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Podcast / conversationFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 1 avril 2024 37 minComplaisantPortrait personnelÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsCulture, médias & sportSolidarités & famille

50 ans de la mort de Pompidou : la nostalgie des années clope au bec

Au micro : Fabienne Synthès Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:58OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de ce que nous raconte Véronique et pourquoi il y a pu y avoir selon vous avec ce président-là ce genre de réaction-là ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi personne ne s'attendait au décès de Pompidou ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Ce que vous pensez de ce que nous raconte Véronique et pourquoi il y a pu y avoir selon vous avec ce président-là ce genre de réaction-là ?

  • 11:47OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que Georges Pompidou visionnait comme cinéma lorsqu'il était Premier ministre ?

  • 16:53OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce que c'est les années bonheur en fait ?

  • 24:28OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il de la société jeune à cette époque ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03InvitéChiffre
    « Les années Pompidou c'est une croissance à 5% »
  • 1:07InvitéFait
    « Pas de chômage de masse »
  • 1:09InvitéFait
    « Le lancement du TGV, de la R5 »
  • 1:11InvitéFait
    « Le premier président dans un Concorde »
  • 1:13InvitéFait
    « Le lancement d'Airbus, du programme nucléaire »
  • 1:15InvitéChiffre
    « 900 km d'autoroutes en plus »
  • 21:51InvitéFait
    « Si on a 500 000 chômeurs c'est la révolution dans la rue ça sera 10 fois mai 68 »
  • 25:33InvitéFait
    « Oh la nouvelle société j'ai déjà assez de mal avec l'ancienne »
  • 28:34PrésentateurFait
    « la poésie et la littérature sont un des éléments fondamentaux pour comprendre la politique »
  • 30:12PrésentateurChiffre
    « les comptes de la France équilibrés »
  • 31:06PrésentateurChiffre
    « le pétrole coûte 4 fois plus cher »
  • 35:40InvitéFait
    « création du SMIC, la mensualisation des salaires »

Temps de parole

  • Invité27 %
  • Invité 225 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 39 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité 44 %
  • Locuteur non identifié3 %
  • Auditeur3 %
  • Auditeur 22 %

≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Synthès

0:10
Invité

L'image c'est une clapobecque bien sûr qui résume une époque à elle toute seule Le son ce serait peut-être le démarrage de la 504 break de mes parents ou mieux encore c'est la voix de Romy Schneider à la fin de César et Rosalie César sera toujours César et toi tu seras toujours David, tu m'emmènes sans m'emporter, toi qui me tiens sans me prendre et qui m'aiment sans me vouloir on a rarement fait mieux Les années Pompidou ont leur filmographie sautée, chabrol, mâle et libida sans folie elles ont leur chaise, les chaises Paulin leur logo Renault redessiné par Vazarelli elles ont l'aventura de Stoney Chardin Les années Pompidou ont la 3ème chaîne mais l'ORTF est encore là et les petits A2 d'Antenne 2 pendant l'interlude aussi elles ont le manifeste des 343 salopes mais l'avortement est encore interdit la libération des mœurs c'est bien timide Gabriel Russier se suicide dans ces années là mais mars 1974, un mois avant la mort de Pompidou c'est la sortie des valseuses aussi les années Pompidou c'est une croissance à 5% pas de chômage de masse le lancement du TGV, de la R5 le premier président dans un Concorde le lancement d'Airbus, du programme nucléaire 900 km d'autoroutes en plus aujourd'hui on dit volontiers que ces années là ce petit 69-74 ce sont les années bonheur entre la stature trop envahissante peut-être du général de Gaulle et la figure plus moderniste de Giscard il y a cette parenthèse là entre la fin des Trente Glorieuses et le choc pétrolier entre la fin de Nounours et le début de Casimir un peu comme si on avait trouvé là le avant de c'était mieux avant une France heureuse une France sans guerre confiante dans un autre avenir forcément meilleur porté par un président qui assumait sa Porsche et citait Paul Éloire 50 ans après la disparition de Georges Pompidou on va se demander ensemble si on les a fantasmés au fond ces années Pompidou la parenthèse enchantée après tout 68 étaient passés c'est vrai mais le changement de société pas là encore la nouvelle société de Chaban a fait long feu nous sommes toujours en plein dirigisme d'Etat sommes-nous aussi quelque part entre une vieille France et une nouvelle France mais où exactement et surtout qu'est-ce qu'on cherche à retrouver aujourd'hui c'est le téléphone sonne et soyez les bienvenus le téléphone sonne 01 45 24 7000 Véronique la première c'est vous soyez la bienvenue bonsoir

2:19
Auditeur

bonsoir Fabienne et bonsoir à tous vos invités et merci infiniment de prendre mon appel voilà moi je voulais juste apporter un témoignage à hauteur d'enfant lorsque Georges Pompidou est décédé j'avais 9 ans j'étais en cours moyen première année je venais d'arriver à la réunion avec mes parents et le matin où la maîtresse d'école nous a annoncé que le président de la république était décédé aussitôt après elle s'est mise à pleurer et pour moi dans ma tête d'enfant la maîtresse qui pleure c'est que quelque chose de grave venait de se passer et ce souvenir ne m'a jamais quittée et plus jamais dans ma scolarité je n'ai vu ni ma maîtresse ni un professeur pleurer en classe

