Consultations de Lecornu : le match est-il déjà plié ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que selon vous François Sébastien le Cornu il a vraiment une stratégie ?
- 2:05OuverteRéponse partielle
Sébastien Lecornu dans sa musette n'a pas grand-chose. Quelles mesures propose-t-il ?
- 4:05RelanceRéponse directe
Les socialistes ont-ils raison de poser des conditions pour éviter la censure ?
- 6:05OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron envisagerait-il une dissolution ?
- 8:05OuverteRéponse directe
Quel est l'état d'esprit des socialistes face à Lecornu ?
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Françoise de Gois. Bonjour Françoise. Merci d'être là.
Éditorialiste politique et Frédéric d'avis. Ça va être très calme ce débat, je le sens. Frérique d'av mais vous avez complètement on est ravi en plus on vient de le faire dans leur vie de presse.
On est ravi. Frédéric et Françoise merci beaucoup d'être avec nous. Jour de rentrée donc au parlement rentrer dans un contexte particulier he toujours pas de gouvernement pas de feuille de route on est loin d'avoir un budget.
Est-ce que selon vous François Sébastien le Cornu il a vraiment une stratégie ? Je pense qu'il a il a une stratégie, c'est de durer et d'aller jusqu'au bout, mais ça marche pas. C'est-à-dire que vous avez bien compris que la gauche, et je comprends tout à fait la gauche, vous savez le Parti socialiste, parce que c'est du Parti socialiste dont il s'agit, a tendu la main une fois François Baou.
Ça s'est terminé dans une forme de déroute et d'une forme de trahison. Donc je comprends très bien que le Parti socialiste ne vait pas faire bis répétita. Il a travaillé, il a présenté un contrebudget.
Sébastien Lecornu dans sa musette n'a pas grand-chose. On sait très bien qu'il va proposer probablement une mesure sur la CSG. On sait très bien qu'il va proposer peut-être un rééquilibrage de la fiscalité.
Mais le Parti socialiste a raison de poser ces conditions. Soit c'est taxe Zucman et suspension de la réforme des retraites, soit c'est un des deux. Pour le moment, en tout cas, à l'heure où on se parle, Sébastien Lecourni ne peut pas le donner.
Je ne pense pas qu'il n'ait pas envie de le donner. Je pense qu'il est prisonnier de la droite et je pense qu'il est prisonnier de la décision d'Emmanuel Macron. Donc en réalité, il godit, il manœuvre en espérant échapper à la censure dès la la la déclaration de politique générale en se disant si je passe ça, j'ai encore un mois, un mois et demi pour négocier éventuellement.
Moi je pense que si Sébastien le Cornu, il parle, je vais laisser si Sébastien le Cornu dit qui dit "Je vais faire une rupture de méthode annoncée par exemple vendredi, je renonce au 493" et bien je pense que ça changerait tout mais je ne pense qu'il ne le fera pas. Ouais, je suis assez d'accord avec Françoise. Moi ce qui me frappe, c'est la forme de dissociation entre l'opinion publique qui accueille plutôt bien la l'arrivée de Sébastien Lecnu, même si quand même les 3 semaines sans gouvernement plus que jamais, ça renforce ce que j'appelle l'éclipse du politique.
Les Français ne regardent plus, ne nous regarde plus, ne les regarde plus. Quand je dis nous, c'est la scène politique est parlementaire, médiatique, même sondagère, faisons-nous plaisir. Et c'est vrai qu'il y a cette dissociation.
Euh, il y a une équation personnelle plutôt bonne pour Sébastien le Cornu. Il incarne à la à la fois l'expérience avec les 3 ans passés à l'hôtel de Brienne. Il y a un vrai crédit pour le ministère des armées, une forme de renouvellement, l'antiaibairou, discrétion, sobriété, décision forte.
Il a plutôt bien joué sur le fait qu'il ait montré que clairement l'État fait des efforts même si ça fait catalogue à la préver moins de budget de communication. La forte décision sur la suppression des deux jours fériers, ça a été vraiment on s'en souvient peut-être pas assez mais un point de fixation et de rejette de l'opinion jamais vu. Les ancien premier ministres.
Alors ça peut paraître symbolique mais en tout cas il a réussi ses premiers pas vis français et je vais pas redire ce qu'a dit François Degouis très très bien. Ça reste complètement bloqué du côté de l'Assemblée nationale quitte d'une motion de censure extrêmement rapide. Que vont faire les socialistes qui ont qui ont une double qui ont une double dimension. d'un côté la préparation des élections municipales et pas se mettre à dos des électeurs de gauche.
