sont troublants, qui sont convergents que vous avez vous-même rappelé. Le cri de guerre, Halakbar. Ensuite, un mode opératoire, la voiture Bélier.

Ensuite, non seulement la voiture Bélier, mais dans le coffre des bombes hommes de gaz qu'on tente de faire exploser et on tente d'attirer les gendarmes justement pour qu'ils puissent être blessés ou qu'ils puissent périr dans cette explosion. Je crois qu'il a, en tout cas c'est une indistration qui a été faite pendant la garde à vue, indiqué qu'il avait reçu une mission de Allah. Donc voilà, je n'ai pas tous les éléments.

Il est peut-être déséquilibrés. Mais par exemple, les attentats, un attentat qui avait été perpétré contre un non-ressortissant français, c'était sur le pont de Bir Haquem, c'était en décembre 2023. Là, c'était très clairement terroriste, mais il y avait aussi un trouble psychiatrique.

Le seul trouble psychiatrique n'est pas, c'est un indice suffisant pour exonérer un individu de participer à une entreprise terroristes ? La mosquée dans le Var où un fidèle avait été assassiné. Il vous avait d'ailleurs à l'époque été reproché de ne pas vous y rendre de manière immédiate mais le parquet national ne s'était pas saisi retenant en effet d'autres motifs que celui d'une visée terroriste est -ce que est ce que vous dites au fond aujourd'hui il y a des équilibrés qui peuvent passer à l'acte utiliser les fractures de notre pays comme un prétexte c'est une évidence c'est une évidence j'étais il ya quelques instants, quelques heures dans l'hôpital Sainte-Camille, ici à Abri-sur-Marne.

J'ai voulu rencontrer les soignants et parmi les soignants, il y avait un infirmier psychiatrique. Et vous savez que le grand malade en fait la grande malade de la médecine française c'est la psychiatrie parce qu'il n'y a pas suffisamment de vocation de psychiatre et il me disait les conditions dans lesquelles ils accueillaient ici à l'hôpital de bris-sur-Marne, c'est malade, c'est déséquilibré. Il faut savoir que les moyens sont très insuffisants et qu'il y a des risques, évidemment.

Et que pour un certain nombre de ces déséquilibrés, l L'islamisme est une forme d'idéologie qui les intoxique parfois. Et ils s'auto-intoxiquent d'ailleurs. Et la menace, je l'ai vue quand j'étais ministre, la grande menace terroriste aujourd'hui, elle ne vient pas de l'extérieur comme elle a pu venir il ya dix ans de l'extérieur c'est-à-dire de l'état islamiste à l'époque daech mais que souvent elle vient c'est une menace intérieure en deux chaînes on va d'ailleurs propagé notamment – On va d'ailleurs célébrer, tristement célébrer les 10 ans des attentats du 13 novembre.

Est-ce que vous estimez que 10 ans après la France a pensé ses plaies qu'elle a réussi à dépasser cette menace. Je pense que la France s'est ressaisie, en tout cas face à la menace terroriste. On s'est ressaisis parce qu'on était capable de faire une législation très puissante avec un parquet national, c'est-à-dire une chaîne judiciaire dédiée spécialisée sur le terrorisme, avec un état-major qui regroupe tous les services notamment de renseignements tous les services d'enquête de l'état avec un chef de fila qui dépend du ministère de l'intérieur c'est la dgc la direction générale de la sécurité intérieure et vous savez il ya eu beaucoup d attentat de déjouer.

En 2024, il y a eu neuf attentats de déjouer. Trois visaient, par exemple, les Jeux Olympiques. Donc on a eu du succès.

Ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas demain y avoir un nouvel attentat. Mais on a forgé un arsenal, ce qui veut bien dire que quand il y a une volonté politique on peut y arriver Vous parlez de cette volonté politique et je voudrais justement qu'on puisse ouvrir un autre chapitre dans cette émission qui est aussi d'essayer de comprendre votre projet on va aussi parler bien sûr de la question de l'état de la France sur le plan des économies de la consommation, du pouvoir d'achat et en particulier dans ce moment du budget mais puisque vous dites la question de la volonté quand je vous entends parler de la France sur ces questions régaliennes et de sécurité et du défi sécuritaire quand je vous ai demandé quel est le plus grand défi vous m'avez tout de suite dit défi sécuritaire au fond au ministère de l'Intérieur vous ne l'avez dit d'ailleurs plusieurs fois vous vous sentiez à votre place à votre poste en quelque sorte quand vous êtes partis vous avez eu cette phrase et elle m'a frappé lorsque vous vous êtes adressée aux députés de votre famille pour leur dire que pour leur annoncer pour leur expliqué que vous ne vouliez pas rester dans le gouvernement Lecornu, vous avez dit c'est au-delà de mes forces. Ça veut dire quoi cette phrase ?

Est-ce que ça veut dire que pour la première fois, vous avez touché vos propres limites ? Non, ces limites-là, elles n'étaient pas. Mais j'ai bien vu que j'avais plein de limites.

On m'imposait beaucoup d'obstacles, des obstacles politiques. J'ai pas toujours été sur la même ligne que le président de la République. Des obstacles des obstacles aussi législatifs, puisqu'il n'y avait pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Des obstacles juridiques, souvenez-vous, le Conseil constitutionnel, qui a biffé d'un trait de plume un texte qui me tenait à coeur qu'on avait pris après la jeune Philippine qui avait été violée et qui avait été assassiné par un Marocain. Sur l'allongement de la durée de rétention des OQTF dangereux. Ça m'avait beaucoup choqué parce que 14 pays européens vont bien au-delà de 210 jours.

Ils vont jusqu'à 18 mois. C'est ce que la directive européenne permet de 18 mois. Nous on était assez timide.

On disait pour les plus dangereux, on veut les retenir 210 jours pour avoir plus de chances de les expédier dans leur pays d'origine ou en tout cas pour essayer de protéger les citoyens. Donc j'ai eu, vous voyez, et c'était une...