3:04
Invité

voilà

3:04
Auditeur

donc j'ai ce souvenir

3:05
Invité

et bien merci beaucoup pour ce joli souvenir Véronique qui nous permet vraiment d'entamer cette émission jusqu'à 20h ensemble et pour en discuter il y a Patrice Duhamel bonsoir bonsoir vous êtes journaliste vous êtes co-auteur du documentaire Georges Pompidou La cruauté du pouvoir disponible en replay sur le site de France Télé qui a été diffusé mercredi votre dernier livre s'appelle Le chat et le renard sur les couples président premier ministre donc de Gaulle Pompidou est dedans Pompidou Chabon aussi publié aux éditions de l'Observatoire il y a Laurent Delmas qui est là également bonsoir Laurent bonsoir Fabienne vous êtes le critique cinéma dont on aura tout vu sur France Inter et on attend de vous effectivement les années sautées les années Chabrol pas seulement les bidats sans folie mais aussi ça et Sabrina Tricot est là également bonsoir bonsoir vous êtes historienne professeure en classe préparatoire au lycée Parc à Lyon auteur notamment des années Pompidou publié chez Belin c'était en 2014 c'est avec vous que je vais commencer vous madame historienne Sabrina Tricot j'aimerais bien savoir ce que vous pensez de ce que nous raconte Véronique et pourquoi il y a pu y avoir selon vous avec ce président là ce genre de réaction là l'instit qui pleure en face de ses élèves

4:10
Présentateur

alors d'abord il y a un premier élément qui était que personne ne s'attendait au décès du président Pompidou qui était malade tout le monde le savait mais personne ne s'attendait à un décès prématuré donc je pense que ça c'est ce qui explique aussi la surprise et puis le deuxième élément c'est que Georges Pompidou a voulu être le président des Français plus proche des Français que n'était le général de Gaulle qui donnait les grandes orientations et laissait justement son premier ministre Georges Pompidou gérer l'intendance comme on a coutume de le dire mais vraiment il y avait cette volonté de partager dans ces conférences de presse les problèmes quotidiens concrets des Français et donc il pouvait apparaître beaucoup plus proche tout en n'étant pas un homme comme les autres bien sûr puisqu'il était président de la République et donc ça peut expliquer qu'il y a une certaine forme d'émotion de la part de la population lors de l'annonce de son décès