Je parle pas des des appareils partisans écolos ou LFI qui quand même sont très importants pour la reconduction des mairies des très nombreuses mairies socialistes sortant dans des villes plus qu'importantes je pense à Paris notamment. Et l'idée quand même que euh du côté du peuple de gauche, pour prendre un terme célèbre, il y a quand même l'envie qu'on sorte euh presque majoritairement euh de euh cette situation bloquée, hein. Une enquête pour le Parti socialiste montré que 71 % des sympathisants LFI regretta que que le que le PS n'est pas été choisi pour être au gouvernement, être premier ministre parce queil y a l'idée de gouverner.
Il y a une gauche de gouvernement, une gauche de transformation qui reste très forte dans le pays. Ça fait lien avec l'enquête dont on va parler avec la percé de RF. Alors moi je suis tout à fait d'accord et l'idée générale, je ne suis pas du tout sur l'idée mécanique que si Sébastien Lecornu, j'en ai marre un peu d'entendre ça, Sébastien Lecnu serait censuré, ce serait obligatoirement dissolution voire d'émission.
Je ne suis pas du tout certaine, je suis même quasiment certaine en tout cas que là encore à l'heure où on se parle, c'est pas du tout l'option d'Emmanuel Macron et de son cabinet. Pas du tout. C'est l'option serait plutôt un 4e gouvernement.
Et là la question va se poser qu'est-ce qu'on fait avec le 4e gouvernement ? Est-ce qu'on refile la patate chaude et le mystigri finalement à la fin des fins à la gauche c'est une possibilité ? Est-ce que la gauche l'accepte ?
C'est une possibilité. Vous savez, on n'est pas on n'est pas forcément dans une logique de dissolution. Manuel Macron, je pense qu'il a enfin percollé que la dissolution, derrière la dissolution, il y a quasiment certainement sa démission parce que une dissolution le dissoudrait lui-même si vous voulez.
Ça me paraît complètement évident. Ça c'est le premier point. Le deuxième point, je pense quand même que les socialistes ont pas beaucoup de choix à part la censure.
Tous les groupes de gauche hors LSI vont censurer évidemment, je pense même dès la déclaration de politique générale. Est-ce que le Parti socialiste peut se permettre d'être la seule formation de gauche qui sauve à nouveau Sébastien Lecnu mais plus que sauver les Sébastien le Cornu qui sauve à nouveau Emmanuel Macron parce que derrière il y a l'ombre. Je suis d'accord avec Frédéric.
Bon l'image de le de le Cornou plutôt bonne mais c'est pas ça le sujet. Le sujet ce n'est pas celui-là. C'est pas est-ce que est-ce que le corps nu les français l'aiment ou l'aiment bien.
Les Français ne peuvent plus voir pour le moment en peinture un homme qui s'appelle Emmanuel Macron. Si vous sauvez Sébastien le corn, vous sauvez Emmanuel Macron. On va voir justement quel est Non, non mais je vous en prie Françoise.
Mais non, on va voir quel est l'état d'esprit des socialistes. Justement, on va écouter Patrick Caner, le président du groupe socialiste ici au Sénat. Monsieur le Cornu ne refuse aucun des chantiers qu'on lui a proposé. justice fiscale, pouvoir d'achat, relance, question des retraites, logement, il refuse rien mais il ne nous dit pas comment.
Et notre état d'esprit est celui-là, c'est on fait comment pour aboutir éventuellement à un accord non pas de non censure mais un accord qui permette finalement aux Français de sortir par le haut après la purge que voulez leur imposer François Béo. Et vous l'entendez le discours des socialistes franchis ? Lui, c'est pas le discours des socialistes.
Excusez-moi. Boris Val, il dit aussi un peu la même chose. Il dit "Ce qui nous intéresse, c'est les Français, c'est d'obtenir des mesures pour les Français." Oui, mais je je Patrick Caner, Boris Vallot, ça n'a rien à voir.
Patrick Caner, lui est plutôt sur une ligne Carole Delga et cetera. Il faut pas censurer et cetera. Boris Vallot n'est pas sur cette ligne mais il dit "Se qui nous intéresse, c'est les Français." Oui, ce qui nous intéresse c'est les Français.
Mais si on peut trouver un accord, même à minima, pour Patrick Caner, ça lui poserait pas de problème. Et pour Carole Delga non plus et la galaxie, Raphaël Gman et cetera. Les les socialistes à l'assemblée ne raisonnent pas comme ça.