J'ai souvent utilisé le mot de morsure. Chaque jour, je me retrouvais confronté à une hyper-violence, mais j'étais aussi confronté à toutes ces limites politiques, juridiques, législatives. Mais j'ai toujours voulu aller de l'avant.

Je l'ai Pourquoi à un moment, vous n'aviez plus la force ? Ah, j'avais la force ? Mais vous dites que c'est au-dessus de mes forces.

C'est pas ça. C'est que j'ai constaté qu'un moment, notamment il y a un mois, j'ai constaté d qui m'a laissé faire, qui n'était pas un opposant mais un allié disons incommode du président de la République, assez indépendant. Moi je voulais qu'il y ait l'article 20 qui soit appliqué de la Constitution.

Le Président préside, le gouvernement gouverne. Moi je n'étais pas rentré dans un gouvernement d'Emmanuel Macron mais un gouvernement de Michel Barnier ou un gouvernement de François Béroud et j'ai bien vu que je n'aurais pas les moyens, j'ai bien vu que tout ça allait pencher à Est-ce que ce que je perçois dans ce mot de au-dessus de mes forces, est-ce qu'il y a eu un moment de découragement? Non.

Je vais vous dire. Au-dessus de mes forces, c'est au-dessus de ou plutôt en deçà de mes convictions. On peut me critiquer, j'ai des convictions, je ne les ai jamais cachées, on peut les discuter, mais on ne peut pas dire que je me renie et Et je renonce facilement.

Mais je pense que la politique, pour moi, ça a toujours été avoir une ligne de conviction. Vous connaissez le chêne et le roseau ? Oui, bien sûr.

C'est ce que j'ai fait pendant un an. N'avez-vous pas peur de ne pas avoir la souplesse qui vous permette justement d'avancer, de faire des compromis et donc de construire la suite. Qu'est-ce que j'ai fait pendant un an ?

Il a fallu que je plie, même. Même si j'ai voulu dire la vérité, ça c'était très important. L'action politique, elle commence en réalignant les mots sur la réalité.

Parce que les Français sentent bien que les hommes et les femmes politiques souvent les enfume, il minimise les mots, il les relativise. Pourquoi cacher la réalité aux français, la réalité qu'ils vivent, la réalité qu'ils voient ? Eh bien moi j'ai dit je vais réaligner et je vais avoir un discours de vérité.

Non, l'immigration, ce n'est pas une chance. Quand on veut être naturalisé, il faut être totalement assimilé. Oui, la société dans laquelle on est très permissive, encourage la violence, la fabrique de barbares.

J'ai eu des mots forts, parce que ça, c'est un principe de vérité. Mais moi, je suis rentable dans un gouvernement il y a un an. C'était pour faire barrage à la gauche.

Vous me voyez dans un gouvernement aujourd'hui dont le premier ministre fait des deals avec la gauche pour appliquer une politique de gauche ou chaque soir pardon pas de regret d'être parti mais au contraire au contraire vous m'imaginez je me Je me suis dit quand j'ai entendu la déclaration de politique générale. Si j'avais été au banc, j'aurais entendu les mots d'un premier ministre, Emmanuel Macron, qui aurait pu être prononcé par un premier ministre de gauche. Mais dans l'heure, avant même l'heure, j J'aurais remis ma démission, évidemment.

Parce qu'on ne peut pas se fourvoyer. C'est ce que les Français redoutent. La politique les dégoute, les désespère.

Parce qu'ils sentent aujourd'hui qu'il y a un un écart. Quand on est de droite, on n'est pas de gauche. Moi j'estime que la gauche a fait beaucoup de mal à la France, on en parlera peut-être.

La gauche a fait les 35 heures, la retraite à 60 ans, et donc a appauvri la France et les Français. Elle est où, la droite ? Elle est où, la gauche ?

Si je vous pose cette question, c'est que vous avez dit à l'instant...

Moi, je me suis engagée, et j'ai accepté justement au départ cette mission au ministère, pour faire barrage à la gauche. Ce matin, je recevais Xavier Bertrand qui dit « Moi, je ne sais pas très bien si il y a toujours chez les Républicains ce ni-ni, ni LFI, ni RN. Est-ce que vous êtes aujourd'hui 'hui en train de dire, le plus important c'est de faire barrage à la gauche ou est-ce que vous mettez toujours les deux sur le même plan ?

J'étais en train de vous répondre de façon très particulière sur la politique suivie. Sur la politique suivie, ça n'est pas LFI qui mène la danse, c'est M. Olivier Olivier Faure propose, décide et malheureusement le Premier ministre s'exécute.

Moi je n'appartiens pas à un gouvernement qui aurait pris des positions contraires à mes convictions. Je vous répondais là-dessus. Maintenant, j'ai entendu Xavier Bertrand en disant qu'il faut clarifier une ligne vis-à-vis du Rassemblement national.

Mais je dis, mais Xavier, la clarification, elle a déjà eu lieu. Grandeur nature. Preuve par neuf.

Il y a plus d'un an. Éric Ciotti, président à ma place, président de LR, passe, si j'ose dire, dans le camp adverse, s'allie à Marine Le Pen. Il y en a beaucoup qui sont allés avec lui ?

Certainement pas. Et je n'ai cessé de dire que je ne crois pas dans l'union des droits des appareils. Je crois, moi, et je l'assume.

Mais alors totalement, je veux parler aux électeurs du Rassemblement national. Parce que ce sont nos anciens électeurs. Et Marine Le Pen, d'ailleurs, c'est pour ça que je ne crois pas à l'union des appareils.

Elle le dit elle Elle n'est pas de droite. Et d'ailleurs, elle est socialiste. En quelques jours, en 48 heures ou 24 heures, ils ont voté les députés Rassemblement National.