4:59
Invité

Patrice Duhamel le côté très proche le côté partagé le côté concret je disais en introduction que c'est aussi peut-être le président débarrassé de la figure tutélaire beaucoup trop encombrante en fait du général de Gaulle qui fait que quand il est président il peut se lâcher un peu plus Georges Pompidou c'est pour ça peut-être qu'il avait cette image là je connais bien le fils de Georges Pompidou Alain Pompidou qui m'a dit il y a quelques années je lui disais c'était quoi vraiment la différence entre de Gaulle et Pompidou et il m'a dit de Gaulle c'était la France et mon père c'était les français voilà c'est une belle formule qui résume beaucoup de choses et Pompidou a un peu accentué le trait en ouvrant les portes de l'Elysée de Brégançon de son appartement de l'île Saint-Louis de sa propriété de Cajars de sa maison de campagne des Yvelines il ouvrait tout il y avait des photos de lui partout on le voyait arriver en Porsche avec François Sagan c'était pas franchement le style du général de Gaulle et les vacances à Cajars les vacances à Cajars avec les animaux etc il était à la fois moi je l'ai assez bien connu extraordinairement impressionnant physiquement et intellectuellement un regard incroyable des yeux incroyables ses sourcils broussailleux une voix très marquante une voix de fumeur et effectivement une empathie débonnaire il en rajoutait pas mais on sentait qu'il était proche qu'il s'intéressait aux gens qu'il croisait juste un petit point allez-y par rapport à ce que vient de nous dire notre amie l'historienne effectivement peu de français s'attendaient à ce décès le 2 avril au soir les milieux politiques et les milieux journalistiques savaient qu'il était très gravement malade il y avait quelques papiers dans les journaux moi j'ai assisté à Rekyavik et ailleurs à des moments de très grande souffrance je les ai vus en privé j'ai attendu des années pour raconter tout ça mais je l'ai fait en quelques bouquins et ce courage devant la souffrance je pense qu'aussi ça compte dans la réaction des français parce qu'ils voyaient bien il suffisait de regarder la télévision pour voir que son visage avait quasiment doublé de volume et en même temps on va faire des allers-retours mais je voudrais juste finir là-dessus Patrice Duhamel vous qui travaillez à l'ORTF à l'époque c'était aussi le président de l'ORTF exactement vous avez raison exactement mais ce dont on se souvient c'est que les images moi je me souviens non je me souviens pas j'étais vraiment très petite mais historiquement on sait que les dernières images notamment c'est le fameux voyage avec Nixon qui est à la descente d'avion voilà c'est pour ça que je vous pose la question on m'a fait rentrer à Paris exactement d'Islande c'était 4h aller 4h aller 4h retour pour monter le reportage à rue Cognac que j'ai à l'ORTF et pour être sûr qu'on m'a demandé si je savais respecter un secret d'état exactement il fallait pas montrer j'ai dit oui et le secret d'état c'est qu'il ne fallait pas il ne fallait pas montrer le gros plan du président il fallait le présenter en pied au moment où les télévisions américaines elles le montraient voilà et c'était quand je dis le président de l'ORTF c'était le président de l'époque encore de l'ORTF qui disait les journalistes de l'ORTF ne sont pas des journalistes comme les autres c'est la voix de la France c'est marrant que vous disiez cette phrase parce que je l'avais sortie la citation d'une énorme somme que j'ai sous les yeux aux éditions notamment Georges Pompidou et il a vraiment cette phrase typiquement il dit au sujet de l'ORTF moi je trouve ça intéressant ça résonne beaucoup avec notre époque il dit je considère que l'information sous toutes ses formes à l'ORTF doit être libre et doit être indépendante mais ce que je vous demande c'est de vous rappeler que quand vous partez vous ne parlez pas quand vous parlez vous ne parlez pas votre nom que vous le vouliez ou non vous engagez la France boum et fermez les guillemets mais effectivement vous n'aviez pas le droit de montrer les images de Pompidou bouffies pauvrettes parce que la maladie était en train de gagner du terrain quand on les a vues c'était très impressionnant quand on l'a vu descendre la passerelle de l'avion à Reykjavik c'était effrayant on fera l'aller-retour entre le passé et le présent et notamment vous parliez du président proche des français le président de il ne faut pas emmerder les français on verra en quoi peut-être ça résonne aussi avec aujourd'hui mais je voudrais quand même Laurent Delmas me tourner vers vous parce que les années Pompidou pour le cinéphile que vous êtes j'en ai donné un tout petit bout un tout petit extrait mais à la fois c'est au moins neuf films de Chabrol il n'y a que la bête dix il n'y a que la bête meurt il y a ces choses qui sont inoubliables il y a évidemment les films de Sautet c'est les années de la grande bouffe c'est les valseuses vont arriver jusque là enfin il y a une foison là et il faut nous raconter ce que ça décrit d'ailleurs cette foison là j'ai regardé en préparant l'émission c'est en fait c'est 980 films en 5 ans on peut dire c'est les 5 glorieuses du cinéma français peut-être parce que c'est impressionnant je crois qu'il n'y aurait pas le temps pendant toute l'émission de dire les titres de films c'est impressionnant parce qu'il y a tous ceux dont vous avez parlé mais c'est aussi les débuts de Piala avec aussi un feuilleton télé qui s'appelle la maison des bois qui est peut-être son plus beau film il y a un mélange de cinéma très politique c'est aussi quand même le Z de Costa Gavras par exemple c'est les films de Boissé et de films sociaux il y a les films de Chabrol sur la bourgeoisie avec les personnages des noces rouges par exemple les députés de province véreux enfin ça ils sont réglés mais ça c'est la France pompidolienne c'est comme dans les films de Sauté il y a des immobiliers véreux il y a des patrons qui piquent dans la caisse Sauté c'est pas du tout ce qu'on en a fait après c'est pas le peintre gentil de la bourgeoisie pompidolienne il y a des ouvriers chez Sauté il y a presque plus d'ouvriers ou en tous les cas de cadres moyens que de cadres sup et que de grands bourgeois tout ça donne un portrait de la France je dirais pas du tout optimiste contrairement à ce qu'on pourrait croire moi j'ai aussi en tête le fait que c'est le premier film de Bertrand Tavernier en 1974 mais qu'il a tourné donc forcément en 1973 et qu'il y a des scènes sur ce qu'est la France à ce moment là il y a notamment l'ami de Philippe Noiré c'est quel film ?

dans l'Organisation de Saint-Paul et qui dit on étouffe dans ce pays on étouffe et c'est très très symptomatique je pense de ce que ressentait une partie des français qui voteront d'ailleurs à la fois Mitterrand et Giscard parce qu'il y a dans les deux votes les jeunes par exemple voteront majoritairement Giscard bon pas encore à gauche mais on voit bien qu'il y a chez les jeunes de droite aussi une volonté d'émancipation de libération et le cinéma français sous tous ces aspects on pourrait parler de Moki aussi dit ça de cette France un sentiment quand même d'étouffement c'est presque un petit peu de la continuité de la France sans nuit de Viançon Pontet en 68 et on verra ce que ça donne entre effectivement parce qu'on a passé 68 mais la libération des mœurs c'est pas tout à fait là mais ça a pas tardé en effet on est vraiment dans cet entre-delà j'ai vu que vous vouliez intervenir Patrice Dehamel mais Sabrina Tricot également qui est loin de nous donc elle ne nous voit pas Madame Tricot allez-y pardon

11:47
Présentateur

oui ce que je voulais dire à propos du cinéma c'est que justement Georges Pompier-Devoux qui visionnait la nouvelle vague et qui organisait des projections lorsqu'il était Premier ministre à Matignon avec des membres de son entourage et aussi des amis avait été très sensible à la manière dont le cinéma de la nouvelle vague traduisait les évolutions de la société des Trente Glorieuses et avant mai 68 il avait particulièrement été marqué par la chinoise de Jean-Luc Godard projection privée