Ils ne sont pas du tout dans cette ils sont pas dans cette espèce de molitude dans laquelle il y a un côté très édredon de la part de Patrick Caner. Pas du tout parce que c'est un sénateur, c'est parce que c'est leur stratégie. C'est la stratégie de François Hollande mais ils ne sont pas majoritaires au groupe.
Le groupe socialiste est quand même à 100 % sur la l'idée de la censure. La question la différence c'est quand est-ce qu'on censure ? Est-ce qu'on censure le budget ?
Et je pense que Jean-Philippe Tangy qui était là précédemment qui nous précédait, Marine Le Pen a le même problème. Censurer, c'est sûr, mais est-ce qu'on censure dès la déclaration de politique générale ou est-ce qu'on censure sur le budget ? Ouai, moi je pense que les Français en général, les sympathisants de gauche part sont plutôt sur une ligne canaire de pas de pas de pas censurer.
Euh a priori systématiquement dès le début, dès le discours de politique générale. Il est fixé le 6 octobre si je me trompe pas, mais pas encore précise mais début de semaine début de semaine prochaine. Il peut il peut y échapper.
Alors on a compris que le rassemblement national à l'Assemblée ne censurait pas ce qui sauverait à court terme Sébastien Condu. Voyez toutes nos discussions et là j'entends ce que dit Patrick Caner, ça ne parle pas complètement au français. On est sur une sorte de mécano parlementaire pour sauver le soldat le cornu.
Moi je pense que la situation d'instabilité permanente, même si clairement le plan Baou été rejeté de manière massive, il y a pas de discussion de la part de l'opinion publique, mais il y a quand même l'idée pour les Français de sortir de ce blocage parce qu'en plus les Français voir en contraste à l'échelle locale leur mère, qu'il soit de droite ou de gauche, agir, être sur le terrain, changer la vie, on pu se préparer la campagne pour les élections municipales. Il y a un contraste entre l'échelon national et l'échelon local qui n'a jamais été aussi fort et qui rend l'échelon national mais complètement accessoire pour les Français. Et là, c'est extrêmement dangereux quand on connaît l'imaginaire de notre pays qui est la promesse du politique au national.
On agit, on change la vie, on résout les problèmes et là c'est pas du tout ce qui se passe. Mais juste qu'est-ce qu'ils attendent prioritairement les Français ? C'est quoi ? la justice fiscale en numéro 1 dans les annonces de Sébastien Lecornu.
Je pense que c'est pour voilà, je pense que contrairement à ce qu'on dit, les Français sont prêts à faire des efforts s'ils ont le sentiment que il y a un chemin clair, il y a un cap, on nous sur le discours chirurchilien du sang de la sœur et des larmes. À cette époque, il y avait une finalité claire à battre le nazisme. Quelle est la finalité de tous les efforts qu'on demande ?
Deuxièmement, que les efforts soient équitablement répartis. C'est là où le plan Bairou ou le bas, si je puis dire, blessait très fortement. c'était plutôt les salariés euh la France du travail qui était plus touché y compris entreprises que les Français défendent plus que par le passé.
Troisièmement que l'État donne l'exemple le premier. Et alors voilà maintenant il y a des mesures François dit des mesures symboliques quit de la réforme des retraites qui ne passe mais absolument pas dans l'enquête faite pour le parti socialiste. On a vu on a exactement 2 ans et demi après le même pourcentage de français 66 % le même pourcentage de salariés 75 % qui sont opposés.
Vous dites bien sûr, mais on aurait pu imaginer que avec le temps, il y aurait une sorte d'acceptation. Ce n'est pas le cas. C'est pas le cas.
Moi, je je au rien, moi ce que je je suis pas d'accord du tout avec Frédéric. Les Français pensent que et cetera je ne de d'abord euh les Français veulent veulent censurer très largement. Euh vous avez toutes les enquêtes le disent et cetera.
Là, on a pas mesuré pour le moment, on a absolument pas mesuré. La réalité, si vous voulez, c'est que si vendredi la Réunion se termine en Choublanc, vous savez, il y a un homme qui a la clé en fait, c'est Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et je crois la pression est de plus en plus forte autour de lui, y compris je pense à l'Élysée pour lui dire "Tu dois lâcher Zukman, ça ne marchera pas." Zukman est devenu un totem.