Ils ont voté plus de 30 milliards. Je suis très frappée par cette rhétorique-là, pardon Bruno Rotaillot mais c'est la même que Gérard Larcher c'est la même même que Gérald Darmanin qui dit récemment qu'ils sont communistes Gérard Larcher dit on ne peut pas s'allier avec eux parce qu'ils sont de gauche c'est à dire que vous ne leur ne faites pas le reproche d'être trop à droite. Ça, c'est pas un problème ?

Sur ces questions-là, vous êtes d'accord avec eux ? Vous êtes une observatrice précise. J'imagine que vous avez parfois écouté Marine Le Pen.

Vous l'avez même interviewée. Elle dit « Je ne suis ni de droite, ni de gauche — Tout à fait. Mais sur le plan économique... — Mais votre premier argument, il est sur le plan économique.

Ça veut dire que sur tout le reste, vous êtes d'accord ? — Je pense que ce sont des girouettes. Sur le plan économique, nous avions voté les 15 heures de contrepartie pour lutter contre eux au RSA, pour lutter contre l'assistanat.

Ils ont voté contre. La réforme des retraites, ils ont voté contre. — Non mais avouez que c'est...

Ce que je veux dire, c'est que vous leur avez longtemps reproché d'être trop à droite. Désormais, ça n'est plus un argument. Votre argument, c'est de dire qu'ils sont trop à gauche.

C'est quand même cocasse. — Je voudrais simplement redire une chose. Le Rassemblement National et avant lui, le Front National, a servi à François Mitterrand et à la gauche comme un gaz incapacitant vis-à-vis de la droite.

On nous a interdits de parler d'immigration. À chaque fois, on voulait prendre des positions un peu fermes. Vous êtes un fasciste.

Vous êtes proche du Rassemblement national. A chaque fois qu'on voulait une politique sécuritaire, une révolution pénale pour la justice, qu'on voulait de la sanction, mais alors vous êtes proche de l'extrême-droite, eh bien cette rhétorique y en a Et moi, je ne m'y tromperai pas. Cette rhétorique a fait beaucoup de mal à la droite et a chassé en quelque sorte parce que la droite, une droite peureuse, honteuse, c'est interdit de parler de ces thèmes-là.

Et on a réservé cette chasse, une chasse gardée au Rassemblement National. Total des millions des électeurs de droite, UMP et ensuite LR sont partis au Rassemblement National. Donc oui, moi je l affirme.

Je veux parler aussi bien à des électeurs macronistes, déçus par le président de la République qu'à des électeurs Rassemblement National pour leur dire que nous on est très ferme sur le régalien, l'autorité, la justice, mais aussi l'immigration. Mais qu'on est sérieux sur le plan budgétaire, sur le plan économique. Je vous repose la question.

Vous m'avez parlé alliance. Donc non, pas question, dites-vous. Je vous repose quand même la question du barrage, s'il faut choisir entre LFI et RN ?

Est-ce que vous dites Nini ? Ou est-ce que vous dites « je ne me donnerai aucune voix à LFI » ? Très clairement.

Pour moi, je ne place pas sur le même plan LFI et le Rassemblement national. Ça ne veut pas dire que je vais appeler à voter Rassemblement national. Non.

C'est un adversaire. Ils veulent d'ailleurs notre mort. Mais LFI pour moi, je les ai Je l'ai vu.

Je l'ai indiqué, notamment vis-à-vis des policiers et des gendarmes, des forces de l'ordre. Je les ai vus instrumentaliser la violence dans le débat public. Je les ai vus vouloir, et parfois aussi théoriser, un climat d'insurrection.

Je les ai vus appeler à la désobéissance civile. Je n'ai pas entendu le Rassemblement national sur ces mêmes thèmes-là. Donc ce que je veux dire, C'est que la gauche et une partie de la droite, attendez.

Et le petit microcosme médiatique, depuis des années, ont voulu lutter contre le Rassemblement national par de la moraline, par de la morale. Pardon ça n'a pas marché. Ils sont aujourd'hui à plus de 30%.

Alors ouvrons les yeux, arrêtons de dire mais il y a, ils sont, les électeurs sont tous des fachos. Eh bien non. Ces électeurs là, ces électeurs là, ils ont vocation de voter pour notre candidat à la présidentielle par exemple.

Votre candidat à la présidentielle, on va y venir parce que ce sera peut-être vous. Mais Bruno Retailleau, j'ai bien entendu que vous représentent une menace plus grande à vos yeux. Aujourd'hui, LFI, notamment pour l'ancisémitisme.

Enfin, est-ce que vous êtes conscientes qu'aujourd'hui, M. Mélenchon et ses amis, les Insoumis, draguent le vote communautariste ? Est-ce que vous êtes conscientes qu'aujourd'hui, ces gens-là tisonnent les braises de l'antisémitisme ?

Alors en se cachant bien souvent derrière l'antisionnisme. Peut-on reprochait cela au Rassemblement national ? Donc je pense qu'en politique, il faut voir les choses telles qu'on les voit, les expliquer.

Ça ne fait pas de moi un allié du Rassemblement national. Certainement pas. Et je n'appellerai pas non plus à voter Rassemblement national.

Vous n'appelleriez pas à voter Rassemblement national, vous diriez, j'ai bien compris la formule, pas une voix pour LFI. Ce qui quand même mécaniquement veut dire que vous n'empêchez pas vos électeurs de se repartir éventuellement. Ils peuvent aller la pêche à la ligne, ils peuvent aller etc.

Vous-même vous vous abstingriez ? J'ai jamais voté d'ailleurs Rassemblement National. À jamais non ?

On n'avait jamais voté Rassemblement National. Non mais j J'appelle nos amis de droite à ne pas tomber dans cette rhétorique que la gauche a instrumentalisé contre la droite et qui nous a fait beaucoup de mal un grand professeur d'histoire qui est malheureusement mort de la révolution française françois furé dans les derniers mois de sa vie avait écrit un très beau texte et il avait dit peut-être pas au mot à mot en parlant de la gauche qui instrumentalisait à l'époque le front national il avait dit c'est un grand avantage c'est un avantage sans prix d'avoir un allié objectif sous les traits d'un adversaire radical à la instrumentaliser le front national contre la droite. La droite est tombée dans le panneau.