12:12
Invité

de la chinoise à l'Elysée

12:13
Présentateur

et qui mettait en scène des jeunes discutants de la révolution du Petit Livre Rouge du maoïsme et pour lui ça a été une sorte de propédotique à la compréhension de ce qu'a été mai 68

12:25
Invité

Merci beaucoup pour cette intervention Sabrina Tricot je voudrais qu'on retourne au standard où Antoine nous attend bonsoir Antoine

12:31
Présentateur

Oui bonsoir On vous écoute Oui alors moi c'est un témoignage parce que j'ai écouté le début de l'émission où une personne parlait de l'émotion de son institutrice lors de la mort de Georges Pompidou moi j'ai pas du tout eu la même réaction moi j'étais lycéen j'étais en terminale en 74 et j'ai un souvenir c'est la couverture de Charlie Hebdo à la mort de Pompidou on voyait son visage rayé en rouge avec plus jamais ça et pour tout un tas de jeunes de ma génération c'était le symbole de la droite réactionnaire la plus la plus terrible bon alors on était encore dans la lignée de 1968 moi j'étais lycéen mes premières manifs c'était en 72 on criait 4 ans déjà coucou nous revoilà c'est un des nos slogans et pour moi on se souvient de la Pompidou c'était vraiment l'image de la droite réactionnaire bon alors j'étais militant à la fédération anarchiste aussi donc j'avais forcément une autre vision du monde que celle de cet homme politique que l'on glorifie aujourd'hui

13:43
Invité

Antoine merci beaucoup alors qu'on glorifie ou pas d'ailleurs mais dont on essaie de comprendre pourquoi effectivement il redevient presque hype et au bord de la pop culture Patrice Duhamel moi je me demandais effectivement s'il était coincé entre on parlait de la figure tutélaire de De Gaulle tout à l'heure donc c'est cette France qui étouffe toujours en fait à ce moment là qu'il n'y a pas encore ce moment où elle peut s'émanciper comme elle le voudrait et en même temps derrière il y aura une France discardienne qui à la fois pas encore probablement celle que souhaitait notre ami auditeur Antoine mais qui est un peu plus décorsetée la loi Veil le droit de vote à 18 ans la réforme du divorce exactement tout ça en 100 jours exactement donc j'ai l'impression qu'on est dans cette espèce de milieu là en fait pas tout à fait émancipé mais un peu plus quand même et donc dans ce côté un peu étriqué quand même non ?

Pour deux raisons d'abord jusqu'en 70 donc les 18 premiers mois à l'Elysée Pompidou était encore corseté par la figure de Colombel et des deux églises d'où lui revenaient des bruits et des informations assez désagréables parce que De Gaulle recevait peu d'hommes politiques mais il était extraordinairement critique vis-à-vis de son successeur il disait d'ailleurs je n'ai pas eu de successeur comme je n'ai pas eu de prédécesseur la deuxième raison c'est la complexité de la personnalité de Georges Pompidou parce que je ne dirais pas comme l'auditeur réactionnaire mais je dirais conservateur éclairé il y avait un mélange de modernisme dans la stratégie industrielle vous l'avez évoqué au début dans le domaine culturel à la fois ce qu'il a lancé le centre Pompidou etc.

on ne peut pas dire que ce soit une initiative réactionnaire il y a même eu une polémique sur le thème que c'était beaucoup trop moderne et très ami avec Vazarelli avec Soulages avec tout ça et en même temps et dans le cinéma vous avez totalement raison moi je me souviens il aimait à la fois je parlais de cinéma deux trois fois avec lui il aimait une de ses premières décisions à l'Elysée c'est d'avoir fait une salle de cinéma en sous-sol et il faisait des projections quand il était à Paris une fois par semaine avec des amis c'était assez mondain et il y avait à la fois des films de nouvelles vagues etc.

et très critiques avec la société et à la fois des films beaucoup plus traditionnels mais il y avait ce mélange et par exemple c'est vrai qu'il a fallu attendre après 68 six ans pour avoir la libéralisation de l'IVG alors qu'il y avait eu déjà toute une série d'initiatives qu'on connaisse que vous évoquiez de l'appel du nouvel observateur etc.

donc c'est ce mélange entre une forme de modernisme et une forme de conservatisme mais du coup qu'est-ce qu'on regrette à votre avis le bonheur il parlait du bonheur sans arrêt il disait moi je veux rendre les français heureux c'est vrai qu'aujourd'hui depuis 20 ou 30 ans il y a peu de présidents de la république qui disent mon objectif c'est le bonheur on a entendu parler des jours heureux reviendront mais ça c'était au moment du covid donc c'était un peu particulier pardon excusez-moi Sabrina Tricot pourquoi est-ce que c'est les années bonheur en fait pourquoi on dit les années bonheur y compris avec le regard historien qui est le vôtre je me demande jusqu'à quel point on a fantasmé en fait ce bonheur-là à ce moment-là

