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InterviewRadio France (sur Site radio)· 30 octobre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéLogement

De 90 personnes accueillies à 200 : le président du Diaconat protestant Drôme Ardèche parle de la hausse de la précarité

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous étonne ?

  • 1:42OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez la capacité d'en ouvrir d'autres, d'augmenter les capacités d'accueil aujourd'hui ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Vous disiez aussi, vous parliez d'obligations pour les enfants de moins de 3 ans, etc.

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous voyez aussi ?

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que l'État demande trop aux associations comme la vôtre de devoir s'occuper finalement de toute cette pauvreté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueChiffre
    « Cette étude donc du collectif Morts de la rue nous dit qu'il y a eu 15 personnes sans abri mortes en Dromardèche en 2025 contre 3 en 2024. »
  • 1:11InvitéChiffre
    « on a constaté en 3 ans, on est passé de 90 fréquentations par jour à peu près, à plus de 200 aujourd'hui. »
  • 3:15InvitéChiffre
    « Une subvention ou un financement nous avait été accordé d'environ 160 000 euros. »
  • 6:43InvitéChiffre
    « nos financements ont baissé de plus de 650 000 euros. »

Temps de parole

  • Invité78 %
  • Christian Bonnet18 %
  • Présentateur3 %

≈ 4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Dromardèche,

0:01
Présentateur

dès votre réveil,

0:04
Invité

ici matin jusqu'à 9h.

0:07
Présentateur

7h47, alors de plus en plus de personnes à la rue et de morts à cause du mal logement dans nos départements révèlent une étude. On en parle ce matin avec le président du diaconat protestant Dromardèche, votre invité Louise Joyeux.

0:18
Christian Bonnet

Bonjour Christian Bonnet.

0:20
Invité

Bonjour.

0:20
Présentateur

Cette

0:20
Christian Bonnet

étude donc du collectif Morts de la rue nous dit qu'il y a eu 15 personnes sans abri mortes en Dromardèche en 2025 contre 3 en 2024. Est-ce que ça vous étonne

0:31
Locuteur

? Nous

0:32
Invité

on constate au diaconat protestant une augmentation sensible du nombre de personnes qui vivent dans la rue. Et quand on parle de personnes à la rue,

0:39
Locuteur

ce

0:39
Invité

n

0:39
Locuteur

'est

0:39
Invité

pas forcément des hommes seuls, ça peut être aussi des femmes et quelquefois même des femmes avec enfants. On a des éléments de mesure puisque nous on a 4 accueils de jour, c'est-à-dire des lieux où ces personnes qui vivent dans la rue, ou en tout cas dans des situations extrêmement précaires, peuvent venir prendre un petit déjeuner, se laver, laver leur linge, avoir aussi quelquefois une domiciliation,

1:00
Locuteur

c

1:00
Invité

'est-à-dire avoir une adresse postale pour pouvoir faire leurs démarches administratives, et puis recevoir aussi un repas chaud une fois par jour. Donc ces accueils sont ouverts tous les jours. Et par exemple sur celui de Valence, on a constaté en 3 ans, on est passé de 90 fréquentations par jour à peu près, à plus de 200 aujourd'hui. Donc c'est quand même extrêmement sensible. Et le fait que ces chiffres, que je ne connaissais pas, montrent une augmentation vraiment des personnes qui sont décédées dans la rue, ne m'étonne qu'à moitié parce qu'on a, nous, l'autre élément de mesure qui est l'accueil de jour pour ces personnes qui, heureusement, sont encore en vie.

1:39
Christian Bonnet

Vous avez donc de plus en plus de demandes sur vos accueils de jour. Est-ce que vous avez la capacité d'en ouvrir d'autres, d'augmenter les capacités d'accueil aujourd'hui ?

1:47
Invité

Alors, les morts de la rue, c'est quand même plutôt des gens qui sont obligés de vivre dans la rue, et donc de subir les aléas climatiques. On voit bien extrême canicule, extrême froid l'hiver, ce qui explique cette augmentation. Nous, nous n'avons pratiquement pas d'accueil pour la nuit. Oui, il faudrait, en effet, pouvoir héberger ces personnes pendant la nuit. Ce qui se passe, c'est que, bien souvent, elles appellent le 115. Donc, c'est le service de l'État qui permet, soi-disant, de les mettre à l'abri. Malheureusement, les places sont insuffisantes pour pouvoir les loger. Quand je dis les places, ce n

2:29
Locuteur

'est

2:29
Invité

pas qu'il manque de chambres d'hôtels sur la région de Valence ou dans nos deux départements. C'est des questions financières, bien entendu. Au bout d'un moment, le 115 dit stop, on ne peut plus, on n'a plus les budgets pour ça. Et donc, ces personnes sont condamnées à rester dehors. Et ça, c'est quand même un crève-cœur, surtout quand on voit des familles avec des enfants assez jeunes. En principe, la loi en France prévoit que, lorsqu'il y a enfants de moins de 3 ans, ces personnes doivent être mises à l'abri. Et donc, nous, on a un dispositif de mise à l'abri qui nous permet, en effet, d'assurer cette fonction. Mais on sent qu'il y

3:05
Locuteur

a

3:05
Invité

des tensions financières aussi sur cette mise à l'abri. À l'heure où je vous parle,

3:11
Locuteur

on

3:11
Invité

est donc bientôt le 1er novembre. Une subvention ou un financement nous avait été accordé d'environ 160 000 euros. Eh bien, cette subvention n'a toujours pas été versée pour l'année 2026. Donc, ça veut dire que depuis le début de cette année, le diaconat assure la mission sans avoir pour l'instant reçu la contrepartie de la part de l'État.