La droite, du coup, elle s'est repliée. Elle n'a plus trop osé dire quoi que ce soit sur l'immigration, sur la notion de sécurité. Et du coup, nous avons perdu nos électeurs et surtout, nous les avons offerts en pâture au Rassemblement national. – Primaires ou pas primaires ? – Moi, mon objectif, puisque je suis président d'un grand parti.

Nous sommes le premier parti LR pour le nombre d'adhérents, notamment et aussi pour le nombre d'élus local. Mon objectif, c'est que nous ayons en 2027 un candidat avec nos propres couleurs. Un candidat LR, ça ne veut pas dire un candidat bloc central.

Certains appellent à ce qu'il y ait une primaire qui soit une primaire large qui aille de Sarah Knafo d'un côté à Gabriel Attal ou Édouard Philippe de l'autre. C'est notamment la proposition de leur invoqué. Ce qui est un peu ridicule parce que le principe d'une primaire, c'est que les perdants acceptent de se ranger derrière le gagnant.

Par exemple, en 2016, Nicolas Sarkozy, François Fillon et puis Alain Juppé. Ils étaient d'accord entre eux que si un gagnait, les deux autres l'encourageaient. Bien.

Comment voulez-vous que demain, Gabriel Attal, si c'est lui qui gagnait cette primaire-là ? Ça, c'est une vue de l'esprit. Ça ne marche pas.

Donc ça reste théorique pour vous, ça ? Mais c'est totalement théorique. Après, c'est une des rares manières pour vous, éventuellement, vous l'avez vu, bien sûr, les sondages.

S'il y a vous plus Édouard Philippe, par exemple, ça ne passe pas ? Je pense que...

C'est mécanique. On aura une responsabilité le moment venu. Mais moi, il m appartient, comme président de LR, de tout faire vraiment, de créer les conditions pour qu'on ait notre candidat.

Pourquoi d'ailleurs ? Parce que dans l'échecquier politique, on représente quelque chose d'original. La France, vous savez, elle ne penche pas à gauche, elle penche à droite.

Qu'est-ce que veut la France ? En tout cas, la France des honnêtes gens. Elle veut beaucoup plus d'autorité, moins d'immigration et elle vaut plus de sanctions.

Très bien. Ça, c'est pour le régalien. Et sur le plan économique, elle veut qu'on décourage l'assistanat, que le travail paye de sérieux budgétaires.

Et elle veut aussi que les repères culturels, civilisationnels soient là, qu'on ne les déconstruise plus. Eh bien nous, on porte ces idées. Et je pense que ces idées représentent le point d'équilibre chez beaucoup de Français.

Et ça, c'est notre singularité. Si c'est vous qui êtes le mieux placé, vous irez ? Vous ne vous déroberez pas ?

J Je n'ai pas l'habitude de me dérober. On verra bien dans quelle situation on sera, parce que je pense qu'il reste de longs mois, 18 mois. Mais ce que je souhaite, moi, c'est que, en tout cas, pour ce qui concerne LR, je l'ai déjà proposé il y a quelques jours, on a des statuts et nous, c'est les adhérents qui trancheront les modalités de la sélection pour le candidat.

Et qui éventuellement voteront s'ils tranche en faveur d'une primaire. Bien sûr. Dans ce cas là, c'est eux qui voteront.

Bien sûr. Alors il peut y avoir deux types de primaires, une primaire ouverte, une primaire fermée. Mais c'est en tout cas eux, l'article 21 de statut, il est très clair, il est démocratique.

C'est eux qui choisissent et c'est eux qui voteront pour la modalité. Si vous commencez ce tour de France ici, j'imagine que c'est pour construire un projet qui peut être aussi votre projet. Vous serez prêt à l'incarner s'il le faut ?

J'aime les idées. J'ai toujours conçu la politique comme d'abord un débat d'idées et je pense que si on veut gagner dans les urnes, il faut d'abord gagner dans les esprits. Et je pense que ma famille politique a trop peu le goût du débat et notamment du débat d'idées.

Je pense que jamais la France n'a été aussi affaiblie. La France va à mal, vous savez. Elle va très, très mal.

Il y a cette déconnexion que j'ai évoquée au tout début de notre émission, que moi je ressens, dont je souffre. Qu'est-ce que vous voulez que les Français aujourd'hui, quand ils vous écoutent, commentez l'actualité, quand ils ouvrent la télé, etc., leur poste, quand ils lisent les journaux.

Qu'est-ce qu'ils peuvent comprendre à la politique ? La France, en Europe, elle est terriblement affaiblie. On a le pire déficit.

Qu'est-ce qu'on fait pour les générations de demain ? Le travail ne paye plus. On est un pays où quand vous donnez à un salarié une augmentation, il va en donner plus qu'est-ce qu'il va recevoir parce qu'il y a trop de charges, trop d'impôts pour les entreprises.

Vous vous rendez compte ? Au moment où on est le pays le plus surfiscalisé, notamment d'Europe, les députés, pas les députés LR. Au contraire, ils luttent, et je voudrais les remercier pied à pied contre cette folie fiscale.

Mais là, on est à des dizaines de milliards de plus d'impôts sur les entreprises. C'est la chasse aujourd'hui à ceux qui créent, à ceux qui entreprennent. Donc si on veut créer de la richesse pour la partager ensemble, pour que l'hôpital vive mieux...

Il faut voir les médecins que j'ai rencontrés tout Tout à l'heure, les aides-soignants, les infirmiers, ils sont accrochés à leur travail. Heureusement qu'ils ont cet idéal professionnel. Mais croyez-moi, c'est difficile pour eux.

J'ai traversé les urgences. J'ai vu des brancards dans les couloirs. Parce qu'il y a un problème.