17:05
Présentateur

oui c'est exactement ce que vous dites c'est ce que montre l'historien la différence entre la mémoire et l'histoire c'est-à-dire que le décès de Georges Pompidou a correspondu à un moment où on est passé des 30 glorieuses à ce que Nicolas Bavarez appelle les 30 piteuses en tout cas de la croissance à la crise mais j'ai envie de dire c'est un concours de circonstances ainsi donc lorsqu'il est décédé les chocs pétroliers ont commencé le chômage a augmenté on pensait au départ qu'il était conjoncturel mais il est devenu structurel et donc par un prisme déformant on pense toujours au temps d'avance disant c'était mieux donc ça je pense que c'est un élément essentiel par ailleurs durant les années Pompidou en gros les années 60 70 il y a un certain nombre d'indicateurs qui montrent que le bonheur disons au moins matériel est réel chez les français c'est à dire vous avez plus de 5% de croissance par an il y a du plein emploi et il y a l'acquisition de biens de consommation de manière quasi continue une société de loisirs qui se développe c'est vraiment les grandes vacances à la mer ou à la montagne et tous ces éléments ont fait qu'on a associé les années Pompidou à des années bonheur mais ça ne signifie nullement que tous les français étaient heureux d'ailleurs Pompidou le disait lui-même en fait il voulait que les français soient heureux mais le bonheur a des ressorts qui ne sont absolument pas matériels il l'avait très bien expliqué dans un ouvrage qui s'appelle Le Neugordien où il explique que ce n'est pas parce qu'il y aura une machine à laver et une voiture par foyer que le foyer se dira heureux parce qu'aussi la société de consommation crée des frustrations ainsi donc plus on consomme plus on constate que d'autres consomment plus que nous et ainsi c'est un des aspects de la révolution de mai 68 aussi tous les oubliés et tous les exclus de la croissance ont manifesté pour y participer pardon je vous en prie

18:56
Invité

j'allais appeler le prochain auditeur j'ai vu que Laurent Delmas se levait la main mais ne vous inquiétez pas Laurent vous allez venir Jean-François bonsoir on vous écoute

19:03
Auditeur

oui écoutez je vous écoute depuis le début il y a effectivement moi j'avais 20 ans en 68 donc 4 ans 5 ans plus tard vous voyez moi j'ai que des souvenirs d'une espèce de légèreté c'est vrai qu'on sortait de 68 on sortait d'une espèce de révolution des mœurs on avait envie de se libérer de la paternité on avait envie de se libérer de tout le carcan qu'on nous avait inculqué et il y avait à ce moment là il y avait une espèce d'élan où on avait envie de vivre notre vie vivre autre chose et c'était du soleil c'était du bonheur et je me souviens aussi du cinéma c'était 2001 Odyssée de l'espace c'était Wiseai Story c'était Pierrot le fou c'était enfin c'était toutes ces choses là et puis après il y a eu toutes les années Flower Power et je sais pas par rapport aujourd'hui quand je vois le cheminement de ma vie je m'aperçois qu'aujourd'hui les gens ils sont tristes les jeunes ils sont tristes ils sont derrière leurs écrans et on dirait qu'il n'y a plus que ça qui existe dans la vie

20:15
Invité

Jean-François merci beaucoup pour votre témoignage moi ce que je vois surtout Laurent Delmas vous m'arrêterez si je me trompe c'est qu'il avait 20 ans Jean-François et c'est ça aussi qui fait toute la différence et on a tous la nostalgie quand on a 20 ans et c'est tellement normal vous vouliez ajouter quelque chose non je disais qu'il y a des choses qui pointent dans le cinéma et qui sont issues de 68 comme un féminisme naissant alors on ne parle quasiment que d'un cinéma masculin c'est vrai mais pas d'un anachronisme mais en même temps il y a des choses qui portent par exemple La Maman et la Putain c'est un grand film féministe et qu'il faut revoir maintenant et je voudrais par gourmandise vous dire une réplique de Manu Chemaude d'Éric Romère cinéaste catholique plutôt réac etc et Françoise Fabian couché dans un lit avec Jean-Louis Trintignant lui dit ceci écoutez bien nous sommes en 68 quand c'est oui c'est oui quand c'est non c'est non je pense que cette phrase pourrait être méditée toujours maintenant encore et encore et bien c'est en 68 que c'est prononcé dans cette France-là 68-69 mais même Rosalie Robert Théder dans César et Rosalie c'est une femme absolument indépendante c'est elle qui décide de sa vie absolument elle dame le pion au macho César je voulais juste ajouter par rapport à ce que disait Sabrina Tricot et je suis totalement d'accord avec elle là sur le coup moi je me souviens personne ou très peu de gens se posaient le problème il y avait des gens malheureux il y avait des gens modestes on est d'accord il y avait des gens qui souffraient etc mais le problème du chômage n'existait pas c'était saisissant par rapport à la situation à partir des années fin 70, 80 etc ça n'existait pas et Pompidou a dit un jour si on a 500 000 chômeurs c'est la révolution dans la rue ça sera 10 fois mai 68 pour 500 000 chômeurs et on est aujourd'hui assez content pas on nous l'exécutif est assez content parce qu'il y en a 3 millions on a reçu ce message de Thomas Parmel qui dit ceci Georges Pompidou avait une pratique présidentielle encore plus verticale que celle du général de Gaulle notamment quand il a fait partir Chabon Delmas malgré un vote de confiance largement acquis il avait notamment dit le premier ministre comme son nom l'indique n'est que le premier des ministres bref lui c'est lui moi c'est moi Patrice Duhamel il y avait ce côté très jupitérien au fond pardon de le dire comme ça mais très jupitérien de la part de Pompidou très dirigiste en tout cas oui avec Chabon le problème c'est qu'il s'entendait très mal ils avaient des caractères tout à fait antagonistes et même très antagonistes et il y avait un côté un peu tragique chez Georges Pompidou et notamment avec l'affaire Markovitch je ne sais pas si on aura le temps d'en parler parce que c'était une rupture dans sa personnalité et il est président après l'affaire Markovitch et il avait gardé le souvenir de 6 ans à Matignon où il fait quasiment ce qu'il veut sur le plan de la politique intérieure il s'occupe très peu de la politique extérieure mais c'est vrai que de Gaulle lui donnait une énorme marge de manœuvre et effectivement il est resté dans cette ligne là après comme président il voulait à la fois s'occuper du domaine réservé et de ce dont il s'occupait comme premier ministre il paraît qu'il n'avait pas lu le discours sur la nouvelle société notamment et que ça l'a super agacé alors ça l'a agacé d'abord parce que sur le fond il n'était pas vraiment d'accord parce que le discours de Chabon était assez critique sur l'état de la société il parlait des blocages de la société et deuxièmement parce qu'il trouvait que c'était plus un discours de président qu'un discours de premier ministre Pour aller vite Patrice Duhamel et pour ceux qui nous écoutent et très rapidement l'affaire Markovitch on est en 1968 c'est un ancien garde du corps de Alain Delon qui est assassiné à partir de là je ne rentre pas dans les détails il y a eu une campagne absolument ignoblissime contre Claude Pompidou avec des photos truquées laissant entendre qu'elle a participé à des parties qui avaient eu des photos et donc il y avait du chantage etc ça a été ignoble c'était fait pour tuer Pompidou et il a considéré que De Gaulle ne l'avait pas beaucoup aidé là-dessus c'est vrai et que De Gaulle lui considérait que l'homme du 18 juin le fondateur de la 5ème République Charles De Gaulle ne devait pas s'abaisser à parler à démentir ce qu'aurait fait dans les parties fines la femme de l'ancien Premier ministre Jusqu'à la femme sa vie il a gardé un petit bristol sur son bureau où il y avait une série de noms dont il pensait que c'était les noms des responsables de l'affaire Markovitch Sabrina Tricot vous vouliez intervenir