3:36
Christian Bonnet

On va y revenir sur ce manque de moyens. Vous disiez aussi, vous parliez d'obligations pour les enfants de moins de 3 ans, etc. Sur notre antenne, justement, on entendait une femme qui vit dans la rue. Elle a un enfant de moins d'un an, appelle le 115 tous les jours. Son enfant a été placé et toujours pas de place. Et on entendait, elle nous parlait de son état de santé qui se dégrade parce que l'attente, parce que le froid. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous voyez aussi ?

4:03
Locuteur

Oui, tout à fait, parce qu'on a

4:05
Invité

sur Valence un centre de santé. Sur Montélimar, ce qu'on appelle un accueil santé.

4:11
Locuteur

C

4:11
Invité

'est-à

4:11
Locuteur

-dire

4:11
Invité

qu'il fonctionne uniquement avec des bénévoles. Mais là aussi, on voit en effet des personnes qui arrivent avec des pathologies qui sont directement liées à leur situation de précarité et au fait qu'elles vivent dans la rue. Donc exposées à tous les virus, à tous les microbes et à toutes les maladies, malheureusement, qu'on peut prendre quand on vit dans des conditions extrêmes, dans l'humidité, etc. Oui, on le constate en effet, cette dégradation de la santé des personnes qui vivent dans la rue.

4:38
Christian Bonnet

Et de la santé mentale aussi.

4:40
Invité

Tout à fait. Alors ça,

4:41
Locuteur

c

4:41
Invité

'est un aspect vraiment très important. Beaucoup d'établissements psychiatriques ont été fermés. Les personnes ont été remises dehors, si je peux dire, sous plus ou moins traitement chimique. Mais c'est des personnes qui sont fortement perturbées. Et souvent, on les retrouve parce que c'est des personnes qui sont inadaptées pour le travail, pour la vie sociale, etc. Et qui se retrouvent souvent seules à vivre dans la rue et à créer même quelquefois un peu de dénuisance parce que c'est des gens qui peuvent être agressifs par rapport aux personnes qui passent devant elles, etc.

Et c'est vrai que nos travailleurs sociaux, en tout cas, sont très préoccupés par cette situation parce que là encore, nous manquons de moyens pour avoir des psychologues, des psychiatres à mettre à disposition pour favoriser un accompagnement médico-social de ces personnes qui sont très fragiles.

5:28
Christian Bonnet

Rapidement, vous parliez de vos financements tout à l'heure, d'un manque de moyens. Est-ce que vous pensez que l'État, on demande trop aux associations comme la vôtre de devoir s'occuper finalement de toute cette pauvreté, de ces gens dans la rue, il y en a de plus en plus, vous l'avez dit, et avec toujours moins de moyens ?

5:46
Invité

Oui. Alors, que l'État nous demande d'assurer cette mission, je dirais, il me semble que le monde associatif est mieux équipé, mieux outillé sur le plan relationnel, sur le plan humain, etc. pour accomplir la mission que ne pourraient l'être des fonctionnaires de l'État, en quelque sorte. Donc ça, ce n'est pas ce qui est choquant. Ce qui est un peu problématique à l'heure actuelle, et on est vraiment dans une conjoncture où on sent bien que le budget des finances publiques est extrêmement tendu et en négociation d'ailleurs actuellement à l'Assemblée nationale.

Donc le problème vient de la disparité en quelque sorte, ou de découplage entre les missions qui nous sont demandées et les moyens qui nous sont alloués. Et aujourd'hui,

6:27
Locuteur

il

6:27
Invité

y

6:27
Locuteur

a

6:27
Invité

une baisse sensible des moyens qui fait que les associations du secteur médico-social se mobilisent pour essayer de tirer la sonnette d'alarme. Et je vous remercie de nous inviter, parce qu'en effet, c'est une situation qui est difficile. Voyez, nous, entre l'année 2025 et l'année 2026, nos financements ont baissé de plus de 650 000 euros. Donc ça nous pose de réelles difficultés.

6:51
Christian Bonnet

Donc vous l'avez dit, moins de moyens, mais malheureusement plus de pauvreté. Merci beaucoup Christian Abonné d'avoir été notre invité ce matin. On le rappelle, vous êtes le président du diaconat protestant, Andromardèche. Merci.