Si on ne crée pas suffisamment de richesses, grâce à plus de travail, un travail qui paye plus, on n'y arrivera pas. Et en même temps, regardez, on est en train de dire, il va falloir plus de dépenses publiques parce que C'est ça. Plus d'impôts et moins de travail.

Supprimer ou, dit-on, décaler ou plutôt suspendre la réforme de la retraite, c'est exactement ça. C'est assumé de dire que malgré une espérance, on a une des espérances de vie, nous en France. On a de la chance à la retraite la plus longue.

Donc pendant ce moment-là, les gens perçoivent leur pension. Très bien. Mais si on ne travaille pas plus, comme font tous les autres pays européens, on n'y arrivera pas. – Ça veut dire que vous, candidat éventuel, vous relanceriez une réforme des retraites qui serait même peut-être différente de celle qui avait été votée, qui irait plus loin ? – Qui irait plus loin, bien sûr.

Je pense, vous m'interrogiez tout à l en disant qu'est-ce que vous constatiez de la France qui ne va pas bien. Vous m'avez interrogé comme un ancien ministre de l'Intérieur, je vous ai répondu sur l'ensauvagement. Mais si on peut prendre un peu de recul, moi je pense qu'aujourd'hui les Les Français souffrent d'une double angoisse, une angoisse matérielle et immatérielle.

Matérielle, c'est le risque de l'appauvrissement. On vit de moins en moins bien. Et les Français le sentent.

Parce qu'ils voient bien que leurs enfants pourraient connaître une situation beaucoup plus difficile que ce qu'ils ont connu, l'appauvrissement. Et l'autre, elle est immatérielle, c'est cette idée finalement de perdre des repères culturels. Une école qui n'intruise plus, qui ne transmette plus un certain nombre de valeurs, de savoirs.

Une république qui n'assimule plus. Une culture aussi. Quand je vois que le Conseil supérieur de l'éducation nationale avait proposé de supprimer le mot de vacances de noël pour le transformer en vacances d'hiver.

On a des racies, je suis désolé, qu'on croit ou qu'on ne croit pas, peu importe, c'est notre culture. Là je parle pas c'est pas symbolique pour vous mais c'est mais si mais c'est fondamental et c'est fondamental pour les français qui ont peu de patrimoine parce que je pense que les classes populaires moyennes elles sont d'autant plus attachées à ces repères culturels immatériels qu'elles ont pas beaucoup de patrimoine de capital matériel et donc je pense qu'il faudra traiter d'abord l'aspect niveau de vie comment fait-on pour avoir plus de pouvoir d'achat ma réponse c'est que il faudra sans doute travailler plus mais que le travail paye plus et qu'on décourage l'assistanat j'ai des propositions à faire voilà plafonner les allocations qu'on mettrait dans un compte un compte social, on mettrait pas seulement les allocations de l'État, mais toutes les allocations et on les plafonnerait à 70 % du SMIC pour qu'il y ait vraiment un écart entre le travail et l'assistanat. – Pour qu'il y ait une distinction entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, vous l'avez peut-être entendu le nouveau ministre des du travail et des solidarités qui dit la france a été très généreuse mais elle n'en a plus les moyens et l'une de ses premières décisions serait de supprimer la prime de Noël pour les personnes célibataires sans enfants.

Qu'est-ce que vous pensez de cette décision ? Je pense qu'il faudra de toute façon des efforts, il faut que ces efforts soient justes. Et je reprends mon expression « la France des honnêtes gens ».

Pourquoi est-ce que les gens en ont marre aujourd'hui ? Cette France-là, elle est travailleuse, je vous le disais. Elle est même généreuse.

Elle sait ce que c'est que la solidarité, qui est pratique dans les quartiers, dans les villages, dans des associations. Mais elle en a marre. de toujours cotiser.

Elle sait que dans une société, dans une communauté nationale, le sort de chacun dépend des efforts de tous. Mais elle en a ras-le-bol ! Parce que c'est toujours elle qui paye alors qu'elle travaille comment voulez-vous que mais vous auriez commencé par la prime de noël je rappelle qu'elle est de 150 euros pour les personnes célibataires qui sont déjà au rsa je vais je vais donner une idée là donc c'est Dans le projet de loi de la Sécurité sociale, il est prévu de responsabiliser les gens et par exemple d'augmenter les franchises sur les médicaments.

Tout à fait. De doubler les franchises sur les médicaments. Et pendant ce temps-là, on ne va rien faire sur l'aide médicale d C'est-à-dire que vous avez des clandestins qui sont immigrés, mais qui ont violé notre loi.

Ils sont arrivés clandestinement. Ils se sont maintenus irrégulièrement sur le sol français. Et eux, c'est 100%.

Donc ceux qui cotisent, par exemple, pour les soins Pour le problème auditif, eux, ils vont être remboursés à 60, etc. Et les autres à 100%. Voilà.

Et pour le forfait hospitalier, ceux qui cotisent, voilà, ceux qui sont français et qui cotise qui apporte leur écho à la sécurité sociale eux ils vont avoir un forfait hospitalier les autres qui ont triché ils ont une sécurité sociale et c'est 100 % mais ça rend fou les gens c'est qu'une question justice donc commençons par là évidemment on commencerait par là et pas par la prime de noël pardon j'y reviens mais parce que je voudrais quand même comprendre cette prime de noël je rappelle donc les conditions c'est 250 euros pour un couple avec enfant c'est 150 euros pour quelqu'un de seul il faut la supprimer je vais vous dire c'est de la politique à la petite semaine je pense que si on veut prendre les choses avec un peu de recul et un peu de hauteur ça veut dire que la question ce n'est pas prime de Noël ou pas prime de Noël ? la question elle n'est pas là la question c c'est qu'il faut travailler plus. Donc, si vous voulez bloquer la réforme des retraites, on a tout faux.