24:30
Présentateur

oui je voulais juste rajouter qu'à propos de la société jeune il ne faut pas oublier qu'en mai 68 il y a un tiers de la population qui a moins de 20 ans donc il faut bien avoir ça aussi en tête dans l'aspect bonheur et puis je voulais rappeler et ça serait un écho par rapport à la question de l'auditeur qui disait que Pompidou était réac en fait Pompidou quand il a été Premier ministre il a accepté la prééminence présidentielle et ensuite il l'a imposé à ses premiers ministres lui-même donc Chaban en a fait les frais et Mesmer partageait cette même idée mais justement le renversement et plutôt la démission de Jacques Chaban-Delmas et son remplacement par Pierre Mesmer ça a contribué à droitiser la politique conduite par Georges Pompidou et pour terminer sur la nouvelle société en fait il y avait une vraie différence d'appréciation entre Chaban et Pompidou sur le concept même pour Georges Pompidou on ne pouvait pas créer une nouvelle société il fallait prendre la société telle qu'elle était fruit du passé et la réformer mais en créer une nouvelle lui semblait totalement inepte parce que la société était telle qu'elle était et on devait faire avec mieux mais avec

25:33
Invité

j'ai entendu Georges Pompidou à l'Elysée avec quelques journalistes on l'interrogeait sur la nouvelle société le Disco Chaban il a répondu oh la nouvelle société j'ai déjà assez de mal avec l'ancienne on parle des années Pompidou avec Patrice Duhamel ce soir avec Sabrina Tricot qui est historienne avec Laurent Delmas également et avec Marc qui est dans le Val-de-Marne bonsoir Marc bonsoir on vous écoute du téléphone sonne et à vos invités oui alors donc j'étais tout gosse du temps de Georges Pompidou alors il est connu comme on le brosse un portrait de président réformateur le ministre pardon celui qui a fait des autoroutes mais il a failli en faire davantage bon heureusement ça s'est arrêté là et aussi comme l'emblème c'est le le musée Georges Pompidou enfin le grand musée bariolé qui va bientôt être rénové à nouveau mais c'est vraiment le symbole de la modernité et moi j'étais surpris en découvrant un peu par hasard un livre qui était de lui au début je me dis c'est son nom vraiment et c'est l'anthologie de la poésie française ça m'a captivé et j'étais vraiment séduit je soupçonnais pas c'est ses goûts littéraires et bien que depuis là vos invités on dit qu'il y avait une très grande culture livresque et je sais aussi que par la suite que sa femme Claude Pompidou était aussi férue d'art moderne et que même qu'ils avaient décoré l'Elysée enfin qu'ils avaient meublé l'Elysée en tant que tel de meubles contemporains et je me demandais si par ailleurs il y avait aussi de l'éclatisme également dans l'art est-ce que c'était uniquement moderne ou est-ce qu'il y avait quand même comme pour la littérature une étendue de goûts voilà c'est ce que je voulais savoir et bien écoutez peut-être qu'on va pouvoir vous répondre peut-être que c'est vous Sabrina Tricot qui allez pouvoir répondre à notre amie auditeur sur les goûts au-delà du côté très art moderne de Georges Pompidou qui a bien secoué il n'est pas le seul des présidents à avoir secoué les français là-dessus mais qui a bien secoué avec son goût de l'art moderne