Zukman est devenu l'attaque Zukman est devenue un symbole très fort, très puissant. En réalité, vous avez vu une adhésion incroyable parce que Zugman dit une chose formidable, il faut il faut partager les richesses et en fait les gens qui ont beaucoup doivent donner un peu plus que ce que les gens qui ont moins. Donc Zugman, c'est parfaitement, vous savez l'attaque Zukman me fait penser à la directive Benstein en 2005 pendant le pendant le référendum.
Tout le monde était devenu spécialiste de la directive. Nous les premiers journalistes, on allit chercher qu'est-ce que c'est ce truc ? Et en fait Zucman le pays s'en est emparé.
C'est formidable. Non mais c'est génial. Le pays s'est emparé de cette taxe et il prouve.
Cette taxe-là euh j'ai pas le sentiment que les socialistes l'obtiendront. Non, je crois qu'ils ne l'obtiendront pas parce que euh Sébastien Cornu est reparti dans la vieille équation droite rassemblement national et que ça passera pas à droite. Par contre, la la suspension de la réforme des retraites, ça je pense que la droite pourrait l'accepter et je pense qu'il y a une grande pression.
Il une forme de taxation dès aujourd'hui. Il y a il sera obligé d'aller sur une forme de taxation. Sébastien le Cornu, c'est sûr, il va aller vers rendre du pouvoir d'achat avec la CG, mais tout ça c'est un peu filandreux.
Il y a un totem les socialistes ne peuvent pas voter s'il n'y a pas un des deux totems. Et le deuxième totem et Frédéric a raison. C'est dingue.
C'est c'est dingue sur la réforme des retraites parce que c'est la folie de l'égalité française. C'est ce qui nous qualifie tous. Ce pays est fou d'égalité.
Voilà. Alors ce pays, il est empéré, il est fou d'égalité. C'est notre trop, c'est notre notre bien commun.
Pourquoi la réforme des retraites ? C'est pas que la la retraite, c'est l'égalité. Voilà, ce pays, c'est son tréfond et la réforme des retraites, soit vous la suspendez, soit je pense qu'il y aura censure.
Voilà. Ouais, je suis tout à fait d'accord avec en plus pour réform des retraites l'imaginaire du vieillissement, l'imaginaire de la vie heureuse. Après le travail qui est très fort y compris dans les jeunes euh génération.
Pourquoi en 2010 s'il y a pas si longtemps que ça les Français dans les sondages à une petite majorité he faut pas mentir 50 52 53 % avait avait soutenu la réforme Sarkozy fivert. C'était l'idée qu'on allait faire un petit effort. On sortait d'une crise financière pour sauver le système et c'était la derdère des réformes.
Cet espoir n'a pas été n'a pas été comment dire respecté cette promesse puisque dès 2013 François Hollande réforme avec Jean-Marquer les retraites et puis a la fameuse réforme d'Edouard Philippe et celle d'Éis Born. A l'idée que on touche quelque chose qui est sacré pour les Français. C'est c'est le capital.
Mais oui, c'est le capital de ceux qui en ont pas. Et encore une fois quand vous voyez Fred Frédéric ne me démentira pas quand vous voyez la la non adhésion, vous avez autant de droite que de gauche. Vous avez autant d'électeurs d'Emmanuel Macron que d'électeurs de Jean-Luc Bélenchon.
Je le redis, ce pays, il faut comprendre ce pays. Les retraites ne sont pas les retraites. C'est métapitique.
Les retraites, c'est notre on a une devise liberté, égalité, fraternité. Tant que les dirigeants ne comprennent pas de gauche comme de droite que ce pays fonctionne sur ses ressorts profondément sur sa devise et vous pouvez le voir sur la liberté, sur l'égalité et sur la fraternité, on m'explique que ce pays est à droite et cetera. C'est absolument vrai et faux.
D'abord la gauche est arrivée en tête au législative mais ce pays sur les valeurs fondatrices de ce pays, il est plutôt à gauche, je suis désolé de vous le dire, sur la l'adhésion à la fraternité, l'adhésion à l'égalité. Bah c'est les valeurs de Mais ça veut dire que là Sébastien Lecorn il devrait faire une rupture avec lui-même pour le coup parce que dans ces deux mais même avec luiême parce que dans ces deux interviews à la presse il a dit pas pas de pas d'ation pas de suspension de la réforme born comment voulez-vous qu'on puisse entamer un dialogue quand Sébastien Lecnu vous claque une interview comme celle de vendredi entre parisien toutes les portes font fermées à double tour après vous avez le ministre de l'économie le monsieur Lombard et puis tous l'Élysée qui appelle les socialistes en leur expliquant vous avez mal lu. Excusez-nous, vous avez qu'à le faire en français facile.