On a un taux de remplacement qui est supérieur, par exemple, à la pension qu'on touche quand on arrête de travailler, quand on est à la retraite, ce taux de remplacement du salaire transformé en pension, il est bien supérieur à celui par exemple des Allemands. Et on a 22 ans d'espérance de vie après la prise de la retraite. Il faut pas être sorti de l l'ENA, certainement pas d'ailleurs, pour comprendre que tous les autres pays européens, on travaille plus et que nous, alors qu'on a une durée de vie qui est importante, donc il faut plus de travail.

Moi ce que je propose, c'est qu'il faudra assumer ce travail-là, mais il faudra qu'un certain niveau annuel, alors aujourd'hui 35 heures c'est 1607 heures, je pense qu'il faudra aller au-delà, en mettre un seuil, mais au-delà de ce seuil d'un travail annuel, ce sera zéro cotisation, zéro cotisation pour le salarié, zéro cotisation pour l'employeur, ça sera tout bénef pour le pouvoir d'achat et la compétitivité de l'entreprise. Ça c'est fondamental, ça c'est des réformes. Donc aider ceux qui travaillent, en priorité.

C'est aider ceux qui travaillent bien sûr et décourager l'assistanat, avoir une vraie réforme du chômage pour l'aligner progressivement sur les conditions du chômage dans les autres pays européens. Mais il faut comprendre que dans Dans une vie, le français il nous manque trois années de travail par rapport à la moyenne d'un européen. Prendez compte, trois années de travail, ce que ça fait comme non-création de richesse.

Cette non-création de richesse, elle ne peut pas financer le l'hôpital, elle ne peut pas financer l'école, elle ne peut pas financer la justice, elle ne peut pas financer le pouvoir d'achat. Et dans une année, il nous manque trois semaines. Donc le problème français.

Là aussi, pourquoi est-ce que je suis heureux de ne pas être dans ce gouvernement très orienté par les socialistes. Les socialistes ont été des bonimenteurs, ils ont fait passer deux mensonges aux français, ils leur ont dit un travaillez-moi et vous vivrez mieux. Non, c'est faux.

Le niveau de vie en France par rapport aux Allemands, aux Italiens est en train de chuter. C'est le travail qui fait le niveau de vie. Ce n'est pas la dette.

Ce n'est pas l'échec à crédit de l'État. Et ensuite, Ils nous ont dit la dépense publique c'est vertueux, ça fait des qualités de service public. Tu parles, l'hôpital souffre, la justice, etc., les écoles.

Et ils nous ont dit la dépense publique fait la croissance. C'est faux, c'est faux. Si c'était vrai, on serait les plus heureux du monde.

Vous avez parlé de la question du pouvoir d'achat. Chine est une forme de tiraillement français. Il y a d'un côté 25 millions de consommateurs français, réguliers, sur Chine, qui disent pour certains « Chine m'a permis de m'habiller, d'être à la mode », qui sont enchantés et il y avait beaucoup de monde devant le BHV pour l'ouverture de l'espace Chine.

Et puis de l'autre, il y a un certain nombre de commerçants français, de créateurs français aussi, de marques françaises qui disent « ça a tué la concurrence, ça a tué les marques françaises, il faut acheter français ». Et puis il y a la question des règles et c cette procédure de suspension du site Chine. Dans ce tiraillement-là, entre des consommateurs qui disent « Oui, mais nous, on n'a pas envie qu'on nous fasse la morale sur le fait d'acheter sur Chine » et de l'autre, la question du « acheter français ».

Vous vous situer où ? Vous savez, j'ai vu en Vendée, dans mon secteur du bocage vendéen autour des herbiers. On était une des régions de France où il y avait le plus d'industries de la mode, le prêt-à-porter, la chaussure, etc.

Et j'ai vu en quelques années les dégâts, les destructions d'emplois par centaines et par milliers avec les délocalisations. Il y a eu un effet de ciseau, une double mâchoire qui a écrasé, d'ailleurs, en France, pas seulement en Vendée. La Vendée, finalement, a pu rebondir pour plein de raisons.

Mais en France, on a perdu des millions d'emplois. Qu'est-ce qui s'est passé ? La double mâchoire, c'est l'Europe qui a tout laissé passer.

On a refusé de se protéger très naïvement avec la concurrence déloyale de pays qui ne respectent pas l'environnement, qui ne respectent pas les modèles sociaux, qui font travailler les jeunes enfants. Et ensuite une hyper-réglementation en France. Nos entreprises très fiscalisées avec beaucoup de réglementations et une concurrence déloyale, eh bien ça, ça a écrabouillé notre industrie. — Donc il faut interdire Chine. — Donc je pense que moi, j'interdire Chine.

Et j'appelle l'Europe à changer de pied. J'appelle vraiment...

L'Union européenne a fait le choix du consommateur. C'est ce que vous m'interrogez. Faut-il faire le choix du producteur Alors le problème du consommateur, c'est qu'il faut aussi qu'il soit salarié pour avoir du pouvoir d'achat.

Et moi je pense que si on veut se reconstituer, il faut faire comme les États-Unis font. Tous les... grands pays font, ils luttent pied à pied pour garder leur industrie.

Eh bien moi je pense que c'est le problème de la réciprocité. Tu n'appliques pas des standards environnementaux, des standards sociaux, eh bien il y a des droits de douane, on se protège. Et je pense que là aussi...

Regardez, Chine a, je crois, depuis le début de l'année 2025 eu pour non-respect des règles, de nos règles européennes et françaises, a été condamné à près de 200 millions, 191 millions d'euros d'amende. Donc voilà, une entreprise, ça n'est pas bon pour l'environnement avec les petits colis. Voilà.

Parce que tout ça...

Est-ce qu'il faut taxer plus Philippe Juvin de votre famille, qui est désormais rapporteur du budget, avait même proposé qu'on taxe les petits colis qui viennent de Chine, que ce soit Chine ou d'autres, comme t'es ému, de 50 euros. Un truc vraiment total, massif, dissuasif. Finalement, c'est probablement 2 euros qui sera retenu.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense que tous les moyens sont bons pour se protéger. Arrêtons d'être naïf.