27:38
Présentateur

oui alors c'est une excellente question parce que je pense que c'est vraiment une des clés de compréhension du personnage Georges Pompidou c'est un lettré c'est un normalien c'est un homme pétri de lettres et d'humanité classique et c'est fondamental dans son identité et en fait ce qu'il faut comprendre c'est qu'il est autant féru de poésie et d'art classique qu'il est d'art moderne en fait il regardait l'art moderne l'art contemporain en se disant en quoi la sculpture ou le tableau que je vois ou les chèches le salon Paula le salon à gamme traduisent la modernité dans laquelle je vis de même que par exemple un tableau du Moyen-Âge ou une oeuvre de l'époque moderne pouvait traduire la réalité du passé et donc on a tendance souvent à opposer les deux éléments mais en fait c'est un tout et c'est un tout qui permet de comprendre aussi pourquoi en conférence de prêtre en conférence de presse il cite très souvent des poésies des passages d'oeuvres qu'il connaît et pour lui il l'a écrit et il l'a dit la poésie et la littérature sont un des éléments fondamentaux pour comprendre la politique et pour lui ce que les poètes nous disent de l'homme permet à l'homme politique de gouverner en connaissant l'homme il l'a dit vraiment à plusieurs reprises dans plusieurs interviews et conférences de presse c'est vraiment pour lui une clé de compréhension de sa politique aussi de la société dans laquelle il est

28:58
Invité

est-ce que vous diriez Patrice Duhamel que c'est l'un des seuls présidents en tout cas dans l'époque moderne à avoir cette cette appétence-là pour l'art pour la littérature enfin j'allais dire à part Mitterrand peut-être qui était un peu de ce chef-là il y a eu De Gaulle avant lui oui alors De Gaulle d'accord avant mais après il y a eu Giscard mais plutôt sur le 19ème sur Maupassant il y a eu Mitterrand quand même alors voilà à part Mitterrand après oui on n'est plus au même niveau même si par exemple le président actuel récite souvent des poèmes etc mais il n'y a pas le même fond de culture que ce qu'on appelait les humanités de Georges Pompidou c'est intellectuel Pompidou on peut le dire de ce point de vue-là c'est-à-dire agrégé de lettres on n'a pas dit je crois oui normalien normalien agrégé de lettres et professeur à Henri IV oui ce qui n'est pas si mal Géry est avec nous bonsoir Géry

29:52
Présentateur

oui bonsoir on vous écoute j'ai découvert avec bonheur votre sujet oui en fait le président Pompidou c'était vraiment le président de la bienveillance et aussi le président de la chance la bienveillance ça se voit dans ses écrits avec ses amis d'enfance il voulait il souhaitait le bonheur des français et la chance il a eu les comptes de la France équilibrés le dernier président comme ça parce que malheureusement le choc pétrolier il est arrivé et justement les français ils se percevaient pas seulement heureux mais plus heureux que le pays qui a organisé le premier choc pétrolier c'est à dire les Etats-Unis et donc avec un président Nixon qui était embourbé dans ses mensonges et dans une guerre du Vietnam qui n'en finissait pas c'est sûr que le modèle français il était nettement plus désirable à l'époque et la perception du bonheur elle est plus importante que le bonheur qu'on ne s'est toujours pas chiffré ou quantifié

30:51
Invité

pardon je ne vais pas vous interrompre allez-y je pensais que vous aviez fini

30:56
Présentateur

et d'ailleurs les gens qui ont savonné la planche à plein de gens dont la France avec le premier choc pétrolier concrètement du jour au lendemain le pétrole coûte 4 fois plus cher c'est la matière première pour fabriquer et aussi transporter et oui c'est vraiment vous avez un document magnifique de France Inter de rendez-vous avec X des podcasts qui parle du premier choc pétrolier comment il a été organisé sur deux ans

31:24
Invité

et bien écoutez elles existent les podcasts de rendez-vous avec X avec le fameux monsieur X Jerry merci beaucoup Patrice Duhamel il parle de chance notre auditeur comme si effectivement après ça bascule parce qu'il y a le choc pétrolier après il y a de la chance ou il y a une vision à votre avis ?

il y a une vision il a eu de la chance à la fin de la guerre à la libération parce qu'il ne faisait pas partie des gaullistes historiques c'est le moins qu'on puisse dire il n'était pas résistant il n'était pas résistant ou résistance petite résistance passive pas plus que ça il ne s'en est jamais enfin il a eu en revanche c'est pour ça que le documentaire de mercredi dernier on l'a appelé la cruauté du pouvoir en revanche je ne peux pas dire qu'il a eu de la chance après le malheureux parce que entre l'affaire Markovitch et son calvaire que j'ai connu presque au jour le jour des deux dernières années et qui a vraiment pesé parce que la réalité c'est qu'à partir de 72 je ne dis pas qu'il ne peut pas exercer ses fonctions normalement il fait tout pour les exercer mais il souffre de manière absolument abominable et l'une des raisons pour lesquelles votre auditeur l'évoquait tout à l'heure on a pu parler de président réactionnaire c'est qu'il ne l'était pas mais il avait autour de lui deux conseillers Pierre Juillet et Marie-France Garrault qui étaient de fiéfait réactionnaire alors là franchement ça correspondait à la définition à 100% et qui avait énormément de pouvoir à ce moment là Sabrina Tricot