Bien sûr, on ne sait pas lire une interview du Premier ministre. C'est évident. On va parler débile, il y a marqué des villes.
En fait, on va parler d'un sondage qui a fait beaucoup parler. C'est le vôtre Frédéric légèrement un sondageopinion d'abord sur deux points. Un sondage qui met largement devant le Rassemblement national.
On va réécouter à ce sujet euh Patrick Caner, président du groupe socialiste. Ah bah dites donc, l'extrême brat caracolle en tête depuis bien longtemps euh malheureusement et il faut s'interroger de de ce résultat. Vous savez, j'ai j'ai l'habitude de dire que quand monsieur Macron a pris le pouvoir en 2017, euh il y avait h députés RN.
Aujourd'hui, avec les proxis de monsieur Sioti, ils sont 140. Euh et je n'oublie pas je n'oublie pas les déclarations de monsieur Macron euh quand il euh a gagné son élection au second tour en 2017 devant la pyramide du Louvre disant au français euh français je mènerai des politiques publiques qui feront que vous n'aurez plus jamais envie de voter pour le Rassemblement national. Voilà la montée du RN c'est c'est la faute d'Emmanuel Macron.
Oui. Alors c'est Patrick Caner est dans son rôle. C'est vrai qu'Embel Macron est quand même celui qui a battu deux fois le RN au second tour.
Alors ce sondage ne comportait fiducial pour su Radio et l'opinion que des premiers tour. C'est vrai que le score du RN et si on ajoute quelques alliés les 4 5 points pour Xemour les de tr points pour Nicolas du Poignon jamais ce qu'on peut appeler l'extrême droite la droite ex en tout cas le bloc rassemblement national n'a été aussi aussi fort la dernière fois qu'un qu'un candidat a atteint 33 34 % c'est François Mitteran en 1988 la dernière fois qu'il y a plus de 20 points d'écart ou 15 points d'écart entre le 1er et le deuxè on a un ticket d'entrée pour le second tour qui est extrêmement bas c'est ça nous rajunit pas c'est power face à George Pompidou au premier tour avec 20 c'était pour Merci. Je suis même pas non plus.
On était même pas alors vous étiez même pas non mais tout ça c'est pour dire que il y a quand même euh une continuité avec euh l'URN qui gagne les élections européennes qui confirme au premier tour des élections législatives et puis moi ce qui me frappe c'est la structure électorale du RN c'est-à-dire qui est à la fois Jean-Marie c'estàd les segments traditionnels du FN des années 80 90 des jeunes des ouvriers des chômeurs, des personnes peu diplômées et puis cette France du travail qu'on ne peut pas ne pas avoir pour gagner l'élection action présidentielle, on a parlé de la retraite, il y a une sorte de mago électoral que les politiques chérissent qui sont les retraités. On peut perdre une présidentielle quand on a les retraités. Chiscardestin en 81 ou Nicoa Sarkozi en 2012, on ne peut pas gagner en tout cas depuis le début de la 5e République si on a pas cette France du travail et puis quand on a un RN qui fait 28 chez les retraités, 23 24 chez les cadres, 20 % chez les personnes diplômées, on a un parti attrape tout.
Et puis l'autre dimension qui est très intéressante, on a testé surtout dans les six configurations Jordan Bardella mais on a testé également Marine Le Pen dans la configuration Eddouard Philippe. Et là ce qui est très intéressant c'est qu'il y a pas la moindre différence entre Bardella et Le Pen. C'est pas la même histoire, c'est pas la même trajectoire, c'est pas le même regard des français mais aujourd'hui exactement c'est pas un vote d'incarnation, c'est un vote d'alternative.
C'est leur tour, il faut leur donner le pouvoir. Ils font pas pire que les autres, on les a jamais essayé. Je parle des propos qui sont tenus par les français.
Oui. Alors moi je je vous savez que j'ai une grande amitié pour Frédéric Dab en en prolégomen. Je voudrais dire que je trouve l'amable la façon dont Frédéric Dab est attaqué aujourd'hui par la France assoumise.
Il peut pas le dire parce qu'il est sondeur mais c'est lamentable. C'est une depuis c'est la meute qui est déchaînée depuis la sortie de ce sondage. C'est quasiment lui accrocher des cibles dans le dos, le traité de islamophobe, de génocidaire et cetera.