La Chine va nous envahir avec ses voitures électriques. Vous vous rendez compte, là encore l'empreinte carbone de faire venir tes voitures du bout du monde. Et on s'interroge aussi sur la capacité ensuite de recyclage de ces voitures-là. – Là aussi, responsabilité de l'Europe ? – Responsabilité. – Sur les deadlines ? — La responsabilité de l'Europe, bien sûr. — 2035, le moteur thermique. — Voilà.

C'est-à-dire qu'on veut être les plus vertueux et on est en train de massacrer toute une filière automobile. Là encore, ce sont des milliers, des centaines de milliers d emploi. Il faut le climat, bien sûr.

Je ne suis pas climato-sceptique. Mais on aurait dû dire, notamment à nos industriels, organisez-vous pour la neutralité technologique. On veut qu'il y ait moindre jet de CO2, etc.

Mais peu importe la façon d'y parvenir. Là, on va tout casser et on importera les voitures. C'est exactement comme en agriculture.

En réalité, on astreint nos agriculteurs à voir des normes plus, plus, plus, plus, plus Et on importe, y compris de pays d'Europe, un certain nombre de produits qui ne respectent pas ces normes-là, qui concurrencent aux agriculteurs. Il y a de quoi devenir fou là encore. Donc je pense...

Moi je veux, je vais vous dire, une révolution, une révolution du bon sens. Remettre les choses à l'endroit. Simplement.

J'ai toujours du mal, pardon, avec le mot « bon sens ». Mais oui. Parce que vous dites tous « bon sens » et vous en avez tous une lecture différente.

Je pense que les Français ont du bon sens, voyez. Et le bon sens en matière de politique commerciale, c'est d'ajuster les choses dans la réciprocité. Si on a des prédateurs, eh bien, on doit s'adapter et monter le niveau du bon lésil.

Est-ce que vous croyez que la commande publique, même d'ailleurs au Japon, quand l'État du Japon, on veut commander un certain nombre de choses pour l'État. Mais ils sont totalement fermés. On est la zone douanière la plus ouverte au monde.

On s'est offert au monde entier. Est-ce que ça veut dire qu'économiquement, au fond, vous-même, vous dites le libéralisme total non mais vous savez que j'avais refusé j'étais jeune député en 1994 j'avais été un des seuls à refuser d'approuver les accords de marrakech les accords de marrakech c'était C'était vraiment un libéralisme, un ultra-libre-échangisme, si j'ose dire. Eh bien ça, ça nous a fait beaucoup de mal.

Moi je suis libéral au fond de moi, mais je veux une concurrence équilibrée, c'est tout. Voilà. Et ça, je pense que beaucoup de gens le comprennent.

Un mot sur les municipales. Je n'ai pas compris si Rachida Dati était encore chez LR ou pas chez LR. Elle était suspendu mais suspendu ça peut dire ça veut dire qu'on peut ensuite lever la suspension suspendue elle était suspendue nous avions j'avais pris un engagement et collectivement nous l'avions pris cet engagement cet été lorsque michel barnier s'est présenté dans une législative partielle dans la deuxième circonscription vous vous souvenez de paris et l'engagement ça avait été de soutenir rachid atati aux élections municipales j'imagine que c'est votre question eh bien nous la soutiendrons aux élections municipale, parce que nous pensons que c'est la meilleure candidate pour battre la gauche. – Vous le pensez toujours ? – Suis-je clair ? – Vous le pensez toujours ? – Je le pense toujours, il y a d'ailleurs, je ne suis pas seul à le penser, il y a un sondage qui est paru il y a 24 heures vous l'avez vu dans un grand quotidien du matin dans le Figaro qui montrait qu'elle était bien placée voilà et je pense et j'appelle donc elle a votre soutien et ça se fera en confiance elle a mon soutien c'est un engagement que j'ai pris vous vous savez ça fait partie vous me disiez que j'étais un peu rigide je tiens aux déconvictions je n'ai pas dit ça je vous ai suggéré de relire la fable du chêne et du roseau c'était un gros sous-entendu donc non mais c'est vrai que je tiens mes convictions ça c'est sûr bon voilà j'ai pas envie de me renier et quand je prends des engagements bah j'ai envie de les mais c'est vrai que vous savez je suis je suis un rural voilà donc les choses sont assez simples pour moi et dire la simplicité au niveau politique c'est dire simplement que moi je veux qu'on tourne le quart de siècle de la gauche au pouvoir à paris je veux que vous irez faire campagne à ses côtés et bien si elle le souhaite j'irai bien entendu voilà et avoue qu'il ya quand même c'est un peu difficile à lire alors il ya la question de paris évidemment mais dans cette suspension ça n'a donc pas vocation et définitif ah non une suspension c'est une suspension oui c'est une sorte d'avertissement quoi c'est pas seulement d'avertissement c'est de dire que les ministres qui ont accepté de rester dans un gouvernement qui ne mène pas une politique de droite et je pense conforme aux intérêts supérieurs de la nation, je le pense sincèrement.

Je m'expliquais sur la surfiscalité. « Est-ce que vous avez entendu parler d'économie ? » Voilà, le Sénat va remettre les choses en place.

On proposera beaucoup d'économies et beaucoup moins justement d'impôts. Ça c'est positif. Mais c'était normal de dire qu'ils ne représentent pas – De marquer le coup quoi. – Qui ne représentent pas, qui ne peuvent pas embarquer toute notre famille politique avec eux. – Mais il y a déjà une date pour la levée de la suspicion ? – Ah non, non, bien sûr que non.

C'est une suspicion, on verra bien quoi. — Suspension. — Suspension, pardon.