32:50
Présentateur

je vous entends de loin je disais que je suis tout à fait d'accord avec l'idée de visionnaire parce que Georges Pompidou en fait c'est une sorte de précurseur du concept de développement durable qui bien sûr n'existait pas mais qui est un des premiers hommes politiques à avoir évoqué les dangers notamment environnementaux sanitaires

33:08
Invité

il avait un ministre de l'environnement

33:10
Présentateur

voilà c'est lui qui a créé le premier ministère de l'environnement il a nommé à l'Elysée donc un conseiller spécifiquement chargé des questions de ce que alors ça ne s'appelait pas l'environnement c'était des questions de la qualité de la vie donc vous voyez c'est bien plus vaste et vraiment plusieurs de ses discours montrent qu'il avait vraiment l'objectif de développer économiquement la France d'accompagner cela par des mesures sociales de redistribution tout en préservant l'environnement pour les générations futures et ça c'est proprement visionnaire et à partir de 72 notamment il a fait un discours à Chicago qui est vraiment mais on a l'impression qu'il théorise le développement durable avant l'heure donc je le trouve vraiment visionnaire en effet

33:50
Invité

alors il n'en est peut-être pas resté grand chose à ce moment-là mais effectivement l'intention y était en tout cas le ministre était là vous faites bien de le rappeler Sabrina Tricot bonsoir Raymond il nous reste peu de temps mais on a du temps pour vous Raymond allez-y

34:03
Locuteur non identifié

c'est gentil écoutez je vais être bref je ne suis pas d'accord avec l'essentiel de ce qui a été dit j'ai connu l'époque de monsieur Pompidou président de la république j'ai maintenant 87 ans vous faites la soustraction j'en avais 30-35 à l'époque et quand nous manifestions dans les rues c'était au cri de Pompidou des sous ça voulait bien dire ce que ça voulait dire le choc pétrolier de 72-73 il a rendu les choses encore plus compliquées bien entendu mais ce n'était pas le paradis c'était juste une différence avec l'époque du général de Gaulle bien entendu parce que chaque président après le général chaque président a apporté une nouvelle pierre à l'édifice et la France a évolué après Pompidou il y a eu Giscard qui a fait aussi évoluer les choses après Giscard même Mitterrand a fait lui aussi évoluer le pays et en bien mais pas que ça et durant tous ces présidents y compris Pompidou quand on manifestait on criait Pompidou des sous Pompidou des sous ça voulait bien dire ce que ça voulait

35:17
Invité

ce que ça voulait dire Raymond merci beaucoup pardon de vous presser mais il nous reste un peu moins d'une minute c'est un peu ce qu'on disait Patrice Duhamel au fond au début de cette émission il n'y a pas de période à fantasmé non plus il y avait aussi évidemment des gens qui réclamaient meilleure vie meilleur salaire meilleure condition etc Pompidou des sous et c'est pas en matière sociale qu'il a fait le plus de choses mais il a fait quand même un certain nombre de choses création du SMIC la mensualisation des salaires il avait fait à la fin de 68 ça a contribué à régler la crise même si ça avait été rejeté par la CGT les accords de Grenelle avec des avancées sociales alors pour le coup absolument considérables mais voilà il a bénéficié c'est vrai monsieur a raison d'une conjoncture économique internationale favorable mais je terminerai en disant que non seulement la France se portait très bien à cette époque là mais dans l'Europe des 6 puisque c'était 6 au moment où il a pris ses fonctions la France c'était le pays qui se portait le mieux et notamment par rapport à son concurrent allemand Sabrina Tricot juste en guise de conclusion l'historienne que vous êtes est-ce que vous comprenez-vous est-ce que ça vous amuse cette idée qu'on y revienne à ces années là aujourd'hui et même qu'on s'en réfère désormais

36:27
Présentateur

ah oui je crois que c'est vraiment une figure qui qui gagne au fur et à mesure des années vers lesquelles on se tourne et je terminerai juste en disant que le premier a forgé l'expression de président normal c'est Georges Pompidou en disant qu'après De Gaulle le président de la république ne pourrait être que normal

36:44
Invité

voilà alors le président normal avait une Porsche mais il habitait qu'il est de Béthune sur l'île Saint-Louis mais néanmoins je vous remercie vraiment tous les trois chaleureusement de votre participation merci à tous pour vos nombreux appels la question des petits bateaux c'est celle-ci

37:00
Auditeur

comment on peut imprimer des pizzas des jouets des maisons avec une imprimante 3D merci de me répondre au revoir

37:10
Invité

la réponse à Léo qui a 9 ans dans 3 minutes merci de me répondre

37:13
Locuteur

merci de m'avoir regardé la réponse à Léo merci de m'avoir regardé à Léo merci de m'avoir regardé