C'est insupportable. Et si les gens qui nous écoutent et les élus vraiment prenez la défense parce que on ne peut pas accepter cela de la part d'un parti politique qui s'appelle LFI. Si le rassemblement national s'amusait à faire ça, imaginez tout le monde monterait au cocotier et là personne ne monte au cocotier.
Donc euh une fois que j'ai dit ça, j'aime beaucoup les sondages de Frédéric Dab mais d'abord il lit pas dans les eaux poulet, il regarde pas le vol des corbeaux et cetera. Le RN pas encore, moi non plus. D'ailleurs, le Rassemblement national a toujours son problème de second tour.
Moi je pense que OK, c'est un train qui roule comme ça à 33, mais vous pouvez toujours le faire rouler à 33. On est à 41 42 et au second tour et le problème de Marine Le Pen, je pense en plus que ça ne se substitue pas. Pour le moment, ça se substitue dans l'opinion Le Pen Bardella ?
Je pense que non. Dans une campagne, je pense que Jordan Bardella est est très frable. dans une campagne, on l'a vu aux législatives, il s'effondre en fait dès que ça monte un peu en attitude sur la donnée politique, il s'effondre.
On a vu les erreurs qui commet dans la campagne des législatives et il est aussi en grande partie lui responsable de cet échec de sa friabilité parce qu'il est jeune et puis parce que voilà, il n'a pas l'expérience. Donc je ne suis pas du tout effrayé par cette espèce de rouleau compresseur de Marine Le Pen. Je je d'abord ça finira pas à 33, ça peut finir à 30 et de toute façon c'est le problème du et tous les gens et je termine tous les gens qui nous prédisent le franc républicain est mort et bien je vous dis que non vous verrez ce pays si vous avez le rassemblement national au second tour comme en 2002 comme en 2017 comme en 2022 tous les gens qui disent de fond répub est mort se trompent ce ce pays a des ressorts et un réflexe et vous verrez que le front républicain fonctionnera Quel que soit l'adversaire de second quel que soit alors si c'est Jean-Marie Le Pen, je pense qu'il y aura un front républicain contre Jean-Marie Le Pen.
Imaginez le lapsus si c'est Jean-Luc Mélenchant tellement dans mon esprit il se ressemble de plus en plus vraiment dans la manière de de faire et de provoquer. Si c'est Jean-Luc Mélenchon, je pense qu'il y aura il y aura quasiment il y aura le double réflexe. Le franc républicain mais un front républicain contre Jean-Luc Lenchon.
Oui mais François a tout à fait raison. Le second tour, c'est une autre élection et toujours le RN a eu des difficultés, je pense, à l'élection présidentielle à ne pas éviter un tout sauf Marine Le Pen. He, c'est la phrase de Charles Pasquais qui était à l'origine une une sentence de Guimola.
Au premier tour, dans une élection, on choisit. Au second tour, on élimine. C'est vrai que ça se réduit de plus en plus he vous citiz Jean-Marie Le Pen 821 en 2002, 6634 pour Emmanu Cour en 2017, il gagne avec 58 %.
Et puis on disait hein aussi hein à l'Assemblée nationale, le duel de second tour c'est le piège absolu il ne peut jamais gagner pendant presque 30 ans. Il y a pas eu de victoire en duel du FN à l'Assemblée et on voit ce qui s'est passé en 2022 et surtout en 202. Mais c'est vrai que la présidentielle c'est extrêmement différent.
C'est à qui on confie les clés du pays. Et effectivement François Mitteran, je vais citer notre élection présidentielle historique en 74 fait 41 % au premier tour. Il perd avec une gauche complètement unie. en 80 à la gauche est complètement désunie et elle gagne.
Ça montre que tous les mécanos électoraux sur gauche unie, pas gauche uni euh primaire, ça ne ça ne supporte pas une dynamique de campagne et des très forts mouvements qui peuvent imposer un candidat, une candidate. En tout cas, ça reste un sondage quand même excellentissime parce que il y a déjà eu un RN à 28 29 30 31 mais l'écart de plus de 15 à 20 points, ça par contre ça ne s'était jamais vu. Et l'autre enseignement de ce sondage, c'est le score assez élevé de Raphaël Luxman.
On va l'écouter le leader de place publique. Il était ce matin l'invité de France Inter. Ce sondage et il confirme une chose indépendamment de mon score personnel, il confirme une chose, c'est que le RN, le Rassemblement national, l'extrême droite est entre 33 et 35 %.