Voyez, moi-même, j'en fais des lapsus. Je voudrais évoquer un cas qui est celui de Bourg-en-Bresse, puisque je crois comprendre que vous allez soutenir un candidat qui lui-même est aussi le candidat ou l'a été de reconquête est-ce que ça vous non non est ce que les choses ont été clarifiés depuis un an il ya non non pardon bourg en bresse il y a effectivement deux listes de droite qui se mettent en place et Et nous soutiendrons une liste LR. – Vous ne soutiendrez pas l'ancien candidat reconquête ? – On soutiendra notre liste, il y a un jeune candidat LR à Bourg-en-Bresse qui s'est déclaré, il est en train de constituer sa Vous soutenez en revanche Robert Ménard, mais qui n'obtient pas, et c'est une des questions que je posais, que nous posions hier à Jordan Bardella, qui lui ne soutiendra pas Robert ménard donc il n'y aura pas de mélange rn dont elle est d'ailleurs si robert ménard si robert ménard venait à échouer c'est le rennes qui gagnerait nous soutenons robert ménard pour une raison très simple c'est un très bon maire il est très indépendant il n'est pas lr voyez mais moi je suis pas sectaire je pense que quand il y a des maires qui sont courageux et il est courageux il a pris des positions beaucoup de position, qui l'honore et qui honore aussi la ville de Béziers.

Et c'est une ville, croyez-moi, où il a fait un travail fantastique en matière de sécurité. Moi, j'y suis sensible. Bruno Rotaillon, on arrive à la fin de cette émission.

Je voudrais savoir pour qui vous vous battez. Est-ce qu'il y a des figures ? Vous avez évoqué tout à l'heure la question d'Arnaud Beltrame, vous avez évoqué Philippines.

Qui sont les figures auxquelles vous pensez ? Certaines sont peut-être d'ailleurs en vie aujourd'hui. Mais je veux dire, qui sont ceux qui vous marquent ?

Qui sont ceux auxquels vous pensez dans votre combat ? Vraiment, quand je dis que je pense à la majorité silencieuse, à la France des honnêtes gens. C'est d'abord pour eux que je me bats.

Parce que c'est une majorité silencieuse, une France silencieuse, non pas qu'elle ait rien à dire. C'est ce que je pense depuis longtemps, Et pourtant, depuis des années et des années, les hommes et les femmes politiques ne l'écoutent plus. Parce que trop souvent, on a fait des politiques pour se tourner vers des minorités.

Et certainement pas vis-à-vis de la majorité. Moi je pense que la majorité en tout cas silencieuse la france des honnêtes gens c'est ce qu'ils manifestent pas c'est exactement c'est un espoir pour moi cette france là c'est vraiment celle qui va nous permettre qui nous permet de tenir qui tient la france à bout de bras aujourd'hui et c'est celle avec laquelle on va reconstruire je disais que la france va mal mais la france a énormément d'atouts j'en suis sûr et voyez l'expérience que je retire du ministère c'est qu'en réalité il n'y a pas de fatalité et je j'ai très bien vu d'ailleurs les blocages qu'il va falloir déverrouiller il ya des verrous juridique constitutionnel sans doute économique politique mais je sais qu'avec de la volonté on peut y arriver rapidement. Mais regardez, on a des exemples sous les yeux.

Regardez l'Italie, regardez la Grèce, regardez le Portugal, regardez l'Espagne. Il y a des années, ils étaient vraiment très mal, bien en dessous de nous ils sont en train de nous rattraper l'italie nous a sur le niveau de vie par exemple 40 mille euros nous dépasser sur la question du commerce extérieur si demain si demain on a de la volonté si on dit la vérité aux français d'abord dire la vérité c'est à dire la réalité des faits tels qu'ils les voient ils seront rassurés et on engagera justement une transformation profonde alors évidemment ça sera pas 100 % des français qui seront d'accord parce que certains veulent profiter certains veulent être assistés c'est terminé ça on n'a plus les moyens c'est un vrai projet que vous lancez c'est c'est un projet qui sera un projet je pense oui assez puissant positif et j'espère imaginatif vous êtes prêt à quoi vous êtes prêt s'il le faut quand on est un homme politique quand on est un président d'un grand parti il faut préparer son parti sa famille politique précisément sur les prochaines élections échéances évidemment mais vous comprenez bien ma question évidemment je vous demande pas là ce soir de faire acte de candidature vous n'en avez même presque j'allais dire pas besoin puisqu'on entend on voit avec ce tour de france qu'au fond vous vous préparez ma question c'est aussi de savoir si vous en avez envie moi je suis pas un homme d'envie je suis un homme de devoir j'ai toujours dit que quand on pose cette question à un homme politique est-ce que vous en avez envie comme si lorsque vous passez devant une vitrine pâtisserie vous avez envie d'un éclair au café j'adore les éclairs au C'est pas une question d'en rien, parce que ce sera très dur. Il y a quelque chose de sacrificiel.

Et je pense que les hommes et les femmes politiques ont déçu les Français parce qu'on sent trop souvent qu'ils recherchent la gloriole pour eux-mêmes qui recherchent une trajectoire de carrière c'est pas du tout mon cas si c'est ça c'est pas du tout mon cas en revanche moi j'aime la france je suis un patriote et je sais je vois très bien ce qu'il faut déverrouiller désormais ce qu'il faut changer pour que mon pays aujourd'hui qui est en train de s'abaisser, vous savez une nation qui ne tient pas ses comptes est une nation qui ne tient pas son rang au niveau international, au niveau européen. J'ai bien vu le regard que portait nos partenaires européens sur la France. Et ça, je ne supporte pas.

Eh bien, je sais ce qu'il faut faire. Je vois bien ce qu'il faut faire pour que demain, une grande majorité de Français soient derrière un projet et que dans un enthousiasme, avec une belle l'énergie, on puisse faire revivre une France qui soit une France radieuse, conquérante, rayonnante. Ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être. – Merci, merci Bruno Retailleau.

On l'a bien compris, la France est en campagne, vous êtes aussi en campagne. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions dans cet entretien ce soir à Brissure-Marne.