Permis suspendu en cas de téléphone au volant : "ce n'est pas une petite infraction" lance le préfet de la Vienne
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Téléphoner au volant pourrait aujourd'hui vous coûter un mois de suspension de permis de conduire.
- 1:01OuverteRéponse directe
Quand vous parlez d'infraction, on parle de quoi précisément
- 1:16FerméeRéponse directe
Le téléphone à l'oreille, le système de casque aussi, ça c'est sanctionné ?
- 1:19OuverteRéponse partielle
Vous avez fait des tests, justement, un peu de contrôle durant le mois de septembre.
- 1:54OuverteRéponse directe
Au bout de ces trois mois, qu'est-ce qui se passe ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Pourquoi vous avez décidé de porter plainte après cette action ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueChiffre
« depuis 5 ans, c'est plus 55% d'infractions liées à l'usage du téléphone. »
- 0:36Invité politiqueChiffre
« Quand on utilise le téléphone au volant, c'est 4 fois plus de risques pour soi et pour les autres. »
- 0:41Invité politiqueChiffre
« Envoyer un texto, c'est 23 fois. »
- 1:43Invité politiqueChiffre
« Et il y avait 50 automobilistes qui rentraient dans les critères de suspension du permis pour un mois. »
- 2:45Invité politiqueFait
« Parce qu'il y a eu des dégradations. »
- 2:52Invité politiqueFait
« On a eu le portail de la DDT qui était détérioré, l'enceinte qui était détériorée. »
- 4:08Invité politiqueFait
« La crise est grave, elle dure depuis déjà quelques années. »
- 4:11Invité politiqueFait
« 2026 est une année extrêmement difficile. »
- 4:19Invité politiqueChiffre
« Le plan CASI, sur lequel il y a plusieurs millions qui vont être octroyés aux exploitations. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Il y a des tensions entre jaunes, notamment des Trois-Cités et des couronneries. »
- 6:35Invité politiqueFait
« C'est une forme de guerre des boutons qui persiste depuis quelques années. »
Temps de parole
- Invité politique67 %
- Invité28 %
- Présentateur3 %
- ?2 %
≈ 9,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Téléphoner au volant pourrait aujourd'hui vous coûter un mois de suspension de permis de conduire. Cette mesure s'applique à partir d'aujourd'hui dans la Vienne.
C
'est déjà le cas dans les Deux-Sèvres. Et pour en parler, Clément, vous recevez le préfet de la Vienne. Bonjour Charles Lusty.
Bonjour. On a plusieurs sujets à aborder ensemble ce matin. Mais d'abord, on l'a dit donc, on passe de la prévention à la sanction sur le téléphone au volant. C'était devenu un phénomène si courant, si grave que ça
?
Écoutez, depuis 5 ans, c'est plus 55% d'infractions liées à l'usage du téléphone. Alors, ce n
'est
pas sanctionné pour sanctionner. C'est quoi les chiffres ? Quand on utilise le téléphone au volant, c'est 4 fois plus de risques pour soi et pour les autres. Envoyer un texto, c'est 23 fois. Donc, tout ça n'est pas anodin. Ce n
'est
pas juste une petite infraction au code de la route que d'utiliser son téléphone. C'est faire prendre encore une fois des risques à soi et aux autres. Et donc, face à ce phénomène qui encore une fois augmente, il était nécessaire de prendre des mesures.
Quand
vous parlez d'infraction, on parle de quoi précisément
?
C'est tenir son téléphone, téléphoner, parce que tout ça suscite de l'inattention. Et donc, encore une fois, des risques
pour
les usagers de la route. Et ça, ce n'est pas acceptable.
Le téléphone à l'oreille, le système de casque aussi, ça c'est sanctionné ? Exactement. Vous avez fait des tests, justement, un peu de contrôle durant le mois de septembre. Vous avez relevé un nombre d'infractions quand même assez important.
L'idée,
c
'était effectivement de sensibiliser les automobilistes à cette sanction qui devait tomber au 1er octobre. Ce qu'on constate, c
'est
que sur le mois de septembre, on a eu 141
contrôles,
plutôt 141 infractions constatées. Et il y avait 50 automobilistes qui rentraient dans les critères de suspension du permis pour un mois.
Donc là, ça entre en vigueur maintenant. On sait que c'est une expérimentation.
C
'est comme ça que vous vendez pendant trois mois. Au bout de ces trois mois, qu'est-ce qui se passe ?
Écoutez, on va déjà faire le constat de combien on a suspendu de permis. Voir si cette mesure permet, j'allais dire, de faire baisser ce nombre d'infractions. Et puis, si on en est satisfait, on le poursuivra.
Non, je rajoute juste avant de passer à un autre sujet que vous n'êtes pas le seul département à le mettre en place. Nos voisins des Deux-Sèvres le font aussi. Autre sujet d'actualité, la crise agricole. On va en parler. Avant hier soir, les agriculteurs de la coordination rurale sont venus déverser devant les grilles de la préfecture des déchets, du papier notamment.
Ils
sont aussi allés à la DDT déposer d'autres déchets, du lisier notamment. Vous avez décidé de déposer plainte. C'est assez rare pour un préfet de la Vienne de réagir de cette manière-là. Pourquoi vous avez décidé de porter plainte après cette action ?