Donc il y a aucun à aucun moment on est dans une forme de joie. Et c'était déjà le cas le soir des élections européennes parce qu'en fait il y a un véritable risque de bascule. Maintenant, ce que confirme ce sondage, c'est que la seule manière de créer une dynamique politique, c'est d'être clair, c'est de construire un projet clair, c'est d'avoir une stratégie claire, notamment vis-à-vis de la rupture avec la France insoumise.
Il est bien trop tôt pour savoir si je serais la personne idoine pour le faire. Et c'est pas une réponse de politicien, ça non, pas du tout. Vous avez aimé du coup française est-ce que son score ça refaite sa stratégie claire vis-à-vis de la rupture avec la France.
Moi moi je veux bien vous savez Raphael Guxman a fait une très bonne campagne enfin il a fait avec le parti une campagne européenne il est devenu le jouer. Tout le monde va s'amuser pendant des mois et des mois avec l'ego de Gluxman et l'ego de Mélenchon. on va organiser cette espèce de compétition et à la fin ça sera ça sera pas ça parce que Raphaël Guxman, je je pense que un autre Macron est possible n'est plus possible justement Raphaël Guxman, il nous refait le coup d'Emmanuel Macron.
Il se dit "Je vais faire tomber tous les dominaux du PS et je vais faire tomber tous les dominaux de la droite dans mon escarcel. Peut-être que il y a ce ce petit mouvement là aujourd'hui, mais je pense que ça ne peut pas aller au bout parce que d'abord Raphaël Gusman, c'est plus un lanceur d'alerte pour moi que un homme politique. C'est quelqu'un moi je ne sais pas où est son programme mais il se situe plus au centre droit, centre gauche si vous voulez.
Il n'est pas le baricentre de la de la gauche. C'est ça le sujet. Pour le moi, on ne voit que lui parce que c'est un produit, j'enlève rien à sa qualité vraiment, c'est un très bon député européen, c'est un très bon connaisseur de l'Ukraine et cetera.
Mais il y a une il y a une vacuité dans son programme et une forme d'attrape tout. Il veut refaire le le il veut refaire le chemin d'Emmanuel Macron et je ne pense que ça ne fonctionnera pas. D'abord parce qu'à l'époque le Parti socialiste était mort.
Il ne l'est plus du tout. Ce n'est plus l'homme malade de la gauche le Parti socialiste. Jean-Luc Mélenchon et bien on les à 13.
Il a tort de hurler Jean-Luc Mélenchon à 13. De mémoire de sonur, je n'ai jamais vu Jean-Luc Mélenchon commencer une précampagne avec un score aussi haut. Donc Gluxman c'est bien, c'est le moment Gluxman ça a été le moment Villepa.
À la fin des fins, ça finit pas comme ça. Oui. Alors, je serais très prudent sur le devenir de de Raphaël Gluxman et même sur ce sondage qui n'est pas une prédiction pour 2027, hein.
On se serait vu il y a 10 ans jour pour jour, le 1er octobre 2015, on aurait parlé de 2017, on aurait cité tous les candidats. Exactement. Donc ça nous vrai.
Par contre, il faut pas oublier qu'il y a eu des précampagnes où tout était joué 18 mois avant. Aucun sondage qui donne Mitteran perdant avant dès 86. Aucun sondage qui donne Sarkozy.
Nicolas Sarkozy euh perdant. Il y a eu un 5050 avec Segenorial une fois en 2006. Maintenant ce qui est intéressant pour Raphael Glan, c'est que il a deux sources électorales.
Clairement, il prend un électorat à Macron de 2022 et le fait majeur de sondage, c'est une vrai un vrai recul du box central qui est vraiment pour la première fois touché, entaché par la mauvaise image d'Emmanuel Macron. Alors que jusqu'à jusqu'au mois de mai, il y avait pas eu d' publié depuis le mois depuis la fin mai, début juin. On avait une dissociation entre un Macron populaire et des incarnation du bloc central qui arrivaiit à capter 3/4 des macronistes côté Philippe, 2/3 ou la moitié du côté Gabbriade et cetera.
Ce n'est plus le cas. Raphael Glman qui n'est pas vu comme Emmanuel Macron donc prend du Emmanuel Macron et parce qu'il n'est pas vu et là il est très clair comme Jean-Luc Mélenchon, c'est même les deux gauche si je puis dire irréconciliable et il prend dans l'enquête 40 38 % des électeurs du NFP Jean-Luc Mélenchon 34. On a vraiment un une vraie bataille de ce point de vue-là.
