Vote de confiance : Édouard Philippe appelle au compromis - 02/09/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Écoutez, je viens de discuter avec François Verou assez longuement de la situation politique. Je lui ai dit que comme lui, je partageais le constat d'une situation financière de la France qui n'était pas bonne, qui était même dangereuse et que comme lui, je souhaitais que le budget 2025 2026 pardon soit construit de telle façon qu'il n'empire pas la situation financière de notre pays. Je comprends que aujourd'hui le Premier ministre a eu un certain nombre de rencontres et je crois qu'elles ont été utiles, intéressantes, peut-être auront ell été productives.
Ça n'est pas à moi de le dire. Ce que j'ai dit au Premier ministre et ce que je dis publiquement, c'est que nous avons chacun d'entre nous, élus de la République, élus locaux comme je le suis, une responsabilité à l'égard des Français. que cette responsabilité, c'est évidemment de dire ce que nous pensons, ce que nous croyons, ce que nous voulons défendre avec passion, avec ardeur, avec détermination, mais c'est aussi de parler entre nous.
Et compte tenu de la situation, je crois que les responsables politiques ont une obligation d'échanger ensemble et d'essayer de construire la solution qui leur qui leur permettra de construire un budget qui a défaut d'être parfait, qui a défaut de correspondre parfaitement à ce qu'ils espèrent, permettra d'éviter que la situation financière de la France ne se dégrade et que donc la situation des Français en soit affectée. Nous avons des désaccords au sein des forces qui ont exercé des responsabilités gouvernementales ou au sein des forces qui sont représentées au gouvernement. Mais nous avons une responsabilité commune, celle de reconnaître que nous ne sommes ni parfaits, que il nous est arrivé de nous tromper, c'est mon cas, mais que nous devons discuter et penser d'abord et avant tout à l'intérêt du pays, à l'intérêt des Français.
Cette ouverture d'esprit, cette ouverture d'esprit, c'est la mienne. Je l'ai dit au premier ministre, elle est vraie aujourd'hui, elle sera vraie demain. Je considère que sans esprit d'ouverture, sans capacité à discuter, y compris avec des forces politiques avec lesquelles on ne partage pas tout, on avance à rien et on dessert la cause du peuple français.
Monsieur le construire est-ce que construire un budget ça veut dire participer à un éventuel prochain gouvernement ? Je ne fixe. Écoutez, je vais vous dire c'est très simple, tout le monde sait ce à quoi je crois.
Je pense qu'il faut être rigoureux dans la gestion des finances publiques. Je pense que nous devons remettre de l'ordre dans nos comptes. Je pense que le niveau d'imposition en France est trop élevé.
Je pense que la politique de l'offre qui a été conduite entre 2017 et 2020 permet à la fois la croissance, la réduction des déficits et le développement économique de la France. C'est ce qui s'est passé entre 2017 et 2020. Je ne vais pas m'en cacher.
Je sais ce que je pense, je sais ce que je crois. Mais si chacun arrive dans cette discussion avec la volonté d'obtenir exactement ce à quoi il croit sans être capable de discuter avec les autres, alors il n'est pas à la hauteur des événements. Et donc mon problème n'est pas la participation par un gouvernement.
Mon problème, c'est d'essayer de construire un budget qui permette à la situation financière de la France de se stabiliser. C'est urgent, c'est important et c'est au-delà de toutes les autres considérations. Monsieur le Premier ministre, dans votre projet présidentiel, vous avez régulièrement répété que vous vouliez faire une sorte d'alliance qui aide des socialistes à la droite conservatrice en l'état actuel des forces politiques.
Est-ce que cette alliance est possible dans les prochains jours ? Je ne sais pas mais en 2022 peut-être vous en souvenez-vous, j'ai dit dès après les élections législatives qu'il fallait pour stabiliser la situation politique une coalition entre ce qui avait été la majorité avant 2022 et ce qui était LR à l'époque. Si nous avions fait cela, si les LR et si la majorité précédente s'était entendue à l'époque, il y aurait eu une majorité stable et nous aurions pu avancer et faire avancer le pays.
Ça n'a pas été le cas. Je l'ai déploré à l'époque, je le déplore encore plus aujourd'hui. J'ai dit en 2024 après la dissolution que la seule façon de stabiliser la situation politique du pays, c'était de créer la base la plus large possible probablement depuis l'él jusque à la partie social-démocrate du Parti socialiste.
J'ai été beaucoup critiqué à l'époque. Je constate aujourd'hui que cette capacité à discuter et à s'entendre aurait permis ou permettra peut-être, je n'en sais rien, de voter les budgets et donc de stabiliser là encore la situation financière du pays. Je n'ai pas changé d'avis.
Je je sais ce que je crois. Je sais ce que je proposerai aux Français euh mais je pense que l'arithmétique du Parlement telle qu'il résulte des élection de 2024 impose aux forces politiques de ne pas rester retranché dans leur camp ou dans leur conviction mais de discuter avec les autres. C'est ce qui se passe dans toutes les démocraties et je crois que c'est assez simple.
Si on ne fait pas ça, alors on crée les conditions du désordre et les conditions du chaos. Et moi ça ne me va pas. Est-ce que le président ce midi a évoqué l'hypothèse d'un premier ministre de gauche ?
J'ai j'ai l'habitude de ne pas évoquer les conversations qui se tiennent dans le bureau du président de la République et donc je vais me tenir à cette règle. Elle est à la fois frustrante pour vous mais à mon avis assez importante. Tendre la main à la gauche.
Est-ce que ça n'est pas nommé en premier ministre ? Encore une fois je pense que si nous commençons par évoquer les questions de participation gouvernementale, nous commençons par la mauvaise solution. Les Français n'attendent pas, je ne crois pas, peut-être me tromp, je ne crois pas que les Français se demandent qui va être le futur premier ministre si le 8 mai la défiance est votée et qui va occuper telle ou telle place au gouvernement.
Je pense même qu'ils n'en ont strictement rien à faire et je crois madame qu'ils ont raison. Ça n'est pas le sujet. Le sujet ça peut être de savoir comment est-ce que nous évitons la glissade financière de la France.
Comment nous nous dégageons du nœud coulant qui est en train de se serrer autour de notre gorge à cause de l'augmentation du prix de notre dette. Ça c'est une bonne question. Je pense qu'il faut commencer par répondre à cette question.
On verra ensuite sur les questions de personne. Ce n'est pas moi qui m'en occuperai mais je suis certain qu'elles sont secondaire. Et sur ce je vous remercie.
M.
Édouard Philippe