Écoutez,
mon prédé c'est sûr l'avait fait. Moi je le fais, pourquoi ? Parce qu'il y a eu des dégradations. Et il n'y a pas de raison que ce soit la collectivité qui paye pour ces dégradations. Donc on a eu le portail de la DDT qui était détérioré, l'enceinte qui était détériorée. Les panneaux de la DDT, y compris la Marianne, ont été tagués. Et ça, ce n'était pas acceptable. Je demande à ce qu'on soit remboursé.
C'est un message qu'on envoie au syndicat, c'est-à-dire qu'on accepte les manifestations mais on ne veut plus des dégradations ?
C'est un message qui est envoyé en l'occurrence aux manifestants de mardi soir. Mais c'est à tous les manifestants. Il n'est pas acceptable, parce qu'on exprime un mécontentement, d'attaquer les institutions, d'attaquer les agences publiques et puis de dégrader les biens publics. Donc voilà,
c
'est tout simplement dire, qui casse-paye ?
On pouvait forcément anticiper la réaction du camp d'en face. Le syndicat, la Cournotie Rurale, est furieux. Il vous accuse sur Facebook de ne pas vous préoccuper des agriculteurs, de penser davantage à votre image. Il parle même d'agression judiciaire. Qu'est-ce que
vous leur répondez ? Je pense que la meilleure défense,
c
'est l'attaque. Écoutez, c'est eux qui ont manifesté, c'est eux qui l'ont fait dans un esprit plutôt revendicatif. Alors que,
depuis
plusieurs semaines,
je
travaille avec les services de l'État pour apporter des réponses, accompagner les agriculteurs. La crise est grave, elle dure depuis déjà quelques années. Les problématiques économiques des exploitations ne font que s'aggraver. 2026 est une année extrêmement difficile.
Il
y a des moyens qui sont mis en place par le gouvernement. Le plan CASI, sur lequel il y a plusieurs millions qui vont être octroyés aux exploitations.
On
travaille justement. Aujourd'hui, il n
'y a
pas que la suspension du permis de conduire qui rentre en vigueur, puisqu'on va ouvrir les demandes d'aide sur le fonds de réarmement. Tout ça, c'est des aides qui se mettent en place. Elles se font grâce à la mobilisation des services de l'État.
Justement, sur le plan CASI, comme vous en parlez, on sait que les débats en ce moment sont assez difficiles avec les syndicats et les services de l'État. Il y a eu une réunion qui ne s'est pas très bien passée, notamment dans la Vienne. Est-ce qu'on n
'a
pas peur que cette plainte vienne nuire au débat, aux échanges ? Les agriculteurs se plaignent déjà que les aides ne sont pas suffisantes. En plus, là, maintenant, il y
a
cette tension judiciaire, on va dire. Mais écoutez,
nous
avons eu des concertations autour du plan CASI. Nous travaillons avec l'écosystème agricole, parce qu'il
y
a les exploitations, il
y a
les coopératives, il y a les concessionnaires, il
y a
les entrepreneurs des travaux agricoles, il y a les banques, il
y a
les assurances, il y a les centres de gestion. Tout cet écosystème agricole, on travaille avec eux depuis le début du mois de septembre. Donc le travail,
il
est là. La concertation, elle est là. Nous respectons infiniment les agriculteurs. On travaille pour apporter des réponses. Alors, ils sont insatisfaits du montant des aides. Déjà, utilisons ce que l'on a, ciblons-le sur les exploitations les plus en difficulté, et travaillons ensemble. Nous respectons les agriculteurs. Je pense que le respect doit être mutuel, et que les services de l'État doivent être aussi respectés.
En tout cas, le message est passé. Et puis, enfin, un dernier mot sur un autre sujet des faits divers et des violences qui se multiplient en ce moment dans les quartiers de Poitiers. On a eu des coups
de
feu et un véhicule brûlé encore une fois ce week-end à Beaulieu et aux Trois-Cités. Trois semaines après déjà, des blessés par balle dans un quartier aussi à Poitiers. Vous avez demandé des contrôles renforcés la nuit par la police et les forces dans l'ordre. Qu'est-ce qui se passe en ce moment ? Est-ce que vous êtes inquiet par rapport à la situation dans les quartiers à Poitiers ?
Nous ne
sommes
pas inquiets. Nous sommes très vigilants.
C
'est-à-dire qu'on a mis en place des moyens, des moyens de telle manière à sécuriser les quartiers. Il y
a
des tensions entre jaunes, notamment des Trois-Cités et des couronneries. Les nouvelles
tensions sont des choses
récentes ?
Je ne suis pas là depuis longtemps, mais les tensions entre les deux quartiers apparemment sont un petit peu historiques. C'est une forme de guerre des boutons qui persiste depuis quelques années. Là, il y a des tensions, il y a des risques. Les habitants étaient inquiets, donc on a mis en place des moyens pour sécuriser les choses. Mais il n
'y
a pas que l'aspect sécuritaire. Il y a tout un aspect de prévention qui se met en place. On travaille bien évidemment avec Grand Poitiers. Il y a eu un conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance où on travaille non seulement avec les forces de l'ordre, mais aussi avec les associations pour justement identifier ce qui pose des difficultés et apporter des réponses. Et puis, je voudrais souligner et préciser le soutien qu'on va apporter à ces mères de famille qui justement veulent travailler à la restauration de
l
'autorité parentale.
Merci beaucoup Charles Justy. Je rappelle que vous êtes le préfet de la Vienne. Merci beaucoup de votre présence ce matin.
Merci à vous. Bonne journée.