Alors pour être très très schématique, euh gauche gauche radicale, gauche social-démocrate européenne. Donc dans ce cadre-là, il y a un match qui est installé mais euh c'est vrai qu'Olivier Fort obtient quand il est tout seul face à Mélenchon, 7 % c'est beaucoup plus, c'est deux c'est deux fois plus que ce qu'il obtenait il y a encore quelques mois et rien n'est dit à gauche. Marine Tulier qui l' pas testé qui sera testé dans une enquête prochaine peut être aussi le plus petit des murs que mais aujourd'hui quand même c'est assez installé même si c'est médiatique en le match entre Mélenchon et Gluxman.
Voilà, moi je suis d'accord, je regarde fort et si Roussa n'y va pas, il est il fait 10 12. Donc moi, je vous assure que la question est qui va incarner mon sujet n'est pas d'aimer ou de ne pas aimer. La question ce que je vois d'abord dans ce sondage, c'est que la gauche n'est pas au second tour.
Si je voulais être cruelle et ça me ça me ça me rend bien triste, tout le monde sait que je suis une gauche, je ce que je vois d'abord a priori, c'est qu'elle n'est pas au second tour. Elle n'y est pas parce que parce que les ressorts de la tragédie sont remontés. Ça serait un un 4e 21 avril vous rendez compte 4e un 21 avril, elle n'y est pas parce que Raphaëlman peut pas monter au-delà de 16 ou 17 parce qu'à un moment donné les les électeurs de gauche n'aiment pas ce qu'il n'incarnent et à un moment donné vous allez vous allez devoir choisir il n'est pas Emmanuel Macron il sera obligé de choisir une ligne.
Donc pour moi ça ne peut pas être un candidat. Je pense que le baricentre, si vous voulez, euh de la campagne présidentielle à venir, c'est Mélenchant d'un côté et un candidat à mon avis socialiste ou Olivier Fort ou pourquoi pas François Hollande qui est capable de d'unir beaucoup plus la gauche dès le premier tour et euh comment dirais-je euh d'aller au second tour gagner ou pas, ça je ne sais pas à Bardela. Et moi mon sujet il est là, c'est-à-dire que pour le moment on pense que l'incarnation de la social-démocratie c'est Raphael Guxman.
Il est beaucoup trop à droite pour la gauche et beaucoup trop à gauche pour la droite donc ça marchera pas. Merci à tous les deux. Ça marche pour personne.
C'est ce que je veux dire. Je ne suis pas pour le moment on aura le temps d'en reparler. Merci beaucoup.
On va on va terminer par l'histoire du jour et elle nous emmène en Iser. Mais non IER on va parler d'Éléonore Armané. Dites Nonor 97 ans.
Et qu'est-ce qu'elle a fait hier ? Elle a pris sa retraite à 97 ans en même temps que son fils Didier 67 ans. Lui c'était un peu plus tôt.
Il travaille il travaillait ensemble. Il tenait la boulangerie et le bistro de Passin. C'est dans le nord Iser.
Un commerce historique de génération en génération depuis 1858. Et même à 97 ans, elle dit que la décision de raccrocher a été très difficile. La dernière journée de travail a été forte en émotion.
Alors, elle a plein de souvenirs au début. C'est sa belle-mère qui faisait les tournées de pain à cheval. Puis après elle quand elle a passé le permis, elle se souvient des clientes qui faisaient chauffer le café exprès pour elle ou celle qui lui donnaiit des beigners de fleurs d'acacia.
Éléonore et son fils Didier ne sont même pas prêts à profiter pleinement de leur retraite parce qu'ils disent qu'ils veulent garder le café un peu ouvert sûrement les weekends, les mardis et les jeudis. Et à 97 ans, elle a donc profité ce matin d'une grasse matinée bien méritée. Elle peut aussi en profiter pour nous regarder du coup.
J'adore. Alors si vous regardez, on vous embrasse fort. J'adore ces histoires de la vie des gens quoi.
Qu'est-ce que ça fait du bien. Vous avez sauvé l'ensemble de l'émission. C'est nul mais c'est c'est la prise de tête et quand même 4 à0 l'OM à jamais des premiers.
Je tiens quand même à le dire c'est le fait major ce matin. L'OMen est en tête. Merci à tous les deux.
Merci beaucoup. Très bonne journée. À demain. [Musique]
Sébastien Lecornu